Synopsis :La fin de saison 2 ne s’était pas moquée de nous en étant aussi hilarante que dévastatrice. Le magasin était entièrement soufflé par une tornade, Amy et Jonah s’embrassaient enfin (mais elle finissait la saison avec son mec et sa fille), Myrtle disparaissait dans l’affaire, Garrett et Dina se témoignaient de l’affection, Glenn n’avait viré personne et découvert la foi en Allah, Mateo était dans une situation délicate avec Jeff (il lui avait avoué son amour pendant la tornade, au téléphone) et Cheyenne s’était mariée. Rien que ça !
Pour commencer, je regarde avec beaucoup de retard (enfin, quelques heures en fait) cette reprise de la série, mais ça ne veut pas dire que je ne l’attendais pas de pied ferme. La fin de saison 2 m’avait beaucoup plu et je trouve qu’au cours de la deuxième année, la série avait confirmé sa qualité ; parvenant même à s’améliorer progressivement. C’est tout bonnement excellent.
Je me suis gardé cette reprise pour mon Challenge Week-end en Séries à l’origine, et comme j’ai ensuite pris du retard à commencer celui-ci, je me regarde l’épisode très tard. En même temps, j’ai un grand besoin de rire et je compte vraiment sur eux.
Plus que jamais, j’ai évité de lire quoique ce soit sur le retour car maintenant que le magasin a été détruit, je suis curieux de voir comment ils vont lancer la saison 3. J’imagine qu’ils vont l’avoir reconstruit, mais je me demande notamment s’il y aura des changements de décor. Comme il devait également y avoir du remaniement de personnel, il y a aussi un tas de possibilités du côté du casting. Bref, la série a créé un tas d’attentes qu’elle a intérêt à combler comme il faut, sinon je vais être déçu. Je ne tiens plus, il faut que je me lance !
Sur cette page, le résumé sans spoiler, cliquez sur les titres pour les résumés détaillés.
Note moyenne de la saison : 16/20
S03E01-02 : 17/20
Un très bon début de saison qui nous remet dans l’ambiance de la série, finalement peu impactée dans la forme par son final de saison 2. Du côté du fond en revanche, la réouverture du magasin se fait avec autant de problèmes que d’humour, le tout étant évidemment en lien avec la tornade de fin de saison 2.
S03E03 : Part-Time Hire – 14/20 Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le premier faux pas de la saison, mais je n’ai pas accroché à cet épisode à l’humour trop prévisible pour vraiment faire rire. Je suis habitué à mieux – ou je n’étais juste pas dedans.
S03E04 : Workplace Bullying – 15/20 Je n’accroche pas à cette saison autant que l’an dernier pour l’instant, mais l’humour est heureusement toujours là. La faiblesse de cet épisode réside dans sa conclusion bâclée de l’ensemble des intrigues, mais il permet de passer vingt minutes marrantes, et après tout, c’est le seul job qui compte vraiment pour une comédie.
S03E05 : Sal is Dead – 17/20 Un très bon épisode d’Halloween qui apporte son lot de bonnes blagues et confirme que la fête de la citrouille est un terrain fertile pour les comédies. Sinon, c’est à croire que tout le monde y passe dans cette série cette année.
S03E06 : Health Fund – 14/20
La série aborde la difficile question de la couverture sociale américaine dans cet épisode qui peine à être aussi drôle que d’habitude aux yeux d’un français. Grosso modo, c’est le système de la sécurité sociale, évident pour nous, qui est critiqué et moqué – sans pour autant faire une apologie du système américain. Un épisode propice à la réflexion plus qu’à l’humour, finalement.
S03E07 : Christmas Eve – 17/20
Un excellent épisode de Noël avec une avancée de l’intrigue pour sa mi-saison (on peut presque parler de cliffhanger à ce stade-là) et des moments très drôles. Je n’ai pas accroché à l’ensemble des trois intrigues néanmoins, d’où les quelques points en moins. En tout cas, ça met dans l’ambiance de Noël – ou alors, j’y suis encore puisque je rattrape cet épisode le 26 décembre.
S03E08 – Viral Video – 16/20 La série revient en forme pour 2018, mais je continue de trouver qu’elle a du mal à boucler correctement ses trois intrigues en 21 minutes. Dans tous les cas, on se marre bien et l’intrigue avance, mais il est juste dommage d’avoir l’impression que c’est par moment bâclé.
S03E09 – Golden Globes Party – 16/20
L’épisode était sympa en lui-même, mais je commence à m’inquiéter quelque peu du traitement de certains personnages à longs termes. Disons que l’humour peut vite dévier vers quelque chose de plus triste et que les scénaristes marchent sur une corde raide. Pour l’instant, ils s’en tirent. En tout cas, il est très cool de voir la série continuer de respecter le calendrier avec des épisodes spéciaux originaux par rapport à ce qu’on voit d’habitude.
S03E10 – High Volume Store – 17/20 Toujours autant d’humour cette semaine, mais les scénaristes prennent enfin la décision de changer un peu leur fusil d’épaule pour les intrigues suivies. Ainsi, nous en avons une toute nouvelle qui commence et qui promet déjà de très grands et bons moments de comédie.
S03E11 – Angel & Mermaids – 15/20 L’épisode avait trois intrigues à la fin tellement bâclée que j’ai eu l’impression de voir la première partie d’un double épisode, mais non. J’ai décidément du mal cette saison avec la manière dont ils bouclent (ou pas) les histoires qu’ils entament.
S03E12 – Groundhog Day – 15/20 Une fois de plus, l’épisode se stoppe au milieu de toutes les intrigues en cours, sans pour autant proposer de cliffhanger. Il y a bien des semi-conclusions, mais je n’arrive vraiment plus à accrocher à ce rythme très frustrant : j’ai l’impression chaque semaine que les épisodes laissent des dizaines de pistes ouvertes, pistes qui ne seront pas vraiment explorées par la suite. Bref, je crois que la série commence à me lasser…
S03E13 – Video Game Release – 13/20 C’est triste : j’adorais cette série, mais cette saison est en train de prendre l’eau extrêmement vite. Toutes les intrigues de l’épisode finissent une fois de plus en queue de poisson, mais permettent une relative évolution de l’intrigue générale pour chacun des personnages. N’empêche que j’espérais mieux et que ce n’est plus au niveau – même les moments drôles ne parviennent plus à me faire rire. Où est passé leur fun ?
S03E14 – Safety Training – 17/20 Le jour et la nuit avec l’épisode précédent! On retrouve les employés de Cloud9 en grande forme avec cet épisode qui joue des défauts et des insécurités de chacun pour faire rire. Cela fonctionne d’autant plus que l’épisode permet aussi de bonnes blagues et avance à grande vitesse les intrigues de ses personnages.
S03E15 – Amnesty – 16/20 C’était un épisode sympathique qui rebondissait bien sur les cliffhangers de l’épisode précédent et qui parvenait même à aboutir à une conclusion de toutes ses intrigues. C’est devenu suffisamment rare pour que je le remarque, alors autant le souligner. Niveau humour, c’était bon, mais je n’ai pas non plus éclaté de rire. Peut mieux faire.
S03E16 – Target – 15/20 Faire un pas en avant, et quatre en arrière : voilà ce que propose cet épisode qui repart sur des intrigues que je pensais épuisées. C’est marrant de retarder les choses, je ne dis pas, mais parfois, c’est juste trop. Dans l’ensemble, c’était un épisode amusant malgré tout, même si je suis un peu déçu de la direction générale de la série pour le moment.
S03E17 – Distritct Manager – 16/20 Voilà le genre d’épisode qui a réussi à me faire rire, mais qui me laisse tout de même incertain sur la réaction que je dois avoir face à toutes les nouveautés qu’il promet pour la série. C’est plutôt une bonne chose d’avoir un peu de neuf, c’en est une moins bonne de laisser de côté les intrigues en cours pour un épisode supplémentaire. Comme toujours et comme beaucoup de sitcoms, Superstore prend son temps en attendant la fin de saison – mais il faudrait voir à ne pas abuser non plus de la formule.
S03E18 – Local Vendors Day – 15/20 L’épisode est plutôt sympa et met en place quelques running gags, ou en tout cas des intrigues suivies qui reviennent et font ainsi du bien à la série. Toutefois, le tout donne encore une fois l’impression d’être quelque peu bâclé sur la fin, comme si les scénaristes n’avaient pas le temps de tout dire. Il faut dire qu’ils ont voulu y aller avec pas mal de mini-intrigues qui se croisent dans cet épisode.
S03E19 – Lottery – 16/20 Un bon humour et un fil rouge qui commence enfin à bouger maintenant que la fin de saison approche, voilà les deux ingrédients qui permettent à la série de retrouver un peu de sa qualité d’antan. Je ne pense pas que l’épisode restera gravé dans ma mémoire, mais il était plutôt sympathique quand même alors c’est déjà ça.
S03E20 – Gender Reveal – 18/20 Comme l’an dernier, l’approche de la fin de saison fait énormément de bien à la série qui nous pond un excellent épisode, non pas grâce à son humour, mais grâce à ses twists plutôt imprévisibles (alors que j’avais pour une fois les infos pour deviner LA révélation de cet épisode, qui n’est bien sûr pas celle que j’attendais avec un tel titre). Bref, je suis désormais à jour et… hyper impatient de voir le prochain épisode !
S03E21 – Aftermath – 18/20 Un sacré bon épisode avec pas mal de situations bien montées en épingle par les scénaristes. Il y avait un bon rythme et un bon humour tout du long, faisant regretter la longue période moins bonne en milieu de saison. Finalement, je retrouve la série qui me faisait rire depuis la semaine dernière, mais aussi celle qui est parvenue à me décrocher la mâchoire l’an dernier. C’est frustrant d’avoir autant traîné en route.
S03E22 – Town Hall – 17/20 Si cette fin de saison donne à tout le monde l’occasion de briller pour au moins une scène et possède un bon humour, elle reste moins marquante que la fin de saison 2 qui avait mis la barre assez haute. L’épisode est bon et se termine sur une scène que je qualifierai à la fois d’attendue et d’inattendue. C’est plutôt bien joué de leur part, du coup.
Synopsis :La saison 2 se terminait de manière violente avec une séparation de tous les personnages principaux et Cassie qui apprenait que le témoin n’était autre que son fils et celui de Cole. Aïe. Jennifer finissait en France en 1915, Deacon était laissé pour mort et Ramse retrouvait son fils en compagnie d’Olivia. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’auberge – ou de la machine. Quant au virus, plus personne ne parlait de l’arrêter, à force.
Pour commencer, la semaine dernière je vous promettais de me jeter sur la saison, mais la vie m’a forcé à être bien sage pendant une semaine. Du coup, je me suis fait une orgie de 12 Monkeys en fin de week-end. C’est moche, c’est moche, mais c’était plutôt cool !
La saison 1 m’avait un peu blasé, la 2 m’avait beaucoup plu et j’espère que la 3 va continuer d’augmenter le niveau, parce que je pense sincèrement qu’elle en est capable. Or, la série a déjà atteint une moyenne phénoménale la semaine dernière alors il ne faudrait pas grand-chose de plus pour qu’elle arrive au stade de mes séries préférées. Et si c’était possible ?
Allez, on va vérifier ça, avec cette courte saison de seulement dix épisodes !
Note moyenne de la saison : 17,5/20
Épisode 1 – Mother – 17/20 How is this not a paradox ?
La série ne se prend pas la tête et repart dans une réintroduction similaire à l’an dernier, avec des flashbacks bienvenus pour tout se mettre en tête. 12 monkeys repart directement en 2163, avec un nouveau format d’image et un Cole qui n’a aucune idée d’où il met les pieds.
Cassie est perdue dans le temps, mais Cole l’est tout autant : il passe plusieurs mois à faire aller-retour sur aller-retour dans le futur, toujours à la recherche de celle qu’il aime, toujours sans le moindre succès car la planète est apparemment déserte. Katarina décide donc d’arrêter de cautionner Cole dans ses fantaisies et ses recherches de Cassie, mais aussi de Ramse et Jennifer. La tension est tout de suite présente dans cette saison, au moins, avec un Cole persuadé de pouvoir les retrouver et une Katarina dépassée par les événements, comme toujours.
Elle envoie donc Hannah avec Cole dans le futur et je vous préviens tout de suite que j’adorais Hannah la saison passée, mais que maintenant qu’on la voit apprendre à se battre et voyager dans le temps, je suis en train de tomber amoureux. Pour changer. Bon, c’est un peu limité parce que le côté gentille fifille à maman qui fait tout ce qu’elle dit, c’est blasant quand même.
Cole repère enfin Titan du côté de Syracuse et, même si Hannah tente de l’empêcher d’y aller seul, il parvient donc enfin sur place.
Renvoyée en 2044, Hannah assiste impuissante à l’échec des scientifiques qui ne peuvent ramener Cole sans rebooter la machine. C’est un contretemps sympathique, qui permet à Cole de se battre contre un homme masqué qui n’hésite pas à se téléporter pour échapper aux coups.
À Titan, Cassie semble totalement résignée. Enceinte jusqu’au coup, elle est prisonnière contre son gré et a fini par se laisser dompter par ces gens du futur. La pauvre est nourrie de force par celle qui lui affirme qu’elle élèvera son fils et sera sa vraie mère, Magdalena. Heureusement pour elle, elle a aussi une servante, Arianna, qui est bien gentille avec elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour éveiller mes soupçons, mais bon.
Elles semblent en effet avoir beaucoup à partager, notamment des sentiments de famille perdue, comme par hasard. Cela permet à Arianna de questionner Cassie sur James (j’ai toujours du mal à l’appeler comme ça, mais bon, ils sont en couple, elle utilise son prénom).
Quand Cassie réussit à mettre sur pied une tentative d’évasion, Arianna l’aide donc à se diriger vers la sortie ; Cassie étant sacrément douée et capable de courir sacrément vite malgré sa grossesse.
Elle tombe nez à nez avec ses ennemis, qui attaquent Arianna, puis avec James, téléporté de justesse à l’Emerson par l’homme qu’il vient de combattre et qui n’est autre que… Cole lui-même. Parfait, le James Cole qu’on suit depuis le début sera donc James et celui du futur sera Cole. Voilà. Démerdez-vous avec ça de la même manière que les scénaristes se débrouillent avec la machine portative annulant les paradoxes. Je m’attendais plutôt à ce que ce soit Ramse. Peu importe : Cole dirige James dans sa mission en lui conseillant de retrouver Jennifer.
En 1917, Jennifer se retrouve dans une tranchée où les français ne la sauvent pas, trop occupés qu’ils sont à être tués par des allemands sanguinaires qui l’épargnent uniquement parce qu’elle chante 99 Luftballons dans la scène la plus délirante de la série jusqu’à présent. Pourtant, il y en avait eu la masse.
Jennifer délire totalement sur place, comprenant que les quatre cavaliers de l’apocalypse sont en chemin vers cet endroit. Hmm, bien, je sens la migraine se pointer quand même.
Quelque part dans le temps, Cassie décide de se suicider pour empêcher que son fils ne devienne le témoin. Quand elle le fait, Magdalena utilise une machine pour retourner dans le temps et empêcher Cassie de tenter de s’enfuir ; allant jusqu’à tuer Arianna, bien sûr. Ainsi, le témoin sait désormais que sa mère préfère se tuer plutôt que d’accoucher de lui et la Magdalena du futur se suicide. Cassie se retrouve donc coincée dans Titan.
De son côté, James retrouve son chemin vers 2044 après un long bavardage avec Cole qui lui dit d’abandonner la recherche de Cassie, tout en lui donnant l’espoir de la revoir un jour grâce à la fameuse montre. Une fois James parti, Cassie débarque pour exprimer un désaccord avec Cole sur la manière de procéder. Oh lala, la prise de tête monumentale en vue !
En 2044, James demande donc à Katarina de préparer la machine pour retourner chercher Jennifer, alors que quelque part dans le temps (2163 probablement) et quatre mois plus tard, Cassie accouche enfin du témoin, contre son gré.
Quel épisode ! Quelle prise de tête ! Je n’étais pas autant à fond qu’en fin de saison 3 et il y a eu de légers temps morts, surtout que je ne suis pas sûr d’être un adepte du culte du Témoin ; mais il y a tellement d’intrigues lancées en parallèle que c’est dur de ne pas aimer et de ne pas être à fond dedans tout de suite !
Épisode 2 – Guardians – 19/20 Et maintenant, je dois retourner à mon époque. Je splinter. Fin. FIN !
La série reprend cette fois en 1921 avec effectivement quatre cavaliers de l’apocalypse, sans chevaux mais avec des machines portatives à voyager dans le temps et une boîte ayant le sigle du témoin. Le tout sur le champ de mars. Ah Paris…
Clairement, la capitale inspire les scénaristes qui proposent l’un des meilleurs épisodes de la série, avec une intro entièrement centrée sur une Jennifer totalement délirante. Ayant appris à parler français, elle décide de devenir actrice pour se faire remarquer et réussir à être retrouvé par James grâce à une brochure de journal. C’était sous-entendu dans l’épisode précédent et c’est parfait. Nous voyons Jennifer reprendre de grosses histoires bien connues, continuant de jouer sur les références culturelles et se construire un succès mitigé.
Le plus impressionnant, c’est qu’elle a un accent français impeccable, à l’exception de dix-neuf vingt-et-un pour désigner l’année. C’est tellement rare de trouver une série capable de parler français correctement ! Elle se débrouille comme elle peut pour envoyer des messages dans le futur, mais ça ne fonctionne pas bien.
Katarina et James la retrouvent finalement en 1922 grâce à une coupure presse l’accusant d’avoir tué son metteur en scène/producteur/propriétaire du théâtre. Ce n’est bien sûr pas elle qui le tue, mais un des cavaliers de l’apocalypse, à son tour tué par James et Katarina. Bref, ils découvrent la machine portative et c’est précieux pour Katarina.
En revanche, pour Jennifer, c’est un peu très violent de découvrir qu’ils n’en ont rien à faire d’elle. La retrouver est juste un moyen de se rapprocher de Cassie et de Ramse, donc bon, elle le vit mal et ça se comprend. Elle s’enfuit, pour mieux tomber sur l’un des cavaliers qui la mène droit à sa planque. Cela tombe bien, car c’est là que sont aussi arrivés James et Katarina. Cette dernière se prend deux balles, mais parvient à tuer un cavalier. James en tue un second et il n’en reste plus qu’un. Bof les cavaliers de l’apocalypse, on a connu plus vivace.
De son côté, Cassie a donc bien accouché et demande à voir son fils. Elle est emmenée auprès de lui, dans une chambre à la déco forêt rouge un peu gênante, ma foi. Son fils ? Oh, juste un casque, car il a été assez clairement renvoyé en 1921 dans sa boîte. C’est du moins ce que je pensais à ce moment-là.
La chambre contient toute la vie du témoin effectivement, avec des objets de la série déjà vues et d’autres à venir. L’homme qui la conduit dans cette pièce lui propose un plan pour quitter Titan, mais sans son fils.
Il lui montre ensuite le rituel en train de s’accomplir pour s’assurer que le Témoin soit élevé à travers le temps. Oh cette prise de tête temporelle et chronologique. Les quatre cavaliers de l’apocalypse viennent donc de Titan et la quatrième n’est autre que Magdalena.
En 1922, Magdalena tire quelques balles dans James, mais lui promet de ne jamais le rencontrer. Effectivement, elle retourne dans le temps s’avertir de ce qui va arriver et aussitôt, l’histoire est réécrite. Jennifer, Katarina et James sont renvoyés une journée en arrière. Jennifer est donc ramenée en 2046 par le duo venu la secourir et intègre officiellement l’équipe.
C’est aussi en 2046 que Ramse se trouve et a retrouvé à son fils devenu adulte, élevé par Olivia pendant 23 ans. Cela ne plaît pas beaucoup à Ramse, forcément, mais il n’est pas au bout de ses peines. En effet, de retour au campement où son fils vivait, il découvre que le Témoin a attaqué. Sam est laissé borgne et entre la vie et la mort. Il a droit à une scène d’adieu avec Ramse, lui disant grosso modo qu’il est content de la vie qu’il a eu et ne veut pas que son père change quoique ce soit à son passé.
Donc après avoir perdu la mère de Sam, Ramse a le droit de perdre Sam que j’imaginais devenir un personnage important. Certes, il l’est, puisqu’il demande à son père de redevenir le Voyageur et d’arrêter le témoin, mais je suis bien dégoûté du destin de Sam vis-à-vis de Ramse.
Il était la motivation principale du personnage depuis deux saisons et ça finit bien vite et de manière beaucoup trop triste : c’est Ramse lui-même qui aide son fils à mourir, à sa demande. Je refuse, tout simplement. Me voilà plongé en pleine dépression, et ce n’est que l’épisode 2 de cette saison.
Le cliffhanger voit Ramse livrer Olivia à James et Katarina. Sacré cliffhanger.
Épisode 3 – Enemy – 17/20 You keep asking « where is Titan ? » but what you really mean is « where is she ? ».
L’épisode reprend une minute après le précédent et c’est sympathique de se dire que Syfy avait décidé de diffuser ces épisodes à la suite pour une diffusion en binge-watching. Cela fonctionne effectivement très bien. Olivia se laisse donc devenir prisonnière dans une nouvelle cage conçue spécialement pour elle.
Ramse est lui aussi fait prisonnier par Katarina qui n’arrive pas à lui faire confiance, mais en même temps, je la comprends. Il lui révèle que son fils est mort et refuse d’entendre les regrets de Katarina sur le sujet, se lançant dans un numéro qui est probablement de la manipulation.
De son côté, James interroge Olivia et celle-ci semble être encore plus garce qu’avant. Il faut dire qu’elle a de quoi s’énerver après James qui l’a abandonnée aux mains du Témoin en 1961 quand elle était une petite fille. Elle en dit assez pour semer le doute en James et pour qu’il comprenne un peu l’identité du témoin et les questions qu’il aurait dû poser dès le début.
Pendant ce temps, Jennifer continue de baigner dans la lumière de la machine. Je pensais qu’elle s’occuperait plutôt de ses filles, mais non.
C’est ensuite Katarina qui s’occupe d’interroger Olivia, qui continue de suggérer que Cole est le père du témoin. Franchement, les indices sont assez clairs, mais c’est aussi que l’on connaît la réponse je pense. Elle joue aussi à titiller Katarina sur sa fille, et ce n’est pas une bonne idée du tout : la scientifique décide de se venger et de la torturer dans l’éternité, grâce à la machine.
C’est une jolie idée bien stupide de la part de Katarina car Jennifer affirme que la machine n’aime pas ça. En plus, Hannah voit sa mère devenir une barbare et n’aime pas ça DU TOUT. Il faut dire qu’elle sait que sa mère est « Dr Grimm », mais ce n’est pas génial de découvrir que sa mère est le monstre que tout le monde affirmait qu’elle était !
Jennifer décide aussi de rendre visite à Ramse pour lui dire qu’elle est désolée pour Sam, dans ce qui est possiblement la scène que j’ai trouvé la plus touchante de l’épisode. Cette intrigue de toute manière… Ce n’est qu’après le passage de Jennifer que James débarque enfin voir son frère d’armes. Il était temps de les voir réunis.
Avant cela, il a trouvé la bonne idée d’envoyer Olivia trois mois plus tôt dans une cellule obscure pour la briser. Cela fonctionne sans trop de mal et elle finit par avouer que le témoin sera vulnérable en 2007. Ramse et Cole décident de retourner en 2007 pour tuer le Témoin… le problème, c’est que Ramse connaît l’identité du Témoin. Le vrai plan d’Olivia est donc de tuer Cassandra en 2007, pour tout annuler. Vu comme ça… C’est un sacré cliffhanger ! Ramse redevient donc le traître, mais c’est toujours fait avec beaucoup de classe et de logique. J’aime beaucoup l’idée.
L’épisode revient également sur le destin de Deacon et j’en suis ravi ! Je le pensais mort en fin de saison 2, mais je suis revenu sur cette idée assez vite : après tout on ne l’avait pas vu mourir. C’est effectivement le cas puisqu’il n’est pas mort, mais guéri par le même personnage qui semblait vouloir aider Cassie dans l’épisode 2. Il l’abandonne donc avec… son père. Reste à savoir si c’est une hallucination.
La série confirme que tout ceci se déroule bien en 2163 et que Deacon aura son rôle à jouer dans le schéma global des événements. J’ai trouvé ces moments avec Deacon un peu long, mais heureusement, j’ai appris à apprécier le personnage en saison 2. Bref, Deacon se soigne peu à peu et est abandonné dans son coin pendant des jours et des jours.
Il est torturé par sa solitude lui aussi, mais décide de prendre les choses en main. Il demande donc un moyen de quitter sa cellule et l’obtient. Sans trop de surprise, il est envoyé libérer Cassie.
L’épisode débute sur l’enfance de James et Ramse, me rappelant que l’un est plus vieux que l’autre et suggérant que le passé aura son impact sur le futur.
En 2007, James et Ramse sont de retour à l’Emerson Hotel. Cela faisait un moment dis donc. James a toujours ses doutes concernant Olivia, surtout que Jennifer lui avait clairement demandé de ne pas retourner dans le temps. Ramse joue sur les mots et ne lui ment pas en affirmant qu’Olivia veut la même chose qu’eux, mais bon.
Leur plan est assez clair : ils braquent les armes du père de Deacon, qui n’a que 4 ans en 2007. Ils se donnent RDV à l’hôtel en cas de problème et sont effectivement séparés. Ramse se débrouille donc pour être séparé de lui et se rendre à l’hôpital, où il fait appeler Cassie aux urgences pour la tuer.
Bon, il n’est pas trop doué et tue la mauvaise blonde à queue de cheval. C’est terrifiant.
Il rentre à l’Emerson sans avoir réussi à tuer Cassie et suggère à Cole de chercher à voir Cassie. Elle ne le connaît pas encore, mais lui sait très bien qui elle est. Ils se séparent de nouveau, Ramse faisant semblant de continuer la mission.
En fait, James le piège bien évidemment – ce dont je me doutais sans être totalement sûr. James confronte donc son frère et n’aime pas trop l’idée de se voir trahi par sa famille. Ramse lui avoue donc toute la vérité et lui demande de comprendre l’image générale, et pas seulement les pièces du puzzle.
James refuse de comprendre l’évidence et se fait finalement tirer dessus par Ramse, qui s’enfuit.
Malheureusement, la course poursuite qui suit se termine par un James forcé de tirer sur Ramse. J’ai déjà détesté le deuxième épisode qui voyait Sam mourir, mais là, franchement, je suis dégouté. Il fallait bien qu’il finisse par mourir et il a largement fait son temps, mais je suis dégouté. Ramse restera mon personnage préféré dans cette série. Finalement, même sa mort lui rend justice puisqu’elle est un suicide suite à la mort de son fils et à l’échec de sa mission. Il sait que son temps est venu et qu’il sera toujours en désaccord avec son frère, alors il laisse tomber. J’ai beau détesté le fait qu’il soit mort, il ne pouvait pas mourir autrement.
Pendant ce temps (si l’on peut dire) en 2046, Jennifer n’arrive pas à dormir comme il faut et dessine tout un tas de choses, notamment un homme en train de mourir dont elle ignore l’identité, mais qui pourrait être Deacon.
Dans ses cauchemars, elle voit en boucle un massacre, avec la tête de Cassie ensanglantée, a priori. Elle s’en prend donc à Olivia pour savoir la vérité, mais ce n’est pas évident de briser Olivia pour avoir la vérité. Jennifer est beaucoup trop forte cependant et comprend rapidement qu’Olivia n’a pas dit tout ce qu’elle savait puisqu’elle a gardé pour elle l’existence de la carte du témoin.
James revient en 2046 et décide de tuer Olivia. Jennifer tente de l’en empêcher, mais Olivia a plus d’un tour dans son sac et lui révèle qu’il a besoin d’elle pour retrouver le Témoin. De toute manière, ils sont interrompus par une alarme indiquant que la machine se met en route.
En 2163, Deacon aide en effet Cassie à se libérer et lui apprend qu’ils sont… en 2047. Cela tombe bien, quand même. Ils sont toujours soutenus par le même homme qui défie l’homme pâle avec ses mensonges. Cassie et Deacon parviennent de justesse à s’échapper de Titan avant que la ville ne disparaisse.
L’homme pâle a enfin un rôle un peu plus intéressant dans cet épisode alors qu’il faisait presque de la figuration depuis trois épisodes. Il s’inquiète du sort d’Olivia pour la première fois à l’écran. Peu importe cependant, l’intérêt de cette intrigue réside dans le fait qu’en 2047, l’institut est détruit. Cassie et Deacon se retrouvent donc coincés dans cette période de temps, mais le dessin d’un papillon rassure Cassie et leur donne une piste.
La piste ? Deux seringues qui leur permettent de rentrer à la maison en 2046. James et Cassie se retrouvent donc enfin et comprennent en un regard qu’ils savent l’un et l’autre pour leur fils. L’épisode prend aussi le temps d’un détour en 2007 où James change légèrement la destinée de Cassie puisqu’il lui parle, mais rien de fou.
Épisode 5 – Causality – 16/20 I was writing about the future in the past. #PrimaryProblem
James arrive à convaincre Cassie que la meilleure chose à faire pour se protéger eux et leur fils est de ne pas révéler la vérité sur l’identité du témoin à Katarina. Bref, ils se refusent à tuer Cassie alors que ce serait une réponse simple à tous leur problème. C’est bien triste tout de même. Cassie confronte Olivia qui leur promet à elle et James que c’est Jennifer qui leur apportera la réponse.
Et effectivement, Jennifer a un tout nouveau plan pour l’équipe : voler et ramener le mot du Témoin avant que quiconque ne s’aperçoive que le futur l’a emprunté. J’ai adoré la manière totalement fun dont cela était introduit dans la série. C’est beaucoup trop drôle cette idée qu’ils ont d’intégrer la folie de Jennifer à la série, en revanche, c’est un peu étrange après Ramse. Je veux dire, ils ne laissent pas assez le temps à James de faire son deuil.
Du coup, c’est sans surprise qu’une fois en 1989 pour voler le mot du témoin, Deacon critique Ramse et permet à James de montrer un peu ses sentiments pour son frère. Ce n’est pas assez, mais c’est un début.
D’ailleurs, le retour de Deacon dans l’équipe est un peu décevant : c’est l’une des premières fois qu’on le voit vraiment voyager dans le temps et personne n’en fait un moment important. Son alchimie avec Jennifer semble s’être envolé dans cet épisode, et je ne comprends pas trop pourquoi.
Assez vite, le plan de Jennifer provoque quelques problèmes et réécrit une partie du passé d’Olivia. Le plan pour récupérer le mot était joli, mais pas tout à fait parfait. J’ai bien aimé voir Deacon, Jennifer, Cassie et Cole travailler ensemble à ce plan.
L’épisode voit enfin de vraies retrouvailles entre James et Cassie, cette dernière pouvant donc poser toutes les questions qu’elle voulait lui poser sur les deux années qu’ils ont perdues mais dont ils se souviennent malgré tout. Le vol du tableau apporte beaucoup d’humour à l’épisode, mais est une suite de contretemps et de paradoxes assez impressionnante.
Ainsi, la Jennifer de 4 ans, son père et Olivia se retrouvent tous les trois dans la même vente aux enchères que Jennifer et Deacon, occasionnant pas mal de problèmes, de quiproquos, de croisements, de bons gags. Il en va de même dans les stocks du musée avec deux gardiens ridicules et clichés, une Cassie qui perd tout et un homme de main d’Olivia qui est tué, alors qu’il n’aurait pas dû l’être.
Pourtant, tous ces petits détails ne semblent pas causer de changements majeurs dans la timeline… C’est un peu dommage, je trouve, car on avait là l’occasion de provoquer quelques petits remous temporels. Je comprends que l’épisode a voulu jouer sur l’humour – et c’était réussi – mais ça manque d’un peu de consistance, un problème qu’il n’avait plus en saison 2… et qui est en plus souligner par le titre de l’épisode. C’est bizarre.
Bon, Jennifer parvient finalement à récupérer le dessin du Témoin… et découvre l’identité du Témoin. Néanmoins, elle ne dit rien à personne et s’assure que cela n’apparaisse pas sur la photocopie qu’elle fait. Cassie et James comprennent qu’elle sait et qu’elle les protège. C’est bien joué. J’ai aimé voir Cassie et James stresser que tout soit révélé, mais j’aurais aimé une scène où ils parlent avec Jennifer. Ce sera pour le prochain épisode.
En parallèle de toute cette intrigue en 1989, en 2046, Hannah souhaiterait évacuer la base, ce qui paraît être un bon plan vu le futur qui l’attends en 2047. J’ai beaucoup aimé ces scènes qui développent enfin le personnage de Whitley. Cela fait deux ans qu’on le voit en arrière-plan et il était temps de le voir plus. Cependant, je ne sais pas quoi en penser non plus, parce qu’il a semblé donner des conseils de vie à Hannah digne d’un mauvais dragueur… puis draguer Katarina.
Enfin bon, peu importe à la fin : Katarina obtient les informations qu’elle voulait grâce aux photocopies de Jennifer, sans se douter de l’information énorme qu’il lui manque. Quant à Cassie et James, ils s’assurent que Cassie trouvera bien les seringues l’année suivante. C’est plutôt cool, mais il y a tellement de secrets et de paradoxes en simultanée que je suis impatient de voir vers où se dirige la série après cet épisode un peu indépendant, qui instaurait pourtant des intrigues importantes, notamment celle de la montre, omniprésente depuis la saison 1 mais jouant enfin son rôle…
Ou celle en 1953, où nous retrouvons Magdalena et le Témoin devenu petit garçon sous un chapiteau contenant tous les protagonistes importants des 12 singes. C’est un cliffhanger sympathique, mais je m’arrête là pour mon premier visionnage de la saison. Outch !
Épisode 6 – Nature – 15/20 This is that monkey bullshit again isn’t it ?
Tout commence en 1953 à l’Emerson Hotel en pleine période de Noël où un couple en pleine séance sadomaso a le droit à une petite visite d’un agent du FBI que l’on connaît trop bien et est obsédé par une certaine armée des 12 singes : Gale. Malgré cette fausse alerte, il reste bien sûr en alerte quand Cassie et Cole débarquent et ont besoin de son aide.
La période de Noël n’évoque pas que de bons souvenirs à cette pauvre Cassie. Gale a le droit à un cours rapide sur le Témoin et le document récupéré dans l’épisode 4, c’est sympathique et ça remet en contexte, avant un départ en mission bien amené. Bien sûr, Cassie culpabilise d’utiliser Gale qu’elle mènera au casse-pipe un peu plus tard dans sa vie (ou plus tôt dans la sienne ?).
La mission de la semaine est bien sentie : il s’agit de chercher à comprendre comment les singes recrutent leur armée ; et ils le font de la manière la plus logique. En récoltant les familles de victimes de tragédies. Cela permet à Cassie et Cole de repérer le recruteur et de lui tendre un piège.
Cassie se fait donc passer pour une femme en deuil, mais cela ne convainc pas trop le recruteur qui a la sympathie de venir avec un gamin, qui n’est autre que l’homme à la cicatrice quand il était enfin. Celui-ci repère donc le visage de Cassie dès 1953. Assez bonne actrice, Cassie se sert de sa douleur dans la relation qu’elle a avec Cole pour convaincre le recruteur, très empathique, qu’elle a sa place dans les 12 singes.
La voilà donc qui a l’opportunité de s’infiltrer dans le recrutement, qui nous ramène au cliffhanger de l’épisode précédent. Nous apprenons tout de même que Cassie voulait nommer son fils Athan (est-il jaune ?) et que Gale était au courant de sa mort en 1961 puisque les voyageurs lui expliquent ce qu’il va lui arriver. Bon, en même temps, ça se voyait qu’il était au courant, donc c’est une boucle temporelle bien gérée.
Bon, du coup, l’arrivée du témoin se fait devant Cole et Cassie qui comprennent tout de suite, en voyant Magdalena, qui il est. En même temps, il est tout de suite introduit comme tel. Ce n’est pas évident comme scène, puisque ses parents découvrent qu’il est utilisé pour recruter. Utilisé ? Oh, c’est un autre Primaire, tout simplement, et il est en connexion avec Jennifer, elle aussi perdue dans ses dessins (mais on y reviendra juste après).
Il désigne donc qui doit rejoindre les 12 monkeys en dessinant, mais dessine également la mort de Gale. Une fois qu’il a recruté une femme dans une tente pleine de futurs fidèles, le Témoin gaze tout le monde. Cassie continue d’y voir son fils quoiqu’il fasse, mais Cole ne perçoit qu’un meurtrier de masse. Voilà qui va les diviser pour le reste de la saison et nous éclaire un peu sur leur conversation des premiers épisodes.
Gale reçoit donc un dessin de sa mort et ne peut sauver tous les gens dans la tente. Cole et Cassie non plus, mais ils sont sauvés in extremis par une machine à remonter le temps qui les amène à l’endroit où réside le Témoin. Ils n’ont pas le temps d’explorer ce lieu car ils sont ramenés en 2046, avec la machine portative qui sert de cadeau de Noël à Jones.
En 2046 justement, Jones se lance dans le projet Charon dont elle tient à l’écart Deacon, évidemment intrigué et énervé. Enervé car il est aussi à l’écart du mot du témoin. Difficile de se sentir utile après tout ça. Pendant ce temps, Jennifer décide de ramener Terry la tortue de 2016 en 2046. Le paradoxe temporel qu’elle créé lui fait apercevoir le Témoin au beau milieu de la chambre. Complétement flippée, elle se confie à Deacon qui la rassure et lui conseille de parler à sa vision.
Voilà donc Jennifer qui se met à parler à la machine et avoir des visions d’une femme avec le masque du Témoin. Elle se retrouve coincée dans une vision peu sympathique, avec le crâne du virus, un serpent et une femme masquée égorgée. S’engouffrant dans la forêt rouge, elle est ensuite emmenée dans son cauchemar, où elle a des flashs de tellement de de choses à venir que ça fait peur de voir qu’ils ont tout prévu.
Elle se réveille d’un coup de son cauchemar, ou plutôt de sa transe, après avoir écrit sur le sol de son quartier. Elle comprend dans ses dessins qu’elle est supposée sauver un homme qui s’avère probablement être Gale ou Deacon. N’empêche que quand il voit ses dessins, Deacon comprend de nouveau qu’il est mis à l’écart. Il demande donc à Olivia quel est son rôle et elle le manipule encore et toujours.
C’était un bon épisode, comme toujours, mais il semblait surtout servir de transition cette fois encore ; comme le précédent. Dommage, mais pas mauvais, heureusement. Tous les épisodes ne peuvent pas atteindre un niveau exceptionnel non plus, ou c’est le fait de les enchaîner qui limite leur impact.
Épisode 7 – Nurture – 18/20 We don’t get the chance to change the past and keep the future.
L’introduction de l’épisode est un peu longue mais permet de bien mettre les choses en place cette fois : Jones prévoit d’envoyer tout le monde tuer le Témoin tant qu’ils le peuvent. La machine portative que Cole lui a ramenée n’a plus aucun secret pour elle et elle la maîtrise parfaitement, mettant au point une machine leur empêchant de l’utiliser. J’aime beaucoup cette combinaison mais je me demande quand même pourquoi ils ne l’ont jamais vu avant la saison 3, mais bon.
Cassie avoue à Cole qu’elle ne peut pas se résoudre à se rendre tuer son fils, ignorant que celui-ci est clairement habitué à dessiner son père en train de le braquer avec une arme. Cassie s’inquiète surtout que la mort du témoin signifie la mort de son couple et de tous les voyages temporels.
Jones, quant à elle, fait ce qu’elle fait de mieux : elle boit et écoute les doutes de Deacon, qui comprend assez bien que Cassie et Cole cachent quelque chose. Il semblerait même qu’il ait compris le secret qui les unit. Jones ne peut plus fermer les yeux sur ce cas.
C’est reparti pour 1953, cette fois avec Deacon, Jennifer et Cole. Jennifer est envoyée draguer un scientifique, pour obtenir l’accès au laboratoire. Cela fonctionne à la Jennifer, c’est très sympathique à voir. Grâce à cela, Cole peut fabriquer un bloqueur pour la machine temporelle. Le trio de voyageurs, également accompagné de Whitley (!), se rend donc à la poursuite du Témoin.
En parallèle, nous découvrons que le Témoin n’est pas si ravi que ça de sa situation. Il est protégé par un mentor, une sorte de grand-frère, qui cache certain de ses dessins aux 12 singes et se fait prendre. Le Témoin refuse donc de se rendre dans la tente où nous l’avons vu, mais Magdalena le force à le faire.
Un peu plus tard, les voilà qui reviennent à l’abri sous les yeux d’Hannah, Whitley, Cole, Deacon et Jennifer. Ceux-ci lancent l’assaut qui est évidemment sanglant, une fois les machines désactivées. Deacon tue les pauvres innocents qui voulaient juste aller voir la Forêt Rouge sous le nez de Jennifer. IL rate de justesse le Témoin, qui se retrouve nez à nez avec Jennfier. Grâce à leur capacité commune, les Primaires se parlent et Athan, qui s’appelle bien Athan d’après son « grand-frère », avoue à Jennifer qu’il pense qu’elle sera la meilleure d’entre eux plus tard.
Elle le laisse s’enfuir avec son « frère ». Ces deux derniers se retrouvent face à face avec Cole. Cole tire sans remords sur l’homme qui l’empêche d’accéder à son fils et comprend justement ce que Cassie lui disait depuis le début. C’est son fils, et il ne peut le tuer.
Deacon débarque et tente de tuer Athan, mais Cassie l’en empêche. Alors oui, finalement Cassie est là, mais elle a eu le droit à son temps d’épisode aussi.
En effet, pendant ce temps, en 2046, Cassie demande une faveur à Jones, un petit voyage temporel qu’elle souhaite d’abord lui refuser mais qu’elle lui accorde finalement, profitant de l’occasion pour enquêter sur le secret de Cassie. Il semble assez évident que Jones a compris pour le bébé.
Cassie est donc renvoyée en 1990 à l’Emerson où elle brûle sa page du mot du Témoin et fixe un rendez-vous, en tant qu’Amelia Morrison, avec… sa mère. Celle-ci est une brillante psychologue qui analyse le travail du Témoin assez rapidement. Le dessin de celui-ci est encore plus complexe que ce que nous avions pu voir jusqu’ici : il y a même des références aux grands musiciens et grands écrivains, ce qui est tout de même une bonne chose pour la complexité de la série. Elle révèle surtout que le Témoin déteste ce qu’il croit être vrai.
C’est fou tout ce qu’on peut découvrir à partir de l’écriture et du langage corporel. Grand-mère Raily comprend assez rapidement que « Amelia » est en train de lui mentir et lui fait avouer que le document est rédigé par son fils. Les scènes entre la mère et la fille sont très touchantes, travaillant le côté maternel de Cassie. Cette dernière parvient à convaincre sa mère d’emmener sa fille au musée et se créé un souvenir supplémentaire avec sa mère, un moment d’amour tout mignon. En plus, sa mère dit bien à Cassie/Amelia qu’elle la reconnaît sans savoir d’où, ce qui est quand même un joli message.
Les derniers mots pour sa fille sont clairs : n’abandonne jamais la famille. Du coup, Cassie décide de sauver son fils. Oui, mais de retour en 2046, elle tombe sur une Katarina qui bien sûr sait tout de sa grossesse.
Oups. Jones a eu la bonne idée de remonter le temps le soir où Cole a tué Ramse, découvrant toute la vérité. C’est une merveilleuse idée et il était largement temps qu’on en finisse avec ce secret – même si paradoxalement, ce n’est donc que le début. Jones s’enferme avec Cassie dans la salle de conférence, oubliant juste un détail : la machine à remonter le temps portative qui s’y trouve. Hop, Cassie retourne en 1953 sans la moindre difficulté.
Là-bas, elle est confrontée à une Magdalena dont la machine est en panne. Le combat entre les deux est violent, puisque Magdalena se prend pour la mère du Témoin. C’était bien foutu et Cassie parvient à tuer Magdalena grâce à la machine qui se réactive. C’est très jouissif à voir.
Cassie se rend ensuite directement dans la chambre d’Athan sans tomber sur personne, parce qu’elle est très forte et tire sur Deacon qui s’apprêtait à tuer son fils, en connaissance de cause. Oh. La série est assez claire cette fois et amène à une confrontation Jones/Deacon VS Cassie/James, en plus de tout le reste. Une confrontation ? Oui, et celle-ci est scellée par la quasi-mort d’Hannah, blessée au combat pendant l’assaut ; assaut finalement inutile puisque James s’est refusé à tuer son fils.
Quant à Jennifer et Whitley, ils se retrouvent entre deux feux. Jennifer a toutes les infos et l’envie d’aider le couple, Whitley ignore tout et ne peut se résoudre à tuer Cassie et Cole. Le couple synchronise ses machines et disparaît dans le temps. Le Témoin ? Emmené loin de tout ça par son « frère ».
Le cliffhanger nous révèle une Jones passablement énervée, mettant tout ce qu’il s’est produit sur le dos de Cassie et Cole, ne voyant pas qu’elle est elle-même responsable de l’ensemble des choses, y compris le virus, avec son obsession de voyager dans le temps. Ce serait pas mal si quelqu’un se motivait à aller tuer son passé, histoire qu’on boucle la série.
Quant aux titres de cet épisode et du précédent, c’est amusant, car ils sont en fait inversés : cet épisode se centrait sur la nature innée du fils de Cassie et de Cole alors que le précédent était plutôt centré sur ses acquis et la manipulation des 12 singes.
Épisode 8 – Masks – 16/20 Why not return, Sebastian, to 1987, 1930, 1976, anywhere – anywhen – but here ?
Londres, 1879. Ces scénaristes sont-ils seulement sérieux ? On ne peut même pas savoir quand quelqu’un se ramène du futur puisqu’il n’y a pas d’électricité. La série se réécrit de nouveau avec cette introduction qui voit le personnage de Sebastian soigner celui de… Athan ! Le témoin est devenu un jeune homme à l’accent anglais coincé dans le passé par un Sebastian inquiet pour sa survie et son futur.
Athan a également toujours des visions de Primaire qui le dérangent de plus en plus. Sebastian lui conseille ainsi de se mettre à écrire et dessiner. Devinez qui nous fait le mot du témoin avec de jolies visions du passé… et une de la mort de Sebastian en 1899 ? Comme c’est triste.
En 1945, Deacon et Hannah poursuivent la mission grâce aux dessins de Jennifer. Ils sont confrontés à Cassie et Cole qui n’apprécient pas de les retrouver sur leur chemin et les mettent bien misérables beaucoup trop rapidement, maîtrisant la machine à merveille. Il faut dire qu’en fait, cela fait un moment que ça dure : la série nous a fait, ironiquement, une ellipse temporelle, pour ne pas avoir à découvrir comment ils galéraient avec la machine. C’est dommage, j’aurais aimé voir ces épisodes de leur vie, qui auraient pu être les trois épisodes manquant à cette saison.
En 2046, Jones n’aime pas trop être baladée et compte sur l’aide d’Olivia pour y voir plus clair. Elle la libère carrément de sa cage, malgré la désapprobation de Jennifer, qui tente aussi de raisonner Deacon. Olivia est bien sûr capable de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin : elle leur révèle que Cole et Cassie retournent sur des lieux et à des époques déjà visités, mais aussi que Jennifer est en train de les mener en bateau.
Malheureusement, elle a raison : Jennifer utilise sa tortue pour faire une diversion avec un paradoxe temporel au beau milieu de la base et remonte le temps en 1899 où elle espère bien retrouver ses amis. Elle protège en effet Cassie et Cole depuis le début, comme prévu.
En 1899, le couple passe du bon temps à Londres malgré sa propre mission de retrouver Athan. Cela leur permet de réapprendre à s’aimer tout en découvrant comment danser la valse. Pour survivre, ils se retrouvent forcer de voler les riches londoniens, une idée qui leur est venu de pauvres gamins ayant tenté de voler Cole.
Si cette infiltration dans le passé est intéressante, ils commencent à remonter trop loin en arrière pour que les voyages soient tout à fait possible niveau adaptation et survie. Bon, ils réussissent à se débrouiller pour intégrer un bal dans lequel ils espèrent retrouver Athan. À la place, ils tombent sur Sebastian qui leur révèle être aussi à la recherche du Témoin. Et ils ne sont pas les seuls.
Deacon sort de l’ombre, accompagné d’Hannah et de Jones. Katarina n’est pas trop ravie d’être confrontée à James, dont elle regrette la trahison. Elle lui dit qu’elle le voyait comme son fils et qu’ils auraient pu travailler ensemble, mais elle tente aussi de le convaincre de tuer Athan. Ce n’est pas trop l’idée de Cole, bizarrement.
Jennifer débarque au bal et fait diversion avec des feux d’artifice bien marrants, permettant à Cassie et Cole de s’enfuir avec Sebastian. Celui-ci leur révèle le passé de son fils et son intention de faire le bien, mais aussi une adresse où trouver les réponses. Il comprend ensuite les mots du témoin qui avait prédit sa mort de manière métaphorique, « deux sous pour un pauvre ». Oui, ou plutôt deux balles pour un servant.
C’est Katarina et Deacon qui tuent Sebastian, puisque ce dernier les empêche de mettre la main sur Cole et Cassie, qu’ils veulent tuer. Pauvre Sebastian, il aura eu un rôle de merde toute sa vie !
De son côté, Jennifer est embarquée en 2046 où elle est enfermée dans la cage d’Olivia. C’est du grand n’importe quoi, elle est toujours censée avoir ses filles quand même. Je ne comprends pas bien comme elles peuvent laisser ça arriver. Olivia vient bien sûr narguer Jennifer, le duo se cherchant des poux depuis le début de la saison. Elle laisse à Jennifer de quoi dessiner au moins.
La fin d’épisode voit Athan découvrir le cadavre de Sebastien, révélant qu’il était au bal masqué depuis le début. Pendant ce temps, Cassie et Cole découvrent l’une des adresses où leur fils a vécu, une pièce ressemblant fort à la chambre vu en début de saison.
Épisode 9 – Thief – 18/20 My days are spent living amongst ghosts.
Quelques secondes après la fin de l’épisode précédent, Cassie et James continuent leur exploration de la maison de leur fils, trouvant des objets d’un peu toutes les époques et un journal racontant les différents lieux et époques qu’il traverse.
Peu convaincu par le casting d’Athan, je le suis beaucoup plus par sa réintroduction en tant qu’adulte dans la série. Si quelques semaines à peine ont passé pour Cassie et James, leur fils est en effet désormais un homme déjà bien vieux. Pourquoi pas, mais il est peu crédible qu’ils ne cherchent pas à retrouver sa trace plus jeune pour profiter de lui et l’élever correctement.
Quoiqu’il en soit, Athan se trimballe avec son ipod en 1940, écoutant du Iggy Pop et prévoyant la mort de toutes les personnes auxquelles il parle. Le montage initial de l’épisode nous le montre donc se baladant dans le temps, à quelques dates clés et autres lieux insignifiants ; tout en embarquant malgré elle, Jennifer dans ses visions. La belle vie, franchement. Enfin, jusqu’à ce que sa machine tombe en panne en 1891. Pour la faire réparer, il demande à un horloger de reproduire la pièce de la machine qui déconne. Malheureusement pour lui, il se la fait voler.
La voleuse est une bien jolie femme portant un masque, mais il la retrouve dans un hôpital. Il est assez clair qu’il va en tomber amoureux, et c’est sans surprise qu’il retourne la voir une semaine plus tard ; alors qu’il est toujours coincé en 1891. Malheureusement, elle est malade et s’effondre devant lui. Il décide de ramener Eliza chez lui pour la soigner rapidement de son infection. Cette fois, les scénaristes s’en tirent mieux avec le vieil anglais. Oh, bien sûr, je doute qu’on ne soit vraiment dans un parler très 1891, mais au moins ils s’amusent à compliquer les tournures de phrases et le vocabulaire.
Bien sûr, Athan est complétement amoureux d’Eliza, et leur romance est vraiment sympa. Ses parents lisent tout ça dans son journal et en sont tout ému. Bon, cependant, un futur méchant amoureux de la seule femme dont il n’arrive pas à prédire la mort… On sait ce qu’il en est, non ? Il y a de fortes chances qu’elle meure et que fou d’amour, il la venge en détruisant le monde.
Avec le journal, ils découvrent surtout que Cole a déjà rencontré son fils il y a bien longtemps, avant de commencer à voyager dans le temps. Son fils s’est en effet arrangé pour lui parler et avoir une conversation bien philosophique sur la vie. C’est beau.
En lisant le journal, Cassie et James découvrent qu’alors qu’il se préparait à lui dire toute la vérité, Eliza s’est fait trancher la gorge par les hommes qu’elle volait pour soigner ses patients. Il était trop tard pour la sauver, en tout cas sans sa machine. Par chance, l’horloger a depuis longtemps la pièce dont il a besoin pour réparer la machine.
Hop, Athan créé un paradoxe et sauve Eliza. Celle-ci met un certain temps à digérer l’information, mais finit par lui demander de détruire la machine, en gros, car elle ne veut pas qu’il joue à nouveau avec le temps. Drôle de manière de le remercier d’avoir abandonné l’idée de l’enterrer avec du jasmin et de la lavande (dis donc, c’est comme si tout était lié !).
Le problème, c’est qu’Eliza meure quand même un peu plus tard dans la nuit. Il tente de la sauver à nouveau, et à nouveau, et à nouveau. 607 fois. Le seul problème dans cette jolie histoire d’amour, c’est que ça veut dire qu’on a 606 Athan dans la même boucle temporelle ? On ne sait pas bien ce qu’ils deviennent à chaque fois qu’il remonte le temps, mais bon.
Cassie découvre alors qu’elle a rencontré elle aussi son fils : il est venu la voir lorsqu’elle a perdu son premier patient, se faisant passer pour un docteur et discutant avec elle du cas d’Eliza. C’est Cassie qui lui a appris sa vision de la vie qui est de se battre contre la montre pour garder en vie un peu plus longtemps ses patients. Il a alors compris qu’il devait devenir le monstre qu’il craignait devenir.
Finalement, ni Cole ni Cassie n’auront réussi à être de bons parents pour lui, lui conseillant l’un et l’autre de devenir ce qu’il est aujourd’hui : un homme qui veut briser le temps pour retrouver l’amour de sa vie et vivre pour toujours avec. C’est une jolie mythologie pour la série.
Et sinon, en 2046, Jennifer continue de dessiner et dessiner, annonçant à Jones qu’elle dessine désormais la fin de l’histoire. Grâce à un petit coup de pouce de son passé et de son futur, Jennifer comprend que le mausolée où elle doit sauver l’homme mourant est dans son présent. Malheureusement, elle est emprisonnée et comprend que pour s’échapper, elle doit s’automutiler.
Cela fonctionne bien vite, puisque Deacon ne supporte pas de la voir se blesser. C’est marrant, je les shippais beaucoup la semaine dernière et cette saison les a éloignés.
En 2046 ? Et non ! Nous sommes désormais en 2047. Deacon accepte de renvoyer Jennifer chez elle. Katarina est totalement déprimée par la douleur de Jennifer et ce nouvel échec. Elle comprend, avec Olivia pour le lui rappeler, que tout commence avec elle et qu’elle peut en finir.
Oui, en finir, car c’est la fin, ou au moins la fin de la saison : Cassie et James rencontrent enfin leur fils à l’enterrement d’Eliza. Je reste un peu déçu des 606 paradoxes et Athan dont on ne sait rien et qui cassent un peu la perfection de cette intrigue de fond, mais cet épisode apportait tout de même la majorité des questions soulevées par la série. Du coup, je trouve qu’on pourrait tout à fait avoir une fin de série dans le prochain et je suis pressé de voir ce qu’ils vont nous pondre pour relancer la série. Ce n’est pas sans me rappeler Haven qui avait dû elle aussi ruser après avoir donné toutes ses réponses un peu trop vite.
Épisode 10 – Witness – 20/20 The Witness shall never return
La série s’amuse avec nous et débute à Londres en 2017. De toute évidence, le virus n’a pas commencé, et deux enfants se retrouvent à se balader dans un cimetière, à la recherche d’un fantôme. Bien sûr, le mausolée étant celui de Jennifer, c’est sans surprise qu’ils tombent en fait sur elle, en train d’attendre la venue d’un homme mourant, le fameux. Et justement, les lumières se mettent à vaciller…
En 1891, James et Cassie rencontrent donc Athan qui leur déclare que c’est la fin. Et effectivement, il leur en veut tellement des interactions qu’il a eu avec eux qu’il est prêt à les tuer. De toute manière, ils ne valent pas grand-chose à ses yeux, puisqu’ils n’ont de parents que les liens biologiques. Préparés à cette éventualité, James et Cassie synchronisent leurs machines avec lui et le téléportent sur le marché londonien.
Après une rapide course poursuite, ils finissent en plein Blitz où Athan retrouve sa mère et lance le processus d’autodestruction de sa machine. Cole n’a d’autres choix que de perdre la trace d’Athan pour sauver Cassie.
En 2047, les scientifiques continuent de tracer Cassie et James. Quand la machine de celle-ci est détruite, ils perdent tout espoir de retrouver le couple… En théorie. En pratique, Olivia leur fait comprendre qu’ils l’ont évidemment ramené à la maison.
Effectivement, James et Cassie ont réussi à piéger Athan et le ramener le 26 décembre 1956, juste après la destruction de leur passé. Bizarrement, Athan finit par supplier son père de le tuer après une rapide conversation avec sa mère, lui rappelant qu’il est maître de son destin et de ses choix.
Pour aider à localiser l’époque où se trouve Athan, Olivia demande à boire du thé de feuilles rouges pour parler avec le témoin du futur. Elle découvre donc l’époque où se trouvent James, Cassie et Athan ; ce dernier avertissant ses parents de ce qui est en train de se préparer. Olivia voit également autre chose, un témoin masqué lui montrant son visage, que nous ne voyons pas.
Jones n’a pas spécialement envie de parler et tire à vue sur la maison, épargnant miraculeusement les trois occupants de celle-ci. Les quelques filles avec elle meurent, tués par des hommes de Titan qui, comme par hasard, est arrivé à son tour sur les lieux. La prise de tête est énorme, mais ne fait que commencer.
Cassie supplie finalement Jones de ne pas tuer son fils quand ils se retrouvent confrontés. Elle prend même Hannah en joue pour tenter de convaincre Katarina, mais rien n’y fait. Celle-ci est persuadée d’avoir raison – et elle a bien sûr tort. Elle tire sur Athan à qui James avait finalement mis la machine pour qu’il puisse se rendre à un endroit sûr pour lui ; alors même que leur fils a tenté de les tuer et voulait rejoindre Titan. Ah, l’amour familial.
Le problème, c’est que quand Jones tire, elle détraque la machine et il disparaît ; mais on ne sait pas s’il meurt ou non. Tout le monde pense en tout cas que si et Hannah s’en prend à sa mère quand elle découvre qu’ils sont toujours là et non pas effacés comme tous le pensaient si le Témoin devait mourir.
Katarina renvoie Hannah dans le temps et il est temps pour la série de nous retourner le cerveau avec son ultime pirouette de la saison. Les hommes de Titan appellent Cassandra et lui demandent de sortir : ils sont menés par l’homme qui l’a aidé à s’échapper.
Amenés dans la salle du commandement, Katarina, James et Cassie découvrent qu’ils se sont fait manipuler depuis le début par… Olivia, évidemment. Celle-ci tue l’homme à la cicatrice/l’homme pâle qui n’aura décidément servi à rien cette saison.
Grâce à un flashback, nous découvrons qu’Olivia avait son plan depuis le début, ce qui ne peut pas être surprenant. J’étais du côté de Jennifer quand elle voulait la garder enfermée et clairement, c’était la meilleure des idées. Deacon s’en est souvenu lui aussi, mais un chouilla trop tard. Il s’est fait maîtriser en quelques secondes par Olivia, qui a ensuite tiré sur l’un des scientifiques et tué quelques-unes des Filles, toutes là pour mourir je crois.
Olivia s’est fait passer pour le Témoin à Titan, histoire de mieux tuer son frère qui s’est fait avoir comme une merde. Ce flashback était un peu long, mais assez jouissif et se conclue par l’affirmation que le Témoin est mort à cause de l’autodestruction de sa machine provoquée par Jones. Je n’y croyais pas une seconde, l’imaginant probablement en 2017 avec Jennifer, mais il faudra attendre le cliffhanger pour le savoir.
Le but d’Olivia était, depuis le début, de tuer le Témoin pour prendre sa place. Ramse, Sam, Katarina, James, Cassie… Ils étaient tous des pions pour elle et elle n’hésite pas à tuer Katarina en lui plantant un couteau dans le ventre.
Bien évidemment, Athan est retourné à Londres dans le mausolée où l’attendait Jennifer et qui n’était autre que celui d’Eliza, une pièce du puzzle que j’avais également. Là, la série s’amuse à nous montrer la guérison express d’Athan grâce à Jennifer aux petits soins et lui disant d’accélérer le processus : comme il est un Primaire, il expérimente le temps différemment.
Remis sur pied, il décide de se rendre à Titan à nouveau et tuer tout le monde, sauf ses parents et Katarina, dont il sauve les vies. Il décide de se sacrifier pour eux, les laissant fuir Titan et offrant avant tout à sa mère la montre d’Eliza qu’il a toujours sur lui. Oui, mais elle aussi en possède une dans son autre poche. Elle créé donc un paradoxe pour survivre sans être poursuivie.
Athan n’est toutefois pas tué, il reste le Témoin. Il doit encore se confronter à Olivia à qui il apprend qu’il vient de comprendre qu’elle était le Témoin depuis le début. Oui, bien sûr qu’il est témoin de tout, mais il n’empêche que c’est elle qui est le monstre horrible et sans amour à la fin des temps. C’est une chouette pirouette scénaristique. Autant je m’attendais à la voir trahir tout le monde en 2047, autant je ne pensais pas qu’elle serait aussi importante du côté de cette intrigue. Je me suis fait balader comme un bleu et Olivia a égorgé Athan à son tour. Triste.
Les cinq dernières minutes de la série ne nous laissent pas le temps de nous poser non plus. Nous repartons en 2018, à Londres, où le virus a éclaté. Le message d’apaisement de Cassie est diffusé largement. Jennifer apprend d’Athan, juste avant qu’il ne retourne à Titan, qu’elle est celle qui devra tous les guider. De retour à la base, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie comprennent qu’ils doivent fuir. Maintenant qu’Olivia est révélée être le Témoin, elle veut les tuer avant de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge.
Et comme on ne pouvait pas se contenter de ce cliffhanger où nos héros sont laissés sans machine, la série se permet un dernier détour par 2015 où le père de James lui raconte une histoire avec des singes et lui lit celle du serpent qui se mord la queue. Oh, bien évidemment, il n’a pas écrit cette histoire… Non, non, c’est la mère de Cole qui l’a écrit. Le truc, c’est que cette histoire, c’est celle qui obsède tant Jennifer… Et dire que James pense ne pas connaître sa mère, il ne va pas être déçu du voyage, car c’est sa mère qui vient de sauver la vie de son fils, finalement.
La prise de tête ne fait que commencer – et en plus, il y a fort fort longtemps, j’avais envisagé un lien de parenté entre James et Jennifer. Ah putain, vivement la saison 4 !
EN BREF – Cette saison 3 se dévore et a su exploiter à merveille le terrain fertile qu’elle avait à explorer suite à la saison 2. Tout se passe très vite et les trois épisodes disparus au sein de cette saison n’aurait pas forcément été de trop. J’ai en tout cas aimé la manière dont les épisodes étaient liés pour être diffusés ensemble, même si j’ai respecté un ordre de visionnage légèrement différent (cinq et cinq).
Dans l’ensemble, et malgré un léger coup de mou en milieu de saison, on sent que le rythme est travaillé pour être haletant et ne pas laisser le temps de trop théoriser. Sans cela, certaines surprises auraient le temps d’être prophétisées. Finalement, les différentes théories qui me passent parfois par la tête et que je juge extravagantes se révèlent parfois tout à fait juste et c’est assez marrant à voir. Il me reste quelques petits angles morts qui me dérangent dans les paradoxes temporels, avec parfois des moments où ça ne tient pas mais où les problèmes sont ignorés au profit de l’histoire. Cette saison, c’était surtout le cas avec Athan et Eliza, parce que qu’il remonte le temps 600 fois et quelques, c’est bien, mais il doit en créer des paradoxes à force, s’il ne s’autodétruit pas. Il n’empêche qu’à l’inverse, il y a d’autres intrigues qui sont rondement menées pour ne pas laisser trop de pistes ouvertes, notamment celle de Gabe.
Dans tous ces cas de figure, la série est hyper agréable à regarder et possède une superbe mythologie ; le témoin aura réussi à me surprendre et le cliffhanger final donne envie de se replonger au plus vite dans les aventures de James et Cassie. La saison 4 va se faire attendre, clairement…
SPOILER ALERT : Cet article parle de la première mi-saison 3 de FTWD. Les spoilers, avec des révélations sur l’épisode 8 diffusé en juillet dernier, sont soulignés dans l’article. À vos risques et périls si vous n’êtes pas à jour.
Salut les sériephiles !
Comme je consacre mes lundis aux statistiques de la semaine, je me vois contraint de vous parler dès aujourd’hui de la reprise de Fear the Walking Dead qui se fera demain et que je préfère de loin à sa maman The Walking Dead.
Je sais que beaucoup ont lâché l’affaire pendant la saison 1 qui était lente et n’était ni une vraie série de zombies, ni une production capable de répondre à nos questions sur l’origine du virus – réponses que nous n’aurons probablement jamais de toute manière. Pourtant, la série a l’avantage de proposer des histoires vraiment originales et une extension de l’univers plutôt réussie, si on se donne la peine de passer ses six premiers épisodes.
En effet, contrairement à la série-mère, FTWD n’est pas cantonnée à la série de comics. Je trouve que The Walking Dead est souvent trop caricaturale à vouloir coller aux comics (l’apparition de Rosita, Abraham et Eugene, par exemple, ou le personnage de Michonne) et qu’elle limite ses surprises à reprendre la même intrigue (en changeant simplement l’identité des morts).
Quitte à faire une réécriture de la bande-dessinée, j’aurais préféré qu’on s’éloigne directement de celle-ci en suivant un autre groupe. Là, ça finit par être un méli-mélo sans nom – et j’ai abandonné les comics pour ne pas me spoiler la série déjà bien chiante, mais plus facile à suivre (bouuuuh). De toute manière, j’avais commencé par la série.
À l’inverse, FTWD n’a pas à gérer les stéréotypes de la bande-dessinée. Elle est toutefois tombée dans le travers de la caricature elle aussi, avec des personnages très prévisibles pour une production américaine, comme Madison ou Alicia. Il n’empêche que j’aime beaucoup le casting et les personnages d’Alicia, Nick, Ophelia, Luciana et désormais Troy, très chiant mais assez jouissif dans l’instabilité qu’il apporte à la série. Et oui, Troy est assez clairement celui qui a accéléré les combats entre Jeremiah et Walker, menant à la mort de son père. Pour l’instant, Madison le gère… mais pour combien de temps ?
Oui, la série peut surprendre car je n’en attends rien de particulier, contrairement à Walking Dead qui se force à suivre de loin les comics (qui sont meilleurs qu’elle, en plus). Le début de saison 3 m’avait surpris très positivement, avec un double épisode d’ouverture plein d’action et meurtrier, puis avec une intrigue osée sur les Amérindiens.
Les scénaristes sont allés jusqu’à donner raison à ceux-ci et tuer l’américain caricatural qu’était Jeremiah : blanc, raciste, possessif et plein de pouvoir. Il est passé de personnage calme et protecteur à gros connard ayant laissé Ophelia pour morte et possédé des terres qui ne lui appartiennent pas.
La réflexion politique derrière la série est hyper intéressante sans être complexe, critiquant assez ouvertement la domination blanche et raciste… Tiens, ça ne rappellerait pas l’actualité ?
Si Walking Dead verse elle aussi dans la géopolitique depuis quelques temps, elle ne peut le faire avec autant d’actualité et de réussite que Fear, parce que les comics sont sortis il y a déjà bien longtemps. Autrement dit, Feara pour elle beaucoup d’éléments que TWD n’a pas : des personnages de télévision, une intrigue originale, l’actualité et une réflexion politique. Pas étonnant que je sois bien plus impatient de la retrouver, malgré les défauts habituels de lenteur sur certaines intrigues.
Vivement demain, pour savoir ce qu’il advient de Madison et ses gosses, mais aussi de Strand, de Victor (les deux s’étant séparés en arrivant à l’hôtel où Ophelia n’était pas) ou, qui sait, de Luciana, s’étant enfuie à cause du racisme de Jeremiah.
Synopsis : Après une saison 2 centrée sur un long détour au Mexique, les perspectives pour la saison 3 semblait être un retour au États-Unis. Seulement, les choses ne sont jamais aussi simples : Nick et Luciana tombent sur plus forts qu’eux à la frontière, Ofelia s’est elle aussi fait tirer dessus à son arrivée et Madison, Alicia et Travis n’ont aucune idée de ce qui les attend lors de leur voyage vers le Nord après s’être fait exiler de l’hôtel.
Ci-dessous, mon avis sur la saison, épisode après épisode.
Pour commencer, j’attendais hyper impatiemment cette saison 3, surtout pour retrouver Alycia Debnam Carrey, il faut bien l’avouer, mais aussi parce que j’avais bien aimé la saison 2. Certes la série connaît quelques longueurs, comme The Walking Deadd’ailleurs, mais je trouve que les personnages sont plus attachants que dans la série-mère. C’est peut-être aussi que je ne suis absolument pas spoilé par les comics en ce qui concerne ces personnages et que s’ils sont assez caricaturaux, ce ne sont pas des caricatures de bande-dessinées à la Michonne, Abraham ou Rosita.
Du coup, j’avais prévu de me jeter sur les premiers épisodes lors de leur diffusion hier, mais après pas mal de péripéties dimanche et un lundi bien chargé, je commence la saison en retard. Pas grave, je vous promets que ça ne va pas m’empêcher d’être à fond dedans pour critiquer, aussi positivement que négativement.
Avant toute chose, je commence même cet article par la critique d’un épisode 0 qui est une micro-websérie. Et oui, comme l’an dernier, l’entre saison a été riche avec une saison complète (et très inégale) de The Walking Dead et la diffusion d’une micro-websérie, histoire de patienter.
Bonne lecture (et âme sensible, s’abstenir, c’est une série gore, je vous rappelle) !
Note moyenne de la saison : 16/20
Épisode 0 – Passage – 13/20 Please, I’ll die alone.
Cet épisode bonus pour le web nous propose 12 minutes de zombies, une histoire détachée mais qui aura probablement des liens avec la saison 3. Un amuse-gueule, une mise en bouche, des scènes ultra courts introduisant une nouvelle intrigue.
Et une intrigue pas bien folle, à la fois précipitée (logique vu le format) et possédant malgré tout des longueurs dans le dialogue, allez comprendre. Il est question de deux nanas faisant alliance dans le désert américain pour se rendre à Mexico.
Elles retrouvent en chemin le frère de l’une d’elle, Gaby. Seulement, il protège l’entrée d’une voie sécurisée et refuse que Sierra y entre. Du coup, ça se bat, Sierra a le dessus car elle est présentée dès le départ comme la Michonne du coin (franchement, ce n’est pas très inspiré dans la construction du personnage). Les choses s’accélèrent vite, avec une explosion puis une course poursuite. Gaby fait confiance un temps à son frère, mais décide finalement de s’en prendre à lui, allant jusqu’à le poignarder. Un comble, alors qu’elle n’arrivait même pas à tuer un misérable zombie.
Quelques jumpscares plus tard, Gaby et Michelle parviennent à sortir du tunnel… et c’est tout ? Sierra a un bracelet qui aura sûrement son importance. Voilà, voilà.
Plus encore que l’an dernier, ce webisode a du mal à introduire une histoire passionnante. Toutefois, les personnages pourraient être cool à suivre sur du long terme. Cela dit, si c’est pour faire comme l’an dernier, ça ne sert pas à grand-chose d’espérer quoique ce soit…
Épisode 1 – Eye of the Beholder – 18/20 You love his life more than yours?
30 secondes de résumé suffisent à faire le point sur la saison passée, mais ce « Previously on AMC Fear the Walking Dead » m’avait manqué. La saison prend le parti d’une ellipse temporelle : Madi, Travis et Alicia se retrouvent directement dans de sales draps, pris en otage par un groupe militaire qui les sépare. Bien. Cela nous ouvre tout de suite de nombreuses perspectives intéressantes qui n’étaient pas du tout là en saison 2. Bien sûr, Travis est fait prisonnier dans la même cellule que Nick et Luciana, ce que j’ai adoré. Oui, l’ambiance de ce début de saison est intrigante et je me suis tout de suite plu à revenir dans cet univers.
Madi et Alicia sont mises de côté et rencontrent ainsi Troy, lourdement introduit par quelques plans dès la première scène. Bien sûr, on retombe assez vite dans les longueurs caractéristiques de la franchise et la présence de Troy dans la même pièce qu’Alicia fait aussitôt apparaître des tensions sexuelles bizarres, mais ça n’empêche que les mystères derrière cette base militaire sont très prenants.
Du coup, les prisonniers se font exécuter un à un pour des paris et des tests entre les militaires sur le temps qu’il faut pour se transformer en zombie. Bon, évidemment, ni Luciana, ni Nick, ni Travis, ni leur nouvel ami qui veut les aider à s’échapper n’y passent en premier. Cela leur permet de mettre à exécution un plan pour s’échapper. Il ne leur faut pas longtemps, mais ça reste crédible malgré tout, avec un plan qui tient la route et Travis qui se sacrifie pour Nick et Luciana.
Ces deux derniers se retrouvent dans un tunnel, pourchassé par leur nouvel ami transformé en zombie.
De leur côté, Madison et Alicia continuent de tourner en rond, même si bien sûr cette dernière a un couteau bien planqué. Madison tente la diplomatie avec Troy, puis lui plante une cuillère dans l’œil. C’est tout à fait ce que je voulais voir, je dois dire. Alicia se retrouve à s’enfuir à son tour, à la recherche d’un véhicule capable de l’emmener loin de ce merdier, elle et sa famille, pendant que Madison part à la recherche de Travis.
Celui-ci est jeté dans une arène de zombies et s’en tire plutôt très bien alors que ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la première victime de la saison. Nick et Luciana se retrouvent face à une armée de zombies et c’est dans une situation catastrophe qu’Alicia leur vient en aide et les sauve avec son couteau. Finalement, Jake, le frère de Troy débarque juste à temps pour sauver l’œil de son frère et organiser une réunion familiale entre Madison, Nick et Alicia. Et oui, tous les militaires ne sont pas des méchants, juste quelques-uns qui sont cinglés. Dommage, j’aurais aimé passé plus de temps dans cette base qui avait de quoi occuper une bonne partie de la saison.
Alors oui, ça va loin et ils sont tous devenus des super-héros beaucoup trop rapidement, mais je trouve que cet épisode fonctionnait à merveille dans son rythme, ses suspenses, ses personnages, son histoire. Je m’attendais pourtant à être déçu donc je suis bien content de ne l’avoir été que par la résolution beaucoup trop simple des problèmes proposés. Cela dit, nos héros se font quelques ennemis et je pense bien que nous n’en avons pas terminé avec Troy.
La fin aura réussi à me faire mourir de rire, avec les zombies de Nick et Luciana qui se trimballent dans les murs et un imbécile (un pote de Troy donc) qui se fait bouffer comme une merde. L’épisode réussit à séparer à nouveau la famille avec cette invasion de zombies : Travis, Alicia et Luciana s’enfuient en hélicoptère avec Jake, Madison et Nick sont en voiture avec un Troy cyclope mais encore capable de bien viser. Nos héros sont donc tous en route vers le même endroit et la base militaire doit être évacuée.
Franchement, c’était un excellent épisode et je n’en attendais pas tant de ce début de saison. Si tous les épisodes pouvaient être aussi rythmés !!
Épisode 2 – The New Frontier – 15/20 Right now, we’re just two families with missing loved ones.
J’ai enchaîné les épisodes sans la moindre pause malgré l’heure un peu tardive à laquelle je les regardais qui fait que j’aurais probablement mieux fait d’aller manger.
Le second épisode reprend sur l’hélicoptère qui se fait tirer dessus de nulle part. Travis se prend une balle et décide de se suicider en sautant dans le vide. Plus exactement, Alicia le lâche dans le vide à sa demande. WTF ? Je sais que je viens d’écrire que je voulais bien que Travis meurt, mais pas comme ça, quoi. Bon, et puis, il faut que je me calme, il n’est pas mort tant qu’on ne l’a pas vu zombifié. En tout cas, c’est un twist énorme en début de second épisode, je ne m’attendais vraiment plus à ça après le premier épisode.
Alicia, Luci, Jake et une blonde qui ne demande qu’à être sacrifiée se retrouvent donc sans hélicoptère, perdus dans la montagne et à pied pour rejoindre la « maison » de Troy & Jake. Cela donne envie. Les scénaristes zappent carrément la première journée de marche et passent beaucoup de temps à rapprocher Alicia et Jake. Bon, celui-ci est en couple avec la blonde, mais eh, c’est l’apocalypse après tout.
De nuit, leur campement semble donc mis en danger. Comme c’est de nuit, l’image est tellement sombre qu’il est dur de voir grand-chose, mais grosso modo, il tombe sur des zombies. C’est le principe d’une série de zombies après tout. C’est Alicia qui lui sauve la vie avec trois coups de feu bien placés, mais malheureusement, la blonde s’est bien fait bouffer par les zombies. Alicia repart donc seule vers leur campement pendant que Jake s’occupe de lui mettre une balle dans la tête. Ce n’est franchement pas surprenant comme intrigue et c’est assez décevant par rapport à l’épisode précédent d’en revenir à quelque chose d’aussi prévisible.
Cela permet en tout cas à Jake et Alicia de continuer à se rapprocher le lendemain, surtout que Luciana ne se réveille pas.
La veille, pendant la première journée de marche de ce groupe, Troy est arrivé auprès de son père et a appris que Jake n’était pas arrivé. Cela signifie une chose assez claire : Troy peut reprendre le pouvoir. Madison semble ne même pas s’en rendre compte… mais elle a quand même un plan, avec une arme sur elle et l’envie de réunir sa famille quitte à tuer tout le monde sur son chemin. Au moins, de ce point de vue, elle ne change pas. Il est intéressant de découvrir cette nouvelle colonie du point de vue de Madison (je trouve toujours que l’actrice ne joue pas super bien, mais au moins, le personnage nous donne des infos utiles).
Elle devient pote avec le père de Troy assez vite, ce que je ne comprends pas trop. Je pensais vraiment que Troy tirerait parti de la situation, mais a priori non. Bon, ils utilisent sûrement Madison et Nick pour retrouver leurs proches, mais bon. Le père n’a pas franchement la carrure que j’imaginais qu’il aurait, c’est un petit vieux comme un autre dont je ne donne pas cher dans une série comme ça. Toute cette partie ralentit drôlement l’épisode qui perd en intensité dramatique après le précédent, c’est dommage.
Alicia, Luciana et Jake arrivent enfin au ranch. Madison apprend donc la mort de Travis (et j’ai toujours du mal avec son jeu) et Nick comprend que Troy veut tuer Luciana, trop faible pour survivre. C’est l’occasion d’une petite tension qui ne mène nulle part, mais qui permet à Nick de faire en sorte que Luciana ne soit pas tuée tout de suite.
Madison sympathise définitivement avec le père de Troy et Jake, acceptant de survivre dans le ranch pour le moment et la série réunit enfin Alicia et Nick, ce qui est une excellente chose.
Assez étrangement, l’épisode revient aussi à l’hôtel, mais je n’ai pas trop accroché. Je m’en serais bien passé. Strand a donc survécu à son coup de couteau et décide de jouer les docteurs avec la horde de migrants qui se pointent à l’hôtel. Bon, c’est clairement le point mort de l’épisode, mais c’est aussi parce que je déteste le personnage (qui est un favori des fans, donc faut que je m’y fasse).
Ce n’est rien de bien passionnant puisqu’il fait son bon samaritain et permet à une femme enceinte d’accoucher. Le problème reste qu’il attire beaucoup trop de gens sur l’hôtel, donc il se fait virer, mais pas avant de soigner une dernière patiente : Mrs Stowe (Brenda Strong, donc) qui l’avait poignardé la saison dernière lorsqu’elle avait pété les plombs. Purée, j’étais persuadé qu’elle était morte l’an dernier, je suis un peu à la ramasse quand même. Cela dit, ça ne change rien : elle se suicide devant lui. Strand vole donc une voiture et se barre.
La conclusion de l’épisode n’est pas géniale, avec Madison qui décide de rester au ranch et d’en faire sa maison, quitte à en déloger les habitants. Ce n’est pas un cliffhanger de malade, mais la série n’en a pas besoin après une première scène d’épisode qui a remis les choses en place.
J’espère vraiment que Travis est mort, car la surprise était totale et ce serait nul de nous le ramener maintenant en mode Survivor. Pour le reste, malgré ses longueurs habituelles, la série m’a accroché avec ses deux premiers épisodes de saison et je ne comprends pas pourquoi tout le monde lui préfère la série-mère. Comme l’an dernier, je suis positivement surpris par l’intrigue développée par ce début et j’espère que ça continuera à ce rythme-là !
Épisode 3 – TEOTWAWKI – 14/20 – We’re jewish.
– Cool! We’ll do Old Testament.
Quelle surprise de voir cet épisode débuter sur un clip qui faisait très campagne politique et qui explicite ce titre incompréhensible en dix secondes : The End of the World as We Know It. C’était plus drôle de nous introduire ce nouveau personnage de Jeremiah comme un gourou de secte se préparant à la fin du monde. Et puis, quel plaisir de voir Emma Caulfield, même dans le rôle d’un personnage déjà mort ! J’avoue que ça m’a déçu, j’étais content de la savoir au casting, mais bon, ce n’est pas le rôle du siècle celui de la mère alcoolique déjà morte.
L’enterrement de Charline (la blonde de la semaine dernière) est le point de départ de cet épisode, ce qui fonctionne plutôt bien car il apporte son tas de problème : l’arrivée de Madison est vue d’un mauvais œil par la communauté qui a déjà beaucoup à faire, puisqu’elle se déchire sur la réaction à avoir après « l’accident » d’hélicoptère. J’aime beaucoup cette manière de procéder pour relancer l’intrigue sans pour autant la relancer.
Madison et Alicia s’intègrent comme elles peuvent, cette dernière se trouvant embarquée de force dans une étude de la Bible, au sein d’une scène qui aura réussi à me faire vraiment rire. J’y réfléchis, mais je ne crois pas que la série mère parvienne à me faire rire de temps à autres, et c’est peut-être ça que j’aime le plus ici. Les relations entre les personnages ne sont pas toutes graves et centrées sur les problèmes de zombies. Bon, alors cela dit, on a la relation Troy/Madison qui continue et devient bien chiante à force.
Nick est en pleine dépression lui aussi, mais ils parviennent à ne pas rendre ça trop chiant en le confrontant à Alicia, puis à Madison qui lui reproche beaucoup trop de choses pour que leur relation soit saine. L’intégration au sein du ranch reste le sujet central de cet épisode, donc c’est forcément plus lent que la semaine dernière et c’est dommage de retomber dans ce type de défauts. Il n’empêche que dans l’ensemble, je suis attaché aux personnages, alors ça me dérange moins quand ce sont leurs scènes. C’est toujours plus difficile dès que ça concerne Madison et Jeremiah qui se lamentent sur leur fils respectif, j’avoue. C’est ce qui fait perdre ses points à cet épisode car ça manque d’action, surtout que Troy et Nick se retrouvent ensemble, ce dernier voulant toujours tuer le premier. Il se maîtrise pourtant, tout en partant dans sa propre crise de démence. Je ne sais pas trop quoi penser de ces deux-là, mais ce n’était pas fou. Ils semblent finalement se réconcilier… et tant mieux, je n’ai pas envie que ça dure.
Heureusement, la relation Nick/Alicia s’avère une fois de plus être un vrai point fort de la série dans cet épisode, leur confrontation pleine d’amour fraternel est intéressante à suivre, alors qu’elle ne devrait pas : sur le papier, c’est parfaitement chiant, joué, ça passe très bien. Ou alors, c’est juste parce que j’aime les acteurs. Je ne peux pas en dire autant de Jake et Troy malheureusement.
Une fois de plus, Alicia part en vrille totale dans cet épisode : il faut toujours qu’elle soit au cœur de toutes les conneries possibles. Cette fois, ce sont donc les jeunes étudiant la Bible le problème : ce sont des drogués qui gardent la tête d’un zombie dans une cage. Oh, Alicia, tu vas finir comme ton frère si tu continues.
Ah les adolescents, il faut toujours qu’ils fassent de la merde dans les séries (et dans la vie ?). Alicia ne déroge ainsi pas à la règle, surtout qu’elle se fait harceler de questions lors desquelles elle révèle qu’elle a (facilement !) tué un homme et que parfois, il faut se prendre en charge pour gérer sa merde et ne pas compter que sur Troy. Et malgré tout ça, j’adore encore Alicia, puisqu’elle a réussi à me faire rire. Je ne sais pas si je suis des plus objectifs pour critiquer cette série finalement. Je laisse passer beaucoup de ses défauts par amour d’Alycia Debnam Carrey.
Et pendant ce temps, Victor et sa voiture arrivent auprès de « Dante », qui gère la distribution d’eau pour des survivants. Mouais. On sent bien que ce n’est que le début de l’invasion zombies pour que ce genre d’institution soit encore en place. Il raconte toute son histoire à Dante, à la recherche d’aide j’imagine, mais je n’accroche toujours pas à son intrigue.
Son pote n’est en fait qu’un ancien collègue qui n’en a rien à foutre de lui et menace de le tuer parce qu’il n’apprécie pas que Victor vienne le voler. Mouais BIS. Désolé à tous ses fans, mais je n’y arrive pas, ce n’est pas passionnant. Cependant, il est intéressant d’entendre Dante lui dire ses quatre vérités et rappeler que le personnage n’est là que pour exploiter les autres. J’aime bien l’idée du barrage aussi, ça promet une fin de saison intéressante, je vois d’ici l’invasion de zombies et les flots les emporter.
Bref, Victor finit en prison et il ne s’est rien passé de l’épisode. Je n’ai même pas compris le cliffhanger, qui semble être un retour de personnages, mais j’ai dû oublier, hum. En parallèle de tout ça, Luciana prend le temps de guérir et Madison se porte volontaire pour tenter de retrouver un groupe qui s’est probablement fait tuer au cours de la nuit.
Grosso modo, je m’ennuie devant la moitié de l’épisode, mais contrairement à d’autres séries (comme The Walking Dead ou Outcast), je me sens attaché aux personnages et j’ai envie de regarder. Je vois les défauts et je passe au-dessus, je ne sais pas pourquoi. J’aime la série malgré tout. Tant mieux.
Épisode 4 – 100 – 09/20 Pues Daniel Salazar, yo so Efrain y tu… tu estas muriendo.
Déjà trois semaines que la série a recommencé, le temps file à une vitesse, c’est tout bonnement dingue. L’épisode 3 nous laissait sur un cliffhanger de folie que je ne comprenais même pas bien dans la fatigue, parce que Daniel revenait parler à Victor et que je ne reconnaissais pas Daniel. Faut pas m’en vouloir, les morts j’ai tendance à rapidement les oublier dans ces séries, surtout quand j’aimais pas le personnage à la base.
Du coup, entre ma note et ce paragraphe d’introduction, vous comprendrez que ça ne m’a pas passionné du tout cette semaine. J’suis pas venu ici pour souffrir (d’ennui mortel), OK ? J’aurais limite mieux fait d’aller écouter Bandes d’ondulés, mais comme j’avais une heure de retard, j’ai privilégié l’écoute à une date ultérieure.
Bref, Daniel a survécu à l’incendie qu’il avait lui-même provoqué et, malgré tout un épisode centré sur lui, on ne sait toujours pas trop comment. Quant à l’épisode centré sur lui, ce n’était vraiment pas nécessaire, il aurait pu nous le résumer en trois lignes de dialogue et ce serait revenu au même.
Par chance, cet épisode a gagné un peu de grâce à mes yeux avec son utilisation de l’espagnol, la chaleur ambiante de la canicule qui frappe la France (et la Belgique) en ce moment et à mon thé glacé accompagnant ce premier épisode à la belle étoile de l’année. Et puis lutter contre les moustiques à la manière dont il lutte contre les zombies, c’est plutôt sympathique, ça met dans l’ambiance. Ou pas.
Bon, donc Daniel a survécu à l’incendie pour mieux se retrouver avec un groupe de survivants mexicains qui n’a d’autres choix que de lui couper un bout de jambe. Bon appétit, bien sûr.
Franchement, l’épisode était lent, avec peu de rythme et d’intérêt, c’est très dommage. L’intérêt était d’autant moins présent que l’on savait déjà où atterrissait le personnage, retirant une bonne partie du suspens. Et puis franchement, tout ce qui m’aurait intéressé aurait été de voir comment il survivait à l’incendie, et ça reprend grosso modo le lendemain. Quant à son récit des événements… lol quoi. « J’ai lutté (pour m’enfuir), j’ai lutté et je ne sais pas comment, je me suis enfui ». Ben oui. Merci.
Cet idiot pense donc avoir brûlé vive sa fille – dont on n’a toujours pas de nouvelles non plus d’ailleurs. Et FRANCHEMENT, le mexicain qui s’endort au milieu de sa phrase à côté d’un type qui vient de lui avouer une tuerie de masse, on en parle ? C’était tellement n’importe quoi… mais pas autant que ce putain d’éclair dans le crâne du zombie. Fou rire du mois, au moins, j’en pleure encore. Quelle honte ce scénario ! Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ?
Franchement, c’était un épisode hyper décevant, que je me suis gardé en bruit de fond (et en même temps qui exigeait une confrontation parce que merde, c’était en espagnol quoi). Difficile de ne pas se faire chier à le voir grimper l’échelle sociale tordue du groupe dans lequel il atterrit, dirigé par le pote de Victor introduit la semaine dernière.
Et en plus, la série nous prouve qu’elle a un petit problème avec les couverts, Daniel utilisant une fourchette comme arme. Petit clin d’œil à tous ceux se cherchant un objet transformé en arme pour le Bingo Séries.
L’épisode revient finalement (et enfin) sur la chronologie principale où l’on apprend que Daniel ne croit pas Victor quand il lui dit qu’Ofelia est en vie et où Daniel reprend ses bonnes vieilles habitudes de monsieur pas gentil torturant les gens qui lui ont sauvé la vie en début d’épisode. OK, OK. Vraiment, ça ne valait pas le coup d’y consacrer 42 minutes, les gars. Je suis tellement déçu. Je n’ai jamais été fan des épisodes centrés sur un seul perso, que ce soit dans la série-mère ou FTWD. Je me souviens encore de celui sur Nick l’an dernier. Il avait été décevant, mais au moins c’était (vite fait) intéressant.
Contrairement à aujourd’hui, où seule la dernière scène fut utile avec Daniel tuant Dante et tous les méchants. Net, précis, efficace et… remontant la note de l’épisode. Imaginez sans. Une minute passionnante pour quarante et une d’ennui, je suis frustré.
Épisode 5 – Burning in Water, Drowning in Flame – 14/20 I’m gonna damage you if you don’t move
Quel drôle de début cette semaine, drôle parce qu’aussi poétique que stupide : un vieux fait un câlin à sa femme transformée, mais sans dentier, et se suicide dans ses bras, foutant le feu à sa barraque. Pas de chance, la barraque est au beau milieu du campement de nos héros. Il est décidé de laisser la barraque brûler. Et… c’est à peu près tout.
Le lendemain, Madison se rend donc à la recherche de l’équipe disparu l’épisode précédent, faisant équipe avec Troy, ce qui promet plein de problèmes, dès le départ. C’est surtout l’occasion de quelques moments de faux stress, avec des hordes de zombies à tuer où personne n’est véritablement en danger.
En fait, cela nous permet d’enfin en savoir plus ce qu’il se passe avec le ranch et qui a descendu l’hélicoptère. Les nouveaux méchants sont donc les amérindiens qui veulent récupérer leur terre, à savoir le ranch. OK, ça fonctionne plutôt bien, je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue. Au départ, ça me faisait rire, mais quand on voit ce qu’ils ont fait avec le pauvre mec qui s’est fait bouffer par un corbeau… Ce sont des méchants prometteurs !
Madison s’impose beaucoup plus que Troy, sans trop de surprise et c’est marrant, car ils développent une relation proche d’une mère et d’un fils, mais une relation totalement tordue et pervertie. Elle a ce qu’il faut d’inceste, d’ailleurs, avec un Troy claireent en train de fantasmer sur elle, malgré quelques envies de meurtre.
Alicia continue de développer ses relations avec un peu tout le monde, tout en assumant mal sa gueule de bois. Quand je dis « ses relations », je parle bien entendu du frère de Troy. La relation à venir entre eux est tellement évidente que le baiser n’a pas même pas réussi à m’étonner, pas plus que leur petite escapade sexuelle. Une fois de plus, j’ai eu du mal avec la personnalité d’Alicia qui se met à critiquer les artistes qu’elle juge inutile dans une apocalypse. Oh, mais c’est tout l’inverse !
Luciana est bien plus en forme soudainement, allons savoir pourquoi. Elle est très, très motivée à partir au plus vite de leur campement parce qu’elle dit ne pas pouvoir y voir. Pourquoi pas en soi, mais c’est vraiment dommage que ce soit si mal amené : il n’y a aucune raison cohérente qu’elle ne se voit pas rester vivre dans cette communauté.
En tout cas, le couple qui brûle apporte son lot de problèmes sous-jacents, surtout pour Nick qui n’apprécie pas trop la philosophie du père de Troy. C’est lui qui nous explique que Luciana ne peut pas rester, pas parce qu’il est raciste, mais parce qu’elle est incapable d’assumer et d’accepter ce qu’il s’est passé, à savoir l’apocalypse. Mouais. Les deux développent ensuite une relation que l’on nous fait passer pour père/fils, et bof, quoi.
C’est pourtant intéressant de voir Nick être développé et sans trop de surprise, Luciana finit par se barrer..
De retour au Mexique, Victor et Daniel font équipe pour retourner à l’hôtel où le dernier espère retrouver sa fille. Pas de bol, ça fait longtemps qu’elle en est partie. Du coup, on n’avance pas trop avec ces deux-là, que l’on a juste le droit de voir pour la pause pipi. Ce n’était pas spécialement nécessaire, franchement.
Je suis content que l’intrigue se divise en deux grandes histoires, même si ce n’est pas franchement passionnant du côté de l’hôtel qui s’est donc fait envahir de zombies en l’absence de Victor. Il faut que j’avoue que je n’ai pas tout vu à la scène, parce qu’elle était trop sombre et que le soleil brillait trop. C’est con, je sais, mais je dirais que Daniel a abandonné Victor après avoir appris la vérité sur sa fille. Sympa.
Il ne se passait pas grand-chose dans cet épisode, mais j’ai aimé l’approfondissement de la réflexion sur l’art et sur la technique (avec les outils). Ouais, c’est leur donner beaucoup de crédit que d’y voir un début de réflexion philosophique, mais ça a été suffisant pour maintenir mon intérêt de littéraire, surtout que c’était bien écrit et relié. C’était tout de même un peu trop prévisible et on sent que maintenant que le début de saison est passé, il faut juste attendre que l’on arrive à la mi-saison pour qu’il se passe vraiment quelque chose. Dommage. Je note en tout cas qu’ils ont arrêté de nous déshabiller Nick tous les épisodes, et je me demande si c’est l’acteur qui en avait marre. Y a toujours une raison cachée quand c’est comme ça.
En tout cas, l’épisode a su me convaincre que la suite allait être sympathique avec les amérindiens et j’ai adoré le montage musical final, avec une jolie baignade d’Alicia, qui me permettra de ne pas avoir que Wrecked dans mon Bingo!
Épisode 6 – Red Dirt – 13/20 There’s a fight coming. Everyone who leaves, leaves us weaker.
Déjà le sixième épisode, c’est fou comme ça passe vite ! Impossible de trouver une bonne version de cet épisode niveau qualité, j’ai beaucoup hésité à attendre plus, mais j’ai trop envie de savoir ce qu’il va se passer alors que Nick continue de s’entraîner à tirer avec le vieux et qu’Alicia continue de coucher avec le frère de Troy dont j’ai une fois de plus oublié le nom (Jake).
Le groupe de Madison et Troy revient enfin au campement et annonce la bonne nouvelle de ce qui attend le ranch s’il reste sur place. L’intrigue de l’appartenance des terres est intéressante et ramène de la (géo)politique dans la série, ce qui est nécessaire pour secouer un peu les dynamiques entre personnages. Troy et Maddie sont par exemple devenus les meilleurs amis du monde du jour au lendemain, la famille se réunit pour soigner les pieds de la mère, bref, on s’amuse bien dans Fear cette semaine.
L’ambiance vire assez vite à la psychose dans le ranch quand les indiens allument des feus un peu partout autour du campement pendant la nuit. C’est long de voir tout le monde se prendre la tête à savoir s’il faut rester ou partir, les fondateurs du ranch étant eux-mêmes divisés. Madison refuse le moindre départ en rappelant que ça les affaiblit pour la suite des événements, alors Troy, en bon toutou pète un câble à son tour. Seulement, il ne fait pas le poids pour garder tout le monde dans le ranch et une première famille s’en va, nous retirant quelques personnages secondaires.
Troy est particulièrement chiant, si je résume, et ses scènes avec Madison ne me disent rien qui vaille. J’ai l’impression que les scénaristes sont en train de nous pousser vers une romance œdipienne entre ces deux-là, alors que Troy renie peu à peu sa famille, se battant par exemple avec son frère.
L’épisode est terriblement long et ne s’intéresse qu’aux relations entre chacun sans apporter de profondeurs à l’ensemble. On est de retour sur une jolie transition qui fait monter la tension par la mort de tous ceux qui ont quitté la terre du ranch, y compris la pote d’Alicia, donc. C’est idiot de la part des indiens de tuer ceux qui libèrent la terre du ranch, mais bon, venant d’une série produit par Kirkman, ça ne m’étonne pas trop. Pourtant, la thématique de fond est aussi surprenante qu’intéressante : je ne m’attendais pas à voir se développer une réflexion sur le colonialisme et l’exploitation des terres dans une série comme celle-ci. Le problème, c’est que tout est traité par-dessus la jambe, si je puis dire. Les thématiques surgissent de nulle part et occupent désormais le plus clair du temps de nos héros, qui ont tous un avis tranché sur la question, allons savoir pourquoi.
Tout ceci s’achève sur un joli discours de Madison à l’ensemble de la communauté, alors que ce n’est pas du tout sa place. Je veux dire le même discours aurait eu une logique venant de Jeremiah ou de Troy, mais que ce soit la nouvelle venue qui le tienne, je ne sais pas, ça paraît totalement improbable. Cela ne semble déranger personne cela dit et ils gobent tous ses jolis mots. Il faut rester et se battre pour le ranch. Cela promet quelques bons épisodes… dans le futur. Celui-ci s’est trainé une fois de plus à raconter toujours les mêmes choses et à replacer la menace amérindienne.
Sinon, Nick réaffirme sa confiance à sa mère tout en la mettant en garde contre Troy… qui est en fait celui qui a tué la famille qui s’est enfui. J’ai trouvé ça très bien amené dans la série, la folie de Troy n’étant plus à démontré. Bien qu’il dise que ce n’est pas lui, ça paraît assez clair que si, en fait, et c’est une bonne surprise de voir à quel point Maddie est en train de le manipuler. Il est aussi surprenant de voir que Madison accepte sans rien dire le massacre perpétré par Troy, même s’il présente ça comme une sorte d’accident et de perte de contrôle. J’imagine qu’à terme, elle mettra elle même fin à ses agissements.
Dommage, tout ceci intervient un peu tard dans l’épisode. Quoiqu’il en soit, on a donc Madison qui manipule Troy, Nick qui se rapproche de Jeremiah pour faire de même et Alicia qui couche avec Jake. Certes, elle dit avoir de l’affection pour lui, mais ça n’empêche pas qu’elle s’en serve également. Les enjeux psychologiques sont donc vraiment intéressants… il aurait jute fallu trouver un moyen de ne pas les faire traîner autant en longueur. Mais bon, c’est tout le problème de la franchise AMC, ça, ils ne savent pas faire autrement… Je voudrais pas me répéter, mais c’est dommage !
Voilà, c’est tout. Aucune nouvelle de Victor et Daniel, aussi, mais ils ne m’ont pas traversé l’esprit une seule seconde de tout l’épisode, contrairement à Luciana ou Ofelia, dont l’absence comment à se faire longue. La bonne nouvelle, c’est que la semaine prochaine sera bien plus passionnante ! Et oui, nous arrivons déjà à la mi-saison qui sera un double épisode suivi d’une longue pause d’environ deux mois. Pff, je n’ai pas envie d’une pause malgré tout !
Épisode 7 – The Unveiling – 16/20 – If you leave, I don’t think you’ll be coming back.
– Ask yourself if that made you happier.
Les oiseaux chantent dehors alors que je m’apprête à entamer un épisode hautement symbolique : c’est le 3×07 et il y a Alycia Debnam Carrey dedans. Chez moi, ça veut dire tous aux abris. Et ça commence déjà à jouer avec mes nerfs avec une Alicia qui rattrape Jake pour le prévenir de la mort des gens de la caravane la semaine dernière. Bien.
Tous deux se rendent à la station-service où Walker a élu domicile, bonjour l’idiotie. Ils tentent de négocier une paix qui ne peut exister avec un Walker beaucoup trop énervé par les décisions du tribunal. Cela dit, la présence d’Alicia semble faire du bien à la cause, car elle tombe sur Ofelia ! Enfin, des nouvelles !
Ils arrivent à négocier un pour-parler et Alicia se propose de rester otage. Oh oh. Ofelia fait de même ce qui permet des retrouvailles avec Maddie et Nick.
Pendant ce temps, Maddie s’inquiète de l’absence d’Alicia et Jake. Jeremiah aussi, mais il refuse de partir à leur recherche, ce qui énerve un peu Nick. Ah les relations père/fils tordues, c’est si beau. On le voit aussi parler avec Troy ce qui le décide à… se couper les cheveux. Alléluia ! Oui, vous avez bien lu : Nick se coupe les cheveux ! Comme bien souvent dans les séries, il le fait tout seul et la coupe est parfaite. Il était temps vu qu’il était clairement en pénurie de shampooing cette année.
Tout cela mène à quelques conversations peu utiles sur la marche à suivre : de dispute en dispute, on n’avance à rien, Maddie essayant de convaincre Troy d’aller buter tout le monde pour récupérer Alicia.
En parallèle, Alicia apprend à connaître le clan de Walker. C’est dur, parce qu’on a envie de bien les aimer, surtout qu’ils avaient Ofelia depuis tout ce temps. Seulement, ils ont aussi récupéré l’hélicoptère et, franchement, ils ont tué Travis donc Alicia s’en fout un peu de tout à partir de là.
Personnellement, je regrette que la série n’ait pas pris le temps de suivre Ofelia lors des derniers épisodes : on aurait pu apprendre à connaître mieux Walker qui n’a pas l’air si méchant.
Ofelia, elle, se retrouve à parler avec Jeremiah et ce n’est pas très passionnant.
Une fois la nuit tombée, Troy s’occupe de sauver Alicia, avec bénédiction et aide de Maddie comme de Nick. Voilà, nous y somes : la guerre commence et Troy sauve la vie de Nick en tuant quelqu’un. Que c’est stupide ! Tous les efforts de pour-parler toment à l’eau, mais Alicia est sauvée du clan de Walker. C’est complétement idiot tout ça, et en plus ça se passe de nuit, donc une fois n’est pas coutume, on ne voit rien. Alicia reproche à sa mère de l’avoir sauvée, clairement du côté de Jake sur ce coup. De toute manière, ce qui est fait est fait.
Le lendemain, Jake décide malgré tout d’apporter l’eau promise à Walker, de même qu’Ofelia. C’est clairement une mission suicide, mais Ofelia propose malgré tout à Alicia de venir avec elle. Cette fois, c’est clair, Ofelia sait que la guerre arrive. Elle arrive tout de même à sauver la vie de Jake pour aujourd’hui, mais pas avant qu’il ne soit à moitié écervelé sur place. Dire que je commençais à avoir faim.
Plus tard, mais on ne sait pas trop exactement quand plus tard, Jake est de retour au camp et Ofelia, tabassée, est déposée devant le ranch. C’est totalement sorti de nulle part et ça manque de cohérence interne. Madison décide de s’occuper d’elle pour tenir la promesse qu’elle avait faite à Daniel, qui ne me manque toujours pas dans cet épisode. Franchement, cela sent bon le cheval de Troie.
La nuit suivante (mais c’est quoi cette chronologie sérieux ??), Troy, Nick et quelques hommes du ranch parlent de la meilleure manière d’aller attaquer les amérindiens. Je ne le sens pas du tout cette fin d’épisode, mais je ne le sentais pas déjà au début après tout.
Quelques temps plus tard, mais toujours de nuit, les gardes de l’entrée du ranch sont subitement malades, vomissent toutes leurs tripes et finissent morts. Ils sont clairement empoisonnés par un joli petit poison qui les tue. Qui dit que ça les tue dit zombies, c’est donc assez rapidement le chaos dans le campement. Oh la famille s’en sort bien comme d’habitude, jusqu’à ce que Nick tombe malade à son tour, au moment où il comprend que tout est de la faute d’Ofelia. Madison court après elle tandis qu’Alicia reste auprès de Nick qui devrait mourir, a priori.
Putain, je ne suis pas d’accord ! Cet épisode avait de bons moments, mais dans l’ensemble, il manquait vraiment d’approfondissements concernant Ofelia. Il y a tout un tas de coupes dans la chronologie, particulièrement sur la fin, qui font que je n’arrive plus bien à voir où l’on en est : c’est un peu n’importe quoi de ce point de vue-là. J’espère que le huitième épisode va bien reprendre sur tout ça et ne pas nous faire languir jusqu’en août en ne se concentrant que sur Victor et Daniel, parce que là, je ne suis pas du tout d’accord avec ce cliffhanger.
Franchement, s’ils tuent Nick comme ça, ce sera l’une des morts les plus stupides de la franchise. Bon, après, c’est Nick, ils trouveront bien un moyen de le sauver, hein ? L’épisode en lui-même n’est pas mauvais et le cliffhanger remonte totalement le niveau, surtout avec autant d’interrogations sur le futur.
Épisode 8 – Children of Wrath – 18/20 It’s their land.
Oh non, oh c’est pas vrai ? Les scénaristes nous font le coup du flashback et nous révèlent ENFIN le passé d’Ofélia, reprenant très exactement là où nous l’avions laissée en saison 2 : son arrivée aux USA où elle se fait tirer dessus. Merci bien.
Ofélia rencontre ainsi Jeremiah qui, s’il la laisse vivre, n’en reste pas moins un raciste de base qui refuse de vraiment l’aider à quitter le désert, refusant de la ramener au ranch où elle n’a pas sa place. Ce n’est pas sans rappeler la problématique qu’avait Luciana.
Difficile de ne pas éprouver énormément de peine pour Ofélia, malgré la fin de l’épisode précédent, car elle finit bien brûlée par le soleil. Bon franchement, j’aurais préféré avoir toutes ces informations en épisode 7 pour en arriver à l’épisode 8 comme mi-saison. Là c’est juste beaucoup trop frustrant.
Après quelques hallucinations de son papa, Ofelia s’évanouit dans le désert et est sauvée par Walker qui, non content de lui sauver la vie, apaise ensuite ses brûlures en la mettant dans un bain.
AAAH ! Ils ont découvert l’utilisation NORMALE des flashbacks !! On reprend sur Madison qui s’occupe d’arrêter la fuite d’Ofelia à coups de poing. Oh bordel, c’est très réussi comme construction, finalement. Je m’attendais tellement à un épisode retour en arrière super chiant comme ils ont l’habitude d’en aire, je suis content qu’on reprenne comme ça.
Le lendemain, la survie s’organise. Il est assez clair que Nick n’est pas mort puisqu’Alicia n’est pas dévastée et s’occupe d’aider les malades. BIEN. Nick n’est pas encore mort, mais tous les malades y passent un à un. Madison ramène Ofelia chez Walker pour obtenir des informations sur le poison qu’Ofelia avait mis dans le café et qui s’avère être de l’anthrax. Bien : il n’existe aucun remède à ce poison, comme le précise aussitôt Walker. Nick n’est pas condamné pour autant : certains peuvent survivre si la dose de poison n’est pas assez forte et si le physique est bon.
Madison peut repartir seule et en vie si elle le désire, mais il lui est tout de même conseillé de fuir le ranch, ce qu’elle se refuse à faire. Bon ben si t’es conne aussi, ne te plains pas de pas survivre, quoi. Même sur son lit de mort, Nick reste assez observateur pour remarquer que Jake aussi est malade. Il en profite pour se faire libérer (loin d’être bêtes, les gens du ranch menottent leurs malades pour ne pas se retrouver avec des zombies partout) et aller parler avec Jeremiah. Vivement qu’il y passe celui-ci. Nick découvre surtout un cadavre devenu squelette sous le ranch. Il comprend donc que les amérindiens ont raison de se battre et que les Otto sont horribles.
La nuit tombée, Troy, Madison, Alicia et tous ceux qui en sont encore capable déclare la guerre au camembert et foutent le feu chez Walker alors qu’Ofelia était en pleine crise de culpabilité. Il faut dire qu’elle est désormais une meurtrière, contre son gré car elle ne savait pas qu’elle mettait de l’anthrax. Sympa.
Le lendemain, les amérindiens assurent à leur tour leur part dans la guerre, en encerclant le ranch avec des voitures et des hommes armés jusqu’aux dents. Nick révèle ce qu’il a découvert la veille à sa sœur et sa mère. Alicia comprend qu’ils sont dans le mauvais camp et souhaite en changer. Seulement Madison refuse et Alicia apprend que Troy a tué la famille de la caravane. Cette fois, Alicia s’énerve après sa mère pour de bon, car elle est bien gentille avec ses discours sur le fait d’être forte, mais ils sont du mauvais côté et ont tort. Ce n’est pas faux du tout.
Plus tard, Madison tente un traité de paix en rendant le crâne du père de Walker, mais ce dernier n’en veut pas. Ce qu’il veut, c’est le ranch. Quant à Jack et Nick, ils paraissent bien en vie pour de bon cette fois, du moins s’ils quittent le ranch avant que Walker le détruise.
Pour justifier tout ce qu’elle fait pour protéger sa famille, Madison révèle à ses enfants qu’elle était une meurtrière bien avant l’épidémie : elle a tué son père, un alcoolique qui était dangereux pour la sa mère et sa famille. Allez, ça c’est fait. Franchement, ça ne servait à rien : le personnage était assez clair comme ça sans avoir besoin de cette histoire pour dramatiser un peu plus ses combats.
Madison se rend ensuite auprès de Jeremiah et lui explique qu’il y a un moyen de garantir la paix : il suffit qu’il meure. Seulement, elle ne peut pas le tuer après tout ce qu’il a fait pour elle et parce qu’elle ne veut pas décevoir une fois de plus ses enfants. Elle fait tout ce qu’il faut pour le convaincre de se suicider, mais il refuse. Nick débarque alors et le tue. Je m’y attendais depuis le début de la scène, mais ça n’empêche que c’est très bien monté, écrit et joué. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode, à part ce qu’il se passe en parallèle de cette intrigue.
Oui, parce que pendant ce temps, Victor retrouve l’Abigail, tue les quelques zombies qu’il y a laissé et se boit du champagne. Normal. Il se retrouve ensuite en contact avec un russe dans l’espace (what the hell ?) qui lui révèle que le monde entier est contaminé. Oh. C’est intéressant comme perspective d’avoir au moins un survivant dans l’espace, même si je doute que la franchise s’aventure là-dedans (purée, une série SF dans l’espace avec les gens qui meurent qui se transforment en zombies et flottent comme ça entre deux étoiles ? Je veux bien, moi, ça me fait rire rien que d’y penser).
Bon, toute cette intrigue sur Victor était franchement chiante et comblait un épisode qui n’en avait malheureusement pas besoin. Le reste était bien plus passionnant. Déprimé par sa conversation avec l’astronaute, Victor décide, sans que je ne comprenne trop pourquoi, de… détruire Abigail en y foutant le feu. Oh, ça fait un plan rigolo avec ses lunettes de soleil, mais ça n’a pas trop de logique, je trouve, il pouvait encore s’en servir pour plein de choses.
Au ranch, la paix semble donc pouvoir être rétablie maintenant que Jeremiah est mort, mais il faudra voir comment Troy et Jake vivent cette mort de leur père. Madison fait en sorte de suggérer son suicide, mais bon, ça craint.
Au petit matin, elle rend à Walker les restes de son père. Elle s’affirme ainsi en leader du ranch et est en paix avec Walker. La menace viendra de l’extérieur pour le reste de la saison. Nous ne terminons donc étrangement pas la mi-saison sur un cliffhanger de folie et c’est tant mieux. Cela va être long d’attendre le prochain épisode après cette double dose.
La série continue ainsi de proposer des mi-saisons complètes, exactement comme l’an dernier avait marqué un tournant avec l’incendie. J’aime beaucoup cette construction qui vivifie un peu le rythme et leur permet de proposer de très bons épisodes assez régulièrement. Il est dommage que la série se perde un peu en route avec des épisodes intermédiaires (beaucoup) moins bon, mais dans l’ensemble, j’accroche toujours plus à Fear qu’à Walking Dead.
Il s’est passé beaucoup de choses dans cet épisode qui met fin à une demi-saison abordant des thèmes rarement explorés à la télé et surtout dans cette franchise qui pourtant s’y prête à merveille. J’ai aimé cette réflexion sur le droit de propriété et surtout que la série prenne le parti de donner raison aux amérindiens. Le personnage de Jeremiah était sacrément bien construit avec juste ce qu’il fallait pour qu’on le déteste progressivement et se range du côté de Walker. Oui, Nick le tue de sang-froid, mais c’est absolument jouissif de le voir faire le bon choix.
Pour le reste de la saison, il reste beaucoup de choses à explorer : Daniel, Victor et Luciana sont chacun dans leur intrigue parallèle, Ofelia et Nick vont avoir besoin de rédemption, Alicia sera tiraillée entre sa famille et Jake, la paix devra se faire avec Walker malgré le caractère explosif de Troy… Je suis pressé de revenir dans cet univers, vraiment !
BANG! Deux mois sans Fear…
Épisode 9 – The Minotaur – 14/20 We don’t accept, OK ? We tolerate.
Après une journée chargée et un planning bien différent de ce que j’avais prévu, je me suis jeté sur ce nouvel épisode de Fear The Walking Dead. Cela faisait quelques mois que je l’attendais après tout et c’est un double épisode. Je n’ai pas oublié ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’ils ont pondu un double épisode, donc j’étais très impatient de voir ce que réserverait cet épisode.
Ce dernier reprend sur un montage musical au son de « Death is not the end ». C’en est presque trop poétique pour moi, heureusement que Nick rappelle qu’il n’est pas un poète. Lui poursuit sa vie dans le ranch en obtenant une position de militaire de terrain aux côtés de Troy.
Pendant ce temps, Alicia entame une vie plan plan à aller chercher de l’eau au puits et à s’occuper de Jake, malade (ouh le futur zombie à venir). Madison, quant à elle, s’occupe en fouillant les affaires de Jeremiah. Rien de bien fou, donc.
Très vite, l’épisode introduit une menace avec un convoi de véhicules visible au loin. Il s’agit de Walker et ses hommes qui arrivent pour… cohabiter au ranch. La nouvelle alliance promet de bons rebondissements à venir.
Troy est le premier à réagir violemment en présence d’Ofelia, et il n’est pas le seul à avoir problème avec cette cohabitation, comme prévu. Pendant que Troy et Nick sympathisent sur la tombe de Jeremiah, Jake et Walker visitent la base et se mettent d’accord sur l’armement. Vivement le coup d’état, car ce début d’épisode accuse déjà des lenteurs, même si le racisme ambiant est prêt à péter à la gueule de tout le monde.
Maddie s’inquiète de Jake auprès d’Alicia, mais celle-ci s’inquiète surtout de voir sa mère faire une nouvelle connerie, ce qui est marrant vu les personnages. Il n’empêche que Jake fait un discours en commun avec Walker histoire de sceller définitivement l’unité. Si seulement nous n’étions pas dans une série Kirkman, je pourrais y croire. Comme le souligne Walker, en cas de problème pour Jake, c’est probablement Troy qui reprend le contrôle, et ça, ce n’est pas possible.
Alicia continue son agenda politique auprès de Walker : elle s’inquiète des conneries que peut faire sa mère pour préserver la paix et ça me paraît une bonne chose effectivement. De son côté, Troy s’arrange pour provoquer une attaque contre les hommes de Walker, dont le prénom est Taqa.
Avec cette nouvelle attaque, les hommes de Taqa récupèrent l’accès aux armes et se lancent dans une fouille du ranch. Aucune arme ne peut rester en possession des hommes de Jeremiah. C’est problématique, parce que bien sûr Troy refuse complétement de le faire. Voilà, nous arrivons enfin à la scène d’action qui menaçait de péter depuis le début : Troy s’enferme dans sa baraque avec un Nick qui ne parvient pas à le raisonner.
Madison est à deux doigts de finalement y arriver, mais les amérindiens en ont marre et lancent les hostilités contre Troy et Nick. Contre toute attente, les deux parviennent à survivre une fusillade plutôt violente (du moins, de ce qu’on en perçoit) où Troy en blesse plus d’un. Pour le sortir de sa folie meurtrière, Nick lui avoue enfin avoir tué Jeremiah. Bon, j’aurais presque voulu que Nick soit tué comme ça, ça aurait été logique, mais Troy est tellement dépassé par l’information et la manipulation dont il a été victime qu’il ne fait rien.
Le lendemain, Taqa décide de l’exiler avec l’approbation de Maddie qui veut juste défendre la présence de Nick. Celui-ci finit donc en prison pour quelques temps dans une cage au milieu du désert, où il est laissé à ses hallucinations. Troy accepte sa sentence, mais il veut partir avec Madison. Hum, cela sent bon la trahison.
Bien sûr, c’est le cas : dès qu’il en a l’occasion, il assomme l’amérindien qui le surveille et confronte Madison. Il parvient même à la désarmer un temps, mais finalement, elle reprend le contrôle et se débarrasse de lui, sans parvenir pour autant à le tuer. C’est bien dommage, car c’est clairement un ennemi qui reviendra. En même temps, j’aime beaucoup Troy, alors je suis content qu’il survive.
Pour relancer la série après tant de détours, il fallait bien sûr un nouveau problème : la nappe phréatique dont se sert le ranch est quasiment asséchée. Jeremiah le savait, mais n’a rien dit. Madison et Taqa découvrent qu’il reste à peine six semaines d’eau pour le ranch et annoncent qu’ils vont rationner de l’eau en cas d’été difficile… Mouais, pas étonnant qu’Alicia ne croit pas sa mère avec un mensonge aussi médiocre.
La solution à leur problème d’eau ? Elle se trouve loin, mais est donnée dans l’épisode. En effet, loin du ranch, nous retrouvons Daniel sur son barrage, avec lui aussi tout un convoi. Cette distribution d’eau, ce n’est toujours pas intéressant en ce qui me concerne, pas plus que la recherche évidente de sa fille, qui intrigue tout le monde dans ses hommes de mains et surtout une femme dont il se rapproche de plus en plus.
Le lendemain, celle-ci est blessée par une révolte pour récupérer l’eau. Ils réussissent à s’enfuir avec le camion-citerne. Donc si je résume, nos personnages principaux ont besoin d’eau et Daniel en a. Voilà assez clairement vers quoi on se dirige. Espérons que Madison ne tarde pas à ramener de l’eau à Nick, il a toujours désespérément besoin d’un shampoing. Moi qui pensais que sa coupe de cheveux suffirait, c’est raté.
Épisode 10 – The Diviner – 15/20 I don’t wanna be the strong one anymore.
Dès le début de l’épisode, Nick est libéré de sa prison et est ramené par Alicia qui lui dit de rationner l’eau. Elle prend de plus en plus d’importance au sein du ranch, justifiant les décisions de Jake auprès des gens du ranch, beaucoup trop suspicieux et ingrats envers leur situation. Vive Alicia. Elle rassure aussi sa mère sur la situation du ranch, quand clairement, les choses sont catastrophiques.
Nick se retrouve ainsi réveillé par trois hommes possédant le dernier flingue du ranch et à qui l’exemple de Troy n’a pas servi de leçon. Dommage pour eux et pour l’ensemble du ranch, parce que ça sent bon de nouvelles fusillades.
Pour ne rien arranger, la rumeur se répand rapidement que les amérindiens demandent à deux reprises leur portion d’eau. C’est totalement le genre de rumeurs stupides qui se développerait effectivement dans cette situation, donc j’ai aimé l’idée, de même que j’ai aimé Alicia tenter de contrôler la situation avec Ofelia. Les deux amies sont clairement dans deux camps différents désormais, mais tant qu’Alicia monte en gallons, je suis fan.
D’ailleurs, elle continue de gérer en confrontant ensuite Nick sur le flingue qu’il possède, sur le meurtre de Jeremiah dont elle découvre qu’il est l’auteur (alors qu’elle espérait que ce soit sa mère) et sur le fait qu’il est stupide de vouloir être le préféré de Madison.
Pendant ce temps, Madison et Taqa se retrouvent dans un bazar/marché pour retrouver de l’eau. Cela force Madison à se débarrasser de la radio dont elle se servait pour entrer en contact avec Alicia, donc Alicia a toutes les chances de la penser morte, ce qui n’est pas franchement le moment, vu la situation au ranch. De manière générale, j’ai trouvé cette partie de l’intrigue totalement sortie de nulle part, parce qu’il n’a jamais été question auparavant de ce stade avec autant de ressources. C’est un peu abusé.
Pour une raison ou une autre, ce bazar mexicain semble être dirigé par un groupe de chinois. J’aimerais bien comprendre d’où ils sortent, mais bon, la série préfère nous pondre que Madison croise la route de Victor à ce moment-là. Comme par hasard. Elle ne semble même pas plus surprise que ça, voulant simplement l’aider car il est (bien sûr) au milieu de problèmes.
Il a sa réputation de « Proctor John » qui fait que les chinois ne veulent plus aider Madison et Taqa pour le deal de l’eau. Madison aide Victor et se retrouve dans la merde, embarquant d’ailleurs Taqa avec elle. Les trois se retrouvent avec de mystérieuses dettes de Victor sur le dos. Plutôt que d’en parler, ils décident de dormir là.
A demi-mots, Madison parle du décès de Travis et se fait consoler par Victor, qui lui révèle que le virus est mondial. Grâce à un sympathique Taqa, Victor se fait finalement arrêter et est enchaîné aux abords du stade, livré en pâturage aux zombies du coin. Madison paye sa dette plutôt que de payer l’eau, ce qui énerve Taqa. En définitive, elle fait pourtant ce que j’avais prévu : elle demande à Victor de l’emmener au barrage, où elle devrait logiquement tomber sur Daniel qui sera content d’apprendre sa fille en vie. Dans le meilleur des mondes, en tout cas.
Au ranch, Alicia n’a plus de nouvelles de sa mère et déprime de devoir être la forte. Le lendemain, Alicia surprend une habitante du ranch prendre deux rations d’eau au lieu d’une. Pour l’arrêter, elle révèle qu’il ne reste que six semaines d’eau et espère un instant que ça va fonctionner. Sans grande surprise, c’est l’inverse qui se produit et le chaos qui éclate.
Les amérindiens décident de récupérer le contrôle de la pompe des habitants d’origine, mais ça ne se passe pas sans heurt. Nick s’y oppose et sort son arme, ce qui apaise un temps la situation… c’est le genre de mauvais calculs qui va coûter des vies tout ça, merci Alicia, merci Nick. Les premiers habitants du ranch s’arment donc comme ils peuvent avec des pelles et autres, alors que les amérindiens s’improvisent sourciers, ce qui me paraît un meilleur plan sur le long terme (mais en même temps, ils ont des flingues, ça aide).
Elle semble penser pareil et décide de les aider, ce qui suffit à convaincre Nick de la suivre. Sans leader, le reste des révoltés décide de faire pareil et de creuser pour trouver de l’eau. Cela fonctionne bien comme réconciliation temporaire, mais là encore, on a connu de meilleurs cliffhangers.
Cette reprise se fait un peu tout en lenteur et c’est dommage, mais les scénaristes semblent au moins savoir où ils veulent aller, contrairement à bien des fois. Je suis curieux de voir la suite ; d’autant plus qu’avec l’apparition de ce bazar, nous avons aussi de nouvelles menaces qui existent. Affaire à suivre.
Cet épisode m’a un peu plus convaincu que le premier pour des raisons purement objectives (si, si) de temps de présence d’Alycia Debnam Carrey à l’écran, bien sûr. J’en attends plus de la série qui a prouvé par le passé qu’elle pouvait faire mieux. Vivement qu’elle s’en souvienne.
Épisode 11 – La Serpiente – 16/20 You trust the journey or you go back empty-handed. Your choice.
C’est parti pour un voyage vers Tijuana pour le trio Madison, Walker et Victor. Vers la ville, mais pas totalement, car ils changent de direction. Assez rapidement, ils sont également coincés par une horde de zombies qui se laisse détourner vers un porte-clés électrique. Euh ? Entre un camion et un porte-clés, ils sont plutôt censés être attirés par le camion normalement, je ne comprends pas trop cette scène, mais admettons.
En effet, le trio s’engouffre dans un tunnel censé les amener plus rapidement à l’eau potable. Les égouts sont pleins d’eau, mais bizarrement, ils n’ont pas trop envie de boire. Taqqa continue de ne pas faire confiance à Victor de manière beaucoup trop chiante (à un moment, c’est bon quoi, soit tu le suis pas, soit tu te tais).
Victor se perd un peu en chemin, ce qui permet bien sûr de révéler son passé avec Daniel à Madison. Poursuivis par des zombies, les voilà forcés de marcher à quatre pattes dans de la matière fécale qui bizarrement n’a pas l’air très appétissante. Dire que j’ai hésité à manger devant l’épisode.
Ils sont ensuite obligés de décapiter un zombie et de dégager son corps coincés dans une bouche d’égout. Alors que la série nous fait croire qu’ils se noient, ce n’est pas le cas du tout puisqu’on les retrouve ensuite auprès de Daniel.
Celui-ci s’en sort sans problème de l’émeute, tirant un peu dans le tas pour être tranquille. À l’arrivée, il tire aussi sur Victor, sans le toucher évidemment. Madison négocie aussitôt avec lui et lui avec Lola, mais Lola refuse d’aider un nouveau groupe par peur de représailles. Elle comprend la position de Daniel vis-à-vis d’Ofelia qu’il apprend en vie, mais elle n’est pas très compatissante. Elle propose simplement à Madison, Ofelia et ses enfants de venir vivre au barrage, mais c’est tout.
Pendant ce temps, Victor mène son enquête en soignant un homme blessé lors de la révolte à la distribution d’eau. Il apprend que Daniel l’appelle le serpent, d’où le titre de l’épisode, parce qu’il se tortille toujours de toutes les situations. Ben tiens, il n’y a plus qu’à attendre de voir ce qu’il va faire là… et ça ne tarde pas ! Il manipule Madison pour savoir ce qu’elle compte faire et celle-ci lui confie ses faiblesses et son envie de voir ses enfants survivre, de même que son envie de vivre en paix au barrage.
Daniel essaye une fois de plus de convaincre Lola de l’aider. Le problème, c’est qu’elle refuse et lui rappelle qui est le chef dans la situation. Victor s’arrange pour créer la situation parfaite pour que Lola accepte de leur donner de l’eau, et il le fait juste après le départ de Walker. La situation parfaite ? Oh, jouer du climat d’insécurité bien sûr.
Suite à une explosion de camion et une nouvelle émeute orchestrées par le Serpent, Lola se rend compte qu’elle a besoin d’armes et accepte de faire du troc avec le ranch. Voilà, voilà. Il est à noter tout de même qu’elle souhaite la présence d’Ofelia aux échanges pour s’assurer qu’elle n’est pas manipulée à travers Daniel, donc il y a encore de quoi faire pour le reste de la saison. Surtout que Daniel apprend par Walker qu’Ofelia est devenue une meurtrière redoutable avec le poison. Il n’est bizarrement pas trop fan de l’idée. Si Ofelia survit jusqu’à l’échange, il y aura donc une scène de retrouvailles tendues, et si elle ne survit pas, la rencontre le sera tout autant. C’est une bonne perspective.
L’épisode avait quelques lenteurs, mais je l’ai trouvé plutôt dynamique et étrangement bien écrit pour la franchise. Généralement, quand on ne se concentre que sur quelques personnages, je suis moins fan, surtout quand il n’y a ni Alicia, ni Nick ; mais pour une fois, ça s’est très bien passé et ça m’a accroché.
Je suppose que la semaine prochaine se concentrera un peu plus sur le ranch, et j’espère que tout s’y passe bien. Après tout, Madison, Walker et Victor peuvent encore revenir et découvrir un champ de ruines – ou même avoir un accident en route, si l’on veut rire un coup.
Épisode 12 – Brother’s Keeper – 18/20 It’s a hord and it’s coming.
Tiens, j’ai perdu : j’étais sûr qu’on ne reverrait pas Troy avant la fin de saison et le voilà déjà de retour dans l’introduction de cet épisode. Monsieur s’ennuie dans le désert en mangeant du serpent. Rien de fou. Il retourne du côté de chez Walker, à la recherche de vivres. Tout ce qu’il trouve, c’est du thon périmé, mais il le dévore.
Plus intéressant encore, il trouve un fusil caché dans un mur. Ah, ces américains. Il enterre le corps du vieux qui s’était fait bouffer par le corbeau, puis s’endort au coin du feu. Le truc à ne pas faire en cas d’apocalypse zombie. L’autre truc à ne pas faire ? Tirer dans le vide pour attirer les hordes de zombies alentours.
Au ranch, la situation se dégrade : à court d’eau, ils sont forcés de tuer le bétail qui consomme trop d’eau. Nick culpabilise toujours d’avoir tué Jeremiah, mais il a droit à une visite nocturne de Troy qui lui annonce l’arrivée imminente d’une menace. C’est problématique.
Pendant ce temps, Jake envisage de se barrer du ranch avec Alicia pour aller du côté d’une propriété privée. Si je doute beaucoup qu’ils se rendent là-bas tout de suite, cela donne un point de chute pour Alicia en cas de problème. Et un problème, il y en a un grâce à Troy : Jake ignore bien sûr que son frère n’est pourtant pas loin de lui et demande à le voir, mais comme il a attiré tous les zombies du coin, ça va vite partir en vrille. En attendant, il préfère se prendre la tête avec Alicia. Chacun ses hobbies.
De son côté, Ofelia parle avec l’autre leader des amérindiens, persuadée qu’en l’absence de Madison et Walker, elle va pouvoir prendre la tête du ranch avec lui. S’ils savaient que le camion arrivait… ou les zombies. Comment le pourraient-ils puisque Nick et Jake leur cachent tout, préférant partir sur les traces de Troy ?
Ils ne sont pas déçus du voyage : ils aperçoivent la horde de zombies gentiment menée vers le ranch par Troy. Celui-ci est en plein délire et veut buter tout le monde, s’amusant également de tomber sur Nick et Jake ensemble. C’est tout à fait ce qu’il avait prévu, car il voulait les confronter au fait que Nick a tué son père. Jake s’en fout pas mal, malgré la manipulation de Troy, qu’il ne parvient toujours pas à tuer. Certes, il est complétement cinglé, mais c’est toujours son petit frère, alors ce n’est pas si simple.
Ce devrait l’être pourtant, parce que les choses dérapent à cause de l’attente qu’il met à réagir : quand il se décide enfin à tuer Troy, Nick se refuse à l’idée et s’en prend à Jake. Il le fait tomber le long d’une dune et le pauvre atterrit au milieu des zombies, se faisant mordre le bras. Putain, fais chier ; je détestais le personnage, mais je pensais qu’on le garderait indemne encore un moment.
À court d’option, Nick lui coupe le bras, forçant Troy à l’aider. Il le ramène au ranch, ou en tout cas, il essaye, mais ce n’est pas gagné car il faut arriver avant la horde.
Au ranch, Alicia reçoit un appel radio de Nick la prévenant pour la horde. Elle a à peine le temps d’en parler à Ofelia qu’une explosion se fait entendre au loin : c’est encore Troy qui s’amuse avec son pistolet. Son plan est clair : il se venge en rendant le ranch inhabitable. Il est sympa avec son frère et Maddie quand même…
La menace est tellement proche que le ranch se sait dans la merde cette fois : tout le monde a le droit de récupérer ses armes et se prépare à l’invasion de zombies. Celle-ci est déjà là quand je m’attendais à devoir attendre un peu plus longtemps avant que quoique ce soit n’arrive. Se débrouillant comme ils peuvent face à cette invasion, ils utilisent une chaîne de caravanes pour détourner la horde. Ce n’est évidemment pas suffisant et l’une des caravanes finit par s’effondrer.
Mais attentdez, ce n’est pas la fin de saison encore ! Jake meurt dans les bras de Troy, Alicia est forcée de tuer Coop, un monsieur tout à fait cool du ranch que l’on n’avait jamais autant vu qu’aujourd’hui, et elle sauve de justesse Ofelia. Malheureusement, les zombies sont trop nombreux pour eux. Ils attaquent au corps à corps et se réfugient dans les abris sous-terrains.
Voilà, voilà, Troy plante un couteau dans la tronche de son frère et se retrouve à devoir aider Nick qui cherche à sauver tout le monde, pendant que tout le monde attend de savoir si les portes de leur abri vont tenir… ou non.
C’était un putain de bon épisode alors que je m’attendais à un nouveau chapitre ennuyeux comme d’habitude. Ils m’ont surpris à mettre en place ce qui aurait pu être un épisode de mi ou fin de saison alors que nous sommes encore à quelques semaines de la fin. Tant mieux, c’est encore comme ça que je préfère cette série. S’il avait quelques longueurs, toutes les pièces se mettent en place assez vite pour que ce soit tout pardonné. J’aime surtout les perspectives qu’il reste pour la suite : désormais, Alicia est seule représentante du ranch, la vie d’Ofelia est toujours très importante pour obtenir l’eau et Troy va probablement devoir se sacrifier pour se racheter.
On dit adieu à Jake qui a une mort de merde, en accord avec le personnage qui n’aura décidément jamais brillé. Belle surprise que cet épisode !
Épisode 13 – This Land Is our Land – 18/20 Promise me you’ll never make decisions based of fear.
Cet épisode repart sur la base très solide de la semaine dernière et provoque encore quelques merdes de plus, histoire d’ajouter de bons moments à une saison qui commençait à ralentir. On en finit avec le ranch cette semaine, de manière quelque peu étonnante et précipitée qui me laisse songeur sur ce que nous réservera le final de lundi prochain. Quoiqu’il en soit, je suis content qu’ils aient osé avancer plus vite pour les épisodes 12 et 13, qui auraient constitué eux-mêmes un excellent final.
Je vais commencer par Troy et Nick car c’est d’eux que j’ai le moins à dire. Ils captent ENFIN qu’il suffisait de faire un peu de bruit pour éloigner les zombies, sauver Jake et au passage tout le ranch. Ils ont quand même de quoi provoquer une explosion sur eux et ils n’hésitent pas. Cela détourne l’attention des zombies et leur permet… de foncer dans le tas.
Je n’ai pas bien compris quel était leur plan, peut-être parce que j’ai vu l’épisode dans le train, peut-être parce qu’il n’avait aucune chance de réussir. À foncer dans le tas comme ça en voiture, tout ce qu’ils gagnent, c’est être rapidement entourés de zombies. Ils sortent tout aussi rapidement du 4×4 et se dirigent vers l’hélicoptère avec pour ferme intention de s’envoler.
Sympa pour les autres qu’ils laissent coincés. Bien sûr, comme l’hélicoptère est entouré de zombies, il ne peut décoller et ils sont de nouveau dans une merde noire, les zombies étant à ça de les manger. Troy propose même à Nick de se suicider, mais comme il ne leur reste qu’une balle, ils sont dans la merde. Par chance, une explosion au loin semble les sauver, mais on s’arrête là.
Pour en revenir au vrai cliffhanger de la semaine dernière, on découvre que les habitants du ranch ne sont pas du tout à l’abri comme ils le pensaient. En effet, si le plan d’Alicia était solide, il est compromis par l’absence d’air conditionné. Autrement dit, ils sont piégés dans un endroit qui se vide de son oxygène. Pour ne rien arranger, Alicia prend conscience qu’ils ont avec eux des gens mordus, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle.
J’ai beaucoup aimé la tournure psychologique que prenait l’épisode : Alicia demande logiquement aux mordus de se sacrifier plus rapidement pour sauver le peu d’oxygène qu’il leur reste. Elle est ainsi forcée de tuer une dizaine de personnes, leur offrant toutefois une mort sans douleur grâce à de la morphine. Elle culpabilise de ces euthanasies à répétition.
Pendant ce temps, Ofelia et son adjoint se rendent déboucher l’air conditionné. C’est évidemment très compliqué et ils y passent un temps de dingue. L’adjoint nous fait une crise de panique, manque de tuer Ofelia et est un boulet fini, mais finalement, ils parviennent à déboucher la clim, bien sûr bloquée par un zombie, qui manque de les tuer lui aussi. Rien de fou dans la relation entre ces deux-là.
Malheureusement, c’est déjà trop tard pour le reste du ranch. Malgré la bonne idée d’Alicia de tuer les gens, l’air vient à manquer, ce qui provoque d’autres morts, donc d’autres zombies. Avant d’en arriver là, l’épisode souffre de quelques longueurs où nous voyons Alicia lutter contre le manque d’oxygène en compagnie d’une femme tellement sympa avec elle que je me suis demandé si elle n’était pas une hallucination. Alicia est évidemment l’une des quelques survivors à rester réveillée longtemps.
Alicia a aussi droit à son sursaut d’adrénaline quand elle se retrouve nez à nez avec un zombie. C’était tellement obligé. J’attendais cette scène depuis qu’il était clair qu’ils n’auraient pas assez d’oxygène pour sauver tout le monde. C’est un sacré épisode pour Alicia et c’est évidemment pour cela que je l’ai autant aimée. Nous la voyons donc mettre K.O un zombie avant d’être elle-même K.O.
Comme la clim est finalement réparée, elle se réveille et comprend qu’elle est entourée de zombies. Tous les gens du ranch se réveillent peu à peu et s’avèrent être morts. C’est là pour moi que l’épisode rate sa fin : je suis super content de voir Alicia survivre – je ne doutais pas trop bizarrement de sa survie – mais c’est énorme de nous pondre qu’elle est la seule à survivre.
Bonjour la culpabilité du survivant derrière, surtout que c’est elle qui a amené tout le monde ici. Bon, en même temps, c’était ça ou la mort. Étrangement, la série a été plutôt timide : si elle tue tout le monde, elle nous épargne bien vite la souffrance et la mort des enfants. Ce n’est pas l’habitude de la franchise qui aime bien, au contraire, tuer des enfants.
En tout cas, Alicia survit, sauvée de justesse par sa mère, qui vient déjà juste de sauver Troy et Nick. Zéro surprise de ce côté-là, je m’attendais effectivement à ce que Madison débarque avec Victor et Walker pour sauver tout le monde. Ils auraient pu au moins nous le montrer pour que ce soit crédible, parce que là, ça fait vraiment sorti de nulle part.
Peu importe, Alicia se repose et se réveille en pleine crise d’adolescence. Elle refuse de suivre sa mère au barrage où elle compte bien rapporter Ofelia. Cette dernière apprend la survie de son père, mais elle n’a pas l’air aussi bouleversée que ça si vous voulez mon avis.
Quant à Alicia, elle apprend la mort de Jake, goutte d’eau pour faire déborder son vase déjà bien plein de la mort de tous les gens qu’elle comptait protéger. Plutôt que d’aller au barrage, elle se rend donc dans la cabane de Jake, le point sécurisé qu’il lui avait conseillé. C’est aussi une manière d’exploiter les dernières volontés de son amie qui n’a pas survécu et qui lui a confié son regret de ne pas avoir exploré le monde tant qu’elle pouvait. Franchement, j’ai même cru qu’elle allait nous faire une Lori et avoir un accident de voiture sur la fin tellement elle semble mal au point.
Ce n’est heureusement pas le cas. De son côté, Nick décide de mentir pour protéger Troy, ne révélant pas la vraie origine de la horde qui a tué tout le monde. Pourtant, Troy s’en contrefiche pas mal de ce qu’il a fait vu sa tronche et il ne semble pas non plus avoir envie de retourner dormir, contrairement à la semaine dernière.
Les deux se lancent dans leur propre roadtrip qui consiste à surveiller Alicia pour vérifier qu’elle ne meure pas de manière bête et stupide. Elle sera ravie quand elle s’en rendra compte, elle qui veut juste de l’indépendance. De toute évidence, les personnages de la série ne sont pas convaincus que l’union fait la force…
Madison fait donc demi-tour avec son camion, Walker et Victor, mais ils sont cette fois accompagnés d’Ofelia et son adjoint. Bref, la série se débarrasse de l’intrigue du ranch, devenu inhabitable, et de tous ses habitants au passage. Là où Madison passe, les gens trépassent ; elle est bonne pour faire de la concurrence à Swiffer à ce stade.
Le montage musical final est toutefois très sympathique, avec une reprise de la chanson de l’histoire d’Alicia et un message assez clair : « this land is your land ». Ouais, ben non, c’est celle des zombies. Merci bien.
Épisode 14 – El Matadero – 18/20 Surviving is killing me.
Après les deux épisodes précédents, la série a peu de chance de réussir à me convaincre autant cette semaine. Et pourtant, la scène d’intro a suffi à me plonger dans la série, en révélant qu’Ofelia était infectée. Mais non, putain ! Je trouvais ça trop simple qu’elle s’en sorte si facilement, franchement, seulement, je m’attendais à ce que le camion se fasse attaquer, pas qu’elle se soit fait mordre comme une merde la semaine dernière. C’était trop improbable qu’elle s’en sorte si bien, je sais, mais je suis dégouté quand même.
Le problème est qu’ils sont en avance au RDV et qu’Ofelia a besoin d’attention médicale et d’un lit. Voilà donc nos héros de retour au stade d’il y a trois épisodes. Pour y entrer, Madison accepte de donner l’ensemble de leurs flingues, ce qui ne plaît pas du tout à Victor.
De son côté, Alicia se fait un petit feu de camp tranquille et flippe quand elle entend une voiture, mais ce n’est que Nick et Troy. Ils essayent de la convaincre, surtout Nick, de les rejoindre au barrage, mais elle n’est pas trop tentée par la proposition. Alycia Debnam-Carrey qui parle de la difficulté de survivre, ça me rappelle beaucoup trop The 100 pour que je ne sois pas fan.
Ils passent la nuit à papoter pour finalement se dire adieu au petit matin, Alicia refusant catégoriquement de les suivre. Son trip solo ne me rassure vraiment pas sur son sort et sur la suite de la série, mais enfin, il faut bien s’y faire.
Elle se rend donc… s’acheter un burger au fast food du coin, logique. Bon, tout ce qu’elle y trouve, c’est un cadavre, un zombie et des pommes de terre. Malheureusement pour elle, d’autres zombies débarquent au fast-food, donc elle décide de se cacher dans le jeu de boules du fast-food, au sein duquel se situe un autre zombie, lui faisant perdre son fusil.
Par chance, une autre survivante solitaire passe par là et bute tous les zombies qui la menaçaient. Elle vole ensuite la bouffe, mais pas avant d’avoir coupé le doigt et les dents d’un zombie. Alicia part à sa poursuite et tombe sur elle. Les deux se retrouvent assez rapidement à communiquer et partager les potatoes du fast food.
Elles sympathisent, l’histoire des doigts et des dents étant rapidement expliquée comme permettant la création de grigris. Le lendemain, Alicia se réveille et propose son aide à sa nouvelle « amie » de tueries, qui accepte, tout en lui conseillant de vendre ses cheveux. Mon dieu, quelle drôle d’idée ; mais tellement dans la logique des grigris !
Nick et Troy parviennent à leur tour au stade. Madison craque totalement devant son fils, le genre de moment carrément nécessaire à la série et qu’on ne voit plus assez, parce que Maddie est toujours au top désormais. Seulement, entre la perte d’Alicia et Ofelia sur le point de mourir, il y a de quoi craquer. Nick reste à surveiller Ofelia pour que sa mère prenne l’air…
Je pensais qu’il allait tuer Ofelia pendant qu’elle dort, mais non, les scénaristes ont prévu pire pour lui : il retombe tout simplement dans la drogue, prenant l’un des cachets réservés à Ofelia. Il en ramène ensuite d’autres à Troy et le pousse à se droguer à son tour. Les deux ont la bonne idée de parler espagnol et me valider le point 9 du nouveau Bingo Séries. Malheureusement, cette partie de l’épisode n’est vraiment pas grandiose. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi Nick retombe dans son addiction. Je sais bien que c’est la base d’une addiction, mais rien ne semble déclencher ce besoin dans l’épisode – si ce n’est le lieu de débauche, effectivement. Quel dommage pour les personnages et surtout pour Nick, se retrouvant à manger des bouts de cerveau humain. Influençable, Troy fait de même…
Les deux se retrouvent alors à s’enfuir du stade au beau milieu de la nuit, Nick pétant un câble total grâce à la drogue. Il pousse Troy à tenter l’expérience de marcher au milieu d’une horde de zombies passant par là. Là, on quitte un peu la logique puisqu’ils ont l’occasion de parler au milieu de celle-ci et de se faire un câlin. C’est tordu, mais j’ai tellement stressé que je ne peux pas dire que ce soit super mauvais non plus.
Ailleurs dans le stade, Victor retrouve de vieilles connaissances à qui il promet quelque chose, très probablement le barrage, mais ça reste sans vraie explication pour le moment.
Madison tente de quitter le stade en compagnie d’Ofelia pour retrouver Daniel afin de procéder à l’échange. Assez clairement, Ofelia n’a aucune chance de s’en tirer et demande à Madison de l’achever si elle devait se transformer en zombie. Je suis tellement dégoûté car j’aimais beaucoup le personnage et j’ai l’impression d’un gros gâchis entre son absence de sept épisodes et cette fin vraiment pas à la hauteur du personnage, comme l’a remarqué Madison plus tôt.
Ofelia meurt dans les bras de Madison qui ne tient pas sa promesse de lui détruire le crâne, laissant à Daniel le plaisir de le faire. Je n’ai jamais aimé Daniel, mais c’est injuste et son énervement envers Madison est totalement compréhensible. Il lui laisse la vie sauve, mais l’espoir d’un sauvetage au barrage tombe à l’eau, sans jeu de mot.
Le lendemain, Daniel vient voir Madison en quête de réponses sur les derniers instants de sa fille. Maddie ment super mal et finit par avouer la vérité, gagnant la confiance de Daniel qui l’invite au barrage, de même que les autres. Elle s’y rend donc en compagnie de Victor et Taqa ; Troy et Nick lui affirmant qu’ils préfèrent rester derrière, dans un mensonge bien gros. J’ai du mal à voir pour quelle raison Madison accepte de lâcher son fils, surtout qu’il est suggéré qu’elle comprend qu’il se drogue. Peut-être qu’elle se rend compte qu’il est devenu trop dangereux pour la survie, mais c’est intrigant.
Sans être aussi percutant que ces deux dernières semaines, l’épisode était vraiment bon aujourd’hui encore. L’ensemble des intrigues avance vite, il y a quelques moments qui m’ont pris aux tripes (y compris ce moment dans le jeu à boules où pourtant Alicia était assurée de survivre) et la perte d’Ofelia rappelle que les personnages importants aussi peuvent mourir. Je suis profondément peiné de la fin de ce personnage, parce que les scénaristes avaient enfin trouvé quoi en faire depuis quelques épisodes. C’était un sacrifice nécessaire pour l’intrigue en tout cas, et c’était bien traité. Je suis curieux de voir ce que la fin de saison va nous réserver après ça.
Épisode 15 – Things Bad Begun – 17/20 You’re a tough kid.
Déjà la fin de saison aujourd’hui, je suis triste de devoir dire au revoir à cette série que j’adore bien plus que la série mère qui revient lundi prochain. Mais bon, il faut s’y faire, c’est comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin, fin temporaire en l’occurrence puisque Fear est renouvelée pour une saison 4. Il y a beaucoup de choses à régler pour la fin de saison, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle commence par Nick décapitant des zombies pour jouer au basket avec.
Comme la nouvelle amie d’Alicia, il le fait pour le business : il les revend au dealer de bouts de cerveaux qui permettent de se droguer.
De son côté, Troy poursuit son intégration dans le stade et revient auprès de Nick pour lui annoncer que c’est fini du fun, car il a découvert de nouveaux méchants pour Madison. Forcément, après le deal de Strand, ce n’est pas une surprise.
Au barrage, Madison et Victor bavardent loin de se douter du danger qui arrive, faisant des plans sur la comète pour ce que le futur pourrait réserver sans zombie. Victor se sert de cette excuse pour bourrer Madison, ce qui est louche. Je pense qu’il essaye de la rendre aussi ivre que possible pour être tranquille lors de l’attaque du barrage, mais leur amitié dans cette scène me laisse dans le flou le plus total.
Madison est loin de se douter du plan de Victor et lui sert de psy, jusqu’à l’arrivée de Nick et Troy. Ceux-ci préviennent le barrage de l’attaque à venir, qui est comme toujours « la pire de tout ce que nous avons vu ». Madison reste énervée après Nick qui se drogue, mais veut gérer la situation de l’attaque avant.
Taqa décide de se barrer du barrage, où il ne se sent pas bienvenue. C’est une manière de se débarrasser du personnage et d’en faire un perso qui pourrait revenir sauver tout le monde.
Victor finit par avouer à Nick qu’il doit se barrer, car il a passé un deal avec les gens du stade pour qu’ils attaquent le barrage en l’épargnant lui, Madison, Nick et Alicia si elle était là. J’aime beaucoup l’idée de cette semi-trahison, mais il n’empêche qu’il entretient les espoirs de Madison d’un futur en paix pour rien.
Bref, maintenant que le barrage est au courant de l’attaque, c’est louche et il a peur que le deal tombe à l’eau (ironique pour un barrage, non ?), donc il veut que Nick et sa mère se barrent. Les choses ne sont pas si simples, sinon, nous ne serions pas dans une série. Daniel reste en effet obsédé par la mort d’Ofelia qu’il veut comprendre. Il interroge Nick qui ment tellement mal qu’il est aussitôt accusé de mensonge. Pas de surprise de ce côté-là, ni dans la torture que Daniel souhaite aussitôt mettre en place. Nick comptait pourtant se tirer au plus vite, mais Danlel a pour projet de connaître toute la vérité.
Son but est de venger la mort d’Ofelia, bien sûr. Nick réussit à faire de rapides progrès en mensonges et fait donc porter le chapeau à Jake. C’est quand même beaucoup trop simple comme pirouette, mais il s’en tire comme ça. Toute cette scène avec Daniel est un moyen de perdre du temps et c’est tout.
De leur côté, Madison et Troy travaillent ensemble et c’est comme d’habitude avec une tension sexuelle à couper au couteau. Quel drôle de couple, c’est vraiment perturbant à voir. Pas de bol pour Troy, son crush du moment découvre qu’il est responsable de ce qui est vraiment arrivé au ranch. Il s’en défend, mais Madison n’est pas vraiment d’humeur à lui pardonner. Elle lui fout donc deux coups de marteau en pleine gueule et le laisse pour mort.
C’est bien beau, mais dans cette série, tant qu’on ne te voit pas franchement mourir, tu n’es pas mort, alors j’ai comme un doute. Nick voit sa mère péter ce câble contre Troy, ce qui promet quelques rebondissements pour la fin.
Alicia et sa nouvelle amie reprennent la route à la recherche de zombies, repartant sur le délire de la coupe de cheveux de l’héroïne. Rapidement, elles se font attaquer par un groupe armé de couteaux qui veut leur flingue. Alicia est assez badass pour sauver sa nouvelle amie en tir ant quelques coups en l’air faisant flipper tout le monde.
Alicia réussit à l’emmener voir un médecin, qui reconnaît en celle-ci des qualités pour la médecine. Parfait, je suis pour tous les éléments donnant aux scénaristes de quoi garder en vie Alicia. Le problème, c’est qu’elle se retrouve aussitôt devant un leader qui a tout d’un nouveau méchant de la trempe du gouverneur ou de Negan, même s’il est en fauteuil roulant. Il est en fauteuil car il a une tumeur sur la colonne vertébrale. L’idée est intéressante : il demande à ce qu’on l’opère et ça ne peut qu’être une réussite. En cas d’échec, tout le monde mourra.
L’opération est rapidement expédiée, sans anesthésie, et se passe parfaitement bien. Alicia n’est pas franchement assistante puisqu’elle doit simplement le garder calme, et ça aussi ça se passe bien. Hop, Alicia se fraye tout de suite un chemin vers le sommet de ce nouveau groupe qu’on nous introduit et qui sort de nulle part.
Victor révèle qu’il les a tous trahis. Le combat s’engage rapidement avec Daniel qui se prend une balle dans la mâchoire, mais survit malgré tout. Il est franchement increvable celui-là, c’est pas possible sérieux.
Pendant ce temps, le barrage se fait envahir avant que Madison et Nick ne s’enfuient, mais Victor réussit à les planquer… C’était de nouveau un bon épisode pour la série, avec des rebondissements imprévus et des approfondissements de personnages qui fonctionnent bien. Difficile de m’arrêter pour en parler plus longuement, je suis intrigué par ce que le dernier épisode proposera.
Épisode 16 – Sleigh Ride – 20/20 One day, you’ll have no choice.
L’épisode commence par un rêve de Madison, qui imagine un Noël parfait au ranch. Enfin, parfait, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que Jeremiah et Troy sont morts, mais Alicia aussi. Nick est de nouveau avec Luciana, que j’avais oublié à force, qui a aussi un bébé zombie dans les bras. Sympa le cauchemar, mais pas bien passionnant pour la série. Vu le titre de l’épisode, j’ai eu peur qu’on nous ponde ce délire tout du long, mais heureusement, ce ne fut pas le cas.
En lieu et place, nous suivons Alicia comprendre qu’elle rejoint le barrage où est censée se trouver sa mère. Elle découvre surtout que Strand a trahit le barrage, et celui-ci ne la voit pas tout de suite. Quand il l’aperçoit, il feint de ne pas la connaître, et l’un comme l’autre communiquent discrètement, préférant ne pas montrer qu’ils se connaissent. Alicia est présentée comme l’infirmière du leader après tout.
Elle gère plutôt bien ce job tout en continuant à sympathiser avec lui, ce qui est assez fou quand on y réfléchit, mais bon, ça passe bien. Comme notre nouveau méchant, John, comprend tout de suite qu’Alicia et Strand se connaissent, il l’interroge et Alicia renégocie le deal pour la survie de sa mère. Cela fonctionne, uniquement si elle suit le groupe plus loin après tout ça. Elle accepte, mais c’est une fin de saison, alors tout peut basculer.
Comme prévu, Nick et Madison se disputent dans leur planque, mais ils trouvent au moins un terrain d’entente pour s’enfuir. Ils comptent pour cela sur Strand et tout semble bien se passer, mais c’est sans compter sur Lola.
En effet, Daniel survit encore et toujours, dans les bras de sa nouvelle love interest, Lola, qui ne comprend pas comment il a survécu. Cela me fait un point commun avec elle. Elle l’abandonne dans un égout où je le verrais bien se transformer en zombie, mais bon. À la surface, elle découvre que son médecin est mort, pète un câble et se rend sur le pont pour tuer tout le monde. À la place, elle est rapidement exécutée d’une balle dans la tête par John.
Le problème, c’est que Madison, Nick et Strand sont sur le pont et se font arrêter. John décide de les tuer, ce qui le pousse à tuer également Alicia, qui ne pourra jamais lui faire confiance après le meurtre de son frère et de sa mère. C’est logique et ça met le trio familial en danger de mort, à commencer par Alicia que John veut tuer en premier.
De manière prévisible, un twist vient tout remettre en question : les explosifs installés à l’épisode précédent. Si Strand pense avoir le détonateur, Nick lui subtilise en lui faisant un câlin et récupère quelque peu du pouvoir. Bon, il reste toujours le problème que Madison a un flingue braqué sur la tête.
Le milieu d’épisode, voit Madison repartir dans son délire de rêve de Noël où tous les hommes de sa vie sont réunis et en vie, à l’exception de Nick et Travis, bien sûr. Le joli repas de famille vire à l’horreur, avec la mort de Jeremiah, puis de Jake, c’est amusant à voir, mais on a franchement envie de regarder autre chose que ce cimetière autour de Madison, qui indique pour moi plutôt un danger sur Madison que sur Nick.
C’est pourtant ce dernier qui décide de se suicider en laissant sa famille s’enfuir à bord d’un Zodiac. Tout cela, c’était sans compter sur Daniel qui refuse de mourir tout seul dans son égout. Le pauvre trouve le corps de Lola après avoir abattu trois des hommes de John et n’a pas la moindre idée du stress qui est en train de se dérouler ailleurs dans l’épisode : Alicia ne parvient pas à démarrer le Zodiac. Bon, finalement, ce n’est qu’un contre-temps et Strand, Alicia et Madison s’éloigne en bateau assez vite.
Sur le barrage, Nick est toujours entouré par tous les hommes de John, qui sont à deux doigts de l’exécuter, mais il sauvé de justesse par Taqqa et le pote d’Ofelia. Je l’avais dit que les deux ne pouvaient pas simplement s’être barrés. Entre eux et Daniel qui veut venger Lola, les hommes de John s’en prennent plein la gueule.
Alors qu’il pourrait survivre à tout ça, Nick décide de faire péter le barrage. C’est trop tôt : le Zodiac se fait aspirer par le barrage et a toutes les chances de couler, de même que Troy toujours inconscient et/ou mort, de même que Daniel et Nick, sur le barrage. Taqqa et son ami se dirigent vers le Nord, vers les USA, donc, ne pouvant plus rien pour nos héros.
Un dernier détour par le rêve nous montre Madison être attirée dans la tombe par Jeremiah et être sauvée par Travis… Elle refuse de le suivre et se réveille donc sous l’eau. L’ensemble de son rêve était en fait ce qu’elle voit lorsqu’elle est inconsciente sous l’eau, et ça explique cette omniprésence de morts. Madison survit finalement à la destruction du barrage, mais le sort de tous les autres reste incertain. Elle se retrouve auprès de tout un tas de personnes venant chercher l’eau, donc au moins elle ne sera pas seule…
Une putain de fin de saison avec un cliffhanger qui justifie que je surnote légèrement. Tout est allé vite et je n’en attendais pas tant de ce double épisode.
EN BREF – Comme l’an dernier, cette saison a su positivement me surprendre à de nombreuses reprises et ce dès le début, puisque Travis n’a pas passé l’épisode d’ouverture. Je ne m’y attendais pas et c’est une excellente chose. Si la première moitié de saison a connu un léger temps mort au ranch, c’est bien le seul défaut qu’aura connu la série cette année : Fear the Walking Dead a su conserver un rythme vif tout du long, en nous introduisant des nouveaux personnages tout du long et en parvenant à surprendre à plusieurs reprises. Bon, je me serais passé de la survie de Daniel, mais au-delà de ça, je trouve que la série a su marquer et a su se débarrasser de personnages emblématiques, notamment Ofelia – la seule dont je suis sûr à 100% du sort.
Une part de moi s’attend toujours à découvrir que Travis a miraculeusement survécu alors que c’est impossible, et il en va de même avec Troy. Difficile de croire qu’ils ont tué le meilleur personnage ajouté cette année. Si a priori je ne me fais pas de souci pour Victor, Alicia et Nick, je me dis que laisser leur sort en suspend pour quelques temps peut être un bon nœud dramatique, de même que la mort d’un d’entre eux. Le suicide de Nick aurait pu être une jolie fin pour le personnage, même s’il y a fort à parier qu’il survive en compagnie de Daniel et se mette à culpabiliser d’avoir provoqué ce qu’il pense être la mort de sa famille. D’un autre côté, ceux-ci n’ont pas hésité à l’abandonner.
J’aime beaucoup cet énorme cliffhanger final qui laisse simplement la vie de tout le monde en jeu. Pour le retour, le suspens a de plus de quoi durer : outre un épisode sur Madison, Taqqa et son acolyte peuvent faire un point d’entrée pour la saison, de même qu’un retour sur le personnage de Luciana… Ils ont de quoi nous torturer, et le faire bien. De nombreuses surprises sont encore possibles et je suis on ne peut plus satisfait de ce final.
Celui-ci va être dur à digérer et je suis bien heureux que la série soit renouvelée pour une saison 4. Cela dit, huit mois d’attente, ça va me paraître clairement interminable. Le niveau était haut pour cette saison 3 et cette fin me réduit même mon impatience de retrouver Rick et les autres lundi prochain. Vivement le mois de juin !