The Crossing (S01)

Synopsis : Des réfugiés d’une guerre dont personne n’a jamais entendu parler débarquent en masse sur une plage américaine. Ils viennent du futur, portent avec une théorie de la conspiration, probablement quelques capacités futuristes et… ce sont des réfugiés, donc bonjour la critique sociale !

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Pour commencer, je ne sais pas bien si c’est une bonne idée de commencer cette série. J’ai du retard partout (mais ça ne m’a jamais arrêté), je n’en ai pas entendu que du bien et… ça paraît être une copie conforme des 4400 donc la barre est haute. J’ai repéré avec Counterpart que parfois la copie ne se passait pas si bien car les séries avaient deux ambiances diamétralement opposées, mais je suis quand même curieux de voir ce que peut bien donner cette production ABC.

Cela va faire un an que j’en ai vu la première bande-annonce et autant de temps que je jongle entre impatience de la découvrir et crainte d’être déçu, il est donc temps de me fixer, surtout que j’ai pile poil le temps de regarder les deux premiers épisodes.

En plus, je trouve intéressant d’aborder le concept des réfugiés sous cet angle, même si ABC ne m’a jamais habitué à traiter la matière politique de manière subtile (grosso modo : Trump c’est le mal, Obama c’était le bien). Il est temps de voir ce que ça donne !

Ci-dessous les critiques sans spoiler. Cliquez sur les titres pour obtenir les résumés complets.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.
S01E02 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.
S01E03 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.
S01E04 – The Face of Oblivion – 16/20
Je ne change pas d’avis sur la série qui se promène tranquillement et nous promène avec elle. Il y a toujours les mêmes facilités scénaristiques, c’est sûr, et un rebondissement vraiment pas mal du tout pour conclure l’épisode. La note s’adapte définitivement au niveau de la série, comme d’habitude : chez d’autres, ça vaudrait 13/14, mais je n’attends pas grand-chose de The Crossing, c’est du divertissement ABC et rien d’autre. Il est alors facile d’avoir une bonne note dans ces conditions.
S01E05 – Ten Years Gone – 16/20
Quelques réponses nous sont apportées dans l’épisode, mais pas d’inquiétude, il y a autant de nouvelles questions qui surgissent en parallèle. La série commence à vraiment bien me plaire avec son histoire de science-fiction assez poussée. C’est amusant de voir à quel point ça peut être grossier sur certains détails et poussé sur d’autres. Dans l’ensemble, c’est toujours aussi divertissant et je me demande pourquoi ce n’est pas une série plus estivale, car on en retrouve tous les éléments, y compris le petit nombre d’épisodes, apparemment.
S01E06 – LKA – 13/20
C’est toujours prévisible, mais il y a des moments sympathiques. J’aurais aimé que l’intrigue avance un peu plus vite parce que je n’ai pas l’impression qu’on avance beaucoup cette semaine. J’ai même du mal à le qualifier d’épisode de transition, il ne s’est juste pas passé énormément de choses, mais bon, on est grosso modo sur de la mi-saison où il faut prendre son mal en patience.
S01E07 – Some Dreamers of the Golden Dream – 15/20
L’annulation de la série est terriblement frustrante car on n’aura probablement jamais les réponses que j’attends. L’épisode fait grosso modo un pas en avant et trois en arrière niveau scénario, et il ne traite même pas de toutes les questions qu’il me reste. Sans être exceptionnelle, la série reste sympathique comme divertissement.
S01E08 – The Long Morrow – 15/20
Eh bien, cet épisode traite plusieurs intrigues en parallèle et propose encore de nouveaux mystères. À force, c’est frustrant parce que je me doute que je n’aurais jamais les réponses, mais malgré tout, je continue par principe. Cet épisode contenait toutefois une bonne surprise en s’occupant enfin d’un vieux cliffhanger et en démontrant qu’elle avait un courage étonnant pour une série de divertissement un peu bêbête comme elle est censée l’être.
S01E09 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…
S01E10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.
S01E11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

Série terminée, suite à l’annulation par ABC. Fin ouverte (mais pas trop).

The Crossing – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.

> Saison 1


Spoilers

01

You can’t imagine what will be possible.

Je suis heureux de voir que la série ne perd pas de temps en introduction avec des dizaines de réfugiés noyés sous l’eau dès la première scène.

Jude, le shérif de la ville que l’on va suivre, est à son cours de yoga quand il apprend qu’un corps a été découvert sur la cote, et ce n’est pas un personnage qui a l’air hyper engageant pour l’instant. Les visuels sont bien plus engageants avec de très jolis plans aériens de la côte… et de nombreux cadavres qui flottent.

Très vite, on est donc dans l’ambiance catastrophée d’une journée qui n’en finit plus pour Jude. Il y a tout plein de réfugiés à secourir et personne ne se pose plus de questions que ça : il est probablement question d’un naufrage maritime pour tous les secouristes, et personne ne prend le temps de poser des questions à ces réfugiés d’un nouveau genre. Les choses débutent rapidement et ce n’est pas plus mal car on peut immédiatement entrer dans le vif du sujet… Mais la série prend régulièrement le temps de détour par Jude, notamment lorsqu’il appelle son ex pour parler à leur fils, ou par des personnages pour le moment secondaires, surtout dans les réfugiés : une petite fille, un couple…

Concrètement, la série peine à trouver son équilibre entre son intrigue à mettre en place et ses personnages à présenter ; mais il y a un côté sympathique à ce début d’épisode. Le HSI est l’agence fédérale dont je n’ai jamais entendu parler avant qui s’occupera de nos 47 survivants sortis de nulle part. Pas de bateau disparu, pas d’avion, des rescapés qui cherchent un asile… beaucoup de mystères d’un coup.

Jude ayant sauvé la petite fille, il prend le temps de lui parler et d’apprendre qu’elle s’appelle Leah. Elle lui affirme fuir une guerre qui n’a pas encore eu lieu, et un autre survivant s’empresse de confirmer ses dires, laissant Jude et une agent du HSI, Emma, totalement perplexes.

Le lendemain, on nous propose un plan sur la petite ville qui sera au cœur de la série et qui ressemble tellement à celle d’Haven que j’en suis déjà fan. Jude revient au commissariat et se confie à son second sans lui confier pour autant ce délire de voyage temporel. Le problème, c’est que sur la plage, tous les rescapés disent la même chose : ils sont des rescapés d’une guerre terrible, pire que l’Holocauste, et ils ont remonté le temps grâce à une expérience censée améliorer leur vie. Sans même hésiter, ils ont pris la décision de tester cette solution tellement leur vie était horrible.

Cependant, il ne s’attendait pas à atterrir au fond de l’eau, et c’est pour ça qu’un grand nombre d’entre eux est mort avant même d’arriver. Je m’énerve : c’est une intrigue toute bateau, mais j’accroche immédiatement, surtout quand il est question d’une guerre contre des entités supérieures, les Apex, capables de renverser les gouvernements et possédant des capacités hors-normes.

Jude débarque sur la plage pour obtenir plus d’infos, mais il est tenu en-dehors du cercle restreint des gens avec ce privilège, tous du HSI. Il parvient tout de même à apprendre que la mère de Leah est morte, car elle n’est jamais sortie de l’eau.

En fait, ce n’est pas le cas du tout : après avoir sauvé sa fille, elle s’est fait repêcher par un bateau de pêche à qui elle ne donne aucune information sur son identité. Il est peu probable de la voir en vie, mais bon, admettons. Alors qu’il prépare sa maison pour Oliver, son fils, Jude reçoit les informations officielles qu’il peut communiquer à la presse…absolument rien : il doit taire les survivants.

Il contacte Emma qui parle de tout ça en pleine rue de Seattle comme si de rien n’était, avant de faire sa conférence de presse qui respecte parfaitement les instructions gouvernementales.

De son côté, la mère de Leah s’inquiète pour sa fille et elle demande des infos sur d’autres rescapés, dévoilant au passage qu’elle parle russe… avant d’avoir un drôle d’épisode où le son se coupe pour elle. Le son coupé ? Juste assez pour qu’elle entende uniquement la télévision où Jude apprend que tout le monde est mort. Oups.

Du coup, elle se débrouille pour se rendre dans ce commissariat et agresse Jude pour qu’elle l’amène auprès des cadavres. Les deux forment ainsi une équipe improbable, et j’appelle vraiment ça une équipe puisqu’elle baisse sa garde un bon nombre de fois. Bref, Jude se prend d’affection pour elle et elle n’est pas capable de lui expliquer qu’elle cherche sa fille, sur laquelle il a plein d’informations. Oui, ça sent bon le couple à venir.

Ce ne sont pas les seuls que les scénaristes veulent nous faire shiper, d’ailleurs. Dans les bois derrière la plage, Hannah, une autre rescapée demande à un agent du HSI des lunettes de soleil et commence ainsi une des premières romances pour la série entre elle et Roy, l’agent. La série change enfin de perspectives pour nous montrer les survivants et leurs espoirs de refonder une famille aux États-Unis, un pays où chacun à des droits. Voilà, je l’avais dit que nous n’aurions aucune subtilité du côté politique ! Sinon, Leah rencontre aussi Rebecca, la survivante en couple, qui se prend d’affection pour la petite fille.

Emma révèle au leader naturel des rescapés, Caleb, l’autre partie du couple, qu’elle était elle-même une réfugiée, avant d’avoir la visite de Thomas qui veut lui parler. J’ai un peu levé les yeux au ciel sur cette facilité scénaristique, mais ça passe bien. Thomas ? Un réfugié à qui ça va de manger des animaux, et c’est bien le seul. Il révèle à Emma un grand secret qu’il préférerait confier au président : ils ne sont pas les premiers à venir à cette époque.

Et Emma le croit contre toute attente, quand son supérieur est plutôt du genre à penser avoir affaire à une secte de 400 malades prêts à se suicider. 47/400 ? Ah oui, quand même. La mère de Leah prend quand même le temps de checker tous les cadavres qui pourraient être celui de sa fille dans le hangar où ils sont confinés.

Bien sûr, elle finit par se faire surprendre par les autorités et révèle alors des capacités hors norme que nous avions tous vus dans la bande annonce : elle est capable de faire de sacrés sauts et a la puissance d’un camion quand elle repousse un agent. De sacrés sauts qui inquiète Emma, persuadée qu’elle fait partie de la première vague d’immigrés et que d’autres de la seconde vague pourrait avoir le même genre de pouvoir.

La seconde vague d’immigrés est justement emmenée dans un camping : Leah emménage avec Caleb et Rebecca, sans révéler à personne d’étranges cicatrices sur son bras, Hannah continue de flirter avec Roy. Autrement, rien de bien passionnant, mais ce camping fait un lieu sympa pour le tournage.

Bien sûr, Thomas a des informations qui intéressent particulièrement le boss d’Emma. Il n’en faut pas plus pour confirmer des soupçons que j’avais dès le départ : ce boss fait en fait partie des premiers immigrés qui avaient pour but de changer l’histoire et peur de nouvelles arrivées. À en juger par la tête de Thomas, il ne s’attendait pas à tomber sur quelqu’un ayant tant vieilli, ni à tomber si rapidement sur un d’eux, et ça ne sent pas très bon pour lui…

Enfin, la mère de Leah, Reece, entre par effraction chez Jude, qui réussit toutefois à la désarmer rapidement (d’un flingue qu’elle avait récupéré d’une petite frappe en ville) et à obtenir enfin son prénom. C’est à son tour d’avoir toutes les informations sur le futur, j’imagine.


Épisode 2 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

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02

Sweetheart, I’m so sorry but your mom… she’s gone.

La série prend le drôle de parti de nous envoyer en 2187 dès sa première scène où nous suivons Reece en intervention spéciale. Oui, elle fait partie des forces de l’ordre dans le futur, ce qui explique cela concernant ses capacités : elle est en fait une Apex. C’est inattendu ce flashback/forward, mais ça nous permet d’en savoir un tout petit plus sur le futur où son co-équipier est prêt à tuer le bébé atteint d’une maladie « du manteau » qui laisse des cicatrices sur son visage semblables à celle de Leah. Oh, oh, une maladie incurable et un bébé qui l’a probablement ? Je crois qu’on tient là Leah – mais on nous laisse un faux suspens d’une minute.

En effet, elle tue son coéquipier sans hésiter et cela fait rire bébé-Leah qui sourit ainsi à sa nouvelle maman. Et c’est ainsi que Reece est passée d’Apex exterminatrice à maman remontant le temps pour une vie meilleure.

La « Mantle Disease », la maladie de Leah ? Oh, juste une maladie mortelle créée par les Apex pour exterminer tous les non-Apex. Dis donc, c’est une intrigue qui n’est pas sans me rappeler une autre série de SF, ça. Cette maladie terrifie tous les réfugiés de la série qui n’hésitaient pas à abandonner leurs proches lorsqu’ils découvraient qu’ils l’avaient. Voilà qui promet des tensions intéressantes autour de Leah.

N’empêche que Reece fait tout ce qu’elle peut pour garder Leah, refusant de l’abandonner quand son « mari » lui propose, envisageant de demander au gouvernement le droit de procréer. Quelques années plus tard, Leah est infectée par la maladie et c’est par des injections de sang de sa mère qu’elle réussit à survivre. C’est pourquoi, dans notre présent, Reece a intérêt à vite retrouver sa fille !

Bon, dans le futur, Reece a bien sûr été trahie par son compagnon qui a balancé aux autorités, les supérieurs de Reece, qu’elle avait un enfant infecté chez eux. Bien sûr, Reece réussit à s’échapper en tuant tout le monde sauf son mari, c’est le problème des super soldats. Elle prend le temps de rentrer chez elle auprès de Leah pour faire leurs valises, parce qu’après tout, elle n’est pas du tout en cavale !

De retour en 2018, la série nous présente la journée du lendemain où Jude et Reece forment une nouvelle alliance beaucoup trop mignonne pour se rendre sur la plage. Je ne sais pas trop à quel moment il l’a su, mais Jude sait désormais que Leah est sa fille. Bref, comme il n’y a plus personne sur la plage, il la ramène chez lui, comprenant qu’il ne pourra pas avoir son fils chez lui le lendemain et étant dérangé presqu’aussitôt par Nestor, son second.

Celui-ci l’informe qu’Emma est à l’hôpital en train d’interroger leur suspect de la veille, et il le prend mal. Pourtant, une fois sur place, Emma commence enfin à coopérer avec lui, contre l’avis de son boss, en lui révélant tout ce qu’elle sait. On pourrait croire que c’est suffisant pour lui faire confiance, mais non, Jude choisit plutôt de croire Reece et de faire suivre Emma par Nestor.

Ce dernier fait du bon boulot et retrouve le camping des réfugiés, mais, malheureusement, quand il passe toutes les informations à Jude, ce dernier dit ne plus être intéressé par toute cette affaire, parce qu’il s’est souvenu qu’il avait une famille. Le problème, c’est que Reece s’est enfuie de chez lui avec sa voiture qu’elle a réparé au passage. Repérée par un collègue de Jude, Reece se lance dans une course poursuite, de laquelle elle parvient à s’enfuir pour mieux…

Débarquer au commissariat. Oui, sauf que Reece n’a plus trop confiance en elle maintenant qu’il a appris l’existence des Apex. Il se débrouille donc pour garder sa confiance à elle, qui est intacte, et l’accompagne tout droit vers ce qui s’avère une prison de fortune où il parvient contre toute attente à l’enfermer. Elle aurait pourtant dû sentir le danger venir avec ses super capacités, mais bon, admettons.

Au camping, Caleb explique que les Apex voulaient tous les tuer et que c’est pour ça qu’ils ont pris le risque de revenir dans le temps. Caleb apprend la mort de 400 personnes quand il s’imaginait d’autres camps et il touche le collègue d’Emma qui s’arrange pour organiser comme il peut un enterrement.

Il retrouve ensuite Rebecca qui s’inquiète beaucoup trop pour

Hannah, elle, sympathise avec un autre réfugié qui la met en garde contre des nouveaux tests de salive. Le but est d’obtenir leur ADN. D’après le boss d’Emma, c’est pour savoir d’où ils viennent et leur véritable identité de terroristes, car officiellement, il refuse de croire en l’idée d’Apex et préfère dire à Emma qu’il n’y a que des terroristes.

On découvre alors tout un tas d’infos sur ce boss : il a Thomas en « garde à vue » avec un autre réfugié de la première vague et ils sont tous les deux sous les ordres d’Eve. Retenons les informations qui peuvent servir !

Quand Emma réussit enfin à tester Leah, elle découvre, en compagnie de Rebecca, que la fillette est infectée par la maladie hautement contagieuse qui leur fait tous peur. Il n’en faut pas plus pour que la quarantaine se mette en place et que le CDC soit sur le coup.

C’est le moment que Jude choisit pour appeler Emma et lui révéler qu’il a retrouvé l’Apex, qu’il sait où sont les réfugiés et qu’il veut une conversation à trois pour savoir quoi faire. Emma contacte aussitôt son boss pour lui dire tout ce qu’elle sait… et c’est la pire des idées. Celui-ci envoie en effet l’autre réfugié de son temps sur place. L’assaut est immédiatement donné, Jude assommé par des fumigènes et Reece… Parvient à s’échapper, évidemment, en se prenant toutefois une balle au passage. Mouais. Prévisible.

Jude se réveille le lendemain dans sa voiture et contacte Emma qui lui apprend que Reece est morte car elle a résisté à son arrestation. Énervé, il décide de s’occuper de son fils pour la journée et de rester loin de tout ça tant qu’il peut.

De son côté, le boss d’Emma parvient à obtenir le contrôle total des 47 survivants en manipulant ses supérieurs à lui. Il prend ensuite le temps de raconter la situation à Eve, qui reste dans l’ombre. Allez, comme il faut bien théoriser sur son identité, je parierai bien sur la fille de Caleb et Rebecca, histoire de donner un peu de mordant à tout ça. On sait qu’ils ont eu une fille et que celle-ci s’est fait enlever par les Apex pendant qu’ils dormaient, parce qu’elle était plus intelligente que la moyenne. Ça correspond trop pour être une coïncidence et si ce n’est pas ça, il y a fort à parier que leur fille aura un rôle à jouer ET qu’Eve sera liée d’une manière ou d’une autre aux personnages que l’on connaît déjà.

Le cliffhanger voit Reece demander de l’aide à un pauvre vendeur de superette pour se rendre dans un port, alors qu’elle se vide de son sang dans son magasin. Mouais.

> Saison 1

Here and Now – S01E09

Épisode 9 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.

> Saison 1


Spoilers

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We can be boxless together.

L’épisode commence par Gregory pensif dans la cabane et Audrey qui l’observe. Elle est perturbée par Kristen qui vient lui demander de manière inquiète si des changements se préparent pour sa vie. Audrey lui ment, passe son temps à parler par SMS à Steven et n’écoute qu’à moitié les histoires de barmitsva de sa fille dont la nouvelle lubie est d’avoir un entre-deux spirituel du genre, organisé par Navid. Elle demande tout de même à sa mère d’acheter la nourriture, et ça paraît mal barré.

Celle-ci prépare une interview pour la télé, au cours de laquelle elle découvre que les employés de la boîte aux Philippines ont une fâcheuse tendance à… se suicider. Si elle a bien l’intention de rendre visite à Steven pour lui demander des comptes, celui-ci reçoit d’abord la visite de Greg et c’est complétement ridicule. Greg fait comme s’il n’était pas au courant alors qu’il est très clair que ce n’est pas le cas. Il y a de quoi rire quand même, surtout quand Audrey débarque et est surprise de voir son mari.

Elle lui a dit avoir couché avec Steven, un ancien pote à lui… évidemment qu’il vient le voir ! Bon, elle n’en a rien faire et préfère parler des employés qui se suicident parce qu’elle se sent trahie par Steven. Effectivement elle l’est, mais je note surtout que la série trouve le moyen parfait d’aborder encore un gros sujet de société dans la série, avec Audrey refusant de bosser pour un type qui exploite des êtres humains de l’autre côté de la planète. Forcément.

Malgré tout, elle rentre chez elle pour avoir une conversation avec Greg, où il affirme pour battre en ce quoi il croit, à savoir sa femme et sa famille. Petit à petit, l’un et l’autre réussissent finalement à avoir une vraie conversation posée et… se retrouvent, sur le plan spirituel en tout cas. J’ai adoré voir ces deux personnages qui se détestaient encore dans l’épisode de la semaine dernière se retrouver progressivement. Audrey s’étant vengée, ils semblent bien partis pour une vraie réconciliation, pourtant improbable jusqu’à cet épisode.

C’est également l’occasion d’apprendre que Greg a continué d’enquêter sur Ramon et l’agence d’adoption de leur fils… qui n’a jamais existé. Il a toutefois retrouvé l’adresse de l’assistante sociale qui leur avait confié Ramon et il compte bien la retrouver le lendemain. Pas mal comme piste supplémentaire pour comprendre le mystère, et amusant de voir qu’Audrey a bien oublié une deuxième fois d’appeler le traiteur pour Kristen.

Ramon déprime encore de sa rupture et se résout à supprimer les photos de son ex. Pas faute de l’avoir aimé pourtant, ils nous ont bien occupé la moitié de la saison avec quand même ! Par chance, il change vite d’état d’esprit car il est contacté par une pro du jeu vidéo qui n’a pas assisté à sa petite crise lors du salon de Portland : elle est donc intéressée par son jeu et lui donne RDV plus tard dans la journée.

Ashley est contactée de nouveau par la femme de l’épisode précédent, Sharon, qui s’avère en fait être une chasseuse de tête pour un grand groupe voulant investir et racheter le business d’Ashley. Certes, cela voudrait dire l’arrêt de son magasin racheté par une chaîne, mais elle découvre surtout qu’on lui affirme que ça lui rapporterait 4 ou 5 millions de dollars si elle acceptait de venir travailler pour eux. Si tous les entretiens dans ma vie pouvaient se passer aussi bien !

Duc apprend que sa thérapie est tellement efficace que sa cliente préférée le quitte, alors même qu’il lui reste deux séances prépayées. Il se rend ensuite à un événement public pour la sortie de son livre, et ce n’est pas bien intéressant. Il est question de sa relation avec son père, mais c’est surtout l’occasion de voir Duc, Ramon et Ashley passer du temps ensemble à parler de leur carrière. Je trouve que ça fonctionne plutôt bien et mieux que d’habitude, surtout qu’ils sont tous les trois à un carrefour de leur vie.

Ashley hésite à se faire racheter, par crainte de ne plus voir sa fille et de ne plus savourer sa vie comme d’habitude, alors qu’elle a déjà du mal à gérer sa vie comme ça. Duc reçoit également des smileys caca de la part de Carmen que la situation amuse.

L’entretien de Ramon se passe ensuite à merveille. À parler de son jeu et de l’impasse à laquelle il est confronté, il obtient l’aide de sa recruteuse, qui lui propose un job de petite main pour réparer les bugs grosso modo, mais qui lui explique également qu’il a besoin d’un plus grand monde. En effet, la logique des rêves qu’il suit habituellement ne lui suffit plus de son propre aveu et c’est donc en sortant de son cadre fermé qu’il réussira à évoluer.

Ashley, elle, parle de sa promotion possible avec sa cinglée de pote à l’arme à feu et avoue qu’elle n’en a pas encore parlé avec Malcolm. Quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux découvrir ses craintes se confirmer : sa fille a dessiné la famille, mais Ashley est représentée loin de Malcolm et de sa fille. Elle se met à culpabiliser encore plus et à jalouser son mari qui peut s’occuper de leur fille, donc elle ne parle pas de son offre immédiatement à Malcolm.

Farid est toujours en dépression par rapport aux messages vocaux de sa mère qu’il traduit avec sa femme ; mais pas avant qu’ils ne s’engueulent devant Navid. Farid finit malgré tout en larmes parce qu’il était persuadé que sa mère l’avait abandonnée sans jamais donner de nouvelles alors que non.

En toute logique, Farid s’en prend ensuite à l’oncle qui l’a élevé et qu’il détestait déjà beaucoup trop avant d’entendre la voix de sa mère. L’oncle confirme qu’il a toujours refusé de lui faire décrocher le téléphone parce qu’il ne voulait pas qu’ils entrent en contact : après tout, sa mère était d’accord pour le laisser s’automutiler.

Farid passe alors l’épisode dans ses pensées et ses rêves, jusqu’à se souvenir que sa mère l’a accusé du meurtre de son père lorsqu’il était enfant (après la scène de flashback de l’épisode précédent où il taguait une affiche, donc). Cela nous le laisse, dans le présent, dans un vraiment sale état.

Au lycée, Navid et Kristen apprennent qu’ils sont suspectés d’avoir balancé des produits chimiques sur des camarades, mais comme aucune preuve ne les accuse, Kristen en profite surtout pour foutre le proviseur dans la merde en parlant des croix gammées au lycée. Bien joué.

Ils se retrouvent ensuite à essayer des foulards pour la fête de Kristen du lendemain, ce qui mène à un baiser pour le couple qui en est aussi à sa première fois ensemble. Celle-ci est écrite de manière hyper réaliste et bien loin de tout ce que l’on connaît de la télé américaine habituellement. Ce réalisme fonctionne bien. Si parfois la série est dans ses rêves et ses idéaux, force est de constater que pour le coup, elle s’en tire avec cette « connexion » entre eux. La discussion qui suit l’acte, en revanche, est bien loin de la réalité et est complétement perchée sur cette connexion et sur leur désir de n’entrer dans une aucune case. Faudrait savoir, je crois que Navid, il vient tout juste de rentrer dans une certaine case là, si vous voyez ce que je veux dire. Côté symbolique, par contre, c’est intéressant ce désir de sortir d’un cadre… C’est exactement là que Ramon en est de sa réflexion.

Enfin bref, quand Kristen finit par partir, elle tombe sur Farid qui lui psychanalyse son frère : celui-ci peut voir à travers le voile, mais c’est ce voile qui nous empêche de sombrer dans la folie, et il est possible que Ramon n’en revienne jamais selon lui. Farid a juste l’air d’un psychopathe, assis dans l’ombre à débiter des absurdités pareil : c’est terrifiant, et je comprends que sa femme lui tourne le dos pour aller prier.

Le lendemain, Greg et Audrey contactent donc l’assistante sociale, Beverly Mills, pour en apprendre plus sur Ramon, surtout avec l’absence d’informations sur l’orphelinat. Les joies d’internet font qu’il est plus facile de remonter certaines pistes désormais et le couple apprend donc que l’orphelinat n’a jamais existé : Ramon a été kidnappé quand il était bébé et placé à l’adoption.

Beverly leur demande d’arrêter les recherches, car c’est beaucoup trop risqué et qu’ils pourraient ne pas aimer ce qu’ils découvriraient… En même temps, ce qu’ils viennent de découvrir est suffisant pour être bouleversés pour un moment. Audrey se persuade ainsi qu’elle n’est pas la mort de Ramon car si celle-ci est encore en vie, elle est probablement en train de le chercher.

De son côté, Ramon découvre que le monstre qu’il n’a pas programmé est toujours dans son jeu et… sort de la caverne du jeu pour aller explorer le monde. À croire que lui aussi, il souhaite s’échapper de son cadre ! Ramon se rend ensuite chez ses parents à la fois pour la fête de Kristen et pour avoir des infos sur son passé clinique. Ce n’est pas gagné.

Kristen et Navid se rendent au lycée tous les deux maquillés et voilés. Leur marche de pouvoir est super sympathique à voir, mais ça ne dure pas bien longtemps : alors qu’ils rentrent chez Kristen, ils sont attaqués par d’autres étudiants. Navid se fait tabasser en bonne et due forme alors que Kristen parvient à se battre contre Madison et les autres filles masquées. Ils sont heureusement rapidement lâchés par ces cinglés et se rendent donc chez Kristen où tout le monde préparait pourtant une joyeuse fête. La vue de Navid en sang a tendance à calmer l’ambiance festive, bizarrement.

Malgré ses blessures, Navid se fait interroger par Ramon sur son père puis joue les rabins pour l’alternamitva de Kristen. Toute la famille défile pour faire des compliments à Kristen et dire ce qu’ils admirent chez eux. Ils sont bons pour les discours, tout ça est à retenir pour le jour où j’aurais besoin d’en écrire. Bien sûr, Ramon n’a rien écrit en revanche et Audrey n’a même pas le droit de faire le sien, car Kristen l’interrompt et est en larmes. Elle a enfin compris ce que c’était que d’avoir une identité qu’on ne peut retirer, comme ses frères et sœurs, comme Navid. OK, pourquoi pas : son passage à tabac lui fait prendre conscience des choses. Farid est appelé par Audrey pour qu’il vienne chercher Navid et le récupère avec énormément de froideur.

Dans la voiture, il refuse évidemment que Navid continue de voir Kristen et son énervement + son état psychologique + l’alcool font que la scène crie l’accident. On le frôle effectivement, mais il pile toutefois quand il aperçoit une femme au milieu de la route. Celle-ci n’est qu’une hallucination de sa mère, mais c’est suffisant pour leur sauver la vie car un camion passe alors et les aurait probablement détruits s’ils étaient passés par là sans freiner au stop. Charmant.

Pendant ce temps, Duc fait la gaffe du siècle en apprenant à Malcolm qu’Ashley a eu une proposition de rachat de la boutique. Bon, quand tu omets de dire un truc aussi important à la personne qui partage ta vie avant de l’emmener à une fête de famille où tout le monde est au courant, tu t’assures quand même que personne ne gaffera a priori, mais pas Ashley. Le couple Malcolm/Ashley se retrouve ainsi à s’engueuler dans la cuisine alors que Ramon s’occupe de sa nièce en l’emmenant dans la fameuse cabane dans un arbre du jardin…

… qui prend soudainement feu, les coinçant tous les deux à l’intérieur. Non. Ce n’est juste pas possible ce genre de scène à la fin d’un épisode, je refuse. Depuis la fenêtre de la cuisine, Ashley et Malcolm voient donc Ramon balancer leur fille du haut de la cabane tout de même assez haute… alors que l’arbre n’est absolument en feu. Quelle idée de laisser la gamine toute seule avec Ramon aussi.

Pire cliffhanger du monde, c’est atroce. Je veux être lundi prochain. Je veux une vraie fin, ou mieux, un renouvellement.

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Future Man – S01E07-08

Épisode 7 – Pandora’s Mailbox – 18/20
Pour une fois, la série propose un épisode indépendant avec un nouveau voyage dans le temps extrêmement efficace dans l’humour. Les scénaristes poussent le vice et s’éclatent à chaque scène, c’est toujours hyper plaisant à voir. Je ne regrette pas de regarder cette série par deux épisodes, car peut-être que je me lasserais à tout voir d’un coup ; alors que par couple d’épisodes, c’est toujours très efficace et paraît sans temps mort.

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Spoilers

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The list goes on for he is truly a… Titanic talent.

Seulement une semaine que je n’ai pas regardé cette série ? J’ai l’impression que ça fait des mois, mais non, c’est juste que la semaine a été dense. On repart dans cet épisode là où on avait laissé la série à la fin de l’épisode 6. Maintenant que la tête de Jeri a explosé, les Biotics débarquent dans la maison et scannent la chambre de Josh pour découvrir tous les endroits où il s’est masturbé, avant de mieux tomber sur ses parents endormis que personne n’a apparemment pensé à prévenir du danger. Merveilleux.

Pendant ce temps, le trio se rend sur le site de construction de la future maison de James Cameron (c’est pratique !) et se téléportent en 2023 dans l’espoir de retrouver du Cameronium. Du coup, je trouve ça totalement bêta : ils auraient pu depuis le début tabler sur une période où ils savaient qu’il y avait du Cameronium à voler. On note toutefois au passage que Tiger a envoyé de quoi retrouver sa famille : ça promet.

L’arrivée dans la maison du futur est vraiment sympathique, avec un temple parfaitement geek et SIGORNE, l’intelligence artificielle beaucoup trop cool. Je sais que le futur est à portée de main et que la technologie va vite, mais quand même, une telle intelligence artificielle dans cinq ans, je ne sais pas.

Wolf est envoyé détruire SIGORNE, mais il se perd en route en regardant le salon/musée bien trop chouette de Cameron. Les scénaristes prennent clairement leur pied avec 150 références dans le salon et dans le dialogue entre Wolf et SIGORNE. Cette dernière comprend rapidement l’intrusion, puis… sympathise avec Wolf. C’est marrant d’avoir une telle scène et l’intelligence artificielle qui critique désormais son boss tout en continuant de le glorifier (sympa l’égo qu’ils filent à Cameron). Forcément, SIGORNE sympathise tellement qu’elle finit par laisser l’accès libre à Wolf.

En attendant, Josh est énervé après Tiger, ou après la vie à cause de ce qui est arrivé à Jeri. Comme ils sont ensemble dans la maison à chercher le Cameronium, c’est plutôt sympathique. Ils se retrouvent coincés par SIGORNE dans un ascenseur où il est donc enfin question des débuts de la Résistance et de la crise de foi que traverse Josh. S’il aide Wolf et Tiger à rentrer chez eux, il n’est toujours pas sûr d’être du bon côté.

Et malgré la scène touchante de Tiger expliquant que tous les résistants ont été stérilisés de force, je ne suis toujours pas convaincu non plus. Certes, les Biotics n’ont pas l’air super sympa, mais dans le fond, on nous demande toujours de sympathiser avec des terroristes. Entre des terroristes et des totalitaires, je ne sais pas trop qui choisir perso, mais le côté santé impeccable des Biotics est plutôt chouette et je ne vois pas pourquoi refuser de le devenir non plus. C’est un joli dilemme que Josh ne se pose pas plus que ça, faute de temps.

En effet, Wolf parvient à les libérer maintenant qu’il est pote avec SIGORNE, alors que celle-ci dirige notre trio vers le Cameronium. Le problème, c’est qu’il se trouve au fond d’une eau glacée, mais que ni Wolf ni Tiger ne savent nager. Pour une fois, ce loser de Josh sert donc à quelque chose et se sacrifie pour le groupe. Il réussit à récupérer le Cameronium… mais meurt au passage.

Commence alors la scène la plus hilarante de l’épisode : Wolf et Tiger font ce qu’ils peuvent pour le sauver, à savoir pas grand-chose. SIGORNE leur explique le bouche à bouche, mais ils s’y refusent, dégoûtés par l’idée. C’est fou comme les petits détails des premiers épisodes prennent toute leur importance par la suite, ça fonctionne vraiment bien, surtout que ce coup de la bouche était uniquement un gag à la base et devient ici un vrai point de tension.

Finalement, Josh est sauvé par Tiger et Wolf, au son d’une musique digne de Titanc, se retrouve forcé de désactiver SIGORNE. La parodie est exceptionnelle et prend tout à fait, avec malgré l’humour du Na’vi jusqu’au bout. N’empêche, SIGORNE va me manquer, car elle était un personnage tout bonnement excellent, avec sa programmation pour les moments-clés de croissance et tout l’humour qu’elle apportait. Bon, Wolf était un peu trop à fond dans ses sentiments quand même, mais admettons.

De son côté, Tiger apprend à Josh que maintenant qu’il est mort pour la cause, il a fait son devoir et qu’elle ne lui demandera pas de venir avec lui pour… tuer le bébé Kronish. Trop aimable.


Épisode 8 – Girth, Wind & Fire – 16/20
Si c’était toujours hilarant, cet épisode ralentit sévèrement le rythme avec en plus quelques incohérences chronologiques (vraiment dommage). C’était surtout une grosse transition vers le prochain épisode : ça commence bien, ça finit bien, mais au milieu, j’ai failli m’ennuyer. La série m’a habitué à mieux, donc même un bon épisode comme ça paraît presque décevant quand on sait qu’ils peuvent faire bien mieux.

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I don’t care, I want my dick back!

Le retour vers le passé ne se déroule pas tout à fait comme prévu grâce à leur Cameronium tout frais : nos trois héros se retrouvent à s’échanger des cicatrices et des… pénis. L’humour est celui de la série, et ça fonctionne à merveille. Il est sans surprise tellement on s’y attend, mais ça ne l’empêche pas d’être drôle. Par flemme de découper le corps de Terry, le trio fait ensuite exploser sa camionnette et rentre à pied… sans se rendre compte qu’ils déclenchent ce qui sera forcément un énorme incendie.

Par la suite, Tiger se rend compte que Wolf veut ramener plein de choses du passé, et elle n’est pas pour du tout. Elle lui explique qu’ils doivent rester détachés et simplement garder leurs affaires persos pour retourner dans le futur. C’est plutôt ironique venant d’elle qui cherche à retrouver sa famille, ou tout simplement parce qu’en tuant Kronish, ils vont de toute manière devenir au mieux un paradoxe temporel, au pire effacer leur existence.

Josh retourne au travail, ce qui relève de la mission suicide avec les flics à ses trousses, mais bon. Kronish est en pleine dépression, mais Josh cherche tout de même à avoir plus d’informations sur lui et sur son lieu de naissance. Ou sa date de naissance. À croire qu’il a déjà oublié tous les dossiers qu’il a lus avec Jeri. Il y en avait forcément un pour Kronish, non ?

Peu importe, ça nous aurait privés d’une scène beaucoup trop marrante et à la fois dépressive où Josh obtient toutes les informations dont il a besoin pour tuer Kronish, avant de prendre un selfie avec lui. En même temps, s’il se fait supprimer, il ne survivra pas, mais bon. De toute manière, quelqu’un les observe au loin, alors tout n’est pas réglé.

Quand il rentre chez lui, Josh découvre que la maison est ravagée et que sa mère s’est fait enlever, ce que Tiger et Wolf ont déjà appris. Gabe, le père de Josh, leur a en effet appris que sa femme s’est fait enlever à cause d’un test ADN. Forcément, Tiger culpabilise, mais la chronologie ne colle pas franchement : elle a envoyé son test après la scène où les Biotics se sont infiltrés dans la baraque.

Finalement, les deux intrigues ne sont peut-être pas liées : la police a bien arrêté Diane à cause de ce test ADN, donc peut-être pas à cause des Biotics du début d’épisode précédent, déjà oubliés. C’était quand même le test d’ADN le plus rapide du monde. L’interrogatoire de Diane est sympathique à suivre, mais pas aussi drôle qu’il aurait pu l’être, et le trio débarque rapidement au commissariat, tout en étant toujours suivi par quelqu’un qui les observe de loin.

Finalement, quand ils arrivent au commissariat, Diane est déjà relâchée car son ADN n’est pas le bon. Josh dit au revoir à Wolf et Tiger, qui sont désormais prêts à aller tuer Kronish bébé… ou pas. Tiger apprenant que la liste de sa famille est dans le commissariat, elle choisit un moment d’inattention générale pour s’y infiltrer. Tiger découvre ainsi sa famille et s’engueule avec Wolf au milieu du commissariat, où ils n’ont pas la moindre idée qu’ils sont filmés en train d’avouer leurs crimes.

Le flic, lui, découvre que le trio est responsable de l’incendie du début d’épisode, qui est évidemment devenu énorme. Il tombe donc sur Tiger et Wolf, pour mieux se faire neutraliser par deux Biotics trop heureux d’avoir retrouvé les membres de la résistance qu’ils cherchaient. Oui, la série prend pas mal de détours pour prolonger son histoire dans cet épisode.

Un autre détour voit Josh parler avec ses parents et prendre la décision de retourner auprès de Tiger et Wolf pour les aider malgré tout. Malheureusement, il n’a pas le temps de les rejoindre que les Biotics commencent à tirer et provoquer une explosion. Malgré tout, il parvient à retrouver le couple Tiger/Wolf, qui en sont à se prendre le bec pour chaque décision et ne peuvent remonter le temps à cause d’un signal Biotics qui les bloque. Josh trouve ainsi les mots qu’il faut pour les bouger, ce qui était sympathique à voir.

La fuite du commissariat ne se fait pas sans problème : la personne qui les observe depuis le début de l’épisode ? Stu. Celui-ci a en effet une dent contre Josh car c’est lui qui l’a fait virer. C’était un faux rebondissement plutôt sympathique et ça permet ensuite une course poursuite et des personnages qui se précipitent tous vers le feu.

Wolf neutralise rapidement les Biotics et le trio parvient à voyager dans le temps au nez et à la barbe du flic qui ne s’attendait pas à les voir disparaître au milieu des flammes. Le voyage se fait avec une petite inversion d’orteils pour Wolf et Tiger, ce qui est plutôt drôle en soi, mais ne gâche pas la dernière révélation de l’épisode : plutôt que de remonter dans les années 40, la machine à voyager dans le temps les a amené en 85 car Josh a modifié les coordonnées au commissariat.

Il sait en effet qu’il suffit de faire monter Kronish dans un bateau pour tout changer. Allez, pourquoi pas, c’est sympathique comme perspective pour le prochain épisode, et ça a intérêt de le faire car une trop grosse partie de cet épisode n’a servi qu’à être une transition.

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