The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E03 – Paris sera toujours Paris – 16/20

L’épisode est un petit plus lourd que les précédents sur la culture française et sonnait par moments comme un mauvais guide touristique. J’imagine qu’il y a eu des subventions françaises pour le tournage et que ça se faisait en échange de références constantes à l’art et la culture ? Ouais, Paris sera toujours Paris, malgré l’apocalypse. L’histoire reste bien prenante pour une série de la franchise ; l’univers est vraiment sympathique à découvrir. Je passe de bons moments avec cette série malgré des développements un peu moins pertinents ou trop clichés – et pourtant, ce n’était pas gagné !

Spoilers

Nos héros se rendent à Paris pour rejoindre le Nid et/ou trouver un moyen de retourner aux USA.


Where is Bryan ? He’s in the kitchen.

Qu’est-ce que les titres des épisodes sont inspirés ! Au moins, la programmatique est claire, on va passer par Paris cette fois encore. La traversée de la France fut drôlement rapide par rapport aux distances parcourues par épisode dans The Walking Dead !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Angers

L’épisode commence étrangement par Angers. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas mis les pieds dans cette ville depuis à peu près toute ma vie, mais l’esthétique Walking Dead lui va bien au teint, je trouve. Si nos personnages passent par ici, c’est parce qu’Isabelle affirme qu’elle a un contact sur place. Le contact m’a fait mourir de rire avec ses bases d’anglais très incertaines. Il y a forcément eu des scénaristes français sur le projet pour nous sortir ce merveilleux « Where is Bryan ? ».

Bon, ceci étant dit, pour un américain, ce personnage doit juste paraître complètement cinglé, et ça tombe bien : c’est exactement le ressenti que l’on doit avoir, je pense. Le type semble avoir du mal à aligner trois phrases cohérentes et a vécu seul bien trop longtemps pour son propre bien. Alors certes, c’est un contact d’Isabelle pensant que la vérité est espoir, mais c’est aussi un bon cinglé qui se croit chef d’orchestre d’un orchestre zombifié. C’est fou ce que la solitude fait au cerveau humain dans cette série.

Isabelle et Daryl n’en reviennent pas quand ils entendent le Bolero de Ravel joué sur un disque et repris par cette chorale de zombies. On sent qu’on s’éclate bien sur les effets spéciaux, avec des morceaux de corps pour jouer la musique, mais aussi à l’écriture avec ce français qui tient à la survie de la culture à ce point. Après, qui d’autre qu’un français pour nous sortir un truc pareil. Daryl considère en tout cas que c’est un détour stupide d’être passé par Angers et il en veut à Isabelle.

La scène n’aura effectivement servi à rien d’autres que ça, du coup, mais eh, ça a dû être sympa le tournage sur Angers en vrai. Daryl et Isabelle quitte vite cet opéra pour retourner à l’extérieur où ils arrivent à temps pour aider Sylvie à faire face à un zombie. Elle en est clairement incapable par elle-même, ce que je trouve abusé. Elle était tout de même enfant au début de l’Apocalypse, elle aurait pu faire quelques efforts pour apprendre à se battre.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Paris

Définitivement, la série va vite du côté du rythme. Nous passons donc le temps du générique d’Angers à Paris. Au moins, les personnages arrivent à destination bien vite. On a vue lointaine de la capitale pour voir la Tour Eiffel à moitié détruite et un passage express dans des rues de la capitale. On voit donc Notre-Dame en sale état, une fois de plus, mais on sent tout de même que le tournage a été limité.

Désolé, hein, mais c’est trop expéditif tout ça. J’ai eu du mal à me faire à ce rythme qui fait qu’en dix minutes les personnages se retrouvent au Cimetière du Père-Lachaise à jouer les gros touristes. C’était un peu ridicule ce passage par la tombe de Jim Morrison après quelques gros noms d’écrivains français. Je ne sais pas, ça faisait très cahier des charges du Ministère de la Culture, tout de même. Il faudrait que je me renseigne pour voir s’il y avait des obligations, mais j’en suis à peu près sûr. Après, on sent que les scénaristes sont amoureux de Paris quand même, avec un Laurent qui adooooore la Tour Eiffel. C’est too much.

La Tour Eiffel pétée ? Eh, un hélicoptère militaire a eu la bonne idée de se crasher au sommet de la Tour. Ce n’est pas bien malin cette affaire. Je m’égare dans la critique, cependant, mais c’est dur de rester concentré tellement ça part dans tous les sens avec la capitale scénarisée comme un lieu de culte de tous les dingues. On apprend donc que le « Pouvoir des vivants » est d’ici, mené par une femme nommée Genet. Un joli nom pour une française !

Laurent ? Il est adulé comme le Messie par tout le groupe d’Isabelle – il y a donc une bonne partie de l’Eglise qui existe encore ? Au moins, Isabelle ne mentait pas, il y a vraiment un groupe qui est prêt à tout faire pour elle, ou plutôt pour Laurent. Ils admirent le gamin comme le Messie parce qu’il serait capable de consoler une veuve – Sonia – et parce qu’il est né dans des conditions improbables. Soit. J’en oublie encore la chronologie dans ma critique : ils sont amenés sur un rooftop par Fallou, le dirigeant d’un groupe installé au cimetière du Père Lachaise, donc.

Fallou leur présente aussi Emile, Bastien et Nadine. J’ai noté les noms, mais je crois qu’ils ont pour but d’être des randoms. Enfin, Emile ou Bastien, je n’ai pas su qui était qui à la base, est là pour être un cliché de français : il drague donc bien lourdement Sylvie dès le départ, pendant que Daryl et Isabelle se retrouvent à devoir envoyer un pigeon voyageur pour continuer le voyage.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Le passé d’Isabelle

Il est assez évident que Daryl est sceptique face à ce système de pigeon voyageur. Il préfère donc continuer la route seul maintenant qu’il considère avoir accompli ce qu’il avait à faire maintenant que Laurent et Isabelle sont arrivés à destination. Après tout ça, Isabelle décide donc d’emmener Daryl chez elle – ou en tout cas, ce qu’il en reste.

En dix ans, l’appartement n’a pas trop bougé et c’est franchement surprenant dans la capitale. En vrai, tout brûlerait tellement vite dans une apocalypse zombies ! Là, l’immeuble est encore debout, même pas trop poussiéreux (alors que bon, une semaine dans la capitale sans faire le ménage et votre appartement n’est plus qu’un tas de poussières) et plein des souvenirs d’Isabelle et Lily. C’est l’occasion de développer un peu le passé de chaque personnage et d’expliquer à Daryl qu’elle sortait avec un certain Quinn.

Cela dit, cette parenthèse par l’appartement d’Isabelle est avant tout un moyen de faire culpabiliser Isabelle sur son passé. En effet, après un petit détour par une vue du Sacré-Cœur et un bar où elle refaisait le monde en tant qu’étudiante, Daryl et Isabelle se rendent compte que la rue est envahie de zombies. Ils sont obligés de sortir par l’arrière de l’immeuble.

C’est compliqué pour Isabelle car elle y retrouve Aimée, la gamine des voisins déjà malade dans l’épisode précédent – dans le flashback. Dix ans plus tard, elle n’a pas pris un centimètre, puisqu’elle est transformée en zombie, coincée dans un rosier. J’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme moment d’émotions. On n’en a rien à carrer de cette enfant, mais c’est vrai que la tristesse d’Isabelle et sa part de culpabilité d’avoir pu laisser cette enfant derrière elle est compréhensible.

Même si j’ai de la peine pour Isabelle, cela ne m’a pas empêché d’être énervé de la voir être paralysée par les zombies tombant des fenêtres de son immeuble. Bordel, bouge-toi et tue-les. Et Daryl accepte de laisser en vie (enfin, façon de parler) le zombie d’Aimée en plus ? Cela n’a aucun sens et va à l’encontre de tout ce qu’on connaît de la franchise.

Bref, nos personnages s’en sortent finalement. J’ai beaucoup aimé, en tout cas, cette idée des zombies tombant par les fenêtres vers la cour de l’immeuble. C’est très cohérent avec la capitale comme manière de faire.

Un peu moins cohérente était l’idée de la boîte de nuit dans laquelle les personnages se rendent aussi. Pour cela, ils doivent d’abord retrouver Fallou, Sylvie, Laurent et… Emile ou Bastien, présenter à Laurent la photographie de sa mère, puis traverser les catacombes de Paris. Comment ça une boîte de nuit après les catacombes ?

Peut-on faire plus parisien que ça comme manière de survivre à l’Apocalypse ? Probablement pas. Bienvenue en tout cas dans le demi-monde, un cabaret/boîte de nuit où l’on fait encore la fête avec des dragqueens, où les œuvres d’art du musée d’Orsay sont conservées bien au chaud et où toute la culture clandestine parisienne a la belle vie. C’est chouette de se dire qu’une apocalypse ne mettra pas fin à la vie parisienne après tout.

Bon, cela dit, les personnages ne sont pas là pour faire la fête. Ils sont là pour négocier le départ de Daryl comme ils peuvent avant qu’Isabelle, Laurent et Sylvie ne se rendent au Nid. Cela se déroule plutôt mal, alors que pourtant Isabelle a toute sa drogue datant d’il y a dix ans à revendre. Daryl finit par s’énerver et se battre contre l’homme de main avec qui ils négociaient. Cela force le gérant de la boîte de nuit à se ramener et se révéler à Daryl et Isabelle.

Contre toute attente, il s’agit de Quinn, l’ex d’Isabelle. Oui, oui, celui qu’elle a abandonnée dans une station de service loin de Paris est finalement revenu à Paris pour monter sa boîte de nuit. C’est beau comme tout ce destin. Il est ravi de retrouver Isabelle, mais les retrouvailles sont loin d’être paisibles – et la joie partagée. Isabelle présente donc un peu malgré elle Laurent à Quinn, parce que Laurent reste un enfant qui échappe à la surveillance d’une Sylvie trop occupée à être draguée, et on comprend aussitôt le bordel qui attend Isabelle.

Dans son bureau, Quinn révèle donc à Isabelle et Daryl qu’il est le père de Laurent. C’est violent pour Isabelle qui découvre donc le passé sordide de sa sœur – ah, elle est peut-être jolie, mais elle couchait avec le proxénète de sa sœur hein. Pauvre Isabelle. Le passé est douloureux. Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans le présent.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Stéphane

La série nous révèle ensuite qu’on connaît déjà Genet finalement. Il s’agit de la femme du Havre, qui cherche évidemment à retrouver Daryl. Si elle l’espère noyé, elle découvre vite que ce n’est pas le cas quand Stéphane, le mercenaire qui a une dent contre Daryl, lui apporte justement la cassette de magnéto de Daryl. Ah oui, je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique de l’épisode 2, mais Stéphane a retrouvé évidemment cet enregistreur de Daryl. Ce ne serait pas drôle autrement.

Toujours est-il que Stéphane veut désormais bosser pour Genet. De toute manière, c’était déjà le cas depuis qu’il avait eu un tatouage de force il y a quelques années à Marseille. Elle est forte cette Genet, elle a des contacts partout. Elle a aussi de quoi se déplacer bien vite à travers la France, ainsi que du fric – ou peu importe avec quoi on paie désormais – pour mener des expériences scientifiques sur des zombies. Je n’ai pas bien copris ce qu’elle essayait de mettre en place avec son zombie, mais bon, ça dure dix-huit secondes avant que la cervelle du zombie ne soit explosée désormais.

Stéphane se rend ensuite dans la capitale et on le retrouve très vite au Demimonde. Même si les armes y sont interdites et que Quinn a un arrangement avec Genet pour que sa boîte de nuit soit hors d’atteinte du Pouvoir des Vivants, Quinn débarque avec une mitraillette et explique très calmement qu’il est là pour retrouver Daryl Dixon. Ah, Daryl, tu fous la merde partout où tu passes.

Quinn n’hésite pas une seconde à balancer la localisation exacte de Daryl et fout donc la merde dans l’abri de fortune que le groupe d’Isabelle avait trouvé. C’est triste pour eux, surtout que j’aimais bien ce campement dans des échafaudages, c’était un peu original.

Stéphane débarque au pire moment possible, en plus : Daryl et Isabelle sont en effet en train de s’engueuler. Isabelle n’apprécie pas trop que Daryl connaisse si bien son passé désormais et puisse la juger pour celui-ci, et ça se passe mal quand Daryl finit par aborder le miracle que serait Laurent à ses yeux. Pour lui, ce n’est qu’un enfant qui a eu de la chance et a survécu, pas le Messie qu’elle espère tant qu’il soit. Bien évidemment, Laurent entend tout ça pour pouvoir nous piquer un début de crise d’adolescence.

Ce ne serait pas très drôle autrement. Laurent se barre donc alors que Stéphane débarque avec ses hommes et que ça commence à tout détruire dans tous les sens. On note également qu’il n’est plus question de conserver les munitions désormais… L’épisode se termine alors sur la mort de Stéphane (je crois, mais difficile de bien voir car il fait beau aujourd’hui et que la série est super sombre), tué par Daryl, mais aussi par une fugue de Laurent (il va forcément aller à la Tour Eiffel cet idiot) et une chute de Daryl à travers un toit qui s’effondre. Ouais, cherchez pas, c’est ça le cliffhanger. Et il m’a bien fait rire !

Ceci étant dit, j’ai hâte de découvrir la suite la semaine prochaine !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

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One Piece – S01E04 – The Pirates Are Coming – 16/20

L’histoire est toujours aussi bien, mais je trouve que l’arc adapté en deux épisodes fonctionne moins bien. Cette deuxième partie tire vraiment en longueur – l’arc narratif était trop long pour un seul épisode, mais peut-être trop court pour deux. Bon, l’ambiance est toujours sacrément chouette et je ne regrette pas mon choix de regarder la série le dimanche soir. La qualité est au rendez-vous, c’est cool.

Spoilers

Usopp parviendra-t-il à convaincre la Marine de sauver Kaya ?


It tasted like poison, idiot.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Zoro

Non, vous ne rêvez pas ; non, vous n’avez rien raté : je n’ai eu le temps pour absolument aucun épisode cette semaine. Malgré tout, j’ai envie de me tenir à mon « un épisode de One Piece par semaine », alors je lutte fort contre l’envie de dormir et je me lance dans l’épisode – et la critique. Dingue de me dire que ça fait déjà une semaine que j’ai vu Zoro finir dans son puits.

C’est par Zoro que l’épisode 4 décide de commencer, et je trouve ça un peu gros quand même qu’il survive si facilement à une telle chute et que personne ne cherche à l’achever avant de le jeter dans le puits. Bon, après, on ne va pas s’en plaindre, c’est plutôt chouette qu’il soit encore en vie pour un plan à la LOST.

Il monte rapidement un plan pour sortir de son puits et la série se lance alors dans quelques flashbacks sur le personnage. Je ne sais plus si le manga les place ici, mais j’ai trouvé que ça cassait vraiment le rythme de l’épisode d’avoir ces scènes à ce moment-là. Sept ans plus tôt, Zoro s’entraînait donc pour devenir le meilleur guerrier possible avec des sabres. Malheureusement pour lui, il n’était pas encore si fort et se faisait battre à plate couture par Kuina. Elle était à l’époque la seule à s’opposer à son plan de devenir le meilleur combattant du monde.

Bref, les flashbacks insistent sur la volonté de fer de Zoro, et c’est cette volonté qui va justement lui servir à sortir de son puits. C’était quand même long à regarder – alors que pourtant, dans le manga, c’est l’un des rares flashbacks que j’aimais vraiment. Comme quoi ! Finalement, Zoro s’avère donc incapable de battre Kuina, et ça le dépite. Celle-ci lui assure qu’il est capable de progresser et de la battre un jour : il est un garçon, mais quand il sera un homme, il sera plus fort et grand qu’elle, ce qui fait qu’elle sera plus facile à battre en tant que femme.

J’ai mal à mon féminisme, mais j’aime bien la manière dont Zoro la remotive pour avoir une adversaire efficace et de taille dans son but de devenir le meilleur sabreur du monde. Malheureusement, le flashblack suivant nous apprend la mort de Kuina, alors bon… Dommage, hein. Zoro comprend donc qu’il devient le meilleur sabreur, mais pas exactement comme il l’aurait souhaité. Bon. Et si l’épisode avançait un peu ?

Franchement, ça m’énerve ! J’avais beaucoup aimé cette intrigue dans le manga, mais là, je n’arrive pas à accrocher du tout. Pourtant, l’acteur choisi pour interpréter Zoro jeune est vraiment bon je trouve. C’est vraiment un problème de rythme et de lenteur. Ou d’absence de Luffy dans l’épisode ?

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le menteur

Pendant ce temps, en ville, Usopp est traité de menteur par la marine, évidemment. Le fils insupportable refuse de le croire, puisqu’il sait que Kuro est mort depuis des années. Difficile de croire à sa résurrection quand elle vient d’Usopp.

En parallèle, Nami retrouve Luffy inconscient dans la cuisine où il vient de bouffer toute la soupe empoisonnée. Elle comprend vite ce qu’il se passe et a l’excellent instinct de se cacher quand elle entend des voix s’approcher. C’était la meilleure chose à faire pour découvrir toute la vérité sur Kuro et son équipage cherchant à s’en prendre à Kaya.

Elle découvre ainsi qu’elle a affaire à des pirates, pas à du personnel de maison comme elle le pensait. Pire encore, elle apprend que Luffy est mort et va être jeté dans le même puits que Zoro. Ah, Zoro aussi est dans la merde, donc : il ne reste qu’elle. Et ça se lit sur son visage.

Les pirates sont toutefois interrompus par l’arrivée de la marine. C’est Kuro lui-même qui décide d’aller ouvrir la porte et qui tombe sur un Usopp l’accusant d’être un pirate. Evidemment, c’est simple pour Kuro de faire passer Usopp pour un menteur et de ridiculiser la marine. Au passage, il apprend qu’ils sont là pour Luffy. Hop, il n’en faut pas plus pour qu’il s’en débarrasse.

Il n’empêche qu’Usopp est dépité par ce qu’il se passe et que sa panique est suffisante pour intriguer Koby. Il est néanmoins le seul de la marine à se poser les bonnes questions sur ce qu’il se passe. C’est un problème pour nos héros, mais ça permet une jolie montée en tension, avec Nami qui sort de sa cachette en restant discrète. Malheureusement, ça reste un échec cuisant pour Usopp : tout le monde le prend pour un menteur.

Il parvient heureusement à s’enfuir pour demander de l’aide. En vain. Dépassé par la situation, Usopp décide de se rendre directement dans la chambre de Kaya pour lui raconter ce qu’il a vu durant la soirée et pour accuser Kuro d’être un pirate. Kaya n’a jamais fait d’Usopp un menteur, parce qu’elle trouvait ses histoires marrantes, mais maintenant qu’il ne raconte plus rien de marrant, elle décide de ne pas le croire. Et elle est plutôt violente avec lui. Tu parles d’une meilleure amie.

Vraiment, le personnage d’Usopp me brise le cœur dans cette série – bien plus que dans les mangas. Il est beaucoup plus classe comme ça, je trouve. Et malgré la baffe que lui fout Kaya, Usopp décide de rester dans la chambre de sa « meilleure amie » pour s’assurer qu’elle soit en sécurité. Il fait bien : la personne qui débarque juste après est Nami, et elle confirme toute son histoire. En fait, l’histoire est même plus terrifiante dans la bouche de Nami qui accuse les mêmes personnes d’agir depuis bien plus longtemps.

Bien sûr, c’est le cas, mais ça rend triste tout de même pour Kaya. Il est plus de minuit et Kuro décide qu’il est donc temps de la tuer : c’est son anniversaire, il peut enfin toucher le pactole qu’il attendait en la tuant. Simple et efficace comme plan, simple et efficace comme intrigue aussi. J’aime bien le moment où il entend Kaya tousser dans un mur… mais faut bien avouer que ça n’est pas très original et que la culpabilité ressentie par Kaya qui n’a rien vu, c’est même carrément lourd.

En fait, c’est ce que je craignais à la fin de l’épisode précédent : il ne reste pas assez à faire dans cet épisode et, du coup, il donne l’impression de traîner en longueur. Cela dit, cet arc aussi devait traîner en longueur dans les mangas, maintenant que j’y pense.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Sauvetage

Alors que tout ça se déroule, la marine ramène en tout cas Luffy avec elle, contente d’avoir un prisonnier. Koby continue d’être peu satisfait de la tournure des événements, mais au moins, Luffy vomit sur l’autre idiot, c’est déjà ça. Quand il se remet de son empoisonnement, forcément, Luffy finit par raconter tout ce qu’il sait à Koby. Ce dernier, cependant, est contraint par ses ordres : il doit juste arrêter le pirate au chapeau.

Pas facile, facile, surtout quand Zoro débarque de nulle part et tabasse les autres soldats en deux temps, trois mouvements. Je ne suis même pas sûr d’ailleurs, ça a semblé être en deux mouvements. Bref. Luffy et Zoro se retrouvent et sont tous les deux de nouveau en état de venir en aide à Kaya, ça tombe bien.

Koby tente bien de les arrêter, mais c’est infaisable à lui tout seul. Et Luffy veut bien aider Koby, mais Kaya étant en danger de mort, c’est plus important pour lui de retourner à l’intérieur de la maison. Au moins, l’action reprend comme ça. Enfin, façon de parler. Exactement comme dans le manga, Kuro se lance dans un interminable monologue pendant une partie de cache-cache d’Usopp, Kaya et Nami. Ces trois derniers ne sont pas hyper combattifs et ils ne font pas le poids face au pirate.

Cela n’empêche pas Kaya d’avoir envie de se venger de la manipulation subie pendant des années. Le truc, c’est qu’elle ne s’imaginait pas que Kuro avait une super vitesse. Elle révèle sa position et celle de Nami dans l’espoir de l’attaquer, mais ça se retourne vite contre elle. Par chance pour eux, Zoro et Luffy sont déjà dans la maison pour leur venir en aide. En chemin, cependant, Zoro doit faire face au reste de l’équipage de Kuro.

C’est donc Luffy qui se retrouve à sauver Kaya in extremis des griffes de Kuro. Il arrive à temps pour la sauver et découvre à son tour le pouvoir de son nouvel ennemi, un pirate qui a été capitaine pendant des années et est sûr de tout savoir. Pour sa défense, Kuro est un excellent pirate après tout : il a même été capable de feindre sa mort et se cacher pendant des années.

Par contre, il a une vision de la piraterie qui ne correspond pas à celle de Luffy : il considère que les membres d’un équipage sont parfaitement dispensables. Tout l’inverse de Luffy. Notre héros est plutôt dégoûté par ce pirate qui a abandonné son rêve et s’est terré pendant des années pour manipuler une petite fille. Et pendant que Luffy et Kuro discutent à nous endormir, Zoro fait la démonstration de ses trois lames dans une excellente scène d’action. Par contre, la chorégraphie des combats a beau être sympa, ça traîne en longueur, cette affaire. Comme tout l’épisode, ouais.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le Vogue Merry

Finalement, Luffy finit par venir à bout de Kuro avec un sacré coup de boule et Zoro fait prisonnier le reste de l’équipage. Tout est donc bien qui finit bien. La marine les poursuit bien sûr, mais Kaya offre à ses sauveurs le bateau qu’ils désiraient. Simple et efficace : le Vogue Merry est à Luffy, comme il le souhaitait et prévoyait depuis le départ. Il invite également Usopp à venir avec eux : il veut de lui pour son équipage parce qu’Usopp est présent pour ses amis, quoiqu’il arrive.

Il est temps pour des adieux entre Kaya et Usopp. C’est mignon comme tout et je finis même par me faire au choix de l’actrice pour Kaya. Cette dernière embrasse Usopp et promet d’attendre son retour pour connaître les aventures du capitaine Usopp. Et tant pis si c’est Luffy le capitaine.

Le Vogue Merry prend donc la mer et nos pirates sont prêts à partir vers de nouvelles aventures. Les cris de joie de Luffy, ça fait du bien pour terminer le week-end. C’est bien de regarder cette série le dimanche soir, finalement. Et rien ne me fera changer d’avis sur la diffusion hebdomadaire : c’est tellement mieux que le bingewatch !

Maintenant que nos héros ont un happy end – enfin Usopp et Luffy se disputent le rôle de capitaine, cependant, il est temps de planifier quelques cliffhangers. On découvre donc que Kuro a survécu et que Koby est sur un navire de la marine à regretter d’avoir échoué. Son supérieur hiérarchique lui signale que c’est tout l’inverse : maintenant qu’il a forcé les pirates à fuir l’île, il est facile de les bombarder.

Depuis le pont du navire, Luffy observe à la longue-vue la trahison de Koby… mais ce qui le choque, c’est de le voir avec son grand-père. Très sympa comme cliffhanger.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

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Ahsoka – S01E06 – Far, Far Away – 17/20

Mais qu’est-ce que j’aime les personnages dans cette série ! Je trouve qu’elle est vraiment bien écrite pour nous montrer les multiples facettes de chacun et les enjeux que cela représente pour la galaxie. C’est fait sans prétention, sans prise de tête et avec une belle efficacité dramatique encore cette semaine. Il y a peu à critiquer, finalement, même si cet épisode prend un peu son temps par moment. Il perd ses points pour ces petites lenteurs, mais aussi parce que le fait de ne pas avoir vu Rebels diminue l’intensité de certains passages – alors qu’on sent bien que les scénaristes comptent dessus. Ouais, j’ai le droit de retirer des points pour ça, c’est mon blog après tout et je trouve ça dommage de ne pas rendre pour les néophytes l’intensité voulue.

Spoilers

Ahsoka est en route, mais Sabine est déjà arrivée à destination. Thrawn ou pas Thrawn ? Ezra ou pas Ezra ?


You have gambled the fate of your galaxy on that belief.

Manger (et faire à manger pour cela, surtout), c’est surfait. Etrange introduction ? C’est que je regarde cet épisode alors que je devrais être en train de faire la cuisine, mais, sincèrement, après l’incroyable épisode de la semaine dernière, j’ai vraiment envie de savoir où la baleine – pardon, le purrgil – va emmener Ahsoka. Peut-on m’en vouloir ? Probablement pas – et en tout cas probablement pas vous qui êtes en train de lire la critique de cet épisode. Enfin, si je commence un jour la critique.

Purrgil | Peridea | Sabine | Cliffhanger

Purrgil

Que c’est beau ! L’épisode commence par le voyage en Purrgil d’Ahsoka et Huyang, et c’est juste beau à voir. Huyang propose à Ahsoka de passer le temps en lui racontant l’histoire de la galaxie qu’il lui racontait quand elle était petite, mais bon, Ahsoka préfère parler avec le droïd de la décision de Sabine de rejoindre les rangs des ennemis. Huyang comprend bien qu’elle l’a fait pour retrouver Ezra, mais ça n’empêche pas Ahsoka de s’en vouloir de ne pas l’avoir préparée correctement au dilemme face auquel elle s’est retrouvée. Parce que selon Ahsoka, elle a fait le mauvais choix, de manière égoïste.

Elle refuse d’envisager une autre possibilité, préférant qu’Huyang lui raconte l’histoire datant d’il y a longtemps, dans une galaxie très, très lointaine. Oh. Enfin une référence que je peux avoir sans problème !

Purrgil | Peridea | Sabine | Cliffhanger

Peridea

Nous retrouvons enfin Sabine cette semaine, et ça me fait plaisir car j’aime ce personnage. J’ai un peu de peine pour elle quand on découvre qu’elle est désormais prisonnière dans une cellule sans fenêtre. La pauvre. Ce n’est pas évident de trahir ses idéaux pour finir prisonnière, mais ce n’est pas non plus super surprenant, malgré la promesse qu’on lui a faite.

On sent bien que Morgan n’a pas tellement envie de tenir la promesse de Baylan, mais pour l’instant, on n’en sait pas beaucoup plus. Le vaisseau finit par sortir de l’hyperespace pour nous révéler que les personnages arrivent à Peridea. Je m’attendais presque à voir la Terre, moi. Finalement, il va falloir faire face à ce cimetière de Purrgil – elles y viennent pour mourir nos baleines de l’espace !

Il y a toutefois un signal à la surface de la planète, alors Morgan décide aussitôt de s’y rendre. Contre toutes (mes) attentes, elle emmène avec elle dans le vaisseau Sabine, mais aussi un droïd, Shin et Baylan. Je suis surpris de voir Sabine être du voyage. Le voyage se fait tout aussi vite que le passage dans l’hyperespace : on découvre rapidement la surface désolée de la planète, ses ruines, ses monuments. La photographie est toujours aussi léchée et réussie… jusqu’à ce qu’on arrive à l’atterrissage du vaisseau, avec un fond vert un brin décevant.

Le vaisseau atterrit à proximité d’un temple assez semblable à celui que nos personnages viennent de quitter. La différence ? Il y a trois femmes habillées en rouge – des sorcières. Bon, le pouvoir des Trois fait un peu peur à voir dans cette série, mais c’est chouette de voir à quoi ressemble les sorcières dans cette galaxie. Bon, on s’éloigne un peu de la science-fiction pure après… mais la Force n’est pas autre chose.

Les sorcières parlent de Thrawn, sans en révéler beaucoup plus, mais sentent surtout l’odeur de Jedi de Sabine. Ne l’aimant pas du tout, elles décident d’utiliser leur magie pour forcer Sabine à les quitter – sans avoir plus d’infos sur Ezra malheureusement – et à attendre seule dans… une cellule. Elle est vraiment sur un épisode plein d’action, la pauvre !

Elle n’a plus qu’à s’asseoir par terre et attendre que le temps passe, mais ce n’est pas tellement son caractère. Inévitablement, elle tente à nouveau de se servir de la Force, cette fois dans l’espoir de pouvoir sortir de sa cellule. Cela semble fonctionner un quart de seconde, mais en fait ce n’est pas le cas : un autre vaisseau approche.

À la surface, Baylan et Shin continuent d’attendre l’arrivée de Thrawn un peu à l’écart de Morgan et des sorcières. Cela leur donne l’occasion de papoter un peu, et cette fois, j’ai senti qu’on me faisait perdre un peu mon temps. Je n’ai pas envie d’accrocher à ses personnages, mince, ce sont les méchants, ne me les rendez pas cool à parler de leur passé et des tragédies rencontrées dans celui-ci !

Baylan semble particulièrement sage, en vrai, à remarquer les cycles de l’Histoire qui se répètent encore et toujours. Cela donne de l’espoir à Shin, qui est sûre que c’est à leur tour de prendre le pouvoir désormais, et Baylan lui confirme qu’il espère qu’ils mettront ensemble un terme aux cycles – ce qui arrivera si les vieilles légendes sont vraies. Espérons.

En attendant, le vaisseau que Sabine voit approcher arrive également à la surface, permettant à Morgan, Baylan, Shin et les sorcières de découvrir une armée complète de Night Troopers, dirigés par Enoch (merci les sous-titres) et faisant une haie d’honneur à…Un bonhomme tout bleu aux yeux rouges. Ma foi, je m’attendais à un look plus terrifiant pour l’amiral dont on a tant entendu parler ! Thrawn ne fait pas si peur, mais je ne doute pas que son armée sera terrifiante une fois en action. En plus, il inspire de la méfiance aux sorcières et à Morgan, ce qui n’est pas pour nous rassurer.

Il apprend rapidement que Sabine est présente en tant que prisonnière et cherche à en savoir plus sur Baylan qui l’a emmenée là. Il est forcé de reconnaître qu’il a eu raison en tout cas : Sabine pourra vraiment lui être utile. Il commence par un face à face dans lequel il prend son pied à faire languir Sabine : il ne lui dit pas exactement où est Ezra. En fait, il ne lui confirme même pas qu’il est encore en vie, parce qu’il n’en sait rien.

Purrgil | Peridea | Sabine | Cliffhanger

Sabine

Thrawn entend tout de même respecter l’accord passé par Baylan : Sabine est donc libre et se voit fournir des provisions et une monture pour retrouver Ezra si elle le souhaite. Toutefois, Thrawn lui rappelle qu’une fois sortie du vaisseau, elle sera livrée à une galaxie inconnue dans laquelle elle restera bloquée car personne ne viendra la chercher. Ce n’est pas un souci pour Sabine : elle est sûre qu’Ezra est encore sur cette planète, en vie, quelque part. C’est un sacré pari qu’elle a fait, sacrifiant toute sa galaxie pour ça.

Bien sûr, il y a un énorme MAIS à la liberté soudaine que gagne Sabine en partant à la recherche d’Ezra – sans même chercher à tuer Thrawn d’ailleurs. Outre le fait qu’on lui promet une mort certaine, Sabine se retrouve poursuivie également par Shin et Baylan. Si jamais elle retrouve Ezra, elle sera promise à une mort certaine. Décidément, ça fait beaucoup de « mort certaine » pour une seule personne. Cela dit, on note que pour des méchants, Thrawn et Baylan sont plutôt sympathiques. Ils tiennent la promesse faite après tout !

Sur la planète, Sabine rencontre rapidement quelques extraterrestres. Cela ne se passe pas exactement comme elle aurait pu l’espérer : sans crier gare, on lui tire dessus. La scène d’action qui suit est vraiment sympa : elle est hyper badass et réussit à reprendre le dessus sur toute une troupe d’ennemis. Il faut dire qu’elle est armée jusqu’aux dents et hyper entraînée, n’hésitant pas à tuer ses ennemis qui paraissent un temps surgir toujours en surnombre de nulle part… avant d’avoir peur d’elle et de son sabre laser. On peut les comprendre.

La monture de Sabine ? Elle s’est barrée dès le départ, mais une fois que Sabine s’en sort, elle revient. Cela permet à Sabine d’avoir l’occasion de la dresser un peu, lui reprochant de l’avoir abandonnée mais finissant (évidemment) par lui pardonner et sympathiser avec. C’était sûr de toute manière : ça ne pouvait pas se passer autrement, elle a besoin de sa monture !

L’expédition continue donc, avec une monture qui mène Sabine à un point d’eau et à un rocher qui… n’est pas un rocher, mais une créature plutôt mignonne et apeurée par Sabine. Cela m’a fait rire plus qu’autre chose. On explore la galaxie et c’est plutôt sympathique à voir, surtout que Sabine est complètement perdue, en vrai. Elle n’a même plus l’appareil dont elle espérait se servir (une radio ?).

Bon, la créature qu’elle croise est apeurée par la monture de Sabine, mais elle finit par s’y faire. Comme toujours dans Star Wars, on a affaire à une créature qui parle une langue que personne ne comprend, et pas même Sabine. Elle communique comme elle peut avec ce Noti, mais c’est plus frustrant qu’autre chose. Ils finissent tout de même par trouver un terrain d’entente : le blason de Sabine, qui est aussi celui d’Ezra… et qui est au cou de la créature.

Cette dernière réveille d’autres rochers autour d’eux et après une petite scène d’incompréhension pour tout le monde, bim, les voilà qui se mettent en route pour aller chercher Ezra. Bon, je ne sais pas, c’est un peu trop simple comme moyen de le retrouver (oui, je sais, c’était déjà compliqué d’en arriver là, mais ça me paraît trop simple quand même). Et ça me paraît simple même si Sabine est suivie de près par ses ennemis : on voit ainsi Baylan et Shin qui continuent de la traquer en bavardant de manière inlassable. Il faut dire que Baylan souhaite continuer l’entraînement de Shin. Et bien sûr, ils trouvent le moyen de s’associer aux bandits qui s’en sont pris à Sabine plus tôt. L’ennemi de mon ennemi, tout ça, tout ça.

L’avantage, c’est qu’ils perdent un peu de temps alors que Sabine est toujours en mouvement. Elle est ainsi conduite dans un village où elle rencontre tout un tas de créatures portant un rocher sur le dos. Ils sont sympathiques les escargots de cette galaxie. Non, vraiment, ils le sont : ils mènent Sabine à Ezra. Oui, oui, elle retrouve Ezra qui est caché derrière l’une des habitations de ces escargots.

Les retrouvailles sont charmantes et heureuses, mais Ezra pose vite des questions gênantes pour Sabine : elle vient après tout de trahir ses idées pour le retrouver – les mêmes idées qui ont fait qu’Ezra était en exil justement. Elle refuse donc de lui expliquer comment elle est arrivée ici, mais il faudra bien qu’elle le fasse : lui, il est impatient de rentrer à la maison. Le problème, c’est que la maison est sur le point d’être envahie à nouveau par Thrawn. À cause de Sabine.

Purrgil | Peridea | Sabine | Cliffhanger

Cliffhanger

C’est aussi à cause de Sabine que Thrawn apprend des sorcières qu’une autre Jedi est sur le point d’arriver. Cela ne lui plaît pas du tout et il devine assez vite qu’il risque de s’agir d’Ahsoka. Morgan lui assure que c’est impossible, puisqu’elle est morte, mais la résurrection ne semble pas surprendre Trawn. C’est embêtant cette histoire de sorcières, tout de même : les vrais pouvoirs de Thrawn vont résider là-dedans ? Il est capable de savoir la suite des événements, de faire appel au pouvoir de la magie des sorcières et a donc plusieurs coups d’avance sur nos personnages. C’est un clilffhanger qui nous révèle bien en quoi il est menaçant au moins !

Purrgil | Peridea | Sabine | Cliffhanger

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

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