Unreal (S03)

Synopsis : Après une fin de saison 2 catastrophique à gérer du côté de la production, Rachel s’est une nouvelle fois exiler pour son propre bien. C’était sans compter sur Quinn qui la rappelle pour une saison supplémentaire d’Everlasting, cette fois avec non pas un bachelor, mais une bachelorette !

Saison 2Saison 3Saison 4

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Pour commencer, je trépigne d’impatience face à l’arrivée de cette saison 3. Attendue pour l’été 2017, elle ne revient en effet qu’en mars 2018 (à deux jours près, je peux dire qu’on est en mars). Autant dire que depuis le mois d’août 2016, j’ai eu le temps de m’imaginer la saison 3 dans tous les sens et que j’étais en manque d’une de mes séries préférées – surtout que j’adorais la regarder sur la terrasse au soleil, ça se prêtait bien à l’ambiance, je trouve.

Bon, clairement, avec -4° dehors, ressenti -7, ce n’est pas aujourd’hui que je la regarderai en terrasse ; je suis plutôt au coin du feu à ignorer la masse de révisions qui m’attend. Pour en revenir à la série, j’ai pris le temps d’en concocter un rapide résumé ce matin, histoire de se remettre en tête tout ce qu’il s’est passé en fin de saison 2, et histoire de me souvenir des noms de chacun j’avoue (Coleman, quoi).

Cette intro s’éternise sans vraie raison, donc je vous propose de passer sans plus tarder aux résumés sans spoiler de chaque épisode, semaine après semaine. Pour les critiques complètes, il suffit de cliquer sur les titres, comme toujours, c’est assez simple !

Moyenne de la saison : 18/20

S03E01 – Oath – 16/20
C’était un premier épisode de saison tout à fait classique pour Unreal. L’effet de surprise des deux premières saisons s’est évanoui, mais ça n’empêche pas de savourer ce début de saison qui promet déjà quelques bonnes pistes à explorer par la suite et une critique toujours aussi au point. Si j’aime beaucoup Serena, je ne suis pas trop convaincu pour l’instant par les candidats… j’en attends un peu plus, mais c’est d’avoir trop attendu cette saison, ça !
S03E02 – Shield – 18/20
Oh lala, tant de drama, ça promet une suite de saison sanglante, alors que Serena ne sait déjà plus franchement où elle en est. Moi, je le sais, j’ai retrouvé tout mon amour d’Unreal, même s’il lui manque encore un petit quelque chose. Je ne doute pas que les tensions ramèneront une intrigue sur les conséquences de l’an dernier, et là, ce sera du méga-boum en perspective !
S03E03 – Clarity – 17/20
Même s’il s’agit déjà du troisième épisode de la saison, on sent que celle-ci continue de se mettre en place et que les intrigues ne sont pour l’instant qu’effleurées. Qu’importe, il y a déjà assez à faire avec le développement de certains personnages, également mis en avant par la réalisation. Le fond et la forme s’accordent assez bien, et ça fait toujours plaisir de regarder cette série !
S03E04 – Confront – 17/20
Cette série est un vrai guilty pleasure à chaque épisode, mais avec de la qualité, et cet épisode ne déroge pas à la règle, malgré un épisode à la structure peu claire tant il partait dans tous les sens. Peu claire, certes, mais néanmoins très captivante tout du long, j’ai tout simplement adoré et je me suis laissé balader par des révélations plutôt inattendues en fin d’épisode.
S03E05 – Gestalt – 18/20
La mi-saison fait avancer les différentes intrigues à grande-vitesse et semble proposer plus de résolutions que de problèmes. J’ai toutefois l’habitude d’être surpris par les épisodes 6 de cette série, alors je trouve que les personnages feraient mieux de rester sur leurs gardes tout du long, et ce n’est pas les cliffhangers qui me feront dire le contraire. Un excellent épisode, comme toujours, au titre énigmatique à première vue, mais très révélateur après quelques recherches Google.
S03E06 – Transference – 18/20
Si la construction d’un épisode n’a plus grand-chose de surprenant à ce stade de la saison, ça reste toujours beaucoup trop plaisant de retrouver ces personnages à la moralité plus ou moins douteuse selon les situations. C’est d’ailleurs exactement ce que montre cet épisode, avec également des mises en garde plus générales et habituelles sur les manipulations beaucoup trop simples de la (télé)réalité pour le bien des audiences.
S03E07 – Projection – 17/20
Si tous les épisodes de cette saison sont bons, la série commence à tourner en rond je crois car je n’arrive plus à retrouver l’adrénaline des débuts. Tout est toujours aussi brillant qu’avant, mais ça ne parvient plus forcément à monter en tension et les enjeux sont finalement assez similaires d’une saison à l’autre, malgré des fils rouges passionnants. Bref, c’est excellent, mais pour perdurer, il faudrait que la série parvienne à se renouveler et, peut-être, à changer d’émission. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer de se renouveler avec de nouvelles configurations pour chaque saison, mais dans l’ensemble, on a de plus en plus fait le tour. Est-ce que cela me prive de l’envie de revenir ? Certainement pas, car c’est top. C’est juste que c’est un peu frustrant car il manque une toute petite étincelle à laquelle j’étais habitué jusqu’ici !
S03E08 – Recurrent – 18/20
L’univers d’Unreal semble continuer de s’agrandir d’épisode en épisode, mais celui-ci parvient en parallèle à revenir au cœur de ce qu’est la série ; avec des manipulations pour arriver à ses fins qui partent dans tous les sens. C’est tordu, c’est vicieux, c’est exactement le cœur de la problématique, et par conséquent, c’est excellent à regarder pour comprendre le fonctionnement complétement perché de ces programmes. C’est loin de faire rêver, mais cette troisième saison surfe toujours aussi bien sur le principe de base : si la télé-réalité fonctionne grâce aux pulsions voyeuristes des téléspectateurs, il suffit de jouer sur les mêmes principes avec les coulisses de la télé-réalité pour nous faire revenir chaque semaine.
S03E09 – Codependance – 19/20
Nous ne sommes vraiment pas loin de la perfection avec cet épisode, mais je retire un point car j’ai vu arriver le rebondissement final à des kilomètres à la ronde. Malgré tout, c’est un excellent épisode qui prend un peu de hauteur sur le fil rouge souvent peu discernable de la saison. Cette fois, Everlasting se mêle aux péripéties des coulisses et le travail autour de la psychologie de Rachel continue, le tout avec des manipulations de télé-réalité parfaitement menées.
S03E10 – Commitment – 20/20
Oh, je crois qu’ils n’étaient pas au courant du renouvellement à l’écriture de cet épisode qui sonne comme une fin de série. Je reviendrai malgré tout en saison 4, même si le trailer a l’air un peu perché. Pour commenter l’épisode, tout de même, je dirais qu’il avait tout ce qu’on attend d’une bonne fin de saison, avec des répliques excellentes, des rebondissements bien amenés et une réflexion crue et acerbe sur notre société – et il était temps que la série se souvienne qu’elle est capable de proposer ce genre de scènes. Difficile aussi de ne pas remarquer la pertinence d’écriture de l’un de ces rebondissements au regard de l’actualité qui a suivi son écriture, mais précédé sa diffusion…

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Unreal – S03E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous mon avis sur le premier épisode de la saison 3 d’Unreal.

01-2.jpgÉpisode 1 – Oath – 16/20
The most feminist thing you can do, right now, is help me.

Comme toujours, cette saison reprend sur Rachel, perdue au milieu de nulle part. Cela fait six mois qu’elle flotte dans l’eau et s’occupe de chèvres, n’en déplaise à Quinn. Comme d’habitude, Rachel tente de décrocher de son addiction à la manipulation, mais comme d’habitude, Quinn débarque après six mois de pause pour préparer une nouvelle saison d’Everlasting. Elle a besoin d’elle pour s’assurer que l’émission ne soit pas un chaos total. Pas bêtes, les annonceurs refusent les uns après les autres de reprendre l’émission ; ayant bien compris que c’est un cauchemar à gérer. Voir Quinn ramper aux pieds de Rachel, c’est toujours jouissif et ça fonctionne à merveille. Je suis tellement pressé de voir ce duo reprendre du service !

La série enchaîne sur Chet tentant de convaincre que la chaîne que Serena Wolscott est parfaite pour renouveler l’émission et enfin obtenir un Emmy – quant à la chaîne, interprétée par Gary, elle est surtout frileuse de voir quelqu’un d’autre mourir. Bref, l’accord est finalement donné pour une nouvelle saison d’Everlasting, mais au moindre problème, Quinn sera virée… comme d’habitude, avec toujours cette belle petite touche de féminisme – Quinn ayant besoin de Chet pour vendre son programme – et un Gary qui espère voir le retour de Madison. Eh, moi aussi !

Rachel est de retour sur le plateau, avec une grande décision de vie : balancer la vérité à tout le monde, y compris si c’est Chet et qu’elle balance les pires horreurs (véridiques) devant tout le monde. Plutôt cool sa reprise du boulot, ma foi.

Jay revient avec des envies d’émissions, alors que Madison a vendu un pilot, normal, dans l’entre-saison. Avoir Jay et Rachel qui l’insultent de salope rien que pour ça, c’est totalement dans l’esprit de la série, qui n’hésite pas à passer du féminisme au slut-shaming en deux secondes, sans jamais perdre de vue son éthique de fond et sa critique très claire de la télévision. J’adore.

Rachel est terrifiée de voir Jeremy de retour. Il a repris sa vie en main clairement, perdant tous ses kilos. S’il a certes tenté de la violer, il a surtout sauvé les fesses de tout le monde en tuant Yael et Coleman. Chet et Jeremy débarquent alors qu’elle se plaint du retour de ce dernier à Quinn, et forcément, Jeremy a besoin d’être sur le plateau parce qu’il en sait beaucoup trop sur les coulisses de la production. Du coup, Chet force tout le monde à faire un pacte de sang – et il n’y a pas que des problèmes d’hygiène franchement. La scène était un peu tirée par les cheveux, mais comme ça vient de Chet, on a l’habitude.

Très vite, on retrouve les dramas habituels dans les coulisses, avec une Serena vraiment pas fan du tout du look qu’on lui impose : décolleté plongeant, tenue digne d’Ariel. Quinn fait ce qu’elle peut pour la supporter – et Serena n’en fait qu’à sa tête, avec sa propre robe critiquée par Quinn qui voit bien que ce n’est pas de la bonne télévision d’avoir une candidate si coincée.

La série nous propose un nouveau psy, le docteur Simon, mais le fait sans vraiment prendre le temps de l’introduire autrement que « il est plus doué que Weg ». Et juste comme ça, après un quart d’heure d’épisode, nous sommes repartis pour une nouvelle saison d’Everlasting, où Simon refuse de donner des infos sur les candidats, qui sont ses patients. Oula, mais il serait vraiment plus doué que la précédente alors ? C’est Jay qui s’en offusque le plus, alors qu’il est censé être une des rares voix de la raison sur la série. Ça en dit long.

C’est parti pour l’arrivée des candidats, qu’on découvre à toute vitesse comme d’habitude. Pour tenter d’avoir des critiques au point, j’ai essayé de relever le nom de tout le monde, et c’est n’est pas toujours facile.

Team Rachel, nous avons Owen, un pompier qui a le profil habituel de la Wifey, donc de Mary en saison 1, avec une petite fille à la maison. Il y a également August et son chignon, qui permet à Rachel d’avouer qu’elle compte désormais ne plus coucher avec personne. Oui, oui, bien sûr. Oh et Zack et ses trois millions de followers, aussi.

Team Jay, nous retrouvons Jasper (et sa banane dans la bouche sur le tableau), le prince charmant qui est lui aussi wifey, alors que Jasper a le droit à une étiquette MILF (oui, il y a clairement un bout de la prestation de Jay qui est coupée au montage et un faux raccord, mais ça reste drôle). Il a aussi Alexi, qui se pointe torse nu dès le départ et se met à faire de la danse classique. Chet l’étiquette aussitôt gay, mais le cliché est vite enterré, de même que l’évident parallèle avec Faith en saison 1.

Team Madison, nous avons Norman, qui est tout petit et que Quinn veut mettre en duo avec le plus grand des candidats. Bien sûr, la série ne nous présente pas tout le monde, parce qu’il y a quand même 27 candidats masculins, ça fait beaucoup.

Et pendant tout ce temps, docteur Simon les observe… Je sens qu’il y a de quoi faire avec ce personnage, c’est excellent de voir la production se comporter comme des gros cons critiquant tout ce qu’il se passe à l’écran, mais devant lui. Et puis, on sent bien que Rachel se reprend immédiatement au jeu, donc elle ne va pas rester saine d’esprit bien longtemps. Le psy est lui-même assez dérangé avec d’anciens patients qui ont mal tourné, et il semble s’intéresser de près à Rachel.

Sur le plan technique, la série se permet des travellings sur le plateau qui continue de nous rappeler qu’elle déchire sur tous les plans.

On enchaîne sur la première soirée qui est bien trop plate et lente, avec une Serena trop intelligente et sage pour le programme. Elle demande à ce que Norman, le petit qui est également un cavalier, soit renvoyé et remplacé par un candidat de secours, parce qu’il est beaucoup trop méchant de l’avoir là juste pour se foutre de lui. Toute pleine d’honnêteté, Rachel avoue qu’il est là pour divertir l’audience, et je sens que cet aveu va se retourner contre elle. Cela ne tarde pas : deux minutes plus tard, elle avoue à Norman qu’elle le vire, même si la production aimerait le garder. Bam.

Jay réussit à balancer Jasper dans le bain, mais Serena avoue avoir eu le temps d’utiliser Google pour récupérer des infos sur lui. Oh, oh, quelqu’un a brisé le règlement et est déjà viré. Si la blague est amusante, elle ne peut nous dévier du charme qui opère immédiatement entre Jasper et Serena. Malgré tout, c’est avec Owen le pompierqu’elle s’enfuit de la soirée.

Autrement, Chet ramène Crystal, une de ses étudiantes et petite-amie dans les coulisses. Quinn est hyper froide comme toujours, mais aussi hyper jalouse. Elle a de toute façon d’autres chats à fouetter : il faut déjà recadrer Rachel qui veut faire de Serena une icône féministe, ce qui va à l’encontre d’une bonne télé-réalité. Forcément.

Owen et Serena apprennent à se connaître face à la même vue qu’en saison 1, et ils s’embrassent hors caméra. C’est un problème que Rachel sait gérer à merveille et Serena finit par se bourrer la gueule et embrasser Norman.

La soirée se termine avec beaucoup d’alcool, de caméras et de mecs se dénudant. Nous avons rarement eu une ambiance aussi festive sans que ça ne dérape. Sans trop de surprise, ça dérape donc bien vite malgré Simon & Rachel qui arrivent à convaincre Quinn d’arrêter de filmer. En effet, quand Rachel vient chercher Serena, elle est carrément en train de coucher avec Norman. Voilà qui est fait.

Rachel l’aide à vomir toute sa tequila et écoute les sentiments de solitude et dépression de Serena, qui affirme ne jamais faire tout ça dès le premier soir – elle attend même le troisième rencard pour embrasser quelqu’un. Cette crise est merveilleuse, mais elle le serait encore plus face caméra, Rachel a perdu la main. Malheureusement, c’est en off que ça se passe, et Rachel n’avertit personne de ce qu’il s’est passé entre Norman et Serena.

On peut alors passer à la cérémonie d’adieu, sponsorisée par des montres, ce qui est marrant à voir et est une bonne critique des placements de produit que l’on retrouve de plus en plus souvent dans les émissions. On découvre au passage d’autres candidats, comme Warren ou Preston (si j’ai bien entendu) et Serena décide finalement de… virer Norman du programme. Faudrait savoir. Norman est ma Britney 2.0, Serena n’en voulait pas car ce n’est pas son futur mari.

Quinn, qui se bourre la gueule tout l’épisode comme d’habitude, confronte finalement Chet qu’elle aimerait voir moins souvent sur le plateau, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Elle drague August, mais est interrompue par Jeremy qui jure avoir tué Yael et Coleman pour elle, et parce qu’elle lui a demandé, et parce qu’elle l’a manipulé. Oups.

Ils sont interrompus par Simon qui débarque au moment où Jeremy se met à avouer qu’il l’aime… et le psy finit lui par reconnaître qu’il est en fait là pour Rachel. Aïe. Dans l’ombre de tout l’épisode où elle était drôlement silencieuse, Madison reprend du service et demande le respect de Quinn, parce qu’elle est plus qu’une promotion canapé… mais elle finit malgré tout par coucher avec Gary et critiquer le travail de Quinn, qui a perdu son talent. Pourtant, en salle de montage, elle décide très clairement de faire de Serena la garce de service que tout le monde déteste, même si c’est pour l’instant assez subtil et malgré les avertissements de Rachel en cours de route…

En bref, c’était un premier épisode de saison tout à fait classique pour Unreal. L’effet de surprise des deux premières saisons s’est évanoui, mais ça n’empêche pas de savourer ce début de saison qui promet déjà quelques bonnes pistes à explorer par la suite et une critique toujours aussi au point. Si j’aime beaucoup Serena, je ne suis pas trop convaincu pour l’instant par les candidats… j’en attends un peu plus, mais c’est d’avoir trop attendu cette saison, ça.

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Le retour d’Unreal (récap)

Salut les sériephiles,

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Jour de joie aujourd’hui ! Après une attente interminable, Unreal est enfin de retour pour sa saison 3. Et si l’on est loin de l’ambiance estivale avec laquelle j’aime habituellement la regarder, je ne boude pas mon plaisir d’enfin retrouver ces personnages. Ce n’est pas comme si ça faisait plus d’un an que je me disais impatient de les voir revenir. Alors oui, je suis impatient, mais bon, la série n’ayant plus été diffusée depuis le 9 août 2016… que se passe-t-il exactement dans Unreal ? Et surtout comment s’est terminée la saison 2 ? Deux questions essentielles abordées dans cet article, la première pour tout le monde histoire de convaincre ceux qui ne regardent pas encore de s’y mettre pour voir comment la télé nous manipule de la meilleure des manières, la deuxième avec quelques spoilers forcément.

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Unreal, c’est quoi ? C’est une série qui propose d’examiner ce qu’il se passe dans les coulisses d’une émission de télé-réalité fictive appelée Everlasting. Autrement dit, on est dans du méta pur et dans une série qui reprend tous les codes du Bachelor pour nous expliquer comment ça fonctionne derrière les caméras.

On retrouve donc une ribambelle de nouveaux candidats chaque année, chacun(e) avec leurs dramas (et nous sommes dans une série, donc c’est forcément excessif, mais le bon côté de l’excessif), permettant à la série de renouveler une grande partie de son casting chaque saison, en prenant soin de le réduire également d’épisode en épisode. Comme devant n’importe quelle émission, on finit par avoir ses préféré(e)s et vouloir les voir rester.

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Au-delà des participants du jeu, il y a bien sûr les producteurs, et surtout les productrices : Quinn (géniale Constance Zimmer) et Rachel (Shiri Appleby). Les deux redéfinissent clairement le féminisme avec une soif de pouvoir souvent terrifiante et n’hésitant pas à nous montrer tous les pires travers de la télé. Bien sûr, deux femmes de pouvoir comme ça, ça en fait frissonner plus d’un : Chet, le grand patron de l’émission qui a bien sûr une relation extra-conjugale avec Quinn, tente de récupérer l’émission alors que Rachel était fiancée avec Jeremy un caméraman. Et puis, il y a aussi une psy débordée ou les assistants qui se battent pour voir rester les candidats qu’ils ont sous leur aile et pour grapiller du pouvoir, malgré toutes les manipulations des productrices.

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Bref, l’air de rien, Unreal a un casting super large, mais ça tourne pas mal dans la série, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer.

OK, et donc la saison 2 s’est terminée comment ? Inutile de dire, je crois, que la suite de l’article va basculer dans le spoiler si vous n’avez jamais commencé la série. Arrêtez de lire et allez regarder le pilot, ça vaut vraiment le coup !

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Le final de la saison 2 proposait un tas de rebondissements avec deux mariées pour le Bachelor qui n’en choisissait aucune mais demandait au contraire la main d’une ancienne participante… refusant le mariage pour simplement se mettre en couple avec. Merveilleux final du côté du scénario du jeu, la barre est haute pour la nouvelle saison d’Everlasting. Madison et Jay n’ont pas fini de suer pour gérer les caprices de Rachel et Quinn !

Ces deux dernières récupèrent tout le pouvoir en manipulant avec beaucoup de brio Chet et Jeremy, qui reviennent ramper auprès d’elles en fin d’épisode. Jeremy a tout de même produit un accident qui mène à la mort de Coleman & Yael, et ça, ce n’était pas prévu du tout. Coleman était un producteur qui avait pour but d’aider Yael (Hot Rachel !) à faire tomber l’émission pour toutes ses manipulations terrifiantes (de la mort de Mary maquillée en suicide alors qu’elle avait arrêté ses médicaments aux laxatifs donnés à Yael dans sa magnifique robe blanche).

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Et oui, en plus d’être candidate, elle était surtout journaliste. Mais Jeremy les a éliminés, alors que Yael avait un enregistrement audio révélant toute la vérité… Une part de moi doute que cette intrigue s’arrête vraiment là, et je suis tellement impatient que ça reprenne !

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Beaucoup ont dit que la saison 2 était en dessous, mais je n’étais pas vraiment d’accord, j’ai adoré le renouvellement des intrigues et la refonte de certains passages de la série qui conservait malgré tout le rythme, les répliques, l’humour, les retournements… et c’est tant mieux pour moi, car la saison 3 promet aussi de totalement changer de nouveau : cette fois le Bachelor sera… une Bachelorette ! Voilà qui devrait être passionnant à suivre, car les dramas en coulisses vont probablement bien changer des crêpages de chignons.

Du coup, je vous abandonne, j’ai un épisode à aller regarder !

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Another Period – S03E05

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique du 5e épisode de la saison 3 d’Another Period.

05.jpgÉpisode 5 – Masquerade – 15/20
Nice try sweetie, but I wasn’t born yesterday… or was I?!

Cette saison 3 manque clairement d’un truc, même si je n’arrive pas à mettre le doigt sur quoi exactement. C’est bien, mais ça pourrait être mieux, et si je ris, j’ai toujours l’impression en fin d’épisode que ce n’est pas aussi marrant qu’avant – ou même que le premier épisode de la saison. Il y avait pourtant de bons gags dans cet épisode…

Déjà, le fait que les sœurs Bellacourt découvrent les glaces m’a fait mourir de rire, parce que le gag des glaces tombant sur Blanche et Flobelle fonctionnait vraiment bien. Par contre, je n’ai pas accroché plus que ça à l’intrigue de la soirée de Celery qui envoie des non-invitations à ses belle-sœurs. Bien sûr, celles-ci ne l’entendent pas de cette oreille et s’y rendent malgré tout, quitte à passer par l’entrée des serviteurs.

Beatrice est la première à s’y rendre, Lillian refusant un temps de s’abaisser à ça. Bien sûr, la soirée est masquée et Beatrice comme Frederick sont parfaitement incapables de se reconnaître l’un l’autre. C’est ridicule, mais venant de ces personnages, ce n’est pas étonnant. Ce n’est pas étonnant non plus de les voir tomber amoureux l’un de l’autre immédiatement et s’isoler pour coucher ensemble. Frederick en oubliera sa bague de fiançailles dans le vagin de sa sœur, offrant un cliffhanger intéressant pour la suite de la saison, on devrait s’amuser avec ça.

De son côté, Lillian finit par pénétrer dans la maison de son frère en brisant une porte-fenêtre. Elle se blesse ainsi aux fesses, avec un bout de verre dedans, et perd sa robe. Elle passe ainsi pour une vierge et par habitude que tout soit une compétition se débrouille pour être choisie par un vieux pervers qui veut une jeune fille pour femme. C’était aussi gênant que rigolo, mais la compétition entre les participantes avait de quoi faire rire. La voix aigüe de Lillian pour se rajeunir en revanche, ce n’était juste pas possible. Ou alors, c’est parce que j’avais mon casque ?

Toute cette intrigue finit par une Lillian démasquée à cause de sa blessure aux fesses, ce qui était particulièrement prévisible à partir du moment où elle séduit le riche homme en lui disant n’avoir jamais eu ses règles. Le mieux est encore que cette nouvelle crise de Lillian (qui finalement a tout d’une gamine) ruine totalement les espoirs de Celery (non mais vraiment, ce nom) qui voulait que Frederick soit dans les faveurs de l’homme, président de la NRA. Non, pas la NRA qui fait énorme débat en ce moment aux USA, juste une compagnie de sièges de toilettes. La critique est on ne peut plus claire. Bref, avec les délires de Lillian, l’homme s’enfuit et refuse d’aider Frederick à devenir président. Ce n’est peut-être pas plus mal, parce que celui-ci est nu à attendre le retour de Beatrice qui lui a préféré Lillian. Enfin, même s’il ne sait pas que c’était Beatrice bien sûr.

Finalement, la meilleure intrigue vient de Garfield qui galère à remplacer Peepers et des scénaristes qui se souviennent ENFIN de l’existence de Flobelle, qui déchire tout dans cet épisode. C’est elle qui prend le poste finalement, à donner des ordres à tout le monde. J’ai moins aimé la scène de drague où elle semble céder aux avances d’Hamish, parce que c’est un couple que je refuse de comprendre, mais autrement, toute cette intrigue avait franchement de bonnes blagues.

Ce pauvre Garfield est trop gentil avec elle et elle en profite pour le critiquer dans son dos, avant de finalement prendre officiellement sa place quand il pète un câble sur la pauvre Blanche qui n’a rien demandé et passe l’épisode à s’en prendre plein la tronche. Bon, cela termine aussi par un Hamish qui s’en veut de draguer toutes les femmes sur son chemin, et là encore, on part sur un message politique anti-Trump un peu trop évident pour être pleinement drôle. C’est peut-être de la subtilité qu’il manque à la série, possiblement parce qu’on prend trop l’habitude des tacles subtiles au président et à sa politique.

Bon, Garfield se retrouve à aller demander de l’aide à Peepers qui refuse catégoriquement de revenir chez les Bellacourt. Il est maintenant amérindien et a une femme et des enfants dont il est censé s’occuper afin de pouvoir rester dans la tribu. Il change d’avis dès qu’il apprend qu’une femme a pris sa place, un gag final marrant qui relance là encore l’intrigue pour la suite. En espérant que ça s’améliore.

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