Glow (S01)

Synopsis : Dans les années 80, une jeune actrice (Ruth) tentant désespérément de lancer sa carrière se rend à une audition dans un gymnase de Los Angeles. Elle va vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une audition comme les autres et se retrouver embarquée dans l’univers du catch.

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Pour commencer, je dois avouer que si ce n’était pas pour Alison Brie, j’aurais probablement passé mon chemin sans même commencer cette nouveauté Netflix. J’avais encore en travers de la gorge l’annulation incompréhensible de Sense8, comme beaucoup trop de gens, parce que c’était avant le dernier rebondissement des deux épisodes conclusifs. Oui, mais voilà, je suis aussi un grand fan d’Alison Brie depuis que j’ai découvert Annie dans Community, du coup, je suis très curieux de voir ce que va donner cette série.

Pourtant, je commence à avoir un mauvais passif avec les nouveaux projets des stars de Community. Je n’ai pas aimé le pilot de Dr Ken, j’ai subi Atlanta sans accrocher, j’ai encore plus subi Love qui me laisse mitigé à chaque fois et les annulations de Powerless et The Great Indoors me laissent un peu frustré face à leur potentiel qui avait fini par se développer. Il n’y a que The Odd Couple qui semblait valoir le coup, mais je suis passé à côté. Bon, et pour finir le tour d’horizon, il y a bien Jim Rash qui fait quelques apparitions dans l’excellente Girlboss, mais il n’est pas vraiment central à l’histoire.

Bref, je m’éloigne beaucoup du sujet à parler autant de Community, mais au moins vous savez pourquoi je suis là. Je termine cette introduction en disant tout de même que je n’y connais pas grand-chose en catch (ça va me refaire mon vocabulaire !) et que les années 80, c’est un peu mon dada. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Gorgeous Ladies Of Wrestling.

La première scène débute à merveille avec un féminisme très réussi au beau milieu des années 80 et un personnage principal dans la loose à la Netflix. Il faut que j’avoue que ça m’a tout de suite accroché, ce qui m’a laissé perplexe car je m’attendais vraiment à être sceptique devant cette série. Bon, il faut moins de cinq minutes pour que l’héroïne finisse nue, c’est dans les standards Netflix, mais pour une fois, ce n’est pas une scène de sexe (forcément, avec une célibataire endurcie, c’est compliqué) et ça paraît presque intégré de manière cohérente dans le scénario.

L’épisode était une bonne grosse introduction à la série. L’idée derrière Glow est franchement brillante et le scénario est parfaitement maîtrisé, avec un bon humour et un casting réussi. Je ne parle pas que de Ruth quand je dis ça, les personnages secondaires ont tous l’air bons. Franchement, je vois le potentiel pour la saison et pour la série sur du plus long terme. Je m’attendais tellement à être rebuté que je suis plus qu’heureux de la tournure des choses avec cette série. Bon, comme d’hab avec Netflix, je ne sais pas trop pourquoi il y a autant de sexe et il a fallu un personnage qui se drogue l’écran, mais à part ça, tout roule bien.

Nous assistons donc aux auditions de Ruth pour un show télévisuel sur le catch, mais à trop en faire (Annie style ?), elle se fait rapidement virer et enchaîne sur une bonne grosse journée de merde où elle se fait agresser par des enfants et secourir par sa meilleure amie… ce qui la fait culpabiliser en plus de tout, puisqu’elle couche avec son mari, Marc.

C’est ce qui mène au point d’orgue à la série : Debbie, la meilleure amie, vient confronter Ruth au beau milieu de son audition (enfin, elle s’est ramenée sur les lieux de l’audition sans y être conviée surtout) et les deux se battent sur le ring. Voilà, ça marque la fin du pilot. Il y avait quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’était un début de série vraiment plaisant, avec juste ce qu’il faut pour me faire revenir sur l’épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – Slouch. Submit. – 15/20
It’s not about the lie, it’s about where the lie takes you.

Surtout qu’il ne faut pas attendre très longtemps pour revenir, comme nous sommes sur Netflix, la suite est immédiate. Ruth revient donc sur le ring et comprend que le directeur a adoré Debbie plus qu’elle, de même que ses nouvelles collègues. Magnifique. Debbie est donc une ancienne actrice de soap, c’est intéressant comme concept. Sam, le directeur, veut bien sûr revoir Debbie sur un ring et s’en donne les moyens. Il abandonne le gymnase pour se rendre chez elle.

On se croirait dans une série ou tout simplement à Los Angeles. Il souhaite donc embaucher Debbie comme star de son show. C’est improbable, mais il n’est pas compliqué de voir la même chose que lui en Debbie qui a beaucoup plus la carrure de star qu’Alison Brie.

L’épisode se concentre sur Cherry et c’est tant mieux : elle était de loin la plus clichée dans le pilot, donc c’est bien de lui donner plus de consistance. Il s’agit donc d’un ex de Sam et elle est géniale, de même que la fille de riche à qui elle s’attaque. Je commence déjà à avoir du mal à choisir mon personnage préféré. Bien sûr, c’était Ruth dans le premier épisode, mais là, il faut reconnaître que tous les personnages ont ce qu’il faut pour plaire.

L’histoire de la fausse-couche qui permet la conclusion de l’épisode ne m’a pas trop convaincu. En fait, j’ai l’impression que ça traîne un peu en longueur pour l’instant, je suis curieux de voir ce que ça va donner sur le long terme. En tout cas, j’aime beaucoup la tournure générale qui fait du Ruth la méchante quand on s’attendait à la voir être l’héroïne de la série et du show. C’est tout bête comme twist, mais ça surprend juste assez pour convaincre de rester encore plus longtemps. C’est le second épisode qui parvient à cela et ça m’en fait oublier les quelques longueurs (25 minutes suffiraient).

03.pngÉpisode 3 – The Wrath of Kuntar – 15/20
You mean stereotypes?

L’épisode s’intéresse un peu plus à la vie de Sam, le directeur de casting, et à la production de Glow. Il y a en effet tout un spectacle à monter, ce qui implique quelques pistes de scénarios catastrophiques. Le producteur, Sebastian (Bash), débarque au gymnase et je suis bien content de revoir une bouille connue que j’avais presque oublié tant ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu !

Donc, le scénario de Glow, c’est de la merde, et heureusement que la série n’est pas à point catastrophique. En même temps, je n’accroche que moyennement à l’idée de la fête hollywoodienne chez le producteur qui permet d’introduire la masse de drogue dans la série. Bref, du Netflix, comme toujours, ça ne serait pas une série de qualité sans ça. C’est fou comme je me répète d’une production à l’autre, je critique toujours les mêmes points, mais j’y reviens à chaque fois, c’est donc que ça fonctionne malgré tout.

Sam comprend que son scénario de ne plaît pas à Sebastian et il le prend mal, mais comme tout le monde adore Sebastian dans le casting, il est mal parti. Forcément, en même temps, Sebastian demande aux nanas d’essayer toutes les tenues qu’elles veulent. Pendant ce temps, Debbie se bourre la gueule avec le serviteur du producteur (gay vibes, anyone ?) et elle finit tellement mal qu’elle se fait renvoyer chez elle en taxi.

La confrontation Sebastian/Sam tourne mal, mais c’est sans compter sur Ruth qui trouve un moyen d’arranger les choses, bien sûr. Niveau écriture, ça ne se prend pas trop la tête, ça joue la carte de la simplicité tout du long, mais c’est fluide tout du long. J’accroche, j’ai envie de rester même quand j’ai des scènes qui m’ennuient et ça, franchement, c’est bien joué. La fin d’épisode, qui joue sur tous les clichés possibles autour du casting de la série, m’a bien fait rire (mais pas autant qu’elle n’aurait dû, je pense, hormis Vicki the Vikings). La dernière réplique constitue un excellent cliffhanger et ça m’embête, parce que j’ai fait une pause pour aller manger pile à ce moment-là, moi !

04.pngÉpisode 4 – The Dusty Spur – 16/20
Aw, stop hitting me with knowledge

Wow, bluffé dès l’introduction, je n’avais pas reconnu du tout l’actrice sans son maquillage et avec une couleur de cheveux différente. Je n’avais même pas compris qu’elle portait une perruque pour cacher qu’elle était blonde.

Les filles se voient forcées de déménager ensemble dans un motel pour améliorer leur méthode, leur jeu d’actrices et la technique de catch. C’est surtout une excellente manière pour les scénaristes de nous présenter les personnages sous un jour différent. Oh, pas Ruth bien sûr, mais la She-Wolf, Rhonda et Carmen y ont droit. C’est une excellente idée, surtout que ça permet de varier un peu du gymnase pour un temps. Comme en plus j’ai fait une pause dans le visionnage, ça m’a permis de rapidement retrouver mes marques avec tous ces personnages.

Carmen (Machu Picchu) est une de celle qui est le plus développée dans cet épisode, et c’est tant mieux, car il y a beaucoup derrière son personnage, à commencer par une famille beaucoup trop invasive. Son père refuse donc qu’elle fasse du catch, et il ne peut en être autrement, même quand Sebastian veut l’aider.

Cependant, la plus grande réussite de l’épisode est de rendre touchante Sheila et sa personnalité totalement délurée. Finalement, sa cohabitation forcée avec Ruth amène pas mal de bonnes choses et une sensibilité nouvelle à la série qui devient aussi une histoire d’acceptation de soi. Ce n’est pas si étonnant, vu le thème global de Glow, et ça fonctionne bien avec ce personnage. On passe de l’humour pur et dur à une version plus attendrissante, c’est bien pensé.

Debbie retrouve son mari chez elle et elle se sent un peu forcée de quitter sa maison. Elle finit donc à son tour au motel, où elle aperçoit Ruth sans pour autant la réveiller ou la faire tomber dans la piscine. On progresse entre ces deux-là aussi, du coup.

Enfin, Cherry ramène son mari, Keith, au motel et il s’incruste à la soirée vidéo des filles, qui cherchent l’inspiration pour leur personnage et découvrent un Sam célibataire enregistrant une interview pour trouver l’amour. C’était plus moyen comme scène.

J’aime beaucoup la série, mais elle part quand même dans tous les sens avec trois ou quatre intrigues en parallèle dans chaque épisode. C’est un peu compliqué pour la critique, mais ça reste cool à suivre. Sinon, je dois souligner la soundtrack dans cet épisode qui était tout bonnement excellente.

05.pngÉpisode 5 – Debbie Does Something – 17/20
Porn you can watch with your kids, finally!

Cherry grille Melanie (la fêtarde) en train de rompre le couvre-feu et ça se passe plutôt mal entre ces deux-là, comme deux épisodes plus tôt. La cohabitation à l’hôtel continue donc, Cherry regrette de ne pas avoir d’eau chaude, les deux meilleures amies enchaînent les blagues téléphoniques et Justine commande des pizzas pour voir le livreur dont elle est amoureuse… et avec qui elle finit grâce à l’aide imprévue d’Arthie, sa colocataire.

Au gymnase, Debbie remarque que Ruth et Carmen se donnent à fond et progressent à vitesse grand V alors qu’elle est complètement à la traîne. Elle entre donc en pleine déprime et abandonne son bébé à sa mère pour qu’elle s’en occupe pendant les répétitions. C’est une manière de voir les choses. Elle demande de l’aide à Carmen qui comprend qu’elle n’a jamais vu un seul match de catch dans sa vie.

Elles se rendent donc à un match, avec également Melanie qui n’en peut plus d’être coincée à l’hôtel. De manière prévisible, Debbie kiffe le match à partir du moment où elle comprend qu’il y a une histoire derrière les matchs, à la manière d’un soap opéra. Et quand en plus son nouveau catcheur préféré est un fan de soap, elle trouve totalement ce qu’elle cherchait dans le catch et qu’il lui manquait pour son travail… et pour sa libido, clairement.

L’épisode se termine sur Shelly qui l’oblige à s’entraîner et, cette fois, Debbie est à fond pour faire du catch son boulot !

Du côté du show, la promo commence avec la recherche de sponsors pour la diffusion. C’’est amusant et surtout, surtout, Ruth trouve enfin son personnage : la russe communiste anti-américaine. Cela fonctionne à merveille.

Rhonda est vexée et jalouse de voir une relation amicale se développer entre Sam et Ruth, pourtant cela améliore la qualité de la série d’avoir une vraie dynamique évolutive entre ces deux-là. Quant à Sam et Rhonda, ils couchent ensemble. Il ne se fait pas chier le Sam.

J’ai trouvé cet épisode mieux construit que les deux précédents et plus clair dans ses intentions, avec quelques intrigues de moins, ce qui fait du bien à la qualité globale !

06.pngÉpisode 6 – This Is One of Those Moments – 16/20
It’s never too early to be in character.

Sam réunit Ruth et Debbie dès l’aube pour leur faire avaler l’idée USA contre Russie. Bon, le côté accent russe est un peu lassant, même si bien trop drôle. Et puis Ruth qui se bat toute seule sur le ring, c’était à mourir de rire. Debbie refusant de faire le moindre effort envers Ruth (en même temps), Ruth se retrouve avec une journée de congé à tuer.

Elle décide de la passer avec Gregory, le russe qui tient le motel dans lequel les filles résident. Comme par hasard. Je suis sûr qu’il sera ravi en découvrant ce que fait Ruth de sa culture. Ruth se bourre la gueule à la vodka en sa compagnie alors que la fête à laquelle il l’amène est juste totalement perché puisque c’est la barmitsva d’un adolescent. Franchement, cette partie de l’intrigue n’était pas hyper passionnante, ce qui est un peu dommage puisque c’est toujours l’héroïne de la série.

Justine continue de flirter avec son livreur de pizza, mais les choses ne se passent pas si bien entre eux. L’épisode se concentre un peu sur elle et ce n’est définitivement pas sa journée : Rhonda lui avoue qu’elle couche avec Sam au détour d’une conversation. Dur d’apprendre ça de son idole, qu’elle confronte ensuite. Je l’aime de plus en plus cette petite Justine, clairement c’est la cadette du groupe et elle a beaucoup à apprendre !

Ce n’est pas non plus la journée de Debbie qui se retrouve à se battre contre Tamme/Welfare Queen sans y arriver, puis contre Arthie, puis contre SheWolf… le tout sans jamais arriver à trouver la parfaite concurrente alors que c’est la star du spectacle. Forcément, l’idée étant de la confronter à Ruth, ce n’est pas trop étonnant.

Complétement bourrée, Ruth débarque justement, jouant à la juive, mais Debbie est prête à l’accepter en tant que russe. Dès lors, les deux se retrouvent sur le ring et c’est parfaitement écrit/joué. Difficile de ne pas rire de ce cliché russes/américains et de la complicité retrouvée des deux meilleures amies. Ce que filme Sam est parfaitement parfait cette fois… mais Justine débarque la nuit suivante et vole la caméra. Reste à savoir ce que ça donnera ensuite. C’était un bon épisode, malgré quelques longueurs du côté de Ruth. J’ai beaucoup aimé voir le show prendre forme dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Live Studio Audience – 17/20
They spelled your name wrong.

Hop, c’est le grand début de Glow qui arrive avec les filles qui en font la promo dans la rue. C’est presqu’aussi excitant pour elles que pour les téléspectateurs, même si je pense qu’il faudra attendre la fin de saison pour être face au match promis depuis un moment.

Sherry et Tamme se retrouvent à devoir se battre contre les deux vieilles et ça ne leur plaît pas, côté vision et message que ça fait passer.

Pendant ce temps, Debbie trouve ses capacités totalement ridicules, ce qui ne lui convient bien sûr pas du tout. Par conséquent, elle propose à Ruth de s’entraîner beaucoup plus que ce qu’elles ont fait jusqu’à présent. Elles se servent des frères de Carmen pour cela. C’est sûrement là la meilleure trouvaille de la série, franchement. Bien sûr, il y a quelques longueurs dans leur entraînement, mais il est absolument génial de les voir s’entraîner sur les combats. En plus, on sent que les actrices se donnent autant à fond que leur personnage. Le tournage est sacrément physique, c’est tout à fait surprenant je trouve de voir autant les efforts des actrices. Je veux dire, on sent bien qu’il n’y a pas que des cascadeurs pour faire leur job et c’est tout à fait génial à voir.

Du côté de la caméra volée, Sam affirme qu’il virera celle qui a fait le coup, donc Justine la planque dans le casier de Rhonda. C’est une sous-intrigue franchement pas passionnante. Je pense que c’est un peu voulu quand même. Le but est probablement de faire monter la tension tout au long de l’épisode pour le premier match devant public.

Et effectivement, le côté moins intéressant de cette intrigue précède la première soirée publique pour Glow… Qui fonctionne bien sûr tellement mal, pour les premiers matchs. Cependant, Sherry et Tamme sont bien plus malines que prévu et décident de s’en prendre au Ku Klux Klan. C’est juste absolument génial comme idée de base pour un premier spectacle et ça précède donc l’excellent USA/Russia. J’ai adoré cette seconde partie d’épisode, forcément, il faudrait être compliqué. Tous les personnages ont leur instant de gloire même si on sent bien que personne ne sait ce qu’il fait, de la crise d’angoisse de Carmen à Sebastian qui se voit couper les vivres par sa mère.

Quant à Debbie, alors qu’elle est à son apogée et prête à gagner son premier match, son mari débarque et décide de lui balancer les papiers du divorce à la face. Tellement sympathique son mec. Bref, la série jongle assez bien entre ses différentes intrigues et surtout entre les vies privées et publiques de ses personnages. La toute fin voit Rhonda entamer son rap totalement stupide, mais une fois repris par l’ensemble des Glow, ça a tout de suite une autre tronche !

Vite, la suite !!

08.pngÉpisode 8 – Maybe It’s All The Disco – 17/20
Oh come on, who gives a shit?

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes, malheureusement il a bien fallu que je mange. Alors que Debbie galère avec son divorce puisque Mark ne veut plus divorcer, il est assez vite évident que Ruth a un autre problème quand toutes les filles parlent de leurs règles. C’est marrant comme toutes les séries font le coup en abordant les règles. Oh, elle retarde comme elle peut en allant visiter un studio avec Sam, mais elle se retrouve à faire un test de grossesse.

Et oh mon dieu, que les tests de l’époque sont une torture pire encore que ceux d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il faut comprendre comment ils fonctionnent, mais ensuite parce que le temps d’attente semble être quelque chose de fou, tout simplement. Pauvre Ruth.

C’est également l’anniversaire de Sheila dans cet épisode. Bien sûr, elle n’a pas spécialement envie de le fêter, mais comme les filles font tout pour qu’elle le fête, et particulièrement Jenny (oh, ça y est, elle a un rôle elle, il était temps), ce n’est pas comme si elle avait le choix. Les filles se rendent donc dans une discothèque/piste de rollers, ce qui était marrant à souhait. Les voir faire la fête comme ça, ce n’est pas rien et ça fait plaisir. Elles sont enfin une bande d’amies. Pendant ce temps, Bash disparaît, n’ayant plus d’argent à donner à Glow. Forcément. Cela ne rassure pas trop Carmen, qui finit par gaffer auprès de Sherry pendant l’anniversaire de Sheila.

Ruth prend la décision d’avorter et appelle Sam à l’aide sur ce coup-là. Leur relation qui se développe depuis quelques épisodes est en train de devenir l’une des plus mignonnes de la télévision, aussi stupide que cela puisse paraître. Je ne sais pas, je trouve leur amitié vraiment touchante, et je doute que cela en reste là, surtout maintenant que Sam s’est fait larguer par Rhonda.

Ruth se retrouve donc en clinique à avorter et la série n’est pas très timide sur cette intrigue. C’était tellement triste à voir, je trouve que ça remue bien. Le choix est évident pour Ruth, mais ça ne l’empêche pas d’être crève-cœur. Je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue en lançant cette série la première fois et, à vrai dire, avant cet épisode non plus. En parallèle de cet avortement, Debbie et Mark semblent se réconcilier. C’était tout aussi inattendu (bon, non, un peu moins quand même).

Cet épisode s’éloigne un peu de Glow, finalement, s’attardant sur la vie personnelle de chacune, mais ça fonctionne à merveille.

09.pngÉpisode 9 – The Liberal Chokehold – 16/20
He’s not poor, he’s broke. There’s a difference.

L’actualité dans le monde prend le dessus au début de cet épisode, avec une prise d’otage qui fait parler un peu tout le monde.

Debbie continue de gérer son couple et son bébé comme elle peut.

Bash réapparaît après deux semaines de disparition et il est clairement dans le pire des états. Il avoue à Sam qu’il n’a plus d’argent. Persuadé que le show est fichu, Sam l’annonce aux filles qui font tout ce qu’elles peuvent pour récolter de l’argent. Au moins les choses sont claires dès le départ.

Bash fait également ce qu’il peut pour obtenir l’argent de sa mère, mais ça ne marche pas si bien que ça. Il revient donc bredouille auprès des filles, puis les invite/incruste à la soirée de sa mère servant à récolter de l’argent contre la drogue en Afrique. Oh, je ne sais pas si c’est un détournement d’argent très sympathique, mais en même temps, Sam n’a aucun mal à se droguer au beau milieu de la fête après avoir appris qu’il n’a de toute façon plus de décor pour tourner. Bon, il apprend aussi que son film existe déjà : c’est Retour vers le futur.

Pendant la soirée, Ruth et Debbie recommence à sympathiser. Du moins, Debbie le fait et se retrouve en larmes, à pleurer l’absence de sa meilleure amie. Oh. C’était peu cool à voir, tant on s’accroche vite à ces personnages. Bien sûr, Ruth se sert de tout ça pour convaincre les gens de donner de l’argent à sa cause, et ça fonctionne à merveille. La mère de Bash refuse bien sûr ces virements, mais leur offre à tous un lieu pour tourner.

Histoire d’enfoncer encore un peu plus Sam, Justine lui révèle qu’elle est sa fille… quelques secondes trop tard, car il vient de tenter de l’embrasser. Oh, je vous jure, difficile de ne pas adorer Justine. Après coup, ça me paraît un peu prévisible, mais franchement, je trouve qu’ils ont très bien géré cette révélation et je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout. Cela fait une fin d’épisode qui me laisse un peu sceptique pour l’épisode final.

Surtout que, contre toute attente, Sherry se voit également offrir une audition (par la même agent que Ruth !).

C’était un bon épisode, mais on s’éloignait tellement du catch que je trouve qu’il lui manquait vraiment quelque chose. Clairement, j’espère désormais une seconde saison car la dernière demi-heure ne pourra pas être suffisante pour tout conclure.

10.pngÉpisode 10 – Money’s in the Chase – 19/20
Well, listen, kid… It can only get better from here. I think. I hope.

C’est parti pour le dernier épisode, déjà, et il commence fort avec les filles qui préparent le spectacle télévisuel du soir même. Seulement, il y a tout un tas de vies personnelles à gérer et deux heures de galère, surtout, compressées en trente minutes. Pour le meilleur et pour le pire, parce que ça manque d’un peu de crédibilité par moment.

Sam avoue à Ruth la vérité à propos de Justine, et celle-ci lui conseille d’aller lui parler tout de suite, ce qu’il fait. Elle est de retour chez son livreur de pizza, alors même qu’on en était resté sur les deux un peu en froid. Bon allez, pourquoi pas. La scène entre Sam et Justine est plus drôle qu’autre chose, avec la mère du livreur qui entend tout ce qu’elle ne veut probablement pas entendre de sa nouvelle belle-fille. Cela dit, les deux sont aussi touchants quand Justine se ramène finalement au spectacle après avoir fait faux bond à tout le monde.

Pendant ce temps, Cherry décroche son rôle dans son autre série, malheureusement pour elle. En effet, cela la met face à un dilemme car elle doit choisir entre les deux. Nous ne saurons pas sa décision finale, même si son mari souhaite clairement qu’elle arrête le catch. Pas évident après tant d’entraînement d’abandonner son rôle de catcheuse.

De son côté, Debbie prend une décision absolument incompréhensible : elle décide de retourner auprès de Mark et abandonne donc le show à deux heures de le tourner. Normal… Cela ne fonctionne pas du tout par rapport à l’épisode précédent où elle adorait le catch. Certes, ils nous l’expliquent plus ou moins dans sa scène avec Sam, mais pendant tout l’épisode, je savais très bien qu’elle finirait sur le ring. Que la série choisisse de ne pas nous dire que c’est un plan de Ruth et Debbie depuis le départ, c’est étrange, surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elles le cachent aux autres filles.

Debbie s’affirme donc face à son mari en tant que Liberty Bell, et c’est plutôt très cool à voir. Dans le genre affirmation, nous voyons aussi Carmen réussir à surmonter sa peur du public lorsqu’elle aperçoit son père dans les gradins. C’est un peu bidon et prévisible, mais c’est touchant. Affirmation, enfin, quand les filles décident d’aller payer les spectateurs du cinéma d’en face pour venir assister au combat et faire de celui-ci un véritable carton pour la caméra.

J’en arrive à parler du spectacle en lui-même, qui est géré d’une main de maître par Ruth qui explique au caméraman qu’il faut bouger. Sam crise en voyant qu’ils sont deux à filmer et qu’ils sont dans le champ l’un de l’autre… mais c’est ce qui participe finalement à la folie de Glow, le vrai show dont est inspiré la série. Le mouvement donne toute sa logique et sa puissance au spectacle.

Le spectacle, justement, qui est une vraie réussite dans la manière dont il est monté et commenté par un Bash survolté. Comme en plus on est attaché aux personnages, c’est vraiment cool de réussir à suivre tout ça et de voir les combats, enfin. On se rend bien compte de l’évolution de ces filles paumées dix épisodes avant qui sont maintenant capables de vendre des combats de fou. En plus, ça donne presque envie d’aller vraiment regarder du catch.

La toute fin du show voit donc Liberty Bell surgir du public et gagner son match contre la méchante soviétique Ruth (qui a elle-même gagné contre « la chinoise », voilà les clichés). Seulement, Sam a d’autres idées, et il envoie Tamme récupérer la couronne remise à Debbie. Le reste du spectacle Glow consistera donc à récupérer la couronne de cette privilégiée. Et ouais, c’est clairement moins prévisible que la victoire américaine, Sam a raison.

Quant à la toute fin… Ruth et Debbie se retrouvent complices, mais quand même pas assez pour aller prendre un verre, ce qui semble briser quelque chose en Ruth. Aaah. Sans ça, la saison pourrait se suffire à elle-même, mais là, ça donne vraiment envie d’une suite et j’espère que Netflix n’ira pas l’annuler parce qu’il y a clairement du boulot et de la préparation de la part du casting, l’investissement y est !

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EN BREF – Il n’y a pas à dire, Glow a été une vraie bonne surprise alors que je la commençais de manière très, très sceptique et uniquement pour Alison Brie. Franchement, le synopsis ne me disait trop rien et me faisait vraiment sortir de ma zone de confort : inspirée d’une histoire vraie et pseudo-historique (années 80) dans l’univers du catch ? Franchement, tout ce qu’il faut pour me faire fuir.

Ouais, mais il y avait aussi une vibe féministe qui n’était pas pour me déplaire, fortement mise en avant dans la bande-annonce initiale et que l’on retrouve bien dans la série. Difficile de ne pas craquer pour tous ces profils différents, mais aussi pour Sam (j’ai commencé par le détester, mais en fait, il transcende les deux derniers épisodes) et Bash (idem, avec une haine moins forte au début). Quant au scénario du spectacle, je vous jure, j’étais à fond alors que je trouvais un peu prévisible l’arrivée de Liberty Bell.

Vraiment, la série a réussi à susciter mon intérêt précisément parce que c’était en-dehors de mes petites habitudes tout en restant parfaitement calibrée Netflix. Quelques scènes resteront marquantes pour moi : du premier clash entre Debbie et Ruth au montage musical de leur entraînement en passant par l’avortement de Ruth ou les scènes très touchantes sur la personnalité de Sheila.

Voilà, il n’y a pas à dire, j’espère très fortement une saison 2, car il y a tout ce qu’il faut pour en faire une niveau intrigue et une fin tout de même un peu ouverte, même si, oui, nous avons une histoire complète jusqu’à la diffusion du tout premier épisode.

Pas de nouvelle de la part de Netflix, mais après l’annulation de Girlboss, je suis un peu inquiet, j’avoue… surtout parce que j’ai commencé les deux séries en étant très sceptique et je les ai adorées. Alors forcément, je n’ai pas envie que ça s’arrête en si bon chemin ! En plus, le travail et la préparation physique d’Alison Brie pour ce rôle sont bluffant, franchement, elle n’a plus rien d’Annie de Community, ça m’a impressionné de la voir comme ça, elle est parfois méconnaissable !

Bon, et puis, j’avoue, ça m’a rendu encore plus curieux sur l’univers du catch dont Ludo m’a déjà parlé plus d’une fois. Il m’a même filé des DVDs de catch en mars quand je l’ai vu et peut-être que je vais finir par y jeter un œil, allez savoir.

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The Mist (S01)

Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 1, désormais disponible sur Netflix, après visionnage. La série a été annulée le 28 septembre et ne connaîtra pas de fin, s’achevant sur un cliffhanger.


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Pour commencer, je ne suis pas certain que ce soit un bon plan d’entamer une énième série, surtout inspirée par une nouvelle de Stephen King qu’il me semble avoir lu il y a fort longtemps et dont je ne me souviens pas bien. Non, je ne suis pas certain, mais comme d’habitude, il y a un truc ou deux pour me donner envie de commencer.

Enfin, là, la seule vraie raison, c’est que c’est l’été et que ça semble être la série parfaite pour de chaudes nuits d’été. Vous remarquerez si vous suivez le blog que je dis ça de pas mal de séries, mais force est de constater que c’est une mode cette ambiance un peu moite pour l’été, et ça me va très bien depuis True Blood. La diffusion a commencé vendredi soir et j’ai donc regardé ce pilote au beau milieu de la nuit, parce que j’ai retrouvé ma connexion WiFi alors pourquoi pas ?! J’ai vu que trois épisodes étaient déjà dispos, mais je vais suivre la diffusion américaine quand même parce que la flemme de devoir attendre le 15 juillet pour la suite sinon.

Si j’ai lu la nouvelle, je n’ai jamais vu le film et je ne sais plus trop comment ça finit. Je sais que le film avait proposé une fin différente, en plus, et que les scénaristes de la série ont eux aussi décidé d’adapter l’œuvre de Stephen King à leur sauce. J’espère qu’ils ne perdront pas pour autant le côté huis-clos qui m’attirent toujours beaucoup trop simplement !

Note moyenne de la saison : 12/20

01Épisode 1 – Pilot – 18/20
You don’t understand. It’s coming! It’s coming!

Ouh que c’est dégueulasse dès le début, avec un épisode qui commence par une araignée sur le visage qui n’est pas sans me rappeler l’introduction de Westworld. Loin du synopsis que j’en ai fait, cette série débute donc sur un soldat qui se réveille amnésique et se fait surprendre par la fameuse brume. De manière hyper logique, notre bon soldat, Bryan, se précipite dans la brume, ce qui est une idée débile (qu’il ne sera malheureusement pas le seul à avoir). Il découvre le cadavre de son chien (enfin il espérait que ce soit le sien) étripé et décapité, ça met dans le ton.

Le lendemain, on se retrouve à suivre la vie d’Eve, une prof tout ce qu’il y a de plus classique qui se fait virer pour avoir parlé sexualité à sa classe de lycéens. Que c’est beau. On découvre sa famille et il est assez rapidement évident que celle-ci fera partie des gens pour lesquels on flippera qu’il arrive quoique ce soit une fois la brume arrivée. Au match de foot du coin, la fille d’Eve, Alex, retrouve son meilleur ami gay bi très cliché, Adrian, et le mec qui la fait fantasmer, Jay, qui l’invite à une soirée ou Eve refuse qu’elle aille. La vie banale d’une petite bourgade, donc, aux antipodes de l’histoire fantastique pour laquelle j’ai voulu regarder. C’était surprenant, mais ça permet de mieux connaître les personnages.

Pendant ce temps, une femme est agressée dans une grange et s’en prend violemment à son agresseur, le plantant avec une fourche (joli point du Bingo pour ceux qui ne l’auraient pas encore). Il faut aussi noter une forte insistance sur la présence d’insectes à l’approche de la brume, ça ne dit rien qui vaille.

L’épisode nous introduit bien les personnages en parallèle les uns des autres. Bryan arrive au commissariat de la ville, Bridgeville, à temps pour prévenir les autorités, mais il est tellement peu cohérent qu’il se fait enfermer. La femme à la fourche, elle, débarque en ville aussi, dans la maison d’une vieille dame où elle a planqué du fric et un passeport. Devinez où elle finit ? Oui, au commissariat de la ville.

Toujours pendant ce temps, le père d’Alex, Kevin, lui permet d’aller à une soirée, malgré l’avis d’Eve, où elle se met à boire avec son crush… et finit violée par celui-ci. C’est con, Jay paraissait tellement mignon et gentil, et ce n’est qu’un violeur. La série parvient au moins à surprendre de ce côté-là, avec une intrigue qui n’a rien à voir avec ce pour quoi je suis venu. C’est presque redondant après 13 Reasons Why, mais ça fonctionne bien.

L’épisode installe son suspense et beaucoup d’intrigues secondaires, tout en annonçant l’arrivée de la brume avec beaucoup d’insistance et de clins d’œil apocalyptiques. Ce sont les voisins d’Eve, un couple d’anciens, qui permet de mieux sentir arriver la brume. Ils semblaient assez malins pour s’en sortir vivants, mais ces idiots sortent malgré tout dans le nuage de fumée épais. Hop, le petit vieux se fait tirer dessus par un homme en pleine hallucination qui se suicide ensuite. Pendant ce temps, on a un flic qui se fait bouffer par des insectes et Kevin qui se trouve à tenter de libérer les prisonniers du commissariat.

Alex se retrouve à son tour dans la brume qui arrive sur elle de manière bien rapide et peu naturelle. Cela dit, il est assez clair que ce brouillard est peu naturel, lui aussi, même si on est loin des monstres suggérés par la bande-annonce et le synopsis. Il ne faut pas longtemps pour qu’Alex retrouve sa mère dans le centre commercial, mais elle a quand même eu le temps de voir un type mort. Elle a beau prévenir que la brume est dangereuse, on ne l’écoute pas, ce qui mène à une mort supplémentaire bien dégueulasse (mais aux effets spéciaux ratés).

La fin d’épisode est brutale : Alex découvre que Jay est dans le même centre commercial qu’elle, Kevin se fait attaquer par le flic bouffé par les insectes qui finit le crâne explosé par la prisonnière libérée, la vieille femme se retrouve enfermée à l’église.

En 47 minutes, ce pilot nous introduit donc beaucoup d’intrigues qui justifient largement un traitement en dix épisodes, ce qui ne paraissait pas si évident vu l’histoire de base. Le mystère est présent, palpable et si je le trouvais un peu long à mettre l’intrigue de la brume en place, force est de constater qu’avec ses dix dernières minutes, l’épisode parvient à cartonner. C’est un excellent début, tout simplement, et je suis pressé de découvrir la suite la semaine prochaine après ce cliffhanger réussi !

02.pngÉpisode 2 – Withdrawal – 17/20
It’s another body.

C’est repar… ah non, attendez, y a ce putain de livreur que j’ai attendu toute la matinée qui est là. Oui, donc, c’est reparti pour un épisode. On est tout de suite de retour dans l’ambiance Mistérieuse (ce jeu de mot merdique) avec les personnages du commissariat qui cherchent à comprendre ce qu’il se passe en étudiant le corps du flic, ce qui permet un ou deux plans bien gore.

Ils décident de s’enfuir du commissariat avec une des voitures de police, ce qui semble une bien mauvaise idée, surtout quand Kevin balance les clés (certes rattrapées au vol allez savoir comment) pour aider Adrian à se relever parce qu’il est tombé dans les escaliers. Merci le boulet. Avant cela, nous avons vu Mia se droguer et c’est donc super rassurant de la voir conduire.

Quelqu’un essaye de leur voler la voiture et sans surprise, Mia s’enfuit et leur fait avoir un accident. Hop, les voilà perdu dans le brouillard.

Pendant ce temps, le chef Heisel a renversé un animal sur la route, bien sûr et se retrouve à l’église où Nat est encore en état de choc suite à la mort de son mari. Après leur accident de voiture, les rescapés du commissariat se retrouvent évidemment à l’église, grâce à la cloche de celle-ci. Bon, c’est un peu gros comme situation, mais le coup de la cloche explique logiquement comment eux s’y retrouvent, par rapport à Connor Heisel (vous sentez comme je retiens les noms au fur et à mesure).

Mia se fait menotter en moins de dix secondes (après avoir halluciné la présence de son amie morte) et Connor perd un peu la face. Je pensais qu’on garderait la séparation des personnages un peu plus longtemps, du coup, ce rythme me surprend et est plutôt bénéfique pour la série. Oui, il y a des défauts, mais dans l’ensemble, je suis plutôt heureux du rendu et bien pris dans l’ambiance et le suspense.

Mia et le soldat continue de sympathiser (il l’a vu se droguer), Kevin parle un peu avec sa voisine… Je crois bien que l’action est passée dans cette intrigue, on n’aura rien de bien intéressant à se mettre sous la dent à partir de là. Du coup, changeons de groupe si vous le voulez bien !

Au centre commercial, le gérant décide de fermer les portes, ce qui paraît effectivement être une bonne idée. J’ai eu la bonne surprise de reconnaître Eric Knudsen parmi les figurants (Continuum, 12 Monkeys, même si je n’ai pas encore vu cette dernière). J’espère donc, vu que c’est un acteur quand même assez connu, que son rôle sera développé par la suite. Il y a d’abord de faux suspens autour des portes qu’Eve et Alex veulent fermer avec l’aide de Kimmi.

On découvre donc un peu les personnages du centre commercial et c’est de ce côté que ça avance le plus sur les mystères : un autre corps est découvert, puis un autre. Le dernier a toutefois décidé d’écrire quelque chose avec son sang, mais personne n’est vraiment d’accord sur quoi. Bien sûr, ils ont découvert tout ça grâce au seul drone présent dans le centre commercial et celui-ci reste coincé.

De manière tout aussi logique, le téléphone satellite permettant de contacter le monde extérieur est dans le couloir du centre commercial pollué par la brume. Une grande loterie est organisée pour décider qui ira passer le coup de téléphone et c’est bien évidemment Eve qui est tirée au sort. Bon, la série ne se donne pas vraiment la peine d’essayer d’être surprenante sur ce genre de détails, mais la suite est heureusement meilleure.

En effet, Eve se rend bien dans le couloir, mais avec Clint, qui se porte volontaire. Clint ? Un figurant jusque-là, qui semble se découvrir du courage, contre l’avis de sa copine. Bref, la victime parfaite parce qu’on ne va tout de même pas sacrifier Eve dès le second épisode alors que c’est l’héroïne. En fait, une fois à la radio, il semble cacher un secret, tentant d’appeler Arrowhead, qui que ce soit. Il a également un nom de code et un flingue, donc Eve commence à flipper. Il l’empêche de s’enfuir, ce qui ne lui plaît beaucoup (tu m’étonnes).

Sans grande logique, les deux se mettent alors à se battre autour du flingue, tentant de s’entretuer. Allez savoir pourquoi. Certes, il ne veut pas parler, mais il y a un moment où Eve aurait pu s’enfuir et, non, elle retourne à l’attaque pour finalement lui tirer dessus. Je ne suis pas bien sûr qu’il soit mort pour autant, c’est tout à fait le genre de piste scénaristique qui pourrait revenir hanter Eve par la suite.

En effet, de retour dans le hall du centre commercial, Eve se garde bien de raconter la vérité sur ce qu’il s’est passé.

En définitive, c’était un bon épisode bien rythmé. Il avait ses instants prévisibles et ses détours obligatoires (Nathalie qui fait une cérémonie pour son mari et boit du vin). Il a aussi son bon montage musical final qui mène à l’inévitable cliffhanger : le soldat avoue à Mia qu’il a eu la même hallucination qu’elle, le violeur s’aperçoit que les amis de Clint se sont pendus dans les toilettes. Charmant !

Bref, c’est parfaitement maîtrisé pour le moment. Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est très bon. L’écriture et les jeux d’acteur sont exactement ce qu’ils doivent être, le rythme également et je continuerai de revenir pour la suite. Je suis intrigué par le mystère général, les personnages sont plutôt bons, il y a tout ce qu’il faut où il faut, même si je regrette un peu son côté un chouilla trop prévisible.

03.pngÉpisode 3 – Show and Tell – 13/20
Oh I’m not talking about your god.

Me revoici présent pour un troisième épisode de ce divertissement un peu flemmard mais tout à fait à la hauteur de ce que j’en attendais.

Dans l’église, la vie en communauté s’organise comme elle peut et il faut assez vite trouver un moyen de faire bouger un peu les choses. Du coup, Kevin propose une petite expédition à l’extérieur, parce que c’est tout à fait logique, non ? Non, effectivement, mais bon.

L’autre truc pas logique, c’est qu’ils arrivent à distinguer des voitures et des corps à travers la brume en regardant pas la fenêtre.

Enervé par la demande de Kevin qui souhaite libérer Mia, Connor décide ensuite d’enfermer Mia dans le sous-sol de l’église (mais oui, mais bien sûr et la marmotte…) avec le soldat qui n’a pourtant rien fait pour être enfermé. Il réussit à libérer Mia de ces menottes comme si de rien n’était, mais pas avant qu’elle n’essaye une fois de plus de se droguer.

Marcus révèle qu’il n’a aucun souvenir de sa vie avant la brume à Mia qui fond en larme à cette nouvelle, parce qu’il a tellement de chance. Euh… Toujours pas ?

Bon, ensuite Kevin et Connor s’engueulent, Kevin réussissant ainsi à se faire enfermer à son tour parce que, eh, il s’en est pris à un officier de police (alors que ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé hein, il s’en prend au connard qui porte l’uniforme, pas à l’uniforme). C’est très, très mal écrit, avec en plus le père qui aide toujours Connor, allons savoir pourquoi.

Cat décide ensuite de sortir dans la brume pour se suicider, mais sans trop de surprise, c’est son ami qui y passe… son tatouage se transformant soudain, lui donnant des ailes alors qu’il se met à vomir des insectes. Bon, les monstres dans la brume sont de plus en plus surnaturels du coup, et je me demande si on aura la moindre explication cohérente. Il me semblait pourtant qu’il y avait une explication logique dans la nouvelle, mais c’était il y a beaucoup trop longtemps à une époque où je lisais beaucoup trop pour que je m’en souvienne.

Après avoir vu ça, Adrian décide de se faire baptiser, ce qui, en toute logique se fait en cinq minutes. Bonjour, un baptême pour un bébé exige trois réunions de préparation sur environ six mois. Bonjour, un baptême pour un adulte exige un an de préparation, avec catéchisme et tout. Bonjour, la logique ! Je ne vois même pas à quoi sert ce baptême qui vire en plus au ridicule le plus total. Il y avait d’autres moyens de le voir voler les clés et gagner la confiance du prêtre quoi. Ridicule.

Sans grande surprise, le petit groupe des quatre réussit à s’enfuir de l’église et se retrouve dans la brume. Oui, bon, ben il était temps, même si je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire une fois dehors. Après tout, s’ils ne tiennent pas à leur vie, c’est de leur faute.

Dans le centre commercial, Eve et sa fille sont tout bonnement insupportables alors que Jay le violeur se retrouve à détacher les corps, normal, devant le gérant du centre commercial et le type de la sécurité, dont ce serait le boulot, en fait. Tout le monde flippe un peu quand ils ramènent les corps dans le hall (mais… pourquoi ?) pour leur dire que ce sont des corps de personnes de l’armée. Ils trouvent le dernier camarade de nos soldats, mais il n’a rien à leur apprendre.

Les geeks décident alors de sortir les corps dans la brume pour s’en servir d’appât. Je vous l’avais dit qu’ils auraient leur rôle à jouer ! Ils sortent ainsi les corps du frigo et mènent à bien leur plan, en passant d’après les plans que l’on voit dans le hall sans être vus par qui que ce soit.

Voulant éloigner sa fille de son violeur, Eve la laisse en toute logique aller chercher des couvertures seule dans un magasin. Sans la moindre surprise, Jay débarque et essaye de la convaincre qu’il ne l’a pas violée. Oh mince alors, son discours paraît beaucoup trop vrai pour être mensonger.

Quant aux deux soldats dehors, ils imposent au groupe du supermarché de comprendre qu’il va falloir quelques règles pour la survie ensemble. Eve refuse de les suivre, s’empare du flingue et fait bande à part avec quelques amis. Alex s’arrange ensuite pour faire s’envoler quelques ballons avec messages de secours parce que, eh, son père lui manque ! Mais oui mais bien sûr.

Si la série était un peu flemmarde jusque-là, j’y trouvais toujours une certaine cohérence interne dans l’avancée du drama et surtout une ambiance plutôt réussie. Dans cet épisode, on sent bien que la série se promène comme elle peut dans ses intrigues pour étirer un peu le tout. C’est dommage, parce que cet épisode ne sert du coup à rien : il y a beaucoup d’ennui, une église qui semble de plus en plus grande à chaque scène et des jeux d’acteurs tous rachitiques qui laissent toujours à désirer. Bref, avec ce ralentissement de l’intrigue, les défauts de la série deviennent beaucoup plus durs à supporter car l’ambiance mystérieuse n’est plus vraiment là et fait place à l’ennui.

Je pense malgré tout que ça peut apporter quelques bonnes surprises par la suite et que les effets spéciaux sont dans l’ensemble plutôt réussis. C’est déjà un début… mais si la série continue de voir les personnages prendre des décisions stupides et user de facilités scénaristiques, ça deviendra de plus en plus dur d’accrocher, je crois, surtout que les réponses seront à fond dans le surnaturel !

04.pngÉpisode 4 – Pequod – 14/20
The moth is a very good friend of mine.

Ce qui est génial avec cette série, c’est que le résumé lui-même nous montre à quel point la moitié de l’épisode précédent était inutile avec des coupes qui simplifient tout.

Nos quatre fuyards de l’église se retrouvent dans le brouillard, se débrouillent pour forcer une voiture et Mia n’arrive pas à la démarrer. Ils se dirigent donc vers la station-service du coin, qui a l’avantage d’être pleine de baie vitrée. Un homme, Clay, débarque et demande s’ils ont vu son fils. Cela tombe bien : oui, ils l’ont vu, Kevin est tombé dessus, littéralement, et c’était un cadavre. Les choses sont bien faites : la photo que lui montre Clay nous le montre très exactement dans les mêmes vêtements que ceux du jour. Tant mieux : on ne voit pas sa tête, dans la pliure du papier. C’est paresseux à souhait dans la réalisation, quand même.

Ils dorment sur place et au petit matin (bon, on va dire que c’est le matin, mais avec la brume ben…), Mia lui révèle la vérité. Très bizarrement, ça ne le calme pas du tout, au contraire. Hop, Bryan se fait tirer sur la jambe et « si on ne l’amène pas à l’hôpital, il va mourir ». Parce que, oui, Mia est soudainement médecin.

Au supermarché, il est décidé de distraire les rescapés avec des jeux de société. Il n’y a pas à dire, c’est ce qu’il y a de plus logique à faire. Jay joue un peu au baseball, mais prend mal d’être rappelé à ces accusations de viol. Il jette donc la balle dans le vide et c’est Alex qui la rattrape.

Oui, oui, elle est censée être à l’autre bout du centre-commercial dans l’entrepôt, mais non, elle est là juste pour lui relancer la ba-balle et nous proposer une scène pseudo-romantique où seule l’accusation les sépare. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant levé les yeux au ciel. C’est une chose de mal écrire certaines scènes et rebondissements, c’en est une autre d’aller se contredire.

Bon, on la voit ensuite manger et proposer à la gamine d’aller lui lire une histoire dans le magasin de livres. Pourquoi pas, mais elles sont censées craindre de retomber sur l’autre groupe et ses règles non ? Bon, ben non. Une fois sa fille partie, Eve peut continuer de sympathiser avec d’autres survivantes, dont une qui la drague, tout en critiquant Kevin.

De leur côté, les geeks (dont Eric Knudsen avec de supers chaussettes) décident de récupérer les corps dans le brouillard, ouvrant la porte du supermarché, permettant au brouillard d’entrer. L’un d’entre eux (le moins célèbre, c’est dingue, non ?) meurt, mais il est du coup trop tard. Evidemment, le brouillard envahit le magasin de livres et piège Alex et Mila, la petite fille à qui elle lit une histoire. Alors que l’ensemble des survivants débarque à la vitrine, Mila meurt sous les yeux de sa mère alors qu’elle fait face à une sorte de silhouette ombrageuse, mais Alex, elle, y survit… OK, voilà, le mystère du brouillard s’explique : c’est donc assez clairement une histoire sur les peurs les plus intimes de chacun.

Bref, Vic (Eric Knudsen qui a enfin un nom) se fait en toute logique jeter en-dehors du supermarché, comme le veulent les règles (et la petite amie de son meilleur ami décédé). Plutôt que de courir chercher refuge, il reste là à les insulter. Ce n’est pas des plus malins.

Dans l’église, les choses ne s’améliorent pas spécialement. Natalie cherche quelque chose au sol, même si elle ne sait pas ce que c’est, alors que le prêtre pense que le Jugement dernier est arrivé, alors que ce n’est pas trop son genre. Ben oui, un prêtre dont ce n’est pas le genre de croire, c’est en toute logique.

Natalie me soule de plus en plus cette semaine, avec ses grands discours et ses délires. Elle cherche des réponses dans les journaux des anciens prêtres : ça tombe bien, ce n’est pas la première fois que ça arrive en ville, avec un « Printemps noir » au XIXe siècle. Ce qu’elle cherchait au sol ? Oh, une araignée. Elle passe le reste de l’épisode à inquiéter tout le monde et à s’en occuper.

Le prêtre demande alors à Natalie de tuer l’araignée, puis le fait lui-même. Super le prêtre, dis-donc. C’était inutile car l’araignée a dû pondre avant : il y a tout plein de bébés qui pullulent et semblent donner raison à Natalia, ce qui intrigue Connor. Voilà, c’est tout, on n’avance peu dans l’église, mais on a le droit à plein d’insectes.

C’était un peu mieux cette semaine parce que le mystère s’éclaircit un peu, mais l’écriture reste pas mal brouillon malheureusement. La moitié des décisions des personnages ne fait aucun sens et il y a de bien mauvais raccourcis scénaristiques. C’était heureusement plus mouvementé que la semaine dernière et les effets spéciaux sont toujours là, donc ça reste divertissant sans être exceptionnel.

05.pngÉpisode 5 – The Waiting Room – 12/20
So strange, I’ve never been happier… but I’ve also never been less myself. It’s the weirdest feeling.

Kevin et ses amis arrivent à l’hôpital sans trop de souci, ce qui permet de renouveler notre pool de figurants à zigouiller, c’est cool ! Bien sûr, la priorité est de sauver notre soldat blessé, avant de découvrir que l’hôpital n’est pas aussi sûr qu’ils ne l’espéraient : pas d’électricité une fois le générateur à plat, pas de salle d’opération et toute une aile du bâtiment envahie par la brume. Bref, la situation est similaire au centre commercial, sauf qu’ici, les gens continuent de bosser comme si de rien n’était.

Kevin se lance dans une grande recherche de sa famille, mais comprend assez vite qu’elles ne sont pas là. En revanche, il retrouve Mike, un pote/collègue/je sais plus si on est censé le connaître, qui s’est fait agresser par des gamins connaissant son passé. Oh oh. Cela permet d’en apprendre plus sur son passé.

Très vite, on comprend que l’épisode va se dérouler uniquement à l’hôpital, et ça me paraît une bien mauvaise idée. En effet, le changement de lieux permet habituellement une bonne accélération du rythme, alors que là, ils galèrent un peu.

Du coup, cet épisode propose quelques flashbacks, merci bien, on n’en avait pas spécialement besoin. Cela permet de comprendre qu’Eve était déjà super chiante avec l’arrivée de la brume, mais que Kevinouchet était tout amoureux de son Eve avant que la vie ne les sépare, tel un Wall-E perdu dans le chaos. Du coup, c’est censé accentuer son absence, mais ça m’ennuie profondément. Eveuuuuuuh. L’approfondissement proposé des personnages ne sert pas à grand-chose et ralentit un épisode déjà trop long.

Finalement, dans le présent, Kevin n’est pas confronté à son frère, un type qu’il déteste et lui demande de le tuer avec le flingue que Kevin a de manière très discrète (non) à la ceinture. Bien sûr, Eve connaît son frère pour être sorti avec tous les bad boys de son groupe d’amis. Cela pourrait suffire à être gênant, mais il a fallu que l’épisode nous sorte une scène de cul entre elle et Kevin, mais non merci quoi (encore que, elle n’a jamais paru meilleure actrice que dans cette scène, ce qui est assez triste quand même).

Plutôt que de tuer son putain de frère, Kevin fait tout ce qu’il peut pour tenter de le sauver, décidant de l’opérer lui-même dans la salle d’opération si le médecin accepte de le guider. Mais oui, mais bien sûr, mais tout à fait, mais évidemment.

Pendant ce temps, Adrian se promène dans les couloirs de l’hôpital et tombe sur son agresseur du premier épisode, étrangement gentil avec lui, à rester à distance. Oh, l’histoire gay bateau à deux balles se dessinent immédiatement et je n’ai pas douté une seconde qu’ils iraient dans cette direction. Il le retrouve ensuite aux urinoirs, où il fait exprès de se mettre à côté pour le faire chier.

Il l’embrasse parce qu’ils en crèvent d’envie, l’un et l’autre, mais l’homophobe le prend mal et le tabasse. Voilà, le point sado-masochisme est rapidement atteint avec cette scène qui finit malgré tout par un baiser passionné, bien sûr.

De leur côté, Mia et Bryan flirtent parce qu’en fait, il va tout bien, mais Mia n’est pas trop dans l’ambiance, allons savoir pourquoi (probablement parce qu’ils sont au milieu du chaos dans un hôpital miteux, en vrai, mais ça ne les arrête pas en général dans les séries). Mia se rend ensuite lui acheter un cadeau et se rend dans la chambre que lui indique une infirmière où est censé se trouver Bryan.

Pas de bol, elle y trouve bien un homme noir prénommé Bryan, mais ce n’est pas le Bryan qu’elle connaît. Et non, celui qu’elle connaît est en fait l’homme qui l’a envoyé à l’hôpital après l’avoir tabassé sans raison. Oh ben voilà qui est con et fait bien douter Mia pour la suite.

En parallèle, Adrian récupère les clés de la voiture auprès de Kevin qui va opérer son fils, puis se les fait voler en deux minutes par Mia qui le console de la situation après avoir appris que ça avait fini par du cul entre lui et son agresseur. Normal. La série se veut subtile et originale dans le traitement, mais franchement, c’est d’un prévisible monstre et ça manque de la moindre once de réalisme. Déjà, je ne vois pas pourquoi Adrian irait coucher avec le mec qui le tabasse (même s’il en était amoureux avant, je pense que ça doit légèrement refroidir quand même, c’est un très mauvais sadomasochisme mal amené histoire qu’on compatisse sur Adrian, le jeune homosexuel torturé et mal dans sa peau au copain encore plus torturé que lui, mais par son homophobie). Quant à Mia… OK, je ne vois pas bien pourquoi elle se précipite comme ça en-dehors de l’hôpital, mais bon, ça fait un cliffhanger.

Kevin poursuit son plan d’opérer son frère, logique, et notre Ryan rencontre le vrai Ryan, tout aussi normal. Le couloir plein de brouillard mutile encore un peu plus Kevin, ce qui me fait m’interroger sur sa plus grande peur, par rapport à l’épisode précédent où c’était ce que semblait suggérer le monstre face à Alex. Il se démerde ensuite pour l’opérer tout seul, plutôt que d’être avec tout plein d’infirmières, un anesthésiste et un autre médecin, comme le voudrait une once de crédibilité. Mais bon, il sauve la vie de son frère comme ça… Du moins, jusqu’à ce qu’il retourne dans le brouillard et se fasse bouffer par un tas de sangsues, obligeant Kevin à tuer son frère, que l’on découvre en flashback être le père d’Alex (enfin, c’est suggéré, mais bon, vu comment la série est subtile).

Et ben, ce fut 40 minutes bien longues (et entrecoupés de nombreux snaps, je dois avouer) et je suis content que ce soit terminé, même si les cinq dernières minutes remontaient à fond le niveau. Les scènes dans le brouillard restent en effet franchement réussies, et c’est bien là le seul point fort de la série désormais.

06.pngÉpisode 6 – The Devil You Know – 09/20
She’s talking about the black spring again. And they’re listening.

Et oui, ça y est The Mist est venue à bout de ma patience et de mes bonnes notes. J’avais même prévu de descendre beaucoup plus bas, mais la fin d’épisode a apporté quelques réponses donc je n’ai pas eu envie d’être trop méchant alors qu’on avançait enfin. Il n’empêche que cet épisode était mauvais et avait la gentillesse d’être super sombre. Comme je l’ai vu dans le train/le bus/en marchant au soleil, ce n’était pas bien pratique. En même temps, vous vous doutez bien que si je l’ai regardé dans de telles conditions de visionnage, c’est que je savais bien que ce ne serait pas l’épisode du siècle. C’est un cercle vicieux, donc.

Commençons comme cet épisode par l’hôpital. Bryan se retrouve confronté à son « ami » qu’il tue. Et c’est tout. Pas de réponse, pas plus de problèmes que ça avec la disparition d’un patient, basta. En fait, c’est parce qu’il ne s’agit pas du premier patient à disparaître, loin de là. En effet, le chirurgien tout sympathique de la semaine dernière s’avère être un psychopathe qui s’est décidé à étudier le brouillard pour trouver le moyen d’y survivre. C’est une bonne chose car ça redonne un peu de rythme à l’ensemble, même si le suspense reste au point mort. L’épisode met en danger Kevin, mais la série n’est pas du genre à sacrifier ces personnages principaux comme ça, donc on sait tout de suite comment ça va finir.

Cela ne rate pas, Bryan et Adrian débarquent à la rescousse et c’est un happy end, sauf pour le chirurgien, qui meurt. Quant au brouillard, on a enfin la confirmation qu’il confronte chacun à sa plus grande peur. Reste à savoir pourquoi Kevin a peur des chouettes (de lui-même, je comprends pourquoi, moi non plus, je n’aimerais pas être si chiant).

Avant tout ça, ils ont bien sûr découvert que Mia avait volé les clés de la voiture, mais pas avant qu’Adrian n’aille dire au revoir à son crush qui lui a massacré la face à l’épisode précédent. Vous comprenez pourquoi je décroche aussi ?

Mia, donc, a volé la voiture pour se rendre tranquille pépère chez sa (mé)mère, la vieille dame dont il avait déjà été question au début de la série. Bon, on va dire qu’au moins la série se garde une cohérence de ce côté-là, c’est donc plutôt positif. Sa mère ? Outre le fait qu’elle soit morte, elle était complétement cinglée. Mia a le droit de voir son fantôme dans cet épisode, ça fait quelques scènes marrantes qui sont censées faire peur, mais non.

Maintenant qu’on a appris qu’elle était folle, Mia peut revenir à l’hôpital auprès de ses amis et les diriger tout naturellement vers l’aile psychiatrique, seul endroit où ils seront en sécurité. Et oui, même si le générateur électrique de secours a lâché et ouvert toutes les portes de l’hôpital, les portes de l’aile psychiatrique restent bien fermées, elles. C’est un cliffhanger qui a le mérite de faire avancer un peu nos personnages en redistribuant les cartes du huis-clos, mais bon.

Du côté de l’église, on continue de sombrer un peu plus dans le désastre scénaristique. Nathalie continue de prêcher la bonne parole de sa non-religion et d’apporter des réponses qui dérangent, du coup, le garçon d’église décide de s’en prendre à elle, plus ou moins sans l’approbation du prêtre. Qui ne dit mot consent, quoi. Bref, là encore, peu de mystère, Nathalie le tue sans scrupule en l’enfermant dans une pièce récupérée par le brouillard, ce même brouillard dont le chirurgien nous a dit qu’il devenait plus intelligent au fur et à mesure. Oui, j’aimerais en dire autant de la série, mais non, ça ne fait qu’empirer (c’est d’ailleurs ce qu’ils disent au supermarché).

D’ailleurs, comme c’est à peu près tout pour l’église, venons-en au supermarché où Alex et Eve font leur shopping comme si de rien n’était et sont particulièrement inintéressantes. Elles sont observées par la mère de la gamine qui s’est fait tuer par l’ombre, donc quand Alex décide de se séparer de sa mère, on se doute bien que ça va déraper.

Cela ne manque pas, il ne faut pas longtemps pour qu’Alex soit enfermée dans une pièce par quelqu’un qu’on ne voit pas, mais a la charmante idée d’allumer un incendie. Sans grande surprise, Jay – dont on a eu confirmation que la mère est morte si ce n’était pas déjà fait, j’ai un doute – débarque et la sauve. Du coup, elle le soupçonne d’avoir fait en sorte de la sauver, mais elle n’est quand même pas bien sûr, alors elle l’autorise à venir dormir de leur côté du supermarché. Cela permet au moins un petit fou rire avec Eve qui menace Jay de lui mettre une balle dans la partie de son corps qui oserait toucher à sa fille. Lol.

Eve n’est pas en reste cette semaine : elle s’allie au directeur du supermarché pour créer des flyers dans l’imprimerie. Ces flyers indiquent que les secours sont en train de s’occuper de la ville et c’est suffisant pour redonner de l’espoir à tout le monde. Moui. Ca va surtout leur revenir à la gueule avant qu’ils ne comprennent ce qui leur arrive.

Bref, je me suis ennuyé devant cet épisode, et pourtant j’étais censé être occupé par mes différents changements de moyens de locomotion. Il ne se passe pas grand-chose et on avance lentement, surtout que j’ai l’impression d’avoir plusieurs coups d’avance sur les personnages tellement ça n’innove rien dans les techniques narratives. Donc non, malgré la scène explicative avec le chirurgien, ça ne mérite pas la moyenne cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Over the River and Through the Woods – 08/20
It’s a shame, I really wanted to shoot him.

Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre une semaine de retard dans mon visionnage de la série, je suis récompensé avec un deuxième épisode à vous critiquer.

La série reprend là où nous en étions, à savoir à l’hôpital où l’aile psychiatrique a effectivement ses portes fermées. Heureusement pour eux, il y a un gentil infirmier qui leur ouvre juste au moment où le crush d’Adrian revient, parce que Mia a la bonne idée d’avouer que sa mère était là avant. Oui, apparemment ça suffit.

Bryan/Jonah fait la gueule à Mia parce qu’elle s’est barrée ; donc celle-ci se récupère quelques médicaments détox avant d’aller le confronter sur sa véritable identité et lui avouer que bouhou elle n’a pas envie de se laisser mourir (contrairement à ce que lui voulait sa mère) parce qu’il est là. Oui, vous avez bien lu, des médicaments détox : en cinq heures, elle compte finir d’être une junkie grâce à des métabloquants. Si ça pouvait suffire.

Après Kevin, c’est donc à Mia d’être attachée à un lit et d’être super reloue. À supplier d’être relâchée, elle débloque quelques souvenirs de Jonah qui réussit à la guider vers la paix intérieure. Ils ont l’air si mignon, c’est charmant. Voilà, c’est tout, on a le droit à une petite scène conclusive comme quoi elle va désormais mieux mais a besoin d’une douche et tadaa. Comment se débarrasser d’une sous-intrigue gênante en quelques scènes…

Au supermarché, Eve n’apprécie pas trop le rapprochement entre Alex et Jay, mais bon, à force d’être chiante comme ça, la série a suffi à me faire penser que ouais, il est probablement innocent. Bon, en même temps, Alex est tellement chiante à flirter avec comme ça après avoir l’accuser de viol.

Comme elle a été violée après tout, je choisis comme coupable le crush d’Adrian : Adrian accuse Jay pour le protéger, même si c’est un joli connard fini qui tape sur tout ce qu’il aime et s’excuse comme une merde ensuite. Ce genre de personnage s’inspire bien sûr de vraies personnes, et c’est peut-être ça qui est le plus méprisable dans cette intrigue.

Sans la moindre surprise, le gentil infirmier qui leur a ouvert les portes de l’aile psychiatrique est en fait un dangereux criminel cinglé qui veut s’en prendre à Adrian parce que celui-ci n’est pas quelqu’un de bien. Pff. Non, mais évidemment quoi, le type leur a dit qu’il voyait le bien dans les gens en les regardant, c’est juste évident. Personne n’a l’air de s’inquiéter plus que ça de l’absence de Mia et Jonah, mais le crush d’Adrian remarque direct que son mec a disparu.

Du coup, il prévient Kevin, à eux deux ils comprennent ce qu’il se passe et notre super-héros réussit à convaincre l’infirmier de laisser Adrian tranquille. C’est donc Kevin qui tue l’infirmier et réunit le couple d’ado qui peut donc se tenir la main. Ils sont si mignons eux aussi, mais ça ne dure pas ! L’homo-homophobe ne supporte pas ça et décide de rester à l’hôpital alors que le reste du quatuor, lui, se barre. OK. Ceci était le cliffhanger de l’épisode. Alors oui, mais non.

Eve décide de se mettre à espionner le reste du supermarché grâce à des baby phones. Moui. Le reste du supermarché, justement, est dans la merde parce qu’il n’y a quasiment plus de bouffe. C’est donc heureusement une bonne chose car la mère de la gamine morte mène une vendetta contre eux et les accuse d’avoir volé plein de bouffe. Elle prend de plus en plus d’importance et tente donc de mener son groupe à mener la guerre contre celui d’Eve.

Enfin, à l’Église, il n’y a plus aucun personnage qui m’intéresse, alors les conversations entre le prêtre et le shérif, ça me blase. Surtout quand le shérif se met à frapper le prêtre parce qu’il l’accuse d’avoir fait en sorte que Nathalie soit agressée. Euh… Le reste de l’Église ? Oh, ils regardent faire et s’en foutent, y compris Nathalie qui chante.

On découvre avec certitude que le garçon d’Église est franchement mort, sans grande surprise, mais ça n’empêche pas le prêtre de continuer à bavarder avec Nathalie… Il lui propose le marché le plus con du monde : il souhaite tout simplement que tous deux aillent dans le brouillard pour voir qui y survit et peut donc guider le reste de l’Église. Oui, bien sûr. Ils le font donc, après quelques prières pour lui, sans aucun vêtement pour elle. Bien évidemment, le prêtre se fait donc tuer par les cavaliers de l’apocalypse qui passait par là et Nathalie peut donc retourner tranquillement à l’Église faire un petit discours sur la Nature qui ne lui en veut pas et ne veut pas la tuer.

Bien. Dit autrement, cet épisode n’avance pas dans l’ensemble des intrigues, fait beaucoup de détours pour peu de bonnes scènes et continue de nous endormir avec son brouillard soi-disant épais à travers lequel on voit de mieux en mieux.

08.pngÉpisode 8 – The Law of Nature – 10/20
It already is bad

Pourquoi je continue à regarder ? Parce que j’ai tenu jusque-là alors ça m’ennuierait d’abandonner avant la fin de saison qui devrait être un peu mieux. Je suis tenace.

Adrian repère sa maison dans le boruillard et demande à s’y rendre. Comme c’est une mauvaise idée, les trois autres approuvent. Il retrouve son connard de père qui lui indique que sa mère est au salon, sans lui préciser que des oiseaux lui ont bouffé les yeux et l’ont tuée. Pff. Là par contre, c’est bon, son père reparle à Adrian.

Bon, c’est pour mieux se faire buter par son fils en manque d’amour, cela dit, et qui confirme que, oui, il a menti à Alex sur l’identité de son violeur. Après tout, on aurait dû s’en douter qu’il mentait vu qu’Adrian a un look de gothique trololol. Le pire, c’est que c’est mal joué.

Dans le garage de la maison, Mia et son mec sont supposés chercher des ressources, mais ils préfèrent finalement faire l’amour, avant de revenir à la voiture.

Resté dans sa voiture, Kevin aperçoit une lumière au loin et décide de s’y rendre en abandonnant tout le monde derrière, parce que c’est tout à fait une réaction logique de suivre la lumière au milieu du brouillard plutôt que de rester en place pour aider ses amis. Bon, c’est finalement une bonne chose qui permet à Eric Knudsen de revenir dans la série. Je suis totalement pour.

Pour la première fois, Kevin obtient des infos sur femme et sa belle-fille. Il préfère cette fois attendre ses amis pour aller au supermarché, plutôt que de s’y précipiter comme il l’a fait avec la lumière. Le couple revient à la voiture, mais pas Adrian, qu’il faut aller chercher. Celui-ci maquille le meurtre de son père en situation de légitime défense. Les psychopathes ne sont pas tous renfermés. Il avoue à demi-mot à Kevin ce qu’il a fait à Alex (c’est donc lui le violeur ? Youpi), avant d’assommer Kevin.

Il le laisse se démerder avec le brouillard qui rentre dans la maison et se rend dans la voiture, où il demande aux autres d’aller au centre commercial après avoir annoncé la mort de Kevin aux autres. Comme il est mignon. Tout le monde le croit, et voilà nos amis repartis vers on ne sait où (pour l’instant), Mia au volant.

À l’Église, Nathalie continue de prêcher sa mauvaise parole et le shérif se confesse auprès d’elle, ce qui semble être une idée complétement stupide vu comment elle est dans son trip de gourou. D’une manière ou d’une autre, elle réussit malgré tout à lui redonner confiance en son boulot. Ils décident de s’enfuir de l’Église avec deux autres figurants en passant par un tunnel. Pourquoi pas.

Avant de le faire, ils considèrent que c’est une bonne idée de brûler l’Église, allons savoir pourquoi, butant donc tous les autres figurants qui avaient décidé de rester là sans suivre la cinglée maintenant pyromane.

Au supermarché, les choses ne s’accélèrent pas autant que prévu et prennent leur temps, avec une Eve qui est plus préoccupée par le possible violeur de sa fille que par la réalité. Les scénaristes le sont aussi, passant plus de temps à nous montrer Jay et Alex jouant ensemble qu’autre chose. Ils réussissent même à s’embrasser sous le regard de la mère cinglée de la gamine morte qu’on avait laissée prête à aller buter tout le monde dans la réserve. Et elle se plaint de passer pour une hystérique ? Mais elle l’est…

Tout comme Eve, qui enferme Jay dans une pièce du centre commercial, soit disant pour protéger sa fille. Alors, même en partant du principe qu’il l’a possiblement violée, elle semble lui pardonner donc… dans l’attente d’un vrai procès, Eve devrait plutôt éviter de faire justice elle-même, car ça va totalement lui exploser la gueule.

En attendant, c’est Alex qui s’en prend plein la tronche de la part de tout le monde car elle sympathique avec celui qu’elle accuse de viol. On notera que le supermarché arrive à court de bouffe alors que le père d’Adrian a suffisamment de bouffe pour que son fils lui en vole plein. C’est d’une logique dingue, mais la seule qui y pense est l’hystérique.

Celle-ci découvre de la nourriture dans le bureau du gérant et le confronte, avant de lui tourner le dos. La bonne nouvelle, c’est que ça nous débarrasse d’elle. La mauvaise, c’est que le gérant met tout sur le dos d’Alex, forcément, pour camoufler son geste de fou.

Que de meurtriers et de psychopathes dans cet épisode. Je veux bien que l’être humain soit un taré de base et tout, mais faudrait voir à pas abuser. Pourquoi la moyenne ? Parce qu’on a enfin un peu avancé dans toutes les intrigues, que j’en pouvais plus de l’église et qu’Adrian ne devrait pas s’en tirer très longtemps, surtout qu’il n’a toujours pas ses médicaments. En plus, l’hystérique a eu ce qu’elle méritait (pour la gloire, elle s’appelait Shelly ou Shelby, impossible d’être certain sans sous-titres, j’avoue).

09.pngÉpisode 9 – The Waking Dream – 07/20
My husband is not an animal.

Pas facile de se motiver pour cet avant-dernier épisode de la série que j’ai peut-être vu en speedwatch, l’histoire ne le dira pas.

Comme la logique le voulait, nous reprenons avec Kevin dans la brume, mais il est heureusement assez réactif pour se réveiller plus ou moins à temps. Vic a eu la gentillesse de l’attendre, a priori en tout cas, ce qui fait qu’il échappe de peu à Negan qui semble se balader par-là. Ils investissent une nouvelle maison, donc tout va bien, puis une autre, puis une autre, jusqu’à tomber sur des cadavres de militaires. Pouvait-on espérer plus passionnant ? Oui, clairement, mais faut pas rêver.

Parmi les cadavres, il y a un monsieur en vie qui les braque avec un fusil qui donne pas envie de jouer les malins. C’est donc très exactement ce que fait Kevin : le malin. Comme de toute manière, nous ne sommes plus franchement à la recherche de sens dans cette série, Vic l’assomme avec une poêle, mais pas assez bien. Du coup, très rapidement, le type se fait sauter à la grenade, laissant Kevin en plein brouillard se battre avec son frère et… lui-même. Après les combats dans le noir où on ne discerne rien dans les séries, voici les combats dans la brume où on ne discerne rien entre les deux mêmes acteurs.

Dans la voiture, tout le monde croit gentiment Adrian qui raconte sa vie et se dirige vers le magasin. Là-bas, il révise un peu ce qu’il s’apprête à dire à Eve et Alex… qu’il retrouve bien vite. Que c’est mal joué. Les actrices n’étaient pas super douées jusque-là, mais alors on atteint des summums. Heureusement, Adrian n’est pas trop mauvais pour compenser un peu, mais woaw quoi.

Avant de retrouver Adrian au magasin, Eve rend une visite à son prisonnier qui répète en boucle qu’il n’a pas violé Alex et qu’il préfère mourir ou être libéré. Mouais. Quand il lui dit que son papanouchet le croit coupable de viol lu aussi, elle semble se radoucir car il est clairement blessé, mais elle ne change pas d’avis pour autant.

Elle apprend ensuite que le reste du centre commercial est à la recherche d’Alex qu’ils pensent responsables de la mort de Shelly, et c’est à ce moment-là qu’elles tombent sur Adrian. Le reste du centre commercial ? Non, pas tout le monde, il y en a qui commence à douter de Gus. Le problème, c’est qu’il tombe aussi sur les nouveaux arrivés (Mia et son mec).

Oui, parce que pendant ce temps, Mia et son militaire dont je n’ai toujours pas retenu le nom après neuf semaines décident de se coucher À CÔTÉ d’une tente, parce que bonjour la logique (j’étais à ça du point du Bingo, à ça !), puis de se servir dans les rations du magasin.

Du côté d’Alex, Eve et Adrian, une milice de bons samaritains les retrouve. Eve décide de tirer sur le garde, normal, puis tente de dialoguer. Une vraie américaine, on tire d’abord, on voit après. Elle révèle donc qu’elle sait où est Jay. OK.

Dans les tunnels, notre groupe de pyromanes avance à pas de fourmis et se raconte sa vie, c’est inutile, clairement. On découvre qu’il y en a qui a peur des rats, et c’est cette peur qui le sacrifie ax yeux de Nathalie qui n’hésite pas à l’abandonner quand il tombe et s’explose la jambe. Comme sa femme ne souhaite pas l’abandonner, Connor prend les choses en main et la poignarde, avant de passer du bon temps (non pas ce genre-là) avec Nathalie. Passionnant.

Ils se retrouvent au magasin où : Kevin arrive déposé par Vic, Eve est confrontée à Jay devant tout le monde, Jay semble mal regarder Adrian (sait-il des choses ?) et où il est révélé que le copain de Mia est un gradé de l’armée. OK OK. Bon, allez au revoir, à la semaine prochaine, qu’on en finisse.

10Épisode 10 – The Tenth Meal – 13/20
You have all lost your fucking mind.

J’aimerais dire que cet épisode reprend là où le précédent nous avait lâché, surtout que la première scène est clairement tirée de l’épisode 9, mais le gérant du magasin et la foule des survivants a bizarrement disparu entre temps. Allez comprendre. Cela permet à Adrian d’exploser la tronche de Jay à coup de seaux à peinture, mentant au passage pour dire qu’on lui a confirmé, à l’hôpital, que Jay avait bien violé Alex. Du coup, Eve laisse faire et tout le monde s’en tape.

De son côté, le shérif débarque au centre commercial et demande des nouvelles de son fils, ce qui met Gus dans la merde. Il s’explique comme il peut.

Kevin débarque au centre commercial et tombe sur Mia, qui le découvre donc en vie et lui raconte la vérité sur Jonah, qu’elle recherche. Jonah, lui, obtient quelques informations de son subalterne qui, malgré l’amnésie de son boss, accepte de le relâcher. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu… Mia retrouve vite Jonah, mais celui-ci décide de l’abandonner pour son nouveau pote parce que… euh ben, parce que, en fait, à quoi bon s’embarrasser d’une explication logique au point où en est ?

Connor débarque dans la cellule du centre commercial où sont Jay, Eve, Alex et Adrian, mais il ne s’occupe que de son fils, s’en fichant pas mal des autres. Le reste du centre commercial autorise la libération d’Adrian, mais pas celle d’Eve et Alex. Du coup, ça part rapidement en vrille avec le gentil gardien du centre commercial qui pète soudainement un câble et nous tue le sidekick d’Eve qui demandait justice.

Pendant ce temps, Jay est un peu dégoûté par son père et surtout par Nathalie qui semble fantasmer bizarrement sur lui. Il en faudrait moins que ça pour avoir un mouvement de recul, mais son père l’emmène ensuite dans le brouillard. Quand je dis ça, je sous-entends qu’il le balance dans le brouillard sous la supervision de Nathalie et sans vraie explication sur le pétâge de câble de ces idiots depuis trois épisodes. Que c’est mal écrit.

Kevin tombe sur Adrian, comme par hasard, et le tabasse. Celui-ci s’en tire en affirmant savoir où sont Alex et Eve. Il fout quand même le feu au magasin pour être sûr d’éloigner Kevin. Cela fait une fin sympathique pour le supermarché et il est clair qu’on peut dire adieu à une conclusion qui en vaille la peine.

Alex et Eve sont donc confrontés par l’ensemble du magasin et la scène est plutôt cool, puisque cela force Eve à révéler à Connor qu’il est le père d’Alex, devant tout le monde. Bien sûr, ils l’accusent de mentir à nouveau, et on perd beaucoup de temps pour rien. Kevin débarque au moment où elles sont jetées à la porte… et provoque encore un peu plus de chaos, avant d’être jetés avec elles et Mia à la porte. C’est mignon. Une fois dans le brouillard, tout se passe mal, surtout pour Alex qui se fait comme posséder par celui-ci.

Par chance, Jay a survécu assez longtemps pour passer par là et la sauver. Oui, mais c’est son frère, alors cette relation incestueuse est punie par la nature qui nous tue Jay en deux secondes, là où elle avait mis plusieurs dizaines de secondes à ne pas tuer Alex. Que c’est mauvais…

Mais vous savez quoi ? J’ai aimé la faim. Fais chier, putain. Une fois dans la voiture, Vic, Alex, Eve, Mia et Kevin décident logiquement de se barrer, mais avant Kevin veut se venger de tous les cinglés du centre commercial. Il prend donc le temps d’en défoncer les portes.

Qu’il était jouissif de tous les voir y passer. Disons que ça fait du bien, après autant de mauvais épisodes, d’avoir une sorte de catharsis comme ça. Tous ? Non. Gus survit en s’enfermant dans son bureau, même si je ne vois pas en quoi une simple porte peut bloquer du brouillard.

Adrian, quant à lui, est sauvé par Jonah et son nouvel allié. Tous trois se dirigent en voiture vers on ne sait trop où, à savoir une base militaire qui devrait soi-disant apporter toutes les réponses sur le brouillard. Je n’y crois pas une seconde.

Connor décide d’aider la voiture de Kevin et compagnie, bloquée dans les portes du supermarché. C’est le regard d’Alex, sa fille, qui parvient à le convaincre, surtout qu’il a enfin compris que Nathalie était cinglée. Cette dernière meurt également, heureusement, en donnant le sein à un nouveau-né ; probablement le sien mort des années auparavant, ça donne tellement de sens au personnage. Il était jouissif, véritablement et je ne le répète pas pour rien, de la voir se faire aspirer sa vie comme ça.  Le montage musical est plutôt bon, avec du Lou Reed en fond pour faire la pilule du massacre.

Restait à conclure la série que j’ai peine à voir renouveler vu les audiences… Pensez-vous ! Tout au contraire, on nous offre un excellent cliffhanger où tout le petit monde dans la voiture, ce qui inclut Connor sauvé par Alex, découvre qu’un train arrive en ville… pour mieux nourrir la brume.

Eux qui espéraient être sauvés par le train, c’est foutu. Il y a donc de nombreuses pistes ouvertes pour une saison 2, mais je ne sais pas si je reviendrais pour un second voyage. Il est certain que la fin de cet épisode relevait un peu le niveau et nous débarrassait d’une grosse partie des intrigues chiantes de la série (à commencer par Jay, ou Alex apprenant la vérité sur Adrian), mais il y en a que j’aurais aimé voir y passer pour ne plus avoir à supporter le mauvais jeu d’acteurs.

Je me déciderais l’an prochain, en fonction des nouveautés aussi, ou de si Netflix nous balance la saison 2 ; et tout ça, seulement s’il y a une seconde saison. Peut-être qu’un bingewatching aurait été plus supportable. En tout cas, je suis bien content d’avoir pu voir cet épisode sur Netflix, la qualité est quand même bien différente entre le streaming et ça. Cela permet d’apprécier un peu mieux le travail de la photographie et les jeux de lumières qui instaurent une ambiance particulière quand même. C’est rien que ça et la fin plutôt sympathique qui font augmenter la note de cet épisode qui souffrait encore de beaucoup de défauts par ailleurs.

11

EN BREF – Malgré un début plutôt bon pour une série estivale de laquelle on sait qu’il ne faut pas trop attendre, The Mist s’est vite perdue dans des sous-intrigues chiantes et prévisibles. J’étais pourtant parti très positif avec cette série qui semblait pouvoir apporter ce que je voulais pour l’été. Oui, mais la majorité du casting n’est pas à la hauteur d’un ou deux acteurs secondaires meilleurs (et déjà connus), mais pas aidés par leurs personnages. Ce qui aurait pu être un bon thriller devient donc long et ennuyeux un peu avant sa mi-saison et n’arrive plus à sortir de la purée de pois dans laquelle il s’est mis tout seul. Oui, l’image n’est pas choisie au hasard : les scénaristes eux-mêmes semblent être pris dans le brouillard qui attaque un à un les protagonistes de la série.

La série vaut le coup pour ses effets spéciaux et une ou deux scènes marquantes, mais le tout est tellement perdu au sein d’un ennui redoutable que j’ai peine à vraiment me rappeler ces scènes. Pour moi, cette saison 1 ne vaut pas franchement la peine d’être vue d’un œil attentif, mais elle peut être un bon bruit de fond et gagner un peu en qualité à être vue d’un coup plutôt que pendant dix semaines.

La fin de saison ne résout rien, ouvrant même de nouvelles pistes qui feraient presque espérer une saison 2. Comme je le disais dans la critique de l’épisode 10, je ne suis pas sûr du tout de revenir pour une saison 2 après avoir souffert pendant une bonne partie de saison. Après, j’ai un côté masochiste et ça fait du bien de voir des séries de moins bonne qualité pour pouvoir apprécier pleinement les bonnes séries à côté… On verra bien ! Clairement, je ne serais pas peiné en cas d’annulation, malgré l’ouverture finale.

EDIT 28/09 : La chaîne américaine Spike a annoncé durant la nuit qu’elle ne renouvellerait pas la série. Sauf miracle, il n’y aura donc pas de suite et fin pour la série. Dommage, mais je m’en remettrais.

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Lucifer (S01)

Synopsis : Lucifer s’ennuie en enfer et décide de venir s’installer à Los Angeles où, après quelques péripéties, il finit par devenir consultant pour la police afin de punir les criminels.

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Pour commencer, je dois dire que cette série m’a longtemps fait hésiter lors de la saison 2015/2016. Je lui trouvais un potentiel certain : des acteurs que j’aime bien, un trailer efficace avec de belles images et une bonne ambiance. Oui, mais… C’était aussi et avant tout une série qui me criait qu’elle était un procedural et je suis un peu allergique à ce genre.

Alors que la série est renouvelée pour une saison 3, je me lance finalement dans l’aventure, armé de nombreuses réticences. J’adore le surnaturel, la pseudo-canicule du moment me donne envie de voir une série un peu « poisseuse » et c’est ce que j’ai de plus proche dans ma longue liste de choses à (tenter de) voir cet été. En plus, j’ai une amie qui m’a survendu la série, en plus de Ludo qui a dévoré les deux saisons en quelques jours et tout un tas de retours positifs sur Twitter.

Enfin, il faut bien dire que la perspective d’avancer enfin dans mon Challenge Séries m’aide à me jeter à l’eau, parce que nous arrivons à la moitié de l’année et je suis tellement en retard que je n’ose même plus regarder mon beau planning établi en janvier.

Je me lance donc avec l’objectif d’un épisode par jour et advienne que pourra !

Note moyenne de la saison : 15/20

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Capture d'écran 2017-05-28 20.13.30.pngÉpisode 1 – Pilot – 18/20
Oh it’s times like this I wish I was still in Hell.

Cela commence très bien pour la série qui débute sur les premières notes de « Ain’t No Rest for the Wicked » de Cage the Elephant. Avec un tel début, difficile de décevoir même si la « course poursuite » initiale est très convenue. Assez rapidement, le personnage de Lucifer et ses pouvoirs sont introduits, ce qui permet de passer à autre chose tout de suite.

Autre chose ? Un bar plein de débauches et de sexe, tenu par Lucifer lui-même, bien sûr, et une barmaid qui est elle aussi sortie tout droit des enfers. La série se met en place rapidement et présente assez clairement les choses avec l’arrivée d’Amenadiel, venu prévenir Lucifer que leur père n’est pas de bonne humeur.

Pas de temps à perdre, Lucifer Morningstar se retrouve aussitôt en compagnie de Delilah, une star (classique) de Los Angeles, au passé sulfureux, surtout depuis qu’elle connaît le diable dont elle est proche. Alors qu’il parvient à la réconforter sur ses derniers malheurs, Delilah se fait fusiller en pleine rue. Cela m’aurait surpris si toute la promo de la série ne s’était pas faite autour de cette scène. Bon, au moins, en dix minutes, les choses sont réglées : la mythologie de la série est posée et nous avons le fil rouge Delilah mis en place.

Dès lors, Chloe débarque : il s’agit d’une détective de la police, avec un passé un peu trouble (Palmetto Street) que l’on découvrira forcément plus tard dans la série. Comme elle interroge Lucifer, l’inévitable « will they/won’t they » se met en place entre eux, avec une drague lourde du diable. Difficile d’en attendre moins, difficile d’en attendre plus.

En fait, ce premier acte est bouclé sans trop de surprise. Le second débute sur le mariage de l’ex de Delilah que Lucifer se fait un plaisir de gâcher. Là aussi le trailer m’avait un peu gâché la scène, qui n’en reste pas moins marrante. Le rythme est excellent, j’espère que ça continuera comme ça dans la suite de série. Il interroge donc ensuite un rappeur, un ex de Delilah. C’est chez lui qu’il retrouve Chloe, apprend qu’il l’a vu nue dans un film et se débrouille pour faire équipe avec elle. L’alchimie entre eux est parfaite et Lucifer découvre que son « pouvoir » ne fonctionne pas sur elle. Hop, deuxième acte terminé : il était un peu plus court, mais il y avait moins de choses à développer sur celui-ci, c’était surtout une transition.

Arrêté par Chloe, qui accepte son aide, Lucifer se retrouve à sympathiser avec la détective. Forcément. De cette manière, il apprend qu’elle a une petite fille de sept ans (dans la même école que Mike Scofield a priori). Petit détour par l’école, donc, histoire de perdre un peu de vue le fil conducteur et de développer le personnage de Chloe, de son partenaire qui lui met des bâtons dans les roues parce qu’il est son ex, et de créer une relation particulière entre Lucifer et la fille de Chloe. Celle-ci se fera forcément enlever dans un épisode à venir, d’ailleurs (oui, je tente des paris comme ça, tant le tout est convenu).

L’enquête peut alors continuer avec Lucifer draguant la psy de Delilah et atterrissant au milieu d’un tournage (ah Los Angeles…) où il joue de nouveau de son pouvoir inefficace sur Chloe. Le mystère est entier sur la raison pour laquelle ça ne fonctionne pas : cela permet de créer une relation d’égalité entre les deux, histoire de bien lancer la romance entre eux.

Bon. Je ne suis pas déçu du tout par ce premier épisode qui est parfaitement ficelé : l’histoire est prenante, la mythologie aussi, le rythme au point, la bande-son réussie. C’en est presque même trop parfait pour être pleinement savoureux : les scènes s’enchaînent sans le moindre problème avec des personnages aux dynamiques très réussies.

Il y a tout ce qu’il faut où il faut, même le sursaut final lorsque Chloe se prend une balle qui bien sûr ne la blesse que partiellement, histoire que la série continue. Allez, il faut bien le dire, les acteurs sont excellents et c’est un vrai plaisir à suivre, même si c’est entièrement convenu et que je n’ai pas eu de vraie surprise devant l’épisode (à part cette balle, OK, mais elle n’aura pas beaucoup de conséquences je pense, c’était juste pour que Chloe croit à l’histoire de Lucifer).

Le cliffhanger sur la balance bien/mal et la guerre qui va tranquillement se préparer en fil rouge d’un épisode à l’autre (quand il ne sera pas juste question d’une enquête de la semaine) est intéressant. De plus, je n’ai aucun doute qu’avoir une saison de treize épisodes est probablement la promesse d’une série qui saura maintenir son rythme sans trop se perdre. Du moins je l’espère, car si les épisodes sont tous aussi bons que ce pilot, je comprends pourquoi on me la vend tant : je me répète, mais cette série a tout ce qu’il faut où il faut. Pas plus, pas moins.

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02.pngÉpisode 2 – Lucifer, Stay. Good Devil. – 17/20
Your time here on Earth is affecting you, brother.

Retour à Los Angeles pour ce second épisode qui commence avec un bon humour : Lucifer se balade et ridiculise un fou qui déclare que le Diable est parmi nous. Forcément. C’est un gag qui fonctionne bien pour débuter l’épisode.

Sa relation avec la psy continue et est ma foi une excellente chose, je m’amuse bien de leur dynamique d’échange thérapie/sexe. Cela va courir sur plusieurs épisodes, j’espère que ça ne me lassera pas à force.

Pendant ce temps, Chloe continue d’être beaucoup trop intriguée par Lucifer, au point de le stalker et de mener une enquête sur lui. Cela dit, ça le fait rire plus qu’autre chose. Forcément, c’est pendant leur petite conversation que Chloe reçoit l’appel qui lance l’enquête de la semaine : un enfant de star (ah LA !) est tué par un paparazzi qui fait partie du passé de la détective. Les dynamiques entre tous continuent d’être bonne et bien sûr Chloe se retrouve face à son ex, Dan. Elle doit surtout gérer Lucifer qui fait de la merde sur sa scène de crime, toujours avec un bon humour. C’est l’accent anglais qui doit aider, c’est franchement un casting parfait.

J’ai du mal à en dire autant de DB Woodside, pourtant je l’aime bien. Seulement en ange, il passe moyen avec son air grave et sa voix rauque. Cela permet de bien inverser les valeurs habituelles au moins. Et puis, il est dur de ne pas totalement adorer Lucifer, son air assuré et son humour à toute épreuve, jusque dans sa relation avec Trixie. Là-dessus, la série réussit donc plutôt bien à instaurer son univers et nous faire prendre parti pour le diable, qui semble bien loin d’être si cruel et horrible que ça.

L’enquête de la semaine est bien sûr totalement détachée de ce fil rouge principal, mais il permet de mieux connaître le passé de Chloe. En plus, les guest-stars sont géniaux : Rachael Harris (la psy, vue dans Suits), Jeremy Davies (LOST) et Greg Vaughan (Charmed !), que demander de plus ? Il faut bien dire que je ne suis pas emballé par le côté procedural, mais l’enquête fonctionne bien avec juste la bonne dose d’informations sur le passé de Chloe (fille de star harcelée par un paparazzi donc) et une crédibilité de l’histoire générale.

Celle qui tire bien son épingle du jeu par rapport au pilot est également Maze, la serveuse du bar de Lucifer, qui se permet quelques discours contre son boss qui se laisse beaucoup trop aller à son goût. C’est plutôt cool, car ça rajoute une trame de fond et c’est au fond ce qui m’intéresse le plus. Lucifer étant Lucifer, il cherche surtout à punir les coupables. Seulement, Chloe débarque à temps pour l’empêcher de faire de la merde, ce à quoi je m’attendais bien sûr. Lucifer comprend donc son point de vue et sauve la vie d’un coupable, sous les yeux d’une Maze incompréhensive et d’un ange inquiet de voir son frère devenir gentil. Comme en plus tout cela se déroule sous les yeux de Chloe, il est temps pour elle de comprendre qu’elle fait bien équipe avec le diable. Sur une saison de 22 épisodes, cela aurait trainé un peu plus, mais ici, le timing est bon.

Finalement, Lucifer paraît donc comme un personnage avec peu de valeurs morales, mais clairement pas comme un grand méchant. Histoire de nuancer tout ça, on découvre alors que Jimmy, le taré ayant tiré sur Chloe, est encore en vie. Il lui annonce qu’il est le diable dans une crise de folie qui en dit effectivement long sur les tortures proposées par le diable. C’est un cliffhanger juste assez bon pour donner envie de revenir la semaine suivante, mais j’ai la chance de ne pas avoir à attendre si longtemps. Le rythme du un épisode par jour me semble définitivement le meilleur pour garder la curiosité sans me lasser des enquêtes à répétition. C’est ce que je voulais faire avec Supernatural également, au début en tout cas, et puis je me suis laissé avoir par la flemme.

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Capture d'écran 2017-05-30 14.56.23.pngÉpisode 3 – The Would-Be Prince of Darkness – 15/20
Lucifer, this is all your fault, I wish I’d never met you

Après le début très décevant de Still Star-Crossed, j’étais content de pouvoir me réfugier dans ce troisième épisode d’une bonne série.

Cet épisode commence par un bon jeu sur les attentes avec Lucifer poussant une jeune demoiselle à sauter… dans une piscine, avant d’aller convaincre Ty, un athlète, à sauter… autre chose, si vous me passez l’expression. La scène est un peu longue en introduction, mais je ne doute pas vraiment de la série : il est obligatoire que cela soit simplement le moyen de lancer l’enquête de la semaine. Et ça ne manque pas.

La fête se conclue sur le meurtre de la femme qui draguait Ty, Ali, pendant que Lucifer prend du bon temps avec trois figurantes. L’enquête est alors lancée et Ty est rapidement arrêté pour le meurtre, puisqu’il est révélé qu’il a couché avec Ali. Bon, clairement, il n’est pas coupable, mais l’écriture de l’épisode est celle d’une enquête bien classique.

Une sous-intrigue voit alors Lucifer se faire voler son identité, histoire de justifier la présence de la psy au casting. Son interaction avec elle est toujours parfaite. Je ne peux plus trop en dire autant de celle qu’il a avec Chloe qui recommence une fois de plus à se méfier de lui. Bon, c’est sûrement une bonne attitude puisqu’il est le diable, mais c’est un peu relou car ça bloque la série.

Bien sûr, les scénaristes trouvent comme toujours un moyen pour faire travailler ensemble Chloe et Lucifer, malgré tout ce qu’elle fait pour le tenir à l’écart. Rien de fou, mais ils interrogent l’agent de Ty qui les mets sur la piste de Debra, l’ex de Ty, qui est aussi une fan cinglée. Il s’agit d’une fausse piste, mais qui m’aura fait sursauter lorsque sa voiture explose.

Pour ne pas trop changer les codes de la série qui n’enquête que sur des stars, Chloe et Dan se retrouvent à enquêter sur « Hollywood fixer », une agent chargée de résoudre tous les problèmes de stars, rarement de manière légale bien sûr. Chloe se sert de Lucifer pour l’appâter et celui-ci change le plan au dernier moment, pour régler son propre problème. Il n’y a pas à dire, l’écriture est très bonne, tout est parfaitement minuté et mène agréablement au coupable finalement peu surprenant : l’agent.

La bonne chose est qu’une fois de plus Lucifer se calme dans cet épisode, ne punissant plus à fond les coupables pour les laisser à Chloe. Dans le même genre, la psy lui affirme alors qu’il aime de plus en plus faire justice pour les gentils. Mouais, ça passe bien. Oh, et il faut noter que pour le côté vie perso de Chloe, il faut noter que Trixie est toujours là et fan de Lucifer. Les scénaristes la casent comme ils peuvent quoi.

C’était donc un petit épisode sympa avec un peu moins d’humour et rien pour faire avancer le fil rouge (pas d’ange et une Maze dans la répétition par rapport au second épisode). Agréable à voir, divertissant, mais parfaitement inutile pour le reste de la série, à moins que Ty ne ressurgisse dans un épisode futur. En effet, nous n’apprenons rien sur personne, à part peut-être rapidement sur Lucifer. Ah, les séries de type procedural… Cela me conforte dans l’idée que c’est une bonne chose de n’avoir que 13 épisodes. Pour l’instant, la série en est à ses débuts, ce n’est donc pas trop blasant ou répétitif, mais c’est tout à fait le genre d’épisode qui finit par m’énerver dans les séries qui ne proposent que de régler quelques meurtres avec enquêtes prévisibles et sans fil rouge.

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04.pngÉpisode 4 – Manly Whatnots – 15/20
Well since you shot Lucifer, it must mean you really like him.

Hop, l’épisode commence sur la douche bien clichée de l’héroïne encore traumatisée par les derniers événements. Cela permet surtout de faire un bon résumé de la série, commencée depuis un mois au moment de la diffusion de cet épisode. Sans grande surprise, Lucifer s’introduit chez elle pour lui faire le petit déjeuner et c’est bien drôle, avec son ex qui débarque en compagnie de Trixie pile à temps pour se faire la masse d’idées et jouer à l’ex déçu qui veut gérer sa vie. Passionnant. Il est encore amoureux d’elle, c’est mignon (non).

Le cas de la semaine n’est pas bien intéressant, avec Lucifer qui travaille sous couverture, mais je suis sûr d’avoir déjà vu l’actrice ailleurs (après quelques recherches : dans True Blood où je l’adorais). La couverture est surtout une bonne excuse pour ramener Lucifer une fois de plus dans la vie de Chloe qui lui jure qu’elle ne couchera jamais avec lui. Bien sûr, dans la vraie vie, cela voudrait dire jamais, mais dans une série, cela veut dire qu’elle en meure d’envie. Ah lala. Toujours pareil.

Bon, donc, l’enquête concerne la disparition d’une jeune fille de 22 ans dans un club hyper privé et machiste. Bien sûr, Lucifer ruine leur couverture par intérêt personnel : après une discussion avec sa psy, il est sûr de devoir coucher avec Chloe pour la démystifier. Cela y va un peu fort : après avoir vu Chloe nue en début d’épisode, c’est lui qui se déshabille devant elle pour rétablir la balance. Et la tension sexuelle est énorme… quand elle voit les cicatrices de ses ailes coupées.

En parallèle et puisque j’en suis à parler de tension sexuelle, Amenadiel débarque au Lux et se bat avec Maze, qui est donc un « petit démon » si on l’écoute. Bien, de leur combat, je retiens surtout que les scénaristes y vont fort dans la dimension sexuelle, histoire de rendre ces personnages un peu plus intéressants en créant un drôle de ship SM. Il faut bien dire qu’ils sont pour le moment trop laissés de côté pour être passionnants. L’ange lui demande de l’aide pour rendre Lucifer purement méchant à nouveau, mais ça ne fonctionne pas.

L’enquête était on ne peut plus prévisible, j’avais trouvé la coupable au bout de 22 minutes d’épisodes (sur 40) et sans même chercher, parce que chercher, c’est chiant. J’ai l’impression d’avoir tellement bouffé d’intrigues de ce type que je pourrais les résoudre les yeux fermés. Finalement, je devrais peut-être envisager une carrière dans la police, comme Lucifer, l’immortalité en moins. Je vous jure, je devrais compter le nombre de fois qu’il dit « immortal » par épisode, ou en faire un jeu d’alcool.

Bon alors j’avais la coupable, mais je n’ai pas vu le dernier acte arriver. Lindsay est donc une pauvre victime d’un mec macho totalement insupportable qui voulait sa revanche. Alors qu’il s’apprête à la punir, Lucifer se fait surprendre par Chloe, qui aperçoit son vrai visage. Je pensais que ça n’arriverait qu’en mi-saison, je suis donc plutôt content qu’on en soit déjà là.

Bien sûr, cela suppose aussi de développer un peu l’histoire. Lucifer réussit ensuite à la convaincre de lui tirer dessus. Et évidemment, il saigne et est réellement blessé par la balle. Maze veut alors se barrer au plus vite de la Terre, mais pas lui.

C’était un épisode intéressant du point de vue de la mythologie de la série et surtout de la relation Lucifer/Chloe. Une fois de plus, le twist final est assez prévisible : elle lui résiste et a maintenant la capacité de le blesser/tuer. Je suis pressé d’avancer un peu pour mieux comprendre comment et pourquoi elle est une élue de Dieu ou blablabla. Même si ce n’est pas exceptionnel comme intrigue et comme mythologie, il faut reconnaître que ça fonctionne bien.

En revanche, La bande-son de cet épisode est un peu plus décevante que d’habitude, tellement elle est populaire, mais ça m’aura bien fait rire. L’enquête était également particulièrement inintéressante, heureusement que ça se rattrape sur le dernier acte. Tant que ça continue d’être bien écrit, ce sera un plaisir de poursuivre mon visionnage.

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Capture d'écran 2017-06-01 16.39.38.pngÉpisode 5 – Sweet Kicks – 13/20
Ouh dangerous! Lucifer likes.

Une fois de plus, et encore et toujours, nous retrouvons Lucifer et Maze dans un milieu de stars, et plus concrètement celui de la mode. Lucifer, blessé par Chloe dans l’épisode précédent, cherche à s’amuser de sa mortalité et souhaite se confronter au danger. Bien sûr, le défilé auquel ils assistent lui offre l’opportunité parfaite pour ça : des coups de feu éclatent évidemment.

Sans grande surprise (ça devient récurrent), Lucifer vient voir la commissaire pour lui demander de bosser sur l’enquête. Avec un peu de charme (sur)naturel, il parvient à la convaincre et hop, il se retrouve à travailler avec Chloe qui affirmait pourtant qu’il était définitivement en-dehors de sa vie. Cela commençait à devenir redondant de toujours devoir trouver une manière de les réunir, mais après tout c’est un procedural. La fin de l’épisode les voit devenir officiellement partenaires puisque Lucifer est désormais consultant.

Pendant ce temps, Maze s’inquiète de plus en plus pour Lucifer qui risque trop son immortalité pour rien, selon elle. Lucifer la trouve jalouse, ce qui doit la conforter dans sa décision d’avoir contacté l’ange. Ce dernier obtient de sa part la connaissance de l’existence de Linda (la psy). C’est intéressant à suivre. Il se fait passer pour un confrère psy afin de la faire parler, ce qui est une idée pas stupide du tout, mais pas si angélique.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode, et ça se voit dans la longueur de la critique, je crois. Forcément, comme je n’ai pas accroché, la partie résumé tombe un peu à l’eau pour ce cinquième volet.

Ce n’était pas franchement passionnant côté enquête, c’était assez répétitif (Lucifer avec sa tête de démon pour rendre fou les méchants) et, hormis Amenadiel/Linda, il ne se passe rien de fou dans cet épisode. J’ai même réussi à faire une pause d’une heure pour le repas en plein milieu, c’est dire. Et contrairement à Lucifer avec Chloe, contrairement à Maze avec Lucifer, moi je n’étais pas frustré de cette pause.

Ne me faites pas dire non plus ce que je n’ai pas dit : le cliffhanger  m’a beaucoup plu avec une chanson que j’adore et Maze qui se met à stalker Chloe. Cela donne une petite notion de danger appréciable pour la suite, c’est cool, sans pour autant donner envie d’enchaîner, or ce n’est pas mon but d’enchaîner. Parfait !

Autrement dit, la série est un bon petit divertissement, mais je ne suis pas accro. Je ne peux donc pas vraiment parler de coup de cœur au sens où j’ai plutôt l’habitude de bingewatcher alors que là j’apprécie le rythme un/jour.

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06.pngÉpisode 6 – Favorite Son – 15/20
Well I’m a walking paradox, what can I say?

Bam, suite à un vieux bug tout pourri hier, je n’ai pas vu mon épisode quotidien. Plus exactement, j’ai vu huit minutes de l’épisode hier et je reprends aujourd’hui. Je m’étais fait la réflexion au début que les résumés d’épisodes précédents étaient presque suffisants pour suivre la série, puisqu’ils sont assez longs et virent toutes les enquêtes assez inutiles qui plombent le rythme par moment. OK, ça se sent que je n’ai pas du tout accroché à celle de l’épisode 5 ?

Bon, cela dit, les résumés d’épisode risqueraient de me faire passer à côté des meilleures blagues de Lucifer et probablement également de ses capacités en chant. Y a-t-il quelque chose que cet acteur ne sait pas faire ? Sérieusement ?

L’influence de Lucifer commence à se faire sentir sur Chloe qui fait tout ce qui lui plaît. J’ai de plus en plus de mal avec l’ex de Chloe qui est juste insupportable à vouloir tout contrôler de sa vie. En revanche, c’était amusant de voir les deux parents interroger la gamine en reprenant le jeu du bad cop/good cop. Je commence à comprendre un peu mieux les critiques faites au personnage de Chloe avec les gens à qui j’en parle, car elle est effectivement assez chiante à avoir toujours la jolie voix de la morale. On se croirait presque dans Supergirl.

L’enquête de la semaine n’est toujours pas convaincante, avec un garde de sécurité tué. Ce n’est tellement pas convaincant que même Lucifer décide de quitter le cas, avant d’y être ramené par obligation quand il apprend qu’on a tué ce garde pour voler son container. Au moins, il y a une petite part de mystère comme ça, surtout que l’entrepôt gardait surtout des choses illégales. Pas un instant je n’ai imaginé quoique ce soit d’illégal pour autant.

Ce n’est pas le cas de Chloe qui refuse finalement son aide et envoie Dan enquêter sur Lucifer. Elle ne sait pas vers quoi elle l’envoie, car Maze n’apprécie pas du tout que l’on fourre son nez dans ses affaires. Dan se réveille ainsi nu chez Chloe, ce qui permet de bonnes scènes comiques qui rythment un peu l’épisode.

Ce n’est décidément pas l’épisode de Lucifer qui se prend aussi la tête avec Linda. Elle a pourtant raison, mais il n’a pas envie de le reconnaître. C’est bien dommage parce que pendant ce temps Amenadiel continue de charmer Linda pour avoir plus d’informations.

Bon l’enquête ne m’a pas franchement passionnée plus que ça, mais il était intriguant de voir Lucifer devenir de plus en plus humain. Ses séances avec Linda deviennent bien plus intéressantes quand elle le confronte enfin à son passé (tout en pensant continuer la métaphore) et aux références bibliques. Cette scène remonte carrément le niveau de l’épisode/la série en développant la relation Lucifer/Dieu.

Le cliffhanger nous apprend que les ailes de Lucifer étaient dans le container, c’est surprenant et, pour une fois, je suis content de pouvoir enchaîner sur l’épisode 7 tout en respectant mon un épisode par jour.

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07.pngÉpisode 7 – Wingman – 14/20
It’s really not a good day for your Luciferness.

Le fil rouge mythologique de la série s’éclaircit un peu avec le vol des ailes de Lucifer… et la cruauté de Maze et son boss aussi. Les deux cherchent à retrouver le contenu du container, évidemment.

Pendant ce temps, Chloe enquête sur un collègue possiblement corrompu, mais mort, et cela provoque bien sûr la masse de remous parmi ses collègues. Elle a 24h pour régler son affaire et pour une fois, elle aimerait bien l’avis de Lucifer… mais lui a d’autres choses en tête. Il en arrive même à demander de l’aide à Amenadiel pour retrouver ses ailes.

Celui-ci ne pouvant l’aider, il retourne auprès de Chloe qui a déjà contacté Dan pour obtenir un nouveau regard sur son enquête. Le trio se retrouve donc à travailler ensemble, ce qui est plutôt une bonne chose, car ça change un peu. Cela n’empêche pas que c’est parfaitement inintéressant comme enquête. Heureusement que ça alterne entre les deux intrigues, parce que sinon, ça aurait été beaucoup trop long comme épisode. En plus, Dan est tellement chiant à vouloir contrôler Chloe et avoir raison en permanence. Le personnage est parfaitement écrit, on va dire, parce que je le trouve relou dans chaque épisode et il est là pour ça.

Les ailes se retrouvent donc dans une vente aux enchères où Lucifer et Amenadiel se rendent. Ils se retrouvent dans une course contre la montre avec le FBI qui risquent de récupérer les ailes avant eux. Oh Amenadiel serait d’avis de taper un scandale, mais Lucifer a toujours un peu peur de se faire tirer dessus finalement. C’est complétement con, mais il faut bien avouer que les scénaristes ont géré de ne pas le reblesser depuis que Chloe lui a tiré dessus. Je suis convaincu qu’il n’y a qu’elle qui peut le blesser et que sa faiblesse vient de là. Peut-être que je me trompe, mais on devrait vite le savoir maintenant qu’Amenadiel a appris que son frère pouvait se faire tirer dessus.

Bon, Lucifer et Amenadiel se retrouvent dans une impasse avec la vente aux enchères puisque les ailes qui y sont vendues sont fausses, mais cela permet à Chloe d’avancer un peu dans son enquête avec la découverte d’une troisième porte secrète dans l’entrepôt. Elle est bien sûr en compagnie de Dan pour cela et, forcément, il me paraît aussitôt cacher quelque chose et être le coupable idéal.

Les ailes, Lucifer les retrouve chez le propriétaire de la salle de ventes aux enchères et comprend qu’Amenadiel a fait ce qu’il fallait pour le pousser à vouloir retrouver ses ailes. Le plan était parfait, mais Lucifer s’en rend compte juste à temps et… brûle ses ailes. Tout ça pour ça ! Je dois reconnaître que je ne m’y attendais pas, pourtant c’est assez logique, donc ils ont réussi leur coup.

C’était divertissant, mais pas exceptionnel non plus et j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose.

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08.pngÉpisode 8 – Et tu, Doctor ? – 14/20
Hey Detective! You need your roots done.

Lucifer fête son anniversaire au Lux et il est dégoûté de voir que Chloe se ramène avec son ex. Elle ne reste de toute façon pas, préférant se rendre à la soirée de Malcom. Le pire, c’est qu’il lui faut Linda pour comprendre qu’il est jaloux. Comme par hasard, le cas de la semaine permet à Lucifer de ramener Linda sur l’enquête, contre l’avis de Chloe mais grâce à un peu de charme sur une juge. C’est juste assez marrant pour que l’énormité de la chose me passe au-dessus.

En fait, le but suprême de Lucifer est de faire soigner Chloe de son addiction des mecs stupides. Comme l’enquête les pousse à parler de tromperie, Lucifer tente également d’en connaître plus sur le passé de sa partenaire.

L’enquête n’avait rien de passionnant, mais une fois de plus, cela permet de ramener un acteur que j’adore dans la série : Jim Rash. Il fait un bon second rôle, c’est marrant.

L’épisode m’a bien plu parce qu’il mettait Linda en avant. Elle est beaucoup trop drôle comme personnage, donc ça fonctionne bien. Bien sûr, dans cet épisode, elle comprend que sa relation avec Lucifer est trop malsaine pour continuer. Il serait temps. Lucifer comprend également qu’Amenadiel s’est approché d’elle, ce qui ne lui plaît pas.

 En plus, la jalousie de Lucifer envers Dan permet de bons gags cette fois, même s’il est un peu épuisant à force le Lucifer, à être au-dessus de tout le monde sauf quand il s’agit d’émotions. Bon, c’est donc lui qui résout l’enquête sans grande difficulté (mais faut dire, dès la première scène avec le coupable, c’était obligé que ce soit lui, quoi).

Je n’accroche pas du tout au fil rouge avec Malcolm, ce n’est toujours pas intéressant pour le moment et j’ai trop l’impression que c’est sorti de nulle part il y a quelques épisodes. Enfin bon, j’imagine qu’ils finiront par relier ça à l’intrigue mythologique de la série. Pour l’instant, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue, à part si c’est pour accuser Dan à la fin. Ouais, je sais, je me plains que c’est trop prévisible, puis que c’est imprévisible. Je suis chiant, faites avec ! Et oui, j’ai vraiment envie que Dan dégage de la série, je suis totalement trop dans l’affect qu’ils veulent. Franchement, toute la réalisation le désigne comme coupable d’un truc… c’est donc sans surprise que la fin d’épisode révèle Malcolm l’accuser de lui avoir tiré dessus.

Finalement, toujours pas assez de surprises devant ces épisodes, même si j’aime l’humour du personnage et que je commence à m’attacher aussi aux personnages secondaires. Par exemple, l’énervement de Lucifer envers Maze quand il comprend qu’elle la trahit en parlant de Linda à Amenadiel m’a un peu fait chier. Je me dis que c’est plutôt bon signe.

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09.pngÉpisode 9 – A Priest Walks into a Bar – 14/20
Being alone and being lonely are two totally different things.

Un épisode par jour qu’il disait… et me voilà dix jours plus tard, à ne pas avoir vu un seul épisode. Oups. Qu’à cela ne tienne, c’est reparti pour une fête de Lucifer qui force (aha choix de mots mensonger) son livreur de pizza à coucher avec trois filles. Forcément. Cet épisode s’intéresse surtout à la solitude de Lucifer, ce qui est une bonne chose, je trouve.

Comme le titre l’indique, c’est un prête qui demande l’aide de Lucifer… un prêtre qui n’est autre que Victor Strand de Fear the Walking Dead, ça m’a bien fait rire comme changement de rôle. Lucifer refuse de l’aider, mais veut l’emmerder quand même, donc il emmène Chloe enquêter sur lui. Ils tombent sur un cadavre et hop, comme d’habitude nous avons une enquête de la semaine.

Le fil rouge autour de Dan continue cette semaine avec Malcolm, mais ça me blase toujours autant, ce n’est vraiment pas le type d’intrigue que j’aime et que j’attends de cette série. Je préfère largement tout ce qui touche à l’urban fantasy et qui est bien mieux écrit en plus (sans compter son originalité plus grande). Malcolm ayant été ramené en vie par Amenadiel, il y en a un peu : il bosse désormais pour l’ange par peur de retourner en Enfer. Bon, pourquoi pas. Le cliffhanger voit en toute logique Amenadiel demander à Malcolm de tuer Lucifer. C’était prévisible, mais bien amené.

Le rythme est bien rôdé, l’humour de Lucifer continue de sauver la série d’un fort ennui qui caractérise toujours mon visionnage des séries procédurales et la relation avec le prêtre permettait des interactions intéressantes. En effet, une relation amicale se développe entre eux et ça tombe bien, c’est précisément ce dont Lucifer avait besoin. Il est cool de les voir aller dans cette direction.

Cependant, ce n’est pas spécialement dingue lorsque je prends du recul, les choses n’avancent pas bien vite, alors que l’on n’a pourtant que treize épisodes. En plus, l’enquête reste beaucoup trop prévisible, de même que le développement des sentiments de Lucifer vis-à-vis (de la mort) du prêtre, attendue dès le moment où ils sont devenus amis.

L’avantage de tout ça, c’est que ça me permet de travailler en même temps et de ne relever la tête qu’aux scènes où Lucifer craque et s’adresse à son père. Le divertissement est bon, l’écriture réussie, mais comme ça n’est pas mon type de série préférée et que les dynamiques entre personnages n’évoluent pas beaucoup d’un épisode à l’autre, ce ne peut pas rester le coup de cœur que j’aurais envie qu’elle soit. C’est juste cool en période de pause.

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10Épisode 10 – Pops – 14/20
He was like a father to me.

Un chef cuisinier se fait assassiner et cela énerve Lucifer autant que ça lui plaît : il ne pourra plus jamais manger sa cuisine, mais il peut enquêter sur ses « enfants »… c’est-à-dire l’ensemble des employés le considérant comme son père. Cela réveille les Daddy issues de Lucifer, alors qu’en parallèle, Chloe doit s’habituer à la présence de sa mère qui débarque dans sa vie. Cette apparition de la mère sur la scène du crime était complétement téléphonée, mais au-delà de ça, ça permet des interactions intéressantes. En plus, les dynamiques entre Chloe, Lucifer et leurs parents sont bien plus cools à suivre que les enquêtes de la semaine de chaque épisode.

Ouais, bon, après dix épisodes, vous savez pourquoi je suis là de toute manière, et j’attends simplement d’en arriver à la fin de saison. La saison 2 risque d’être longue à suivre, d’ailleurs.

Quant à Pops, le chef, il a un fils qui n’est autre que Manny Montana, que je suis content de retrouver, même pour un épisode, car il jouait mon personnage préféré dans Conviction (c’était pourtant le seul acteur que je ne connaissais pas avant, comme quoi). L’enquête était plutôt sympathique, avec des empoisonnements à répétition et Lucifer qui devient pote avec Junior.

En parallèle, Maze demande de l’aide à Linda, dans le but de devenir plus humaine. C’est une intrigue que j’aimerai voir développée sur du plus long terme et autrement que par Maze devenant amie avec Trixie. De toute évidence, c’est quelque chose que les scénaristes développeront forcément.

L’enquête de la semaine est rapidement résolue, le vrai point d’intérêt de l’épisode étant les affaires de famille de Chloe. C’était plutôt cool, surtout que ça mène à la mort de Dan, prévue depuis bien trop longtemps, et à Chloe qui veut coucher avec Lucifer. Bien sûr, le diable refuse, ce qu’il ne comprend pas. La relation entre eux est de plus en plus cool. Je pense que je vais vite manger la fin de saison, histoire d’avancer un peu dans le Challenge Séries !

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11Épisode 11 – St Lucifer – 13/20
The devil usually has an impeccable gaydar.

Après sa gueule de bois de la veille, Chloe se réveille nue chez Lucifer, ce qui apporte juste tout l’humour nécessaire. Quant à moi, j’en suis à mon troisième épisode de la journée et je crois bien que je vais finir la saison au point où j’en suis. Déjà, pour rattraper mon retard dans le un par jour et ensuite parce que j’ai surtout envie de savoir où va la trame générale. Les enquêtes, j’ai trop souvent envie de passer la scène, mais ça me faisait pareil avec NCIS ou Bones, et c’est très exactement pour ça que je bossais devant. (Bon, j’ai eu un grand débat avec Ludo à ce propos, et je reconnais bien sûr que Lucifer est quand même mieux que ces deux séries-là, parce que sa mythologie est plus intéressante et que la dynamique des héros avancent – lentement, certes, mais elle avancent).

Vous comprendrez donc que l’enquête de la semaine, un meurtre comme un autre qui pousse Lucifer à organiser un gala de charité, ne m’a pas transcendé. Ce n’était pas mauvais, comme toujours, mais ce n’était pas non plus exceptionnel, ce que je dis à chaque épisode, donc vous avez l’habitude. Il était marrant de voir Lucifer se mettre en quatre pour faire de bonnes actions, cela dit. Cela dit, avoir Chloe qui pique sa crise parce que BOUHOU Lucifer n’est pas aussi chiant qu’avant, c’était un peu relou et dommage.

Dan n’est pas mort. C’était trop beau, j’aurais dû m’y attendre. J’avais trop d’espoir dans cette série, même s’il est intéressant de suivre Malcolm dans ses gros délires sur l’Enfer. Pendant ce temps, Maze sympathise avec l’ange qui n’est définitivement plus si gentil que ça depuis qu’il cherche à tuer Lucifer. Ils finissent même par coucher ensemble, histoire de.

Malcolm débarque chez Lucifer. La scène est un peu longue, mais Lucifer parvient à s’en tirer sans une égratignure avec de belles paroles. Pas de bol pour lui, quelqu’un d’autre finit par lui tirer dessus, ce qui lui permet de découvrir que non, il n’est pas mortel. Je l’avais dit il y a quelques épisodes déjà, c’est Chloé qui l’affaiblit, évidemment. Bon, tant d’épisodes pour en arriver à la conclusion logique, je suis content de voir ces épisodes assez rapidement et de ne pas avoir à attendre chaque semaine pour en arriver là.

Quant à Dan, il parvient à échapper à Malcolm, mais quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce dernier.

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12.pngÉpisode 12 – #TeamLucifer – 15/20
It’s my get out of hell free card

Finalement, j’ai préféré lire plutôt que d’enchaîner les épisodes jusqu’à pas d’heure, je regarde donc ces deux derniers épisodes au soleil, c’est beaucoup mieux. J’ai bien fait de m’arrêter, de toute manière, puisque l’épisode reprend trois semaines plus tard. Lucifer évite soigneusement Chloe depuis tout ce temps, puisqu’il a peur de se blesser. C’est mignon. Quant à elle, elle est vexée de l’attitude de Lucifer envers elle, ce qui est compréhensible vu qu’il vient de passer onze épisodes à la harceler.

L’enquête de la semaine est un peu plus intéressante que d’habitude puisqu’il s’agissait d’une enquête portant sur l’occulte et le culte de Lucifer, justement. Du coup, ça parle latin et je me dis que j’aurais pu voir cette saison plus rapidement pour valider plus facilement mon second bingo, mais bon.

L’épisode est plutôt meilleur que d’habitude, on sent qu’on approche de la fin de saison, avec Maze/Amenadiel qui sont désormais un couple de manipulateurs. Elle se fait surprendre en train d’essayer de le tuer, c’est bête. Fin de saison aussi, parce que Lucifer se fait harceler par le révérend qu’il avait fait flipper dans la rue en début de saison. Fin de saison toujours, dans la relation Dan/Chloe, avec Dan qui tente de se racheter après le SMS envoyé par Malcom. Fin de saison également, avec Malcolm qui s’avère être l’assassin recherché aujourd’hui.

Tout ceci nous mène à Amenadiel qui confronte Lucifer, enfin. Les deux frères en arrivent aux poings et il était temps qu’ils s’affrontent. Bien sûr, Maze les arrête, ce qui n’a rien d’étonnant. Les deux frères se sentent bien bêtes quand elle leur laisse les couteaux qui peuvent leur permettre de s’entre-tuer. Pour ne rien arranger, Malcolm s’est enfuit et le révérend est retrouvé mort derrière le bar du Lux. Ben tiens ! L’arrestation de Lucifer fonctionne plutôt bien comme cliffhanger pour la fin de saison, ça donne envie d’enchaîner, et je ne vais pas m’en priver.

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13Épisode 13 – Take Me Back To Hell – 16/20
So you think it’s my fault the party is over.

L’épisode reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Lucifer est déçu de voir que Chloe le croit coupable, comme tous les autres et décide donc de pousser les flics à le tuer. Amenadiel le sauve de justesse et le ramène sous la pluie, décidemment, cette fin de saison, c’était pour le Bingo du mois dernier.

Lucifer demande à Amenadiel de retourner en Enfer, mais l’ange refuse. Il préfère envoyer Malcom en Enfer pour réparer ses erreurs. OK, ça me va comme plan pour une fin de saison, surtout que Malcolm récupère les couteaux de Maze.

Pendant ce temps, Dan avoue enfin à Chloe toute l’affaire Malcolm. Elle ne comprend pas encore qu’elle tient là une piste, mais Maze l’aide dans sa recherche. J’ai adoré voir ce duo enfin réuni, de même que cela fonctionne très bien de voir Lucifer & Amenadiel bosser ensemble. Tout le monde rencontre l’ange dans cet épisode et découvre qu’il est le frère de l’ange déchu, ce qui est génial, surtout lorsqu’il s’agit de Linda. La scène avec elle était une fois de plus parfaite, c’est définitivement une des meilleures trouvailles de la série (et celle qui est le moins lié à un procédural). Ce qui fonctionne le mieux entre les deux frères, ça reste les scènes de baston en tout cas, ça me rappelle de bien bons souvenirs de Buffy.

L’épisode possède de plus un excellent rythme, avec Amenadiel qui se fait poignarder par un Malcolm qui réussit à s’enfuir et… kidnapper Trixie. Évidemment. Je m’étais déjà préparé à écrire mes excuses à la série parce qu’ils n’avaient pas utilisé cette carte que j’attendais depuis le premier épisode. Quand je vous dis que c’est trop prévisible même si parfaitement écrit. En plus, tout ça se fait encore et toujours dans le même aéroport, sans même monter dans un avion, c’est bien la peine !

Dan se sacrifie pour que Lucifer reste libre, avouant enfin ses crimes au commissariat. Je n’aime toujours pas le personnage, mais on sent que les scénaristes veulent lui offrir une consistance plus sympathique malgré tout.

À l’aéroport, Trixie est rapidement libérée. Malgré tout, Malcolm réussit à tirer sur Lucifer, qui meurt donc car Chloe est à proximité. Comme c’est bien joué. Il fait un petit détour dans l’au-delà et revient d’entre les morts pour bloquer Malcolm, grâce à l’aide de… son père. C’est finalement Chloé qui tue Malcolm avec quatre balles qui lui laissent malgré tout le temps d’agoniser. Quant à la pièce qui lui permettait de ne pas aller en Enfer, Lucifer l’a récupérée et détruite sous ses yeux. Hop, hop, Malcolm peut donc mourir et aller rôtir un bon coup. Je n’ai pas accroché du tout à l’intrigue qui l’a introduit dans la série, mais je dois dire que c’est cool de le voir finir comme ça, je n’en attendais pas moins de la série.

J’ai adoré aussi voir Maze s’occuper d’Amenadiel et le soigner en utilisant une aile de Lucifer. Bref, les deux frères ont bien de la chance dans cet épisode, frôlant la mort l’un et l’autre et étant sauvé par la personne de laquelle ils attendaient le moins. C’était bien écrit, comme tout le reste de la saison et ça finit sur un cliffhanger très plaisant : leur mère s’est échappée de l’Enfer et leur père veut que les deux frères la retrouvent.

OK, il est donc sûr que je me lancerai dans la saison 2 car c’est un cliffhanger que je n’avais pas vu venir et qui, j’espère, prendra de plus en plus de place. La mythologie derrière la série est bien plus intéressante que le procedural, qui en occupe beaucoup trop de place pour moi. Ce dernier épisode était bien mieux, précisément parce qu’il échappe à la formule de l’enquête de la semaine. En plus, je suis aussi intrigué par une réplique de Maze qui sous-entend qu’elle a déjà vu des gens revenir de l’Enfer. J’aimerais en savoir plus, mais je ne sais pas si la série prendra cette direction un jour.

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EN BREF – Lucifer est très probablement ce que l’on fait de mieux dans le genre procedural, avec des enquêtes bien menées et des personnages aux dynamiques rôdées. Le truc, c’est que ce n’est pas mon genre et que je me passerais bien des enquêtes qui occupent 60 à 80% de l’ADN de chaque épisode, surtout qu’aucune ne m’a véritablement surprise tant elles sont convenues. Le couple se trouve facilement si on reste attentif à l’épisode, et parfois même quand on ne l’est pas. Si je reste, c’est pour le pourcentage restant dédié à l’urban fantasy, un genre que j’ai toujours adoré et qui est parfaitement maîtrisé par les scénaristes, malgré un goût de trop peu, forcément. On sent que la mythologie est parfaitement maîtrisée par les scénaristes qui n’hésitent pas à jouer de clins d’œil et d’indices pour faire avancer les choses.

Je n’ai pas pu piffrer le personnage de Dan de toute la saison, Chloe a eu tendance à me gonfler un épisode sur deux, mais en revanche, les personnages de Lucifer, Maze et Linda sont vraiment réussis et passionnants. C’est aussi pour eux que je reste. Amenadiel et Trixie sont trop souvent sous-exploités dans ce qu’ils pourraient apporter, du coup, j’ai du mal à vraiment les aimer. En plus, l’intrigue de l’enlèvement de Trixie, c’était tellement prévisible que j’ai passé ma saison à l’entendre pour être déçu de voir que c’était bâclé en dix minutes. Quitte à le faire, il aurait fallu bien le faire. Quoiqu’il en soit, le casting est excellent, jusque dans les guest-stars avec que des acteurs que je prenais plaisir à retrouver le temps d’un épisode.

Dans l’ensemble, cela reste donc une série qui fait bien son travail de divertissement, mais jamais beaucoup plus pour moi. Le prétexte des enquêtes m’a plu quelques épisodes, mais plus on avançait, moins ça me passionnait. J’espère que la saison 2 évoluera vers plus de fantasy, ce que le cliffhanger peut largement permettre. Cela s’est vu dans d’autres séries, j’ai le droit d’espérer ! Il est en tout cas sûr que la série prendra une direction nouvelle maintenant que les deux frères ont un but à accomplir. Cela ne surprendra personne à ce stade de l’article, mais oui, je vais enchaîner assez rapidement sur la saison 2.

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Missions (S01)

Synopsis : Alors qu’ils sont sur le point d’arriver sur Mars, une équipe spatiale européenne se fait doubler par ces relous d’américains. Pas de bol, ces derniers disparaissent mystérieusement et la mission européenne se transforme en mission de sauvetage.

Saison 1 | Saison 2

Capture d'écran 2017-06-11 17.42.58.png

Pour commencer, le synopsis de cette série ne m’aurait pas forcément interpellé s’il n’avait pas été celui d’une série française. Les américains nous ont déjà pondu la masse d’histoire dans l’espace, un thème qui sera en plus assez à la mode l’an prochain dans les séries que je compte regarder, alors j’aurais probablement passé mon chemin. Oui, mais une coproduction française qui nous sort de la science-fiction, et en plus en format 20 minutes, sur OCS ?

Cela sentait quand même très, très bon et ça aurait été de la mauvaise foi que de ne pas regarder en affirmant que ce serait forcément mauvais car français. C’est vrai que je rejoins la fête avec un peu de retard, faute de temps dans mon planning (et j’avoue, par flemme un peu inexplicable aussi).

Du coup, c’est avec beaucoup de curiosité que j’ai pris le temps de regarder les premiers épisodes diffusés ces deux derniers jeudis sur OCS. Et bien m’en a pris. Hop, sans plus tarder, voici mon avis sur chaque épisode déjà diffusé. Je vous donne rendez-vous chaque semaine pour la suite, parce que clairement, je vais regarder toute la saison 😉

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-06-11 17.16.08.pngÉpisode 1 – Odysseus – 16/20
Mais je préfère la franchise et, franchement, on s’est fait baiser.

J’avais déjà vu les premières minutes de la série sur Youtube, seule promo que j’avais pu trouver pour me faire une idée. Les effets spéciaux sont au niveau et on est tout de suite dans l’ambiance, ça commence donc plutôt très bien pour cette série qui avait quand même tout pour se planter sur le papier.

Après le générique, un petit détour à Paris VIII intrigue, avec une expérience comportementale assez connue : bien sûr, il s’agit de suivre, 10 mois plus tôt, le recrutement de la psychologue, qui une fois dans l’espace couche avec son commandant. C’est plutôt classique comme idée de base. Je regrette un peu que la série prenne trop de temps à en venir à son synopsis. Pourquoi vendre la série sur ce qui n’arrive qu’en moitié du premier épisode ? C’est un truc que je ne comprendrais jamais mais qui se pratique couramment, autant côté séries que films.

Du côté des points très positifs, l’introduction des personnages est très soignée, avec un pitch assez classique mais efficace. Il en va de même avec la présentation de la mission de sauvetage, qui ne semble pas aussi téléphonée que ce j’en pensais après lecture du synopsis.

J’avais également un peu peur que le français me freine dans l’immersion, par habitude des séries américaines, mais tout le monde semble prendre assez bien ses marques dans le casting, alors ça ne dérange pas tant que ça une fois qu’on s’y fait (c’est fou, il faut un temps d’adaptation vis-à-vis de ma propre langue tellement j’ai pas l’habitude de voir des trucs français de qualité). Au passage, on sent bien que les acteurs ne sont pas tous français et qu’il y a là un réalisme soigné, qui contraste bien avec le scénario de science-fiction.

Le premier épisode présente donc les personnages et leurs dynamiques, le français permettant finalement de bien les cerner dans les réflexions et l’humour qu’ils ont entre eux. Oui, le niveau de langage est familier, mais pas copié pour autant sur les formules consacrées chez les ricains, alors c’est tout bon parce que ça « sonne » naturel et c’est plutôt cool.

Pendant ces 26 minutes, la mission Odysseus s’approche de mars, avec le côté huis-clos du vaisseau qui provoque tout un tas de difficultés relationnelles entre eux. Bien sûr, on voit le commandant mourir (enfin non, d’ailleurs, il dérive dans l’espace pour les prochaines douze heures) avant l’atterrissage, mais l’atterrissage en lui-même est réussi.

Dans l’ensemble, après cet épisode, je suis surtout curieux de voir ce que ça va donner sur du plus long terme. Autrement dit, c’est bien joué : la série fonctionne puisqu’elle pique la curiosité. Un premier épisode n’est pas censé faire autre chose que donner envie de voir la suite. C’est tout à fait le cas ici, surtout qu’on sent le budget de fou derrière, c’est agréable à regarder en toutes circonstances et le double cliffhanger (24h de survie annoncées, quelqu’un qui les observe) est efficace.

Capture d'écran 2017-06-11 17.43.53Épisode 2 – Mars – 18/20
Les rêves d’une génération ne sont qu’une réalité de la suivante.

L’épisode débute sur une conférence de presse du fondateur de Zillion, le groupe américain qui a réussi à doubler les européens. Il est intéressant de noter que nous avons de nouveau un falshback, je me demande si c’est une formule vouée à se répéter en début de chaque épisode, mais ça fonctionne bien, de même que le générique que je trouve drôlement entraînant.

Drôlement entraînant, c’est aussi ce que je peux dire du scénario qui ne perd pas une minute à l’arrivée sur Mars. Forcément, avec un épisode de 20 minutes, il n’y a pas de temps à perdre et c’est tant mieux.

Nous suivons deux groupes dans cet épisode : d’un côté, trois personnages se lancent en quête de la première mission arrivée sur Mars pour trouver leurs batteries ou panneaux solaires. Notre équipe a en effet besoin d’énergie. Je n’ai pas trouvé ça forcément passionnant à suivre, mais il n’y a pas non plus eu le temps de s’ennuyer. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la beauté des lieux de tournage. Loin de la claustrophobie du vaisseau qui a tout des vaisseaux spatiaux télévisuels habituels, le désert choisi pour Mars est quand même sacrément beau à contempler !

De l’autre côté, le reste de l’équipe souhaite relancer IRN, l’ordinateur de bord/intelligence artificielle que j’ai trouvé un peu trop surréaliste dans le premier épisode. Oui, oui, il est question d’aller sur Mars en trois semaines et c’est ça que je trouve irréel, faîtes avec.

L’épisode règle assez vite ses problèmes après quelques moments de suspense et des décisions bien difficiles. L’énergie revient à bord du vaisseau quand un membre de l’équipage de l’autre mission se réveille… Problème : il dit être né en 1927. J’aime beaucoup l’idée, qui introduit juste ce qu’il faut de mystère : vérité ou crise psychotique ?

L’ambiance très particulière de Missions m’accroche à merveille, principalement grâce à son rythme de folie. En vingt minutes, la série nous présente autant de rebondissements que dans un épisode de 40 minutes, ça s’enchaîne très bien et ça donne envie de découvrir la suite au plus vite.

Capture d'écran 2017-06-11 18.45.17.pngÉpisode 3 – Survivant – 15/20
Mars, c’est quand même toujours un peu pareil.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode débute sur un flashback dans les années 90. Ce n’était pas bien intéressant à première vue, puisque cela nous avait déjà été raconté dans l’épisode précédent. Bon, cela permet d’introduire juste ce qu’il faut d’informations, même si la connexion avec la Terre aurait pu suffire pour ça.

La psy du groupe n’est pas la meilleure psy du monde quand même, elle se laisse totalement manipuler par le russe, mais ça n’empêche que je suis intrigué. Non, pas par le quinoa qu’il bouffe, mais par son histoire personnelle, ça oui. Surtout qu’après quelques recherches, Vladimir est un homme qui a existé et dont la fille s’appelait… Irina. Alors qu’il réussisse à réactiver IRN, ça me fait me poser tout plein de questions.

Au-delà de ça, la série manque un peu d’enjeu dans cet épisode et c’est dommage. Il y a de bons moments et les enjeux ne sont pas forcément nécessaires, d’autant qu’on a d’excellentes dynamiques mises en place. Finalement, Vladimir disparaît du vaisseau et une bonne partie part à sa recherche, ce qui est un peu répétitif après l’épisode précédent, mais c’est souligné par l’un des personnages (cf citation ci-dessus) alors rien à redire.

Muller et Basile se rapprochent également, ce qui était inévitable, mais étrangement long à venir.

Côté réalisation, c’est toujours impeccable, notamment du côté de l’ambiance musicale dont je n’ai pas encore assez parlé. Bien qu’il ne fasse que 20 minutes, je l’ai trouvé un peu plus long que les autres. La fin d’épisode relance néanmoins agréablement l’histoire, avec un Vladimir qui n’a pas un ADN humain (forcément, en même temps) et un objet extra-terrestre enfoui sur la planète rouge qui semble tout droit sorti de l’Egypte antique, une sorte de tombeau en pierre. Et puis surtout, Vladimir dit à Jeanne que « Mars est au rendez-vous », comme son père en début d’épisode.

Aaah je veux savoir la suite, donc j’enchaîne. N’empêche, ils nous avaient vendu un sauvetage sur Mars, mais l’équipe de Zillion, on s’en fout totalement pour l’instant, alors que pourtant, il y a eu une vidéo. J’imagine qu’on y reviendra en flashback, c’est inévitable.

Capture d'écran 2017-06-11 19.06.01.pngÉpisode 4 – Stone – 16/20
C’est pas mortel ? Le mec a l’ADN d’un caillou !

Pas de flashback pour cet épisode, mais un retour sur Terre malgré tout, avec un détour du côté d’Ivan, le fondateur de Zillion. Celui-ci est toujours malade, mais drôlement intéressé par les découvertes d’Ulysse. Je me demande quand même ce que les terriens savent réellement de ce qui est en train de se dérouler sur Mars.

Bon, pêle-mêle, on assiste au premier « enmarssement », de nouveaux personnages débarquent sur Mars grâce à Zillion (ben tiens !) alors que Muller et Basile continuent de se rapprocher. Basile est drôlement proche de son ordinateur également, avec une voix artificielle tellement humaine que je n’arrive pas à savoir si elle est un simple ajout comique à la série ou une menace discrète à venir.

L’arrivée de Zillion 2 inquiète un peu le milliardaire à l’origine de la mission Ulysse, ce que je peux comprendre. Il est intéressant que Jeanne remarque qu’il n’est pas étonné de ce qui se déroule depuis leur arrivée, il semble effectivement avoir toujours un coup d’avance.

Quant à Vladimir, il est plus mystérieux que jamais, à parler de manière cryptée avec Jeanne. Le cryptage est forcément la clé de l’intrigue, alors ça ne fait pas mal réfléchir. C’est assez cool de trouver une série qui fasse réfléchir comme ça. Je ne peux pas dire que c’est rare en soit, mais que des français proposent une aussi bonne histoire, je ne l’avais vu que chez Ulysse jusqu’ici (oh, ça va, vous saviez que je finirais par en parler de toute façon).

Zillion 2 est là pour récupérer la boîte noire de Zillion 1, retrouvée dans les mains de Vladimir dans le deuxième épisode. Le reste de l’équipe d’Ulysse continue d’analyser la pierre de l’épisode précédent et découvre qu’elle est en orichalque, le métal de l’Atlantide, avec également une part… d’ADN. Cela continue d’intriguer.

Sur le plan technique, je remarque quelques redondances dans l’écriture, avec une des découvertes faites par l’équipage que l’on a toujours en décalé, voyant d’abord leurs réactions avant de découvrir à notre tour ce qu’ils ont sous le nez. C’est un peu dommage en 1h20 de retrouver déjà quelques répétitions de ce type, même si ce n’est pas désagréable non plus.

Jeanne hypnotise Vladimir pour en savoir plus sur ses origines et ça tourne mal : ils finissent par s’embrasser et c’est le cliffhanger le plus étrange que j’ai eu l’occasion de voir depuis un moment. J’imagine que c’est elle qui s’est fait hypnotiser, finalement.

Vivement la suite, je suis cette fois totalement accroché aux mystères de la série. En plus, c’est un régal de voir que la mythologie de la série est au point, avec des références historiques (Vladimir) comme des références de la littérature antique (l’orichalque), le tout nappé d’humour un peu geek grâce à Basile. Difficile de ne pas accrocher !

05.pngÉpisode 5 – Alliance – 14/20
Oh my God, c’est les mêmes chiffres que dans LOST.

Quel plaisir de retrouver Missions cette semaine ! L’air de rien, j’attendais impatiemment de voir ces épisodes et j’étais content de voir que l’épisode 5 reprend non pas là où le 4 nous avait laissé, mais au beau milieu de la séance d’hypnose avec une inversion des rôles. Malheureusement, le mystère reste entier un temps, Jeanne ne se souvenant que par moments de la séance d’hypnose. Tout ça semble donc avoir un rapport avec son enfance, et elle est totalement paumée. L’actrice aussi semble parfois un peu paumée avec la complexité du scénario, mais ça marche bien. En plus, ses interactions avec le Russe sont toutes réussies, je trouve.

Bon, comme la semaine dernière, il a fallu que je reconditionne mon cerveau sur le français, mais ça a pris moins de temps maintenant que j’ai pris l’habitude des personnages.

Gemma Williams arrive sur le vaisseau avec Nathan Brody. On sent bien que les acteurs ne sont pas français, mais c’est tellement agréable d’avoir un casting avec des accents absolument géniaux, ça ajoute au réalisme, de même que le scénario bilingue. Je commence à me répéter, ça y est. Dans tout ça, Gemma et William se connaissent et Basile est fan de la scientifique, ce qui énerve Eva Muller. Cela m’a bien fait rire, mais pas autant que la référence gratuite à LOST.

J’ai bien aimé le fait que William fasse tout un tas de secrets avec l’équipe de Zillion et qu’on apprenne ce qui était arrivé à Zillion 1. J’ai moins accroché à la révélation sur Jeanne qui aurait un lien avec Mars. Je trouve ça tiré par les cheveux, mais en même temps, ça m’intrigue beaucoup. Le cliffhanger suggère que Jeanne sait ce qu’elle a faire, mais nous on ne le sait pas.

06-1.pngÉpisode 6 – Irène – 14/20
This is a stuff of science-fiction.

Les références à LOST continuent dans la première scène, « man of faith/man of science », qui nous révèle le projet du fondateur de Zillion : il veut tout simplement devenir immortel, un Dieu, en se transférant dans Komarov. Bah oui, bien sûr, évidemment, normal mec.

Jeanne se lance dans une balade sur Mars vers la stèle. Simon et Gemma se lancent à sa recherche. Ce n’était pas franchement passionnant comme partie de l’épisode, même si j’ai aimé voir Simon se bouger pour Jeanne. On se dirige de plus en plus vers une relation entre ces deux-là, je pense. Ce n’était pas gagné avec le premier épisode qui présentait Simon comme un relou.

On en apprend également plus sur la trahison de Gemma envers William : elle l’a laissé tomber pour Zillion. Bon, ce n’était pas la peine d’en faire tout un mystère, ça se comprenait assez vite.

Pendant ce temps, IRN se reconfigure toute seule… comme un cerveau humain. Basile entre en pleine déprime de perdre la seule femme qu’il parvenait à contrôler (sans commentaire, du coup, si ?). J’ai dû mal à voir où ils veulent en venir, mais je n’ai jamais l’impression qu’ils se perdent pour autant, ce qui est une bonne chose.

Je n’ai pas du tout accroché au cliffhanger qui voit la vie de Jeanne en danger quand elle tombe dans un ravin (comme si elle pouvait y passer), par contre, toute la partie sur les militaires de Zillion qui débarquent sur le vaisseau est franchement réussie. Je pense que cela va nous mener à des situations intéressantes, mais c’est surtout bien vu car ça réaffirme un peu plus l’ambiance huis-clos oppressante sur Ulysse.

Bref, cet épisode m’a paru plus court que les autres, plus précipité aussi dans son intrigue et ses scènes, alors qu’en parallèle, il ne se passait pas forcément grand-chose à raconter dans cette critique. C’était donc deux bons épisodes, mais un peu en-dessous des premiers. Normal, on est en milieu de saison, y a toujours quelques lenteurs dans ces cas-là. Et puis, la série s’est complexifiée cette semaine avec son virage dans une SF assumée.

06Épisode 7 – Fallita – 14/20
Simon, merde, répondez !

Allez, ce n’est pas parce que je n’ai plus de WiFi et que je ne regarde en conséquence pas grand-chose que je laisse totalement tomber le blog, loin de là. Hier soir, OCS diffusait deux nouveaux épisodes de Missions et, comme Mars, j’étais au rendez-vous (elle était facile, celle-ci).

Après les scènes en anglais, c’est parti pour le russe, en 1967. Franchement, ils osent tout et tentent le tout pour le tout, c’est hyper agréable de voir une série française prendre de tels risques quand même. En une scène, ils m’ont donc remotivé cette semaine. Les flashbacks permettent de mieux comprendre l’histoire de Komarov, ils étaient donc nécessaires, même si un peu long.

Le mystère continue de s’épaissir avec un flashback sur Jeanne et son père, qui lui annonce qu’il a un cancer. Cela permet de confirmer qu’il a une fâcheuse tendance à faire beaucoup de secrets, puisqu’il apprend à Jeanne qu’il a un cancer. Tout l’épisode nous permet de voir des flashbacks également sur Jeanne, qui accepte d’euthanasier son père. Mars est au rendez-vous, comme dirait l’autre. En parallèle, Jeanne est coincée sous un rocher sur Mars, c’est quand même un peu con.

Par chance, elle est retrouvée à temps pour être sauvé, notamment grâce à Gemma.

Les références à LOST sont toujours là avec l’ordinateur qui se met à parler à Basile à travers le programme IRN. Cela n’empêche pas Basile de continuer à draguer Eva, en parallèle, normal. Ils apprennent alors qu’une tempête s’approche du vaisseau et Komarov demande aux militaires de Zillion de le ramener sur Terre. C’est un sacré cliffhanger, je suis bien content d’avoir la suite qui m’attend juste après ! L’épisode était un peu lent, mais débouche sur leur meilleure fin pour le moment.

08Épisode 8 – Phénix – 17/20
C’est pas nous qui avons colonisé Mars…

Après avoir secouru Jeanne, nos héros poursuivent leur route vers un temple martien, guidé par l’héroïne de la série qui a une connexion toute particulière avec Mars. Un peu comme Basile avec son ordinateur, qui lit les messages de Mars pendant que tout le monde interroge Komarov.

L’air de rien, Jeanne découvre l’eau sur Mars, puis un cimetière peu reluisant qui leur fait comprendre à tous que les hommes ont colonisé la Terre, et non pas Mars. Oula, c’est un mystère parfaitement mené et un parti pris vraiment cool.

Dans le vaisseau, Vladimir se fait tirer dessus et aussitôt Jeanne se sent mourir elle aussi. Les deux décèdent effectivement… Bon, vu le titre de l’épisode, il est assez évident que Jeanne s’en tire, je pense, mais la vraie découverte, c’est que l’air de Mars est respirable.

Gemma parvient à s’enfuir dans la panique sans même le savoir, mais elle envoie les militaires chercher Jeanne. Komarov, lui, est bel et bien mort. Allez savoir. La série me balade totalement.

Pendant ce temps, sur Terre, le patron de Zillion tente de se transférer. C’est lui qui a la majorité des réponses sur Mars, l’air de rien. Il a compris, je pense, cette histoire de colonisation. Et la fin d’épisode est totalement à retourner le cerveau puisque Mars ressemble soudainement bien trop à la Terre ! J’ai eu l’impression de retrouver la série avec les deux épisodes de cette semaine, c’était absolument dingue à suivre, j’ai adoré en découvrir plus sur Mars et sur l’histoire pleine de science-fiction que nous réservait les scénaristes depuis le début.

Comme d’habitude, je suis donc impatient de découvrir les prochains épisodes !

09.pngÉpisode 9 – Volodia – 19/20
Et du coup, si jamais on s’en sort quand même, y a moyen hein ?

Et voilà, de retour pour les deux derniers épisodes de la saison qui sont tout simplement excellents (rien que ça, oui) !

Il y a donc un astronaute sur la planète rouge qui n’est plus si rouge que ça de l’autre côté du temple. J’aime beaucoup le parti pris de la série qui est de nous dire que Mars était habité par l’homme, c’est un retournement de situation qui fonctionne bien.

Sur le vaisseau, depuis la mort de Komarov, la tension est palpable. Eva embrasse finalement Basile et lui promet même plus, là aussi, il était temps. L’histoire sur le vaisseau s’emballe de plus en plus dans cet épisode. Le rythme est excellent, ça mène même à des scènes de combat et deux morts. J’aimais de plus en plus Alex (il serait temps sur la fin de saison, je sais), mais le cliffhanger m’a quand même laissé sur le cul, car je ne pensais pas qu’elle irait si loin. Cela fait donc trois morts en vingt minutes, sacré rythme.

Loin du vaisseau, Meyer découvre à son tour la Terre qui se cache sur Mars et l’homme qui détient toutes les réponses : Komarov, pas si mort que ça. C’est lui qui apporte toutes les réponses de la série, même si on commençait à s’en douter. Plus ça avance, moins j’imagine les possibilités pour une saison 2. Et en même temps, Jeanne est annoncée comme une femme à mi-chemin entre l’humanité et les martiens, la seule capable de sauver les terriens d’eux-mêmes. Bon, OK, ça ne peut pas me surprendre après tout ça. Oh et Meyer finit par se prendre une balle aussi, alors qu’un des militaires meure également. Quatre morts. Voilà voilà.

10Épisode 10 – Orage – 20/20
Parlez-lui… de Life on Mars.

Jeanne, Simon et Meyer reviennent sur le vaisseau pour en découvrir tous les cadavres. C’est rassurant. Il faut dire qu’une bonne moitié du casting y est passée.

Gemma décide d’abandonner tout le monde derrière elle et de décoller. Tout ça, c’est sans compter Jeanne qui réussit à persuader William de lui parler. Et donc, William parvient à convaincre Gemma de rester, alors que Basile continue de servir de fil directeur à l’humour.

Cela fonctionne bien. Il y a tout plein de problèmes dans cet épisode : le directeur de Zillion qui veut tous les tuer, le militaire qui est encore en vie, Jeanne qui reste derrière en se sacrifiant après avoir compris que sa vie était là, et surtout après avoir compris comment utiliser les pouvoirs de Mars pour activer le vaisseau (dans une scène qui du coup, m’a beaucoup fait penser à X-Men 2, désolé).

Le rythme était haletant, le jeu des acteurs meilleur dans cet épisode, les effets spéciaux toujours là et le cliffhanger réussi. J’espère donc une saison 2 au plus vite et je surnote un chouilla cet épisode, parce que franchement la série le vaut bien. La dernière réplique des survivants de Mars est à s’arracher tous les cheveux de la tête et la décision d’Ivan d’aller sur Mars donne envie d’en découvrir beaucoup plus sur cet univers.

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EN BREF – Je trouve que ces dernières années, la fiction française nous prouve de plus en plus souvent qu’elle sait rivaliser avec ses concurrents internationaux, à partir du moment où on lui en donne les moyens et la passion. C’est clairement le cas avec Missions qui était une véritable petite pépite passée un peu trop inaperçue à mon goût dans l’univers de la sériephilie.

Non, ce n’est pas la meilleure série que j’ai pu voir cette année, c’est vrai, mais son rythme était parfaitement maîtrisé et, une fois réadapté à ma propre langue qui faisait un peu bizarre (et sonnat même faux par moment !) dans un univers que je ne connais qu’en anglais, j’ai trouvé le jeu des acteurs le plus souvent au niveau. Oui, la série est sûrement perfectible par ci, par-là, notamment en milieu de saison où elle semble s’essouffler un peu, mais je ne crois pas qu’on puisse trouver beaucoup mieux dans le genre pour l’instant, surtout après visionnage des deux derniers épisodes. Je recommande de voir cette série au moins aussi chaudement que l’atmosphère de Mars !

Malheureusement, même si saison 2 il y a, je doute que ce soit pour tout de suite. Je l’espère vraiment car la fin est pleine de suspense et laisse songeur. Il y a beaucoup de pistes ouvertes, mais le voyage sur Mars est complet, au moins.

Quoiqu’il en soit, un grand merci à tous ceux qui étaient derrière cette série, cela fait du bien de voir que la production française est capable de s’aligner sur ce que font les américains. Chapeau bas.

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