Pour commencer, il faut bien souligner que je commence cette série à reculons, avec l’espoir d’y trouver quelques points du Bingo Séries parce que l’échéance mensuelle approche et que je suis en grande dèche de points. C’est entièrement ma faute : je n’ai pas du tout prêté attention aux points de la grille en regardant des séries ce mois-ci, c’est terrible.
Par ailleurs, je m’étais dit que j’allais suivre la diffusion US pour cette saison 2… avant de me démotiver totalement, préférant regarder That ‘90s show avec ce même format, mais l’avantage d’une plus grande qualité. On ne va pas se mentir : la saison 1 m’a principalement déçu. Je reviens pourtant, parce que j’adore à peu près tous les acteurs du casting, d’une part ; parce que je suis masochiste, d’autre part. Il y avait une petite étincelle d’espoir en fin de saison 1. Les premiers retours sur le début de saison 2, en revanche, sont assez flippants et n’en disent vraiment pas du bien.
Pourtant, je m’embarque là pour une vingtaine d’épisodes. Espérons qu’en cours de route, ils trouvent l’inspiration pour faire mieux. En attendant, j’ai déjà pris du retard : je m’étais promis de suivre la diffusion Disney + France à défaut de la diffusion US. Ils en sont à l’épisode 3, et moi je n’ai toujours pas commencé. C’est malin.
S02E01 – Cool and Chill – 11/20 C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.
S02E02 – Midwife Crisis – 12/20 Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.
S02E03 – The Reset Button – 12/20 La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !
S02E04 – Pathetic Deirdre – 15/20 Stop, on arrête tout : j’ai ri à plusieurs reprises devant cet épisode ! C’est une première qui a vraiment mis du temps à venir. Je crois que j’ai compris comment trouver la série drôle : les personnages me tapent tous sur le système, alors j’ai décidé de me rire d’eux plutôt que de rire avec eux. C’est une nuance qui suffit à faire la différence, même si ce n’est pas tout à fait logique de se moquer des personnages principaux. En tout cas, l’épisode est ainsi passé plus vite que les précédents, avec chaque intrigue permettant de rire au détriment des personnages. Si le reste de la saison est dans la même veine, l’espoir est enfin permis !
S02E05 – Ride or Die – 11/20 De nouveau, ce n’est pas glorieux, même en cherchant à se moquer des personnages. Cela me rend triste parce que j’avais de nouveau espoir d’une amélioration. En fait, mon problème est toujours le même : à trop vouloir insister et nous dire que c’est censé être drôle, ce n’est plus si drôle du tout. En plus, les formules de la série orignale étaient efficaces, mais en insistant autant dessus, je trouve qu’on leur retire leur intérêt. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas le personnage principal.
S02E06 – Universal Therapy – 13/20 Après la déception de la semaine dernière, je me suis relancé dans la série en partant avec le plus de mauvaise foi possible… Et ma foi, j’ai aimé la manière dont une partie des intrigues de l’épisode finissait par se croiser cette semaine. C’était une petite variation dans le schéma habituel de la série, et ça lui faisait du bien. Disons que pour une fois, j’avais vraiment l’impression de suivre les aventures d’une bande de potes.
S02E07 – A Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Valentina’s Day – 14/20 Un épisode terriblement prévisible de bout en bout, mais dans le bon sens du terme, si tant est qu’il y en ait un. La structure de l’épisode avait un petit côté rassurant et habituel, en fait, donnant presque l’impression d’être à la maison. Il n’y manque que des personnages mieux écrits ou plus attachants, parce que c’est vraiment le souci que la série continue de subir.
S02E08 – Rewardishment – 14/20 Malgré un bon concept qui permet un épisode s’éloignant du fil rouge pour développer davantage l’amitié de ce groupe qui galère encore parfois à être convaincant (mais de moins en moins), j’ai trouvé que l’épisode continuait de vouloir trop en faire. Le surjeu comique ne prend pas toujours, les situations ridicules peuvent faire rire parfois, mais tombent encore souvent à l’eau. Bref, j’ai encore l’impression que la série cherche son équilibre, ce qui devient franchement gênant après une saison et demi. Il y a de plus en plus souvent de bons moments, heureusement, et c’est possiblement l’épisode qui m’aura fait le plus rire. C’est juste que la chute fut plus dure pour les mauvais gags ensuite.
S02E09 – The Welcome Protocol – 16/20 Oh, je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé avec cet épisode, mais il a réussi à me faire rire plusieurs fois (par les situations, les gags et les jeux de mots) et a introduit des concepts qu’il sera facile de réutiliser plusieurs fois par la suite. Bien sûr, une bonne partie de l’épisode est un peu forcée et le surjeu est toujours de mise, mais je surnote un peu par plaisir d’avoir enfin eu un épisode qui me faisait rire.
Épisode 10 – Deep Fake – 16/20 Je ne suis pas certain de comprendre le titre de l’épisode, parce que ce n’est pas exactement ce qui est utilisé dans l’épisode… mais bon, c’était un bon crossover, cette fois. Comme quoi, c’est finalement possible d’en avoir un ! Chaque membre de chaque équipe est utilisé intelligemment et même s’il était dur de suivre les rebondissements manquant de crédibilité, j’ai aimé ce que j’ai vu cette fois.
Spoilers
Jane, Jimmy et Sam ont été enlevés, laissant le reste du NCIS sur les dents.
Je ne sais pas trop par où commencer cette critique, parce que la première scène paraissait trop déconnectée du crossover pour être efficace. C’était totalement volontaire et finalement relié, hein, mais j’ai trouvé ça dommage ; de même qu’ajouter Sam à la liste des kidnappés paraissait trop forcé pour que le triple crossover existe. Franchement, c’est dommage : il sort de nulle part, les mains déjà libres et tout… J’ai même cru l’espace d’un instant qu’il était le kidnappeur !
Finalement, ce n’est pas le cas : le kidnappeur, c’est une agente de la CIA. Je l’ai tout de suite beaucoup aimée, même si je n’ai pas suivi la logique d’avoir une agence américaine qui enlève les agents américains de ses autres agences. Et pour cause : le rôle de cette agente est rapidement remis en question quand son homonyme se présente justement à Parker – arrivé à Hawai’i grâce au FBI, et donc à Kate.
Le coup des deux personnages de méchante avec le même nom était sympathique et permettait à l’épisode de faire monter le suspense sur tout ce qu’il y avait à découvrir de ce crossover. Au moins, on comprend un peu mieux pourquoi les équipes se rejoignent face à une telle menace… même si la menace est finalement celle d’une autre agence et de quelques agents pourris. J’ai eu plus de mal à comprendre pourquoi Jess et Nick n’avaient pas suivis Parker.
Jimmy vole clairement la vedette à plein d’autres stars des séries avec son super odorat inutile et son pouce cassé, mais lui aussi, j’aurais aimé le voir plus. Franchement, il se plaignait de ne pas connaître Hawai’i, c’était l’occasion de le faire visiter l’île, il me semble. Mieux encore, il aurait pu avoir au moins une scène en visio avec Jess – ça aurait été le minimum. Au lieu de ça, on doit se contenter de le voir interagir avec Ernie. Je vois bien que c’est censé être drôle… mais bon, on a fait le tour de ce combat de coq assez vite.
Dans le même genre, le manque de communication entre les équipes est flagrant : ils se disputent en permanence pour savoir qui a autorité sur qui, ce qui est un peu chiant, et même au sein d’une même équipe, ça ne communique pas. Sam repart donc d’Hawai’i après s’être libéré bien facilement de ses kidnappeurs… alors que Kate se retrouve face à face avec le flingue de Callen. L’humour prenait bien, j’ai aimé la scène avec Kai détendant l’atmosphère par sa présence, mais j’ai eu l’impression d’être pris pour un idiot quand Callen a débarqué. Il aurait été cool, aussi, de passer plus de temps à les voir paniquer face au tableau avec toutes les têtes de tous les agents.
Côté enquête, Jane et ses agents comprennent assez vite que Simon Williams est finalement peut-être lié à la CIA, grâce à une fausse agence permettant la création d’alias pour les agents. On ne perd pas trop de temps à arriver à la révélation que si le Simon Williams de l’épisode précédent a indiqué être « un parmi plusieurs », c’est parce que Simon Williams n’existe pas réellement. Il s’agit d’un programme de la CIA, tout simplement. Les États-Unis ont donc créé de toutes pièces un faux tueur à gage pour pouvoir éliminer des cibles gênantes sans être accusés.
J’aime bien l’idée, j’aime aussi que ça termine avec quelques agents qui ressuscite un programme fermé par les USA. Cela aurait pu faire un bon spin-off supplémentaire, au point où on en était. Par contre, tout se termine trop vite et nous éloigne encore un peu plus du professeur de tous nos agents : un autre Simon Williams fait exploser la base pour ne pas avoir à donner le nom du tout dernier Simon Williams à la fausse agent de la CIA – enfin, elle était vraiment de la CIA à un moment.
Cela part en fusillade, il y a des cadavres dans tous les sens et le dernier Simon Williams encore en vie… s’avère finalement être l’amiral Hollace Killbride, qui dirige le NCIS à Los Angeles en l’absence d’Hetty. Après deux épisodes où tout menait à Hawai’i, il est donc temps pour Jane de partir à Los Angeles. C’est quand même un coup de bol d’avoir trouvé la photo parmi les débris de l’explosion, hein.
Épisode 9 – Desperate Measures – 15/20 Bien que l’épisode parvienne une nouvelle fois à se débrouiller sans un de ses personnages principaux, son absence se fait tout de même sentir en raison de ce qu’elle apporte habituellement en humour et en scènes d’action. De manière plus générale, cet épisode donne une nouvelle profondeur à un autre personnage, pour le rendre plus indispensable je pense, mais laisse encore beaucoup de place à l’amélioration en ce qui concerne la gestion de la trame narrative.
Spoilers
Carla Chase est kidnappée pour une autopsie clandestine.
Dans cet épisode, les scénaristes se concentrent sur Carla Chase, la médecin légiste du NCIS, en explorant davantage son personnage et en la transformant l’air de rien en une véritable membre de l’équipe. Une fois la pub très lourde et visible pour Alexa passée (surtout visible parce que c’était pareil dans la série-mère juste avant), la situation de kidnapping par un Marine qui a besoin de ses compétences pour prouver son innocence dans un meurtre d’une agent de la DEA était sympathique…
Dans l’ensemble, les scénaristes sont en train de donner plus de profondeur à ce personnage, ce qui a mené à sa relation étroite avec Ernie. Si j’approuve de la voir avec un rôle davantage crucial au sein de l’équipe (encore que, ni Jesse, ni Kai ne semblent si inquiets que ça), je trouve l’amitié entre ces personnages étonnantes – comme les autres personnages finalement. Déjà qu’Ernie fasse du yoga, ça me paraissait étrange, mais qu’en plus il en fasse avec elle et qu’ils passent beaucoup de temps ensemble… d’où ça sort ?
Ils ont des caractères de marginaux, certes, et sont bizarres tous les deux, d’accord… de là à nous les laisser meilleurs amis comme le suggère la scène finale alors qu’en deux ans, on les a peu vus à l’écran ensemble, c’est bizarre. Et redondant par rapport à Kasie/Jimmy, d’ailleurs. De plus, bien que Jane ait pris beaucoup de place dans l’épisode en négociant son échange dans la prise d’otages, il aurait été bien d’avoir une scène entre Jane et Carla en fin d’épisode pour renforcer leur relation déjà établie il me semble, plutôt que de nous fournir du Ernie/Carla sortant de nulle pas.
En ce qui concerne le tout récent fil rouge de la série, Kai a discuté avec son père à propos du blanchiment d’argent. Il est clair que cette histoire ne sera pas résolue aussi facilement que le prétend son père. De plus, le cliffhanger de l’épisode précédent avec Jane étant super énervée a été complètement mis de côté dans cet épisode.
Autrement, le conflit entre agences était redondant et n’a pas vraiment justifié le rôle de Kate dans la série, ce qui finit par être un vrai running gag dans mes critiques. Je trouve ça marrant de voir les scénaristes galérer autant à justifier sa présence à chaque fois. Transférez-la au NCIS, ça sera bien plus logique. Je sais qu’elle est leur agent de liaison, mais quand on compare au reste de la franchise qui évite toujours soigneusement le FBI, c’est amusant.
Enfin, il faut mentionner plus explicitement que dans mon introduction que l’épisode a fonctionné sans la présence de Lucy, mais son absence est beaucoup trop remarquée. Lucy apportait un humour que Carla ou Ernie n’étaient pas en mesure de fournir de la même manière, et la série semble manquer de scènes d’action sans elle. J’ai certes aimé voir Kate amener des snacks à Ernie, comme Lucy le fait, surtout que Kate est toujours dans son trip healthy, mais elle n’a vraiment rien à faire là, c’est fou, et ça n’a fait que souligner à quel point Lucy est cruciale. Pas comme Carla, même s’ils tentent de nous montrer le contraire.
Épisode 8 – Curtain Call – 14/20 Cet épisode de la série laisse un goût mitigé parce qu’un seul personnage manque et tout est dépeuplé. En vrai, il semble surtout manquer de cohérence dans certaines de ses intrigues et souligne la plupart des problèmes par lui-même, sans pour autant chercher à les résoudre. C’était bien, mais clairement oubliable… même si j’aime l’introduction d’un fil rouge ?
Spoilers
Un militaire est retrouvé mort pendant une représentation de son opéra.
Franchement, j’avais totalement oublié que l’épisode commençait par un opéra avant de voir son titre, ce qui en dit long sur l’enquête et sa capacité à être oublié bien vite. Bon, d’accord, ça en dit peut-être long sur MA capacité à retenir ce que je regarde en ce moment, et surtout quand j’utilise NCIS pour préparer à manger.
L’enquête de la semaine se concentre sur une faille de sécurité des planques du gouvernement et présente une idée originale, mais malheureusement peu exploitée. Jane vole la vedette à l’équipe en partant avec Charlie 1 au Mexique, ce qui manque de crédibilité, que ce soit ce départ à la va-vite de manière non officielle, sa manière de raconter toute sa vie à cet inconnu ou sa volonté de se sacrifier pour sécuriser le scénariste… avant de le faire sortir beaucoup trop tôt de la panic room. Elle raconte sa vie perso à un type dont elle ne sait rien, puis n’hésite pas à risquer de se sacrifier pour le sauver ? Faut arrêter de la faire flirter avec tous les hommes qu’elle croise au boulot, c’est lourd et pas raccord avec le personnage.
En ce qui concerne la vie personnelle de Jane, son fils grandissant apporte toujours une nouvelle dimension à la série, mais cela est géré de manière peu satisfaisante. Jane semble mal prendre la relation de son fils avec sa copine plus âgée, alors qu’il se comporte de manière super prévisible. Autant elle est présentée comme très lucide d’habitude, autant finir l’épisode sur une Jane énervée était particulièrement stupide.
Autrement, l’épisode gère le départ de Lucy de manière tout aussi mitigée, en ce qui me concerne en tout cas. Bien que le retour d’Allan soit amusant, il est rapidement écarté sans véritable raison, pour revenir comme une fleur ensuite… et subir les moqueries des connards qui ne l’intègrent pas ? La conclusion de cette intrigue n’est pas convaincante et laisse beaucoup à désirer, parce que vraiment, elle ne met pas en valeur les personnages que l’on suit depuis longtemps. Dans le même genre, j’ai bien ri de voir Allan avec son gilet pare-balle à devoir rester en arrière quand Jesse et Kai se précipitaient vers une fusillade… mais bon, ça ne met pas en valeur ces personnages. En plus, ça ne fait que souligner à quel point Lucy est cruciale pour la série.
D’ailleurs, Kate se montre utile en utilisant ses contacts pour aider Jane à distance, ce qui est apprécié, mais on sent que les scénaristes galèrent à justifier son rôle. Pour cela, la série semble finalement s’orienter vers une forme de sérialisation, ce qui est plutôt cool, avec une enquête qui explique la présence de Kate malgré l’absence de Lucy. L’enquête de Kai sur son ancien meilleur ami est intéressante, même si là aussi, j’ai eu du mal côté logique et crédibilité.
Kai enquête donc sur son ancien meilleur ami et le trouve impliqué dans un trafic qui le dépasse complètement. Jane le force à remettre l’enquête au FBI, mais Kate ne peut s’empêcher de tenir au courant son ami de tout ce qu’il se passe. J’aime bien Kate dans cet épisode, par contre, avertir Kai que son père est lié au blanchiment d’argent, ça n’avait aucun sens. On entendra parler à nouveau de cette enquête, en tout cas.
Enfin, je comprends bien que Lucy semble s’adapter à la vie sous-marine, mais on attend son retour avec impatience.