Arrow – S01E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la première saison d’Arrow.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 16/20
My name is Oliver Queen.

Même si la série ne m’a jamais tenté, il faut bien débuter par le début, et c’est avec Arrow que tout commence. Si je suis passé à côté de la série jusque-là, c’est parce que je considérais en avoir trop subi sur l’archer vert au cours des diverses saisons de Smallville. Depuis le temps, j’ai tout oublié et je suis fin prêt à découvrir cet univers pas si nouveau se déroulant dans le manoir des Luthor… euh non, pardon, des Queen, du coup.

Pas si nouveau, et en même temps tout commence sur une île qui fait plus penser à Lost qu’autre chose. Le flashback est un bon moyen d’introduire tout de suite le personnage en tant que héros et de nous faire comprendre qu’il a perdu cinq ans de sa vie.

L’intro est ainsi rapide, puisqu’il retrouve sa famille, à commencer par sa mère, Raisa la gouvernante, puis sa sœur, Thea (ah, un personnage que je vais pouvoir adorer). La série va vite et ne perd pas de temps non plus à déshabiller son héros, soit disant juste pour nous montrer simplement ses cicatrices, mais plus franchement pour les audiences.

Nous découvrons donc la vie d’Oliver Queen à travers son point de vue paumé et découvrant que sa mère a refait sa vie avec le meilleur ami de son père. Il retrouve aussi son meilleur ami, Tommy Merlin (c’est sympa de sa part de nous donner son nom complet) qui accepte de l’amener voir Laurel. Laurel est l’ex petite-amie d’Oliver… mais pas seulement.

Bon, j’étais prévenu : la série joue aussi énormément sur la temporalité avec des flashbacks de ce qu’il s’est passé au commencement de tout : ainsi, cinq ans plus tôt, Oliver était à bord d’un yacht qui a sombré pendant une tempête, emportant avec lui Sara, sa maîtresse du moment et sœur de sa petite-amie, Laurel. C’est beau.

Tout ceci permet de lui justifier un stress post-traumatique qui complexifie le personnage. Bon, ce n’est pas une écriture bien brillante et c’est assez classique dans la forme, mais c’est vrai que ça fonctionne bien. On se croirait sur la CW, quoi.

Très vite, Oliver se fait enlever par des hommes masqués qui veulent des infos sur … Bon, ils ne réalisent pas bien qui ils viennent d’enlever : un futur super-héros qui a déjà largement les techniques pour tous les tuer sans que personne ne le voit. Aux policiers, il parle d’un homme avec une capuche verte, ce qui semble vouloir dire qu’il a déjà réfléchi à tout ça. Quant à sa mère, elle embauche un homme pour assurer sa protection, Diggle.

Ah lala, les premiers épisodes de série : un véritable enfer de retenir tous les noms. En plus, il se passe énormément de choses dans ce premier épisode, puisqu’Oliver est confronté à Laurel qui lui souhaite le pire, mais qu’il échappe aussi à la protection de Diggle pour… installer son QG. En effet, il est revenu de l’île avec un plan : se venger. Sa première victime ? Adam Hunt, un vilain pas beau hyper riche qui fait du mal autour de lui et auquel s’intéresse beaucoup… Laurel, évidemment.

Comme Oliver s’attaque à Adam avec des flèches et une capuche verte, les policiers se mettent sur la piste de notre futur super-héros qui paraît pour l’instant être un grand vilain très bien entouré de son meilleur ami… qui a tout du grand vilain dans l’ombre.

Alors qu’il a posé un ultimatum à Adam Hunt dont il souhaite récupérer l’argent, Oliver se rend à une fête en l’honneur de son retour où il empêche sa sœur (de 17 ans, bien sûr, bien sûr) de se droguer, se confronte de nouveau à Laurel qu’il souhaite voir loin de lui puis sème une nouvelle fois Diggle.

Cela lui permet d’aller cambrioler 40 000 dollars façon Robin des bois auprès d’Adam Hunt qu’il laisse néanmoins en vie – histoire de garder un méchant pour la suite. Niveau chorégraphie de combat, c’est en tout cas impeccable. Oh, et le père de Sara et Laurel est le flic enquêtant sur le justicier à la capuche verte. Forcément. Bon, ce twist m’a surpris, j’avoue, car aucune scène ne le suggérait vraiment avant.

Du côté des flashbacks, la mort du père d’Oliver est un suicide suivant un meurtre, c’est du beau. Comme il faut bien aussi un cliffhanger, Tommy s’avère coucher avec Laurel, ce qui promet de jolies complications alors qu’Oliver a une liste de personnes qu’il souhaite tuer (apparemment léguée par son père lui demandant, avant de se suicider) et que sa mère est responsable de son enlèvement en milieu d’épisode.

Franchement, la série ne ressemble pas du tout à ce que j’en imaginais pour le moment. Nous sommes loin de Supergirl (forcément), mais aussi de The Flash, malgré des similitudes dans l’écriture. Assez clairement, je pense que la série peut m’accrocher. De là à tenir six saisons… Je sens qu’il y aura du changement dans les épisodes à venir ! C’était donc un bon pilot, surtout que ça donne envie de continuer.

Attention spoilers sur la suite de la série dans ce dernier paragraphe (si jamais quelqu’un découvrant la série pour la première fois me lit) : même si l’actrice jouant Sara n’est pas la même, il me paraît évident qu’il s’agit de celle du crossover en saison 6 et donc qu’elle n’est pas morte. En même temps, comme on ne la voit pas mourir, j’en suis arrivé à la conclusion qu’elle était en vie, et c’est à ce moment-là seulement que j’ai capté qu’il devait s’agir du même personnage. Bref, petit détail, mais c’est prévisible, et encore plus quand on a vu un bout de la suite.

02.jpgÉpisode 2 – Honor Thy Father – 14/20
The truth is I felt closer to you when you were dead.

Ah, la série a sa propre introduction insupportable à la Supergirl, je suis pressé d’en être lassé. L’épisode commence tel un jeu vidéo avec une nouvelle mission pour Arrow qui se passe très bien. Bon, personne ne fait le lien entre le retour d’Oliver et ce nouveau héros, mais bon. On va dire qu’ils sont trop occupés à préparer la résurrection légale d’Oliver.

Bon, Arrow s’embarque dans une sorte de procédural judiciaire avec le personnage de Laurel s’occupant pour cet épisode de défendre sa cliente, Emily Nocenti contre Martin Somers. Bien sûr, ce dernier est sur la liste d’Oliver et est rapidement forcé de se confesser par le nouveau justicier.

Cela énerve le père de Laurel qui fait donc son travail en le découvrant et en assurant la protection de sa fille, de sa collègue et de sa cliente. Laurel a beaucoup de travail malgré l’aide du justicier, mais elle doit aussi faire face au retour d’Oliver dans sa vie. Même s’il lui a intelligemment conseillé de se tenir éloignée de lui, il passe son temps à interférer dans sa vie et ça n’a aucun sens. Elle semble ainsi avoir pardonné la trahison d’Oliver et de Sara particulièrement rapidement.

Oliver continue de s’amuser à semer Diggle, mais aussi de se prendre le bec avec sa sœur, avant de revenir dans les bureaux familiaux où Walter et sa mère lui propose un job… Qu’il refuse. Oliver est aussi constamment harcelé par les paparazzis de Starling City.

La série poursuit aussi dans les flashbacks. Si je reconnais que l’acteur fait du bon travail en étant méconnaissable là-bas, je trouve ça tout à fait inutile pour l’instant de le voir décider d’enterrer son père et trouver son carnet. Bon, en même temps, comme il refuse totalement de parler de son passé à Thea qui passe sa vie à lui demander, ça permet de combler quelques trous – mais le minimum pour un type ayant passé cinq ans seul serait d’avoir un psy. En plus, ce serait sûrement plus passionnant que Thea lui faisant la morale et passant sa vie à pleurer.

Oliver passe donc beaucoup de temps avec Laurel dans cet épisode, et c’est tant mieux pour elle car elle est la nouvelle cible des assassins de Martin Somers. En toute logique, Oliver ne peut la protéger tout de suite, mais Diggle n’hésite pas à le faire, découvrant au passage qu’Oliver a des capacités intéressantes en lancer de couteau.

Le père de Laurel n’apprécie pas trop de voir sa fille dans de si mauvais draps et ordonne à Oliver de rester loin de Laurel, avant de tenter de la forcer de se retirer de son cas. Pendant ce temps, Oliver prend les choses en main une fois sa capuche enfilée et s’attaque à son ennemi de la semaine, dont il obtient des confessions qu’il peut enregistrer et refiler au père de Laurel. La conclusion est rapide, mais ça se tient. En plus, ça permet de découvrir une triade d’assassins au service des méchants, ainsi qu’un Oliver capable de parler chinois, en plus du russe.

Malgré tout, le flic continue de ne pas aimer du tout cet archer anarchiste qu’il compte bien empêcher de nuire.

Oliver, lui, refuse de prendre sa place à la compagnie, faisant une déclaration publique de fils bourré, ce qui fait prendre conscience à sa mère qu’il n’a aucune idée de ses manipulations et du fait que le yacht était saboté dès le départ. C’est merveilleux, on tient au moins un vrai fil rouge avec cette série et un nouvel ennemi qui se dessine à travers un logo. Et puis, voir Oliver faire retirer sa propre tombe de son jardin, c’était rigolo.

Le cliffhanger est intéressant et voit Oliver se faire percer par une flèche en flashback. Il faut bien qu’on comprenne comment et pourquoi il est devenu expert en tir à l’arc, après tout.

03Épisode 3 – Lone Gunmen – 15/20
Looking bad, I could’ve used less space and more parenting.

James Holder sera donc le méchant de l’épisode et c’est dévoilé dès le départ par la voix off d’Oliver : le problème, c’est qu’un twist nous attend quand celui-ci se fait tuer d’une balle en plein cœur alors qu’Oliver l’interroge. Notre archer a le droit à une balle empoisonné au passage, mais il a bien sûr l’antidote sur lui. Cela lui permet de comprendre qu’il est confronté à Deadshot et commencer à mener sa propre enquête.

La mort de James Holder intrigue nos policiers favoris puisqu’elle est par balle alors que clairement l’archer était là. Pas vraiment son mode opératoire habituel et heureusement le père de laurel le comprend.

Oliver est plus rapide que lui à comprendre qu’il a affaire à la mafia russe. Ce n’est toutefois pas très intéressant comme intrigue, on est vraiment dans du pur procedural, et je n’aime pas ça. Au moins, ça a le mérite d’être bien écrit.

De son côté, Thea continue de faire n’importe quoi, ce qui force sa mère à devoir se comporter comme une mère – mais après cinq ans sans rien faire, c’est compliqué. Et trop long, parce que je ne m’attache pas tellement à ces personnages. Bref, il faut en retenir que ouh lala, ça y est, sa mère parle à Thea de son papa.

La collègue de Laurel a enfin un prénom dans cet épisode : Joanna. Cette dernière s’inquiète de voir sa meilleure amie toujours accro à Oliver. C’est vrai que ça n’a aucun sens, je l’ai déjà dit en épisode deux. Bon, évidemment, elle l’emmène dans la boîte de Max Fuller, où se trouve déjà une Thea totalement bourrée et où se rendent aussi Tommy et Oliver. Starling City, cette grande ville où tout le casting se retrouve dans la même boîte et met dix secondes à s’y rencontrer… et moi, les quelques fois où j’allais en boîte (et non, je n’aime pas ça), je passais une heure à retrouver certaines personnes (et inversement). Ah, la magie des séries.

Bref, Oliver tente de jouer au grand frère à Thea, mais tout ce qu’il obtient, c’est la confirmation que Laurel et Tommy couchaient ensemble. Ensuite, il tombe sur Max Fuller, qui a une vieille dent contre lui : Oliver a couché avec sa fiancée juste avant son mariage. Bien sûr.

Bon, Joanna n’est absolument pas vue dans le club en revanche, c’était vraiment juste histoire de justifier la présence de Laurel qui s’avère badass grâce à des cours de self-défense et une bonne répartie. Finalement, Thea me gave et j’aime un peu plus Laurel, on progresse.

La série décide aussi de se complexifier du côté de Diggle qui emmène Oliver et Tommy dans un diner où il retrouve Carly, la femme de son frère… qui est mort en protégeant un client. Hop, nouveau personnage, nouvelle sous-intrigue qui devrait avoir son impact pour la suite. Tant mieux, plus ce sera sérialisé, plus je trouverais ça cool à suivre.

En parlant de nouveau personnage, Oliver rencontre également une certaine Felicity dans cet épisode (hum, hum) : il a besoin d’elle pour récupérer les données de l’ordinateur de Deadshot traversé par quelques balles. Problématique. La relation entre les deux est assez drôle, puisqu’Oliver est à l’ouest complet et que Felicity est simplement la geek de service. C’est amusant quand on a vu quelques épisodes d’autres saisons.

Bref, Felicity permet à Oliver de comprendre qu’il a besoin de la police pour protéger toutes les potentielles victimes de Deadshot. Il contacte le père de Laurel qui fait bien son boulot et sauve la vie de Walter, laissant malgré tout tout le sale boulot au justicier.

La série s’engage aussi bizarrement dans une relation plus poussée entre Tommy et Laurel. J’imagine que c’est un triangle amoureux avec Oliver qui est envisagé, mais pour l’instant, je ne sens tellement pas Tommy que j’ai du mal à m’investir dedans.

Dans les flashbacks, nous suivons Oliver rencontrer son mentor, mais ce n’est pas très intéressant à vrai dire. Il essaye de s’enfuir pour mieux tomber dans un de ses pièges. On apprend toutefois que son kidnappeur parle chinois, ce qui explique qu’il sache le parler après cinq ans sur l’île.

Bon, j’ai trouvé la voix off beaucoup trop présente en début d’épisode et l’épisode m’a rapidement lassé. Le fil rouge est intriguant, mais on sent que la série s’enferme dans sa routine. La saison fait 23 épisodes et ça va être long d’avoir à subir une vingtaine d’enquête comme ça. Les personnages sont au moins intéressants, ce qui est cool, mais les flashbacks m’irritent déjà et je sais que je ne suis pas au bout de mes peines les concernant : en fait, ce qui est irritant pour le moment est qu’ils sont extrêmement courts et n’apportent pas grand-chose à l’ensemble. Il en faudrait soit plus, soit aucun. Je sais, je ne suis jamais content.

Pourtant, j’ai adoré le cliffhanger qui voit Diggle avoir besoin de l’antidote aux balles de Deadshot, mort d’une flèche bien sentie d’Arrow en plein dans l’œil. Grâce à cela, Oliver décide de lui dire la vérité sur sa double identité. C’est tant mieux car ça commençait déjà à être chiant de le voir semer Diggle à chaque fois. Et puis, ça relance la série qui en avait déjà besoin. J’espère qu’on pourra continuer à ce rythme niveau avancée des dynamiques, même si bien sûr cela s’est fait au détriment du fil rouge !

9-1-1 (S01)

Synopsis : Cette série suit le quotidien des policiers, équipes paramédicales, pompiers et répartiteurs du numéro d’urgence de Los Angeles.

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Pour commencer, vous ne rêvez pas, avec un tel synopsis, nous avons bien affaire à une série procédurale pure et dure, celles que j’exècre souvent et critique toujours… pourtant, si vous êtes sur mon blog à lire cet article, c’est que je compte bien la regarder.

Créée par Ryan Murphy, cette série aligne un casting impeccable de tronches déjà toutes connues pour d’autres rôles et une idée d’origine qui me plaît énormément. En soi, rien de bien neuf vous allez me dire… Et je vous répondrai que les répartiteurs sont ce qui m’a le plus attiré pour voir cette série. Eh oui, je n’ai pas oublié le génial quinzième épisode de la saison 3 de Person of Interest (je vous rassure, j’ai cherché le numéro dans mes critiques) qui traitait précisément de ce sujet et devant lequel je m’étais demandé pourquoi une série de ce genre n’existait pas. Le côté adrénaline/course contre la montre devrait être intéressant, surtout si l’on suit uniquement les urgences sans savoir à l’avance que ça donnera (sérieux ou non) et comment ça finira (bien ou mal). Contrairement à des séries type Grey’s Anatomy, je pense qu’on aura un vrai suspense complet et quelque chose qui parvient à se détacher aussi de ce qu’a pu faire par exemple Chicago Fire. On verra, mais j’ai envie d’y croire, et c’est déjà un grand pas pour le sériephile que je suis.

Allez, on est en 2018, il est temps de sortir de ma zone de confort. Alors 9-1-1 parvient-elle à me faire changer d’avis sur ce genre de série ? La réponse après visionnage du pilot est plutôt oui : retrouvez l’avis sans spoiler sur cette page et cliquer sur le titre d’épisode pour le résumé détaillé).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Alors que je m’attendais à trouver une simple série procédurale comme il s’en fait des tas, les personnages principaux s’avèrent avoir des vies personnelles – certes, des vies clichées, mais des vies qui vont permettre quelque chose de plus sérialisé. En parallèle, la partie procédurale est assurée, avec un excellent rythme et une tension qui va crescendo. Pour un premier épisode, c’est excellent ; il faudra voir s’ils parviennent à garder le rythme tout au long des 13 épisodes de la saison.
S01E02 – Let go – 18/20
Un deuxième épisode qui confirme que la série me plaît (ouf) et possède un rythme de dingue. En effet, contrairement à un procédural classique, nous avons plusieurs affaires qui se succèdent et la vie des personnages qui est impactée par les différents cas. Ce n’est pas forcément très original, ni toujours réaliste, mais ça fait efficacement le travail.
S01E03 – Next of Kin – 19/20
On s’éloigne de plus en plus du procédural qu’on m’avait vendu pour un drama franchement réussi, mais du coup, je ne sais plus bien sur quel pied danser. La série est assez hybride dans son genre, même si elle est aussi classique dans son écriture du drama et du procédural. Du coup, c’est réussi et ça accroche pendant quarante minutes, en réussissant à surprendre par son rythme – qui a d’ailleurs encore changé pour cet épisode au niveau de la structure des intrigues. Quoiqu’il en soit, ça fonctionne à merveille pour le moment.
S01E04 – Worst Day Ever – 14/20
Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.
S01E05 – Point of Origin – 16/20
La série continue de développer ses personnages et leurs dynamiques, prenant enfin le temps de se concentrer sur ceux qui étaient restés au second plan jusque-là. Elle récupère un peu de sa superbe, malgré quelques situations qui manquent toujours de crédibilité.
S01E06 – Heartbroken – 16/20
En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste.
S01E07 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !
S01E08 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.
S01E09 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.
S01E10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

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9-1-1 – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de 9-1-1.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 20/20
The crazy part is as soon as help arrive, most people just hang up.

L’épisode débute sur la voix-off d’Abby nous distinguant tout de suite différents types d’urgence et nous présentant sa vie. Cela m’a déjà surpris car je pensais vraiment qu’on aurait une série faisant fi total de la vie personnelle de ses personnages. Friand de tout ce qui peut se transformer en intrigue feuilletonnante, je trouve ça bien qu’elle ait une mère malade et une vie perso désastreuse. Et pour compléter ma joie, elle m’offre sur un plateau d’argent le point 10 du Bingo Séries.

La série ne perd pas de temps à présenter la première urgence médicale : un ado qui ne respire plus après s’être noyé. Cela permet de découvrir l’équipe des urgences… et la frustration d’Abby de ne pas savoir comment les urgences se terminent… en l’occurrence bien. Ce n’est pas le cas de la deuxième urgence qui se termine par un suicide. Le rythme est excellent pour un pilot, et j’ai exactement ce que j’espérais.

Par la suite, notre urgentiste se rend à l’église pour se confesser : ancien alcoolique, il se confesse chaque semaine (youpi, une scène par épisode probablement). J’en retiens surtout que je suis heureux de retrouver l’acteur de The Catch (Ben, qui s’appelle désormais Bobby dans 9-1-1).

Comme nous sommes dans une série, il ne faut pas oublier le passage obligatoire par la scène de sexe : elle se fait par l’intermédiaire d’un pompier profitant d’une application de rencontres et de son camion. Ce petit jeune, Buck, se fait ensuite remettre en place par son supérieur, Bobby, parce que se balader comme ça, c’est mal. Nous tenons donc un jeune pompier impulsif qui fera forcément des siennes plus tard.

Le deuxième acte nous embarque dans ce qui promet d’être une excellente série si elle parvient à nous faire ça chaque semaine. C’est perché : l’appel d’urgence est celui d’un homme qui dit entendre un bébé dans ses canalisations. Si l’hypothèse de la drogue est évidemment envisagée en premier lieu, c’est finalement bien un bébé qu’il faut sauver d’une mort certaine. Si le cas est totalement tiré par les cheveux, la situation devient rapidement stressante avec une course contre la montre pour sauver le bébé, l’intervention de la police pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, des problèmes secondaires (entre l’ascenseur trop lent et le « ne tirez pas la chasse ») et l’« accouchement » le plus wtf de la télé jusqu’à présent (et pourtant, j’en ai vu… mais il détrône haut la main celui vu dans Angel).

Et puis, à la moitié de l’épisode, la première frustration : le bébé et sa mère sont retrouvés, puis sont amenés à l’hôpital et… c’est tout. Les équipes d’urgence n’ont pas besoin de plus, le reste est digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Allez, ça donne presque envie d’un spin-off directement, mais bon, on n’est pas là pour ça.

À la place, nous avons droit à un drama plutôt sympathique : la policière que nous venons de rencontrer (Athena Grant) a des problèmes avec Buck, le jeune pompier impulsif. Forcément. Les deux s’engueulent à propos de la réaction du jeune qui ne voulait pas sauver la mère.

Athena Grant est elle-même mère de famille et est confrontée à un gros problème dans la vie : son mari, père de ses deux enfants, est gay. C’est problématique et ça offre une scène de coming-out prévisible et ajoutant une dose de drama pour la saison à venir. Finalement, nos urgentistes ont leurs propres urgences personnelles. C’est tout bête comme technique d’écriture, mais ça aide bien à accrocher à ces personnages.

Un nouveau cas vient occuper la suite de l’épisode, avec une femme étant étranglée par son propre serpent qui n’a clairement rien à faire dans son appartement. Bon, Buck l’impulsif nous tue le serpent contre l’avis de ses collègues, mais ça suffit à sauver la victime et à ce qu’il couche avec. Traqué par Bobby, son boss, puisqu’il couche avec l’aide du camion, le jeune se fait finalement virer. Tous ses collègues en sont tristes (surtout Henrietta « Hen »), mais c’est la vie. Comme nous sommes dans une série et en plus dans un pilot, on se doute que ce n’est pas définitif…

Et en effet, un dernier cas vient encore renforcer la qualité de l’épisode : une petite fille seule chez elle qui entend des voleurs. Abby fait tout ce qu’elle peut pour la localiser, mais ce n’est pas évident puisqu’elle vient juste de déménager. Elle envoie aussitôt la policière dans le quartier, mais malheureusement, toutes les maisons s’y ressemblent et elle ne peut pas faire grand-chose.

Elle pense ainsi à appeler les pompiers pour utiliser la sirène du camion et localiser la maison qu’elle pourrait entendre dans le combiné. L’idée est bonne, mais nos pompiers sont occupés : Henrietta envoie donc Buck à la rescousse. Forcément.

Le plan fonctionne bien et si Lily, la petite fille, est à deux doigts de se faire capturer par les voleurs (et peut-être pire), Abby réussit à les convaincre qu’elle va les aider s’ils la laissent tranquilles. Là encore, le plan est impeccable, jusqu’à ce qu’un des voleurs réagissent au piège en prenant Lily en otage. Cette dernière le mord et parvient à s’échapper, mais ce n’est pas le cas du voleur qui décidément nous sert beaucoup de rebondissements : depuis sa moto, il tire sur Lily, sa mère (arrivée en cours de route dans le camion de Buck) et sur la flic… avant d’être arrêté par le jet d’eau de Buck à qui on n’avait pourtant dit de ne pas jouer le héros (code d’écriture indiquant évidemment qu’il allait le faire). Tout est donc bien qui finit bien pour tout le monde, puisque Buck se voit réintégrer à l’équipe.

Bref, je pense que la critique est assez claire : l’épisode est excellent et m’a pris aux tripes, me scotchant même à l’écran, ce qui est rare pour un pilot. Certes, c’est un procédural et les personnages ont des vies privées hyper clichées, mais l’écriture est top. La tension a pris sur une bonne moitié des cas de l’épisode. J’ai l’impression d’avoir vu deux ou trois épisodes grâce à cet excellent rythme.

J’y mets 20 car je l’ai ressenti comme ça, mais je ne pense pas que resterai autant à fond chaque semaine. Ce pilot est aussi prometteur qu’il en avait l’air et je suis juste très fan pour l’instant, c’est même le meilleur pilot que j’ai vu depuis un moment. Vous pouvez être sûrs que je continuerai de regarder cette série, toutefois, j’espère qu’elle saura aussi nous proposer des cas où ça finit mal ; sinon, la tension risque de bien vite retomber et la série sera drôlement plate. Ce premier épisode a fonctionné car je pensais vraiment qu’une des affaires au moins finirait mal et que je n’avais pas envie que ce soit le cas (bon, hormis le serpent, elle, elle aurait pu mourir sans que ce ne soit trop traumatisant : impossible de m’imaginer à sa place !).

Pour un pilot, que tout finisse bien est une bonne chose, mais pour le bien de la série, il faudra proposer des cas où ça se passe moins bien. En attendant, ça a tout pour devenir une série addictive.

LA to Vegas (S01)

Synopsis : La série se déroule dans un avion effectuant un aller-retour hebdomadaire Los Angeles-Las Vegas chaque week-end. Tous les passagers ont le même but : rentrer en étant les grands gagnants du casino de la vie.

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Pour commencer, cette série n’a pas grand-chose pour elle et hurle à l’annulation avec son synopsis bateau et ses photos promos très peu réussies. Pourquoi me l’infliger alors ? Et bien d’abord parce qu’une de ses actrices principales est campée par l’une des prétendantes d’Unreal. Comme j’adore cette série, j’adore tous les acteurs qui en sortent et j’ai envie d’au moins tester leur projet.

Mais ce n’est pas tout ! À l’écriture, on retrouve ainsi Alison Bennet, productrice de You’re the Worst (qui a fait un temps partie de mes séries préférées quand même) et scénariste qui me donnait l’impression d’être talentueuse, même si ses récents projets me laissent plus perplexes. Bref, je ne vais pas juger avant de voir, et du coup, je me suis dit que j’allais regarder et voir ce que ça donnait.

Ci-dessous, retrouvez chaque semaine mon avis sans spoiler sur les épisodes. Pour les critiques complètes (et avec spoilers), il suffit de cliquer sur le titre 😉

S01E01 – Pilot – 14/20
Ce n’est pas la série comique de l’année, c’est sûr (et pourtant, l’année vient juste de commencer), mais on sent une bonne volonté générale qui donne envie de revenir. Les présentations avec les personnages fonctionnent bien, j’ai surtout souri à défaut de rire pour l’instant, mais je sens que ça peut être drôle avec le temps. À suivre, peut-être avec du retard.
S01E02 – The Yikes and the Dead – 15/20
Les personnages s’avèrent déjà plus attachants que je ne m’y attendais et l’humour est bon. Si on sent qu’il s’agit d’une petite série qui n’ira probablement pas très loin, c’est une comédie qui paraît solide et fera passer un moment divertissant à tous ceux qui lui laisseront sa chance.
S01E03 – Two and a Half Pilots – 16/20
Un casting sympathique, des blagues qui fonctionnent sans être trop élaborées et une écriture tout à fait classique font de cette série une comédie aux allures un peu vieillottes, mais aussi une comédie qui fait ce qu’elle est supposée faire. Pas plus, pas moins. La structure change un peu cette semaine et ouvre de nouveaux horizons : tant mieux.
S01E04 – The Affair – 15/20
Les épisodes passent et se ressemblent, confirmant que la série pourrait, contre toute attente, finalement tenir la longueur, malgré sa structure classique. J’ai même eu un vrai éclat de rire devant cet épisode, alors que jusque-là, c’était fun et ça me faisait rire, sans plus.
S01E05 – The Fellowship of the Bear – 16/20
Ma foi, la série continue son petit bonhomme de chemin avec trois intrigues amusantes. Je ne sais pas si ça tiendra jusqu’à une saison 2, mais franchement, ça a le grand avantage de me faire rire à chaque épisode. Il y a toujours un personnage, une intrigue ou une blague pour me plaire, et une fois de plus : c’est tant mieux !