Shadowhunters – S03E02

Épisode 2 – The Powers That Be  – 13/20
Le plaisir de retrouver la série passé, Shadowhunters redevient plutôt médiocre cette semaine où les économies se font déjà sentir : une grosse partie du budget a dû y passer dans le premier épisode, et si ça rendait bien visuellement, maintenant, ça rend plutôt bof. Cette semaine voit se développer une intrigue un peu molle et des quiproquos dignes de télénovelas. Ce n’est pas un épisode qui restera marqué dans ma mémoire, mais ça fait toujours son taf de divertissement me faisant lever les yeux au ciel, alors tout va bien !

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Spoilers

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It’s not weird, it’s not weird at all.

Je pensais que Netflix avait des algorithmes pour me connaître, mais il me propose Black Lightning et The Punisher avant ce deuxième épisode de mon guilty pleasure hebdomadaire. Evidemment que je préfère me jeter sur les aventures de Clary, non mais allô quoi !

La série commence cette semaine avec un événement mondain pour les sorciers qui ne meurent désormais jamais. Magnus y traîne Alec histoire d’avoir quelqu’un à qui parler, à défaut d’assumer pleinement le fait qu’il ait perdu son titre de Grand Sorcier au profit de Lorenzo Rey, introduit au passage comme un jeune sorcier arrogant de 484 ans. Ben voui.

Le type est insupportable et promet à Alec des rendez-vous mouvementés à l’institut, mais ils sont rapidement occupés par d’autres choses, avec Madzie qui débarque pour voir Simon et un accident magique qui lance l’intrigue de l’épisode : les sorciers sont soudainement incapables de contrôler leur magie, et l’un d’eux se fait désintégrer par son propre portail. Heureusement, Magnus sait comment protéger son copain et Madzie, alors on s’en fiche pas mal, mais Lorenzo jette un regard noir à son prédécesseur qui lui a piqué la vedette à sa propre soirée. C’est con.

Chez Magnus, on découvre ensuite que l’acteur interprétant Alec n’est plus au top de sa forme quand le scénario prévoit de lui faire mettre un t-shirt plutôt que de rester en caleçon pendant toute la scène. Les choses ont changé entre deux saisons, mais ils sont toujours aussi niais dans ce couple à s’extasier pour une bouteille de shampoing.

L’intérêt de la scène est que Lorenzo débarque pour prévenir Magnus qu’Asmodeus s’est probablement évadé d’Edom, et qu’il sait parfaitement que notre sorcier aux coupes de cheveux improbables est derrière tout ça. Oh, Magnus dit que ce n’est pas le cas, mais en fait, Asmodeus est un grand sorcier qui n’est nul autre que… son père. Mamamia, c’est reparti pour des histoires de familles.

Alec se débrouille ensuite pour entrer dans le manoir de Lorenzo, soit disant pour le protéger, mais en fait pour enquêter sur les lignes énergétiques corrompues qui ont provoqué l’accident de la soirée de la veille. Tout en faisant cela, il en profite pour déverrouiller une porte-fenêtre par laquelle Magnus s’introduit. Ah ben heureusement qu’il voulait s’introduire illégalement dans la maison, hein.

Et puis, Alec a encore beaucoup à apprendre en politique, clairement : il a toutes les chances de se mettre à dos définitivement ce qui aurait été un allié clé, mais bon. Finalement, les choses se passent plutôt bien quand Alec fait semblant d’apprécier l’art exposé partout chez Lorenzo alors que Magnus jette ses sorts de manière pas discrète. Ils ne se font pas prendre, mais Magnus est super inquiet : tout ça ne vient pas de son père, mais de quelqu’un de bien pire qu’Asmodeus.

Faut-il vraiment faire comme s’il y avait eu le moindre suspense ? La série enchaîne immédiatement avec un plan de la mère de Jonathan qui sacrifie quelques-uns de ses possédés ayant eux-mêmes tué leurs proches pour lui prouver leur loyauté. Et c’est bien le sang de ses possédés qui provoque les crises magiques, dont une arrive à l’hôpital sur ce personnage secondaire déjà vu la semaine dernière, pote avec Magnus et ayant conseillé Alec dans sa relation avec le sorcier. Finalement, avec cette explosion de magie, Catarina, c’est son nom, culpabilise de tuer un de ses patients, mais tout le monde s’en fout royalement.

Dans leur hangar, Maia tente de comprendre ce qui est arrivé à Simon, et le couple est plus crédible que le Simon/Clary de l’an dernier avec des références toutes pourries à Indiana Jones qui passent bien. Si ça passe bien, ça n’empêche que leur scène n’apporte aucune réponse et rien de bien intéressant, hein, faut pas abuser.

On les retrouve ensuite en train de déjeuner, mais on nous rappelle gentiment que Simon ne peut pas manger, puisque c’est un vampire. Pendant qu’il s’étouffe avec la bouffe qu’il a tenté d’avaler malgré tout pour impressionner Maia, celle-ci se rend compte que les loups garous ne sont pas du genre à accepter un inconnu dans la meute. Oh, bah ça alors, quelle surprise ! Simon en fait l’expérience aussi, parce qu’avec sa super-ouïe digne d’un Clark Kent des années 90, il ne perd pas un mot de la conversation de Maia avec l’autre loup-garou.

Pendant ce temps, à l’Institut, Clary a repris la peinture quand elle ferait mieux de s’occuper d’apprendre à se servir d’une machine à coudre vu l’état de son jean. Oui, c’est une réflexion de vieux, mais entre ça et ses écouteurs avec de la musique à fond, elle se comporte comme une adolescente des années 90, alors bon. Jace débarque pour lui proposer un rencard, mais pas avant qu’elle ne lui propose de devenir son modèle, surtout s’il veut bien se déshabiller.

Jace préfère la laisser là avec son modèle tout pourri pour aller demander des conseils de rencard à Isabelle, ça en dit long. Celle-ci est plus blasée qu’autre chose, et on sent bien que son célibat la ronge. Cela ne devrait pas trop durer, son médecin finira bien réapparaître. Quant à Jace, il finit par obtenir une adresse de Simon, ce qui crie le faux pas. Certes, c’est le meilleur ami de Clary, mais c’est aussi son ex, hein.

Cela ne manque pas : Jace ne prend pas de réservation et ils se retrouvent à devoir s’asseoir à une table commune, à côté de… Simon et Maia. Franchement, c’est mieux qu’une télé-novela. Ils essaient de s’ignorer pendant une douloureuse minute où Simon est forcé d’aider Jace à choisir une entrée pour Clary, puis Maia décide de boire et de considérer ça comme une opportunité de passer du temps à 4. Au point où ils en sont de toute façon !

Cela permet aux filles de sympathiser sur des questions futiles de vêtements (mais lié à la transformation, attention) et à Maia de critiquer le physique des Shadowhunters avec tant de tatouages.

Cela fait bien marrer Jace qui sait qu’elle a un tatouage de papillon, parce qu’après tout, il a couché avec, hein. Une information que ni Clary, ni Simon ne savait encore et qui fournit un bon moment de comédie, à défaut d’être un moment brillant d’écriture. J’aurais aimé plus de moments gênants (ben quoi, tant qu’on y est !), mais finalement, c’est vite expédié, surtout du côté Maia et Simon.

Ce n’est pas le cas avec Clary qui ne comprend pas pourquoi Jace refuse de coucher avec elle alors qu’il couche avec tout le monde. Il lui explique que c’est bien de sa faute à elle, parce qu’elle est spéciale et qu’il n’a jamais tenu à personne comme ça. Le voilà mon moment où mes yeux montent au ciel et où Jace ne s’arrête plus de faire sa déclaration amoureuse avec petite envolée lyrique de la musique et cette pauvre Clary qui ne sait pas quoi faire. Pour défendre l’actrice, ce n’est sûrement pas évident de rester silencieuse à attendre que Jace finisse sa petite déclaration, mais en même temps, si les scénaristes ne lui donnent pas de réplique, c’est aussi parce qu’elle n’est pas si bonne actrice. Un bon cercle vicieux, donc, qu’elle rompt en embrasse son Jachinouchet.

Et sinon, en parallèle, Luke débarque à l’institut, on nous le balance avec une scène inutile de Clary heureuse d’aller à son rencard, et il finit par apporter à Isa du travail. Les deux se mettent à enquêter sur Tim, le possédé de la semaine dernière, pour savoir quand il a été possédé exactement. Autrement dit, on tient là une vraie intrigue de saison…

Et une relation bizarre entre Luke et Isa. Le loup en profite pour s’inquiéter de la santé d’Isa, et surtout de son moral clairement dans les chaussettes. Il est plein de bons conseils, du genre qu’il faut prendre du temps pour elle pour trouver l’amour, parce que c’est bien connu, ça se fait en un claquement de doigts. Non, non, ce n’est pas le cas, mais comme nous sommes dans une série, Iz aura probablement de la chance – et on note qu’ils ont eu à retourner à l’hôpital dans cet épisode, comme par hasard.

Tout le monde rentre à l’Institut pour s’occuper du problème des lignes énergétiques qui continuent de poser problème à tous les sorciers utilisant leur magie en ville, les attaquant sans prévenir et provoquant des explosions magiques qu’ils ne peuvent contrôler. Alec a un plan qui implique évidemment la magie de Magnus, et qui pourrait très bien sauver la situation, comme l’empirer en faisant exploser, a minima, l’institut. Évidemment.

Il rencontre immédiatement l’opposition d’autres Shadowhunters, puis ça part en vrille, puis Alec fait entendre son autorité. Du coup, Magnus peut mettre à exécution son plan et gesticuler de manière débile devant le cœur de l’Institut (je donnerai cher pour voir les plans sans effets spéciaux – enfin, non, je ne paierai pas réellement pour ça, mais vous voyez ce que je veux dire).

Magnus se lance dans son rituel, mais Raj a réactivé la sécurité, ce qui provoque des problèmes avec le sort, et risque de tous les faire exploser. Izzy ne peut rien y faire, mais Alec décide de jouer les électriciens pour sauver tout le monde. Manuellement, il parvient à débloquer la sécurité et Magnus réussit à recadrer les lignes d’énergie avant d’endommager le cœur. Autant je m’extasiais la semaine dernière sur les effets spéciaux et les combats, autant cette semaine, c’était de retour à la normale, hein.

On termine avec une scène Magnus/Alec parlant d’Asmodeus et des craintes de Magnus qu’Alec le voit différemment désormais. Comme Maia s’en fout de savoir avec qui Simon a bien pu être avant, Alec s’en fout pas mal de la famille de Magnus. C’est bien connu, le passé ne construit pas du tout une personne et n’est pas important dans une relation, hein !

Sinon, Jace continue de faire des cauchemars où il assassine Clary, Izzy découvre qu’elle ne connaît pas le démon qui a possédé Tim et Simon se fait expulser par les loups garous qui ne veulent plus de lui… à moins que le pouvoir donné par les fées la semaine dernière ne se manifeste et propulse un vilain pas beau de plusieurs mètres en arrière. Yep, on a connu des cliffhangers mieux gérés, mais tout ça se passe devant une Maia pas tellement inquiète de l’attitude de sa meute envers son mec, alors ça aura une continuité intéressante.

Saison 3

The Magicians – S03E12

Épisode 12 – The Fillioran Candidates  – 17/20
Cet excellent épisode dirige vers la fin de saison et la fin d’une quête qui dure depuis 12 épisodes. C’est toujours fait avec fluidité et humour, faisant de l’écriture de cette saison un véritable exemple de perfection, et j’exagère à peine quand je dis ça. Il se passe beaucoup de choses l’air de rien dans cet épisode, et je n’arrive pas à croire que j’ai pu être aveugle à tant de potentiel sur les premières saisons que je trouvais beaucoup plus en dents de scie. Cette saison (et cet épisode ehe) m’aura rendu la vue. I was blind and now I see

Saison 3

Spoilers

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This is our chance to unfuck magic.

Une fois de plus, la série propose l’un des meilleurs résumés possibles, en repartant carrément sur la saison 1. C’est Josh qui est chargé de la narration pour ce début d’épisode qui reprend absolument toute les bases de la série, et le fait bien, avec humour et rapidité. Ce pourrait être too much, mais comme toujours, c’est géré avec une bonne écriture : Josh raconte tout à Penny 23, oui, c’est comme ça que je voulais l’appeler, et c’est comme ça que Julia l’appelle. On notera que l’acteur intervient dans cet épisode avec une voix beaucoup plus grave, c’est très très cool.

Il faut dire qu’Arjun Gupta est très très cool lui-même, et je suis bien placé pour le savoir puisque j’ai eu la chance de l’interviewer. J’ai également pu poser quelques questions à Olivia Taylor Dudley, comme vous le savez si vous avez suivi le blog depuis février. Quoiqu’il en soit, si ça vous intéresse, la vidéo de cette interview est enfin disponible ici, sur le site du Sérigraphe. Vous y entendrez les acteurs vendre cette saison 3 en parlant des premiers épisodes et des épisodes qu’ils ont préférés. Et comme il n’en reste plus qu’un cette saison, ça permet d’avoir une vue d’ensemble et de mieux comprendre certaines réponses que quand j’ai posé ces questions, juste après la diffusion de l’épisode 4 !

Alice est renvoyée par Quentin à la Bibliothèque, mais cette fois, il est malin et demande à Julia de la faire surveiller par Penny 23. Cela se saurait s’ils avaient confiance en la Bibliothèque. Je les comprends, y a quand même un mur avec écrit « ferme ta gueule » dans toutes les langues là-bas, hein.

Alice y récupère un artefact que seule Julia peut utiliser et qui leur permettra de ramener la magie dans le monde. Cet artefact est capable de drainer la magie de Julia, et possiblement de la tuer, ce qu’Alice se garde bien de dire au groupe. Heureusement, Penny 23 veille au grain et leur explique qu’elle a un « cyphen », un artefact capable de maîtriser la magie si jamais elle revenait. Autrement dit, la Bibliothèque pourrait contrôler qui y a accès, ou non !

Quentin négocie avec Alice pour récupérer le Cyphen contre son gré, parce que c’est soit ça, soit la voir virer de la quête. Loin d’être idiote, elle rappelle à Quentin que son père mourra s’il ramène la magie. C’est problématique, et c’est une sous-intrigue que j’avais oublié il y a fort longtemps déjà !

Kady est en pleine dépression avec la rencontre de ce nouveau Penny qui n’est pas le sien. Elle tente désespérément, une fois de plus, de le contacter, mais ce n’est pas si simple. Penny 23 découvre donc Kady et les différences de sa timeline avec celle dans laquelle il est désormais coincé, de son plein gré. Et en bon touriste, Penny 23 a le recul nécessaire pour comprendre grâce au récit de Kady qu’il leur faut contacter Reynard pour récupérer Penny.

Julia partage ensuite une scène avec Fogg, où elle lui propose de réparer ses yeux avec sa magie divine. Il n’y a plus le risque d’alterner la personnalité de Fogg maintenant qu’elle est une déesse. Bref, elle continue de développer sa magie pour le meilleur et le meilleur, ce qui est plutôt intéressant. J’aime beaucoup la manière dont elle se sent désormais obligée d’aider les gens et de sentir leurs besoins.

À Fillory, Josh et Fen apportent les courses à Eliot et Margo, et Fen jure fidélité à Eliot car elle sait très bien que son village ne prendra pas des pincettes avec elle.

Ils veulent recontacter la reine des fées qui refuse bien évidemment de leur parler. Le seul moyen qu’ils ont d’entrer en relation avec elle est alors de passer par Frey, la « fille » d’Eliot et Fen. C’est beaucoup trop drôle, parce qu’elle travaille désormais dans un bar pour animaux, où elle est en couple avec un ours qui permet à Margo d’avoir quelques-unes des meilleures lignes de l’épisode, avant qu’Eliot ne lui vole la meilleure de toute en approuvant la relation entre Frey et l’ours.

Quoiqu’il en soit, ils parviennent à contacter la reine des fées. Eliot et Margo veulent donc passer un marché avec elle, surtout que Frey les informe que les fées n’ont plus d’enfants dans leur royaume. D’où le champ de champignons à Fillory, terre fertile pour eux. C’est passionnant de les voir récupérer du pouvoir, mais la Reine leur refuse la clé, car ils n’ont pas le pouvoir sur Fillory. Voici donc nos anciens rois qui organisent des élections en forçant la main à leur concurrent.

Eliot propose à Margo de se retirer de l’élection, car Fillory est beaucoup trop patriarcal pour qu’elle l’emporte. Cela l’énerve, mais elle est forcée de reconnaître que son royaume n’est pas prêt pour le XXIe siècle, ce qui est bien trop frustrant : elle mérite le pouvoir. On sent bien qu’elle en aura toujours, de toute manière.

Josh sent qu’il a besoin de l’aide de Julia, et cela lui suffit à se pointer à Fillory avec le désir de le servir. En un rien de temps, elle réussit à recréer une forêt qui avait été rasée, et ça aide immédiatement l’élection des Enfants de la Terre.

L’élection à Fillory est une source de fun pour les scénaristes qui parodient rapidement les élections américaines de la meilleure des manières. La guerre entre Eliot et Tick pour obtenir le vote des humains est pleine de promesses creuses qui rappellent bien des choses, mais c’est finalement Margo qui devient High King à la place d’Eliot et Tick, ce qui est tout simpelement excellent, depuis le temps qu’elle mérite plus de pouvoir.

Son élection alors qu’elle n’est pas candidate ? Oh, c’est parce qu’elle n’est pas trop contre la zoophilie tant qu’elle est consentie par les différentes parties du couple. Et comme il y a plus d’animaux parlant que d’humains à Fillory, la voilà qui prend la place d’Eliot à la tête du palais grâce au vote des animaux parlant. C’est extra à voir et évidemment, Eliot reconnaît vite son autorité et la sert immédiatement, expliquant à Tick qu’il ne sera pas exécuté car le Grand Roi Margo a besoin de lui, sous surveillance, comme conseiller. Quant à Fillory, je crois bien qu’ils viennent d’entrer au 23 ou 24e siècle, au moins.

La reine accepte de rejoindre elle aussi le rang des conseillers de Margo, et au passage, elle lui offre même un œil de fée. Et oui, Margo peut désormais regarder de ses deux yeux. Je me méfierais d’un cadeau des fées à sa place, mais elle a l’air trop heureuse pour lui gâcher son plaisir. Je ne sais pas si ça durera bien longtemps avec la quête qui touche à sa fin ! Oui, oui, la reine accepte de leur donner la dernière clé en échange d’un bout du territoire de Fillory.

Pendant ce temps, Kady et Penny 23 viennent contacter Julia pour lui demander de retrouver Reynard, et si elle refuse a priori, elle finit par les aider à contacter un Reynard vivant désormais dans une villa et malgré tout dans la pauvreté. Joli.

Reynard les informe sur le château de la fin du monde et sur un architecte qui ne l’a pas caché si loin pour rien. Maintenant que Julia a le pouvoir, et qu’elle a plus de pouvoir que Reynard n’a jamais eu, elle prend enfin le dessus sur lui et c’est génialissime de la voir devenir si impuissant. Il tente bien de tuer Julia avec la balle qu’elle avait forgée elle-même pour tuer un Dieu (et plus précisément Reynard, évidemment), mais ce n’est pas très efficace. Au contraire, cela permet à Julia et Kady d’obtenir une arme susceptible de les aider contre ce qui garde le château de la fin du monde.

Kady et Julia redeviennent beaucoup trop amies au passage prenant la décision de laisser Reynard figé et de ne pas le tuer, malgré les conseils de Penny 23 d’en finir avec lui. Je n’arrive pas à savoir si leur merci relative est une bonne chose ou non : j’ai surtout l’impression que la série se garde des cartouches pour la suite, alors je suis pressé de me lancer dans la lecture des bouquins – car ça y est, je me suis décidé à les lire et Laura en a profité pour me les offrir pour mon anniversaire, donc je n’ai plus qu’à !

Nous voici enfin à la fin de la quête : à Fillory, la sixième clé est récupérée, ce qui rend la communication entre tous lorsque l’un d’eux touche la clé d’unité, mais avec le twist de voir Penny remplacé par Penny 23. Pauvre Kady.

De son côté, Julia ne peut promettre à Quentin d’avoir le pouvoir de soigner son père une fois la magie de retour. Du coup, Quentin culpabilise et vient en parler à son père, qui fait un retour dans la série de manière inattendu et pas forcément nécessaire. Quentin explique à son père qu’il n’a pas besoin de sa permission pour restaurer la magie, mais simplement pour s’excuser de la faire revenir et de possiblement le tuer au passage. Sympathique.

Son père veut juste savoir comment son petit-fils s’appelait quand Quentin a vécu toute une vie à Fillory avec Eliot, et c’était une jolie scène d’émotion finale, mais je suis surtout pressé d’en savoir plus sur le château de la fin du monde, alors vivement la semaine prochaine (même si, du coup, la semaine prochaine, je serai en concours, fuck !).

Saison 3

 

Unreal – S03E05

S03E05 – Gestalt – 18/20
La mi-saison fait avancer les différentes intrigues à grande-vitesse et semble proposer plus de résolutions que de problèmes. J’ai toutefois l’habitude d’être surpris par les épisodes 6 de cette série, alors je trouve que les personnages feraient mieux de rester sur leurs gardes tout du long, et ce n’est pas les cliffhangers qui me feront dire le contraire. Un excellent épisode, comme toujours, au titre énigmatique à première vue, mais très révélateur après quelques recherches Google.

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Spoilers

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I’m more than one pilot, I’m betting on you, I want you to bet on me.

Nous voilà déjà à la mi-saison, le temps passe vite, si vite (oui, je vais le dire toutes les deux semaines). Cette semaine entame par l’intrigue de Rachel qui veut désormais parler à son père pour obtenir la vérité sur son passé. Il n’est pas disponible pour lui parler, et elle passe le reste de l’épisode à louper ses appels à cause de son travail – elle voulait pourtant prendre un jour de congé, mais ce n’est pas toujours si facile.

Chet continue de vlogguer tout ce qu’il fait sur le plateau avec sa copine qui veut coucher avec lui, ce qui n’a pas grand intérêt pour le moment. J’ai eu peur de ce que sa caméra pouvait faire, mais ça ne donne finalement rien par la suite. Pendant ce temps, Quinn décide de virer Simon du cas Rachel pour qu’il s’occupe des candidats, comme n’importe quel psy, logique.

En début d’épisode, August vient également se plaindre à Quinn que Serena est au courant de leur liaison, et il la menace de porter plainte pour harcèlement sexuel. Voilà donc Rachel avec la mission de faire en sorte que personne ne croit ce qu’il puisse dire de Quinn.

C’est assez rapidement chose faite, puisqu’elle demande à la ranger présente sur le plateau ce jour-là de simuler une relation sexuelle avec lui, qu’elle s’arrange pour filmer devant Serena et les autres candidats. La nouvelle caméraman, Charlie, comprend dans quoi elle a mis les pieds et les pouvoirs de Rachel. Je sens qu’elle a du potentiel en tant que personnage cette Charlie, mais pour l’instant, elle est sous-exploitée et c’est drôlement frustrant.

Quinn et Jay ont cette semaine leur synopsis à présenter à Gary, ce qui fait une sous-intrigue toujours aussi intéressante qui pourrait en plus lancer un spinoff tant qu’on y est. Bien sûr, Gary les fait tourner en bourrique et refuse de les voir. C’est un coup dur pour Jay qui rentre désespéré chez lui auprès de son mec et un vrai déclic pour Quinn qui empêche toutes les équipes de travailler tant que Gary n’aura pas pris le temps de la recevoir ! Ce n’est pas du tout excessif, et ça brise un merveilleux rencard Jasper/Serena.

Madison reçoit aussitôt un appel de Gary qui lui demande de trahir Quinn une fois de plus, mais il a l’idiotie de ne pas avoir assez prêté attention à Madison et son pilot, ce qui ne peut que le desservir…

De son côté, Simon tente une approche auprès de Jeremy pour obtenir de nouvelles informations sur le double meurtre de l’an dernier, clairement. Jeremy préfère le mettre en garde contre le « vortex de Rachel » qui lui fait croire qu’il a le contrôle, alors qu’il est en train de se faire manipuler par elle, comme tous les hommes. Et c’est vrai qu’il est dur de savoir qui a raison.

Puisque Quinn refuse de travailler, Rachel en profite pour obtenir sa soirée de congés et enfin aller confronter son père. Avant toute chose, elle veut s’assurer que sa mère ne soit pas chez elle. Une fois que c’est fait, elle peut donc rendre visite à son père. Celui-ci se défend comme il peut, mais il reconnaît au moins qu’il était au courant et qu’il a bien tabassé Tom, l’homme avec qui Rachel a couché quand elle était adolescente, donc.

L’intrigue en elle-même est intéressante pour toutes les questions qu’elle aborde sur le consentement et le passé de Rachel. Cette dernière continue de détester sa mère alors que son père en est plus que jamais amoureux. Il est persuadé que sa mère l’a guéri, l’a soigné avec les médicaments et les séances psy, alors que Rachel voit bien qu’elle n’a fait que le manipuler.

Elle réussit à convaincre son père de sa vérité – et c’est dur de savoir ce qu’il en est. Rachel réussit en tout cas à extirper son père des griffes de sa mère, littéralement. Cette intrigue est sortie de nulle part l’épisode précédent, mais je trouve ça intéressant de nous expliquer les ravages de Rachel de cette manière. Une adolescence brisée, une mère tyrannique et avec une armoire à pharmacie bien remplie… ça explique pas mal de ses problèmes, en fait.

Sur le plateau d’Everlasting où plus personne ne travaille, personne ne songe donc à surveiller Serena et Jasper, ce qui est du grand n’importe quoi : bien sûr, elle se rend dans sa chambre pour lui proposer un rencard loin des caméras. Les choses se déroulent à merveilles, de la plus romantique des manières, exactement comme lorsque les caméras étaient là, mais sans aucun contrôle des producteurs sur le pari de Jasper. Celui-ci en profite sans surprise pour coucher avec elle, et il ne fait plus de toute que Serena sera vite mise au courant du pari.

De son côté, Quinn tombe sur Madison encore en train de travailler, et elle sait très bien ce que Gary tente de faire avec elle, donc elle se met aussitôt à faire le contraire. La manipulation de Quinn est hyper efficace, avec une grosse part de vérité dans ce qu’elle fait.

Le problème, c’est que Madison est entre deux requins et qu’elle est difficile à lire. Il est sûr qu’elle veut en tirer son parti, mais il n’est pas évident de savoir comment : elle file le mot de passe des mails de Gary à Quinn, elle affirme à Gary que Quinn n’a aucun soupçon, et c’est louche. A priori, vu l’épisode précédent, je me sentais plutôt rassuré pour Quinn, mais j’avais un peu peur d’une révélation finale inattendue, qui n’est heureusement pas venue.

Comme d’habitude, Quinn met en scène sa conversation avec Gary, qui commence par la virer devant tout le monde avant d’être ridiculisé publiquement par Quinn au courant de détournements de fonds qu’il orchestre grâce aux mails offerts par Madison. Celle-ci prend définitivement le parti de Quinn, qui négocie quatre pilots pour le reste de la saison, dont l’émission de Jay. Cela permet de relancer le tournage et de se débarrasser de Gary. Comme nous n’en sommes qu’à la mi-saison, cependant, j’ai comme un certain doute : il va bien trouver le moyen de se venger…

En attendant, Chet recommence de bien moches avances sexuelles auprès de Quinn car il est totalement excitée par sa prise de pouvoir. Evidemment, elle décline malgré ses insistances qui nous montre que le sexe dans cette série est vraiment néfaste, toxique et question de pouvoir plus que d’attirance : toutes les relations sexuelles exploitées dans l’épisode tournent autour de cette narration, il n’y a pas le moindre havre de paix et ça en dit long sur le monde dépravé de la télé et d’Hollywood.

Quant à Madison, elle prend enfin une décision et il était temps après trois ans de lutte contre Quinn. La voilà sa nouvelle alliée et, finalement, sa plus grande arme. Gary aurait mieux fait de ne pas la négliger… Maintenant, j’espère que Madison sait dans quoi elle met les pieds elle aussi et qu’elle évoluera correctement par la suite !

Rachel ramène son père sur le plateau et elle demande à Simon de le surveiller, car c’est toute l’aide dont elle a besoin. Elle ne peut le faire elle-même puisque Quinn vient de relancer le tournage, pour une cérémonie qui ne se passe pas comme prévu. Toujours loin des caméras, August débarque dans la chambre de Serena et lui révèle la vérité sur le pari. Le but est clairement de garder sa place dans l’émission, et ça fonctionne puisque Serena décide de ne virer personne.

Rachel et Quinn sont contre à première vue, mais quand elle voit Serena révéler qu’elle est au courant pour le pari et que Jasper l’a perdu, c’est juste à mourir de rire et elles décident de suivre la décision de Serena. Il est rare de voir tout ce casting faire la fête en même temps, mais c’est pourtant ce qu’il se passe en fin d’épisode avec Jay qui décroche son pilot. Quinn décide d’aller faire la fête, sauf que Jay a son copain, Rachel ses « papiers » (donc son père) et Madison… n’est pas assez intéressante pour Quinn. C’était une excellente scène bien drôle.

Après cette légèreté, on reprend ensuite dans la noirceur avec Rachel décidant de couper son père de tous les médicaments, contre tout avis médical, à commencer par celui de Simon, qui a toutefois pris le soin de mettre une caméra dans le camion de Rachel. Ah lala, ils sont tous sacrément pervers et perdus dans cette série !

En même temps, toute la réflexion lancée autour de Rachel et de son père permet de comprendre le titre de l’épisode, puisque « Gestalt » fait référence à une méthode de Merleau-Ponty, philosophe, distinguant la structure, la forme, des perceptions humaines. Autrement dit, c’est toute la structure psychique de ces personnages que la série se propose d’exploiter et d’explorer ; même si elle le fait cette semaine avec moins de recherches techniques sur le plan filmique.

De son côté, Quinn se rend dans un club où elle retombe sur une amie – et bizarrement, ça ne me dit rien qui vaille.

La fin d’épisode voit Alexi demander à Jay plus de drogue, en en profitant au passage pour lui tailler une pipe en échange. Je crois bien qu’il n’a plus trop le choix, ou en tout cas qu’il le sent comme ça, alors qu’on assiste au viol de Jay. C’était… inattendu.

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Life in Pieces – S03E13-14

Épisode 13 – Therapy Cheating Shoes Movie – 17/20
Cela faisait un moment que je n’avais pas regardé d’épisodes de comédie et je ne regrette pas d’avoir repris par celle-ci, car ces épisodes trouvent toujours la réplique (et ces acteurs la mimique) pour me faire éclater de rire ; même sur des situations toutes bêtes. Un vrai plaisir de voir cet épisode qui avait quelques bons quiproquos et faisait évoluer la dynamique familiale.

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Life is not about the honks.

Pas d’humeur à poursuivre mon visionnage de The Punisher et trop peureux pour déjà reprendre Arrow, je me suis finalement décidé à visionner mes deux épisodes de retard de Life in Pieces. Après tout, c’est souvent ce que je fais le dimanche soir quand je suis claqué : je rattrape les comédies pour poser mon cerveau sur le côté.

Story One : Joan Vents – Clementine a pris Joan pour psy et c’est une drôle d’idée ; mais ça permet à Tyler d’avouer à sa grand-mère qu’il est encore amoureux d’elle. Sur conseil insistant de son grand-père, Tyler se rend alors dans la salle de bain où il entend Clementine confier qu’elle fantasme toujours sur lui. C’est excellent à plusieurs niveaux, entre Clementine totalement honnête avec la grand-mère de son ex ou le retour des fameuses toilettes offertes par Tim.

Cela permet à Tyler de jouer sur les attentes de Clementine, qui accuse aussitôt Joan d’avoir trahi la confidentialité patient/thérapeute. Comme elle le fait dans son bureau, Tyler écoute de nouveau ce qu’il se passe et est surpris par Sam, qui décidément ferait mieux de ne plus jamais aller aux toilettes de sa vie.

Quand Joan apprend comment Tyler a tout écouté de sa thérapie, elle est loin de s’énerver. Non, à la place, elle s’arrange pour que Tyler confesse son amour dans son bureau, alors que Clementine est dans la salle de bain. Et AH les voilà qui reprenne leur couple comme si de rien n’était ! Je suis tellement heureux de les retrouver comme ça !

Story Two : Too Cool for Traffic School – Tim se retrouve avec une nouvelle amende pour avoir conduit alors qu’il mangeait. Cela le pousse à devoir passer des tests de bons conducteurs, qu’il refile à Sam. Cela inspire à Sofia de se débarrasser de ses devoirs auprès d’une amie, parce que c’est Sophia, et Heather est terrifiée de voir ses filles apprendre à tricher sans conséquence.

Elle en parle à Colleen et Jen, qui voulait plutôt parler de sa grand-mère, mais bon. Colleen a bien sûr de belles histoires sur son passé, et ça fait relativiser tout le monde, à commencer par Heather qui comprend qu’il suffit de faire peur à Sam pour qu’elle arrête de tricher pour son père.

Bien sûr, les choses sont plus compliquées que ça et Sam se rend auprès des autorités pour s’excuser, ce qui nous fait une jolie situation d’arroseur arrosé.

Et forcément, après tout ça, Tim perd son permis. C’était joliment monté.

Story Three : Greg’s Ride – Greg a obtenu des baskets absolument immondes et en est super fier : il compte bien les mettre pour un entretien d’embauche dans une compagnie de chaussures. Jen sait bien que c’est parce qu’il compense de ne pas avoir été cool au lycée, mais ça fait culpabiliser Matt parce que c’est partiellement sa faute vu qu’il refusait de le prendre dans sa voiture. Pour se faire pardonner, Matt l’emmène à un entretien important. Sans surprise, et franchement ce segment est plus faible que les autres, ils tombent en panne alors qu’ils parlaient du nombre de leurs conquêtes, finissent à pied (après avoir trouvé de quoi protéger les chaussures de Greg) et Matt finit par avouer à son frère qu’il est cool. Avant de ruiner son entretien en le poussant accidentellement dans une fontaine. Mouais.

Story Four : Let’s Get Out of the Movies – Tyler est toujours torse nu pour une soirée cinéma en famille qui, sur une bonne idée d’Heather devient une nouvelle soirée hebdomadaire, en plus du brunch hebdomadaire. C’en est trop pour Jen qui parvient à convaincre Colleen et Tim de ne pas se pointer à la nouvelle soirée films, parce qu’il y en a marre de ses innombrables réunions de famille. Je trouve que ça passe plutôt bien dans la dynamique générale de la série et que ça a un effet de réel certain, car je n’ai pas une famille comme ça et je ne sais pas si je pourrai le supporter.

Bien sûr, Colleen est la première à craquer de ne pas se rendre sur place, suivi par Tim, et Jen fait ce qu’elle peut pour les forcer à rester en place.

Par conséquent, Jen est dépitée de voir qu’ils se retrouvent finalement à faire exactement la même chose chez Colleen que chez les Short. Finalement, Colleen s’enfuit par la fenêtre, Tim profite de Jen tournant la tête pour rejoindre les Short et, forcément, Jen finit par les rejoindre aussi.

Et plutôt que de regarder un DVD pour me valider un point du Bingo, les voilà tous devant une VHS qui rembobine à imaginer d’organiser une soirée jeux de société en plus du brunch et de la soirée films. Bonne chance Jen ! C’était une bonne intrigue, ça m’a bien plu.



Épisode 14 – Parents Ancestry Coupon Chaperone – 18/20
Comme souvent, cet épisode possède des actes extrêmement drôles et… d’autres beaucoup plus classiques. Cela forme donc un épisode qui a la capacité de me faire rouler par terre pendant cinq minutes et qui enchaîne sur une histoire tellement classique que les blagues ne parviennent pas à me faire rire. C’est toujours étonnant de voir les différences de qualité au sein d’un même épisode, mais c’est le format qui veut ça, et dans l’ensemble, ça fonctionne toujours assez pour garder de bons souvenirs et passer un bon moment.

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It just that it was such a great love story and I’m proud of my incest.

 Story One : Jen’s Parents – Les parents de Jen débarquent à l’improviste. Forcément. Il était temps que ça finisse par arriver depuis le temps qu’on sait qu’elle a une famille si… particulière. J’aime beaucoup l’idée et encore plus l’idée de Jen  de les emmener dans des endroits où ils ne peuvent pas se parler.

Son plan de base échoue pourtant rapidement quand son père à la cheville en compote – littéralement – et qu’ils sont coincés chez eux, avec aussi l’herpès du grand-père qui fait que Greg refuse que Lark l’approche. Le nouveau plan est alors d’alterner : Greg et Jen se relaient auprès des parents de Jen qui ne s’arrêtent pas de parler de tout un tas de sujet.

Il y avait un bon humour avec Jen se tournant une fois de plus vers l’alcool pour les supporter pendant toute une semaine. Et alors que c’est l’heure du départ, les parents de Jen refusent de partir pour jouer les thérapeutes avec eux : il est anormal qu’ils ne puissent pas se supporter au point de ne pas être dans la même pièce tous les deux. C’était une bonne fin de segment, même si ça laisse un peu sur sa faim quand Jen finit par éclater et donner la vérité à ses parents, qui la comprennent mal, évidemment.

Story Two : When Junious Met Wandy – Joan raconte la vie de sa grand-mère à Sophia et est déprimée de voir que ses enfants ne connaissent pas du tout l’histoire familiale. Forcément, Sophia a la bonne idée de faire des tests ADN pour connaître tout l’arbre généalogique. On sent directement vers quoi ça se dirige avec des révélations désagréables, mais le fait que la grand-mère de Joan soit mariée avec son oncle bien plus vieux qu’elle, je ne l’avais pas vu venir comme ça.

La plus belle histoire d’amour de Joan est soudainement bien plus glauque, et bien plus drôle, que prévu. Joan entre en dépression, mais les scénaristes trouvent encore le moyen de rebondir sur un dernier gag, et c’est très efficace.

Story Three : Coupon War – La troisième histoire de cet épisode voit l’anniversaire de Colleen et mon plus gros fou rire de ces deux épisodes. Il lui donne comme toujours des coupons pour ne pas se prendre la tête, et parce qu’elle les adore. Décidée à prendre sa revanche, elle l’emmène à un sympathique karaoké en coréen et il n’en fallait pas plus pour me faire rire, désolé.

Elle se venge donc en utilisant les pires coupons pour Matt, avec les petits déjeuners au lit qui deviennent de moins en moins fournis et tout un tas de tâches sexys qui le sont beaucoup moins quand elles deviennent… de vraies tâches ménagères.

La guerre des coupons prend un nouveau tournant quand Colleen offre l’un des coupons à Joan pour que Matt fasse la vaisselle du brunch familial ; et forcément ça vire au débat familial sur les pires cadeaux qu’ils se font tous. Rien de tel qu’une scène où ils sont tous autour de la table pour bien rire. Enfin, ça ne fait pas rire Matt, mais tant pis pour lui.

Story Four : Promcom – Heather et Tim sont les chaperons du bal de promo de Sam, et c’est l’enfer pour leur fille, surtout quand Heather retombe sur Wayne, qui était clairement son crush de lycée. Avec qui elle a couché une fois. Et c’est tout.

Bien évidemment, il se souvient d’elle et elle retombe aussitôt dans son adolescence. Elle a un énorme crush qui revient, surtout qu’il fait toujours partie d’un groupe de rock. Les parents sabotent totalement le bal de promo de Sam et Ryan, son copain du moment apparemment. Tim confie sa jalousie à Ryan, Heather passe la soirée avec sa fille à se plaindre de la jalousie de Tim.

Finalement, tout finit bien, avec Sam et Ryan dansant ensemble, de même qu’Heather et Tim se réconciliant sur un baiser qui dégoûte tous les adolescents. Classique et moins drôle que les histoires précédentes. C’est dommage, il aurait fallu commencer par celle-ci pour avoir un meilleur rythme d’épisode.

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