High School Musical: The Musical: The Series – S02E03

Épisode 3 – Valentine’s Day – 17/20
Mieux vaut tard que jamais pour continuer cette saison 2 qui se révèle encore une fois totalement à la hauteur de ce que j’en attends. Je ne pense pas pouvoir tout bingewatcher comme j’en avais envie ce matin, mais ça me fait plaisir de retrouver à nouveau les personnages après plusieurs semaines. L’épisode est très mignon, même s’il a fallu un peu trop de temps à mon goût pour en arriver aux bonnes chansons. En tout cas, chacun a son intrigue et évolue, c’est une réussite.

Spoilers

C’est la St Valentin et ça réveille quelques angoisses chez les lycéens.

I think you should play the princess in everything.

Je n’y arrive pas ! Je ne sais pas pourquoi, je meurs d’envie de voir cette saison, je sais qu’un binge-watching n’est pas la bonne solution, mais ça fait désormais trois mois que je la procrastine. Pourtant, ça a été compliqué avec Spotify qui voulait me refourguer (à raison !) toutes les chansons d’Olivia Rodrigo et Joshua Bassett. Je ne peux pas lui en vouloir : je n’arrêtais pas moi-même de les écouter avant ce mois de mai. C’est un cas typique : il faut faire attention à ce que l’on souhaite, c’est tout.

Ashlyn fait le résumé des épisodes précédents, et j’en avais bien besoin, mais elle est vite éclipsée par la mignonnerie d’Olivia Rodrigo qui se met ensuite à chanter une chanson originale à la fenêtre de Ricky. Le seul problème, c’est que sa jolie balade n’est pas entendue par Ricky, mais par la nouvelle propriétaire des lieux. J’ai éclaté de rire : comment ne peut-elle pas savoir que son copain a déménagé, sérieusement ?

Inévitablement, Ricky a eu la même idée que sa copine : il s’est rendu à Denver dans la fac de Nini pour la retrouver pour la St Valentin. Le pauvre ! Il apprend vite le départ de sa copine, avant de se faire foutre de lui parce qu’il a eu l’idée romantique de la sérénade… que tout le monde fait en fac de théâtre apparemment.

Bref, ils se ratent et se retrouvent à nouveau à devoir se contenter d’une relation à distance au téléphone. Les pauvres. Inévitablement, Ricky est à moitié endormi pour la répétition du spectacle le lendemain – jour de St Valentin. Allez comprendre pourquoi tout le monde est habillé en rouge, sauf EJ en deuil car célibataire et Ashlyn… parce qu’elle commence à stresser de devoir jouer Belle.

Elle était mignonne comme tout à se mettre à stresser de ne pas être assez iconique pour jouer ce rôle iconique. Elle n’a pas le bon physique pour ça – et le pire, c’est que Big Red aussi stressé parce qu’il n’est pas supposé être le genre de type qui sort avec le premier rôle. Il a donc peur de ne pas être à la hauteur et veut ainsi lui faire le meilleur des cadeaux de St Valentin en s’enfermant dans son casier. L’idée est mignonne, mais dérape vite : il reste coincé dans le casier.

Alors certes, Ricky est censé l’aider à s’échapper, mais il est détourné par Nini qui l’appelle pour décaler encore leur rendez-vous. Oh, je n’aime pas cette idée qui les sépare trop à mon goût. On est là pour leur couple aussi, hein. C’est quelque peu dommage, mais bon, admettons. En tout cas, une chose est sûre, Ashlyn est surprise quand elle voit Big Red lui tomber dessus. J’ai pas mal ri – surtout avec Gina qui assiste à tout ça après avoir tenté de la réconforter sur ses angoisses.

En parlant d’angoisse, on note aussi que Sebastien est une nouvelle fois stressé de fou par son mec. Carlos lui offre une luge pour la St Valentin. Ce n’est pas un petit cadeau de rien du tout, honnêtement, et ça le fait prendre conscience que sa carte de vœux ne sera pas suffisante. Il s’en confie à Courtney, bizarrement, parce qu’elle aussi a ses propres angoisses, par rapport à sa voix. Le problème, c’est que ça fait que les chansons ne sont pas trop à la hauteur dans cet épisode : Courtney stresse sur Tale as old as time, Nini est interrompue par la nouvelle proprio de la maison de Ricky et Ricky lui-même se contente de s’entraîner dans son petit chez lui.

Il est interrompu lui aussi, par Gina en plus, parce que Gina est triste d’être seule pour la St Valentin. Sa mère a oublié de lui faire un cadeau et… elle se rend chez Ricky pour être réconfortée ? C’est déconnant de fou, surtout un jour de St Valentin, mais au moins elle lui donne un bon conseil concernant sa relation avec Nini. C’est déjà ça de pris ! Malgré tout, Gina reçoit finalement un joli cadeau de St Valentin, probablement de la part de Ricky. Elle a un admirateur, c’est certain, mais je ne suis pas sûr que ce soit Ricky, même si son SMS arrive au bon moment.

Pendant ce temps, Kourtney obtient un rôle de manager dans le restaurant des parents de Big Red. Cela m’a juste fait mourir de rire. Elle était sûre de pouvoir arranger la situation, mais ce n’est pas gagner : elle rencontre rapidement un des serveurs du restaurant (ou cuisto ?) et ça se passe super mal. Bon, par super mal, il faut entendre que ça sent le futur ship entre eux deux, hein. C’est un épisode de St Valentin, après tout. C’est donc sans trop de surprise qu’Howie, le serveur/livreur, finit par la remercier de ses bonnes idées.

Cela lui a offert la possibilité d’un meilleur pourboire. Et la journée de Kourtney peut donc très bien se terminer, surtout que Sebastian lui envoie un MMS avec un nouvel arrangement de la chanson Tale as old as time pour la motiver. Elle peut ainsi poser sa voix à nouveau sur cette piste – et ça marche beaucoup mieux qu’en début d’épisode.

Quand Ashlyn arrive au restaurant, elle se rend compte que Big Red lui a préparé encore une surprise dont lui seul a le secret, et ça lui fait encore plus peur d’être en relation avec lui. Comme lui a peur d’être en relation avec elle, ils finissent par trouver un point commun solide pour leur couple. Et tout ça se termine à merveille avec Kourtney qui chante sa chanson également. Mignon.

De son côté, Miss Jen a ses propres dramas de St Valentin. Contre toute attente, Lily débarque et semble menaçante quand elle annonce son déménagement – qu’est-ce qu’elle fout là si c’est pour déjà déménager ? Cela fait que Miss Jen finit par passer la St Valentin avec le coach sportif ne voulant pas corriger ses copies… Sauf qu’une fois à la pizzeria, elle se rend compte que son « biggest crush » est là aussi et elle nous plante le prof qui ne semble pas si ravi que ça. Le pauvre.

Sebastian, lui, s’en sort beaucoup mieux : il offre à Carlos un pot de terre dans lequel il a planté des graines pour avoir quelque chose qui grandira en même temps que leur amour. C’est meugnon. Joliment trouvé – mais ne faites jamais si comme moi, vous n’avez pas la main verte, parce que votre amour, il va vite paraître fané sinon ! Ce serait problématique.

Dernier point très mignon de l’épisode ? Nini et Ricky s’appellent en même temps pour la St Valentin et tombent ainsi sur le répondeur de l’autre à dix minutes de minuit. Ils ont donc la même idée : celle de jouer pour l’autre la chanson écrite comme cadeau. Décidément, ils s’écrivent une chanson à chaque occasion, faut pas s’étonner ensuite que les interprètes se déchirent par chansons interposées (peut-être).

En tout cas, le montage final des deux chansons qui se superposent était cutie as hell. J’ai adoré cette chanson, mais en même temps, un duo avec deux de mes chanteurs préférés, ça aurait été étonnant qu’il en soit autrement. Quel plaisir de pouvoir ajouter à une playlist Spotify cette nouvelle chanson et d’arrêter de me faire harceler par l’application (peut-être).

Il fallait tout de même terminer par un moment gênant : quand Ricky raccroche, il reçoit un message de Gina le remerciant de lui avoir envoyé des chocolats… sauf que Gina reçoit juste après un SMS de sa mère pour l’informer qu’ils viennent d’elle. J’ai ri. Je m’attendais à EJ, honnêtement, mais c’est encore mieux comme ça !

L’épisode se termine ainsi sur la réaction de Gina et j’étais mort de rire. Et contre toute attente, le générique de fin est la sérénade de Big Red pour Ashlyn. La chanson est super cool aussi, elle aurait mérité d’être dans l’épisode pour de vrai !

9-1-1 Lone Star – S02E14

Épisode 14 – Dust to Dust – 17/20
Difficile de rester à la hauteur des épisodes précédents, mais cette fin de saison fonctionne vraiment bien, je trouve, avec ce qu’il faut de catastrophique pour nous garder accroché. Si ce n’est pas mon épisode préféré de cette saison, ni mon intrigue préférée d’ailleurs, nul doute qu’il me restera en tête et que je vais attendre janvier très impatiemment. Le cliffhanger lance la série vers quelque chose de nouveau, en plus, je me demande comment ils vont gérer ça ! À croire qu’ils avaient peur de ne pas être renouvelés, presque.

Spoilers

Une tempête de sable s’apprête à frapper la ville…


You’re not coming back, are you ?

Très franchement, après l’épisode précédent, je ne pense pas que celui-ci pourra être aussi efficace niveau émotion. En plus, je les enchaîne… Déjà que l’avant-dernier était dingue aussi en plus ! Après, j’avoue, la scène d’introduction a déjà réussi à me faire retenir ma respiration. La tempête de sable, ça va, mais l’avion qui rentre dans un autre ? Inattendu.

On repart de toute manière dix-huit heures avant la tempête de sable, comme d’habitude, histoire d’apprendre que tout ça a lieu deux semaines après l’enterrement de Charles. Ouais. Laisser passer du temps, ce n’est pas plus mal. Cela dit, malgré ce temps supplémentaire, il est évident que Tommy n’est pas encore OK avec ce qu’il s’est passé et qu’elle pleure encore.

Maintenant qu’elle a touché l’assurance vie de son mari, elle envisage même de quitter son job, histoire de s’occuper de ses filles. Cela n’empêche pas qu’elle se réjouit des avancées dans la vie de Grace et Judd. La première va pouvoir reprendre le boulot au centre d’appels, enfin, alors que Judd va obtenir une affectation temporaire pour reprendre le boulot lui aussi. Ils ont l’air si ravis de sortir des vacances forcées, c’est fou.

Owen ? Il est capitaine d’une caserne qui a cramé, alors il fait ce qu’il peut pour attendre l’autorisation de début des travaux. Oui, oui, les travaux n’ont pas commencé en quatorze jours. Vive la paperasse ! Il semble pourtant gérer bien l’administratif, à tel point que le chef Radford lui propose de prendre son job : il s’apprête à prendre sa retraite et il aurait besoin d’Owen pour le remplacer. Celui-ci hésite bien sûr, mais il se dit qu’il est vrai que le timing est possiblement parfait. En effet, il n’aurait même pas à partir de la caserne, juste à ne pas y revenir. Il s’en confie à son pote autour d’une salade pour lui, d’un burger pour son pote.

La journée commence donc avec de nouvelles casernes pour nos pompiers – et ironiquement, ils sont tous ensemble à la caserne 122 où l’ambiance est très sympa. Enfin, tous, Matteo, lui, n’est pas avec eux, le pauvre. Il est dans une caserne horrible – la 129 – où il est clairement maltraité par un capitaine raciste. C’est totalement abusé, franchement.

En parallèle, Nancy et TK se rendent chez Tommy qui souhaite leur annoncer sa décision de démissionner. Nancy est un peu en larmes, cette fois, parce qu’elle a déjà perdu Michelle l’année précédente. Cela dit, elle s’entend bien mieux avec Tommy qu’avec Michelle, alors le moment est difficile à passer pour elle. Je ne sais pas, tant que l’épisode n’est pas terminé, je continue de croiser les doigts pour que Tommy reste. Cela peut être sympa d’avoir une nouvelle chaque année, mais en même temps, j’aime vraiment beaucoup trop Tommy pour la voir partir.

Avant de savoir ce qu’il en sera, on voit en tout cas Grace reprendre le travail à temps pour la tempête de sable. Et celle-ci finit par se produire sans crier gare : Matteo était à galérer avec la bouffe de toute sa caserne quand le sable a commencé à arriver. Franchement, j’ai eu du mal à le comprendre, parce qu’il n’a pas bougé du tout alors que clairement, ça semblait être une situation dans laquelle il valait mieux se mettre à courir.

L’avantage, c’est qu’il est sur place quand l’avion se crashe. Le pilote qui voulait sa certification en début d’épisode est donc rentré en collision avec un plus gros avion, et autant dire que c’est la merde. Au moins, Matteo est sur place. Et la justice existe, parce qu’il ne le sait pas encore, mais le reste de la caserne 129 est portée disparue.

Matteo fait tout ce qu’il peut pour venir en aide aux gens sur place, dans un centre-ville qui ressemble davantage au pilot de LOST qu’à un centre-ville à ce stade. Il est plutôt efficace, demandant aux gens d’appeler les secours avec les informations nécessaires et leur rappelant ce qu’il faudra dire aux pompiers quand ils arriveront sur leur historique médicale. Un vrai héros pour un bleu ! Par contre, il a beau être un héros, le coup de l’avion qui s’écrase sur un bâtiment avec un ascenseur coincé dedans, il ne peut rien faire quoi. Il y va quand même, au cas où et il n’est pas bien malin, je trouve. Les gens lui disent être recouverts de produits chimiques bizarres et il ne capte pas qu’il s’agit probablement de l’essence de l’avion

Heureusement, Owen finit par arriver à son tour, après avoir suivi le triage des patients que Matteo avait pris en charge à l’extérieur de l’immeuble. C’est top à voir, mais Owen a vraiment une journée incroyable. Pendant que la tempête de sable heurtait la ville, il était au restaurant à sauver des gens en retournant tout le temps dans le sable, quoi. Et juste après ça, il s’est mis à la recherche de Matteo en apprenant la disparition d’un camion de la 129.

Du côté de la 122, la tempête de sable prend par surprise parce que c’est censé être une caserne calme sans appel de dingue. Bien sûr, avec l’arrivée de nos héros, tout change, hein. C’est plutôt chouette à voir car c’est Marjan qui prend en charge les opérations pour sauver une majorité de pompiers – parce qu’elle connaît bien les « Haboob ». Soit. Tout ça se déroule toutefois avant qu’on passe à totalement autre chose quand ils sont appelés en intervention en ville. Pas le temps de respirer dans cet épisode !

Et une fois en ville, ils ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, parce que Matteo a fait tout leur boulot. Ils pensaient pourtant être les premiers sur place, mais non. Matteo a géré, et c’est au tour des autres de gérer le sauvetage des gens dans l’ascenseur. Ce n’est pas aussi compliqué qu’il y paraît, et hop, tout le monde est sauvé.

De son côté, Grace a sa propre urgence à gérer depuis le centre d’appels, forcément. On la voit ainsi aider une femme, Margaret, à survivre à la tempête alors qu’elle a été enterrée vivante. C’est assez dingue, mais la femme s’en sort en vie et n’a même pas besoin de plus de secours que ça. Pas mal du tout !

En ville, la 129 arrive à son tour sur le lieu du crash pour aider comme ils peuvent, et surtout pour engueuler Matteo qui n’a soi-disant pas respecté les protocoles. Eux non plus, à vrai dire, et Owen ne se prive pas pour leur dire. En tout cas, tout ça se termine par le capitaine de la 129 qui se met à cracher du sable et se noyer dans la poussière qu’il a ingéré plus tôt dans la tempête. C’était bien drôle à voir, surtout que ça ne se termine pas mal. Evidemment que tout se termine bien !

En effet, Nancy, TK et Tommy arrivent à temps pour le sauver, yay ! Et oui, Tommy reste bien, comme je m’y attendais : ses filles la poussent à aller sauver des vies, parce que les gens ont besoin d’elle. Ainsi, quand Nancy et TK prennent la décision d’utiliser le camion de la 126 même s’ils ne sont pas officiellement en service, Tommy accepte de les accompagner. Ses filles ? Elles ont le meilleur des baby-sitters : Carlos. Bien sûr, c’est un peu frustrant de voir Carlos reprendre son rôle de figuration dans cet épisode, mais bon, il reste nécessaire au bon fonctionnement de la série, on le voit bien.

Le capitaine finit par survivre et les réparations en ville prendront du temps, mais les urgences sont réglées. On enchaîne donc sur une fête avec une version anglaise d’une chanson beaucoup trop entendue en France. C’était… déroutant. Qu’importe, ça faisait plaisir de voir tout le monde être heureux comme ça.

En plus, très vite, on en arrivait au cliffhanger de la saison : Judd et Owen prennent ainsi conscience qu’ils peuvent très bien lancer d’eux-mêmes les réparations de la caserne 126 en attendant d’avoir un budget. C’est l’occasion pour Owen d’annoncer officiellement que Matteo ne sera plus un bleu, yeah ! Tout le monde passe alors une super journée à bosser tous ensemble parmi les débris de la caserne, Judd retrouvant aussi les photos de ses anciens collègues.

C’est top à voir… mais ça ne termine pas si bien. Plutôt que de nous laisser sur un happy end, la série se fait plaisir avec un cliffhanger inattendu quand le pote d’Owen débarque à la caserne en uniforme pour annoncer qu’il sera le prochain gérant du département. La tronche d’Owen est marrante, sur ce coup-là. Yep, le capitaine Tyson lui a volé son futur job, qu’il a probablement décliné entre temps pour rester capitaine de la 126.

Pas de bol, Tyson est formel : la caserne 126 ne verra pas de budget pour ses réparations. Grâce au rapport d’Owen, il a bien vu que le département perdait trop d’argent pour se permettre de rouvrir la caserne 126. Celle-ci ne reverra pas le jour. On termine la saison sur un excellent coup de poing d’Owen à son futur chef, mais ça ne nous dit pas de quoi sera faite la saison 3. Plus que cinq mois à attendre…

EN BREF – La saison 2 est un pur délice ! Franchement, je suis un vendu car j’adore le casting, mais j’ai trouvé que la série décollait vraiment avec le départ de Michelle et l’arrivée de Tommy. C’est un peu triste pour Liv Tyler, mais son intrigue plombait plus l’ambiance qu’autre chose. Ou alors, c’est parce qu’on a enfin appris à connaître tous les personnages et qu’on tient à eux ?

Autant dans la série-mère, j’avais accroché dès la saison 1 ; autant là, il a vraiment fallu arriver à la saison 2 pour que j’ai l’impression d’avoir vraiment envie de revenir voir ce qu’il se passait à la caserne 126. À tel point, d’ailleurs, que j’ai largement préféré cette saison à la saison 4 de la série-mère. C’est la vie.

J’ai hâte de voir la série revenir – le tournage a commencé, mais le prochain épisode ne sera qu’en janvier. Cela me fait bizarre de devoir attendre si longtemps, même si dans le fond, ça m’arrange car je trouvais le couplage des deux séries le même soir parfois lourd du côté du timing. Là, au moins, elles s’enchaîneront peut-être mieux. Et puis, je suis prêt à attendre si la qualité reste.

Allez, un défaut tout de même : le covid a complètement disparu du jour au lendemain dans la série, avant d’être rementionné dans l’avant-dernier épisode (Tommy ayant un masque à l’hôpital) pour mieux redisparaître dans le dernier. Etonnant… mais pas si grave du tout.

Saison 2

 

9-1-1 Lone Star – S02E13

Épisode 13 – One Day – 19/20
Une fois de plus, la série frôle vraiment la perfection avec cet épisode. Il faut dire que le début est à peu de choses près un copier-coller d’un autre épisode que j’adore et que le casting de cet épisode est tout simplement incroyable, avec uniquement des acteurs que j’aime. Cela aide beaucoup à faire passer les émotions. En fait, je ne retire qu’un point pour le manque de crédibilité de certains moments, encore une fois, mais c’est vraiment pour chipoter. Je savais que cet épisode allait être dingue. Je ne savais pas qu’il le serait autant.

Spoilers

Tommy retrouve Charles sans pouls en rentrant chez elle.


It’ll become real.

Comment ai-je tenu si longtemps après ce cliffhanger ? Je crois qu’une part de moi savait à quel point l’épisode serait compliqué. Et effectivement, le retour dans l’univers de la série est hyper violent, avec directement Tommy Vega en train d’essayer de faire revenir à la vie son époux… qui ne revient pas.

Quel calme, quel sang-froid. Elle fait le massage cardiaque comme elle peut, en vain, et finit par être celle qui détermine que son mari est mort, parce qu’elle sait reconnaître un patient qui est au-delà du stade où on peut le sauver. Elle le sent devenir rigide, elle le sent froid, elle sait que c’est trop tard. Quel enfer. L’épisode est bien écrit, franchement, et il rappelle quelques traumatismes de Buffy rentrant chez elle.

Les vrais auront la référence. Je ne veux rien spoiler autrement, regardez Buffy, et puis c’est tout. Pour en revenir à l’épisode que je suis en train de regarder, même si j’ai envie de le fuir, déjà, la torture ne fait que commencer. Tommy prend le temps de se changer en attendant l’arrivée des personnels de secours. Elle prend aussi le temps de leur dire qu’elle ne veut pas réveiller ses enfants. C’est… hallucinant.

Du calme, du sang-froid, une réaction parfaite face à sa vie qui se décompose devant elle. Un flashback la renvoie en arrière, le jour où ils ont acheté la maison et où son mari lui a assuré voir le futur ici. Bon choix de réplique, bon choix pour revenir sur son cadavre. Il y a des fans de Buffy aux commandes de cet épisode, on ne me le retirera pas de la tête.

Les scènes sont merveilleusement écrites et jouées. Cette pauvre Tommy voit ainsi le corps de son mari être emmené à l’hôpital pour l’autopsie, sans pouvoir donner la moindre information utile ou explication sur ce qui a pu causer sa mort. C’est atroce, mais l’enfer ne s’arrête pas là pour elle : vidée d’énergie ou de réaction, elle passe la nuit éveillée sur le canapé… avant de préparer le petit-déjeuner parfait pour ses filles.

La première question des filles ? Elles veulent savoir où est leur père, forcément. Et Tommy ne veut pas leur dire, elle fuit autant que possible la vérité et ça me fait bien de la peine. La pauvre n’ose pas leur expliquer quel est l’accident qui a eu lieu la veille, préférant parler de l’incendie de la caserne. C’est vrai qu’il s’en était passé des choses. Pfiou, quel jeu d’actrice en tout cas, tout est lisible sur son visage malgré la légèreté de la scène !

En parlant de scènes légères, on passe ensuite à Grace qui rentre chez elle loin de se douter de ce qu’il se passe dans la vie de son amie. Comme elle reçoit un appel de Tommy qui lui demande de s’occuper de ses filleules, elle sent bien que quelque chose a dérapé, mais ni elle ni Judd n’ont la moindre idée de ce qu’il se passe pour l’instant.

Nous, on est amené à suivre le reste de la vie de Tommy alors qu’elle se rend à l’hôpital où elle fait revenir un médecin sur son jour off pour l’autopsie. Bien sûr, et on comprend que c’est son caractère, Tommy oublie juste de préciser qu’il s’agit de l’autopsie de son mari. C’est si triste. Et les flashbacks ! Les flashbacks continuent de nous montrer tout le passé de Tommy et son mari, en finissant chaque scène par une petite réplique bien assassine, du genre « tu n’auras jamais à savoir ce que tu ferais sans moi » quand ils essaient d’avoir des enfants, par exemple.

Par contre, l’attitude de Tommy devient lourde quand elle croise Owen à l’hôpital et qu’elle ne lui parle toujours pas de Charles, préférant dire qu’elle est à l’hôpital pour une opération de routine. C’est frustrant, et Grace et Judd aussi sont frustrés de ne pas avoir de nouvelles ni de Tommy ni de Charles. Ils ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, mais d’un point de vue adulte, ils comprennent qu’il y a un problème.

À l’hôpital, Tommy tombe aussi sur un homme – Greg Grunberg ! – qui est en plein deuil. Il s’appelle George qui est en train de perdre son fils, Ethan. Oui, il lui raconte sa vie et elle prend son futur deuil dans la tronche. Ethan est dans le coma et ne se réveillera pas, alors elle l’aide comme elle peut à accepter la situation. Il a surtout besoin qu’on l’écoute, le pauvre. Quel acteur, Greg Grunberg ! Vivement qu’on lui refile un rôle digne de son nom, c’est frustrant de le voir passer par plein de séries comme ça alors qu’il peut vraiment faire bien mieux. En attendant, il est un bon moment de distraction pour nous comme pour Tommy. C’est terrible son histoire.

Il nous prouve alors à quel point il est bon acteur quand il révèle, alors que Tommy l’amène auprès d’Ethan, qu’il est loin d’être juste l’homme blessé que l’on pensait. Certes, il l’est et son fils est en train de mourir, mais George est aussi extrêmement énervé après son ex-femme qui a débranché leur fils sans lui permettre de le revoir une dernière fois. Et comme il veut lui dire au revoir, il sort un flingue qu’il n’hésite pas à braquer sur elle, au beau milieu de l’hôpital.

Tommy reste sacrément calme, une fois de plus, et fait son boulot à merveille, même s’il aurait pu être bon pour elle de prendre le temps d’expliquer davantage qui elle était. Être quelqu’un qui ne veut pas que quelqu’un souffre, ce n’est pas suffisant pour ne pas être vue comme complice par la police. Après, une fois seule à seule avec George, elle lui fait remarquer qu’elle sait que ce n’est pas un vrai pistolet, mais tout de même.

Elle reçoit alors un coup de fil d’Owen parce que l’hôpital est en train d’être évacué. Par contre, « Dr White » comme nom de code, ce n’est pas terrible, c’est un nom de famille hyper répandu. Quant à Owen, de son côté, il est à l’hôpital pour un simple examen de routine, pendant lequel il se retrouve à draguer sa chirurgienne qui lui annonce que tout va bien pour lui suite à son cancer et qu’il n’est donc plus son patient. Hop, on nous introduit donc Barbara comme ça.

En tout cas, Owen apprend de Tommy ce qui est en train de se passer et il va donc parler au S.W.A.T pour lui gagner du temps afin qu’elle puisse faire sortir George de la chambre d’hôpital. Malheureusement pour lui, Tommy change rapidement d’avis quand George lui explique qu’il veut juste savoir si son fils peut se réveiller maintenant qu’elle a rebranché son respirateur. C’est terrible : il ne veut pas laisser son fils mourir et ça peut largement se comprendre, surtout pour Tommy qui donnerait tout pour quelques instants de plus avec Charles.

Elle lui en donne donc autant que possible et refuse de décrocher son téléphone quand Owen l’appelle. Elle refuse aussi de le faire quand Grace l’appelle. Grace a bien sûr été mise au courant par Owen de ce qu’il se passe, grâce à un coup de fil du capitaine à Judd. Je trouve que tout est hyper fluide dans la manière dont l’épisode est écrit, tout de même.

Grace appelle donc une collègue et enfreint clairement le règlement pour entendre l’appel émis depuis l’adresse de Tommy la veille, comprenant que la voiture entendue par une des filles de Tommy est probablement une ambulance. Judd et Tommy apprennent la mort de Charles d’une bien horrible manière, mais ça débloque l’épisode, puisque Judd peut prévenir Owen de ce qui est en train de se passer.

Ce dernier insiste donc auprès du SWAT pour entrer en premier dans l’aile de réanimation. Bon, ça n’arriverait jamais, même s’il est chef des pompiers, mais le SWAT accepte de le laisser faire. Il peut donc convaincre Tommy qu’il est impératif qu’elle sorte de cette chambre d’hôpital, ne serait-ce que pour ses filles qui sont en train de jouer aux jeux vidéos chez Judd et Grace quoi.

Tommy accepte donc, surtout qu’Owen lui fait bien mal à souligner qu’il sait que son mari est mort, mais elle ne veut pas quitter la chambre tant que George n’a pas dit au revoir à Ethan. Et comme nous sommes dans une série, George a au moins un happy end. Oui, il se fait arrêter, mais pas avant que son fils ne se réveille miraculeusement en entendant son au revoir. Cela permet à la fin d’épisode d’être encore plus riche en émotions, puisque Tommy peut enfin accepter la mort de son mari quand elle voit la mère de George le retrouver, en vie.

C’est si triste. Et pfiou, quelle actrice incroyable. Charles ? Il est mort d’un anévrisme d’après le médecin ayant pratiqué l’autopsie. Tommy peut donc lui dire au revoir… avant d’aller récupérer ses filles, toujours sans leur dire le moindre mot de ce qu’il s’est passé la nuit précédente. La scène est horrible. Comment Judd et Grace peuvent-ils la laisser repartir comme ça ? Elle n’est pas en état de conduire, sérieusement.

Bien sûr, qu’elle a besoin de parler à ses filles en étant seule, mais pas de conduire comme ça. La fin d’épisode est beaucoup plus légère, avec le reste de l’équipe qui se rend à la caserne – ou dans ce qu’il en reste – pour faire la fête. Owen les y retrouve parce qu’il voulait faire un tour dans son bureau cramé pour voir ce qu’il en restait. Une fois de plus, on se retrouve face à un personnage qui ne dit pas ce qu’il a sur le cœur, mais qui prend une bière pour ne pas gâcher le bon moment des autres. Je ne sais pas, ça me laisse un peu perplexe.

Après, le cliffhanger nous montre qu’ils ont besoin d’avoir un moment fun avant le prochain épisode, parce qu’une tempête de sable se dirige droit sur la ville.

Saison 2

 

Evil – S02E06

Épisode 6 – C is for Cop – 19/20
Un léger problème de rythme sur une des intrigues m’empêche de monter à 20/20, mais c’était un formidable épisode qui a trouvé le moyen de me faire réfléchir à un sujet sensible en l’attaquant sous un angle nouveau. Et au-delà de ça, l’ambiance de la série réussit toujours à fournir quelques frissons, tout est écrit de manière hyper efficace et, ouais, je suis rassuré car j’ai retrouvé avec cet épisode le niveau que j’attends de la série, pas comme lors du précédent. Bien content de savoir qu’il y aura une saison 3 !

Spoilers

Le trio se retrouve bien malgré lui à devoir essayer de prouver qu’un policier était possédé quand il a tué une femme noire qui n’avait rien fait.

I need you not so say anything.

Je vais regretter de voir cet épisode déjà, parce que l’attente avant le prochain sera longue… mais au moins, je serai à jour dans la série. Et puis, j’ai vu des tweets positifs et après la catastrophe de l’épisode vu hier, je me dis que ça ne me fera pas de mal de l’attendre avec une note positive. La première scène m’a déjà largement mis dans le bain, avec un épisode qui traite de plein fouet l’actualité : un policier blanc (eh Eric Monreaux de Filthy Rich, encore une saison que je n’ai pas terminée !) tue une femme noire de quatre balles quand il la voit prendre un flingue sur le siège passager.

Le problème, c’est qu’elle prenait un portable, pas un flingue. Et quel rapport avec la série ? Eh bien, là, surprise, un représentant du syndicat de police demande à notre équipe d’enquêter sur cette affaire, parce que le policier est croyant et affirme avoir vu un pistolet. C’est… osé. Il affirme avoir été possédé et, bon, comment dire ?

Ce n’est pas bien crédible tout ça, et ça laisse toute notre équipe sans voix. Bon, il faut dire aussi que le prêtre avec eux leur a demandé de ne rien dire de tout l’entretien pour limiter leur réaction. Et il a bien fait : ils ne croient pas une seule seconde que le type pourrait vraiment avoir été possédé. Ils ne voient en lui qu’un raciste. J’imagine que la série va vouloir nous instiller le doute désormais et je ne sais pas si c’est une bonne idée. Ils en sont capables, en revanche.

Déjà, le flic reconnaît Kristen, parce qu’il connaît ses quatre filles – elle est repérable lors des sorties en famille. Par contre, le flic est un beau gosse au sourire permanent, c’est dur de croire sincèrement ses regrets. Il paraît toutefois honnête avec notre équipe, puisqu’il reconnaît qu’il n’aurait peut-être pas tiré si la femme face à lui n’avait pas été afro-américaine.

Humph. Le prêtre au-dessus de David veut tout de même que l’enquête soit menée, et ça laisse notre équipe vraiment perplexe. Cela dit, Kristen est un peu forcée de se ranger de son côté quand elle retrouve sa pote flic et que celle-ci lui fait un laïus assez incroyable sur un moment où elle a failli un tuer un homme avec son fils dans les bras car elle a confondu une serpillère et une mitraillette. Ah.

Je crois que c’est la première fois que je vois ce genre d’intrigue traitée ainsi et, sans rien justifier des erreurs commises par les policiers, je dois dire que c’est assez hallucinant comment c’est bien défendu. Disons qu’on comprend un peu mieux certaines erreurs quand elles sont présentées dans un contexte d’épuisement, d’habitude, d’entraînement, de peur… Cela ne justifie rien, mais ça fait froid dans le dos. Vraiment.

Kristen s’en remet toutefois, parce qu’elle n’a pas trop le choix et parce que sa policière de pote continue d’enquêter sur le meurtre de Leroux, soupçonnant à nouveau sa femme. Elle a un alibi, oui, mais son nouveau copain n’en a pas. C’est gênant… mais ça ne dure pas longtemps. Le lendemain, la pote flic revient donc chez Kristen pour l’interroger parce qu’elle a trouvé l’alibi du copain.

Cette fois, Kristen se sent un peu plus cernée que d’habitude quand sa pote, Mira si j’ai bien entendu, lui pose des questions et vérifie ses couteaux, pour le principe. Humph. Kristen est hyper grillée à regarder en permanence dans la direction de l’arme du crime, mais heureusement, la pote ne voit rien. Par contre, Kristen lui ment aussi en affirmant être rentrée chez elle après l’exorcisme et avoir vu Lexie encore réveillée.

Du coup, elle se rend auprès de sa fille pour… vérifier son propre alibi. Magique. Elle demande donc plus ou moins à sa fille de mentir pour elle et, vraiment, chaque fois qu’on voit une des gamines seules, ça va beaucoup mieux que quand elles sont à quatre. Il n’y a pas photo. En tout cas, Lexie accepte ce que lui dit sa mère, avant de lui faire remarquer que Ben avait mis en place une alarme qui aurait de toute manière empêchée Kristen de sortir. En théorie. En pratique, elle se souvient d’avoir tué Leroux…

En tout cas, tout ça fait douter Lexie qui s’en confie logiquement à sa grand-mère. Le problème, c’est que la grand-mère est en train de partir en vrille elle aussi.

Déjà, le début d’épisode nous révèle que c’est elle qui utilise le fameux livre indiquant les titres des épisodes. Je ne pense pas que ce soit un hasard dans cette série, surtout que ça nous révèle que le livre est dans la chambre des filles. Après ça, on la voit ensuite avec un étrange autel et une divinité nouvelle, Eddy. Et elle demande à son autel d’aider Lexie à toujours dire la vérité, ce qu’elle fera face aux flics. Humph.

De son côté, Ben est de nouveau torturé par sa démone qui, pendant qu’il dort, lui plante quelques couteaux dans le bras. Flippant, ma foi. En tout cas, il est peu réveillé le lendemain au moment de regarder la caméra que portait le policier, Jimmy, sur lui au moment de l’accident où il a tué une femme de sang-froid, pensant qu’elle le menaçait. Il ferait pourtant bien de le faire, parce que David remarque au poignet de Jimmy un tatouage.

Ce tatouage correspond une fois de plus aux symboles trouvés en saison 1, et ça pose un tas de questions sur une possible possession, questions que personne ne veut vraiment se poser dans la série. Kristen se renseigne auprès de sa pote flic qu’elle n’arrête pas de voir dans l’épisode parce que David se souvient très bien avoir vu ce même tatouage au poignet d’un autre flic. Et il en a une preuve vidéo : au cours de l’année qui précède l’épisode, il s’est fait contrôler cinq fois, et l’un des flics avait ce tatouage.

La série aborde au passage un vrai problème de contrôle au faciès quand Kristen remarque qu’aucun flic ne l’arrête jamais alors que David y a eu droit cinq fois en un an, au point d’avoir une application sur son téléphone pour enregistrer tout ce qu’il se passe. Flippant. Et d’autant plus gênant à voir en tant que blanc qu’on sait très bien que les scénaristes n’iraient pas jouer avec ça si ce n’était pas vraiment ce qu’il se passait dans la réalité.

Bref, revenons-en au tatouage : il semble prouver l’appartenance de Jimmy à un gang nommé « Les Protecteurs ». Plutôt qu’une possession, ce serait donc un gang, et ça fait peur. Par contre, quand notre équipe en parle au prêtre au-dessus d’eux, celui-ci essaie de leur faire changer d’avis et de passer au cas suivant. C’est mal connaître David : autant il ne voulait pas de cette affaire, autant une fois lancé, il ne veut plus s’arrêter.

L’enquête les mène sur le tournage d’une série télévisée qui inspire le gang des Protecteurs, parce qu’il vient de là. Le producteur n’est pas franchement un exemple de vertu, avec un racisme qui pointe sous la surface, ça fait peur. Hollywood. Au secours. Et ce n’est que le début : le grand jury décide d’innocenter Jimmy et l’affaire s’arrête aussitôt. Pour l’Eglise.

David, lui, n’aime pas trop la protection accordée aux flics entre eux, ni la manière dont le producteur hollywoodien l’a traité. Et alors que Kristen, David et Ben sont envoyés dans un monastère où ils ne pourront plus parler le lendemain, voilà que David et Ben sont tous les deux harcelés par des flics qui leur font un contrôle en voiture, pour le principe. Charmant.

L’épisode continue aussi l’intrigue des terreurs nocturnes de Ben, évidemment. La démone l’interroge sur un ancien emploi qu’il a laissé tomber alors qu’il n’aurait pas dû, car ça aurait pu sauver quelques bébés au passage. Soit.

En tout cas, Ben ne fait plus l’erreur de garder ses cauchemars pour lui. Cette fois, il en parle à Kristen qui est légèrement devenue experte en la matière au cours de la saison 1. Elle lui file donc un bracelet bleu pour qu’il puisse faire fréquemment des tests de réalité avec. Un test de réalité consiste à vérifier qu’on est encore en réveillé en se créant une habitude (ici une fois par heure, vérifier que le bracelet est à son bras) qui ne se reproduira pas une fois endormi (le bracelet ne sera plus là).

Kristen est plutôt douée pour le coup, elle donne de bons conseils, notamment l’alarme en phase de sommeil profond uniquement pour désactiver la terreur nocturne. On note quand même que Ben arrive à s’endormir assez facilement malgré tout ce qui lui arrive quand il dort et malgré de nombreuses sessions de jeux en réalité virtuelle.

L’avantage, c’est que tout ça lui permet effectivement de prendre le contrôle de son rêve quand la démone revient le torturer. Et là, contre toute attente, Ben prend le dessus mais se retrouve aussi à se battre contre la démone avec David, qui lui affirme avoir toujours été là. Il n’en faut pas plus pour que Ben se décide à rendre une visite nocturne à David, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Il en profite pour le questionner sur des grandes questions morales et, si je suis 100% honnête, j’ai un peu décroché de la scène, par fatigue. Pourtant, c’était sacrément intéressant et ça mène Ben à demander à ce qu’on le pardonne.

La fin d’épisode repart sur autre chose, totalement autre chose, avec Kristen qui pense entendre ou voir quelqu’un dans son jardin. Elle enchaîne alors les erreurs : plutôt que d’appeler le 911 (elle compose pourtant le numéro pour le Bingo), elle décide de contacter Mira… avant de sortir dans le jardin avec l’arme du crime. Et dans le jardin, elle voit… Leroux.

C’est hyper problématique. Déjà, l’épisode devrait être terminé, parce que ça fait quarante minutes. Et ensuite, ses filles ne l’entendent pas ? Et ensuite, elle est dans le jardin où Mira va arriver avec l’arme de son crime ? Et elle est pleine de culpabilité ? Elle voit l’homme qu’elle a tué ? C’est hyper gênant. Rien ne va.

La scène n’avait rien de flippant, mais l’ambiance l’était, parce qu’on voyait bien où ça allait mener. Et ça ne manque pas : Mira et sa coéquipière débarquent super vite, et elles ne mettent pas longtemps à apercevoir l’arme du crime, que Kristen avait saisi d’instinct plus tôt pour se protéger. C’est si con.

Comme elles ont eu le temps d’interroger Lexie, Mira et Anya comprennent vite que Kristen est coupable du meurtre. Kristen elle-même finit par le dire… Seulement voilà, Mira décide de protéger son amie, parce que c’est son amie, que Leroux était un serial-killer et qu’il méritait de mourir. Elle a déjà dit à son supérieur qu’il fallait lâcher l’affaire car on ne saurait jamais le coupable ; et elle s’en va donc en affirmant à Kristen qu’elles affirmeront avoir fait fuir un homme noir de son jardin.

Oh bordel. Oh ce racisme ! Oh, je voulais tellement croire Mira quand elle se disait une bonne flic en début d’épisode. J’ai laissé son discours me ternir mon jugement, mais pas du tout en fait ? Voilà, cet épisode est violent pour ça, parce qu’il ne dit rien, il nous laisse juge de ce qu’il se passe et ne revient même pas à Jimmy. Doit-on vraiment croire que ça peut être une erreur de jugement dans la précipitation et le stress quand c’est un problème bien plus important ? C’était osé.

Et dans le même genre, le prochain épisode, dans un mois !!, promet aussi d’être osé, car il sera en grande partie silencieux apparemment. Le cliffhanger voit nos héros arriver dans un monastère où ils doivent confirmer un miracle – un cadavre miraculeusement confirmé dans un monastère, donc – mais sans prononcer le moindre mot, car c’est la règle à observer là-bas. Hâte de voir ça ! Et joli parallèle à la fin d’avoir ce moine qui leur fait signe de silence quand la police vient de décider de taire un meurtre…

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