Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.

 

Station 19 – S04E08


Épisode 8 – Make No Mistake, He’s Mine – 16/20
Il faut bien avouer que je n’en ai plus rien à faire du côté médical de la série, et les scénaristes non plus ne s’en préoccupent plus. En revanche, du côté des relations et des dynamiques, les intrigues proposées cette semaine sont vraiment captivantes et permettent à cette saison de rester bien plus intéressante que je ne l’imaginais au premier abord. J’accroche plutôt bien à tout ce qu’il se passe pour l’instant, mais je redoute le prochain épisode.

Spoilers

Le nouveau love interest de Vic cache un lourd secret qui va tout changer dans les dynamiques des personnages de la caserne.


 

I don’t know, you wanna give me tips on how to sign my own name ?

Andy et Robert sont encore en train de faire l’amour, et franchement non merci, je n’ai pas besoin de voir ça. En début d’épisode, on retrouve également Vic au premier rencard de sa vie, parce que pour une fois, elle fait les choses dans l’ordre en ayant un vrai rencard avec son beau pompier, Theo (zut, je pensais vraiment que c’était Léo son nom). Tout se déroule bien entre eux, jusqu’au premier baiser interrompu par un coup de fil déroutant : son rencard se retrouve à devoir bosser pour la caserne 19 le lendemain. Comme par hasard.

C’est déjà emmerdant de prétendre qu’ils ne se connaissent pas au boulot, mais ça part en vrille quand Vic apprend de Travis que Theo est l’ancien capitaine de Michael. Yep, il est responsable de la mort du mari de Travis. Oh putain, c’est un autre cas de Perfect Penny cette affaire. Les scénaristes se recyclent, mais ça fonctionne, alors pourquoi pas.

Le problème, c’est que Travis ne va pas pouvoir pardonner ça de si tôt. Vivement l’épisode flashback pour nous raconter tout ça, parce que pour l’instant, il est difficile d’en vouloir à Theo qui était tout charmant avec Vic. La pauvre, ça fait une sacrée étape à gérer pour son tout nouveau couple, ça.

Les deux pompiers sont toutefois interrompus par un cas de la semaine qui débarque directement à la caserne. Décidément, c’est la mode cette saison ! On se retrouve donc avec quelques adolescents qui débarquent à la caserne, avec le problème que l’un d’entre eux a une flèche dans la tronche. Gérer ce cas est plutôt habituel pour les pompiers, mais ça pose des problèmes dans l’équipe quand même.

Maya est toujours en arrêt, c’est donc à Andy de prendre le relai, et ça déplaît à Robert. Le coup de la flèche est un trauma bien embêtant pour les pompiers, surtout quand le patient, Ted, finit par oublier qu’il a une flèche dans le crâne et qu’en chemin les pompiers tombent sur un type en pleine overdose qui provoque un embouteillage.

Andy et Robert ont bien du mal à gérer ce qu’il se passe, en tout cas, passant l’épisode à se disputer l’air de rien. Le pire, c’est que Ben est là pour les conduire à l’hôpital et est témoin du moment où Andy finit par péter un câble parce qu’elle en a marre d’avoir Robert remettant en question l’ensemble de ses questions pendant tout l’épisode. Il a beau dire qu’il veut juste l’aider, il a clairement été insupportable pendant toute l’intervention, alors je suis forcé d’être du côté d’Andy de ce côté-là.

Ben est mort de rire au retour à la caserne, en tout cas, et il en profite pour conseiller le nouveau bleu. Malgré les bons conseils de Ben, Robert reste très con dans sa manière de gérer les choses et de vouloir reporter le conflit tout en assurant qu’il est plus expérimenté qu’Andy de toute manière. Elle accepte de reporter la conversation, mais ça ne peut être illimité comme report.

A la caserne, Vic est débordée par la stupidité des amis de ce Ted et elle le laisse donc à Dean et Theo. Ceux-ci peuvent apprendre à se connaître, mais Theo ne reste pas bien longtemps avec Dean, préférant partir en intervention pour aider Travis avec le drogué. Avant cela, il est tout de même confronté à Vic qui lui apprend que, bon, Travis n’est pas que son ami, il est son meilleur ami qui l’a pris chez elle après la mort de son fiancé.

Bim. Ca la fout mal d’être en couple avec celui qui a tué son mari après ça. Par contre, j’ai eu du mal avec Vic qui refuse de laisser Theo lui parler de ce qu’il s’est passé. Même si clairement la hiérarchie a reconnu la faute de Theo en le faisant retomber au bas de l’échelle, on sent bien que ce ne peut pas être aussi simple que le dit Travis.

Et si Travis ne veut pas recevoir l’aide de Theo sur le terrain, on sent bien que travailler ensemble va être compliqué. Quel choix de merde de les mettre collègues, la hiérarchie est bien stupide sur ce coup-là. Leur première intervention vire au désastre avec le drogué qui se réveille et redémarre sa voiture, détruisant le pied de Theo au passage.

Cela ne suffit pas à attendrir Travis, et ça énerve beaucoup trop Theo qui rentre donc à pied à la caserne malgré sa blessure. Il tombe sur Vic et Dean qui ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, alors même que Vic vient juste de balancer tout son drama à Dean débordé par la situation, surtout que Travis n’est pas au courant de ce qu’il se passe. Cela commence à faire beaucoup pour Dean qui est toujours supposé être amoureux, non ?

En tout cas, Dean tente ensuite de raisonner Travis qui a fait une erreur professionnelle en laissant Theo derrière, mais ce n’est pas si simple pour Travis. Il est tellement déchirant de voir Travis retomber dans cette position de colère où il devait être à l’origine, et aussi bien trop touchant.

Malgré tout, la fin d’épisode est plutôt bien trouvée, avec Vic qui essaie de reconstruire le puzzle de sa vie, parce qu’elle fait une confiance aveugle à Travis. Elle sait qu’il ne peut se tromper sur quelque chose d’aussi important, et Theo le reconnaît bien évidemment : il avoue ainsi que lui aussi revit en boucle ce qu’il s’est passé avec Michael et que lui aussi a été détruit par ce qu’il s’est passé. Aïe.

On le voit venir pendant tout l’épisode, mais évidemment, Vic est touchée par la confession et par le fait qu’il aille si mal, alors elle se permet un câlin avec lui, en plein milieu de la caserne… C’est la pire des idées, parce qu’évidemment Travis débarque et voit ce qu’il se passe. Je suis frustré. Je veux la suite, putain ! Et je ne veux pas voir Travis et Vic se déchirer trop longtemps, même si ça va être inévitable un temps, là.

Pendant ce temps, Jack est toujours au top de sa vie, à parler en visio et en langue des signes avec Marsha, toujours à l’hôpital. Elle est sur le point d’en sortir, en théorie, mais en pratique, Jack reçoit un appel d’Emett le lendemain pour lui dire que non, elle va plutôt être intubée à nouveau, finalement. En plus, il est confronté au fait de ne pas être légalement le contact d’urgence de Marsha, cela sent tellement la merde.

Loin de toute la romance du début d’épisode, Dean retrouve une avocate pour l’aider dans son litige. Le problème, c’est qu’il cherche à obtenir justice, sauf que pour elle, il n’existe pas de justice au sens où il l’entend. C’est bien senti, et c’est important pour une série de le souligner : il doit se demander ce qu’il attend de cette décision qu’il prend de s’attaquer à la ville.

Il invite en fin d’épisode Ben, Robert et Vic dans la cafétéria, avant de faire un visio avec son avocate. Il annonce alors sa décision de ne pas simplement vouloir justice, il veut empêcher que ce qu’il s’est passé en mi-saison se reproduise avec d’autres. L’avocate est soulagée de voir qu’il fait le bon chemin pour gérer ses sentiments, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.

De son côté, Carina est toujours à gérer les démarches administratives du décès de son frère avec l’aide de Maya, mais les scénaristes ont des plans avec elles qui vont tout bouleverser, avec quelqu’un frappant à la porte. Bien sûr, Maya ouvre la porte et tombe sur une italienne en larmes qui débarque dans la vie de Carina… C’est une ancienne amie, Gabriella, mais on devine immédiatement que c’est une ex.

Et elle est clairement envahissante. J’ai beaucoup ri de voir Maya complètement débordée par la tempête italienne, mais je trouve en même temps ça abusé de la part de Carina de ne pas y mettre tout de suite des limites claires : Gabriella débarque, critique Maya en italien et fait la cuisine dans leur cuisine ? C’est déroutant tout de même.

Et ça fait beaucoup pour Maya qui est d’une patience remarquable par rapport à ce qu’elle fait habituellement, alors que les deux filles sont en plein trip mémoriel dans les albums photos. Maya profite de la première excuse qu’elle trouve pour fuir, et c’est Jack qui la lui donne en lui envoyant un SMS concernant Marsha.

Cela n’a aucun sens d’avoir Maya qui débarque chez Jack et sa nouvelle copine, mais c’était drôle à voir, et ça marche bien pour la conclusion de l’épisode qui va abuser totalement en nous faisant croire que Maya et Carina, toutes les deux en congés, vont pouvoir organiser une méthode qui permette à Marcus de voir Marsha à travers la fenêtre de sa chambre d’hôpital grâce à la grande échelle d’un camion de pompiers.

Allez, j’étais content de retrouver l’amitié entre Jack et Maya, et la scène finale de l’intrigue fonctionne bien, malgré les effets spéciaux foireux. Pas besoin de mettre un budget de fou de toute manière, l’important, c’est l’émotion. Quant à Carina et Maya, elles prennent le temps de parler de la jalousie de Maya, et ça permet à Carina de rassurer sa petite-amie. Bon, elle recommence à vivre, c’est déjà ça.

 

Riverdale – S04E10

Épisode 10 – Varsity Blues – 12/20
Changement dans l’équipe de scénaristes ! Les nouveaux oublient encore de regarder les épisodes précédents et on se retrouve plongés à nouveau dans une série pour ados avec des intrigues d’adolescents, même si quelques personnages continuent d’être des mineurs en plein dans un business de personnes majeures. Ils ne tentent vraiment même pas de faire semblant, et je me demande ce qu’il se passe dans la salle des scénaristes pour en arriver à un tel résultat, honnêtement !

Spoilers


Jones, are you friend with these welfare cases ?

Les high and lows du football américain reviennent, au secours ! J’aurais pu avoir un point du Bingo Séries précédent avec cet épisode qui voit l’équipe du lycée de Riverdale être qualifié pour un tournoi important. Super. C’est toutefois la dernière fois qu’Archie va pouvoir jouer au lycée, alors c’est l’horreur pour lui.

Heureusement pour lui, il a son oncle qui est de retour dans sa vie, alors il a peu de positif. Oh, c’est ce qu’il pense, mais la réaction de sa mère le fait changer d’avis : elle n’est pas ravie de voir l’oncle revenir. Pendant ce temps, Jughead refuse d’envisager Yale parce que Betty ne l’a pas eu ? Pardon ? Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie. Heureusement que Betty est plus maligne que ça et n’en veut pas à Jug, au moins devant lui. Bien sûr qu’elle est jalouse, mais ça ne peut pas l’empêcher d’être ravie pour lui en même temps.

Après, vraiment, elle a une vie de merde la pauvre Betty. Après s’être débarrassée de la noirceur d’avoir tué Caramel, la voilà donc en train de reprendre son rôle de journaliste pour couvrir le tournoi sportif. On a connu plus fou que ça… mais avec une série comme celle-ci, on peut compter sur Betty pour nous faire du drama à tous les étages. En plus, l’équipe du lycée de Riverdale se retrouve à affronter l’équipe de Bret, le con de l’école de Jug, alors il y a de quoi faire.

C’est en tout cas ce que la musique essaie de nous faire croire quand Betty interviewe Bret et cherche ensuite à prouver que son équipe joue violemment volontairement, pour toucher ensuite des pots-de-vin versés par leur entraîneur. Yep, ils sont payés pour blesser les joueurs adverses, et les joueurs adverses, ce sont désormais les joueurs du lycée de Riverdale.

Oups. Betty le découvre, mais c’est un peu trop tard : Munroe se fait tabasser par quatre grands lapins, super. Et le pire, c’est qu’il le fait en sortant de la salle de gym d’Archie où le rouquin s’entraîne en t-shirt, puis en pull littéralement une minute plus tard. Tu transpires, t’es censé montrer tes abdos, j’ai un pari à gagner pour le podcast, moi !

Bon, comme Munroe est blessé, Archie et le reste des Bulldogs débarquent dans la fac de Jug pour se lancer dans une baston stupide et ridicule avec Bret et son équipe. Ce pauvre Jug assiste à tout ça sans pouvoir y faire grand-chose, et il finit ensuite en cellule, pour changer. Son oncle peut heureusement le sortir de prison, avant de l’emmener chez Pops pour trouver quelques points communs avec son neveu. L’enfer.

L’enfer aussi pour la mère qui n’est pas heureuse d’apprendre qu’Archie recommence à lui mentir alors que FP a dit la vérité. Une fois de plus, les scénaristes ont d’ailleurs oublié de regarder les épisodes précédents : Archie a déménagé à la salle de sport, mais il fait donc ses devoirs dans sa chambre chez sa mère (chez qui il ne vit plus pour la protéger ? Bon allez, ses ennemis sont partis on va dire) ET elle se permet de le punir pour un mois sans voiture ? Mais ? LOL.

Archie qui se comporte comme un adulte depuis dix épisodes redevient un petit ado boutonneux, mais ne vous inquiétez pas, il continue de pouvoir jouer au foot – c’est le retour de la veste ! – et d’aller au gymnase pour confronter son oncle sur des révélations faites par sa mère : Franck a laissé Fred s’accuser d’un crime qu’il a commis et maintenant il s’en veut et s’en plaint à son neveu et zzzz. Au moins, ça explique pourquoi la mère d’Archie le déteste tant, mais je m’en fous en vrai.

En parallèle de tout ça, Jug entre plus profondément encore dans la secte qu’est sa fac, avec des étudiants qui révèlent des secrets bien noirs, du genre scarification et Bret qui pleure parce que son père lui a offert une prostituée à 14 ans. Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Quelle angoisse cette intrigue, et cette série ! Jug compare ça à sa courte période à être SDF. Moui. Ca, il n’en parle pas à Yale.

Du côté de Veronica aussi on ne sait pas comment fonctionne la vie : son père lui a interdit de vendre le rhum de sa grand-mère, alors elle fait tout le contraire, soi-disant en modifiant la recette assez pour que ça contourne le brevet ? C’est n’importe quoi, mais voilà donc une mineure qui n’a pas le droit de boire d’alcool en train de vendre du Luna rhum. On y croit.

Sans trop de surprise, Hiram apprend qu’elle vend du rhum dans les restaurants et il l’empêche aussitôt de continuer son activité en faisant analyser le rhum. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit évident que le rhum est celui qu’il a breveté. Elle n’a donc pas le droit de vendre quoique ce soit, ça alors, vraiment, je ne l’avais pas vu venir.

Elle ressort ensuite sa plus immonde perruque blonde (quoiqu’on a vu pire) pour aller vendre son rhum à Bret. Ah, on approche de la fin de saison, hein ? Espérons. Plus que quelques épisodes après tout… C’est amusant comme tout à regarder, en tout cas. Bon, la critique se perd en route, je suis en train de m’endormir, je reprends : Betty envoie Veronica en couverture pour obtenir une confession de Bret sur l’agression de Munroe.

Malheureusement pour elle, « Monica » est vite grillée en tant que Veronica quand Jughead passe à la même fête qu’elle. Le problème, c’est qu’elle porte un micro et que Betty entend donc que Jug fait désormais partie de la société secrète qu’il détestait tant il y a peu. Il lui explique que c’est grâce à ça qu’il a pu avoir son entretien pour Yale et que bon, ça le ferait chier de laisser tomber. Du coup, elle accepte et basta, on peut avancer vers Jug à qui M. Dupont demande finalement de le rejoindre avec un recruteur de Yale pour observer le fameux match tant attendu dont on n’avait jamais entendu parler avant.

Au passage, Dupont tente de censurer Betty, mais Jughead refuse. Il n’y a pas besoin de Stonewall pour censurer Betty de toute manière : il y a le proviseur du lycée de Riverdale pour le coup. Il refuse de publier un article qui s’en prend à Stonewall et demande à Betty de publier l’article qu’il lui a demandé dès le départ.

Ce n’est pas si simple pour elle, la vie, donc ; mais elle a toujours son petit ami pour la consoler au moins. Et il le fait en refusant d’aller dans la tribune de Yale, allez savoir pourquoi. Veronica rejoint une nouvelle fois les Vixen, allez savoir pourquoi, et ça lui permet d’avoir Reggie qui lui donne rendez-vous à la mi-temps pour faire tomber Hiram. Bien sûr.

L’intrigue Cheryl/Jonathan étant terminée, il est temps pour la rousse d’avoir une nouvelle page de son histoire qui s’écrit. Ce n’est pas la meilleure, et ce n’est pas rien à dire après la précédente, j’en ai bien conscience. Malheureusement, les scénaristes nous ramènent une nouvelle coach pour pom-pom girl, Miss Appleyard.

Cheryl le prend super mal, n’accueille pas vraiment bien cette madame et fait ensuite du chantage à la grève auprès du proviseur, histoire de récupérer ces précieuses Vixen. C’est aussi répétitif qu’inintéressant. Sortez-moi cette actrice de là ! Le principal – et Miss Appleyard – récupère vite les cheerleaders en leur faisant un joli chantage et en menaçant de les priver de bal de promo. Cela marche un temps, mais Cheryl a la bonne idée d’enfermer la coach dans son bureau pendant le match pour pouvoir chanter un petit Cherry Bomb bien senti pendant le match, avec Toni et Veronica pour faire les chœurs. Et tant pis si elles n’ont plus été cheerleaders depuis trois plombes.

La scène est sympa et détourne un temps du stress du match, même si je n’ai jamais été vraiment stressé. Le plus gros problème concerne le personnage de Munroe qui est en danger sur le terrain. Malgré son agression qui l’empêche en théorie de jouer, il est en effet sur le terrain grâce à l’once d’Archie qui lui donne des petites pilules magiques.

Archie s’y oppose pourtant, à la fois au gymnase puis dans les vestiaires. On le voit deux fois au vestiaire et il garde son t-shirt les deux fois. Ce n’est plus Riverdale, non ? Bon, en tout cas, c’est une défaite pour Archie : le match est perdu,  Munroe n’est pas blessé et il obtient ce qu’il veut puisqu’un recruteur le remarque, mais ça l’empêche de prouver à son oncle que la drogue c’est mal.

Tant pis, hein. La défaite est aussi pour Betty qui ne peut donc publier son article et se fait narguer par Bret. Qu’à cela ne tienne, elle décide de se venger en trouvant un nouveau moyen de s’attaquer à Stonewall.

Du côté de Veronica, l’intrigue du rhum est morte-née, mais ce n’est pas grave. Elle se sert de ses bouteilles pour rayer la voiture de son père pendant le match – et en laisser un bout dans une roue lol – avant d’avoir l’idée du siècle en léchant une glace offerte par Cheryl. Elle propose donc à la rousse un nouveau cocktail à base du sirop d’érable de Cheryl et de son rhum Luna… Qui est toujours sous brevet ? Pourquoi pense-t-elle pouvoir se faire de l’argent comme ça ?

L’épisode se termine par Jughead apprenant une bonne nouvelle : il est admis à Yale. La mauvaise nouvelle qui l’accompagne, c’est que Bret aussi ira à Yale, avec lui. Un mois plus tard seulement, on découvre un Bret tout menaçant alors que Betty fait les cartons de son copain décédé. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Betty ira à Yale. Allez comprendre…

Compteur d’Archie à poil : l’acteur a clairement demandé de ne plus se déshabiller.

Riverdale – S04E09

Épisode 9 – Tangerine – 11/20
Certaines intrigues semblent arriver enfin à leur fin dans cet épisode, mais le problème, c’est donc qu’on se rend compte qu’on nous a sorti un truc pendant neuf épisodes pour… absolument rien ? Genre, ça n’apporte rien à la série, ça comble juste le temps. Pour le reste, la série nous pond quelques membres de famille supplémentaires, mais ça ne donne toujours pas envie de faire partie d’une famille de la ville. Quant à la mandarine… Écoutez, sérieusement ?  

Spoilers


The good news is you’re officially not a ticking bomb.

Avec un titre pareil, l’épisode promet d’avance, non ? Non.

L’épisode reprend avec Jughead réussissant à signer un contrat pour être le nouvel auteur de sa saga préférée. Cela tombe bien, parce qu’il veut justement mener l’enquête sur les mystères autour de la saga. Pourquoi pas, mais faut qu’on m’explique comment il retrouve si vite son grand-père. Malheureusement, en plus, la conversation qu’il a avec son grand-père n’a pas réussi du tout à me passionner.

En parallèle, nous suivons Veronica toujours en guerre contre son père. Hiram est vexé qu’elle refuse Harvard, alors il fait en sorte qu’elle foire le reste, y compris Columbia, tout en s’assurant pour que le reste de ses projets soient un échec. Il fait ainsi en sorte qu’elle ne puisse plus vendre d’alcool dans son speakeasy.

C’est la pire des idées, parce que Veronica fait en sorte de faire une grosse fête avant la fermeture de la vente d’alcool et elle entend surtout Pops lui dire qu’Hiram est mal élevé (je n’ai pas compris pourquoi ?). Elle se débrouille donc pour faire en sorte de faire revenir sa grand-mère dans l’équation, et la grand-mère n’est pas ravie d’apprendre que son fils est un bâtard.

Elle le baffe, file la recette du rhum familial à sa petite-fille et repart aussi vite qu’elle était venue. Par contre, ça ne calme pas Hiram pour autant : il fait venir la recruteuse de Columbia à la soirée de Veronica, histoire de ruiner la réputation de sa fille qui se débrouille bien toute seule pour le faire avec un numéro musical dans un speakeasy qui vend de l’alcool alors qu’elle est censée être encore mineure. Tout est si parfait dans cette série.

D’ailleurs, Kevin revient au passage pour le numéro musical de l’épisode. Pourquoi pas, écoutez, il faut bien qu’il serve à quelque chose et comme ce n’est de toute évidence pas pour avoir une intrigue intéressante. Malgré tout, Hiram gagne encore cette manche : il ridiculise la demande d’université de Veronica qui se grille avec ce numéro musical et lui interdit de vendre le rhum familial, parce qu’il l’a breveté.

Sinon, Archie ne dort toujours pas à poil, et c’est bien embêtant pour mon pari cette nouvelle manie d’avoir un t-shirt en permanence. Après, je le comprends : il est carrément réveillé dans sa chambre – où il y a un calendrier de pin-up lol – par FP qui mène l’enquête sur le justicier cagoulé de la ville. C’est une intrigue particulièrement insupportable, qui ne parvient pas du tout à me fasciner.

Renvoyez Archie en prison, j’en ai marre de le voir jouer les justiciers et apprendre que tous les enfants qu’il gère finisse à l’hôpital, à chaque fois. FP non plus n’aime pas ça, alors il troque sa veste de shérif pour celle des Serpents, afin de l’aider à marquer un nouveau grand coup dans les rues de la ville, comme toutes les deux semaines, quoi. Ou alors c’est une impression venant du fait que je regarde la série toutes les deux semaines ? Allez savoir.

Dodger prend une nouvelle fois mal les représailles menées par Archie. Cela mène à une nouvelle tentative de meurtre par les hommes de la rue, qui s’en prennent cette fois à FP. Ouais, celui-ci se prend une balle dans le torse, mais il survit évidemment et ça m’est passé tout à fait au-dessus de voir ça. La crédibilité et la décence sont enterrées depuis si longtemps dans cette série.

Archie décide donc de se venger une nouvelle fois, alors même qu’il vient d’apprendre que Dodger et sa famille allait s’enfuir. Il refuse de les laisser s’en tirer comme ça et va donc tabasser une fois de plus son ennemi mortel. Enfin, là, c’est surtout Archie qui est à deux doigts d’être mortel : il s’acharne tellement sur son adversaire qu’il manque de très peu de le tuer. Le problème, c’est qu’il fait ça devant la mère du type, et aussi devant les gosses qu’il est censé protéger.

Voilà notre rouquin qui se remet en question, manquait plus que ça ! Finalement, Archie retourne à l’hôpital, mais il entend Jug parler de son grand-père et comprend qu’il vaut mieux se barrer. Il fait bien, ce qui laisse Jug convaincre son père de reprendre contact avec le grand-père : il ne peut pas dire non depuis son lit d’hôpital. Quant à Jug, il sait désormais que l’œuvre de son grand-père a été volé légalement, alors il semble vouloir laisser tomber tout le reste pour l’instant. Ben voyons.

Le grand-père s’enfuit toutefois avant que son fils ne puisse le voir, et c’est bien triste même si pas surprenant du tout. Malgré tout, Jug décide de signer le contrat qui lui permet d’écrire pour sa saga préférée, juste au moment où le reste des étudiants de sa fac décide d’enfiler leur plus belles robes d’Harry Potter pour la cérémonie d’initiation de Jug. Il est enfin accepté ? Su-per.

Le pire reste une fois de plus Archie qui s’en veut à présent d’avoir failli tuer Dodger. Il ne comprend pas pourquoi Dodger peut rester en vie alors que Fred non… C’est si gros, si mal écrit et pourtant, pour une fois, je vois à peu près pourquoi la série nous sort ça, et ça marche du côté de la construction du personnage. Son père lui manque, il est en recherche d’une figure paternelle qu’il n’a pas avec FP et qu’il n’est pas capable d’être lui-même. Pauvre Archiechou.

Pendant ce temps, Polly a défiguré une des sœurs de son couvent, et ça pose problème pour toutes les familles. Betty est la seule à qui Polly accepte de parler, mais le problème, c’est que la sœur que Polly a attaqué s’appelle justement Betty. Malgré tout, Betty accepte d’aller voir sa sœur qui est clairement paumée et flippante dans sa conviction de n’avoir rien fait quand il y a une vidéo pour prouver le contraire.

L’enquête menée par Betty lui permet toutefois de comprendre que sa sœur a reçu un coup de téléphone juste avant de criser, et très rapidement, il est révélé qu’il est question d’une séance d’hypnose, tout simplement. Cela est confirmé lorsqu’Alice reçoit un coup de fil, prend un couteau de boucher (eh, Bingo Séries en vue !) et tente de tuer sa fille.

C’est malheureusement un échec et Betty peut alors mener l’enquête avec l’aide de Charlie en qui elle a à nouveau toute confiance. Du Caramel à la mandarine, il n’y a alors qu’un pas : Betty rend visite à Evelyn à la prison, puisque c’est elle qui passe les fameux appels, et celle-ci lui révèle qu’elle a lobotomisé tous les gens de la Ferme avec un nom de code qui leur donne envie de tuer Betty. C’est donc en répétant trois fois Mandarine que l’envie de tuer Betty s’active.

Ecoutez, je n’ai jamais eu besoin de ça pour avoir envie de me débarrasser de ce personnage. Malgré tout, Betty a peur d’être concernée aussi, mais avec l’aide de Charlie elle se rend compte que non. Ensuite, il l’aide également à se débarrasser de sa noirceur dans des flashbacks méditatifs vraiment naze où Betty adulte empêche Betty enfant de tuer Caramel. Caramel et mandarine, ça donne envie de tester des cocktails probablement foireux, non ?

Dans tout ça, Cheryl continue de faire de la merde et se retrouve face à sa mère lorsqu’elle fout le feu et enfume tout le salon, en compagnie du cadavre de son frère, toujours. Elle fait en fait semblant de se suicider pour réussir finalement à piéger sa mère qui révèle qu’elle était bien là. Il n’en faut pas plus pour que Cheryl lance un procès familial contre sa mère, en présence de Toni, de la grand-mère et de ses deux « frères ». Oh boy.

On notera que Toni est celle qui prépare le chloroforme pour sa copine, et c’est abusé de la voir sombrer chaque fois plus bas. Pénélope finit prisonnière de sa fille, mais pas dans la maison familiale : Cheryl décide d’utiliser le baisodrome officiel de la série, à savoir le bunker, pour y enfermer sa mère. Allez comprendre. L’avantage, c’est que derrière Cheryl, il reste une actrice parfaite et vraiment douée dans son job, c’est déjà ça.

Pas évident de vendre ce personnage par contre, surtout qu’elle change une nouvelle d’avis. Cette fois, Cheryl décide donc qu’il est temps de se débarrasser du cadavre de son frère et de lui dire au revoir une fois pour toute. Vraiment, je ne sais pas à quoi aura servi cette intrigue, ce fut long et perché tout du long, et ça n’apporte pas grand-chose, même en termes d’évolution du personnage, parce que Cheryl revient au point de départ, en fait ? Tout ça pour ça.

Cheryl réunit donc tout le monde pour les funérailles de son frère. Elle lui fait une barque et lui fout le feu. Elle est en larmes pour cet énième enterrement. Je crois que je tiens là mon pire effet spécial du mois pour le Bingo Séries. Et personne ne semble questionner Cheryl sur le fait que le cadavre de Jason soit là ?

Genre tout le monde considère normal de voir Cheryl avec le cadavre de son frère enterré depuis trois saisons ? On va dire que les scénaristes n’ont pas eu le temps de gérer ce détail énorme, hein. Ils ont préféré nous caser quelques cliffhangers bien sentis, ou pas, du genre Archie qui rencontre Franck, son oncle paternel, ou Betty qui éclate un miroir pour s’assurer que sa noirceur ne soit plus.

Si elle est convaincue d’en être libérée, quatre semaines plus tard, on apprendra que Betty a tué Jug dans la forêt avec la pierre qui a servi lors de sa cérémonie d’initiation. Comme c’est Archie qui prend le pouls, je ne m’inquiète pas outre mesure pour Jug, cela dit.

 

Compteur d’Archie à poil : il change de t-shirt un nombre incroyable de fois, mais on ne le voit jamais torse nu pour autant. Est-ce que l’acteur a demandé aux scénaristes de se calmer ?