Riverdale – S06E07

Épisode 7 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.

Spoilers

Archie et Betty découvrent les limites des pouvoirs qu’ils ont obtenus, alors que Jug et Cheryl semblent dans le pétrin pour le moment. Veronica, elle, doit gérer la mort de son père.

Please, rejoice, Riverdale’s big bad will be tormenting us no longer.

Jug a perdu l’audition, du coup, il y a des choses qu’il ne pourra plus jamais faire. Manger et embrasser Tabitha n’en font pas partie. Ca alors !

Comme sa maison a explosé récemment, Archie redevient chef de chantier. Il n’en reste pas moins increvable. J’avais déjà oublié qu’il était en train de devenir Superman, tiens. Betty n’a pas oublié, elle, parce que ça lui donne une raison de plus d’être amoureuse de lui.

La surdité de Jug rend autrement la série encore plus insupportable que nécessaire : il se met à jouer les narrateurs de ses scènes puisqu’il n’entend plus rien. Il nous raconte donc les dialogues qui sont écrits à l’écran puisque les gens communiquent par des petites cartes. Le problème de ces scènes ? Honnêtement ? La voix de Jug.

On est habitué à ce qu’il narre les choses, en fait. Autant la manière de filmer les acteurs est sympa pour nous faire comprendre le malaise, autant l’avoir qui nous communique tout, c’est insupportable. Son intrigue ne s’arrange pas en plus : il fait un tour en moto alors qu’il est malentendant ; et il a rapidement un accident. C’est ridicule. D’où sort la moto même ? Non, vraiment, les scénaristes sont incroyables.

On enchaîne ensuite sur une scène où Tabitha lui trouve des cours de langue de signe. Pourquoi pas ? Je ne vois pas où ils veulent en venir avec cette intrigue, mais il faut noter que la plus grande peur de Jug maintenant qu’il est malentendant, c’est de ne plus réussir à écrire. Il finit par être débloqué quand son prof de langue des signes lui offre une BD. Tout pourrait être bien qui finit bien comme ça, mais non : la dernière scène de l’épisode nous apprend qu’il est désormais capable d’entendre les pensées des gens – et plus précisément de Tab. C’était marrant, et ça me donne envie de voir la suite, en vrai.

Sinon, il faudrait voir à ne pas oublier le Trashbag Killer. Après avoir appris la disparition de Glen, Betty reçoit donc un charmant colis avec un bout de Glenn. Super. Cela la stresse évidemment. Elle a bien raison : le tueur n’hésite pas à la retrouver directement dans son bureau du FBI pour ? Papoter avec elle ?

Je ne vais pas faire semblant, je n’ai pas compris ce qu’il faisait là, mais il était là quand même. Et il en profite pour menacer Archie au passage. Pas grave ? Archie est increvable, n’est-ce pas ? Eh bien, non. Autant il ne réagit pas quand il boit du café brulant, autant quand il tombe sur le dos depuis le premier étage, il se met à… saigner du front ? Les lois de la gravité et de la logique, c’est quelque chose à Riverdale.

Grâce à Betty qui a des migraines et lui parle du Tueur aux sacs poubelles, Archie comprend toutefois que le Palladium est sa kryptonite : plus tôt dans l’épisode, un homme de son chantier en a trouvé un morceau et lui a ramené. Cela coûte une fortune, mais Archie est prêt à partager avec cet homme, qui refuse. Toute la scène n’a aucune cohérence, mais l’homme l’espionne ensuite avec Betty et retient que le Palladium est une kryptonite efficace.

Il en trouve donc un deuxième morceau pour ensuite nous exploser la tronche d’Archie ? Mais enfin ? Est-ce le Tueur aux Sacs Poubelle ? Qui d’autre pourrait-il être ? Ce méchant détourne l’attention de Betty en lui rendant le corps de Glen dans des sacs poubelles et nous ligote donc Archie. C’est à croire que celui-ci ne retirera plus son t-shirt, d’ailleurs !

En tout cas, il reste increvable, même avec le Palladium : Alice passe lui rendre son chien, Bingo, juste à temps pour que le chien débarque et empêche le tueur aux sacs poubelles de nous tuer Archie. C’est vraiment marrant, parce qu’Archie balance quand même à son chien l’ordre de tuer, comme si c’était un ordre récurrent pour un chien. Genre, je sais pas ? Attaque, au moins ? Tue quoi. Et il tue en passant le tueur par la fenêtre, en plus.

Cela n’a aucun sens, pas plus que ça n’a de sens pour Betty de quitter Riverdale ensuite. Oui, elle apprend ce qu’il s’est passé et elle décide de quitter Riverdale tant qu’elle n’aura pas été capable d’arrêter ce tueur en série qui s’en prend à elle et la suit partout. Ce n’est pas si évident en plus : son super-pouvoir ne marche même pas sur lui.

Pendant ce temps, au manoir Blossom, Nana n’a aucun scrupule d’avoir tué Cheryl pour restaurer l’âme d’Abigail. Les scénaristes ont vraiment pété un câble, mais c’est drôle à voir avec une Nana qui souhaite récupérer le pouvoir sur Riverdale grâce à l’arrivée d’Abigail. Su-per.

Pour cela, elle envisage évidemment de prendre une place dans le conseil des quatre. Pour l’instant, le conseil des quatre est toutefois occupé à accueillir Pickens en ville – mais l’historique de la famille avec la ville est sanglant – et à découvrir la mort d’Hiram.

Oui, en parallèle, Veronica explique à Reggie qu’Hiram est mort. Et pas juste un peu mort. Les photos devaient être sympathiques : il s’est fait tirer quatre balles dans la tête avant d’être brûlé et oublié dans un ravin. Magique. J’aurais bien aimé voir ça… mais je me doute que ce n’est vraiment Hiram qui est mort, même si Veronica est sûre d’elle.

Reggie réagit plutôt bien à l’annonce qu’il est en couple avec une psychopathe parricide, mais dans le fond, je me dis qu’il devait le savoir depuis le départ. En attendant, Veronica abuse totalement et organise à présent l’enterrement de son père. Commanditer son meurtre n’était apparemment pas suffisant.

La pauvre se retrouve alors forcée par sa grand-mère de faire un petit discours pour l’enterrement. C’est con. Si elle trouve le temps d’être un peu réconforté par Archie, rien ne s’arrange pour elle quand Hermione redébarque en ville : elle est toujours star d’une série de téléréalité, et c’est un grand n’importe quoi. Allez savoir pourquoi, on découvre à présent que Kevin est super fan d’elle, alors il a le droit à une scène de plus dans l’épisode, juste pour le principe.

Cela n’empêche pas Hermione d’être super gênante avec sa télé-réalité, forçant Veronica à faire sortir l’équipe de tournage pour avouer qu’elle a mis la tête de son père à prix. Mouais, je sens qu’elle est filmée quand même en vrai, Hermione est trop contente de retrouver enfin sa fille. Oui, les scénaristes décident de nous faire croire qu’elles ne se sont jamais entendues ! Qui se souvient des débuts de la série, après tout ? Certainement pas les scénaristes.

Bon, la scène n’était pas filmée par l’équipe d’Hermione finalement, parce que la mère demande ensuite à sa fille de retourner une scène un peu scriptée qui reviendrait sur ce qu’elles ont pu se dire. Veronica décide d’accepter même si elle n’est pas convaincue par cette idée. Elle fait bien : autant avoir le maximum de temps de caméra avant qu’elle se fasse tuer tout de même.

Ben oui, la tête de Veronica est à prix désormais. Le même tueur à gage que celui qui a tué Hiram débarque ainsi à Riverdale pour la tuer. Avant d’avouer explicitement que Hermosa l’a embauché, il est toutefois tué : Geraldo, le filleul de la grand-mère de Veronica et garde du corps est bien réactif. C’est aussi lui qui nous trouve un enregistrement des derniers mots d’Hiram pour Veronica. Eh, on a un moment émotion pour dire adieu au personnage, à croire qu’ils veulent vraiment qu’on le pense mort.

Ce n’est pas le cas, désolé, mais ça fait pleurer Veronica, au moins. Elle récupère au moins le business de rhum de son père au passage et réussit à nous faire quelques scènes larmoyantes. L’enterrement ? Mort de rire. Personne dans le cast n’y vient à part Hermione et Reggie, franchement. C’est abusé.

Pour en revenir à Abigail, elle assiste donc au conseil des quatre et n’en a rien à foutre d’Hiram. Elle est un peu dérangée par l’existence d’un Pickens en ville, mais totalement ravie de découvrir la présence de Toni. Ben oui, Toni est le portrait craché de son amour de jeunesse – celui qu’on a pu découvrir grâce à Rivervale, mais écoutez, ça a existé quand même, posez pas de questions – alors elle envisage aussitôt de la reconquérir. En plus, elle peut être en couple avec au grand jour car nous sommes en 2022.

Les scènes ont le mérite d’être à mourir de rire, avec Abigail qui décide d’adopter Britta – c’est comme ça qu’elle fait pour recontacter Toni, oui oui – et qui la drague super ouvertement. On se marre bien. Et j’avoue que je me suis marré encore plus à voir Abigail boire de la bière et déprimer du couple Toni/Fangs. C’est sacrément drôle à voir, surtout que Fangs est le descendant du tueur de Thomasina, son amoureuse et sa destinée.

J’ai tellement ri avec cette intrigue, et ce n’était pas encore fini : Nana critique Toni devant Abigail et finit coincée dans une grange, parce que bon, on ne critique pas Toni devant Nana tout de même.

Au rang des bonnes nouvelles, notons que Cheryl n’est pas aussi morte que Nana veut bien le croire : elle est coincée dans les miroirs qui reflètent Abigail. Cette dernière a toutefois plein de pouvoirs, donc même si Britta se rend compte de ça, je pense qu’il faudra un petit moment avant qu’on ne récupère Cherryl.

Après avoir envisagé une carrière à Broadway, Kevin décide autrement d’être flic à Riverdale, en bossant pour son père. C’est logique, non ? C’est ce qu’on fait tous quand on est forcé de rester en ville pour jouer les babysitters. Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire, mais bon. C’est un dernier paragraphe comme un autre.

 

Compteur d’Archie à poil : presque la seule déception de cet épisode, +0.

Riverdale – S06E06

Épisode 6 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?

Spoilers

La bombe a explosé, mais Archie, Betty et Jug sont indemnes. Cela n’empêche pas la ville d’être bouleversée par ce qu’il vient de se passer et de nombreux remous sont à venir pour tous les personnages.

They’re alive. Somehow.

C’est sans résumé qu’on en revient enfin à Riverdale ! La maison d’Archie a bien explosé, on se croirait presque chez les sœurs Halliwell tellement il n’y a plus de toit. En début d’épisode, Archie, Betty et Jug expliquent comme ils peuvent ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, Jug refuse d’aller à l’hôpital faute d’assurance, Betty y est traînée de force par Alice et Archie parle ensuite avec son oncle qui ne croit pas bien à l’histoire de la table du salon protégeant Betty et Archie de l’explosion : la table est détruite.

Archie entend heureusement son chien dans la maison pour faire diversion. Il l’emmène rapidement chez le vétérinaire, en profitant aussi pour NE PAS prévenir sa mère que sa maison a explosé. C’est parfaitement logique tout ça, non ? Le chien ? Il survit, mais a les pates cassées. Limite, j’ai plus de peine pour lui que pour les autres occupants de la maison, donc.

Il faut dire que les autres occupants sont miraculeusement intacts : Betty est bien sûr à l’hôpital parce qu’Alice l’y pousse, mais elle en parle à Archie tout de même. Ils étaient dans la chambre au moment de l’explosion… et devraient donc être morts. Cela dit, cette fois, Betty n’a pas trop envie de mener l’enquête, bizarrement.

Quand elle sort enfin de l’hôpital, c’est pour mieux voir une aura rouge autour d’un infirmier de l’hôpital… Alors que Betty apprend quelques minutes plus tard qu’une infirmière vient de se faire égorger quelques minutes plus tard. On a quand même un flashback pour nous rappeler l’existence de ce Trevor quand Alice raconte à sa fille ce qu’il s’est passé, évidemment. Génial, Betty va nous jouer détective avec des intuitions magiques désormais.

J’ai bien l’impression que la série veut basculer dans une magie nouvelle… et ma foi, je ne suis même pas contre à ce stade. Au point où on en est, ça peut toujours la redynamiser et donner quelque chose d’un peu plus intéressant. Betty envoie donc une agent du FBI sur cette affaire qui n’a rien de fédérale, pendant que le reste de son équipe cherche Hiram, considéré comme coupable de l’explosion de la maison sans vraie raison.

C’est l’occasion de nous faire revenir Glen dans la série et l’ex de Betty est rapidement teinté d’une aura rouge quand il semble avoir des envies de viol sur Betty. Celle-ci se défend avec sa droite habituelle, quand pour nous, le but de la scène est évident : on nous en apprend plus sur les pouvoirs de Betty.

De son côté, Jughead se rend chez Pop’s. Il n’a pas une égratignure, mais par magie, Tabitha semble comprendre aussitôt qu’il s’est passé quelque chose de grave. Elle n’a pas tort, bien sûr, et il y aura des conséquences en plus : Jughead semble perdre peu à peu l’audition, avec un bruit aigu parfaitement insupportable qui le hante peu à peu.

On comprend assez vite qu’il perd l’audition d’un côté, mais Tabitha est plus lente que nous à faire 1+1. Quand elle finit par le faire, elle traîne Jug à l’hôpital et celui-ci apprend qu’il est sourd à 98% d’une oreille et 87% de l’autre. Oupsie, ce n’est pas aussi fun que le pouvoir de Betty qui peut voir les auras ça.

Pendant ce temps, Kevin décide de tenter sa chance à Broadway et en informe Fangs et Toni. Dire qu’ils en ont rien à foutre est gentillet. Ils préfèrent insister sur leur bisexualité et annoncer leur couple à Kevin. Il était temps que ça se fasse, mais on sent que les scénaristes se débarrassent de la scène pour le principe avant que Kevin apprenne ce qu’il s’est passé chez Archie.

Bien sûr, la nouvelle de l’explosion de la bombe fait vite le tour de Riverdale, et c’est l’occasion de retrouver Veronica et Reggie au lit. Veronica est convaincue que son père est responsable de l’explosion quand Cheryl, elle, est sûre de les avoir maudits. En plus, pas de bol pour elle, Nana a brûlé le parchemin avec la malédiction, alors elle ne peut rien faire pour l’annuler. Cela ne l’empêche pas d’essayer, et elle le fait avec l’aide de Britta.

Son apprentie est un peu notre porte-parole sur ce coup-là : il faut croire à la magie maintenant, Cheryl ? Eh bien, la réponse est que oui, parce que ça a fait partie du quotidien un jour. Le pire dans cette intrigue ? Cheryl passe son épisode à reprocher à Nana de l’avoir poussée à jeter une malédiction contre le trio de la série alors que bon, elle était parfaitement consentante.

Elle passe le reste de son épisode a tenté de mettre un terme à la malédiction, mais c’est un peu peine perdue quand les bougies de son autel sont constamment éteintes dans son dos. Forcément, Cheryl mène l’enquête et finit par découvrir que c’est Britta qui les souffle à chaque fois. Eh oui : elle est possédée par Abigail chaque nuit.

Oui, oui, l’esprit de l’ancêtre Blossom a pris possession du corps la nuit de la malédiction, et il n’en fait pas plus pour qu’on parte sur un délire d’exorcisme et de bannissement d’esprit. Et oui, oui, on y a droit : Nana et Cheryl nous refont un peu de magie pour dégager l’esprit d’Abigail du corps de Britta. C’en est presque trop simple.

Nana réussit en tout cas à faire ce qu’elle voulait : l’esprit d’Abigail est chassé du corps de Britta… pour finir dans celui de Cheryl. Bordel, mais ils sont tarés du côté des scénaristes.

Du côté de Toni et Fangs, les problèmes ne font que commencer. Il faut qu’on m’explique ce que Toni a fait à ses horribles cheveux… et d’où sortent les Monstres cette fois-ci ? Ils reviennent en ville avec la ferme intention de tuer Archie pour prouver leur pouvoir. C’est embêtant pour les amis du rouquin qui vont aussitôt le prévenir.

Quand on retrouve Archie, c’est pour le voir faire du sport avec un t-shirt. Aïe, je suis content qu’il soit de retour (pour de vrai, ça manquait à la série, je trouve), mais bon, comment je reprends mon compteur moi ? En tout cas, on découvre qu’il a pris douze kilos en une semaine, sans que son physique ne change le moins du monde. Le voilà donc super-héros lui aussi. On découvre même que les clous ne lui font rien.

Il aurait dû saigner en s’écorchant contre l’un d’eux, mais il n’en est rien. Quand il le comprend, il teste soudainement sa nouvelle force et découvre qu’il est increvable désormais. Un vrai super-héros, promis. Un super-héros qui a toujours une môman à contacter. Quand elle débarque en ville, elle fond en larmes à la vue de sa maison détruite, mais soi-disant, c’est par inquiétude pour Archie. Clairement, tout le monde s’en fout de l’explosion de la maison d’enfance d’Archie. Tout de même, ce n’est pas rien ce genre d’explosion.

Quoiqu’il en soi, maintenant qu’il se sait invincible, Archie n’en a rien à foutre d’apprendre que sa tête est mise à mort. Au contraire, cela semble presque l’amuser : il se rend aussitôt dans le coin mal famé où habitent les Monstres pour les défier. Il rentre ainsi au gymnase couvert de sang… mais sans une égratignure.

Cela arrange bien les affaires de Betty quand elle l’apprend. Elle se sert de la nouvelle confiance d’Archie pour aller arrêter Trevor pour le meurtre de l’infirmière – elle l’avait surpris en train de voler des médicaments. Les deux peuvent ensuite se retrouver dans un bar pour se confesser sur les nouveaux pouvoirs qu’ils semblent avoir.

Archie semble plutôt inquiet de ce qu’il se passe, mais il a de toute manière d’autres problèmes à gérer aussi, notamment le moment où un certain Percival Pickens vient jouer les vautours de la maison familiale. Il veut la racheter, ce qui ne plaît pas à Archie… mais semble intéresser la mère. Elle est prête à vendre ; et ça énerve Archie de voir ça. Il faut dire qu’il est intéressé par l’achat de la maison, même si sa mère trouve ça un peu étrange de se dire que son fils passera sa vie sous le même toit – faisant fi des sept ans entre les saisons 4 et 5, de toute évidence.

La fin d’épisode voit donc Archie devenir le propriétaire de cette… « structure ». Eh, ça m’a fait rire.

Il me reste tout de même encore à évoquer les intrigues de Veronica et Reggie. La première est sûre que son père a tenté de tuer ses amis, alors elle met la tête d’Hiram à prix avec l’aide d’Hermosa. Pendant qu’elle règle tout ça, le père de Reggie fait une crise cardiaque, et ça remet tout en question, une fois de plus. Bon. J’ai du mal à suivre où veulent en venir les scénaristes, mais je devrais être habitué à force.

Le but est simplement d’aller super vite en besogne. Quand elle voit les remords de Reggie de ne pas avoir profité plus longtemps que ça de son père, Veronica regrette d’avoir embauché Anatole pour tuer Hiram. Elle l’appelle pour tout arrêter… mais c’est trop tard. Elle reçoit même un mail avec une photo qui semble confirmer la mort de son père. Comme nous, nous ne voyons rien, je n’y crois pas une seule seconde, mais bon.

Veronica est sûre que son père est mort, et ça la fait pleurer. Malgré tout, quand Reggie lui explique que son père à lui va mieux, Veronica ne peut partager son deuil avec lui : elle préfère lui dire qu’elle a annulé le contrat sur la tête de son père. Tu m’étonnes.

Hermosa appelle tout de même sa sœur pour lui reprocher ses actions et lui promettre une revanche parce que Blood must have blood ? Est-ce que l’esprit de Lexa vient de se réincarner dans une autre série là ?

Il est temps d’en arriver en tout cas aux cliffhangers de l’épisode : Twyla Twist, qui dirige les Monstres, décide de s’en prendre directement à Toni et Fangs qu’elle considère comme responsables des actes d’Archie et les menace. Cela pousse les couples à demander à Kevin de jouer les babysitters avec bébé Anthony. Il ne part donc plus à Broadway et a un nouveau rôle pour cette saison. Super.

Archie, lui, décide de péter la gueule de Glen que Betty a réussi à mettre sous le coup d’une enquête pour harcèlement sexuel de la part du FBI. On retrouve donc Glen en bien mauvais état à la fin de l’épisode, mais ce n’est que le début de la fin pour lui : il est finalement tué par… LE TRASHBAG KILLER. OH BORDEL. J’avais oublié l’existence de ce tueur en série, mais je suis mort de rire maintenant.

PS : j’en oublie de parler du super-chien qui se rétabli en trois jours et termine l’épisode en pleine forme.

Compteur d’Archie à poil : Que nenni. C’est bien la peine de revenir dans la série ! (Bon, j’aurais peut-être dû compter le flashback, je ne sais pas).

This is us – S06E06

Épisode 6 – Our Little Island Girl : Part 2 – 16/20
Un épisode beaucoup plus convaincant que les précédents en ce qui me concerne, peut-être parce qu’il se centre sur un personnage que j’adore et nous permet de boucler vraiment une partie de l’intrigue. Cette fois, j’ai senti la série qui approchait de sa fin, et ça fonctionne bien. Il reste pourtant encore de nombreuses intrigues en cours, et je ne suis pas fan d’un grand nombre d’entre elles, mais il est peut-être encore possible d’arriver à un point final satisfaisant. Et dans tous les cas, nous nous dirigeons vers un point final, c’est pour moi l’essentiel.

Spoilers

Beth enseigne à présent dans une grande école de danse classique, Kevin invite sa famille au tournage du pilot de son reboot.

Remember this : don’t you ever forget how incredible that woman is.

Oula. La première partie de cet épisode était il y a trois ans, ils ont pété un câble ? Il s’agissait de l’épisode centré sur Beth, et je l’avais beaucoup aimé. Il s’est passé bien des choses depuis dans la vie de Beth, mais la chronologie de la série permet de toute manière de revenir en arrière. On en revient donc à un flashback qui nous réintroduit le concept de cette petite fille qui a dansé avant de marcher.

De retour dans le présent, Beth se fait embaucher dans une école de danse classique, le même genre d’école que celle qui a cassé son rêve d’enfance et sa passion pour la danse. Et pourtant, elle accepte d’y aller en tant qu’employée car elle a monté tout un projet qui lui permet d’avoir sa propre classe. Une quinzaine d’élèves lui suffit, mais il faut encore les recruter. Et bien sûr, elle se projette dans une des danseuses dont le rêve est encore intact, Stacey.

La relation qui se tisse entre elles est sympa, mais elle éclipse un peu trop ce que j’aurais envie de voir : celle avec Déjà. Qu’importe, c’est cool quand même de suivre Beth au travail. Pour le coup, c’est un personnage que je n’ai pas encore envie de quitter et que j’aime suivre peu importe les intrigues. Cette semaine, on la voit clairement lutter pour ne pas devenir ce qu’elle a toujours détesté, et c’est intéressant.

Ca l’est d’autant plus qu’un flashback nous montre que Beth a eu l’occasion de recroiser son professeur de danse classique, celui qui a détruit son rêve et sa passion, alors qu’elle déjeunait avec Randall. Bien sûr, ils étaient encore à la fac, elle était brillante et… pas encore assez confiante pour détruire son prof. Bon, bien évidemment, elle en avait envie, car la rancœur est énorme : il n’a même pas été là pour elle au décès de son père, alors qu’elle était son élève préférée pendant un temps.

Dans le présent, Beth doit faire face à nouveau à la pression et au stress des galas. Cette fois, c’est en tant que professeur, et c’est marrant de voir qu’elle stresse autant que quand elle était jeune. C’est plutôt positif, et ça en dit long sur le personnage. Cela nous permet surtout de la découvrir en tant qu’incroyable professeur : alors que Stacey tombe sur scène, elle monte à son tour sur la scène et lui fait tout un magnifique discours.

Beth insiste auprès de Stacey pour lui affirmer qu’elle ne la décevra jamais, qu’elle attendra avec elle sur scène s’il faut et si elle n’est pas capable de se relever, et c’est une très belle scène. Ce n’est pas vraiment crédible vu les standards dans le monde de la danse, mais ça marche très bien dans cet épisode de voir qu’une autre méthode d’enseignement est possible, que Randall est toujours fou amoureux de Beth et le rappelle à ses filles dans le public, que Beth reprend enfin goût à sa passion.

Tellement en fait que le soir elle peut appeler son ancien professeur qui, par chance, travaille toujours au même endroit. L’appel commence par des broutilles, mais cette fois, des années après, elle est capable de lâcher la bombe qu’elle voulait déjà lâcher dans le flashback : elle lui reproche ses méthodes d’enseignement, elle lui reproche d’avoir pris et gâché son rêve… et elle l’informe que maintenant elle le reprend.

Elle l’informe qu’elle retrouve le chemin de sa passion et qu’elle a compris que son enseignement à elle pouvait être différent, qu’elle pouvait aider avec bienveillance une nouvelle génération de danseurs. On est sur une belle variation de « Those who can’t teach » ici, avec la morale que ce n’est pas qu’elle ne pouvait pas, mais qu’elle était faite en réalité pour enseigner pour vivre son rêve comme ça, par procuration, avec une méthode d’enseignement différente. Cela nous est confirmé par une nouvelle escapade dans le futur où la storyline de Beth se conclue définitivement : elle reçoit des nouvelles de Stacey, devenue une star. Simple, efficace, on a fait le tour du personnage en ce qui concerne sa vie pro et j’aime beaucoup ça.

De son côté, Kevin se transforme en cuisinier parfait pour toute sa famille. Allez savoir pourquoi, cet épisode se concentre sur Thanksgiving. Je crois que je peux faire une croix sur mon point St Valentin du Bingo Séries à ce stade : apparemment, la série avait prévu sa diffusion classique avant d’être décalée ? C’est si bizarre.

Bref, il prépare un super petit déjeuner pour tout le monde, et tout le monde, c’est Tobby au boulot en distanciel, Kate, Madison et… Elijah. Oups. Kevin est aussi lourd avec Elijah que Kate l’est à reprocher à Toby de travailler, alors c’est mal barré cette affaire. Au moins, Kevin invite Madison et Elijah à un tournage du Manny pour leur faire plaisir. Tout semble aller à peu près bien, jusqu’à ce que Madison révèle à Kevin qu’elle n’a pas envie de se rendre à son Thanksgiving familial.

Bien sûr, elle ne le fait pas de gaieté de cœur, puisqu’elle avait envie d’attendre avant de balancer ça à Kevin. Kate était au courant, et ça blesse Kevin de voir qu’elle semble plutôt se ranger du côté de Madison que du sien. En même temps, elle lui explique ensuite très bien les choses, insistant sur l’importance pour Madison d’enfin avoir la chance de quelqu’un qui tombe amoureux d’elle. Putain, mais ça me soule tellement. Bien sûr que si, Kevin était amoureux d’elle. Je pense sincèrement qu’ils avaient oublié de prévenir l’acteur de ce qu’ils avaient prévu ? Ou je me suis fait aveugler moi-même. Bon, je ne suis toujours pas d’accord avec ce qu’il s’est passé en fin de saison précédente. Il va falloir que je prenne le temps de la revoir un jour, je crois.

Par contre, dans tous les cas, je continue de penser que Kate est une égoïste monstrueuse avec Tobby à lui reprocher de trop travailler.

Il ne faut pas que ça m’empêche de remarquer à quel point Kevin est devenu super mature en quelques saisons. Kate lui explique la situation de Madison et aussitôt il s’écrase pour elle et pour son bien à elle. Il ignore quasiment entièrement tous les compliments qui sont faits sur sa sitcom et il accepte qu’Elijah lui explique qu’il est là pour rester.

C’est une bonne chose pour Elijah, hein, mais j’aurais quand même préféré voir Kevin finir avec Madison plutôt que de subir une dernière saison où il est célibataire et à vivre chez Toby et Kate, accentuant encore les problèmes du couple. Quand il explique à Toby que Kate déteste ses oreillettes bluetooth, Toby lui balance que c’est parce qu’il n’a plus sa pièce pour passer les appels – la pièce étant désormais la chambre de Kevin.

Bordel, qu’il se prenne rapidement un appartement là, ça se sent que c’est la merde et qu’ils ont besoin d’espace, même si Kate lui dit que non. Je suis frustré.

Les flashbacks se centrent aussi sur un nouveau Thanksgiving, celui des ados alors que Rebecca recommence ses rencards. Elle invite ainsi Matt sur un coup de tête. Tout l’épisode est ensuite constitué de piques de la part des enfants et surtout de Miguel envers ce Matt. Le plus intéressant reste une scène où Rebecca avoue à Miguel qu’il est son meilleur ami… et où il lui répond qu’il veut inviter lui aussi son rencard au Thanksgiving. On voit la jalousie naître sur le visage de Rebecca et, même si ce n’est pas le thème central de l’épisode, il est évident que c’est de cette jalousie que naîtra l’idylle avec Miguel.

On en revient plutôt aux problèmes existant dans le mariage de Kevin et Sophie comme thème central de ces flashbacks. Les deux acteurs ont pris un coup de vieux et paraissent définitivement adultes – mais admettons. Ce ne sont pas les seuls, car on retrouve aussi Beth et Randall, mais j’en ai déjà parlé plus haut. Les problèmes entre Kevin et Sophie ? Ils sont réels : Kevin a commencé à boire et surtout il a trompé sa femme, sans lui dire encore.

Le problème, c’est qu’il en parle à Kate et que Kate est ensuite confrontée par Sophie sur le changement de caractère de son frère – qu’elle met en grande partie sur l’alcool. C’est tout de même intéressant de remarquer que Kate prend la décision de protéger son jumeau malgré son amitié avec Sophie, ou de voir que Kevin et Kate avaient conscience l’un et l’autre des problèmes de l’autre.

Par contre, les problèmes de Kevin lui explosent à la tête bien plus rapidement, parce que Sophie n’est pas aveugle. Elle finit donc par le confronter et ce qui la blesse le plus n’est pas tellement la tromperie de Kevin, mais plutôt le fait que Kevin lui balance que Kate était au courant. Kate savait donc et ne lui a rien dit alors même qu’elle lui a demandé.

C’est plutôt chouette de voir que Kate soutenait déjà son frère, mais la position dans laquelle elle était aurait appelé à plus de mise en garde, en soi. Je comprends donc la colère de Sophie, et je comprends qu’elle se barre. Et comme souvent avec la série, cela permet de faire écho avec le présent, où Kate fait le choix désormais de soutenir Madison. La vie lui a enseigné bien des choses, et elle décide même, dans le présent, de s’excuser auprès de Sophie. Et j’ai adoré cette idée du message envoyé des années plus tard, parce que le regret peut parfois mettre du temps à arriver.

 

This is us – S06E05

Épisode 5 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.

Spoilers

Rebecca et Kate : une histoire de disputes et de piano.

Timing is everything, isn’t it?

Il paraît que mieux vaut tard que jamais ? Je lance donc cet épisode un peu trop tardivement en ce dimanche soir pour voir ce qu’il vaut. Et c’est mal barré parce qu’il commence directement par nous dire qu’il va s’attarder une nouvelle fois sur la relation entre Rebecca et Kate. C’est un peu énervant parce que j’ai le sentiment d’en avoir fait le tour, mais en même temps, c’est déjà mieux que les épisodes précédents.

On suit donc trois timelines dans cet épisode. La première est loin dans le passé avec Kate et Rebecca qui font de la musique ensemble, filmées par Jack. Si ce n’est pas mignon tout ça !

Une deuxième timeline voit Kate juger un peu sa mère et Miguel qu’elle voit chaque soir en train de regarder la télévision – Qui veut gagner des millions sans Jean-Pierre, c’est dingue de se rappeler que ça existe ailleurs ! Piqué à vif, Miguel décide d’éteindre la télé une fois Kate partie pour demander à Rebecca ce qu’elle pense du speed-dating.

Après tout, elle lui a dit être prête à voir quelqu’un à nouveau et, surtout, elle ne pourra pas passer le reste de ses soirées avec lui. À moins que ? La phrase est placée là comme ça, mais comme on sait la suite, on sait bien que ça plante une graine. Je ne sais pas s’il pense déjà à Rebecca comme ça, mais nous, on ne peut pas voir autre chose, surtout quand la soirée speed dating est la catastrophe qu’elle est toujours dans les séries ;

Et pourtant ! Rebecca a le temps de passer quelques minutes avec Miguel, qui commence sérieusement à la voir différemment. Bien sûr, une fois ce speed-dating avec Miguel terminé, Rebecca tombe sur un type qu’elle connaît déjà. Matt est charmant avec elle et tout se passe bien. Tellement bien d’ailleurs qu’elle finit par accepter un café avec lui après le speed-dating. Tout ça se fait sous le regard de Miguel, et on sent qu’il quitte son rôle d’ami pour envisager plus. Il faut bien qu’on sache comment ils se sont mis en couple après tout.

On a tout de même le droit à un détour, donc, parce qu’il en fallait bien un servant de rebound guy à Rebecca. Et ça tombe bien, parce que quand elle rentre chez elle, elle tombe sur Kate qui est clairement dégoûtée par l’attitude de sa mère. Quelle connasse cette gamine. Elle pousse sa mère à vivre davantage et quand elle le fait, elle l’insulte ?

Franchement, c’est une adolescente, faut arrêter, elle est en âge de comprendre sa mère à ce stade. J’étais presque heureux de voir Rebecca lui foutre une gifle – presque, parce que je ne peux pas l’approuver. Cela nous explique un peu plus la relation entre elles et pourquoi c’était si chaotique : elle traite sa mère de traînée parce qu’elle passe un peu de temps avec un autre type que son père, des années après sa mort. Sérieusement ?

Je comprends Rebecca sur ce coup-là, et je suis à fond avec elle. Evidemment qu’elle doit reprendre le cours de sa vie. J’ai bien aimé que Kate comprenne un peu son erreur en entendant sa mère appeler Miguel, en larmes. Cela leur permet aussi de se réconcilier autour du piano, comme toujours.

Dernière timeline, le présent. Rebecca et Kate s’entendent désormais assez pour que Rebecca garde souvent ses petits-enfants et soit invitée à un cours de Kate pour chanter avec ses élèves. Cela déprime Kate de la voir si heureuse et de s’entendre si bien avec sa mère car ça lui fait prendre conscience qu’elles ont perdu beaucoup de temps.

Et cela la déprime d’autant plus qu’elle a peur de devoir lui faire une annonce qui risque de tout gâcher à nouveau : Toby et elle n’ont pas envie qu’elle se retrouve seule avec les enfants. C’est d’autant plus terrible maintenant qu’on sait qu’un accident est sur le point d’arriver ; et que ça arrivera probablement sans que Rebecca n’y soit vraiment pour quelque chose. En attendant, Rebecca est peinée par la situation et s’en prend à sa fille à qui elle en veut, avant de comprendre qu’elle n’y est pour rien.

Rationnellement, elle l’a toujours su de toute manière. Pour se réconcilier, Kate vient la voir et lui demande d’apprendre le piano à Jack. Elle a des partitions en braille et le piano devient une véritable ancre dans la vie de Rebecca, avec un morceau qu’elle a pu partager avec sa fille à différentes époques, mais aussi avec ses petits-enfants. C’est tout mignon et ça file les frissons attendus.

Et comme il n’y a pas que Kate dans le présent de cette série, on suit à nouveau Kevin et Madison. C’est toujours aussi frustrant de les voir être un couple parfait – mais sans être un couple. Madison est toujours en train de flirter avec Elijah (je crois que c’est son nom) et ça ne plaît pas à Kevin. Contrairement à moi, il s’en remet vite en appelant Cassie afin de l’inviter à son week-end. Pff. Non, mais non, pas eux deux quoi. Mettez-moi Kevin en couple avec Madison !

Bon, ce n’est pas le plan des scénaristes, et Randall nous rappelle en plus que Kevin est incapable de se contenter de plan cul. Ainsi, quand il invite Cass à un week-end avec Nicky et sa nouvelle copine, ça craint les fiançailles selon lui. Et je suis d’accord avec Randall, comme toujours. Nicky aussi se demande ce que Kevin envisage avec Cassie et, même s’ils en ont parlé au téléphone, je crois que Cassie se le demande aussi.

Il y a de quoi quand Kevin essaie de lui prendre la main dans la rue alors qu’ils mangent des glaces ensemble. Cassie est heureusement assez maligne pour faire remarquer à Kevin ses schémas de vie. Elle se sent déjà trop cassée et brisée par la vie pour supporter ce que Kevin a fait à ses ex, lui conseillant même de se rendre auprès de la bonne blonde dans la bonne ville. Reste à savoir laquelle – et le fait que Kevin non plus ne le sache pas n’est pas rassurant. Une part de moi espère encore qu’il finisse avec Zoey si ça n’est pas Madison. À la place de reconquérir Madison, il en est à donner à Elijah des conseils pour plaire à Madison. C’est si frustrant.

En parallèle, Déjà souhaite faire un dîner à ses parents, et ça les inquiète. Oh, Randall espère qu’il s’agit d’une manière de s’excuser pour cette fugue. Ce n’est probablement pas le cas la connaissant, mais ça fait une scène marrante où Beth et lui essaie de trouver la raison de ce dîner en envisageant le pire. Qu’est-ce que je les aime ces deux-là ensemble. C’est bien le seul couple sur lequel la série va réussir à ne pas me décevoir trop longtemps si ça continue comme ça.

Par contre, les scénaristes jouent avec nos nerfs en nous montrant Déjà annoncer à ses sœurs ce qu’elle compte balancer à ses parents le soir-même. Honnêtement, ça m’a l’air assez dingue pour envisager son déménagement. Pendant le repas, les parents sont stressés et ne savent pas bien à quoi s’attendre, mais ils savent que ça arrive, particulièrement quand les trois filles font tout ce qu’il faut pour que ça se passe bien. Malik s’excuse pour la fugue, Tess demande des nouvelles du travail de sa mère et Beth ne se laisse pas avoir comme ça, passant directement à l’offensive. C’est une bonne idée et ça paraît super crédible comme repas de famille. L’apogée était prévisible : Déjà annonce qu’elle a l’intention de partir vivre avec Malik à la fin du semestre. Forcément.

Elle a vachement bien prévu son cours en plus : elle veut juste une année sabbatique après un semestre chargé avec des cours en plus pour avoir son diplôme avant l’heure. C’est bien joué de sa part. Par contre, ça se passe mal quand même : Randall refuse d’envisager que Déjà quitte l’école alors que c’est trop important pour le reste de sa vie, la considérant trop jeune pour prendre ce genre de décision.

Cela passe vraiment mal auprès de Déjà qui considère qu’elle a déjà eu une vie plus compliquée et remplie que bien des adultes, ce qui est vrai, comme ça passe mal auprès de Malik que Randall essaie de le convaincre de larguer Déjà le temps qu’elle finisse ses études. Tu m’étonnes que ça passe mal, et heureusement que Beth est là pour lui rappeler comment ça se passe dans Romeo & Juliet. Elle a peur de perdre sa fille, et je crois bien qu’elle a raison.