American Horror Story – S09E02

Épisode 2 – Mr Jingles – 17/20
La série continue de se jouer de tous les clichés du genre pour proposer un épisode haletant, sanglant et gore. C’est du tout bon, ou presque. En effet, quelques défauts récurrents reviennent à la charge avec des flashbacks pas forcément utiles. Bien que court, l’adrénaline de l’épisode fait qu’il donne l’impression que plein de choses se déroulent. Ce n’est pas sans me rappeler la saison 6, et c’est tant mieux car c’est l’une de mes préférées !

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Spoilers

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Nobody ever believes me.

38 minutes ? Bien, si j’avais su ça, je l’aurais vu hier ce mini-épisode. Je m’attendais à près d’une heure, moi. Bon, on reprend en tout cas dans l’action avec l’arrivée de la psy au Camp Redwood. Elle s’appelle Karen Hopple et elle vient rendre visite à Margaret pour lui expliquer que le Camp doit absolument être fermé. Il n’est plus question de l’ouvrir avec un serial-killer en liberté.

Effectivement, ça paraît être le minimum. Margaret ne l’entend pas spécialement de cette oreille cela dit. Flingue en main, elle explique qu’elle veut garder son pouvoir et qu’elle ne laissera pas Mr Jingles la dominer à nouveau. Euh, je veux bien, mais on parle de la sécurité d’enfants quand même. Ah, les années 80 ; ah les États-Unis.

Effrayée par le flingue, Karen laisse tomber et se barre en voiture, pour mieux crever un pneu en route. Elle est soulagée de voir une voiture de police arriver, mais on sait tous ce que ça veut dire dans cette série et ça ne manque pas : elle se fait tuer bien rapidement par Mr Jingles qui lui confirme qu’il est un meurtrier.

Au camp, Brooke est effrayée elle aussi, parce qu’elle voit un reportage télévisé parlant du meurtre dans la station essence. Elle est en revanche la seule à le voir et tous les autres préfèrent faire la fête ensemble, jusqu’à ce que la fête soit interrompue par Margaret et ses grands discours de religion. Ainsi donc, Brooke et Montana se retrouvent seules dans leur chambre, et cette dernière se fixe comme mission de rassurer sa coloc pour l’été. Pour elle, il est évident qu’elle est traumatisée par son cambriolage et agression, et c’est tout.

Brooke nous révèle alors que de toute manière, elle a déjà vécu le pire l’été précédent. Et là, il y a de quoi bien se marrer ! En effet, on découvre qu’elle a voulu se marier avec un certain Joey, mais que celui-ci n’a pas été au bout des choses parce que… il était persuadé que Brooke le trompait. C’est ridicule ? Parfaitement, mais il a vu Sam, son témoin, entrer chez Brooke la veille. Et du coup, il prend la décision de tuer Sam, puis de tirer sur le père de Brooke (Rex Van de Kamp à vie) avant de se suicider. J’ai tellement ri, c’est trop gros comme intrigue, surtout un an seulement avant la série. Mais bon, c’est American Horror Story !

En tout cas, Montana aime beaucoup cette histoire apparemment, et ça semble l’exciter puisqu’elle essaie de l’embrasser aussitôt. Il n’en faut pas plus pour que Brooke décide d’aller prendre l’air. En pleine nuit, en plein camp Redwood, quelle belle idée ! Rapidement, elle se retrouve seule alors que le courant est inévitablement coupé. C’est gros.

Elle s’isole auprès du lac où elle découvre un cadavre dans l’eau. Pas le temps d’avertir qui que ce soit, elle tombe nez à nez avec son agresseur qui s’amuse aussitôt à l’attaquer à nouveau. Brooke étant Brooke, elle parvient à s’échapper sans la moindre crédibilité et elle sème son assaillant bien trop simplement à mon goût, puisqu’il est heurté par un type tout droit sorti des années 1970.

De manière bien gore et sanglante, il l’étripe puis l’égorge, avant de repartir à la poursuite de Brooke, qui retombe trop rapidement sur Montana et ne parvient pas à appeler les secours. Montana ? Elle ne la croit pas, évidemment, jusqu’à ce qu’elles entendent Ray crier.

Pendant ce temps, les garçons se rendent dans les douches, mais Xavier n’est pas convaincu à l’idée de prendre sa douche sans serviette. Il fait demi-tour et est mis de force dans une voiture alors que le courant est arrêté. C’est un certain Blake qui l’y met, et il s’avère qu’il est son agent. Contre toute attente, Xavier dit qu’il n’est pas gay et qu’il refuse de tourner dans un deuxième porno gay. Nous y voilà donc : il veut être un acteur et son acteur l’a forcé à faire un film X.

Les menaces qu’il a reçu la semaine dernière venaient de lui, et il compte bien lui faire faire un deuxième film à coup de chantage : il veut envoyer la cassette VHS du premier porno aux amis et à la famille de Xavier. Par chance pour ce dernier, Blake entend alors les douches des garçons et il décide d’aller se rincer l’œil.

On passe donc à l’inévitable scène dans les douches où Xavier réussit à s’échapper de la surveillance de Blake trop occupé. Il l’est tellement d’ailleurs qu’il n’entend pas Mr Jingle, drôlement silencieux sur ce coup-là. Il tue donc sans problème Blake et se barre, après lui avoir coupé l’oreille, ça va sans dire. Le corps est retrouvé par Ray qui hurle, et aussitôt les filles accourent. Voilà donc les intrigues qui se recroisent.

En parallèle, Richard, l’agresseur de Brooke (aka Night Stalker, un véritable sérial killer sataniste), débarque dans la cabane de Margaret pour se renseigner sur le fantôme qu’il ne parvient à tuer. Eh oui, l’homme des années 70 n’est pas mort et s’est attaqué une deuxième fois à lui. Certes, Richard l’a tué une deuxième fois sans mal, mais c’est pour mieux découvrir que son corps a disparu ensuite.

Très rapidement, la série repart dans ses pires travers, avec un flashback sur la vie pourrie de Richard qui a eu un trauma crânien petit, et un beau-père cinglé, évidemment. Tous les clichés sont réunis et ça n’a aucun sens de voir Margaret faire une leçon religieuse à Richard, mais bon. Elle retourne ensuite à l’extérieur pour parler à Jonas, le type des années 70. Elle ne comprend pas trop comment cela est possible puisqu’il n’a pas changé.

En l’interrogeant, elle découvre qu’elle est bien en train de parler à un fantôme. Et ça n’a pas l’air de la choquer plus que ça, parce qu’il y en a dans la Bible après tout. En revanche, Jonas ne raconte pas une superbe histoire : il a vu le massacre, il a tenté d’appeler les secours sans y parvenir et s’est fait renverser par Mr Jingles. Son grand problème dans la mort ? Il ne sait pas quoi faire à présent. OK.

Bon, et sinon, les autres personnages ? Rita, l’infirmière, est agressée par Mr Jingle mais parvient mystérieusement à s’échapper et faire foirer la tentative de fugue de tout notre groupe en van. Bref, ils plantent le van dans la voiture de Margaret et sont alors forcés d’aller chercher les clés d’autres véhicules.

Brooke, Rita, Jay et Chet se retrouvent donc ensemble à tenter d’aller chercher les clés de Rita à l’infirmerie et ils sont tous tellement flippés que c’est finalement Brooke qui entre en premier pour les récupérer. Sans trop de surprise, les clés ne sont plus là. Je veux dire… Le tueur a littéralement une collection de clé.

Les autres ? Ils sont dans la chambre et ils récupèrent les clés de la moto de Trevor, toujours aussi narcissique et imbu de lui-même tout au long de l’épisode (le meilleur moment étant celui où il décrète que Blake était en train de le mater). Le seul problème, c’est que Xavier se met à faire une crise d’angoisse et à raconter aux autres son histoire. L’épisode se termine alors sur un double cliffhanger plutôt bien foutu qui voit les personnages enfermés soit dans l’infirmerie, soit dans la chambre des garçons, à entendre un des tueurs frapper à la porte. A priori, l’infirmerie est prise d’assaut par Richard et l’infirmerie par Mr Jingles. Bien, rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !

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American Horror Story: 1984 (S09)

Synopsis : Pour cette saison 9 (déjà !), la série nous propose un petit tour dans les années 80. Ca devrait sentir bon la parodie, les clichés et détournements si j’en crois une bande-annonce vue cet été et le titre de ce premier épisode promettant un détour dans les films d’horreur sur les camps des vacances estivales.

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On avait dit les années 80, les gars !

Pour commencer, j’ai hésité à commencer beaucoup plus tôt dans la journée cette saison, mais je me suis finalement dit que c’était une bonne idée de la voir de nuit. Me voilà donc à commencer cet épisode beaucoup trop tard, alors que je ne sais pas grand-chose de cette saison. Oh, j’ai bien vu une ou deux news de casting déplaisantes, mais j’ai espoir, comme chaque année, que ce sera bien.

Après tout, j’adore la période choisie cette année, et ça me va bien de rester un peu plus longtemps dans les années 80 le jeudi après Why Women Kill. Reste à savoir si on sera plutôt sur la qualité de la saison 6 (ou de certains épisodes de l’an dernier) ou sur la catastrophe qu’était la saison 7. Avec cette série, on ne sait jamais à quoi s’attendre : il y a du très bon et du très mauvais, une difficulté à conclure les intrigues, des choses qui fonctionnent plus ou moins bien… mais je reviens chaque année malgré tout, parce que la promesse de la nouveauté est suffisante pour me convaincre de m’y risquer.

A mes risques et périls… pas comme vous qui ne risquez rien ici : pas de spoiler sur cette page, mais en revanche, il y en a en cliquant sur le titre d’un épisode !

Note moyenne de la saison : 17/20

S09E01 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

S09E02 – Mr Jingles – 17/20
La série continue de se jouer de tous les clichés du genre pour proposer un épisode haletant, sanglant et gore. C’est du tout bon, ou presque. En effet, quelques défauts récurrents reviennent à la charge avec des flashbacks pas forcément utiles. Bien que court, l’adrénaline de l’épisode fait qu’il donne l’impression que plein de choses se déroulent. Ce n’est pas sans me rappeler la saison 6, et c’est tant mieux car c’est l’une de mes préférées !
S09E03 – Slashdance – 18/20
Je n’aurais jamais dû attendre aussi longtemps pour regarder cette saison, mais en même temps, son ambiance passe très, très bien en cette chaude journée de canicule. Oui, comme toujours, je fais en sorte de me regarder des séries qui m’inspirent l’été pour ce week-end en séries estival, et je fais bien. L’épisode me prouve que la saison est aussi cool que je l’espérais en septembre dernier, en tout cas, c’est génial, plein de référence aux années 80 et sanglant !
S09E04 – True Killers – 20/20
Il ne fallait pas trop faire confiance à la narration finalement, et l’épisode est tout bonnement excellent en multipliant les révélations, les fausses pistes, les moments sanglants et les retournements de situation. Ce n’est pas toujours crédible, mais on est sur un slasher parfait, avec du suspense malgré tout et des défauts classiques de la série qui deviennent pour une fois une vraie qualité. J’adore ce genre de slashers en même temps. J’ai peur que le reste de la saison ne vienne tout gâcher car je connais les mauvaises habitudes de la série, mais pour l’instant, c’est vraiment une putain de saison.
S09E05 – Red Dawn – 18/20
On enchaîne les retournements et les révélations, même si parfois, ces révélations sont répétitives avec juste un changement de personnages… Pas grave : la série s’en tire bien avec un scénario préparé aux petits oignons, beaucoup d’humour, beaucoup d’hémoglobine et beaucoup de bons moments. J’aurais eu envie que ça dure plus longtemps, mais voilà, cette première mi-saison se termine sur un tournant dans l’intrigue. Pas sûr que ça me plaise autant pour la deuxième partie, on verra bien.
S09E06 – Episode 100 – 15/20
Bof. Ils tenaient une super intrigue avec ce début de saison 9, mais comme d’habitude, ils abandonnent une bonne piste pour se concentrer sur des conséquences moins intéressantes. Quant au titre de l’épisode, il fait espérer de grandes choses quand ce n’est finalement qu’une sorte d’hommage à cet anniversaire particulier de la série… Je m’attendais à des retours ou au moins un clin d’œil ; finalement, la série propose un épisode classique. Pas la peine d’en faire un événement, donc.
S09E07 – The Lady in White – 16/20
Mensonges sur mensonges, révélations sur révélations, ça fait beaucoup pour cet épisode qui propose tout de même de bonnes scènes et de bonnes idées, tout en restant plus cohérent que certaines saisons passées à mes yeux. C’était sympathique, mais ça n’en reste pas moins une grosse transition vers la suite de l’histoire qui se fait un peu trop attendre à mon goût… En plein binge-watching, c’est gênant, tout de même !
S09E08 – Rest in Pieces – 14/20
Aïe, c’est encore un épisode de transition qui s’emmêle les pinceaux dans une entrelacs d’intrigues que les scénaristes ne parviennent plus à démêler de manière fluide comme plus tôt dans la saison. On touche une nouvelle fois au défaut de base de la série qui est de multiplier les intrigues secondaires sans raison et de dévier perpétuellement de sa course. Sur les saisons courtes et les épisodes courts comme ils font dorénavant, c’est mieux qu’en début de série… mais ça reste un défaut qui provoque l’ennui.
S09E09 – Final Girl – 16/20
C’est une bonne fin de saison, mais ça reste dommage de voir que ça n’atteint pas le fun et le niveau de la première partie ! Quoiqu’il en soit, cet épisode apporte des réponses, quelques twists et un sentiment de conclusion que toutes les saisons n’ont pas toujours réussi à m’apporter. Il y avait de bonnes idées pour mettre un terme à cette neuvième saison, parfaite à bingewatcher lors d’une journée où il fait trop chaud. Surtout en plein #WESéries. Bonne nuit.

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American Horror Story – S09E01

Épisode 1 – Camp Redwood – 18/20
Tous les codes des films d’horreur des années 80 sont respectés et c’est plutôt marrant de voir la série s’aventurer dans cette nouvelle ambiance, que je connais bien – et mieux que certaines autres des saisons précédentes. Par conséquent, c’est un début qui me motive bien, même si je repère déjà les défauts habituels de la série (notamment un trop plein de sous-intrigues qui va vite disperser l’intrigue de la saison). Oh, et aussi, j’aurais préféré voir ça cet été, comme pour la saison 6. C’est mon problème avec ce type d’horreur américaine…

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Spoilers

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Nothing bad is gonna happen here.

Pour une saison se déroulant dans les années 80, l’introduction en 1970, c’était surprenant… mais efficace. On y retrouve trois jeunes adultes en plan à trois au beau milieu d’un dortoir de camp de vacances. Ils essaient d’être le plus discret possible, ne se rendant pas compte qu’il y a quelqu’un d’encore plus discret qu’eux, en train de tuer un à un toutes les personnes du dortoir. Le tout, avec un petit fétichisme : il leur couple l’oreille pour en faire un collier.

C’est parti pour un peu d’aérobic ensuite, histoire d’être dans les années 80 et de découvrir le casting de cette année dans un second générique sportif et drôle. Quelques secondes suffisent à être dans l’ambiance, découvrir Xavier, Montana, Ray, Chet et Brooke, cette dernière matant l’avant-dernier sous le regard de Montana. J’adore l’idée, je suis fan de ces deux actrices alors les voir interagir et devenir amie dans le vestiaire, c’est efficace.

Le look années 80 réussit vraiment bien à la majorité des acteurs de la série, et particulièrement les filles ou notre antéchrist de l’an dernier – pas tellement à Lionel de Dear White People en revanche. La scène suivante voit les filles rejoindre les garçons d’ailleurs, et malgré Cruel Summer en fond sonore, ça ressemblait subitement à un épisode d’Helene et les garçons, désolé. Heureusement que ça parlait serial-killer et plan d’été qui sent bien mauvais. Ainsi, Brooke a raison de prévoir de ne pas y aller et de rentrer à Beverly Hills, parce que ça sent le piège à plein nez.

Après, Brooke raconte que les serial killers sont plus actifs l’été avec les gens dormant la fenêtre ouverte et… elle dort la fenêtre ouverte à son tour. Forcément, elle se fait agresser par un voleur qui lui fait jurer sur Satan qu’elle a donné tous ses bijoux. De manière improbable, elle s’en tire en lui donnant un coup de poêle non rangée dans la tronche de son agresseur.

C’est sympathique, mais ça alerte les voisins qui appellent la police et font en sorte que l’agresseur le sache. Il promet de se venger et de tuer Brooke, avant de se barrer. Forcément, Brooke est convaincue que partir de chez elle est la meilleure des idées. Elle monte donc dans le van de Montana et ses nouveaux amis, toujours sous les meilleurs sons des années 80. Mon seul regret pour le moment ? Cette saison aurait été parfaite pour l’été, pas pour la rentrée ! Bon allez, dans les choses à noter, Brooke est à fond sur Chet qui aime se foutre à poil, Montana aime se droguer et draguer Brooke, Xavier reçoit des menaces au téléphone et tous se rendent au camp Redwood, même quand Ed, le type de la station-service, leur dit de ne surtout pas s’y rendre.

Jusque-là, on est sur un début de film d’horreur particulièrement classique et réussi, et ça ne rate pas. Tous embauchés pour être animateurs à Camp Redwood où on leur promet qu’ils vont mourir, ils percutent soudain un homme avec leur van. Comme il est un peu amnésique suite au choc et à quelques blessures un peu partout, ils décident de mentir et dire qu’ils l’ont simplement trouvé sur le bord de la route.

Ben oui, bien sûr. Tout le monde les croit à Camp Redwood, ce camp tout bizarre géré par Margaret, une nana anti-révolution sexuelle tout ce qu’il y a plus de clichée. Vivement qu’elle soit victime de cette saison, donc. Bon, on nous fait visiter rapidement le camp, les dortoirs des filles et des garçons, les règles à respecter ; tout en nous présentant aussi l’infirmière et la Chef Bertie.

C’est lourd en introduction et en clichés, mais ça passe bien malgré tout, jusqu’au feu de camp qui suit au cours duquel l’infirmière, Rita leur raconte l’histoire de « Mr Jingle », Benjamin Richter, le tueur ayant massacré tout un tas d’adolescents une quinzaine d’années avant. Elle les fait tous flipper, mais il y a de quoi avec cette histoire, franchement, puisqu’il y aurait eu dix victimes.

Ou pas ! Margaret révèle qu’il y en a eu neuf, parce que même si elle a eu l’oreille coupée dans l’affaire, elle a survécu en… voyant Jésus. Bon, elle a juste vu une lampe, mais c’était suffisant pour qu’elle se laisse couper l’oreille sans réagir, sans faire le moindre bruit ou mouvement. Wow. Je ne l’aime toujours pas, mais ça force le respect. Bon, en revanche, Margaret est hantée par Mr Jingle et c’est pour cela qu’elle rouvre le camp.

Pendant ce temps, dans l’infirmerie, il y a le blessé que tout le monde a oublié qui se réveille, évidemment, avec une oreille de moins. Le mystère est prenant, sans être exceptionnellement surprenant pour le moment. Brooke débarque ensuite à l’infirmerie pour s’occuper de lui, mais dès qu’il apprend qu’il est au camp Redwood, il lui explique de manière calme et posée (non) qu’il faut quitter les lieux au plus vite.

Elle ne le fait pas, mais raconte rapidement aux autres ce qui lui est arrivé, avant qu’ils ne soient interrompus par Trevor. Et il m’a fallu quelques instants pour réaliser que, oh mon dieu, ce type était Matthew Morrison. Décidément, il sait jouer des rôles bien différent de celui de Glee, et j’ai beaucoup ri de son rôle du beau gosse sportif et narcissique là. Forcément, il tape dans l’œil de Montana qui sexualise tout le monde apparemment.

Voir aussi : Performance de la semaine – Matthew Morrison

Elle s’arrange donc pour un petit bain de minuit avec lui, bain de minuit qui vire vite au cunni sous l’eau, pendant lequel des phares d’une voiture se sont allumés, histoire de bien lui faire comprendre qu’elle était surveillée. Trevor, en revanche, n’a rien vu.

Plus tôt dans la nuit, on découvre aussi que Mr Jingle a réussi à s’échapper de son hôpital psychiatrique, en faisant croire qu’il s’était pendu. C’est assez dingue comme scène : il tue son infirmier puis s’échappe en appuyant sur un bouton qui fait s’ouvrir toutes les cellules de l’hôpital psychiatrique. C’est donc le chaos trois heures plus tard quand le Dr Hoople arrive sur les lieux, en plein orage, pour apprendre que le pire patient de l’hôpital s’est échappé. Il a toutefois laissé une coupure de journal derrière lui, coupure parlant évidemment du Camp Redwood qui s’apprête à rouvrir…

Cela commence à faire beaucoup de menaces pour une seule série, donc on peut déjà être sûr que ça va encore partir dans tous les sens et toutes les chronologies possibles. Quant à la première victime dans les années 80, il s’agit d’Ed, le garagiste/pompiste qui se fait écraser sous une voiture par Mr Jingle. Bon, ce n’est pas comme ça qu’il meure : c’est quand Mr Jingle lui explose la figure avec son pied. Merveilleux.

Pendant ce temps, la rivalité entre Ray et Chet augmente et Ray finit légèrement blessé. Le seul problème, c’est que la blonde à poil, Montana, a survécu à sa scène dans le lac ; alors le black qui part sous la pluie… ce n’était pas bon signe, quoi. Il est heureusement suivi par Brooke, qui a l’immunité de la vierge selon les clichés du film d’horreur. Les deux commencent alors à se rapprocher, ignorant la présence de Mr Jingle qui vient d’arriver au campement…

Pour l’aider, Brooke se rend à l’infirmerie, où elle retrouve le cadavre de leur blessé renversé sur la route. Pire encore, elle aperçoit Mr Jingle par la fenêtre. C’est bien trop simple comme début de saison, mais ça fonctionne. On a droit à un charmant parallèle entre la fuite de Brooke et les jeux olympiques, sauf qu’aux jeux olympiques, personne n’est poursuivi par un tueur en série et personne ne s’est pris une branche dans la tronche.

Etonnamment, elle survit et parvient à prévenir les autres de ce qu’elle a vu. Comme personne ne la croit vraiment, parce que c’est trop gros pour être vrai, elle est forcée de les raccompagner à l’infirmerie pour prouver qu’elle dit vrai. Le seul problème, c’est qu’il n’y a plus de cadavre et que tout le monde pense donc qu’elle s’est droguée. En plus, il y a tout pour faire croire qu’elle a viré cinglée, même son cri lorsqu’elle aperçoit Margaret, portant le même genre d’imperméable que le tueur.

Il faut bien se rendre à l’évidence, personne ne la croira, alors elle va se laver et se coucher… Pour mieux être réveillée par le téléphone de service, alors même que les lignes de téléphone sont censées être coupées. À l’autre bout du fil, un bruit de clé, et à l’observer depuis le parc, son agresseur, avec de charmants murmures sataniques pour conclure ce premier épisode qui m’aura beaucoup fait penser à The Cabin in the Woods. Bien.

> Saison 9

The Walking Dead – S09E16

Épisode 16 – The Storm – 18/20
Ce n’est clairement pas la fin de saison que j’attendais pour cette année, mais je l’ai trouvée drôlement efficace. La série a réussi à se renouveler à merveille et elle reprend ses droits en tant que séries d’horreur, je trouve. La mise en place de cet épisode a beau être rapide, l’ensemble fonctionne et justifie tout. J’ai aimé cet épisode autant que j’ai aimé la saison, et ça fait plaisir.

Saison 9


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But we’ll never forget the magic we felt in this place.

Allez, c’est parti pour un épisode qui sent bon la bonne humeur dès son titre. On sait de toute manière à quoi s’attendre après les multiples morts de la semaine passée. Ce n’était que le début toutefois, puisque la chaufferie du Royaume a cédé et que maintenant que l’hiver est là, c’est problématique. La série s’éclate bien à torturer nos personnages, mais c’est beau à voir – et surtout à entendre.

Les habitants du Royaume ont en tout cas besoin d’un nouveau refuge, parce que sans chauffage, ils ne peuvent plus rien faire pour survivre. Ils abandonnent leurs lieux de vie, tout en regrettant les morts – et surtout Henry, forcément. Il était tellement important cette saison ! Il continue de l’être dans le deuil de Carol et Ezekiel, qui semble avoir du mal à communiquer pendant leur déménagement. Tara ? Elle est regrettée aussi, parce qu’elle a signé la Constitution il y a si peu de temps, et que maintenant, elle n’est plus là. Je suis tellement dégoûté.

Bon, donc, ce début d’épisode, c’est la merde et on se concentre sur le déménagement du Royaume vers la Colline, tout en revenant justement sur la politique désastreuse de la Colline : après le départ de Maggie, ils ont perdu coup sur coup Jesus et Tara, alors il est difficile de savoir quoi faire. Cela sent bon la prise par de pouvoir par le couple royal… si on peut encore parler de couple.

Ezekiel est clairement jaloux de la relation que Carol entretient avec Daryl alors que lui n’arrive plus à avoir la moindre relation avec elle, justement. Il n’hésite pas à lui en faire part, en demandant concrètement à Daryl de ne pas rester en travers de son chemin. Sympathique.

Forcément, il y a aussi pas mal de rancœur envers Lydia, mais Daryl ne laisse pas faire la haine qui s’installe contre elle. Cela ne l’empêche probablement pas de se sentir coupable de la mort d’Henry et d’être fascinée par les zombies. Elle envisage même le suicide, c’est bien la peine ! Heureusement, Carol l’en empêche.

L’épisode s’amuse donc à voir nos héros galérer avec une longue marche sous une marche de plus en plus forte, parce qu’une tempête de neige débarque. Je plains les hommes d’Alpha, presque. Presque, parce qu’au pire, ils peuvent toujours tous mourir, ça m’est égal. Quant à nos héros, ils survivent à la tempête de neige en se réfugiant au Sanctuaire, au grand désespoir de Magna qui découvre les lieux.

C’est l’occasion pour Carol de parler avec Daryl et de s’excuser de l’attitude de son mari, qui blâme très clairement Daryl pour ce qui est arrivé à Henry. Elle, elle est juste brisée par la situation – et Lydia est terrifiée que Daryl apprenne ses envies suicidaires.

Cela dit, c’est un peu le dernier de nos soucis le mal-être de Lydia, parce qu’on apprend surtout qu’être bloqués au Sanctuaire, ce n’est pas viable pour eux. Ils sont donc condamnés à mourir ou… franchir l’une des frontières d’Alpha, en marchant sur un lac gelé, et du coup, de nuit. Bon courage. Carol comme Michonne sont plutôt pour ce plan, Ezekiel, lui, est terrifié. Michonne trouve les bons mots pour le réconforter et lui rappelle qu’avec leur nouvelle charte, ils sont maintenant tous dans le même bateau. Sans trop de surprise, elle est surtout énervée de savoir qu’Alpha a réussi à les attaquer en capitalisant sur le fait qu’ils ne se connaissaient plus.

Bref, c’est en pleine tempête de neige qu’ils décident de passer la frontière, ce qui est la pire des idées. Au milieu du blizzard, il est dur de voir les ennemis, mais ils voient tout de même des zombies, qu’ils n’hésitent pas à tuer… craignant tout de même qu’il puisse s’agir des Chuchoteurs. J’ai trouvé cette mise en place de l’histoire vraiment trop rapide, mais c’est tout de même efficace pour le stress tout ça… surtout quand ils se séparent parce que Lydia s’enfuit… Carol part à sa recherche, juste avant que la neige ne révèle ses pires dangers : des zombies ensevelis. Evidemment. C’était excellent à voir, surtout qu’on sait qu’il y a toujours le risque qu’Alpha débarque. La menace fonctionne bien mieux que celle des zombies, et la renforcer par la neige, c’était une excellente idée.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas sursauté devant un épisode, mais là, avec le zombie qui s’attaque par surprise à Daryl, je me suis fait avoir comme un bleu.

Lydia ? Elle fait donc de la merde parce qu’elle a peur de survivre et qu’elle se sent coupable de la mort d’Henry. Elle est persuadée d’être responsable de ce qui arrive et elle est persuadée que sa mort règlera tout. Elle est persuadée de plein de choses débiles, oui, et ce n’est pas fini : elle est sûre qu’elle ne peut pas se donner la mort parce qu’elle est trop faible pour ça. Carol décide donc, comme d’habitude dans ce cas-là, de la prendre sous son aile.

Finalement, tout le monde réussi à arriver à la Colline sans que rien de grave ne se passe – mais je sens que c’est trop simple, Alpha aura forcément vu tout ça. Le lendemain, la tempête de neige se calme et un petit groupe décide de se rendre à Alexandria – Daryl, Lydia, Michonne, les habitants de la ville… mais aussi Carol, qui décide de se séparer d’Ezekiel pour le moment.

En parallèle, à Alexandria aussi, c’est la tempête de neige, et les chauffages ne fonctionnent plus, puisqu’ils se font habituellement aux panneaux solaires. Il est donc décidé de répartir la population dans les maisons avec cheminée, et ça signifie devoir libérer Negan. C’est Noël pour lui, et c’est difficile de croire que c’est la première fois en sept ans qu’on en arrive là, mais bon.

Negan est ainsi dans la même maison que Rosita, Eugène, Gabriel, Siddiq et Judith. C’est chouette de les voir réunis, parce que j’aime la dynamique entre Judith et Negan. Allez, j’avoue tout, j’ai aussi aimé celle entre Negan et Eugene, même si je déteste ce dernier.

En revanche, Rosita entre ses trois mecs, c’est du pur foutage de gueule. Bref, tout ce petit monde et les autres survivants dans cette maison découvrent à leurs dépends que, finalement, la cheminée qu’ils utilisent n’est pas fonctionnelle. Cela les force à devoir sortir dans le blizzard, et Negan étant dans l’équation, ça promet quelques rebondissements.

Finalement, le rebondissement vient de la stupidité de Judith – encore une gamine qui fait de la merde dans cette série. Elle entend un chien au loin et part dans le blizzard pour le récupérer. Siddiq et Negan lâchent aussitôt la cordée pour partir à sa recherche, mais on sait bien comment ça va finir : c’est Negan qui retrouve Judith et qui parvient à la sauver. Evidemment. Comme ça, il a fait un acte citoyen qui permettra de lui trouver une forme de rédemption, tout ça tout ça.

N’empêche que Judith est débile comme tout, que Negan se blesse à la jambe pour ça et qu’ils finissent sous une tempête de neige. Tout finit bien pour eux et, le lendemain, Judith accueille avec plaisir sa mère et le groupe de nouveaux arrivants. Le tout termine en… bataille de neige. Comme quoi, on n’avait pas encore tout vu dans la série. C’est rare de les voir rire cela dit, et ça fait du bien.

Negan ? Siddiq le soigne et il… s’inquiète de l’état de santé du couple royal. Il demande des nouvelles à Michonne, venue le remercier d’avoir sauver Judith. Ce qui est bien, c’est que ça permet le dialogue entre ces deux-là. La réconciliation est évidente désormais, et je suis impatient de voir la suite de la série de ce côté-là. Il aurait fallu en arriver là plus tôt, quoi.

Et pendant ce temps, le groupe d’Alpha ? Bien sûr, la meute s’est enfuie pendant la tempête de neige, mais elle revient dès qu’elle est finie. La chef du groupe en profite pour se faire battre par son second, et aimer ça, parce qu’elle veut se préparer pour la suite qu’elle imagine pleine de combats.

La saison se termine sur un petit cliffhanger gentil : Ezekiel et Judith échangent pépère à la radio entre la Colline et le Royaume, se disent au revoir et… n’entendent pas l’appel d’une femme qui essaye de savoir s’il y a quelqu’un qui l’entend. Nouvelle alliée ou nouvelle menace ? RDV en septembre.

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EN BREF – Si j’ai détesté la fin de saison 8 et que je n’attendais pas impatiemment la saison 9, je dois reconnaître que j’attends la saison 10 et que je serai content de la découvrir. Comme quoi, la persévérance paye parfois. Cette saison 9 a réussi à renouveler l’ensemble de ses intrigues de manière plutôt intelligente, retrouvant sa capacité à faire peur – ce qui n’était pas gagné – et sa capacité, surtout, à me passionner.

Le départ de Carl l’an dernier et de Rick cette année étaient des idées vraiment risquées… mais elles se sont avérées payantes : c’est exactement ce dont la série avait besoin. En fait, elle n’arrivait plus à intéresser en se concentrant toujours sur les mêmes personnages dont on savait qu’ils n’avaient que peu de chance d’y passer.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui : avec une nouvelle menace et de nouvelles manières de nous mettre en avant les dangers de l’univers, la série est capable de retrouver le meilleur de sa forme. Et moi, j’en suis heureux… par contre, le retour de Fear the Walking Dead seulement le 2 juin, je suis dépité !

Saison 9