The Irrational – S01E03 – The Barnum Effect – 15/20

Il s’agit à mes yeux du meilleur des trois épisodes, et pourtant le fil rouge est bien laissé de côté cette semaine. Seulement voilà, on développe un peu plus les personnages secondaires – j’apprends enfin quelques noms ! – et on nous laisse tester les expériences scientifiques proposées pour une fois. Elles n’inventent rien, ne sont pas surprenantes mais c’est efficace.

Spoilers

Pourquoi un excellent pilote d’avion verrait-il son avion se crasher ?


This is the time when we need to let Alec do his thing.

Mieux vaut tard que jamais ? Il faut bien dire ce qui est, ce procédural n’est pas aussi bon que ce que je l’espérais. Pour autant, j’ai envie de le continuer pour voir vers quoi il se dirigera pour l’instant. De là à sacrifier un peu de sommeil (et beaucoup de travail) dès mardi matin ? Eh bien, non. Mais bon, en ce jeudi matin, je me suis dit qu’il était peut-être temps de m’y remettre.

Marisa | L’avion | Rizwan

Marisa

La sœur d’Alec est de nouveau le prétexte pour ouvrir cet épisode. On voit bien la routine qui se met en place pour la série : le matin, Alec part de chez elle, alors on aura droit à quelques petites scènes à chaque épisode. Et inévitablement, je me mets à me dire qu’elle pourrait être un choc facile pour les scénaristes : faisons-en une méchante dans les épisodes à venir.

Bon, nous n’en sommes pas là. Pour l’instant, elle tire les cartes histoire de nous faire les clichés les plus simples du tarot – la Tour, notamment, le Fou quand il est question de Marisa… Rien de bien incroyable. Je me suis demandé quand ça avait été tourné, aussi, parce qu’on aurait vraiment dit un tournage avec distanciation (cf. la photographie ci-dessus). Bien sûr, le but est aussi de faire un point sur la situation du fil rouge. L’enquête va enfin être rouverte, ce qui fait que Marisa lui demande de venir au FBI. C’est l’occasion de commenter aussi le fil rouge romantique entre ces deux-là : la sœur voulait que son frère laisse de la place à Marisa, mais voilà qu’Alec est convoqué par Marisa maintenant.

On ne voit pas bien pourquoi elle le convoque, d’ailleurs. Franchement, je veux bien qu’il soit un témoin clé et que son souvenir permette de relancer l’enquête, mais en quoi est-ce que c’est censé justifier de lui filer toutes les infos ? C’est cool d’être consultant. D’ailleurs, Marisa ne peut plus se passer de lui-même si elle a soudainement quelque chose à lui dire : leur conversation est interrompue par une urgence, et il est évident que cette urgence sera l’affaire de cette semaine.

Pendant tout l’épisode, Marisa garde donc son secret gênant qu’Alec finit par comprendre de lui-même : elle sort avec Jace, son collègue. Cela sort un peu de nulle part après trois épisodes. Je trouve que ça aurait été plus intéressant de l’avoir dès le premier épisode. Peut-être que ça aurait aidé à retenir certains prénoms.

La réaction d’Alec ? Il se concentre sur l’enquête dès qu’il l’apprend. Seulement, il ne peut pas échapper à sa sœur qui veut tout savoir de sa vie et est hyper nosy quand elle s’y met. Elle lui fait reconnaître qu’il a mal interprété les signes que Marisa lui envoyait en lui demandant de le voir si souvent. Soit. Cela ne fait que prouver qu’on a notre vision du monde et une perception qui n’est pas toujours la bonne. J’aime bien l’idée… mais à voir où ça mènera.

Marisa | L’avion | Rizwan

L’avion

Pendant ce temps, il faut tout de même lancer l’enquête, et j’avoue que je suis parti un peu sur une fausse piste concernant Rizwan. Pas grave, je vous laisse la critique telle que mes notes me permettaient de l’écrire. On découvre que l’étudiant d’Alec – un personnage que je suis censé aimer et dont je découvre le prénom, Rizwan, dans cet épisode – est un chauffeur Uber assez insupportable à monologuer sur sa fascination d’Alec. Je plains un peu son passager qui se trouve ensuite a priori détourné : l’étudiant voit un avion se crasher et est tout traumatisé. Il se rend sur place – mais son passager disparaît au passager.

L’avion qui se crashe ? Les effets spéciaux sont plutôt bons à vrai dire ! J’ai beaucoup aimé la manière de le voir dans le reflet de la vitre. Cela fait des économies, mais ça fonctionne. En plus, on voit tout de suite que Rizwan est touché par ce qu’il se passe ; mais on ne saura pas tout de suite pourquoi.

Il faut d’abord commencer par la base : Marisa appelle Alec à l’aide pour comprendre pourquoi l’avion s’est crashé, parce que ce n’est pas logique. Le pilote de l’avion est censé être un pilote impeccable, il n’a jamais eu le moindre incident et le voilà qui soudainement ne suit plus les protocoles et s’écrase. Et meurt dans le choc.

C’est con. Les passagers s’en sortent évidemment, mais maintenant, il faut se demander ce qu’il se passe avec ce pilote. Au passage, on nous rappelle qu’il est plus probable de mourir dans un accident de voiture que dans un crash d’avion, parce que ces derniers sont rarissimes. On le sait, mais c’est vrai qu’on voit tellement de crash d’avions à la télévision et dans les films qu’on peut avoir tendance à l’oublier. De là à ce que 40% des gens développent une peur de l’avion aux USA ? Je ne m’y attendais pas.

Bref, reprenons l’enquête, peut-être ? Alec est envoyé dans la maison du pilote – Lucas – pour essayer de déterminer son état d’esprit. Le problème, c’est que rien n’indique qu’il était suicidaire et qu’il ne comptait pas rentrer chez lui le soir même.

Son frère assure d’ailleurs qu’il est certain que ça ne peut pas être un suicide. J’ai bien aimé l’introduction du frère, parce que c’était marrant et parce que c’est cool d’avoir une explication rationnelle sur le sexe post-deuil. Bon, mais malgré l’assurance du frère que ce n’est pas un suicide, on a toutefois un problème : tout indique que le pilote menait une double vie, avec même des mails supprimés. Cela n’est pas convaincant pour Alec, même si ça semble être suffisant pour le FBI.

On a bien compris que ce sera la dynamique habituelle entre eux de les voir être en désaccord. La science devra à présent donner raison à Alec. J’ai bien aimé l’expérience du jour, qui se concentre sur une trend TikTok un peu insupportable sur les hallucinations auditives : on entend ce qu’on lit, mais la même bande-son peut nous induire en erreur. On peut entendre deux choses différentes sur le même audio.

L’expérience est menée en classe par Alec, et elle fonctionnait plutôt bien (même si jamais de la vie les étudiants ont le temps d’écrire la phrase sur Bart Simpson si vite !). Après un audio connu pour être une hallucination auditive, Alec décide de tester la boîte noire de l’avion. Alors que le FBI entendant Lucas crier un crédo de groupe extrémiste, une grande partie des étudiants entend totalement autre chose : un pilote qui panique et qui indique qu’il perd de l’altitude.

Aussitôt, Alec se rend au FBI pour tout expliquer. Au passage, Emma, une collègue de Marisa qu’on n’a jamais vue avant, lui donne une carte avec une adresse – mais elle le fait discrètement, alors qu’elle se barre en courant. On sent bien qu’elle en sait trop, et le reste du FBI va vite s’en rendre compte : Emma est portée disparue, sa maison visitée par des cambrioleurs, c’est la merde.

Les soupçons du FBI se portent aussitôt sur Owen, un type qui bossait avec eux et qui est super louche. En plus, ils le retrouvent alors qu’il est sur le point de partir à Mexico. Chelou le type, mais il assure n’avoir rien à se reprocher et demande évidemment un avocat. À partir de là, le FBI ne peut plus l’interroger – et Alec non plus. Marisa accepte donc de relâcher Owen pour qu’Alec puisse « faire son truc ». Mouais. C’est pas un super-héros non plus !

Et pourtant, ça fonctionne bien : il interroge Owen pour essayer de comprendre ce qu’il en est. La conversation n’est pas hyper passionnante, mais avec un peu de bluff, Alec finit par faire admettre à Owen qu’il savait qu’il y avait un problème informatique. Et bim, le voilà qui se fait arrêter. Le vrai responsable ? Il a laissé Emma vivre, parce qu’Emma s’est barrée à temps. Il se fait finalement arrêter alors qu’il allait s’en prendre au frère du pilote, grâce à une bonne idée de Phoebe et Rizwan.

Marisa | L’avion | Rizwan

Rizwan

Alors qu’Alec mène l’enquête de son côté avec Marisa et le FBI, nous continuons d’explorer la dynamique Phoebe/Rizwan. On sent qu’il y a un passif pour Rizwan avec les crashs d’avion, mais ça met du temps à arriver. Comme il refuse d’en parler et de demander de l’aide, Phoebe (l’autre étudiante qui joue mal, je rappelle) lui laisse de l’espace et se concentre sur le frère de Lucas.

Celui-ci est aussi pilote. Elle demande donc à ce frère de les aider dans leur enquête. Rizwan et Phoebe montent donc une simulation de pilotage pour que le frère puisse aider à comprendre ce qu’il s’est passé. Malheureusement, ça enfonce le couteau dans la plaie de Rizwan. Finalement, il n’y a pas de passé à découvrir apparemment : Rizwan est juste traumatisé d’avoir assisté au crash d’un avion. Ma foi, c’est vrai qu’on a tendance à sous-estimer ce genre de traumatisme après tout.

Bon, avec le simulateur, le frère de Lucas comprend ce qu’il s’est passé et se met en danger malgré lui en avouant au vrai responsable du crash ce qu’il s’est passé. Alec appelle juste à temps en facetime pour éviter que la situation se tende et termine mal.

On peut alors en revenir à Rizwan. Il ne voulait pas parler de son problème avec Alec, mais Phoebe le convainc de le faire car leur professeur est déjà au courant de toute manière. C’est plutôt sympa, ça permet à Alec de jouer les psys avec Rizwan et de lui permettre de trouver le positif dans la situation. Dès lors, c’est un happy end qui se dessine : Lucas est mort, certes, mais c’était un héros et grâce à lui une partie des passagers a pu survivre. Il n’y est pour rien dans le crash.

Marisa | L’avion | Rizwan

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E05 – Deux Amours – 15/20

L’épisode partait super mal et il l’est resté un bon moment, avec une intrigue qui semblait juste vouloir traîner en longueur et garder ses billes pour le dernier épisode la semaine prochaine. Finalement, en cours de route, les choses accélèrent un peu et l’on quitte l’état de transition pour aller vers de nouvelles propositions un peu plus intéressantes.

Spoilers

Daryl et Laurent continuent leur chemin vers le Nid.


Do I look like I need help ?

Je pensais qu’aujourd’hui était le dernier épisode de la saison, et je suis inévitablement un peu frustré de me rendre compte que ce n’est en fait toujours pas le cas. L’épisode 5 commence par une petite chanson française pour accompagner le tour sur la Seine d’Azlan, Daryl et Laurent. La chanson est bien choisie et a un refrain absolument pas subtil pour cet épisode : « J’ai deux amours, Paris et mon pays ».

Daryl | 200 km | Isabelle

Daryl

On voit tout de suite vers quoi l’épisode se dirige, mais je ne donne pas cher de la vie d’Azlan au cours de l’épisode, en vrai. En attendant, Azlan s’inquiète de savoir comment Daryl s’est retrouvé là, alors que Daryl nous joue les papas de substitution pour Laurent. Je veux dire, il est tout fier de le voir sur le pont du bateau et s’inquiète de son avenir au Nid, là, c’est ridicule. Et comme ils ont 200 kilomètres à tenir, autant papoter.

Les questions d’Azlan replongent Daryl dans le passé. C’est une bonne chose car ça permet d’enfin recoller les morceaux entre le Daryl que nous avions quitté sur sa moto aux Etats-Unis et celui qui est arrivé à Paris. C’est une mauvaise chose parce que ce n’était pas forcément nécessaire non plus d’en faire un flashback. Je sens bien qu’on va nous vendre une histoire qui ne tient pas debout.

Bref. Daryl était donc en panne d’essence avec sa moto aux USA quand tout a (re)commencé pour lui. Il a été pris en stop par un type, parce que c’est bien connu, on accepte de monter dans les voitures des inconnus dans cette post-apocalypse, et sans poser de questions. Daryl n’en pose donc pas quand il est amené à une sorte de QG de machistes se préparant pour une mission bien particulière, ordonnée par un français. Ah. Cela ressemble de loin à la mise en place d’une petite situation d’esclavagisme – mais esclavagisme de zombies.

Le français réclame en effet qu’on lui apporte des zombies d’hommes uniquement, pas trop petits et plutôt costauds. Daryl accepte de le faire, parce qu’il a besoin de récupérer de l’essence et qu’il faut bien payer. Il ne pose aucune question, alors que cette traite est hyper étrange tout de même. Qu’importe, vous me direz… Mais on pourrait croire que Daryl sait se poser des bonnes questions, tout de même.

Ce n’est pas le cas. Pire encore, il envoie bouler un jeune homme qui lui demande son aide pour récupérer des zombies dans la forêt. Il se rend vite compte, comme tout le monde, que Daryl est excellent pour prendre des zombies en otage. Il est celui qui en ramène le plus. Daryl refuse toutefois d’aider ce jeune homme qui a juste envie de retrouver sa copine au plus vite. Bref, Daryl est un connard.

Rassurons-nous, comme toujours, Daryl est incapable de se tenir à distance de ce gamin trop longtemps. Il peut jouer les durs tant qu’on veut, on sait très bien qu’il a un grand cœur : il lui vient donc en aide assez vite quand il se rend compte que le gamin est incapable de couper des buches. Il l’abandonne toutefois assez vite, espérant pouvoir profiter d’une appel radio avec la maison. Les lignes longue distance sont toutefois brouillées : il parvient à parler avec Carol, lui expliquer qu’il est dans le Maine et que tout va bien… Et ce n’est qu’après tout ça que Carol pense à informer Daryl que … est de retour. Non, je n’ai pas oublié un mot, ces débiles de scénaristes jouent avec nous.

La radio coupe sur cette info capitale. Daryl a tout de même le temps de faire la promesse de revenir la semaine suivante, ce qui nous indique que Carol est probablement à sa recherche désormais, dans le présent de la série. Pour l’instant, nous sommes toujours dans le passé, cela dit : Daryl découvre le lendemain que son jeune protégé qui ne l’est pas a été tué par un autre chasseur de zombies.

Il s’énerve assez légitimement et finit par se battre avec le chasseur – ce qui est contraire aux lois du campement dans lequel ils vivent. Bref, Daryl est aussitôt fait prisonnier. Le voilà mené sur un bateau où il est fait prisonnier. On lui vole sa fameuse veste au passage.

Le type qui lui prend la veste va le regretter, c’est sûr et certain. Et ça ne traîne pas : quand Daryl découvre qu’il est prisonnier pour servir de repas à des zombies pendant la traversée de l’Atlantique. C’est pas ouf ça, comme intrigue, parce qu’on ne voit absolument pas pourquoi les prisonniers sont donnés à manger au fur et à mesure aux zombies qui n’ont pas besoin de ça pour survivre – ce sont des zombies. Il faut toutefois faire avec et comprendre que Daryl est tombé sur de très méchants français.

En tout cas, c’est assez rapidement qu’il met au point un plan pour s’enfuir, prétextant être malade et cracher du sang pour être emmené auprès des zombies par les gardes. Dès qu’il en a l’occasion, il jette un garde dans la fosse, en tue un autre, puis un autre – et il récupère sa veste, évidemment. Il libère alors tout un tas de zombies pour foutre la zizanie sur le bateau, tout en cherchant à s’enfuir.

Pour se faire, il a l’aide de son camarade de cellule, qui n’est pas bien malin apparemment. Ils n’arrivent pas à faire tomber à l’eau le canot de sauvetage, tandis que la panique sur le pont est de plus en plus incontrôlable.

Un des zombies est évidemment capable de grimper à l’escalier menant sur la plateforme où ils sont. Il est ultra rapide par rapport à d’autres zombies et il tue sans trop de problème le nouvel ami de Daryl. Ca alors, un personnage secondaire qui est tué avant même qu’on sache son prénom ! Je ne m’y attendais pas… Le super-zombie s’en prend ensuite à Daryl, qui passe par-dessus bord au moment d’une explosion du bateau. Et voilà donc comment Daryl s’est retrouvé à dériver vers la France. Bon. C’est un peu n’importe quoi de nous faire croire que le voyage peut être si rapide, mais à part ça, c’est une intrigue qui fonctionne à peu près. Et ça explique pourquoi Genet lui en veut tant, s’il lui a fait perdre tout un bateau.

Daryl | 200 km | Isabelle

200 kilomètres

En parallèle, nous suivons aussi les 200 kilomètres de Daryl, Laurent et Azlan. Ce n’est pas grandiose à voir, parce que les scénaristes n’ont vraiment pas grand-chose à raconter. Nous voyons donc Laurent sortir une canne à pêche pour prendre quelques poissons, mais s’indigner ensuite que Daryl  lui demande d’en manger parce qu’il a fait une promesse à Dieu de ne pas toucher aux poissons.

Pardon, mais tu viens de les tuer du con ? T’es plus à ça près. Malgré tout, Laurent en profite pour prêcher auprès de Daryl, cherchant à en savoir plus sur son passé et parlant encore et toujours d’Isabelle. Le soir, il se retrouve même à prier pour Judith, RJ, Ezekiel ou Carol, pour venir en aide à Daryl incapable de prier par lui-même.

Pendant qu’il fait ça, Daryl papote à nouveau avec Azlan, et ce n’est toujours pas ça. Bon, l’épisode ne sera qu’une longue conversation. Et ça pourrait être intéressant, mais j’ai trop l’impression qu’on nous fait perdre notre temps pour ça : les conversations ne servent pas à approfondir les personnages, mais à ressasser ce que l’on sait déjà de Daryl et proposer une backstory à Azlan qui, de toute manière, ne survivra probablement pas.

C’est arrivé plus vite que je ne m’y attendais, cependant : Azlan finit par se tuer quand des zombies attaquent leur campement. Pour protéger tout le monde, Azlan se bat contre eux et s’empalent à un poteau téléphonique. Et c’est drôle, parce que son père bossait pour une compagnie téléphonique ahahahahaha. Non. Bref. Comme prévu, un personnage secondaire de plus qui y passe. Ils ne font pas dans la subtilité.

Daryl prend le temps de l’enterrer le lendemain avant de partir, Laurent d’organiser tout un enter… Ah ben non, il se contente de poser un chapelet sur la tombe et on enchaîne sur Daryl qui pète un câble sur Laurent. En effet, Laurent a eu la bonne idée de laisser dériver leur bateau, leur seul moyen de transport pour arriver au Nid à près de 200 km de là donc.

Il y a de quoi le traiter de « stupid little shit » en vrai. Et Laurent avec ses yeux de cocker en face là ? Insupportable ! Il finit par expliquer qu’il a fait ça parce qu’il ne voulait pas que Daryl l’abandonne à son tour. Pff. Ils se retrouvent à devoir marcher, en tout cas, et Laurent en profite pour demander à Daryl s’il peut venir avec lui. Non mais il est vraiment insupportable.

Ces idiots sont aussi en train de marcher sur une route à proximité d’un château, et c’est sans surprise qu’une voiture finit par y passer. Il n’en faut pas plus pour relancer l’intrigue dans une nouvelle direction. C’est particulièrement énervant : en se cachant, Laurent fait tomber la moitié de ses affaires et, évidemment, ils sont vite repérés par ces nouveaux ennemis.

Ainsi, Daryl est fait prisonnier après avoir demandé à Laurent de s’enfuir seul vers le Mont St Michel. Il parle en espagnol, mais les français sont capables de comprendre qu’il parle anglais et commencent aussitôt à le questionner sur l’enfant qui est avec lui. Laurent revient finalement pour sauver l’œil gauche de Daryl au moment où on allait lui arracher. Qu’il est con ! Vraiment, il mérite que Daryl lui passe un savon. Après, soyons reconnaissants : il nous épargne de longs épisodes de marche, parce que maintenant, ils sont prisonniers, on va passer à autre chose.

Daryl | 200 km | Isabelle

Isabelle

Je pensais qu’on ne verrait pas Isabelle de l’épisode, mais non, on a aussi droit à son retour dans cet épisode. Elle dort dans un appartement de luxe où on l’a droguée pour être sûr qu’elle se tienne tranquille. Et quand je dis appartement, c’est un euphémisme : on découvre assez vite qu’il s’agit en fait d’un vieux château ; mais un château ultra aménagé et moderne. Cela donne presque envie d’y vivre, alors qu’on sait bien qu’en vrai, ce ne sont que des passoires thermiques pleines d’araignées ces demeures !

Bref. Assez vite, Quinn vient rendre visite à Isabelle, histoire de relancer l’intrigue de ces deux-là. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que j’ai vite décroché de la conversation qu’ils avaient, avec un peu de religion encore, jusqu’à ce qu’on en vienne à Isabelle qui se trouve une arme et demande à Dieu de lui pardonner. Oh, le soupir que j’ai poussé !

Isabelle prévoit donc de tuer Quinn pour s’échapper, alors que lui, il a juste envie d’un petit dîner romantique avec elle. Il y a tellement de bougies et verres sur la table que je ne comprends pas bien comment on peut nous faire croire qu’elle a besoin de se trouver une arme. Il y avait largement ce qu’il fallait, fourni par Quinn lui-même.

On nous fait heureusement l’économie du dîner, préférant nous montrer plutôt l’arrivée de Genet au château. Elle n’apprécie pas de se voir refuser l’accès à Quinn – occupé par la soirée – loin de se douter qu’il est en train d’essayer de coucher avec Isabelle. Celle-ci embrasse en effet Quinn pour divertir son attention et réussir à le tuer, mais… elle n’y parvient pas. C’est une bonne sœur après tout.

Quinn vexe en tout cas Genet, ce qui ne semble pas être une bonne idée. Le lendemain, Isabelle envisage le suicide, mais elle reçoit avec le petit déjeuner un message d’un « ami » qui semble lui redonner espoir. Isabelle accepte donc de faire ce que Quinn lui demande ensuite. Il lui offre de magnifiques bijoux de la place Vendôme, puis lui propose de le suivre jusqu’au QG de Genet, la « Maison-Mère » (avec l’accent dans le mauvais sens dans les sous-titres officiels, cela dit).

Si Quinn semble y être accueilli en véritable maître des lieux lui aussi, il tombe en fait tête la première dans un piège tendu par Genet. Celle-ci est déçue de voir que Quinn lui a menti : il lui avait dit avoir réglé le cas de Daryl, mais ce n’est pas le cas. Loin de là. En effet, Daryl est dans l’un des cachots de la Maison Mère. Oups. Quinn est arrêté sur le champ, comprenant qu’il a été trahi par sa maîtresse un temps trop tard. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de flirter à nouveau avec Isabelle, après tout.

Isabelle ? Elle, elle n’est pas fait prisonnière, car elle a encore un intérêt aux yeux de la méchante de la saison. En effet, Genet révèle alors qu’elle est au courant de tout le mythe qui entoure la naissance de Laurent. La voilà donc qui est prête à tomber dans le panneau pour le bien du pays : elle explique à Isabelle et Laurent – qui viennent juste de se retrouver après moins d’un épisode de séparation – qu’elle souhaite présenter Laurent aux yeux du monde comme le Sauveur que la religion veut faire de lui.

Son but ? Unifier le pays. Elle est assoiffée de pouvoir et veut diriger la France, en fait, avec des arguments bien nationalistes là. Ah, les français, toujours bien à droite apparemment. Laurent refuse d’entendre que Genet est en colère, lui rappelant juste qu’elle a le cœur brisé. Malgré tout, Laurent écoute Isabelle qui voit bien qu’ils n’ont pas le choix de faire ce que Genet leur demande.

En parallèle, Quinn et Daryl se retrouvent dans la même cellule. On a connu des partenaires de prison plus sympa dans les séries. De toute manière, ça ne dure pas : Daryl est rapidement emmené pour le « repas ». C’est évidemment un mensonge, ou plutôt, c’est lui le repas : on le met dans une arène où tout un tas de français chantent la marseillaise en attendant le début d’un combat qu’ils réclament beaucoup.

Le combat ? Daryl voit débarquer un zombie. Un seul. Le twist ? On injecte au zombie une seringue qui le transforme en super-zombie, comme sur le bateau. Ah. Une drogue pour booster les zombies ? Belle idée de la part des français. On est un vrai pays d’innovation !

Daryl | 200 km | Isabelle

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Ahsoka – S01E08 – The Jedi, The Witch and the Warlord – 18/20

C’est compliqué de noter cet épisode. Il est excellent, comme d’habitude, et pourtant, j’ai eu l’impression qu’une partie de celui-ci était précipité et qu’on aurait pu nous proposer neuf épisodes sans trop forcer. J’ai eu du mal à rentrer autant dedans que les précédents, et ça manquait presque d’épique. Pourtant, tout y était et les développements de personnages sont géniaux. Espérons une saison 2 !

Spoilers

Il faut empêcher Thrawn de revenir… mais c’est mal barré pour nos héros.


There’ll be no negociating with the apprentice of Anakin Skylwalker.

J’étais franchement bien parti pour oublier totalement de regarder cet épisode, tout occupé que j’étais à ne pas faire grand-chose de mon après-midi. Il y a des jours comme ça ou on a besoin de repos – et où vos amis sortent un roman, aussi. Achetez donc Comment survivre à Noël avec son ex ? de Ludo de Boer, c’est une romance de Noël tout ce qu’il y a de plus efficace (enfin, je ne l’ai pas encore terminé, mais c’est prometteur là où j’en suis). Quel rapport avec Ahsoka ? Aucun, mais je voulais lui faire de la pub. Et puis, concrètement, j’étais en train de lire au point d’oublier de regarder l’épisode.

Thrawn | Le vaisseau d’Ahsoka | La fuite | Home | En bref

Thrawn

C’est déjà le dernier épisode de la saison, et ça se sent dès le départ, avec Thrawn qui s’apprête à repartir pour une galaxie très très lointaine. Malgré tout, il ne se sent pas totalement en sécurité : il sait qu’Ahsoka est encore dans les envirions. Même si elle est en infériorité numérique et que Lady Morgan assure qu’il n’y a pas grand-chose que la Jedi puisse faire pour contrecarrer les plans qu’ils ont, il n’empêche que Thrawn ne veut pas s’estimer vainqueur avant de l’être.

Il assiste ainsi à une cérémonie imprévue où Morgan se voit récompensée pour ses bons et loyaux services par les sorcières. Ces dernières décident de leur offrir une ombre et de la faire rejoindre les rangs des sorcières. Ce n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais pour un début d’épisode : les Parques de la série deviennent quatre, désormais.

On en découvre ainsi plus sur les sorcières, qui offrent aussi la lame de Talzin à leur nouvelle sœur. Bon, je ne connais pas du tout assez la mythologie de Star Wars pour savoir exactement ce que ça implique, mais on sent bien que les méchants sont vraiment tous puissants là. Et nous en sommes au point où une fin de saison catastrophique pour nos héros est vraiment envisageable.

Thrawn | Le vaisseau d’Ahsoka | La fuite | Home | En bref

Le vaisseau d’Ahsoka

Du côté des héros, justement, nous retrouvons Ezra dans le vaisseau d’Ahsoka. Il y a retrouvé Huyang, hors écran, et est désormais énervé de ne pas trouver ce qu’il cherche dans le système de rangement d’Huyang. S’il le maltraite un peu avec son mauvais caractère, Ezra est toutefois surpris de découvrir qu’Huyang connaissait aussi son maître – et pas qu’un peu ! Huyang a ainsi enseigné à Caleb, le maître d’Ezra, et lui donne à présent un sabre laser.

Bon, en vrai, j’ai du mal à me concentrer sur ce début d’épisode. Je trouve qu’on est un peu loin des enjeux précédents et je ne suis pas vraiment fan du jeu d’Ezra. En plus, il est encore dans l’ignorance de ce qu’il s’est passé entre Sabine et Ahsoka, et Sabine elle-même est un peu insupportable à ne rien dire. Mince, quoi, c’est un personnage qui était introduit comme tellement cool et pas du genre à cacher vraiment ce qu’elle pense…

Là, on la retrouve incertaine de ce qu’elle a fait. Elle finit toutefois par s’excuser auprès d’Ahsoka quand cette dernière lui explique qu’elle sait ce qu’elle a fait. Malgré tout, Ahsoka décide de rester présente pour Sabine quoiqu’il arrive, parce qu’elle a peur qu’elle tourne mal autrement. Elle s’intéresse donc de savoir où elle en est de son entraînement – et lui rappelle que l’essentiel est d’entraîner son esprit, son corps et de croire en la Force.

La conversation est toutefois interrompue par Ezra qui débarque, heureux d’en avoir fini avec son sabre, et par l’arrivée de deux chasseurs ennemis envoyés par Thrawn. Ben oui, l’épisode précédent se terminait trop bien nos héros, évidemment que Thrawn les pourchasse encore. Les premiers missiles envoyés par les chasseurs aériens sont violents et mettent à terre le vaisseau. Enfin, presque.

Ezra et Ahsoka utilisent la Force pour le maintenir dans les airs et Sabine en utilise tout ce qu’elle peut : elle se sert des ailes du vaisseau pour rentrer dans ses ennemis et les détruire. Bim, voilà, les chasseurs à terre… et le vaisseau d’Ahsoka définitivement perdu a priori. Huyang est dépité, mais l’essentiel est que tout le monde survive. En plus, Ahsoka ne se laisse pas ralentir plus que ça par ce nouvel événement : elle refuse de l’être.

Elle laisse Huyang tenter de réparer le vaisseau – ça paraît mal barré, même pour lui – et se barre sur sa nouvelle monture avec Sabine et Ezra. Leur destination ? Le vaisseau ennemi. Et il ne s’agit même pas de l’attaquer par surprise : ils y vont à découvert.

Thrawn | Le vaisseau d’Ahsoka | La fuite | Home | En bref

La fuite

Thrawn n’a pas l’intention de leur faciliter la tâche, mais tous les missiles de son propre vaisseau n’y peuvent rien. Avec l’aide de la force, le trio parvient à rentrer dans le vaisseau en évitant toutes les explosions des missiles. Bof, les effets spéciaux pour le coup. On enchaîne sur une scène où le trio fait face à toutes les troupes ennemies. J’ai du mal à comprendre comment Ahsoka parvient encore à donner des ordres audibles au milieu de tout ça.

Si le trio a grave la classe à dégommer tant d’ennemis si simplement – quelques coups de sabre laser, un peu de blaster par-là et hop – j’ai trouvé que c’était presque trop expéditif après les épisodes précédents. On a pris tout notre temps pour en arriver là et on se retrouve avec des héros qui grillent toutes les étapes dans le dernier épisode.

Cela permet aux sorcières de révéler à quel point elles sont dangereuses : elles sont capables de ressusciter les stormtroopers qui se relèvent d’entre les morts pour attaquer à nouveau notre trio. Malgré tout, ils s’en sortent – Sabine pouvant même sauver de justesse Ezra. Le scénario est bon pour les dynamiques de personnages et les répliques, mais j’ai eu du mal avec le côté expéditif, vraiment.

En plus, on enchaîne des grosses scènes d’action avec les ordres donnés très lentement et calmement par Thrawn. Cela n’empêche pas notre trio de héros de progresser très vite dans le vaisseau de Thrawn. Bon, pas assez vite pour empêcher tout à fait son évasion : il se barre en laissant derrière lui Morgan pour le protéger et empêcher Ahsoka, Sabine et Ezra de le rejoindre.

Bizarrement, Morgan se contente finalement d’affronter Ahsoka, laissant Sabine et Ezra passer vers le vaisseau de Thrawn, comme si de rien n’état. D’accord, Ahsoka est la plus dangeureuse, mais tout de même, j’ai trouvé ça gros. Après, ça permet d’avoir en parallèle le combat d’Ahsoka contre Morgan et de Sabine et Ezra contre des méchants aux armures indestructibles. C’est compliqué de faire face à ces méchants : en fait, ils sont increvables, parce qu’ils sont déjà crevés. Oui, oui, Ezra et Sabine se battent contre des zombies.

Alors que Thrawn est vraiment en train de partir, Sabine est sauvée de justesse par un incroyable usage de la Force. Elle se fait étrangler, mais se concentre assez pour faire venir à elle son sabre laser. C’est si classe ! Malheureusement, Ezra et elle ont beau réussir à s’en sortir, ils arrivent finalement trop tard : ils ne peuvent que constater que le vaisseau de Thrawn est déjà dans les airs.

Ils n’ont que quelques secondes pour prendre leur décision finalement. Sabine insiste pour qu’Ezra saute, lui expliquant qu’elle peut utiliser la Force pour lui donner un coup de boost quand il perdra son élan. De manière incroyable, elle réussit à faire ça et se retrouve à devoir sauter aussi… sauf que… Sauf que ça signifie laisser Ahsoka derrière elle.

Le choix est terrible pour Sabine : elle doit choisir entre venir en aide à Ezra, seul sur le vaisseau de Thrawn repartant pour sa galaxie, ou à Ahsoka, coincée par Morgan et quelques autres zombies.

Sabine prend finalement la décision d’aider Ahsoka, et elle fait bien. Elle la sauve de justesse et permet à sa maîtresse de reprendre foi et confiance en elle. Il n’en faut pas plus pour qu’Ahsoka trouve la force de tuer Morgan – sans la Force, cela dit – et que l’action reprenne. Alors qu’Ezra est seul sur le vaisseau sans que personne parmi les ennemis ne le sachent, Huyang redébarque avec le vaisseau d’Ahsoka lui aussi. Eh, de justesse.

Thrawn | Le vaisseau d’Ahsoka | La fuite | Home | En bref

Home

Voilà donc la Jedi qui est capable de s’enfuir de la base de Thrawn avant que ce dernier ne la détruise. Et en plus, elle le fait avec Sabine qui récupère aussi son casque. Ma foi, les deux sont increvables elles aussi !

À bord du vaisseau, elles tentent encore, avec Huyang, de rejoindre le vaisseau de Thrawn. C’est toutefois trop tard. Celui-ci leur laisse un petit message d’au revoir en guise de provocation, expliquant qu’il a bien connu Anakin, qu’Ahsoka lui ressemble et puis que longue vie à l’Empire. Et bim, il se propulse dans l’hyperespace, sans qu’Ahsoka ou Sabine ne puisse rien faire.

C’est frustrant. La conclusion est donc que Sabine et Ahsoka sont coincées dans cette galaxie très lointaine, sans Ezra, qui est sur le vaisseau – en vie, mais pour combien de temps ? Les rôles s’inversent par rapport au début de saison, donc. C’est frustrant. La fin de l’épisode (enfin, je croyais, mais il restait encore dix minutes) révèle également que Shin est encore en vie et rallie quelques ennemis de nos héros, elle aussi. Elle n’est pas la seule : Baylan aussi est encore dans les parages.

Et le vaisseau de Thrawn dans tout ça ? Eh bien, c’est sur une très jolie musique qu’il parvient à rejoindre Dathomir, avec ses trois sorcières, toujours, et avec toute son armée prête à raviver l’Empire. Oups.

Tout espoir n’est pas perdu : Ezra rejoint notre galaxie. Il s’habille comme un Stormtrooper pour s’échapper et rejoint finalement Hera. C’est déjà ça de pris ! Il est de retour à la maison, et c’est une excellente chose. C’est d’ailleurs ce qu’Ahsoka explique à Sabine, la réconfortant et affirmant qu’elle a fait les bons choix. D’accord, mais elles sont coincées quand même dans une autre galaxie – et même si Sabine sent un petit quelque chose mystérieux en fin d’épisode, c’est un cliffhanger un peu frustrant en guise de conclusion : elles sont observées par Anakin, tout simplement.

J’espère qu’ils nous pondront une jolie saison 2.

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En bref

Je me répète, mais je suis super surpris de la qualité de cette série. Non seulement le casting est génial, mais en plus, l’aventure qu’elle propose est épique et parfaitement adapté à des néophytes comme moi. Sans avoir vu Rebels, on parvient à accrocher aux personnages et comprendre tous les enjeux. En fait, ça donne envie de découvrir le passé, je ne dis pas, mais ça se suffit très bien comme ça.

J’aime un peu moins la conclusion choisie que le reste de la série, mais les choix qui sont faits n’en restent pas moins géniaux. On ne peut pas plaire à tout le monde, j’imagine. J’espère qu’il y aura une saison 2, car vraiment, ils ont su me convaincre et me donner envie de replonger dans Star Wars plus que jamais la franchise n’avait jamais réussi à le faire.

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The Irrational – S01E02 – Dead Woman Walking – 13/20

Comme de nombreuses séries procédurales, celle-ci peine à surprendre dans l’enquête principale de l’épisode que j’avais résolu 35 minutes avant le héros. C’est gênant sur un épisode de 41 minutes. Cependant, j’accroche bien au fil rouge et à certains aspects de la série, les commentaires sur la nature humaine étant généralement plutôt sympathiques. Il y a de nombreux axes d’amélioration, une actrice que je commence déjà à ne plus supporter et des grosses ficelles trop visibles, mais c’est un divertissement qui fonctionne comme il se doit. Et bordel, la structure en fil rouge sur une saison complète me manquait.

Spoilers

Pourquoi utiliser l’un des poisons les plus rares du monde sur l’une des seules personnes capables de le reconnaître ?


Are you seriously playing with fire ?

Non contente d’être la seule série de network diffusée en ce moment, la série s’offre aussi un long résumé du premier épisode avant d’entamer le second, histoire qu’on soit bien sûrs de ne rien avoir oublié de l’épisode. C’était un peu trop répétitif, mais bon, je vais l’effort de supporter pour l’instant : j’ai envie de croire en la possibilité que représente cette série.

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Le fil rouge

L’épisode reprend d’abord par le fil rouge de la saison, et c’est bien normal : l’explosion de l’Eglise. Alec ne s’en souvient toujours pas précisément, alors il tente de recréer les conditions de l’explosion. Il se souvient avoir senti les flammes, forcément, mais aussi un parfum floral. Le voilà en pleine recherches avec son eau de Cologne pour se souvenir de détails supplémentaires. Pour cela, il faudra attendre la fin de l’épisode : pendant son enquête, il va trouver la bonne fleur par pur hasard (et on s’en doutait dès le départ de l’épisode).

Ainsi, en fin d’épisode, il retente son expérience de brûler la fleur et l’odeur lui débloque un de ses souvenirs – la voiture du terroriste avait des jantes particulièrement laides, mais reconnaissables. C’est un détail de plus pour la suite de la saison, et j’avoue que je tombe dans le piège de ma propre curiosité sur ce fil rouge. J’espère qu’on en saura vite plus.

En attendant, il faut se taper une enquête trop facile à démêler et la conséquence du cliffhanger précédent : les caméras de surveillance n’ont que le dos de l’homme. Pff. On vous croit les gars. Bref, la première expérience matinale d’Alec est un échec, donc il se rend ensuite au boulot. J’adore ces personnages de séries qui ont toujours le temps de mener toute une vie avant d’aller au boulot – mais en même temps, je regarde cet épisode avant d’aller au boulot, donc je suis comme eux.

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Le poison

À peine arrivé à l’université, Alec tombe sur une vieille amie qui n’est pas là pour une visite sociale. Elle souhaite au contraire obtenir l’aide d’Alec pour résoudre… son propre meurtre. Rien que ça ! Elle s’est rendue compte qu’elle était empoisonnée avec une substance mortelle, généralement utilisée pour tuer des espions russes.

Lui, il aimerait plutôt l’aider à se soigner – mais les antidotes sont trop expérimentaux pour cette amie qui refuse de voir son cerveau réduit en bouillie dans l’affaire. C’est un peu osé de nous introduire un perso cool voué à mourir dès le deuxième épisode de la série. Cela dit, j’aime bien cette manière de nous présenter une nouvelle enquête, et c’est suffisamment original pour ne pas avoir un sentiment de répétitions dans les épisodes suivants. J’imagine qu’il vaut mieux viser haut dans l’originalité des premiers épisodes pour marquer les esprits avant que ça ne devienne trop routinier.

En tout cas, l’enquête semble un peu simple : CJ, la femme empoisonnée, a déjà un suspect qui aurait un mobile et un accès au poison. Toutefois, elle doute tout de même, se disant qu’elle pourrait être un dommage collatéral et que la victime aurait pu être cet homme.

Après, quand on apprend qu’elle a un partenaire d’écriture, Jean (je crois ? Gene ? Who cares ?), on sent bien que l’intrigue va avoir un petit peu de fun à nous proposer pour finalement l’accuser. Par contre, c’est trop gros qu’Alec ne pense même pas à le soupçonner un quart de seconde – et ça en faisait aussitôt le coupable idéal.

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L’enquête

L’enquête prend une tournure bien différente de l’épisode de la semaine dernière. Marissa ne souhaite pas trop que son mari soit si impliqué, mais c’est trop tard : c’est CJ elle-même qui le pousse à enquêter après tout. Il me reste un problème avec Alec : je ne vois pas pourquoi il aime tant se mettre en danger. En attendant qu’il le fasse, on le voit mener l’enquête. Et en fait, il ne fait rien du tout, se reposant à 100% sur ses étudiants.

J’ai bien aimé leur petit brainstorming pour attirer à eux l’un des principaux suspects de l’empoisonnement de CJ. Grosso modo, c’est facile : il suffit de le leurrer avec un produit gratuit. Bon, autant le brainstorming était sympa, autant le résultat était un peu ridicule ! L’étudiante totalement 100% amoureuse de son prof envoie un simple message Whatsapp pour un échiquier gratuit et hop, ça fonctionne ? Qui répond à ce genre de messages sur des trucs gratuits venant d’un inconnu là ?

Je veux bien qu’il soit fan d’échecs, mais s’il est fan du site, il doit bien se rendre compte que c’est une arnaque. Bon, on va passer sur cette faille dans le scénario et en arriver au moment où Alec se met en danger, fixant un rendez-vous avec son suspect principal. Il s’y rend seul, avec une Marissa évidemment en retard pour que le suspense soit plus grand. Quand il rencontre le suspect, il vient de se faire tuer par ce qui ressemble à un tueur professionnel.

Et c’est parfaitement irrationnel de voir Alec tenter de s’en sortir en plongeant dans l’eau. J’ai aimé le moment où il raisonne avec le tueur comme il peut, mais c’est vraiment pas terrible de le voir ensuite prendre un chemin à découvert pour s’enfuir alors que clairement il y avait une solution pour plonger sans risquer de se prendre une balle.

Bien sûr, Alec survit et cela permet de relancer l’enquête dans une nouvelle direction. Au passage, on nous fait aussi un petit aparté sur la curiosité qui est un moyen précieux de piéger les gens et de les pousser à faire des choses. C’est pas faux, ma foi. J’aime vraiment ce petit côté faussement scientifique et la manipulation que propose la série. C’est pour moi la force de cette série procédurale et j’espère qu’elle va s’en rendre compte pour réduire d’autres scènes moins intéressantes.

En attendant, on en revient donc à l’enquête, où CJ explique qu’elle pense avoir été empoisonnée pendant un déjeuner au restaurant. Par chance, il y a eu une demande en mariage ce jour-là, donc il existe une vidéo. Avec sa sœur, Alec la visionne et finit par remarquer que la théière a été échangée sur la table. Cela frustre énormément CJ quand elle l’apprend, parce qu’elle est sûre d’être quelqu’un qui remarque tout, tout le temps.

Alec lui prouve que non avec une autre expérience et… putain, mais ils recommencent ! Exactement comme la semaine dernière, ils nous privent de l’expérience qui serait pourtant sûrement marrante à vivre. Je veux dire, il lui prouve qu’en se concentrant sur un détail, on en oublie de regarder ce qu’il se passe en général… mais nous, on ne nous montre pas l’expérience. Par conséquent, on n’a aucune chance de savoir si on aurait remarqué ou non l’ours qui passe en arrière-plan. Et j’ai du mal à croire qu’on puisse le manquer.

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Diversion

C’est totalement naze de nous faire ça. En tout cas, ça relance l’enquête dans une nouvelle direction : Alec comprend que la demande en mariage était une diversion. Et il a raison : il s’agit en fait de deux acteurs embauchés pour l’occasion. Reste à savoir qui a bien pu les engager pour ça, parce que c’est tout de même une drôle de manière de planifier un meurtre. Soit. Cela fonctionne plutôt bien : Alec comprend vite qu’il tient un nouveau suspect, parce qu’un ancien employé des acteurs est une entreprise sur laquelle CJ et Jean ont écrit un article peu flatteur.

C’est ce qu’on appelle un mobile. Partant de là, Alec prend la décision d’organiser un faux entretien d’embauche avec l’aide de ses étudiants – encore et toujours. Cela lui permet de piéger un homme de l’entreprise, parce qu’il sait qu’à un entretien, on a tendance à se vanter. Soit. On a aussi tendance à mentir un peu pour se mettre en avant, non ?

Bon, en tout cas, ça permet à Alec d’avoir plein d’informations. En parallèle, ses étudiants décident de faire dans le social. Même si CJ ne veut pas que sa fille soit au courant de son empoisonnement, les deux étudiants font ce qu’ils font pour la prévenir. C’est un développement secondaire qui permet de mieux connaître ces deux personnages et, ma foi, je pense que je vais les apprécier s’ils enchaînent les théories et débats comme ça à chaque épisode. Il y a tout de même un problème avec cette théorie : j’ai beaucoup de mal avec le jeu de l’actrice. Beaucoup, beaucoup. Elle est jolie, hein, mais son jeu n’est pas exactement une réussite.

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Narcissisme

L’étudiante nous partage un peu plus son passé (ou pas ? Une part de moi n’a pas pu s’empêcher de penser que c’était de la manipulation) avec une mère décédée quand elle était en froid avec, et ça finit par convaincre la fille de CJ. Je retiens de la scène le sens de l’observation des deux étudiants, c’était sympa. Sinon, ben, ce n’était pas de la manipulation : en fin d’épisode, Alec prend le temps de parler avec son étudiante de la culpabilité qu’elle ressent encore concernant la mort de sa mère. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fais pas confiance à cette étudiante – oui, même si on la voit sur la tombe de sa mère. C’est peut-être parce qu’elle joue mal, je ne fais jamais confiance aux acteurs qui jouent mal. Après, c’était une bonne scène pour apprendre à connaître le personnage que de la voir se confier avec Alec.

Avant d’en arriver là, Alec mène l’enquête pour de vrai et se rend compte d’une évidence élémentaire : il n’a pas soupçonné Jean. Genre, le type que j’ai soupçonné au moment où on nous a introduit son existence est évidemment le coupable. Alec en a la certitude, mais doit encore le prouver. Il décide donc de le piéger en jouant sur son désir d’être reconnu comme un mastermind de criminel. Evidemment, il le fait en mentant : il lui explique que le tueur est un génie qui voulait simplement battre CJ à son propre jeu, mais que c’est lui qui se fait avoir car il ne verra jamais sur le visage de CJ sa victoire.

C’est débile, mais ça fonctionne. Jean veut aussitôt aller se vanter auprès de CJ et lui dire qu’il est parvenu à la battre. Sauf que ce n’est pas le cas : CJ n’est pas dans le coma comme Alec l’a prétendu, et elle filme les aveux. Hop, hop, hop, on en arrive à la fin de l’épisode. Et c’est presque un happy end où CJ accepte finalement le traitement expérimental pour tenter de survivre et revoit sa fille.

Alec prend le temps de papoter avec son étudiante, puis prépare tout un cours sur le cas de CJ. Cette dernière a carrément écrit un article sur le crime imparfait de Jean et sur son narcissisme. Oui, oui, il s’est fait arrêter par narcissisme et par volonté que le monde entier sache ce qui lui est arrivé. Une enquête pas dingue, mais une réussite tout de même pour Alec. Allez.

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