The Outpost – S02E02

Épisode 2 – This One Strange Town – 15/20
Les très bons moments du premier épisode retombent cette semaine : il y a moins de tension et plus de scènes qui ne permettent que de passer le temps en attendant d’en arriver à des épisodes plus importants. Dans l’ensemble, il y a toujours des moments sympas par rapport à la saison 1. Je suis surtout surpris de voir que la série s’envisage davantage sur le temps long que l’an dernier (j’ai l’impression) avec de nouvelles intrigues ouvertes dans cet épisode… mais clairement pas fermées à la fin de ces quarante minutes !

Saison 2


Spoilers

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That’s the problem with dirty money: you can’t spend it. I’m secretly rich and that’s the same as being poor.

Oui, je sais, j’ai d’autres séries qui attendent, mais c’est bien celle-ci que j’ai décidé de regarder en ce début de soirée. Bien sûr que ce n’est pas la meilleure qu’il me reste, mais le début de saison a réussi à me motiver et c’est une série qui reste assez simple à commenter. Or, j’avais envie d’un truc à regarder rapidement.

Cette semaine commence par notre nouvelle ennemie qui arrive à l’Outpost pour se rappeler au bon souvenir de Talon. Je ne vois pas bien l’intérêt de la scène, à part nous faire ce petit rappel, puis nous expliquer que les Black Bloods étaient en guerre contre les humains. Ils ont pris la décision d’utiliser le portail pour attaquer les humains depuis l’intérieur de leur camp…

C’était un joli plan à la Troie, mais le problème, c’est que la tribu de Talon a refusé de rouvrir le portail, alors qu’elle avait l’Asterkinj. C’est dommage une telle faille dans le plan, mais c’est bon pour les humains. Oh, bien sûr, aujourd’hui, la nouvelle ennemie est là pour récupérer l’Asterkinj, parce qu’elle pense bien être l’élue de la fameuse prophétie de la saison 1.

Elle n’est pas débile cette méchante : avant de venir, elle a fait en sorte d’avoir une police d’assurance. Elle a laissé son Lu-Qiri pour surveiller la Dragman : si elle ne rentre pas, il a pour ordre de la tuer. Le combat est égal, cela dit ; et aussi inutile : elle ne peut pas tuer Talon, sinon l’Asterkinj mourra aussi. Elle affirme que la Dragman bosse pour elle désormais, et elle oblige Talon à réfléchir pendant 48h avant de se rendre.

Bref, on en revient à l’épisode de la fin de semaine dernière quoi. Sans surprise, Talon a envie de boire, Janzo est insupportable parce que débordé par les affaires et Gwynn… se bourre la gueule aussi. Elle est complétement torchée dans l’auberge. Ah, Gwynn, elle est si géniale ! Le truc, c’est qu’elle est aussi débordée en tant que reine.

Elle a envoyé des messages aux tribus alentour et les réponses sont mauvaises : personne ne la suit en guerre, tous jurent allégeance au Prime Order. C’est bête. Par chance, Janzo connaît un remède à l’ivresse et c’est super efficace : on passe de Gwynn bourrée à une reine capable de prendre de bonnes décisions. Elle n’a juste pas envie de trouver un remplaçant pour Garrett.

Talon la remotive comme elle peut, tout en lui mentant sur la situation de l’armée de démons que Gwynn espère encore et qui n’est pourtant pas prête d’arriver. Elle redonne assez confiance à Gwynn pour que le lendemain elle décide de bluffer avec un nouveau capitaine. Le problème, c’est que sa stratégie est mise au point avec Naya, qui en connaît tous les secrets. De manière toujours aussi peu discrète, Naya dit s’inquiéter pour l’espion traître parmi eux et Gwynn comprend que Naya n’a pas d’alibi qui tienne…

Pourtant, elle continue de se laisser berner comme une bleue. Bon, c’est ce qu’elle est, mais quand même. Après tout ça, l’Outpost reçoit de la visite… d’alliés ! C’est improbable ! C’est une ancienne tribu bannie par le Prime Order qui revient en tant qu’alliée, mais avec son propre plan aussi, évidemment. Menée par un roi beau gosse, cette tribu créée rapidement un tas de remous pour la série. Déjà, on voit que la tenancière n’aime pas bien la reine-mère. Elles se connaissent, et j’ai vite parié qu’elles étaient sœurs.

Cela n’empêche pas Gwynn de recevoir le chef de cette tribu pour voir ce qu’il a à lui dire. Persuadée qu’il va lui demander de l’argent, elle tombe de haut quand il lui demande… sa main. Ouep, il veut lui faire un héritier, évidemment. Gwynn n’apprécie pas trop l’impertinence de son invité, et on la comprend : il veut juste un fils, et il est prêt à une relation libre avec elle. Bon, c’est assez drôle tout ça et je l’aime bien ce chef impertinent et grande gueule.

Il laisse finalement trois jours à Gwynn pour qu’elle prenne sa décision et se rend boire à l’auberge. Là-bas, Elinor, la tenancière, reçoit bien la visite de sa sœur, Gertrusha. Tout le monde la connaît apparemment, même Janzo. Les sœurs sont clairement dans une rivalité évidente, et ce n’était pas spécialement génial à voir. Bon, comme l’an dernier, cette partie de l’intrigue ne m’intéresse pas quoi. Bon, comme elle veut impressionner Gertrusha, Elinor décide de vendre autant de Calipsum que possible en très peu de temps, de manière à avoir de l’or. Elinor est un personnage marrant, je ne dis pas, mais son intrigue ne parvient jamais à me convaincre.

Bon, dans tout ça, Talon a deux jours pour se décider, Gwynn trois jours pour se décider et la chose la plus logique à faire selon elles est donc de parler de tout ça autour d’un jeu de cartes. Et presque sans alcool ! Bon, ça n’empêche pas les deux amies d’être super cool ensemble. Pas de quoi passer le Bechdel Test pour autant : après Garrett dans leur première scène, les voilà qui parlent de Janzo (Gwynn étant sûre que Talon en est amoureuse) et du mariage possible pour Gwynn.

C’est une scène qui comblait le temps, quoi, avant que Talon retourne auprès de Janzo. Elle est donc à l’auberge, et elle s’y fait draguer par le possible futur mari de Gwynn. Elle trouve ça marrant et lui propose donc de se battre contre lui. Comme d’hab, quoi.

Gwynn demande à Naya de faire en sorte que Janzo et Talon tombent amoureux l’un de l’autre, et c’est plus drôle qu’autre chose : il est évident que Naya développe des sentiments pour Janzo, vu sa réaction. Elle accepte malgré tout l’ordre de la reine et décide donc de changer le look de Janzo. Et c’est efficace. Elle le force à se tenir droit, et ça ne se change pas si facilement que ça le port de quelqu’un, et lui coupe les cheveux… Voilà qui fait déjà beaucoup de bien au surjeu permanent de Janzo et qui lui donne assez de confiance pour se battre contre le chef des « alliés ».

Il se fait donc attaquer par lui et c’est finalement Talon qui vient à sa défense. Ce qui est bien, c’est toutefois que Janzo a trouvé du courage… pour défendre l’honneur de Naya, pas de Talon. Voilà un couple plus intéressant, quoi. Talon et Janzo sont tellement mieux à être juste amis, je n’aime pas bien cette pseudo romance entre eux.

Ils finissent l’épisode à parler ensemble histoire que Talon prenne une nouvelle décision stratégique. En parallèle, l’épisode se termine sur le Marshall qui arrive à l’endroit où est censé se trouver le cadavre de son fils. Le cliffhanger, c’est toutefois qu’il ne le trouve pas. Tout ce qui est encore là, c’est son épée… Evidemment !

Saison 2

The Outpost (S02)

Synopsis : La saison 1 s’achevait sur plusieurs cliffhangers, avec un deal pour obtenir plus de Colipsum, une traître auprès de la reine, un méchant en fuite et le Dragman s’avérant être la petite fille muette pas si muette que ça. La saison 2 a donc pas mal de choses encore à traiter !

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, j’ai beau savoir que c’est une série passe-temps plus qu’une série coup de cœur, je me suis surpris à avoir hâte de découvrir la suite des aventures de Talon. En fait, c’est bête, mais c’est une série que j’associe énormément à mon appartement, parce que c’est l’une des rares que j’ai suivies pendant mon déménagement l’an dernier… et la seule que je regardais à l’époque qui a eu une saison de plus, peut-être bien.

Du coup, comme j’associe la série au plaisir de m’adapter à un nouvel environnement et à mes premières semaines de cours, comme je n’ai vu la fin de saison qu’en décembre, eh bien, j’ai envie de me replonger dedans en ayant l’impression de ne pas avoir tout oublié. Comme quoi, parfois, ce qui fait apprécier une série, ce n’est pas tant sa qualité, mais bien la manière dont on la visionne. Tant que je peux encore la voir dans mon appartement, j’en profite donc et je me lance dans cette nouvelle salve d’épisodes !

Note moyenne : 14,5/20

S02E01 – We Only Kill To Survive – 17/20
Oh ben merde, je ne m’y attendais pas, mais je dois vous avouer que j’étais à fond dans cette reprise ! Il y a toujours de quoi bien se marrer dans certaines scènes, mais cet épisode nous replace petit à petit tous les personnages dans leur contexte et lance une nouvelle intrigue pour la saison de manière plutôt habile. J’ai adoré retrouver certains personnages ou certaines relations et je me suis surpris à être véritablement à fond dans ce que j’étais en train de regarder. Le temps est vite passé… et j’attends même la suite !
S02E02 – This One Strange Town – 15/20
Les très bons moments du premier épisode retombent cette semaine : il y a moins de tension et plus de scènes qui ne permettent que de passer le temps en attendant d’en arriver à des épisodes plus importants. Dans l’ensemble, il y a toujours des moments sympas par rapport à la saison 1. Je suis surtout surpris de voir que la série s’envisage davantage sur le temps long que l’an dernier (j’ai l’impression) avec de nouvelles intrigues ouvertes dans cet épisode… mais clairement pas fermées à la fin de ces quarante minutes !
S02E03 – Not my Kingdom – 14/20
C’est très prévisible et pas bien glorieux, mais je trouve qu’ils ont fait pire l’an dernier. La division de l’intrigue en deux ou trois sous-histoires fonctionnent plutôt pas mal et évite de trop s’ennuyer. Je dirais même que le temps passe plutôt vite devant cette série, ce qui est tout de même déjà un premier avantage non négligeable pour entamer le #WESéries.
S02E04 – Regarding the Matter of Garret Spears – 15/20
Définitivement, le temps passe vite devant cette saison et c’est vraiment une bonne chose. Cet épisode se voit d’une traite sans le moindre problème, avec toujours deux intrigues en parallèle qui avancent bien. Je ne le dirais jamais assez, ce n’est pas très surprenant dans l’écriture, mais en même temps, je ne pense lui demander d’être surprenante cette série. Si elle continue de fournir des épisodes sympas comme ça, ça me suffit déjà par rapport à l’an dernier !
S02E05 – The Blade of the Three – 15/20
C’est sûrement parce que je maîtrise mieux l’échiquier politique de la série pour cette deuxième année, mais la série est beaucoup mieux cette année. L’épisode est assez clair pour faire avancer la saison en suivant toujours la même direction. Les intrigues commencent à se recouper entre elles et c’est tant mieux, parce que ça fonctionne bien et que ça donne même envie de voir la suite !
S02E06 – Because She’s Worth It – 13/20
Voilà ce qui s’appelle un épisode bouche-trou, où l’on met de côté les vraies intrigues pour se concentrer sur des broutilles et pour les aspects de la série qui me motive le moins. Bon, ce n’est pas tout à fait vrai : il y a aussi une intrigue qui semble totalement réécrite en cours de route par rapport aux éléments nouveaux apportés par cet épisode. Heureusement, le cliffhanger prévisible relance la machine pour la semaine prochaine, hein.
S02E07 – Where You Go, People Die – 14/20
Contrairement aux épisodes précédents, j’ai trouvé celui-ci assez long. J’ai senti le temps passer devant et heureusement qu’il y avait toujours une intrigue me motivant plus que les autres bien mise en avant, parce que sinon, ce n’était pas gagné. En plus, certaines intrigues semblent être écrites à la va-vite et c’est dommage parce qu’il y aurait eu le temps de les développer autrement. Je vais me contenter de l’intrigue me faisant changer de personnage préféré.
S02E08 – A Crown For the Queen – 11/20
Les semaines passent et c’est de plus en plus drôle de voir les scénaristes nous prendre pour des imbéciles. Certes, il y a des personnages que j’apprécie, mais ça ne suffit plus à tout couvrir. C’est dommage, la saison commençait bien – elle commençait mieux en tout cas – mais depuis deux ou trois épisodes, elle ne ressemble plus à rien du côté de la cohérence. Au moins, il y a eu de l’action assez vite et quelques scènes réussies, mais j’ai eu l’impression d’écrire une critique de Shadowhunters tellement c’était risible.
S02E09 – There Will be a Reckoning – 12/20
On continue dans la lignée de l’épisode précédent, avec des scènes aussi ridicules et des moments pas très crédibles. Même quand ce n’est pas trop mal écrit, c’est mal mis en scène, alors forcément la série en prend un coup. C’est dommage parce qu’il y a des sursauts de qualité dans certains rebondissements ou dans les relations de certains personnages – c’est ce qui me donne envie de rester ; mais l’ensemble est vraiment trop brouillon.
S02E10 – The Only Way – 14/20
Malgré un début toujours aussi désastreux, je trouve que le reste de cet épisode se débrouille plutôt bien pour être vraiment intéressant à suivre et pour apporter plus de consistance à la série. En effet, c’est toute la mythologie de la série qui prend vie dans cet épisode et mène à des situations plus intéressantes. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça s’améliore drôlement, je trouve. Allez savoir si c’est volontaire ou juste un accident après…
S02E11 – Nothing Short of Heroic – 14/20
Je reprends avec cet épisode proche de la fin de saison, mais on sent bien justement que le but est de préparer le terrain plutôt que d’être exceptionnel. De toute manière, la série ne l’est pas. Cet épisode est sympathique, sans vrai plus, mais il réussit malgré tout à conclure certains arcs entamés depuis un moment et que je m’attendais à devoir supporter encore un peu plus longtemps. Le suspense se met en place pour la fin.
S02E12 – In the Worst Corner of my Memory – 15/20
C’est beaucoup mieux dans cet épisode qui a réussi à me provoquer un fou rire tout en me décevant sur une intrigue, mais aussi à enfin faire coller ensemble différentes parties de la saison. Certains arcs sont un peu plus logiques à présent… En revanche, le cliffhanger menant à l’épisode final n’est pas aussi intense que je ne l’imaginais pour un double épisode diffusé en une soirée. C’est étrange.
S02E13 – This Is Our Outpost – 16/20
Ils n’ont pas les moyens, mais ils tentent quand même de mettre les petits plats dans les grands et ça leur fait du bien. Cette fin de saison est pleine de bons moments et mènent à des scènes plutôt très attendues. J’ai eu l’impression que l’épisode était une fin de série jusqu’à la scène finale qui relance le tout pour la saison 3 : à quelques répliques et une scène près, on pouvait s’arrêter là. Je reviendrai quand même en septembre !

Saison 1 Saison 2Saison 3 | Saison 4

The Outpost – S02E01

Épisode 1 – We Only Kill To Survive – 17/20
Oh ben merde, je ne m’y attendais pas, mais je dois vous avouer que j’étais à fond dans cette reprise ! Il y a toujours de quoi bien se marrer dans certaines scènes, mais cet épisode nous replace petit à petit tous les personnages dans leur contexte et lance une nouvelle intrigue pour la saison de manière plutôt habile. J’ai adoré retrouver certains personnages ou certaines relations et je me suis surpris à être véritablement à fond dans ce que j’étais en train de regarder. Le temps est vite passé… et j’attends même la suite !

Saison 2


Spoilers

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He is a strange, strange man.

Oula, on a un générique ! Et il est plutôt bien foutu pour nous remettre en tête toute la mythologie de la série. C’est marrant, j’avais l’impression de bien m’en souvenir, mais je redécouvre des choses dedans déjà ! Quant au résumé des épisodes précédents, c’est bien simple, il m’a appris pour la première fois que le Marshal s’appelait Cedric Wythers. Comme quoi, tout finit par arriver, je vais peut-être enfin d’arrêter de l’appeler Marshal en pensant que c’est son prénom, ehe.

Après tout ça, cette saison 2 commence sous la neige à Dun-Ebdin, un ancien château apparemment réputé qui a été détruit par le Prime Order lorsque Lord Ebdin a refusé de se soumettre à eux. Son cadavre squelettique est désormais exposé à la vue de tous et alors que Garret (deux r, un t, j’essaie de me souvenir de l’orthographe de tous les noms cette fois) s’en approche, la série nous montre qu’elle a toujours du budget pour les décors. Et ça nous change du désert ce château enneigé.

Cela nous change aussi de la série s’attardant longuement sur Talon, parce qu’on ne la retrouve pas immédiatement. À la place, on voit donc Garret mener seul ses hommes dans le château où ils se mettent à se battre contre le grand méchant de la saison 1, Dred. Et pas de bol, alors que Garret s’apprête à le tuer, c’est lui qui se fait finalement transpercer par l’épée de celle dont je n’ai jamais su le nom mais qui ressemble toujours à une femme des cavernes. Oulala. La série y va fort, laissez-moi le temps de me remettre dedans, oh !

Alors que Garret est au sol, Talon est toujours à l’Outpost et a sympathisé avec « le Dragman », à savoir la petite fille qui m’avait tant intrigué à la fin de la saison 1. C’est un peu pour elle et ses pouvoirs que je suis revenu, mais voilà qu’elle a de nouveau décidé de ne pas parler. Elle file toutefois le nom d’un démon à Talon, histoire qu’elle puisse l’invoquer. Le nouveau générique nous le spoilait un peu, mais il s’avère que Talon n’est finalement pas la seule sang noir en vie. Eh ouais, figurez-vous qu’une nana aux oreilles pointues sort du portail après un Lu-Qiri, Ekkundi, plutôt sympathique.

La série nous rebalance dans un flashback, et ce n’est vraiment pas une superbe idée. Talon y est de nouveau enfant, et elle est sous la neige. Elle apprend à chasser, bien malgré elle, parce qu’elle n’a pas le choix pour survivre toute l’hiver. Si elle ne voulait pas le tuer, elle apprend donc que ce n’est pas grave de tuer si c’est pour survivre. Et c’est évidemment une scène qui sert à justifier que très vite, elle se retrouve à devoir tuer un autre sang noir, Varlek. Celui-ci a tué les humains avec qui elle survivait comme elle pouvait et il s’en prend à elle pour récupérer la petite lumière que lui a confié sa mère – et qui lui permettra, dans la saison 1, de faire venir les Lu-Qiri. Bref, c’est ainsi que Talon tue pour la première fois, histoire de se protéger.

Le problème, c’est que la nana qui sort du portail nous explique que Varlek était son frère. Elle n’apprécie pas trop de savoir qu’il est mort, et elle s’attaque alors à Talon, qui est mise K.O plus rapidement que jamais…

Au secours ! On change ensuite de personnage et j’avais oublié le surjeu permanent de Janzo, et il faut que je m’y refasse. En ce début de saison, il est toujours aussi amoureux de Talon, parle aux Plaguelings et est aidé par… par ? Mais qui es-tu toi ? Bon, une jolie fille qui finira forcément par être son love interest, non ? Elle s’appelle Naya et lui apporte un message, parce que Janzo est attendu par la reine. Ah voilà, Naya, c’est la femme de chambre de Gwynn, évidemment, je ne m’attendais pas à la voir dans cette auberge.

Après un temps infiniment long, on retrouve donc enfin Gwynn, la véritable raison qui justifie que je sois encore là contrairement à ce que j’ai dit sur le Dragman. On la retrouve donc avec le Marhsal, il s’appelle Cedric, je le retiens ! Ils parlent de l’état du royaume, de Garret envoyé en mission pour retrouver Dred et du Colipsum que Gwynn a fait interdire. Et comme chaque fois qu’un truc qui rend les gens accro est interdit, Gwynn se rend bien compte que le colipsum est plus présent que jamais dans l’Outpost…

Ainsi, on suit également ce qui me semble être un nouveau dans cet épisode. Il se fait assommer par surprise et manque d’être tué par Munt. On découvre alors qu’il est dans une caverne où la « mère » de Janzo (encore une dont je n’ai pas le nom) le présente comme étant Brogan, un nouveau frère pour la famille. Et elle n’a pas chômé dans l’entre-deux saisons, ayant désormais tout un réseau clandestin de création et distribution du colipsum.

Ce n’est qu’après ça que Talon est réveillée par Janzo. Elle s’inquiète d’avoir perdu le point de lumière en elle (ça s’appelle Asterkinj, et je veux bien faire tous les efforts du monde, ça, je vais l’oublier d’ici le prochain épisode), mais se rend compte que non, l’autre Sang Noir n’a pas réussi à le lui prendre. Et comme le Dragman a disparu, Talon décide de partir à sa recherche. C’est une bonne idée, c’est sûr, mais Janzo se révèle soudainement plutôt intelligent par rapport à ce qu’on connaissait de lui : il explique donc à Talon que tout ça n’est probablement qu’un piège.

Ben oui, le Dragman s’est laissée emporter sans rechigner, ce n’est pas bon signe. Le problème, c’est qu’il a raison : évidemment que la nouvelle Sang Noir les attend en dehors de la ville, avec une intrigue toute chaude pour cette saison 2. Ainsi, il est révélé qu’elle vient de l’autre côté du portail où il reste des centaines de Sang Noir !

Son but est de les libérer, mais Talon ne la croit que partiellement et la prend de toute manière pour une méchante. C’est sûrement une bonne chose, parce qu’après tout, ils ont été bannis les sangs noirs dans le portail, donc autant qu’ils y restent, surtout qu’ils semblent vouer une haine aux humains. Enfin, c’est pire que ça d’ailleurs : les humains sont des sous-êtres pour eux… Là-dessus, Talon décide donc de s’attaquer à la nana en face d’elle, qui se protège avec le Lu-Qiri. C’était absolument ridicule à voir comme « combat », elle prend cher en ce début de saison Talon. Elle s’acharne sur un monstre qui a pour ordre de ne pas la tuer tout en gardant le dessus sur elle, mais heureusement, Janzo était là pour raisonner Talon.

La scène n’est donc pas très utile, et se termine sur la promesse de retrouvailles futures entre les sangs noirs. Talon est ensuite escortée auprès de Gwynn et je suis assez déçu de la tournure qu’est en train de prendre leur relation. Les deux meilleures amies ne sont plus que l’ombre de ce qu’elles étaient, c’est vraiment dommage car c’était une force de la série. Bon, elles sont en désaccord sur plusieurs choses et notamment Garret, parti seul sur ordre de Gwynn et parce que Talon a préféré rester auprès de Janzo qui devait être sauvé. Oh, autrement, Talon raconte aussi ses petites péripéties à Gwynn, donc j’imagine qu’elles sont encore un peu amies quand même.

De toute manière, Garret ne va pas rester longtemps leur problème : elles apprennent le lendemain matin qu’il est mort, parce que son second revient, seul, à l’Outpost. S’il a le droit de se faire tabasser par Cedric (je connais son nooom), il révèle tout de même ce qu’il s’est passé au début de l’épisode. Comme un peu tout le monde, j’ai du mal à croire que Garret soit vraiment mort, ce serait peu malin de la part des scénaristes.

Cedric annonce toutefois à Gwynn qu’il veut aller chercher le corps de son fils, puis il arrive à convaincre Talon de ne pas partir elle-même à la recherche de Garret, ou de Dred dont elle veut se venger. C’est étonnant : Cedric et Talon n’ont jamais été aussi amis. Et je n’ai jamais été autant au courant de tout ce qu’il se passe dans cette série ; je me sens à jour dans l’intrigue là, jusqu’à l’au revoir de Cedric à la mère de Janzo, jusqu’à me souvenir que Talon et Garret s’étaient embrouillés en fin de saison 1 et n’ont pas eu droit à leur réconciliation !

Bon, donc, Talon reste à l’Outpost pour aider Gwynn à partir en guerre, mais avant ça, elle préfère se bourrer la gueule. Et ça tombe bien, parce que Gwynn aussi. Du coup, on récupère les deux amies exactement comme je les voulais. Elles se mettent à jouer en buvant, et je les adore vraiment beaucoup. Après, je trouve quand même que Gwynn se remet vite de la mort de Garret quand même.

Elle enchaîne ensuite avec un bain, donné par Naya qui n’hésite pas à la conseiller de fuir et se cacher. C’est qu’elle se sent à l’aise la Naya pour se permettre de conseiller la reine comme ça. Autant quand elle la force à mettre sa couronne, ça se comprend, autant là, c’étaient des conseils géopolitiques étonnants qu’elle finissait par donner, rappelant la présence d’espion et tout. Aha, tu ne m’as pas Naya, je me souviens que c’est toi la connasse qui avait trahi tout le monde dans l’affaire !

Loin de l’Outpost, la nouvelle venue sympathise avec le Dragman, qui se remet à parler. Elle révèle que de l’autre côté du portail, le temps ne passe pas à la même visite, ce qui lui donne finalement plus de 300 ans. Le truc, c’est que même à cet âge-là, on peut encore être une gamine capricieuse : elle affirme donc que Talon lui donnera l’Asterkinj quoiqu’il arrive, soit de la manière douce, soit de la manière brute !

Saison 2

Midnight, Texas – S02E08-09

Épisode 8 – Patience Is A Virtue – 18/20
Oula, on approche dangereusement de la fin de la série et ça se sent. C’est plutôt bien foutu : en deux saisons, ils ont eu le temps de faire monter les enjeux progressivement et même si cette saison est un peu précipitée, elle tient la route. Cet épisode apporte les derniers éléments de mythologie nécessaires pour mener à un final qui promet d’envoyer du lourd, alors que l’ensemble de la saison aura vraiment eu des airs de dernière saison.

> Saison 2


Spoilers

08

Ave Rex and Regina

Bon, tant qu’à faire, je me suis dit que je pouvais bien finir la saison tant que j’y étais, quitte à me coucher un peu tard. C’est les vacances, après tout ! Et puis, ça sent le double épisode final… qui change totalement l’issue du cliffhanger. Loin de s’effondrer comme on l’avait vu en fin d’épisode 7, Manfred reste encore lui-même grâce aux bons conseils de Kai. Oui, les deux se retrouvent à être de grands amis soudainement.

Ils comprennent rapidement que Patience est une grande menace, et qu’elle a volé à la fois les fioles de pouvoir et la tête. Ils se rendent donc auprès d’Olivia et les autres pour mieux se rendre compte qu’ils ont disparu. C’est triste. Bien sûr, Patience finit par retrouver Manfred dans la rue et il ne parvient pas à être crédible dans son amour pour elle – il lui dit qu’il l’aime, c’est débile.

Bref, elle comprend vite que Manfred en sait plus que ce qu’il dit et on a une bonne confrontation, avec l’accent de Patience qui disparaît et la révélation qu’elle est celle qui a créé le sortilège que Fiji avait essayé pour savoir si les intentions de Patience étaient pures… J’ai beaucoup ri, mais rapidement, on avance dans l’épisode : Fiji et Patience n’ont tué personne, elles ont possédé tous les midnighters. Pas de bol, elles ont oublié l’existence de Joe. Après avoir enterré Chuy, celui-ci débarque en ville pour retrouver les sorcières en plein contrôle. Autant dire qu’il n’est pas fan de la situation.

Il parvient rapidement à les faire fuir, et on apprend donc qu’elles peuvent se téléporter. Cela laisse le temps aux midnighteurs de se retrancher, d’apprendre ce qui est arriver à Chuy et de se remettre de leurs émotions. Ils se sont fait balader toute la saison, quand même. Ils mettent vite au point un plan complètement con : plutôt que de cacher Manfred dont la tête est désormais le seul rempart anti-Theophilus quand même, ils décident de le garder et de le protéger.

Joe explique à Lemme qu’il a coupé ses ailes pour se faire pardonner ses péchés et c’est complétement débile. On a donc un vampire qui réconforte un ange, quand même, alors qu’ils cherchent des armes en fer, la Kryptonite des sorcières. Bon, ça va, ça, c’est pas trop compliqué à trouver chez un antiquaire heureusement.

De leur côté, Kai et Manfred continuent de faire équipe, et ce dernier s’excuse d’avoir fait de la merde toute la saison. Kai avoue qu’il était fidèle à Patience malgré tout et les deux arrivent assez vite à progresser dans leur enquête sur celle-ci. Grâce à une caméra placée dans le bureau de Kai, ils découvrent ainsi le moment où elle a récupéré la tête coupée, et se rendent compte que le modèle sur le tableau a bougé.

Manfred tente donc de prendre contact avec elle et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il se retrouve embarqué dans le tableau contre son gré. Il se retrouve dans une forêt de nuit avec le modèle qui s’avère être Delilah. Une des premières sorcières, youhou ! Elle raconte à Manfred toute l’histoire, alors que Patience fait de même avec Fiji. Et franchement, l’intrigue n’est pas dingue ni super originale…

Il s’avère donc que Delilah était amoureuse de Theophilus, et qu’ils ont annoncé à Hypatia qu’ils allaient se marier. Hypatia, c’est évidemment Patience, la sœur jumelle de Theophilus. Et le truc, c’est qu’elle est super jalouse de ce mariage, même si Delilah est censée être sa meilleure amie. Elle se débrouille donc pour embrasser son frère et tous les deux comprennent que leur amour leur apporte une magie incroyable.

Même si Delilah est enceinte, ce n’est pas assez pour les stopper : Hypatia charme complètement Theophilus et parvient à créer la magie noire grâce à ça. Elle tombe enceinte à son tour et le couple devient maléfique, relâchant une peste pour tuer plein de gens. Delilah comprend donc qu’elle n’a pas d’autres choix que de tuer son ex, histoire de les stopper. Et elle en profite pour maudire Hypatia et toute sa descendance, pour les empêcher de trouver l’amour. C’est joyeux et c’est assez dingue de se dire qu’on arrive à avoir toute une lignée de bébés malgré cette malédiction.

En retour, Hypatia se venge en enfermant Delilah dans le tableau. Voilà, voilà. Et dans le tableau, Delilah est hantée par un chevalier que Manfred réussit à tuer en l’aveuglant des flashs de son portable. On aura eu droit à tout dans cette série. Il décide de retourner à Midnight pour mettre fin au sort… Ne se doutant pas du plan de Patience et Fiji : ramener à la vie Chuy. Ouep, elles ont besoin d’un démon et Fiji a le pouvoir de le ramener, apparemment. C’est gênant.

Une fois que c’est fait, il est facile de leurrer Joe et de l’éloigner de Lemme. Il sort en plein jour, c’est foutu pour Joe : il se rapproche de Chuy, lui fait un câlin et… se fait mordre par lui, car il est possédé par Fiji. C’est con. Et ça laisse aussi sans défense Lemme, qui se fait endormir par Patience.

Pendant ce temps, Bobo et Olivia travaillent ensemble pour trouver le moyen de ramener le papillon de Fiji. C’est leur grand plan : faire en sorte qu’elle repasse du bon côté de la force, pour avoir de nouveau une bonne sorcière dans leur rang. Le seul problème, c’est qu’en contactant les sorcières de Delilah, ils tombent sur une sorte d’amatrice asthmatique. Bon, heureusement, elle a des connaissances malgré tout, mais des connaissances qui paraissent assez théoriques quand même.

Elle indique le rituel à suivre pour retrouver le papillon de Fiji, qui est aussi son esprit, en fait. Pas de bol, le rituel à suivre est dégueulasse et douloureux pour Bobo : le papillon est réfugié en lui. Malgré tout, ils arrivent à retrouver le papillon grâce à une petite formule latine et un insecte… mais Fiji n’hésite pas une seconde à tuer le papillon quand elle en a l’occasion.

Et du coup, au beau milieu de la nuit, Patience et Fiji organisent une petite procession de sorciers maléfiques et de l’ensemble de leurs prisonniers. On notera que Joe se retrouve avec une croix sur le dos, quand même. Manfred et Kai observent tout ça de loin, mais pas avant d’avoir mis au point un système de défense insuffisant : Manfred est retourné dans l’enfer des sorcières pour échanger sa place avec un sorcier, dont Kai peut extraire les pouvoirs.

Ainsi donc, Manfred se retrouve avec des pouvoirs de sorcier. Il débarque juste à temps à l’église pour empêcher le sacrifice de Joe par Patience, mais il ne parvient pas à libérer Delilah du tableau quand il essaie. Au contraire, il se fait capturer, comme le craignait Kai.

Après tout ça, il demande quand même à Patience d’épargner ses amis, mais c’est un peu vain. Quant à Fiji, elle est partie loin, très loin, du rôle de la neuneu de service. Nous sommes donc dans la merde : tous les héros sont a priori neutralisés, même Lemme enchaîné avec de l’argent. Et c’est ainsi que Manfred se retrouve décapité, sous le regard de tous ses amis impuissants. Ouep, le mal l’emporte dans cet épisode et on a droit à une tête synthétique un peu foirée dans les mains de Patience. C’est tout de même un plan marquant et ça promet pour l’épisode final !


Épisode 9 – Yasss, Queen – 18/20
C’est une bonne fin de saison, mais pas tout à fait une fin de série pour autant… même si rien ne me dérangera sur le long terme. Malgré de très bonnes scènes, cet épisode a quelques twists que je n’ai pas trop aimé dans la manière dont ils ont été exécutés. Bon, ça restera une bonne série d’urban fantasy dans ma mémoire, et je la quitte en gardant aussi mon coup de cœur pour Olivia, qui illuminait vraiment cette série.

> Saison 2


09

I’m not giving up… There is a way out.

Bon, comme prévu, il est difficile de s’arrêter sans aller au terme de cette saison… et de la série. Cette dernière capitalise de manière intéressante sur la réaction d’Olivia, dévastée à la mort de Manfred. Oui, bon c’est sûr que ça veut dire que le monde est prêt à sombrer dans le chaos. Du coup, Joe tente de prier, mais il se fait museler rapidement par Fiji, qui enchaîne ensuite sur un sortilège capable de ramener Theophilus à la vie grâce aux fioles de pouvoirs collectés par Kai. C’est donc un début d’épisode mouvementé, il n’y a pas à dire.

Fiji et Patience parviennent à leur fin sans trop de mal : Theophilus est ramené à la vie et Patience se jette pour lui pour l’embrasser ; renforçant aussitôt la magie noire. C’est un sacré échec pour nos Midnighters, tout ça, mais j’aime la manière dont Olivia et Lemme restent encore amoureux dans tout ça.

La série part ensuite en délire total : la ville est renommée Patience et les midnighters servent d’esclaves au couple royal. Allez, j’ai ri quand même de voir Olivia forcée de sourire de manière niaise ou la révélation que d’autres ont été tués pour rébellion, mais pas Olivia. Les midnigthers ne sont pas tous sacrifiés parce qu’évidemment, Patience envisage aussi de conquérir le monde. Pour cela, le but est de réussir à convertir toutes les Delilah au mal en leur volant leur papillon. Ca semble simple comme plan ça.

Elles ont juste oublié de compter sur Olivia qui trouve évidemment le moyen de négocier sa fuite auprès des gardes. Dans tout ça, Chuy est de nouveau mort, et son sang sert de transfusion pour Joe. Le pauvre. Il est transformé petit à petit en démon par une Patience très forte à ce jeu-là. Ainsi, quand Olivia s’enfuit, elle est heureuse de tomber sur Joe… mais celui-ci est devenu un démon. Arrêtée, Olivia est donc torturée par Patience, alors que Theophilus propose de la tuer, pour que ce soit plus radical. Sympa, la vie quoi.

De son côté, Bobo est transformé en esclave de Fiji. Il essaie encore de la convaincre de revenir du bon côté, mais c’est un peu tard franchement. Elle n’a plus d’âme, allô. Oh, son discours semble faire de l’effet à Fiji, mais bon, elle ne fait que se foutre de lui et, franchement, je me suis retrouvé à aimer l’actrice, contre toute attente. Cette fin de série aura servi à quelque chose au moins.

La série nous révèle aussi un twist majeur vraiment abusé. Pour la deuxième en deux épisodes, elle nous apprend qu’il ne fallait pas faire confiance à ce qu’on a vu : ainsi, ce n’est pas Manfred qui a bu le contenu de la fiole de pouvoir pris aux sorcières, mais Kai. Avec ses pouvoirs, il a pu prendre le collier de Theophilus, puis l’apparence de Manfred. Et c’est donc sa tête qui est coupée. Soit.

C’est un peu trop gros comme rebondissement, je suis déçu, principalement parce que la série n’avait laissé aucun doute sur la mort de Manfred : on l’a vu boire la fiole dans l’épisode précédent ; le collier n’aurait pas dû être retiré si facilement… C’est abusé. Bon après, pour le reste du plan, c’est efficace : l’idée était d’avoir le corps de Kai pas assez puissant pour supporter les pouvoirs de Theophilus.

Et ça fonctionne : il se met à cracher des dents et on le confie à Lemme pour qu’il soit soigné par le sang de Lemme. En échange, le vampire négocie deux dernières minutes avec sa femme, condamnée à brûler vive sur un bûcher. C’est embêtant, au point qu’elle a lâché l’espoir. Si même Olivia s’arrête de se battre, tout est foutu.

D’un autre côté, Bobo s’aperçoit que Basil est de retour en ville. Basil, c’est le demi-dieu livreur de pizza qui s’amuse des dramas qui existent. Forcément, avec cette ville tombée sous les forces du mal, il y a de quoi faire. Bobo obtient donc de quoi appeler le dieu en cas de besoin… mais n’en a pas besoin immédiatement.

En effet, alors qu’Olivia est sur le bûcher, Manfred révèle à toute la ville qu’il est encore en vie et qu’il a l’aide de Walker. C’est plutôt sympathique à voir, même si ça va quand même vite : ils parviennent à deux à arrêter les sorciers, en tuant même certains dans une riposte de Fiji détournée sur eux. Cela affaiblit considérablement Theophilus, ne laissant d’autres choix à Fiji que de brûler Olivia pour détourner l’attention.

C’est plus ou moins efficace, cependant : la série revient une fois de plus en arrière pour nous révéler que lors de leurs adieux, Lemme a transformé Olivia en vampire, à sa demande. Du coup, elle ne brûle pas vive et peut au contraire s’attaquer à Fiji, que le groupe kidnappe, avant de s’enfuir aussi avec le tableau de Delilah. Pourquoi pas. La surprise est moindre : cela fait deux ou trois épisodes qu’on nous commençait chaque résumé par Olivia rappelant à Lemme qu’elle ne veut pas devenir vampire, quoi. Après, j’avais oublié que le feu ne tuait pas les vampires dans cette série et on sent que l’actrice avait vraiment peur du feu dans la scène ; du coup, c’est une sacrée réussite.

Maintenant que Fiji est avec eux, les Midnighters cherchent un moyen de la ramener du bon côté, et c’est Bobo qui sait comment le faire : il invoque Basil et demande à ce qu’une âme soit rendue à Fiji… Et voilà comment il passe un pacte qu’il regrettera ; il demande simplement l’âme de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas… mais ça sent mauvais.

Bon, n’empêche, ça permet d’avoir une bonne sorcière assez puissante pour libérer Delilah de son tableau (après 30 secondes où Fiji fait ce qu’elle sait faire de mieux : s’appitoyer sur son sort). C’est toutefois un sortilège qui prend du temps – assez de temps pour que Joe débarque et ramène Manfred auprès de Patience et Theophilus. Pfiou, il s’en passe des choses. Le combat final est plutôt bien foutu : il oppose Joe et une grosse partie des midnighters qui le font prisonnier et le laisse à Walker. Celui-ci parvient à ramener Joe en lui expliquant qu’il l’aime et qu’il ne veut pas tuer celui qu’il aime.

De son côté, Manfred arrache la tête de Theophilus pendant que Patience est occupée avec Delilah. Cette occupation est de courte durée cependant : rapidement, Patience se retrouve à absorber les 490 pouvoirs qui coulent de la tête de son frère. Elle se transforme en un monstre puissant capable de neutraliser sans mal Bobo et les deux vampires que sont Olivia et Lemme. On sent toutefois la fin de série se rapprocher à grands pas.

Pour s’en sortir face à une Patience trop forte, Manfred fait appel à l’esprit de Kai. Cela lui permet d’être possédé par celui-ci qui peut alors se servir de ses pouvoirs pour arracher de force tous ceux de Patience. Voilà qui met donc fin à ce très bon arc final de la série : Delilah bannit dans un tableau Patience, à jamais.

Il faut alors passer à la conclusion de la série : Fiji jette un sort d’amnésie sur la ville, Bobo récupère le bar restaurant et tous les midnighters boient à leur nouvelle vie en paix. Ils accueillent même Walker dans leur rang, c’est dire. La série offre aussi une conclusion pour Lemme et Olivia : elle se fait progressivement à sa vie de vampire, avec l’aide de Lemme. Elle est loin des vampires affamés des débuts de transformation tels qu’on les connaît habituellement.

Pendant ce temps, Joe décide de quitter Midnight pour partir en rédemption après avoir tué des gens – notamment la sorcière asthmatique dans la bataille finale – sous l’influence de Patience. Il confie donc la ville à Manfred qui se fait réveiller en pleine nuit par sa grand-mère. Oui, malgré l’annulation, la série nous lâche sur un cliffhanger : la grand-mère le prévient d’un danger qui approche et qui prend la forme d’un soldat.

Il faudra oublier ça et la conclusion de Fiji/Bobo : comme je m’y attendais, Bobo regrette son pacte avec Basil, parce que la personne qu’ils n’ont jamais rencontrée et dont Fiji a l’esprit et bien évidemment… leur futur bébé, puisqu’elle est enceinte. Mouahaha. Comme je n’aime pas ces personnages, j’aime bien l’idée d’une fin peu heureuse pour eux ; et comme le coup du soldat ne nous indique absolument rien, c’est un cliffhanger avec lequel je peux vivre. Peut-être qu’un jour je lirai les romans… mais je ne pense pas. Autant ça passe en séries, autant la romance me blase dans les livres en général.

09-2

EN BREF – Cette deuxième saison confirme mon amour des séries d’urban fantasy mettant en scène des individus aux pouvoirs mythologiques variés. L’intrigue de la saison est plutôt intéressante, même si je reste sceptique face à l’omniprésence de romances mièvres et les quelques failles scénaristiques – notamment cette tendance à nous montrer des scènes, puis à revenir dessus ensuite, quitte à les contredire. On va dire que ça préservait le suspense, au moins.

Je trouve vraiment dommage le sacrifice fait par la chaîne : Midnight Texas était une série parfaite pour une diffusion l’été, entre le guilty pleasure et la série qui parvient à surprendre. Entre son annulation et celle de Shadowhunters, je me sens de plus en plus orphelin de séries de ce genre… J’espère que la relève sera bonne, même si je ne sais pas encore où la trouver.

Même si elle n’a eu finalement que peu d’épisodes, cette série me manquera, principalement parce que j’adorais Olivia, de même que son couple avec Lemme. Ce fut une parenthèse chouette.