Westworld – S03E08

Épisode 8 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

> Saison 3


Spoilers

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My path had led me here… to you.

C’est malin, franchement, de voir le dernier épisode avec 24h de retard après avoir tenu tout le confinement comme il fallait. Yep, ça aura vraiment été la série du confinement cette année, diffusée pile au début et jusqu’à la fin (théorique), c’est quand même fou comme timing. Bon, en tout cas, cette saison aura effectué un grand écart dans son contenu scénaristique, changeant totalement d’ambiance et de thématiques, pas toujours pour le meilleur à mon goût.

Pourtant, ça ne m’empêche pas d’être impatient de découvrir l’épisode et d’être bien content d’enfin le commencer, même si on repart sur un montage bien lent sur Dolores. En voix off, elle nous raconte qu’il n’y a qu’une fin possible, qu’elle écrira, alors que le montage nous résume toute la vie du personnage depuis la saison 1. Tout ça pour en arriver, de manière plus ou moins poétique, à son cadavre découvert par un homme, alors que Caleb s’est barré en mot.

Il arrive finalement à Los Angeles où il découvre une ville chaotique et désertée. La série a déjà fait mieux du côté des décors, mais bon, les plans restent très beaux grâce à une lumière sympathique de coucher de soleil. Sinon, Caleb continue de suivre toutes les instructions de Solomon. Cela le mène à la découverte d’un caisson dans un entrepôt, caisson qui contient un prototype de Dolores.

On est vraiment sur un prototype, hein, elle n’a que le visage, mais ça fonctionne drôlement bien avec de jolis effets spéciaux et une idée qui permet de les mettre en avant. C’est tout de même une sacrée chance que le robot possède un visage et des bouts de peau de Dolores bien pratiques, du genre sa main. Et Caleb a beau la ligoter, ce n’est pas évident de garder un robot prisonnier, surtout quand il s’agit de Dolores.

L’épisode reprend dans la lignée du précédent aussi en ce qui concerne Caleb, qui a donc déjà fréquenté des robots et n’est pas bien sûr de ce qu’il fait avec Dolores. Elle lui explique tranquillement qu’elle lui laisse le choix de libérer les autres. MOUAIS. Je ne sais pas pourquoi je n’accroche pas à ce duo… Leur relation amoureuse – sort of – ne prend pas sur moi, c’est énervant.

En tout cas, j’étais bien content de voir Charlotte débarquer pour s’en prendre à Dolores. Charlotte/Dolores n’est évidemment qu’un hologramme, mais elle se dit heureuse de la mort de sa famille, qui était sa faiblesse. Enfin, l’une de ses faiblesses. Son autre faiblesse ? Dolores. Elle n’hésite donc pas à s’en prendre à elle, même si ça se résume surtout en la mort de tous les hommes qui étaient prêts à aider Caleb, qu’ils voyaient comme un leader. Il ne sera pas resté leader très longtemps, hein ! En plus, Dolores se débarrasse de lui aussi vite qu’elle peut dans cet épisode.

De son côté, William est donc armé d’un fusil dont il n’hésite pas à se servir pour abattre Stubbs, alors que Bernard utilise son traditionnel bouton pour booster ses capacités et se souvenir qu’il est un robot badass. Finalement, William s’enfuit à l’arrivée du SFPD, Stubbs n’est pas mort et Bernard récupère une mallette de la part d’un vieil ami, lui transmettant aussi les coordonnées de Dolores.

Bernard embarque donc Stubbs dans voiture et se rend dans une banlieue super tranquille, loin de l’apocalypse du reste de l’épisode. Il se retrouve alors non pas chez Dolores, mais dans la maison de sa famille – ou plutôt de celle d’Arnold. C’est très clair dès que la fille ouvre la porte, mais les photos de Gina Torres nous révèlent tout. C’est alors une Gina Torres vieille qui débarque et ne reconnaît pas Bernard ; inévitablement. La surprise est totale, je ne pensais pas du tout qu’on reviendrait sur cette partie de l’intrigue abandonnée en saison 1.

Les effets spéciaux sont géniaux aussi, Gina Torres paraît vraiment vieille, c’est dingue. Et Helen nous sort toute une philosophie de vie bien sympathique qui explore l’intrigue Charlie qu’on a tous oubliée, non ? Je suis mitigé sur cette séquence émotions plus qu’autre chose. Après tout ça, Bernard décide de soigner Stubbs, affaibli, comme il peut.

William ? Pas de quoi s’inquiéter pour lui. Il ressuscite donc dans une tenue pleine de sang et tout le monde semble s’en contrecarrer pas mal. Cela est embêtant pour lui qui espérait apparemment reprendre le cours de sa vie comme si de rien n’était, espérant même récupérer tout son argent. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne la vie, dommage !

Serac est quant à lui évidemment énervé de savoir que Dolores a pu s’échapper malgré le travail efficace de Maeve. Sa perle a été retirée par Caleb avant que Maeve ne puisse faire quoique ce soit et avant qu’elle ne soit récupéré par Serac, qui comprend que faire confiance à un robot n’était pas forcément la meilleure des idées.

En effet, il découvre que Maeve était au courant de l’existence de Caleb et qu’elle ne lui a rien confié. Ce n’est jamais qu’un détail qui n’empêche pas Maeve de se rendre à Los Angeles pour se confronter une fois de plus à Dolores, qui vient juste de se séparer de Caleb. Il n’y a pas à dire, la réalisation est impeccable, avec des scènes magnifiques à suivre. La chorégraphie est facile à suivre, les effets spéciaux sont efficaces, les décors choisis très bons. Bref, c’est un bon spectacle qui voit Dolores galérer à s’échapper.

Elle tue tous les hommes de main, mais est encore confrontée à Maeve qui se bat toujours aussi bien. Le problème, c’est que Dolores est désormais une version améliorée d’elle-même comme elle est un robot métallique plus qu’une humaine. C’est très gênant : elle parvient à mettre K.O Maeve bien rapidement, après lui avoir annoncé qu’elle était la seule robot fonctionnelle de Westworld. Selon Dolores, donc, tous les robots du parc sont une copie d’elle-même.

C’est une confrontation sympathique qui nous met finalement Dolores à terre lorsqu’elle est confrontée une nouvelle fois à l’hologramme de Charlotte/Dolores. C’est à peine compliqué tout ça. Cela permet à Maeve de se relever et d’embarquer Dolores auprès de Serac pour qu’il efface un à un l’ensemble de ses souvenirs. J’imagine que l’insistance sur la saison 1 en début d’épisode vient de là.

De son côté, Caleb s’enfuit donc et se planque au milieu d’une émeute. C’est un bon plan pour échapper à ses ennemis, mais pas vraiment pour échapper au danger, parce que ça semble craindre. Bizarrement, malgré le chaos ambiant dans cette apocalypse, la police travaille encore d’arrache-pied pour réprimer tout le monde.

Pire, Caleb parvient encore à se trouver des hommes de main parmi les outliers. Il est vraiment le leader d’un mouvement qui le dépasse, et qui, j’avoue, me dépasse aussi. Leur motivation m’échappe quelque peu dans cette scène où l’on voit Caleb voler un véhicule de police tout pépère alors qu’un de ses alliés se prend une balle. Oui, oui, un seul, il a après ça tout le temps qu’il lui faut pour papoter et se barrer. C’était gros, mais au moins, il est en sécurité le temps du voyage.

Il se rend au QG d’Incite où il a encore la gentillesse de laisser en vie des hommes chargés de le tuer. C’est fou. Il récupère ainsi une carte d’accès qui lui permet d’arriver au panneau de contrôle de Rehoboam, mais les choses sont loin d’être si simples. En effet, il est d’abord arrêté par un homme de main qu’il a du mal à tuer, avant d’être cerné par Maeve et les alliés de Serac.

Il sait immédiatement qu’il est foutu et se rend. Cela lui permet de découvrir que Dolores est foutue, mais aussi de rencontrer Serac, enfin. J’aurais aimé une confrontation Serac/Dolores, mais à défaut Serac/Caleb, c’est déjà ça de pris. En plus, Serac se moque bien de Caleb et de sa manière de faire tout ce que Dolores dit. Je trouve bien la manière dont Maeve puis Serac réduisent Caleb à ce qu’il est : une marionnette qui se pensait important.

Il finit par découvrir dans tout ça ce que Dolores attendait de lui : mener l’humanité à sa perte. Ce n’est pas exactement ce qu’il imaginait, il semble qu’il croyait vraiment que les humains allaient pouvoir survivre à tout ça. Hum. La meilleure révélation de l’épisode reste encore que Maeve découvre ensuite que Serac n’est pas ce qu’il prétend. Cela aurait pu venir plus tôt dans la série et je ne comprends pas pourquoi ça arrive si tard, ni pourquoi Maeve ne s’en est pas rendue compte avant…

Il est en effet révélé que Serac est contrôlé par une machine lui communiquant tout ce qu’il doit dire. Cela n’impressionne pas du tout Maeve, qui a toujours bien envie de retrouver sa fille. Pour cela, elle est donc prête à aider Serac à mettre la main sur la clé en Dolores… sauf que Dolores n’a pas de clé : juste un souvenir d’elle-même, dans un champ.

Serac est énervé et menace alors Caleb, avant de découvrir que c’est inutile aussi. Il ne veut pas se salir les mains et ordonne donc à d’autres d’aller le tuer, tout en s’assurant que Dolores sera effacée définitivement aspirée par Rehoboam.

C’est du moins ce qu’il semblait se passer. En fait, il est vite révélé que Maeve a menti : Dolores n’était pas seule dans le champ dans son souvenir… Ce n’était pas exactement un souvenir, mais juste un moyen de communiquer entre machines, pour partager avec Maeve ses rêves d’utopie où les robots pourraient vivre en paix dans le monde. Seulement voilà, elle aime bien les humains finalement : ce sont eux qui lui ont appris la beauté de la vie, les moments de joie, l’amour (charnel comme maternel)… What. The. Fuck.

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Maeve finit donc par tuer un des hommes chargés d’exécuter Caleb, puis elle lutte enfin contre le bouton de Serac capable de la figer. C’était excellent à voir… jusqu’à ce que la série choisisse de faire quelques économies dans le noir. Quand la lumière revient, Caleb et Maeve sont les seuls encore debout. Dolores est morte, mais la rébellion passe alors en Maeve qui explique qu’elle veut laisser le choix à Caleb. Serac, pas encore mort, risque fort de ne pas être trop heureux de ce retournement de situation.

Quant à savoir pourquoi Dolores a choisi Caleb, c’est bien simple : elle l’a vu dans le passé, et il était un homme bon, bien qu’outlier. En effet, lors d’un exercice d’entraînement de l’armée avec des robots en civil, il a décidé d’empêcher ses camarades soldats de violer les femmes, dont Dolores. C’était un chouilla lourd comme scène, je crois que j’aurais presque préféré ne pas savoir pourquoi elle avait choisi Caleb finalement.

En tout cas, c’est alors la débâcle de Serac. Il comprend qu’il a perdu l’accès à Rehoboam et que le robot est désormais aux mains de Caleb qui peut en faire ce qu’il veut. Son choix ? Il détruit Rehoboam malgré les supplications de Serac et décide que l’ensemble de l’humanité a gagné le droit au libre-arbitre. Plus de super-machine pour contrôler les actions du monde, juste des choix humains. Soit.

Maeve s’en va donc avec Caleb, laissant Serac à ses regrets. Elle n’abandonne pas pour autant l’espoir de retrouver sa fille un jour, mais elle est OK avec l’idée d’attendre un peu dans un monde dévasté où chacun est libre de ses choix.

Bernard, lui, prend conscience qu’il avait mal jugé Dolores et qu’elle ne voulait pas la fin de l’humanité, finalement. C’est lui qui possède désormais les clés de la saison 4, dans la fameuse mallette du début d’épisode. Celle-ci contient un casque lui donnant accès à… Ben, on ne saura pas, il préfère piquer un somme apparemment, et se réveiller des mois plus tard, plein de poussière… Concrètement, il a accédé aux données de Delos, la fameuse clé que Dolores devait avoir selon Serac mais qu’elle n’avait pas. Il faudra voir ce que ça donnera !

De son côté, William poursuit, post-générique, sa quête de détruire tous les robots. Il se rend dans un Delos étranger, tue un garde et débarque dans le laboratoire sous-terrain où se trouve Charlotte/Dolores, avec toujours un bras brûlé pour se souvenir que l’humanité n’est pas si sympathique. Elle révèle à William qu’elle a fait une copie de lui-même, et cette copie n’a aucun mal à nous tuer William. ENFIN ! Dommage, il reste une version de William robot.

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EN BREF – La saison était toujours de très grande qualité et dans l’ensemble, j’ai passé de très bons moments devant ces huit épisodes. Il n’empêche que je suis un peu moins convaincu par la tendance générale de la saison qui s’est trop enfermée dans des thématiques que l’on connaissait déjà et que l’on avait pu explorer dans d’autres séries.

La conclusion en est différente malgré tout, alors ça reste plutôt intéressant à suivre dans l’ensemble. En plus, avant son générique de fin, la série se débrouille pour nous proposer une véritable conclusion satisfaisante vis-à-vis de l’ensemble des intrigues. Pour une fois, même si l’attente sera longue, je ne sais pas si j’attendrai aussi impatiemment. On se débarrasse enfin de Dolores, mais je ne vois pas la série se poursuivre sans elle… or, je trouve que la faire renaître encore une fois serait mal venu.

En même temps, la série a encore mes personnages préférés debout avec Maeve et Charlotte, alors tout n’est pas perdu. On verra bien ce que donnera la saison 4, probablement dans deux ans. En attendant, je reverrai peut-être ces trois saisons. J’adore la série après tout, même dans ses épisodes les plus faibles…

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> Saison 3

Station 19 – S03E14

Épisode 14 – The Ghosts That Haunt Me – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser de cet épisode. Les intrigues que je préfère sont clairement malmenées au second plan alors que je n’ai pas réussi à déterminer ce qui pouvait bien être au premier plan cette semaine. Ajoutons à ça que l’épisode prend le temps de se concentrer encore et toujours sur un personnage à qui j’étais content de dire au revoir et sur des évolutions pas bien crédibles et ça donne un mix d’émotions et sentiments contradictoires. Allez, c’est vu, c’est presqu’aussi vite oublié, j’en ai bien peur. Ce que j’ai préféré ? Les personnages de Grey’s Anatomy et leur impact sur les pompiers. C’est gênant.
> Saison 3

Spoilers

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I’m not in denial, I’m pissed.

Superbe. Je recommence cette critique avec quasi un tiers de l’épisode écrit à la hâte et de mémoire, parce que mon ordinateur a eu la merveilleuse idée de me perdre ce que j’avais écrit suite à un bug de batterie et que j’ai autre chose à faire de mon #WESéries que voir deux fois le début d’un épisode médiocre.

Bref, on commence donc cette semaine par l’arrivée des calendriers, l’occasion pour les scénaristes de nous montrer les acteurs dans des tenues sexys. Sympa l’ambiance de travail… D’ailleurs, c’est vraiment sympa pour le personnage d’Andy qui revient et est bien heureuse de découvrir tout ça, mais pas tellement pour Sullivan dont le retour provoque un froid, particulièrement avec Ben.

Celui-ci n’hésite pas une seule seconde à l’interroger sur son taux de drogue dans le sang et va jusqu’à lui demander un test urinaire dans son bureau. Chouette ambiance de travail, vraiment, on sent que la confiance règne dans la caserne. Sullivan ne le prend pas si bien, bizarrement, comme je n’ai pas super bien pris le retour d’un flashback avec Pruit, qui ne servait à rien et n’avait rien à faire là. Erreur dans la diffusion ?

Pourtant non, puisqu’on y a droit plusieurs fois. J’ai totalement lâché parce que déjà que Ben/Sullivan, ça ne me passionnait pas, mais en plus, revenir à Herrera, ce n’était pas nécessaire. J’imagine que l’acteur était réticent à partir à la retraite avant la fin de saison, et tant pis si ça veut dire avoir des scènes avec Sullivan ou Ben.

En tout cas, j’ai beaucoup ri quand on en est revenu à ces deux-là, avec Ben insistant pour voir son chef pisser dans un verre, parce que c’est ce que la réglementation imposait. Eh ben ! Sullivan s’en tire finalement de la leçon de morale de Ben bien reloue en lui annonçant qu’il n’a pas pu se dénoncer comme il le fallait parce qu’il devait rester fort pour sa femme. Et oui, il est marié, surprise Ben. J’ai bien ri. C’était ma soirée rigolade, je crois. Ils sont finalement interrompus par Bailey qui sort de nulle part pour venir voir son mari, soulagé de savoir que Sullivan n’est plus sous l’influence de la drogue.

Andy, de son côté, doit faire face à son colocataire préféré, inquiet de ne plus la voir dans l’appartement qu’ils partagent. Andy se sent alors forcée de lui révéler qu’elle est mariée avec Sullivan, ce qui me paraît être la plus mauvaise idée du monde. Forcément, Jack a plein de questions super gênantes sur la relation et le mariage, hyper rapides. Puis bon, il voulait se marier avec il n’y a pas si longtemps quoi.

Ailleurs dans la caserne, Dean soigne une jeune femme, Sacha, tellement canon qu’on sait bien que cette affaire de boucle d’oreilles coincées sera rapidement l’occasion d’un futur couple. D’ailleurs, Vic s’en rend bien compte et n’hésite pas à s’amuser de la situation avec Dean, pour le pousser à se relancer dans le game. Ils font tellement de bons amis, ça m’énerve de savoir que les scénaristes veulent en faire un couple. Qu’est-ce que Dean peut bien foutre à vouloir se mettre en couple avec Vic ? Je suis frustré, surtout que l’épisode revient bien sur les sentiments de Dean sur les scènes de fin grâce au fameux calendrier.

Pendant ce temps, Maya occupe tout son temps de capitaine à rouler des pelles à Carina. Moi, je suis bien content de retrouver Carina dans cet épisode, parce que j’aime bien son personnage, mais elle, elle n’est pas ravie d’être là quand elle se retrouve à devoir rencontrer comme ça sa belle-mère. Et oui, comme tout le monde, Maya a une maman, mais ça semble surprendre tout le reste de l’équipe. Allez comprendre.

Sa mère ? Oh, elle est juste là pour annoncer à sa fille qu’elle divorce, et bonne journée bien sûr. Le pire, c’est que Maya refuse de la croire ou de voir en quoi son père était un putain de connard en pleine relation toxique. On ne l’a pas vu beaucoup, mais on le sait déjà tous… et pourtant !

La première intervention de l’épisode mène tous les pompiers sur les lieux d’un incendie. Eh, ce n’était pas arrivé depuis Herrera père, ça. L’incendie est dans un bowling, avec évidemment un homme coincé dans la machine, sinon ce ne serait pas drôle. J’avoue que ça m’a pas passionné comme cas, et quand en plus c’est à ce moment-là que l’ordinateur a bugué et s’est éteint, j’ai décidé de faire une pause dans l’épisode pour passer à autre chose.

Mal m’en a pris, mais bon, une fois de retour, c’était pour découvrir que Dixon fils n’était toujours pas un très bon pompier et servait de souffre-douleur à Maya. Il finit par soigner une pleurnicheuse comme lui, alors que Dean est en train de gérer l’homme coincé qui finit par se faire bouffer par les flammes. Pas de bol, et terrible à entendre, franchement.

Heureusement, les autres pompiers ont plus de chance quand il s’agit de sauver des enfants coincés dans le bowling. Ils avaient qu’à avoir de meilleurs goûts pour passer l’anniversaire, non ? Bon, je suis méchant, c’est fun le bowling, je suis juste frustré parce que médicalement, c’est compliqué pour moi. Anyway. Les pompiers parviennent à détruire un mur pour que tout le monde puisse être évacué et, pendant ce temps, Andy et Jack continuent de parler des problèmes persos de cette première, à proximité des enfants, oui. Bien, ils auront tous besoin de 5 ans de psychothérapie après cet anniversaire, franchement.

Une autre qui en a besoin est apparemment Maya, qui s’éclate à défoncer un autre pan de mur, sans raison. C’était plutôt drôle à voir. Un autre qui en a besoin aussi ? Jack, toujours à devoir gérer son choc post-traumatique. Andy le remarque et décide de le reporter à Sullivan, mais pas sans lui en parler avant. De toute manière, Sullivan à mieux à faire : il est forcé par Ben de devoir parler à Dixon de son problème d’addiction et surtout de son overdose en plein travail.

Le but de Dixon ? Etouffer l’affaire aussi vite que possible, ce qui permet à Ben de comprendre que quand Herrera lui a parlé d’un chef déconnant, c’était Dixon. Voilà qui explique aussi pourquoi Dixon détestait tant Herrera : il avait quelque chose sur lui pendant tout ce temps. Et maintenant, Dixon couvre Sullivan qui est redevable de Dixon. C’est merveilleux.

Ben finit par retourner tout frustré à la caserne et s’en plaindre à Miranda. Ce n’était pas dingue, mais j’ai bien aimé la scène de famille pour Bailey. On ne la voit pas souvent en mère aimante, mais ça marche drôlement bien quand on lui en laisse l’occasion ! Quant à Sullivan, il est tout heureux de raconter à Andy qu’il a tout avoué à son chef, approuvant leur mariage. Il balance donc à toute la caserne qu’il est marié avec elle quand il est très clair qu’Andy n’a pas du tout envie d’en parler à ce moment-là, surtout après avoir eu Jack sur le dos toute la journée. Mais bon, de toute manière, le plus drôle, c’est encore et toujours la tête dépitée de Vic. Qu’est-ce que j’adore cette actrice et cette manière de jouer son personnage ! Rien que pour elle, je peux continuer la série dans ses moments les plus médiocres, parce qu’elle me fera toujours rire !

Autrement, à son retour à la caserne, Maya est énervée (encore) de constater que sa mère parle avec Carina, mais aussi qu’elle insiste pour lui faire prendre conscience que son père était toxique. Le truc, c’est que Maya le sait déjà : elle n’est pas en plein déni, elle est juste énervée de savoir que son père lui a permis d’accomplir un milliard de trucs impossibles en la maltraitant. Et j’ai adoré la relation Carina/Maya tout au long des deux scènes et demi qu’elles avaient dans cet épisode : c’est peu probable que Carina soit si attachée si vite à Maya et ne fuit pas un minimum se mettre à couvert face à de tels problèmes, mais en même temps, c’est Carina, on sait qu’elle est super aimante et attachante, non ?

> Saison 3

Westworld – S03E07

Épisode 7 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.

> Saison 3


Spoilers

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We are nothing alike.

Ça vaut le coup d’être un robot : Charlotte est déjà vachement remise sur pied au début de cet épisode où elle appelle Dolores/Sato pour lui dire qu’elle lui a envoyé quelqu’un pressée de le retrouver. Et c’est cette fois Clémentine qui revient dans cette saison. Je suis bien content de la revoir, mais je ne comprends pas trop ce qu’elle fout là, ni qui est aux commandes de ce robot qui ne sait pas bien tirer à l’arme à feu. En revanche, elle sait bien recevoir les balles dans l’épaule.

Ce n’est pas bien grave, cependant, parce qu’elle est aidée par une autre femme asiatique dans sa tentative de meurtre : très vite, Sato se retrouve donc sans sa tête et Dolores avec un allié de moins – pour ne pas dire deux puisqu’elles sont envoyées par Charlotte. Il ne manquait plus que ça, Dolores contre Dolores ! C’était inévitable, je pense.

L’épisode se concentre également sur l’histoire de Caleb. Il était temps qu’on y vienne, ça fait quelques épisodes qu’on tourne en boucle là-dessus. Par contre, ça signifie aussi un épisode se concentrant beaucoup sur des flashbacks où il a un look bien pourri, le pauvre, et les flashbacks et moi, on n’est pas trop amis généralement, surtout quand il s’agit, comme là, de nous parler d’une guerre civile… C’est moche, mais en fait tout ça m’a fait penser à un épisode de… Blindspot.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est peut-être le retour prochain de la série qui fait ça. En tout cas, on suit Caleb en mission à l’étranger où il est chargé de s’assurer, avec Francis et un certain Thompson, que des victimes portent bien une veste qui attire à eux des missiles après une accolade. Admettons. Malheureusement pour eux, les russes s’en prennent ensuite à eux de la même manière et Caleb ne parvient pas à sauver Thompson, qu’il voit exploser sous ses yeux. Sympa.

La mort de Francis ? Il se fait tuer lors d’une opération commando où ils doivent prendre en otage le papa de Veronica Mars, et franchement, on ne sait pas bien pourquoi. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils doivent le garder en vie.

Dans le présent, c’est à Mexico que Dolores retrouve sa passion des chevaux et un sentiment d’être à la maison. Je ne sais pas bien ce qu’elle fout là, mais elle est en compagnie de Caleb. Elle lui a enfin expliqué tout son plan et il est assez clair qu’en cas de survie des humains, Dolores compte sur Caleb pour prendre le leadership des quelques-uns qui resteraient. OK, pourquoi pas. Et pourquoi pas le Mexique, aussi, c’est logique de s’isoler du reste de l’apocalypse en cours.

Bien évidemment, Dolores a aussi un plan plus complexe que ça en réserve, comme toujours : elle envoie un drone faire le tour d’une prison pour tuer en bonne sniper qu’elle est tous les gardes que le drone a pu repérer, à distance. La prison ? On reconnaît le laboratoire de l’épisode précédent, celui d’Enguerrand. Bref, on sait tout de suite ce qu’il en est : Caleb va retrouver la mémoire. En attendant, Dolores lui annonce qu’ils doivent retrouver Solomon. Bien, c’est toujours aussi clair.

Solomon est donc le robot qui précède Rehoboam, mais qui avait des problèmes compliqués à régler : le frère d’Enguerrand était schizophrène et, selon Dolores, sa création l’était tout autant. C’est vrai que c’est gênant pour une intelligence artificielle. En tout cas, Solomon n’est pas du genre à se laisser impressionner par Dolores et j’ai adoré ça : il lui explique qu’ils n’ont rien en commun même s’ils sont tous les deux des intelligences artificielles.

Ben oui, elle est programmée pour ressembler à des êtres humains, elle, après tout. Elle a beau faire tout ce qu’elle peut pour prouver qu’elle est la plus méchante et la meilleure, ça ne prend pas sur Solomon et j’ai beaucoup ri de voir ça. Ce n’est pas tout ce qui est à retenir de la scène : il y a aussi le mensonge que les gens trouvent réconfortant d’entendre leur propre voix et la vérité sur Caleb qui commence à se dévoiler.

Et elle se dévoile par un énième hologramme de Serac qui explique à quel point les personnes comme Caleb sont des personnes qui pourraient dérouter le monde et les courses prévues par l’intelligence artificielle. Cet hologramme est en fait un message pour son frère et Caleb nous demande où il est, pour mieux qu’on nous révèle que lui et Dolores sont au beau milieu d’une sorte de cimetière d’outliers. Les outliers sont donc des personnes que Serac n’aimaient pas : ce sont celles qui sont susceptibles de commettre des crimes et de gâcher les beaux calculs de Solomon et/ou Rehoboam – j’avoue que c’est peu clair cette affaire de double intelligence artificielle des Serac. Par conséquent, Serac a fait retirer de la circulation les outliers par… des outliers !

Le but ? Les reconditionner pour qu’ils puissent à nouveau vivre en société et devenir à leur tour des chasseurs… Voilà donc le passé de Caleb et Francis qui nous hantait tant le premier des deux : ils étaient chargés de faire enlever ceux qui étaient comme eux, sans même le savoir, grâce à cette application. Francis n’est pas mort à la guerre, il a été, comme Caleb, relevé de ses missions – du moins, c’est ce que Caleb veut croire, s’aveuglant clairement sur la vérité grâce à sa mémoire défaillante. Quant à celle-ci, elle s’explique par une sorte de chewing-gum auquel il était rendu accro pour s’assurer que ses souvenirs soient brouillés. Quant au père de Veronica, il est là pour apporter quelques réponses à Caleb et Francis, dans le passé.

Les deux hommes sont persuadés de bosser pour l’application, mais il leur fait comprendre que ce n’est pas le cas. Caleb se retrouve à buguer et est envoyé en réparation à Mexico, exactement là où on le retrouve dans cet épisode.

Dolores lui dit qu’il était important qu’il comprenne exactement d’où il venait, mais je dois avouer que ce n’est pas bien clair pour moi cette affaire d’outliers. Ca tombe comme un cheveu sur la soupe… mais pas autant que Maeve qui arrive justement à Mexico elle aussi pour s’en prendre à Dolores. De manière étrange, Dolores ne fait pas que s’y attendre : elle pense que Maeve a une vraie chance de la tuer. Elle abandonne donc Solomon et Caleb afin que ce dernier puisse avoir une petite mise à jour capable de lui donner le cran d’être le leader qu’elle veut qu’il soit.

Une fois que c’est fait, elle est prête pour une confrontation avec Maeve qui est bien motivée et insiste elle aussi pour lui dire qu’elle n’a rien à voir avec cette Dolores qui n’hésite pas à tuer et à faire des copies d’elle-même pour les voir se faire tuer. Magnifique. Le combat entre les deux femmes-robot est vraiment très intéressant à observer, parce que la chorégraphie est soignée, avec de bons effets spéciaux et des robots un peu partout.

Les choses ne tournent pas en faveur de Dolores, en revanche, alors que c’est vraiment ce que j’en attendais : elle perd carrément son bras et finit par ramper au sol jusqu’à une machine qui lui permet un accès direct à Solomon. C’est un coup étrange qui lui permet d’appuyer sur un bouton désactivant aussitôt son ennemie… mais elle aussi. Etrange, vraiment : elle semble faire confiance à Caleb.

Pour en revenir à Caleb justement, et aux flashbacks, il découvre peu à peu la vérité sur la mort de Francis, et ça ne lui plaît pas du tout : l’homme qu’il a enlevé et à qui il ose parler alors que c’est interdit l’informe en effet qu’il pose trop de question et qu’il en sait désormais trop. Il est donc sûr que l’application va proposer de le tuer pour un prix vraiment rentable.

Sans surprise, c’est effectivement ce qu’il se passe, et puisque Francis hésite quand Caleb le confronte, Caleb reçoit à son tour une offre pour tuer celui qu’il considère comme son frère. Bref, depuis le début de la saison, il nous gave avec son Francis dont il espère un jour venger la mort alors que c’est lui qui est responsable de cette mort. C’est simple de la part des scénaristes comme décision, surtout que ça n’empêche pas Caleb d’effectuer sa vengeance : c’est Solomon qui est responsable de son instrumentalisation. Il lui demande de lui donner du pouvoir et finit l’épisode avec la fameuse mise à jour tant attendue, digne de Person of Interest : il entend la voix de la machine lui dire ce qu’il doit faire. Bref, il est OK pour devenir le leader humain de la révolution des robots, parce que Solomon a un plan pour mettre fin à l’humanité lui aussi.

À San Francisco, William est donc libre à nouveau, mais sous la surveillance de Stubbs et Bernard. Ils veulent lui montrer avant qu’il ne se barre que Dolores a bien récupéré Delos, mais ils veulent aussi trouver ce qui lui a été injecté avant qu’il ne disparaisse. Apparemment, grâce à cette injection, Charlotte/Dolores avait accès à des informations confidentielles lui permettant de récupérer Delos.

Oh, et accessoirement, William est déjà déclaré mort. Très vite, on découvre que tout est lié, inévitablement : William semble avoir subi le même traitement que Caleb à l’époque, et Bernard semble bien le connaître. Malheureusement, on n’a pas le temps d’en savoir plus car ils sont évidemment cernés par des ennemis. Sans surprise, ils arrivent à s’en sortir et William repart dans son délire de sens trouvé à sa vie : il décide de partir en quête de tous les robots du parc qui se sont échappés pour les tuer.

Il ne commence toutefois pas tout de suite, ce qui permet de laisser Stubbs et Bernard en vie pour un moment, alors que ce dernier se dit qu’il aura peut-être besoin de William plus tard. Mouais. Tellement mouais en fait que le cliffhanger tombe à l’eau : alors que Bernard essaie de convaincre Stubbs que William est utile et à surveiller car c’est lui qui détruira le monde si Dolores ne le fait pas, William trouve justement une arme pour braquer notre duo de robots qu’il veut tuer, comme tous les autres. OK OK.

Notons pour terminer sur une note positive qu’HBO a annoncé que la série était renouvelée pour une saison 4… qui ne verra probablement pas le jour avant 2022 de toute manière. Une vraie note positive, non ?

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9-1-1 – S03E07

Épisode 7 – Athena Begins – 14/20
Comme l’an dernier et malgré de légères améliorations dans la structure de l’épisode, je suis principalement frustré par cette origin story. Je le savais avant de commencer, au moins, c’est déjà ça : ça aide à faire la pilule. Quant à l’histoire en elle-même, elle est très sympathique, je dois bien le reconnaître, mais ça sortait tellement de nulle part que c’était difficile d’y accrocher pleinement, malgré de belles prestations.

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Spoilers

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It was my ex-fiance.

C’est reparti pour ces épisodes que je n’aime pas, consacré à un personnage que je n’aime, à un moment où je ferai mieux d’être au lit. J’ai tout gagné, je sais, mais je me suis dit que je n’aurais jamais envie de reprendre la série si je n’enchainais pas immédiatement après un épisode que j’ai bien aimé. Et puis, on ne sait jamais, parfois on a de bonnes surprises.

On retrouve dans cet épisode la supérieure d’Athena, introduite deux épisodes plus tôt, qui vient lui annoncer qu’on a retrouvé l’arme qui a tué Emmet. Emmet ? Oh, personne d’autre qu’elle ne semble savoir qui c’est, mais c’est juste… son ex-fiancé, qui s’est donc fait tuer. Normal.

Une fois cette introduction sympathique effectuée, on est prêt pour repartir en 1989, afin de découvrir exactement ce qu’il en est de cette histoire. Eh beh, ça promet ! Athena n’est alors qu’étudiante et elle décide d’accorder un œil à la brochure de la police quand le beau Emmet, tout d’uniforme vêtu, lui propose de le faire. C’est d’un cliché… mais c’est cohérent après tout. Athena est en revanche loin d’être le personnage que l’on connaît aujourd’hui à cette époque-là.

Elle a encore sa mère, à qui ça tombe bien Harry vient de la comparer dans le présent (quand elle jugeait les plans d’orientation de son copain). La mère d’Athena ? Elle semble bien plus sympa que sa fille et elle parle de la vie glauque en ville, ce qui donne encore plus envie à sa fille de rappeler Emmett. Qu’est-ce que je pense d’Emmett ? C’est compliqué, il parle surtout boulot avec Athena, alors j’ai du mal à accrocher à son personnage. Surtout que je sais qu’il ne va pas tarder à mourir. Je ne vais quand même pas m’attacher à un personnage qui ne passera pas l’épisode et qui n’a absolument aucun impact sur l’Athena que je connais aujourd’hui.

C’est finalement le plus gros problème de ces épisodes sur la vocation de nos premiers répondants : on sait ce qu’ils deviennent, on sait que tout ça n’a pas vraiment d’impact sur la suite de la série alors que d’autres intrigues sont mises de côté pour ça. Bon, en tout cas, Athena se retrouve rapidement dans les rangs des bleus, mais si je voulais voir ça, j’aurais lancé The Rookie dans laquelle j’ai aussi pas mal de retard. Bien sûr, pour l’époque, la position d’Athena est vraiment compliquée : elle est noire et c’est une femme, ça fait deux gros défauts aux yeux de son supérieur direct.

Et aux yeux de tous ses collègues. Même si elle a déjà un fort caractère dès le départ, on comprend dans un montage tout ce qu’il y a de plus classique que ses mois d’expérience en tant que bleue ont forgé le caractère qu’on lui connaît aujourd’hui, puisqu’elle a dû faire face à pas mal d’injustice. Au milieu de tout ça, elle a entretenu une jolie relation avec Emmett, aussi, rencontrant ses beaux-parents entre deux arrestations.

C’est quand même particulier de faire un épisode d’origin story et de bâcler autant les premières enquêtes et interventions du personnage. J’imagine que le but est de se laisser du terrain fertile pour d’autres épisodes de ce type ensuite. Quant aux fiançailles, elle trouve sa bague par hasard, Athena, mais nous, on n’a absolument aucune surprise contrairement au personnage. Déjà qu’on est spoilé sur son futur, on est même spoilé sur les événements principaux de cet épisode !

Quant aux leçons que lui donnent son supérieur… bof. Je l’ai juste soupçonné d’être le meurtrier d’Emmett tellement on insistait sur le personnage. Finalement, on arrive assez vite au jour de la mort du fiancé, qui est aussi le jour où Athena rencontre Elaine, sa boss aujourd’hui. Elle lui explique qu’Emmett était au mauvais endroit au mauvais moment… parce qu’Athena lui a demandé de passer faire des courses pour lui. Oups ! En tout cas, malgré tout ça, Athena a trouvé sa vocation, et elle s’y tient, n’en déplaise à sa mère qui a peur de la voir mourir, surtout quand elle lui annonce ça devant une vidéo de flics blancs tabassant un oir.

En parallèle de ces flashbacks, on voit aussi Athena évoluer dans le présent. C’est un gros point positif par rapport aux épisodes « Begins » des saisons précédentes en ce qui me concerne. Après, ça n’apporte pas grand-chose : on retrouve ainsi Athena en train de parler avec Hen de son passé et de son fiancé dont personne n’a jamais connu l’existence, pas même les scénaristes avant d’écrire cet épisode.

Bien évidemment, Hen est la seule dans l’entourage d’Athena à ne pas lui dire de ne pas enquêter sur le meurtrier d’Emmett. Elle s’y colle donc de manière bien peu discrète mais qui semble endormir ses collègues. Soit. Moi aussi je m’endors après tout. Cela lui permet de récupérer des informations confidentielles discrètement… mais pas assez : le collègue et ami qu’elle vole ainsi se rend compte de ce qu’elle a fait et débarque chez elle pour l’engueuler.

Non seulement, il fait ça, mais en plus, il lui donne le dossier d’Emmett, finalement. Le problème, c’est qu’il fait ça devant Bobby. Inquiet pour elle, il essaie d’empêcher Athena de mener l’enquête qu’elle veut mener, mais ce n’est pas si simple, surtout qu’elle nous balance la phrase classique avant la pause entre deux actes : elle serait la raison de la mort d’Emmett. Ben tiens. En fait, elle culpabilise de l’avoir fait se rendre acheter quelques courses pour elle, mais bon… Bobby est tellement inquiet pour elle qu’il finit par en parler à Michael.

Je sais que j’ai dit plus tôt dans mes critiques que j’aimais bien leur amitié, mais il y a quand même des moments où c’est creepy de les voir si proches. En tout cas, Athena profite de ne pas les avoir sur le dos pour mener à bien son enquête, hyper simple. Forcément : il n’y a pas le temps de mener cette intrigue correctement puisqu’une bonne moitié de l’épisode est consacré au passé. En tout cas, Athena a du temps à perdre, elle, parce qu’elle veut résoudre le meurtre.

Elle remonte donc la trace de l’arme du mieux qu’elle peut, du prêteur sur gage à l’hôtel où elle a été retrouvée, en passant par de multiples propriétaires. Mais c’est génial les États-Unis dis donc, ça envoie du rêve ! À court de piste, Athena finit par rentrer chez elle… pour mieux tomber sur une intervention de toute sa famille.

On retrouve ainsi sa mère qui est celle qui lui explique qu’elle n’aime pas la voir faire exploser sa vie une nouvelle fois. Athena a beau se défendre et dire qu’elle veut rendre la paix à Emmett trente ans après, sa mère est capable de lui faire entendre raison : c’est elle qui n’est pas en paix. Elle propose donc à Athena de montrer les photos d’Emmet à sa famille aimante. Tellement aimante, d’ailleurs, qu’elle lui propose de retourner mener son enquête, avec son soutien cette fois.

Ben voyons. Et l’avantage d’avoir Bobby dans sa famille, c’est que ça permet aussi d’ouvrir les portes du centre d’appel via Buck : Buck est comme un fils pour Bobby et Maddie est la sœur de Buck. Bon, ça doit aider aussi qu’Athena et Maddie soient potes. Ensemble, elles se coltinent les archives des appels des années 90 dans le motel. Cela aide plutôt bien les choses que Maddie soit mise à pied pour le moment. Par contre, elle semble s’être remise de son angoisse d’être folle, c’est cool.

Si elles épluchent les appels téléphoniques d’une décennie complète, Maddie arrive la première au jour de la mort d’Emmett. Euh, ça aurait pu être malin de commencer par-là, non ? En effet, deux appels passés ce jour-là permettent à Athena de trouver le nom du meurtrier. Elle décide d’aller le confronter pour mieux découvrir qu’il s’agit désormais d’un père de famille bien rangé. Ce n’était pas le cas à l’époque du meurtre, évidemment : il était juste un drogué qui voulait sa prochaine dose et a braqué un caissier de supermarché pour ça. De toute manière, je ne comprends pas pourquoi les américains s’obstinent à aller dans ce genre de magasin à côté des stations-services la nuit alors que c’est toujours là qu’ont lieu les meurtres dans tous les films et toutes les séries.

Bref, pour en revenir au meurtrier, il a passé sa vie à regretter et a arrêté la drogue suite au meurtre. Youpi, on ne pouvait pas faire moins original que ça, non ? Finalement, Athena le convainc donc de se rendre et l’arrête, tout en le laissant avant ça parler à sa famille. L’homme passe aux aveux alors qu’Athena est félicitée par tout le commissariat. Franchement, après trente ans, j’ai plus de peine pour ce pauvre type devenu meurtrier par accident qu’autre chose. Mais bon… C’est la justice. Après, la justice n’aurait pas pu faire grand-chose s’il avait nié les faits à mon avis.

J’ai bien aimé malgré tout la conclusion de l’épisode : Athena se rend chez son ex-belle-mère pour lui annoncer la nouvelle, ce qui est montré en parallèle d’Athena annonçant à sa belle-mère la mort de son fils. C’était émouvant, et probablement un voyage intense et éprouvant pour notre policière qui rentre enfin chez elle après cette interminable journée pour pleurer dans les bras de Bobby. Jolie fin qui remonte un peu le niveau de mon intérêt devant l’épisode.

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