Most Dangerous Game – S02E01

Épisode 1 – Auction – 13/20
Quel plaisir de retrouver la série, en vrai ! Je l’ai attendue pendant trois ans et je pensais sincèrement que la saison 2 ne verrait jamais le jour. Ce n’était pas gagné avec l’échec de Quibi et ce format improbable. Seulement, voilà, la meilleure série de Quibi ne pouvait que revenir, « plusieurs mois plus tard », comme ils disent. Reste un problème : la mise en place est toujours longue et n’est pas forcément ce pour quoi on est là. J’attends l’action, la vraie !

Spoilers

Miles cherche un nouveau candidat pour son jeu.

Who will blink first? $225 million.

On commence par un excellent résumé de la saison 1 qui permettait de tout se remettre en tête, alors que ça remontait un peu à force. La saison peut ensuite commencer à New-York, avec Miles débarquant dans une réunion où on le remet à sa place. On ? Une femme richissime, ça se voit à son tailleur, lui rappelle qu’ils ne peuvent plus se permettre des incidents comme ceux à Detroit avec Dodge maintenant qu’ils ont de nouveaux investisseurs.

Et oui, il n’y a toujours pas de problème pour trouver des riches prêts à financer ce jeu, comme il n’y a toujours pas de problème à trouver des chasseurs – ceux de la saison 1 sont toujours motivés d’ailleurs. Miles promet qu’il n’y aura plus de problème, puis il se remet en quête de la proie parfaite. J’aime bien que la série prenne le temps de nous montrer davantage les coulisses pour cette saison 2. C’est inévitable : il faut bien qu’on change de héros, donc le seul que l’on connaisse désormais, c’est l’organisateur.

En tant qu’organisateur, Miles n’est vraiment pas tendre d’ailleurs : il déteste le candidat parfait qu’on lui propose, parce qu’il n’est pas parfait à ses yeux. Avoir un candidat qui a connu le succès en ligne pour sa capacité à fuir, ce n’est pas idéal pour un jeu secret. Que ce soit dit, j’adore l’actrice qui lui fait la présentation. Le casting de la série continue d’être une bonne surprise, en me mêlant des visages que je connais à ceux de parfaits inconnus. Cela fonctionne toujours.

Revenons-en à Miles : il choisit son prochain candidat, Victor Suero. Il nous présente toute sa vie, l’air de rien : c’est un guerrier de 33 ans qui fait beaucoup de boxe, qui a vu sa vie basculer dans un incendie mais sans jamais abandonner ses espoirs pour autant. Ses parents sont morts dans l’incendie, il a finit par adopter sa sœur, qu’il a sauvé lui-même de l’incendie, tout en ayant perdu une partie de la vue, il n’a jamais rien lâché et il a un prénom qui en dit long sur son caractère. Bref, Miles est convaincu.

Il arrive ainsi à convaincre aussi les chasseurs de débourser la modique somme de 225$ pour participer à la course. Bon, avec quelques zéros de plus derrière, évidemment. C’était intéressant de voir cette sorte de vente aux enchères inversée entre tous les chasseurs, pour savoir lesquels étaient prêts à payer le prix fort pour mener cette chasse. Cela rend curieux de ce que sera la suite de la saison, car il y aura forcément des nouveaux tueurs – et d’anciens visages connus.

Ce n’est que plusieurs mois plus tard que nous retrouvons ensuite Victor. Bon, on a déjà eu une première scène avant ça pour le voir interagir avec sa sœur qui voulait le protéger dans ses combats de boxe. Il est temps, plusieurs mois après, de voir l’inverse : comment Victor protège-t-il sa sœur ? Eh bien, Josephine a fait de la merde en bossant pour la mauvaise personne – et surtout en se faisant voler dans le métro un sac avec 500 000$. Sympathique comment Miles met tout ça en place, dis donc.

En effet, Victor a beau affirmer qu’il parviendra à rembourser son boss avec l’argent d’un combat de boxe qu’il organisera, le grand méchant n’est pas bien sûr de pouvoir lui faire confiance. Il conseille donc à Victor de faire appel à Miles et à Tiro Fund, en lui donnant sa carte ; carte sur laquelle il y a un code postal. Je le savais que cette série allait me permettre de marquer quelques points du Bingo Séries.

Most Dangerous Game New-York (S02)

Synopsis : Un homme est prêt à tout pour protéger sa sœur, même à participer au plus dangereux des jeux… À New-York, cette fois-ci, donc.

Saison 1


Pour commencer, je tiens à souligner que si j’ai pris un peu de temps à me lancer dans cette série, c’est parce que Roku, qui produit cette saison 2, a décidé de diffuser tous les épisodes d’un coup. Quand ce modèle de diffusion est choisi, j’ai tendance à me décourager. Ensuite, je me suis dit que ça pourrait tout à fait reprendre du service pour mes trajets en train.

Après tout, c’est comme ça que j’avais vu une bonne partie de la saison 1 il y a déjà de ça trois ans : sur Quibi, dans le train, pour mes premiers trajets post-confinement. Autant vous dire que ça avait été un vrai plaisir de découvrir chaque jour (ou presque) un nouveau volet de cette aventure. Seulement, les épisodes durent plus longtemps cette année apparemment ; alors que mon trajet dure toujours le même temps. Et puis, surtout, j’ai passé ma semaine avec la grippe donc je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de trajets en train.

En revanche, le format de 15/20 minutes ? C’était assez idéal, car c’était à peu près mon temps d’éveil entre deux siestes. Je crois que c’est la première fois que j’avais la grippe, et ça a été pire que le Covid (qui, lui, ne m’avait rien fait) pour moi ! En tout cas, une chose est certaine, entre sa saison 1 en fin de confinement et sa saison 2 en pleine grippe, Most Dangerous Game sait comment me marquer.

Voilà donc mon avis sur cette seconde salve de Most Dangerous Game, qui se délocalise à New-York avec de nouveaux personnages. Ce ne pouvait pas en être autrement de toute manière. Comme en saison 1, il y aura pour chaque critique une légère partie sans spoiler (sur cette page) et une critique plus complète révélant les informations de l’épisode et mon avis sur celles-ci.

S02E01 – Auction – 13/20
Quel plaisir de retrouver la série, en vrai ! Je l’ai attendue pendant trois ans et je pensais sincèrement que la saison 2 ne verrait jamais le jour. Ce n’était pas gagné avec l’échec de Quibi et ce format improbable. Seulement, voilà, la meilleure série de Quibi ne pouvait que revenir, « plusieurs mois plus tard », comme ils disent. Reste un problème : la mise en place est toujours longue et n’est pas forcément ce pour quoi on est là. J’attends l’action, la vraie !
S02E02 – Play Ball – 14/20
Comme en saison 1, cet épisode permet d’en apprendre davantage sur le héros de la saison et sur le jeu… C’est un peu répétitif, sans pour autant être désagréable. Au contraire, même, ça fait monter l’impatience et l’excitation de cette nouvelle saison, tout en ayant un petit côté familier qui est bien plaisant. Vivement la suite.
S02E03 – Devil in the Outfield – 18/20
Voilà, on y est, la série qui me manquait pour les doses d’adrénaline et toute l’action qu’elle proposait est de retour en grande forme. Il était temps ! Je savais que les premiers épisodes seraient vite oubliés une fois pris dans l’action, et bordel, c’est le cas. Pas le temps de respirer ou de voir passer les dix minutes de cet épisode, clairement.
S02E04 – On the Wrong Track – 19/20
Bien qu’encore prévisible par moments, cet épisode parvient mieux à surprendre. Malgré le format de dix minutes, je suis impressionné par tout ce qu’il se passe dans chaque épisode. Comme il y a trois ans, je me retrouve à fond dans la course poursuite mis en scène – et contrairement à il y a trois ans, je n’hésite pas à écrire des articles bien plus longs. Finalement, en dix minutes, j’écris quand même l’équivalent de la moitié de ce que j’écris parfois pour des épisodes de 40 minutes. Vraiment, belle qualité.
S02E05 – En Fuego – 17/20
Un peu moins d’adrénaline pour un épisode qui ressemble moins à une course poursuite et qui semble prendre plus de temps à développer des intrigues secondaires. Pourtant, il ne reste pas tant d’épisodes que ça et le jeu vient à peine de commencer… Cela me rend curieux : de quoi pourra bien être faite la suite de la saison ?
S02E06 – Katie Girl – 15/20
Je suis moins convaincu par ce que propose cet épisode, parce qu’il prend des raccourcis et que ça donne l’impression qu’on nous épargne le contenu de plusieurs épisodes. En fait, c’est un problème qu’il me semble avoir eu en saison 1 aussi : j’aimerais qu’on puisse voir toute la journée bien plus en temps réel. C’est difficilement faisable en 12 épisodes en dix minutes.
S02E07 – Busted – 15/20
Si je retrouve avec cet épisode quelques défauts m’ayant déjà énervé lors de la première saison, je trouve qu’il apporte aussi des idées qui seront intéressantes pour la suite. Une fois de plus, j’ai surtout hâte de voir comment tout ça va être développé et je trouve difficile de m’arrêter dans le visionnage – en fait, je crois que je vais enchaîner toute la fin de saison si ça continue.
S02E08 – A Good Lawyer’s Hard to Find – 14/20
S’il y a deux bonnes – très bonnes même – choses dans cet épisode qui font que je suis content de l’avoir vu, je trouve qu’il est globalement dans l’abus vis-à-vis des règles du jeu énoncées depuis la saison 1. Avec tout juste huit minutes au compteur, il est également un peu court, c’est dommage.
S02E09 – Company at the Water Company – 16/20
On commence déjà à sentir la fin de saison se rapprocher. C’est très plaisant et très frustrant à la fois : je sais bien qu’il me reste encore trois épisodes, mais j’aurais envie que cette saison dure bien plus longtemps ! Trois ans d’attente pour seulement deux heures de contenu, c’est de l’arnaque. Bon, autrement, cet épisode allait vite en besogne, mais c’était efficace.
S02E10 – One Way Ticket – 17/20
C’est un bon épisode pour revoir la définition du mot karma. La série avait déjà tendance à jouer avec ce concept, mais là, je trouve que c’est excellent à suivre, tout simplement. Il se passe plein de choses, on avance dans les différentes intrigues et on en a pour notre argent.
S02E11 – Lighthouse – 15/20
Pourquoi faire si peu d’épisodes quand ils ont clairement tant de choses à raconter ? Je ne comprends pas cette série ! Ils auraient moyen de l’étaler sur une trentaine d’épisodes pour s’éviter bien des raccourcis. C’est dommage, car en plus, ça donne l’impression que certains aspects de cet épisode sont complètement bâclés et survolés, alors qu’ils auraient pu être détaillés. Autant on a pu perdre du temps avec certaines intrigues avant, autant maintenant je ne vois pas comment ils vont tout conclure en un épisode supplémentaire. Exactement comme en saison 1, donc.
S02E12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.

How I met your father – S02E01

Épisode 1 – Cool and Chill – 11/20
C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.

Spoilers

Ian est de retour dans la vie de Sophie, pile à temps pour le mariage de Sid et Hannah.

I was getting a second shot with the one that got away

Je suis reconnaissant de voir qu’il y a un résumé de la saison précédente pour me remettre en tête les intrigues et les noms de certains personnages, parce que la qualité n’était pas assez au rendez-vous pour que j’en retienne tout. Je me suis motivé pour reprendre la série, oui, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera pour mes critiques. La série est compliquée à commenter, comme n’importe quelle comédie. Après tout, je passe tout mon temps à rire, non ?

Non. Vraiment pas. Allez, simplifions les choses : Sophie en 2050, ça ne fonctionne vraiment pas du tout. Du tout. Elle est toujours à se bourrer, fait des siestes et des spaghettis pendant qu’elle appelle son fils en visio sur un mur entier (qui voudrait d’un tel écran pour une visio ?). Même le récit de Ted paraissait plus crédible, ça en dit long. Et puis, Kim Catrall paraît en roue libre, je me demande vraiment si quelqu’un la dirige.

Mon problème, c’est que ça signifie que la série a ignoré les multiples critiques à son sujet et continue donc sans revoir sa copie. Cela se sentait dès l’introduction, et ça n’a fait que se confirmer scène après scène. Les personnages ? On retrouve petit à petit toute la bande exactement là où on les avait laissés en fin de saison 1. Malheureusement, je ne suis pas spécialement heureux de les retrouver, ce qui explique aussi pourquoi j’ai mis un peu de temps à commencer la saison, je suppose.

Bien sûr, il y a deux exceptions : Charlie et Valentina. J’aime toujours autant la dynamique entre ces deux-là, aussi sexuelle soit-elle. Ce sont les seuls qui arrivent à me faire sourire – mais pas encore rire. Valentina et Charlie ont donc rompu, mais comme prévu, ça ne tient pas la route longtemps cette rupture. Ils se retrouvent à devoir gérer un diaporama de mariage pour Sid et Hannah, en une soirée, et ils préfèrent coucher ensemble que de le faire. À part ça, ils sont sûrs de pouvoir être amis, même quand leur sextape finit par être vue par tout le bar parce qu’ils l’ont ajoutée au diaporama de mariage, soi-disant par accident. Je n’appelle pas ça un accident, j’appelle ça une mauvaise écriture de la part des scénaristes tellement c’était prévisible comme « gag » (parce que c’était supposé en être un).

Oui, Sid et Hannah ont besoin d’un diaporama de mariage, parce qu’ils se sont mariés en secret ce jour-là. Le mariage en lui-même est une catastrophe et ils s’en rendent compte au moment de le raconter – les scénaristes passent à côté d’un bon épisode, je trouve. Ils sont peut-être traumatisés par les épisodes de mariage après la série originale. Comme l’histoire en question n’est pas terrible, ils se mettent à le regretter et… la première grosse soirée de Sophie en tant que photographe – dont on nous a fait tout un plat en saison 1 – est rapidement oubliée par tout le groupe d’amis : Sid et Hannah organisent un mariage surprise au bar.

Et comme il fallait bien tenter de créer des situations marrantes (ou juste gênantes), oui, Ian se tape l’incruste à un mariage de gens qu’il ne connaît pas. Vu le nombre de figurants présents, ce ne doit pas être le seul cependant.

La série essaie toujours énormément d’être drôle, mais ça se sent. Copier son aînée n’est toujours pas une super idée non plus : on a ainsi droit à un flashback à la fac pour Sid et Jesse (c’est trop du copier-coller de Ted et Marshall sérieusement) ou au pire jeu de mots possible avec les « sequins » d’Emily. L’actrice me fait toujours autant de peine à forcer plus que nécessaire l’humour de son personnage, qui n’est pas si drôle. Ou plutôt, qui pourrait l’être si elle ne forçait pas tant le trait.

Y a-t-il eu du positif dans l’épisode ? Ma foi, voir débarquer Drew m’a fait sourire. Toute l’intrigue avec ses dents blanches et sa couleur de peau digne de Donald Trump ne fonctionnait pas, mais au moins, sa présence ajoutait du fun à un épisode qui n’arrivait pas à l’être.

Du côté de Jesse, on ignore encore que Sophie l’a vu avec Meredith. Plutôt que d’en parler avec la principale intéressée, Jesse se confie donc à sa sœur qui surjoue tout – et les scénaristes tentent la carte du « oh regardez, on sait qu’elle surjoue » à un moment, mais ça ne fait qu’empirer les choses. La référence qui ne sort de nulle part au « white male » était plus gênante que drôle : j’ai l’impression que c’est écrit par des boomers qui ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Pour ça, j’ai déjà le dernier Robert Galbraith à finir de lire, merci bien. Bref, dans tout ça, super, Jesse part un mois avec Meredith en tournée… et alors ? 

Un point positif (je les cherche vraiment, vous voyez ?), peut-être, est le karaoké improvisé par Sophie. Cette manière de se sortir d’une situation gênante en en créant une encore plus gênante est assez raccord avec ce qu’on savait du personnage. Pour une fois, c’est rare, ça ne semblait pas trop forcé niveau humour… jusqu’à ce que Drew s’en mêle.

J’ai eu de la peine pour Hannah et Sid, finalement. Eux au moins, ils forment un couple solide. Il est dommage que la série n’ait pas réussi à sécuriser la présence de l’actrice plus tôt. Maintenant qu’elle est occupée avec Walker, je doute qu’on la reverra beaucoup cette saison.

Sinon, le seul truc qui va vraiment me motiver à continuer la série est le flash-forward en cliffhanger : Sophie s’apprête à sortir en rencard avec son père (peut-être), ce qui fait qu’elle appelle sa mère. J’espère que ça signifiera un retour de Paget Brewster. En attendant, on sait déjà qu’on aura le retour de Neil Patrick Harris dans le rôle de Barney. J’ai hâte de savoir ce qu’il donnera en tant que papa.

En attendant, Sophie réussit à foirer aussi sa relation avec Ian, parce qu’elle finit par lui avouer la vérité sur ses deux ruptures successives en 48h. Quelle vie ! J’y trouve quand même un dernier point positif à cet épisode : il m’a apporté un point de Bingo Séries (le 14e) alors que je ne m’y attendais pas du tout. Yay.