How I met your father – S02E05

Épisode 5 – Ride or Die – 11/20
De nouveau, ce n’est pas glorieux, même en cherchant à se moquer des personnages. Cela me rend triste parce que j’avais de nouveau espoir d’une amélioration. En fait, mon problème est toujours le même : à trop vouloir insister et nous dire que c’est censé être drôle, ce n’est plus si drôle du tout. En plus, les formules de la série orignale étaient efficaces, mais en insistant autant dessus, je trouve qu’on leur retire leur intérêt. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas le personnage principal.

Spoilers

Le concert de Jesse et Meredith approche.

Did I die this afternoon, is that your question?

Quel plaisir d’avoir un épisode qui commence par Alexis Denisof ! Le voilà qui reprend son rôle de Sandy Rivers, juste pour interviewer Jesse et Meredith, et faire quelques blagues gênantes sur son passé et ses possibles crimes. Vraiment, c’est un guest-star qui n’est là que pour le plaisir des fans, mais puisque ça me fait plaisir, c’est une bonne chose, j’imagine. Bref, ça nous remet aussi le contexte pour ce début d’épisode : Jesse et Meredith sont en pleine tournée et tout se passe à merveille si l’on croit ce qu’ils nous disent.

Charles se rend compte que c’est probablement douloureux pour Sid : tout le groupe d’amis est dans son appartement à regarder la vidéo. Sid a beau dire qu’il n’en a rien à faire, on voit bien que c’est faux. Charles s’inquiète énormément de Sid, ce qui est inhabituel et étonnant, mais aussi important : Sid se retrouve seul alors que tout son groupe d’amis se rend au concert de Meredith et Jesse le lendemain, alors forcément Charles fait tout ce qu’il peut pour les réconcilier. C’est important pour nous, en plus ! En vrai, j’ai beau me rappeler que j’ai pris la décision de tous les détester et de me foutre d’eux, je trouve ça triste de voir Sid se parler tout seul et penser seul à l’écran. La partie où il pensait était super gênante. Certes, on sent qu’ils veulent faire de l’humour, mais c’est le problème habituel : on le sent, alors ce n’est pas si drôle.

Pendant ce temps, les scénaristes décident de donner une nouvelle fois une aventure au duo Val/Sophie. C’était moins drôle que la semaine dernière, sans que je ne sache identifier pourquoi. Après la mère de Sophie la saison dernière, voilà que la série veut nous présenter les parents de Val. Sans surprise, cette dernière les déteste, c’est donc Sophie qui entretient le contact avec eux. Pourquoi pas, en vrai, même si c’est plus une attitude de couple que de meilleurs amis à mes yeux. C’est un peu la conclusion de Val en fin d’épisode en même temps : elle remarque que Sophie est là pour elle – plus que les hommes.

Bon, les parents de Val veulent donc tout faire pour que Val se case et soit en couple. C’est une idée qui fonctionne, parce que ça s’appuie sur un conflit sempiternel entre enfants (devenus adultes) et parents. Cela dit, pour que ce soit drôle, il aurait peut-être fallu qu’on en découvre plus sur les rencards arrangés et les raisons pour lesquels ça ne fonctionne pas entre Val et ces types. Je sens que c’est là que résidait le plus d’humour. Les scénaristes prennent un chemin différent cependant : ils préfèrent montrer que les parents de Val manigancent un plan pour la rendre jalouse. Ils présentent donc un prétendant, Oscar, à Sophie plutôt qu’à Val.

Tout le reste de l’épisode s’écrit tout seul, avec Val qui se montre jalouse et se jette sur le type en question dès qu’elle comprend que ses parents l’ont invité pour Sophie parce qu’ils pensent que leur fille est incapable d’avoir une vraie relation ; allant jusqu’à lui dire qu’ils pensent que Charles n’existe pas. Dire de Charles qu’il est la relation la plus sérieuse de Val à trente ans, c’est sûr que ça doit inquiéter des parents. En même temps, la vie est longue désormais.

Bref, Val se montre odieuse avec Sophie, en draguant Oscar devant elle et en allant jusqu’à avouer à Sophie qu’elle compte bien lui piquer ce type, même si Sophie se sent bien avec. Comment ça, c’est le premier mec avec qui elle est bien depuis Jesse ? On oublie vite Ian et on ne nous présente absolument pas le personnage d’Oscar sous cet aspect-là. Cela ne fonctionne donc pas vraiment à mes yeux. Pourtant, c’est bien ce qui est dit dans cet épisode, alors il faut y croire. Par chance, Val se rend compte que sa jalousie n’est pas normale et que tout vient de ses parents. Elle met donc au point un plan avec Sophie pour retourner le piège contre ses parents, en leur montrant qu’ils détruisent son amitié avec Sophie.

Si ça s’était arrêté à ça, ça aurait pu me plaire vite fait. Par contre, voir la Sophie du futur expliquer qu’elle joue avec la temporalité et la structure du récit, toute fière d’elle ? Non. C’est juste non. Tordre le cou à la série originelle en reprenant ses habitudes, mais en insistant dessus en mode « regardez comme on est méta » ?? Je ne comprends pas ce besoin de toujours tout appuyer autant que ça.

Bref, Sophie et Val finissent toujours amie, Oscar promet de recontacter Sophie (j’y crois moyennement) et elles peuvent ensuite se rendre au concert de Jesse et Meredith. Seulement, en parallèle, nous avons suivi l’arrivée d’Ellen et Charles au concert. Déjà, Charles passe tout son épisode a essayer de monter un plan pour réconcilier Jesse et Sid, en vain, ce qui fait qu’il est occupé et ne remarque pas du tout ce qu’il se passe en coulisses. Ensuite, Ellen ne voit que ce qu’il se passe : Jesse continue de se faire écraser par Meredith. C’est super triste pour son personnage, et c’est super triste aussi de voir que Meredith ne se rend compte de rien, à montrer en permanence leur histoire d’amour sur ses réseaux pour le marketing.

Heureusement, Ellen s’en rend compte et voit le mal-être de son père. Elle est capable de lui en faire prendre conscience, disant grosso-modo la même chose que Sid dans l’épisode précédent. Allez, elle laisse juste en plus le bénéfice du doute à Meredith, mais vraiment, la scène est quasiment la même. Jesse, en revanche, se rend compte que Meredith lui fait plus de mal qu’autre chose, faisant revivre encore et encore la fameuse demande en mariage à Jesse. Il décide donc de la larguer, et tant pis pour Jay Street.

L’idée est bonne en vrai… mais pourquoi est-ce que tout ça se passe hors écran ? On ne revoit même pas Meredith quand elle annonce la rupture avec Jesse ! Je ne comprends pas comment on peut caster une actrice aussi excellente et ne pas s’en servir. C’est vraiment dommage. L’épisode, lui, termine sur une réconciliation Jesse/Sid qui est aussi gênante que le reste, avec de longs silences comblés par des sous-titres parce que « le langage des hommes de 2020 est un art perdu ». Pardon, mais ce n’est pas drôle ? Genre, vraiment, ça donne l’impression que les scénaristes sont juste une bande de vieux cons.

Bref, heureusement qu’il y avait l’intrigue de Charles (et les réactions de Sid, jusqu’à l’excès de son appel aux urgences à cause de son allergie) pour me faire sourire cette semaine, mais après l’espoir de l’épisode précédent, c’est un retour aux épisodes que j’ai l’impression de subir par nostalgie. Je suis masochiste.

 

 

 

 

 

 

NCIS Hawai’i – S02E11

Épisode 11 – Rising Sun – 13/20
L’épisode se concentrait un peu trop sur un personnage secondaire que je n’aime pas pour être aussi prenant que ce que j’aurais aimé. Par chance, une intrigue secondaire était plus captivante et commence à être un fil rouge vraiment intéressant. Au moins, ça ne me démotive pas à continuer la série par la suite.

Spoilers

Une enquête sous couverture tourne mal pour Neil Pike, forçant le NCIS à enquêter sur des Yakuzas.

Je sais qu’il est là pour ça, mais l’amateurisme de Neil Pike me désespère vraiment à chaque fois qu’on le voit. Le retrouver dans cette scène d’introduction entièrement en japonais n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour moi. Oui, oui, en japonais : Neil Pike travaille en tant qu’agent infiltré pour obtenir des informations sur un chef de la pègre yakuza qui fait entrer dans le pays, par l’intermédiaire d’Hawai’i, des armes et autres joyeusetés illégales. Super.

Sans trop de surprise, donc, la première scène se termine par une fusillade à laquelle Pike survit et qui lance toute une enquête du NCIS, puisqu’un ancien militaire fait partie des victimes de cette fusillades. Pike est comme à son habitude insupportable, ne sortant pas de sa couverture même lorsqu’il est uniquement en présence de Jane et Jesse. Son excuse ? Cela fait trois jours qu’il a changé d’identité et c’est tellement intense qu’il ne sait même plus vraiment qui est Neil Pike.

Je vous jure, c’est un personnage insupportable et toute l’intrigue partait trop mal. Je suis donc resté totalement insensible à cet épisode – l’humour qu’apporte Pike, ce n’est pas le mien, je passe à côté à chaque fois. Apparemment, le reste des personnages aussi, et pourtant, ils le tolèrent.

Quand en plus les scénaristes se sont dit que c’était une bonne idée de nous mettre des scènes entre Pike et Ernie, moi, j’étais perdu à jamais et je me suis mis à rédiger cette critique plutôt que de rester concentré sur l’épisode. En plus, Pike est insupportable aussi avec les agents du NCIS : il garde des informations confidentielles pendant longtemps et freine vraiment l’enquête.

Cela n’empêche pas le NCIS de gérer, bien sûr. Assez vite, donc, l’enquête avance, grâce à Jane, mais aussi grâce au FBI intervenant une fois de plus sous la forme de Kate. Quelle surprise, n’est-ce pas ? J’ai beaucoup aimé, au moins, voir Jane et Kate bosser ensemble dans cet épisode. Je trouve que leur duo fonctionne bien. Bien sûr, l’omniprésence du FBI – désormais critiqué par Kate – dans toutes les enquêtes n’est pas des plus logiques, mais puisque les scénaristes redoublent d’invention à chaque fois pour la justifier, je ne vais pas redire à chaque épisode la même chose, non ? Si ? Je sais, je m’en rends compte moi aussi.

Bref, toujours est-il qu’elles gèrent bien le conflit entre les deux familles que sont les Sato et les Machida et que c’est bien malgré elles qu’elles permettent à la sœur du criminel du jour de prendre le pouvoir à sa place à la tête des yakuza. Girl power, hein. Au moins, Jane peut affirmer en fin d’épisode que Kate fait partie de sa famille… Cela conforte encore un peu plus la position de Kate dans la série, mais Lucy me manque toujours autant. Oui, je vais le répéter à chaque épisode. Si elle avait été là, on n’aurait peut-être pas eu autant de Pike !

Par chance, comme je le disais en introduction, il y avait également une intrigue secondaire plus captivante dans l’épisode : celle de Kai et de son père. J’ai bien accroché à l’idée de voir davantage de scènes avec Kate, qui est vraiment un personnage central cette année. C’est ironique pour une série nommée NCIS que ce soit l’agent du FBI qui fasse le plus de choses.

Bref, toujours est-il que Kate est énervée après Kai parce que cet idiot a eu la bonne idée de rencontrer AJ pour l’avertir et lui parler de l’enquête en cours. Bien sûr, le but de Kai est surtout d’innocenter son père, mais il ne le fait pas de la meilleure des manières. Kate, qui vient juste de lui dire d’arrêter de s’en mêler, lui demande ainsi… de s’en mêler, mais en parlant à son père.

Kai termine donc l’épisode en demandant à son père de parler au FBI. A première vue, celui-ci refuse… mais c’est loin d’être le cas. Finalement, son père a fait appel à tous les commerçants qui ont touché de l’argent sale du même groupe et ils sont nombreux. Vraiment nombreux. C’est qu’AJ avait plein de potes sur l’île finalement ! Si je ne suis pas fan du conflit entre Kai et son père qu’on nous sort à toutes les sauces depuis deux saisons, je trouve que cette nouvelle manière d’aborder l’intrigue est bien plus efficace, alors je suis satisfait de ce que ça donne !

How I met your father – S02E04

Épisode 4 – Pathetic Deirdre – 15/20
Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !

Spoilers

Ellen commence un nouveau travail, ce qui déprime un peu Val et Sophie. Sid, lui, est déprimé par l’avenir romantique de son meilleur ami.

We are not daydrunk. Yet.

Ellen a droit à un relooking de Val et Sophie, et moi, j’aime déjà ce début d’épisode parce qu’il nous épargne la Sophie du futur dès le début. C’est déjà ça. En plus, le personnage d’Ellen est possiblement la meilleure trouvaille des scénaristes… il faut juste qu’elle soit dirigée correctement pour éviter le surjeu et elle pourra être vraiment drôle. En attendant, les scénaristes proposent une intrigue où Ellen a du succès professionnellement, contrairement à Sophie et Valentina qui ont des carrières qui n’avancent plus vraiment et sont au point mort.

Quand elles commencent à en déprimer, elles décident de recontacter leur amie Deirdre. Enfin, amie. Elle l’appelle « Deirdre la pathétique », en vrai, ça en dit long. Elles sont horribles avec elle, ne gardant contact avec que pour se moquer de sa vie qui n’avance jamais et dont elle ne fait que se plaindre. En soi, il y a une idée qui pourrait être bonne et qui rejoint ce que j’ai aimé dans l’épisode précédent : s’ils assument qu’ils ont une héroïne qui pourrait être détestable et qu’on commence à se moquer d’elle pour ça, ça peut devenir une bonne série. Ce n’est pas forcément ce que j’imaginais pour eux, mais ce serait top finalement.

Et ça semble être le cas : Deirdre refuse ainsi d’aller boire un verre avec elles parce qu’elle a déjà une lecture de livre à faire… Sophie et Val prennent ça comme un autre exemple de ses échecs constants et pathétiques. Forcément. Elles prennent donc un Uber pour se rendre au plus vite à cette lecture publique qu’elles imaginent bien différemment de ce qu’elle est : en vrai, on s’en doutait, Deirdre a écrit un livre comme elle voulait le faire depuis toujours et elle rencontre beaucoup de succès.

Le livre ? Il parle de sa vie et de ses deux amies de fac. Sophie et Val prennent très mal la lecture du chapitre, clairement à leur sujet. Elles décident donc d’être les adultes face à cette situation et se barrent au plus vite de cette lecture publique. Difficile de passer inaperçue quand ça arrive, inévitablement : elles renversent toute une pile de livres et Deirdre décide de les faire monter sur scène. Le retournement de situation qui s’opère est là est bon pour la comédie : oui, ça m’a fait rire de voir Deirdre s’excuser de les avoir considérées comme pathétiques. En vrai, c’est un type de relations plutôt classique : ça existe des gens qui voient la vie tellement différemment que pour tous, la vie de l’autre est pathétique.

En plus, à nouveau, j’ai aimé la scène où on a le point de vue de Deirdre sur les brunchs qu’elles prenaient ensemble : on s’y moque allégrement de Val et Sophie, ces new-yorkaises déprimantes et pathétiques.

Je me doute que le but des scénaristes n’était pas forcément qu’on se moque de Sophie et Val, mais plutôt qu’on ne soit pas du côté de Deirdre… M’enfin, voilà : je n’aime pas Sophie, donc ça passait bien comme ça. Bien sûr, c’est sa série : elle finit par avoir le dernier mot et prouver à tous que Deirdre est toxique, parce qu’elle les insulte et utilise le mot « trigger ». Bon, ça sonnait plus comme une revanche de vieux boomers qui n’apprécient pas le mot trigger qu’autre chose cette fin d’épisode, hein. En plus, Sophie et Val ne se remettent jamais en question, ce qui est plus que dommage. L’intrigue m’a fait rire, cependant, c’est déjà ça.

Cela n’a pas été le cas – ni le but je crois – de tout ce qui se passe dans le bar de Sid. D’un côté, on y suit Charles qui recommence donc à aller en rencards. Pourquoi pas ? C’était introduit dans l’épisode précédent comme s’il allait y rencontrer l’amour de sa vie, mais c’est loin d’être le cas : en fait, il prévoit de coucher avec plein de nanas, mais de le faire avec la classe d’un gentleman. Pour lui, il suffit d’envoyer un panier de cadeaux ensuite pour être un chic type. Heureusement, il y a Courtney pour lui apprendre que non, ce n’est pas classe et qu’il ferait mieux de se comporter comme un goujat comme les autres. Elle, elle a cru que ce panier voulait dire qu’il y aurait possiblement plus entre eux, jusqu’à ce qu’elle découvre la vérité. Là encore, ça pourrait être une bonne intrigue, mais la conclusion n’est pas géniale : Charles en arrive à considérer qu’il doit faire de meilleurs cadeaux dans son panier, comme la star dont il s’inspire…

En parallèle, Jesse et Meredith sont également au bar toute la journée pour mettre au point une vidéo annonçant que Jesse partirait en tournée avec Meredith. Heureusement que l’actrice est géniale pour nous sauver d’une intrigue qui commence à se faire longue : on voit bien que Meredith est hyper narcissique et n’aime pas vraiment Jesse, mais lui est particulièrement aveugle. Il se laisse marcher dessus, et même quand il proteste de ne pas parler assez dans la vidéo, il finit par reconnaître que c’est elle qui a raison. Leur dispute pour savoir lequel des deux a repris l’autre est également une belle preuve de la toxicité de ce couple, incapable de communiquer… pourtant, quand Sid le fait remarquer, Jesse est loin d’ouvrir les yeux.

En fait, c’est même pire que tout : la fin d’épisode voit Jesse demander à Sid de ne pas venir au concert qu’il fera avec Meredith, parce que Sid ne soutient pas vraiment son amour pour elle. Forcément.

Enfin, Ellen commence donc à travailler et j’ai juste adoré la scène où elle s’y rendait. C’était un moment musical sympathique, qui termine sur des gags bien trop faciles, mais efficaces : à l’accueil, on lui déconseille de prendre l’ascenseur avec son boss, qu’elle voulait impressionner, parce que l’ascenseur est trop petit. La voilà qui s’aventure vers un escalier, avant de découvrir qu’elle doit se rendre au 51e étage. Bien sûr, la porte de la cage d’escalier ne s’ouvre pas de l’intérieur, et bien sûr, c’est pareil à chaque étage, même au 51e. Plutôt que d’utiliser son portable pour appeler n’importe qui, même à l’accueil, Ellen s’obstine à grimper chaque étage, puis se retrouve coincée dans un débarras – cette fois sans son portable, au moins.

Franchement, s’il n’y avait pas autant d’étages, on pourrait y croire, mais monter plus de cinquante étages et être encore à peu près à l’heure ? Il faut arriver avec deux bonnes heures d’avance. Malgré tout, j’ai trouvé ça plutôt drôle. À nouveau, je me rends compte que c’est parce que je me moque d’elle plus que parce que c’était vraiment drôle. Sa chute finale, quand elle tombe du plafond après avoir tenté la ventilation, était particulièrement efficace. Après, comme Barney en son temps, on peine à voir ce qu’elle peut bien faire comme travail.

En tout cas, deux intrigues sur trois ont réussi à me faire rire et, en plus, la fin d’épisode, qui voit un froid dans l’amitié Sid/Jesse, m’a plu et donné envie de voir la suite. C’est bien la première fois !

 

Most Dangerous Game – S02E12

Épisode 12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

Spoilers

Taft rejoint Victor et Joséphine en haut du phare.

You prove to be the most exhilarating prey.

J’espérais un épisode plus long que ça pour terminer la saison, mais non, nous n’avons que dix minutes à nous mettre sous la dent pour tout conclure. Cela ne pouvait pas être positif et ne pouvait pas permettre de tout conclure de manière satisfaisante.

Taft promet de ne pas toucher Joséphine et le combat avec Victor commence bien vite, puisqu’ils n’ont plus beaucoup de temps avant le lever du soleil. Taft prend rapidement le dessus, bien plus rapidement qu’on ne l’aurait pensé, confirmant à nouveau qu’il est trop fort en combat, même pour Victor. Ce dernier finit complètement étouffé par Taft, qui est malin comme tout.

Il oublie toutefois un peu trop la présence de Joséphine. Celle-ci récupère l’arme de son frère, le fameux morceau de verre, et s’en sert pour s’attaquer à Taft. Pourtant, il la prévient que si elle le fait, il s’en prendra finalement à elle. Cela dit, il n’a même pas besoin de le faire : elle semble se planter toute seule le bout de verre dans le ventre quand elle lui fonce dessus pour le faire lâcher les voies respiratoires de son frère.

Victor a le temps de reprendre son souffle, de se relever et de se précipiter pour dégommer le pauvre Taft qui n’en demandait probablement pas tant. Il finit par passer par-dessus la rambarde du phare et, bon, ça ressemble de plus en plus à une victoire pour Victor.

Décidément, les chasseurs n’ont pas de chance dans le jeu depuis qu’ils ont décidé d’en faire une série. Victor oublie trop rapidement Clive, cependant. Ce dernier m’a vendu du rêve comme toujours, arrivant pile à temps pour bloquer le passage à Victor emmenant Josephine à l’hôpital en camionnette. Cela dit, la voiture de Clive face à la camionnette volée plus tôt par Josephine, c’est un combat inégal : Victor défonce la voiture de Clive, et on n’en parle plus. Il gagne. Faites-nous une saison 3 sur Clive qui traque une proie, bordel.

Contre toute attente, le lendemain, Victor découvre que sa sœur va bien survivre à sa blessure, mais uniquement grâce à un don de sang fourni par… Clive lui-même. Suite à son accident de voiture, il a été hospitalisé et quand il a appris être un des rares donneurs possibles pour Josephine, il a tout de suite accepté. Son but ? Et bien, remercier Victor pour une très bonne chasse (pourtant, Clive n’y a pas beaucoup participé) et surtout le narguer en soulignant à quel point Josephine ferait une très bonne proie elle aussi. En plus, maintenant, elle a la chasse dans le sang.

Bordel, le personnage de Clive, vraiment, je l’adore. Après tout ça, Victor reçoit un appel de Miles pour conclure sa part du marché dans le jeu. Si les premiers millions de la chasse sont perdus car saisis par les autorités (et vraiment, on va nous laisser ça comme ça ?), Miles a ouvert un autre compte à Victor par la suite, afin qu’il se retrouve encore avec 20 millions à dépenser. Pourtant, Victor refuse l’argent, comprenant qu’il n’en a pas vraiment besoin. MOUAIS. C’est très américain cette manière de refuser l’argent sale après s’être sali les mains pendant 24h et après avoir failli mourir comme ça. Victor ne semble même pas vouloir se venger de l’arnaque ?

Miles lui souligne alors qu’il ferait mieux de profiter de l’argent car on ne sait jamais quel jour sera notre dernier, scellant un peu son sort à mon sens. On le voit en effet dire ça tout sourire, comme toujours, alors qu’il se rend clairement à une réunion avec la Chairwoman. Je ne donnerais pas cher de ma peau à sa place, mais il semble ne se rendre compte de rien.

Pourtant, le rendez-vous a lieu en extérieur, au milieu de nulle part, avec Connell et Tina aussi. La Chairwoman est évidemment énervée de tout ce que Miles lui a caché et dont elle est au courant, évidemment. Miles soupçonne Tina de l’avoir trahi – mais c’est tout l’inverse : elle a au contraire pris sa défense et assuré que Victor était son choix de concurrent à elle. C’est pourtant faux, et on le sait.

Connell a en revanche balancé ce qu’il s’était passé avec Clive, forcément. La Chairwoman décide donc de souligner que la Chasse a été mise en danger par Victor et par ce mauvais choix de proie. Partant de là, il lui faut éliminer un coupable.

Elle compte sur Miles pour le faire, lui donnant sans hésiter un flingue pour qu’il tue Tina. La pauvre. Je ne le sentais pas comme ça, cependant, et j’avais raison. Miles décide donc d’improviser, comme la Chairwoman le lui suggère : plutôt que de tuer Tina, il protège le jeu et la chasse en tuant… la Chairwoman, tout simplement. Et même si Connell promet des ramifications et des conséquences à cet acte, la saison se termine avec la promesse d’une nouvelle proie choisie par Tina, qui obtient une promotion au passage, prenant clairement le poste de Miles dans la chaîne de commandement.

EN BREF – Ce fut un plaisir de retrouver la série pour sa saison 2, même si je continue d’être frustré de la voir obtenir si peu d’épisodes. Le concept mérite vraiment d’être exploré à fond, que ce soit du côté des proies, du côté des chasseurs que l’on ne connaît que trop peu ou du côté de l’organisation. La saison 2 fonctionnait bien à nous en montrer plus de celle-ci. Quitte à avoir perdu la surprise de la manigance pour faire en sorte que la proie accepte le jeu, j’aurais même aimé qu’on découvre bien plus comment tout ça était manipulé – mon côté fan d’Unreal probablement !

Je suis un peu désabusé par certains des twists de la saison, il faut bien le reconnaître, et je pense que j’ai tout de même préféré la saison 1 ; cela dit, dans l’ensemble, j’ai passé un vrai bon moment. J’avoue que j’aurais trouvé la fin de saison plus choquante si Miles s’était fait buter… mais les scénaristes ont manqué un peu d’ambition sur ce coup-là. Et puis, dans le fond, c’est lui leur acteur principal des deux premières saisons, alors il valait peut-être mieux le garder en vie, c’est sûr.

Espérons maintenant qu’une saison 3 sera bien commandée par Roku, parce que la série reste géniale à suivre pour le moment !