Scandal (S06)

Ci-dessous, mes critiques d’épisode de la saison 6, juste après visionnage.

Avis : Scandal est de retour ! À une époque, je me serais jeté sur l’épisode avec plaisir, mais aujourd’hui, je le regarde entre Grey’s et HTGAWM uniquement par habitude de me faire le TGIT américain dans l’ordre. Et oui, Shonda Rhimes a fini par me saouler l’an dernier avec son Olivia Pope devenue franchement chiante, un couple Olitz qui ne m’a jamais fasciné et un très mauvais traitement des personnages secondaires dans Scandal. Cela fait déjà plusieurs saisons que la série a perdu mon intérêt et quand j’ai appris que cette saison serait raccourcie, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. J’ai même espéré que ce serait la dernière !

Bon, je ne vais pas faire les chroniques d’un désastre non plus, mais disons que si je regarde la série, c’est surtout pour savoir comment elle se terminera et comment elle va traiter l’élection de Trump. Parce que oui, même si c’est une Amérique fictive, la force de la série ces dernières années est d’avoir réussi à coller à peu près à la vie politique américaine. Et vu que non, je ne regarde pas (encore) House of Cards car je lui ai préférée Scandal à l’époque (triste vie !), et que oui, Braindead a été annulée, il ne me reste plus que celle-ci pour avoir ma dose de politique US. Alors voilà, Scandal est de retour, et moi aussi. Pour le moment. Au moins pour cette semaine et ensuite, je verrais si j’accroche ou pas, et en fonction dans quel ordre je regarde mes épisodes, mais mon habitude du TGIT est bien ancrée.

Allez, je lance l’épisode en espérant très fortement un previously on, car j’ai tout oublié, comme d’habitude !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Survival of the Fittest – 16/20
We lost. They won. It’s over. Make the damn call.

Oh bordel, pas de previously on et une scène d’entrée explosive, cet épisode a autant la volonté de me perdre que de m’accrocher. Et flashback aussitôt, évidemment. Retour sur la campagne présidentielle ? Non, bien sûr, seulement sur la défaite de Mellie, oh bordel, pour la victoire de Carlos Francisco Vargas, au moins, ce n’est pas Trump, je vais partir dans cette Amérique et me bourrer la gueule avec Mellie. Pourtant, j’ai du mal à compatir en me rappelant les réactions qui ont suivi Trump, mais bon.

Le premier acte s’achève alors sur un attentat (oh original) à l’encontre de Vargas, qui ne me rappelle pas du tout le moment où Fitz s’est fait tirer dessus. Heureusement, la série aborde la comparaison d’elle-même (par deux fois !), malheureusement, ils se débarrassent de Vargas. Bon, si je suis déçu pour le personnage (et l’acteur), je suis plutôt content de ce que ça introduit dans la série comme nuances politiques et batailles pour le pouvoir…

Pendant ce temps, Papa Pope est toujours en vie et là, en liberté, mais mon dieu, pourquoi ? Et il ose encore nous faire le couplet du « je suis gentil », PUTAIN, mais il a pourri la série, c’est bon maintenant. Bref. C’est too much. Qu’il accuse Cyrus, franchement pourquoi pas, mais que ce soit vrai ? Vraiment ?  Ça a intérêt à être une fausse piste, car ça part trop loin.

Autrement, j’ai adoré voir Abby continuer à prendre du galon, ce qui était déjà une excellente chose l’an dernier et Mellie passer d’un extrême à l’autre pendant tout l’épisode. C’est hyper agréable de regarder une série qui te pond ce genre de twists après six saisons et le fait à tous les actes, par contre, ça fait un moment qu’ils ont jumped the shark comme on dit et qu’il n’y a aucune cohérence. Enfin quand même là ça y va fort.

J’imagine que ça fait partie des choses qui me font revenir chaque saison, ce rythme effréné au scandale supplémentaire, mais je suis partagé entre mettre une bonne note (parce qu’après tout j’étais pas mal scotché à mon écran) et la baisser face au manque de logique dans la construction des personnages, à commencer par Cyrus, donc.

Je vais commencer la saison gentiment, parce qu’il y a des qualités et de quoi tenir en haleine, parce qu’il y a un fil rouge intéressant, parce que la série semble remettre tout le monde en avant (la demande en mariage la plus WTF de 2017 – mais ça ne vaut pas celle de Club de Cuervos), et on verra par la suite si je change d’avis ou non…

En tout cas, tout semble m’indiquer que c’est encore une saison de trop, comme l’an dernier, mais je reste. What is wrong with me?

02.pngÉpisode 2 – Hardball – 16/20
We are done, Olivia.

L’épisode commence par un nouveau flashback sur la campagne électorale, que j’aurais bien aimé voir développer plus longuement si Kerry Washington n’avait pas été enceinte.

Je ne suis pas convaincu en revanche par ce recours aux flashbacks, surtout pour développer la relation Marcus/Mellie. Ils méritaient mieux que ça, clairement : j’aime beaucoup le personnage de Marcus, j’aurais aimé avoir une intrigue consistante pour lui, plutôt que ce condensé pas très efficace de pseudo-tension sexuelle et des scènes mettant en avant le relation Mellie/Olivia.

Ces dernières fonctionnent très bien, ce qui n’est pas nouveau et Olivia est la pire des amies imaginables, ce qui n’est pas nouveau non plus.

Dans le présent, Olivia tente de convaincre tout le monde que Cyrus a tué Vargas, et elle n’arrive même pas à m’avoir. Cyrus, lui, propose à Mellie de devenir vice-présidente, ce qui ne fonctionne que parce que Bellamy Young est une actrice de dingue. Ce n’est pas exactement nouveau, mais elle le prouve une fois de plus. Ce n’est pourtant pas évident quand on voit ses scripts et l’évolution de son personnage. Cet épisode encore la voit faire volte-face à deux reprises, pour atterrir exactement là où elle était au départ, donc.

Cette saison parvient à me récupérer un peu, principalement parce qu’OPA revient un peu sur le devant de la scène. Voir la moitié du casting être sous-exploitée pendant plus d’une saison était particulièrement stupide/douloureux, et ça fait plaisir de revoir la série profiter de tout le monde. Côté crédibilité, ça ne passe toujours pas trop, mais les rebondissements fonctionnent et le rythme reste aussi vif. Pour une fois, ils ne sont pas trop dans la surenchère et se servent assez bien du passé de chacun pour faire avancer les choses, que ce soit l’inutile Jake et la torture ou l’évolution d’Abby ou même, même !, Quinn et ses doutes insupportables.

Pour le moment, donc, cette saison est assez solide pour me faire fermer les yeux sur ses défauts et sur l’errance des saisons précédentes. Je continue de craindre un retour des éléments qui ne fonctionnent pas avec moi (principalement Jake/Papa Pope) et qui m’empêchent de trop me réjouir.

Quant au cliffhanger, ce n’est toujours pas assez pour me convaincre. Je vais rester du côté de Cy innocent pour l’instant.

03.pngÉpisode 3 – Fates Worse Than Death- 14/20
I’m done being your bitch, Cyrus

La structure en flashback est de toute évidence là pour rester : l’enquête sur la mort de Vargas continue, avec l’introduction plus approfondie de Jennifer cette semaine et des manières de la faire taire, surtout. Cyrus est donc bien responsable de pas mal de merde, se servant évidemment de Tom. Il finit bien sûr par comprendre que Tom va trop loin, mais c’est peut-être déjà trop tard.

Quant au présent, Cyrus est accusé assez clairement par la presse d’avoir tué son Frankie et reçoit l’aide inattendue de Liz et OPA cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, en y arrivant bien sûr. Le côté enquête est sympa, mais un peu inutile puisque nous avons les flashbacks pour nous apporter les réponses.

La réponse définitive arrive au trois quart de l’épisode lorsque Cyrus rencontre Tom au beau milieu de la nuit – et je vois pas bien comment il a pu sortir de chez lui sans être suivi. La scène est plutôt efficace, j’ai même eu l’espoir que Tom tire vraiment, car Cyrus est vraiment parti en vrille depuis une saison ou deux.

Franchement, tout cet épisode centré sur lui ne m’a pas spécialement passionné, surtout que l’on voit Olivia remontée contre lui sans raison apparente dans le passé et que je n’aime pas du tout l’évolution de son personnage, ni de celle de Tom d’ailleurs. Enfin bon, Tom, c’était n’importe depuis un moment déjà.

C’était encore pire avec Abby, qui semble incapable de rester calme, alors qu’à son poste, c’est un peu la base du job (et on nous a démontré plus tôt qu’elle en était capable ; mais Abby n’a jamais eu une évolution constante, changeant énormément d’un épisode à l’autre, ce qui est un peu bizarre cette saison).

Bref, cet épisode fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, à savoir des bases friables et des personnages dont je n’ai jamais compris l’évolution. J’aime beaucoup la manière dont l’épisode se conclue, avec l’arrestation de Cy qui annonce a priori de bonnes choses pour Mellie. Je ne crierais pas victoire trop vite à leur place, avec Scandal, on ne sait jamais trop ce qui arrivera et c’est bien ça qui fait rester.

D’ailleurs, ce qui paraissait être le fil rouge de la saison est désormais terminé, alors je suis curieux de voir vers quoi les scénaristes vont se diriger. Le côté couple maudit de cet épisode aura au moins réussi à être surprenant, même si l’épisode en lui-même m’a paru bien long. La qualité est toujours meilleure qu’en saison 5.

04.pngÉpisode 4 – The Belt – 15/20
Mellie Grant danced in my office.

Alors autant cette semaine devant Grey’s j’avais l’impression de regarder Scandal, autant avec Mellie et Olivia dansant, j’ai eu l’impression d’être devant Grey’s.

En vrai, ce début d’épisode, c’est surtout la merde pour Cyrus qui se retrouve en prison (où il est très mal traité, forcément) pendant que le reste du casting débat pour savoir s’il va devoir subir la peine de mort ou pas. Cyrus décide de contacter Tom pour tenter de s’en sortir, mais ce n’est pas si évident.

La vie n’est vraiment pas simple pour lui qui doit ruser pour avoir un papier et un crayon, tout ça pour voir son mec se retourner contre lui, apprendre que la peine de mort n’est pas hors de question et se faire tabasser. J’ai même bien cru à sa mort avec leur petit délire de nous faire croire qu’il allait être président, mais non, la série n’a pas eu le cran d’aller si loin.

Huck dragouille la meilleure amie (je crois?) de Jennifer qui s’inquiète de savoir qui a bien pu la tuer. Du coup, OPA se remet au boulot en constatant qu’il y a un problème dans leur enquête.

De son côté, Abby fait une erreur de débutante en parlant pour le président sans lui demander son avis et elle se met donc remettre à sa place.

Tout cet épisode avait quand même beaucoup de failles et de longueurs, mais il restait dans l’ensemble très intéressant à suivre et la révélation finale est plus qu’efficace : Tom est innocent, donc Cyrus aussi. C’est la merde pour la suite de la série, mais ça me rassure un peu.

Bref, Jake redevient le suspect principal pour la mort de Jennifer et de Vargas… Se terminant sur un rebondissement efficace, cet épisode est encore un peu trop centré sur Cy, mais prend aussi le temps de développer le personnage d’Huck, ce qui est largement nécessaire.

Je suis content de voir que la série est en bonne voie d’amélioration, mais je reste frileux sur la suite et sur le rôle de Papa Pope, beaucoup trop absent pour que je crois à son innocence.

Capture d'écran 2017-03-11 12.30.06.pngÉpisode 5 – They All Bow Down- 13/20
You’re above politics now, OK?

C’est reparti pour Scandal et quand je vois le début de l’épisode, je me dis que j’ai vite fait d’oublier beaucoup de choses ou que l’on nous case encore un passage bien intéressant de la campagne en quelques secondes.

Bref, Meli et Jake deviennent présidente et vice-président des USA ? Pas mal pour Jake que l’on n’a pas vu depuis le début de la saison. Seulement tout semble soudainement bâclé. La saison raccourcie ne leur fait peut-être pas du bien, et Jake n’a pas envie de bosser pour Olivia, mais il le fait quand même. OK, OK. En fait, l’épisode oscille entre flashbacks et présent, mais ne parvient pas à convaincre.

Cet épisode revient également aux fondamentaux avec la femme de Jake le trompant et ayant besoin d’OPA travaillant pour elle à couvrir ses traces. Et c’est excellent d’avoir quelqu’un qui confronte Olivia, enfin, sur toute la merde qu’elle provoque partout.

On apprend enfin ce que faisait Jake quand Vargas s’est fait tirer dessus. Sans surprise, il était avec Papa Pope, comme d’habitude. Et voilà, cela fait six épisodes que je le vois venir et c’est désormais bien le cas : on repart dans tout ce qui a rendu la série chiante avec clairement un retour discret mais évident de toute la merde B613.

Du coup, ben, je suis saoûlé. Déjà, d’avance, sans savoir si ça va être pire ou mieux.

Jake a donc bien fait exploser la cabane de Jenny également, ce qui paraissait évident dès le premier épisode avec sa disparition. J’ai envie de revenir aussi sur la bombe qu’il prépare à exploser dix secondes plus tard, avant de partir en marchant tranquillement. Il se retrouve à 1 min de distance en marchant et n’est pas propulsé au sol non plus lorsque ça explose. Balèze.

OPA aussi est balèze à résoudre enfin tout cela en dix minutes, mais Jake les devance comme d’habitude et l’on apprend qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon lorsque Olivia découvre que quelqu’un veut la faire tomber pour avoir payé l’assassinat de Vargas. Cela se complique donc avec une nouvelle force toute puissante dans l’ombre des USA et une conspiration qui va nous occuper la fin de saison.

Quant au cliffhanger final, on le voit venir à mille kilomètre : Jennifer n’est pas morte. Joie !

Bon, vous l’aurez compris, je trouve tout cela trop gros pour être pleinement cohérent et crédible. En plus, la saison n’est pas géniale à diviser ses intrigues dans tous les sens : pas de Cyrus ni de Fitz dans cet épisode par exemple, donc il faudra revenir sur Fitz lors d’un futur épisode, et ça me blase d’avance !

Un ensemble qui me laisse mitigé du coup : ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas bon non plus et on perd ce qui rendait intéressante cette saison en repartant sur les perspectives que l’on a déjà vu cinq ou six fois lors des saisons précédentes.

06.pngÉpisode 6 – Extinction – 13/20
They’re everywhere, don’t you understand Elie? They’re everywhere!

On continue de découvrir le passé et la course présidentielle en flashback, mais cette fois il est question de Papa Pope qui drague une vieille connaissance qui a tout de l’Annalise locale, y compris l’amphi utilisé dans la saison 3 d’HTGAWM. Il se trouve ainsi un job au côté de cette Sandra, bravo.

De son côté, Olivia est perdue parce que Mellie couche avec Marcus et qu’elle ne sait comment gérer ce problème. En toute logique, elle vient demander conseil à son père ?? Et elle est surprise de l’entendre dire que l’amour est une faiblesse ?? Non, franchement, je ne comprends plus Olivia depuis longtemps, mais là c’est franchement juste une scène qui n’a aucune cohérence autre que proposer une scène Olivia/Elie.

Bon, dans ce nouveau travail, Elie Pope se rend vite compte qu’il est espionné par une caméra, et cela lui monte à la tête. Il s’en prend donc à son amie pour avoir la vérité et finit par rencontrer des gens plus tarés que lui prêt à s’entretuer et à en faire beaucoup trop pour que Mellie soit présidente. OK ?

Elie accepte et se retrouve pris dans un engrenage improbable à la Scandal où il doit finalement s’arranger pour que Cyrus soit accusé du meurtre de Frankie, afin que Mellie soit présidente. Non mais franchement… C’est beaucoup trop poussif, comme d’habitude avec cette série. Et en plus, c’est hyper prévisible.

Je leur reconnais la surprise d’avoir fait en sorte que Papa Pope se mouille les mains et ce headshot de Frankie, mais pour le reste, pas d’étonnement. Oui, je pensais que Jake était le responsable de ce meurtre, mais sous ordre d’Elie. Finalement, c’était juste Elie. Cela en revient un peu au même. Le chantage final pour qu’Elie obéisse à ses nouveaux boss, qui se fait sur Olivia après qu’il tue Sandra, est juste totalement prévisible et largement annoncé par la déclaration d’Elie que l’amour est une faiblesse.

Bref, c’était un épisode prévisible, que l’on voyait venir à des kilomètres, mais qui était bien joué quand même et qui, heureusement, n’insistait pas trop sur B613. Au moins, on découvre un peu plus Elie. Bof, mais pas mauvais, ça aurait pu être sympa d’avoir aussi le reste du casting présent dans l’épisode (je le crains de plus en plus l’épisode sur Fitz qui va inévitablement arriver).

07.pngÉpisode 7 – A Traitor Among Us – 16/20
You are asking me to kill your father.

Ah ça y est, enfin un épisode qui nous épargne les flashbacks ! Et quel épisode !

Comme bien souvent avec Scandal, ce septième volet fait le choix de ne se concentrer que sur un seul personnage : Huck. Toute la saison est construite de cette manière, ce n’est donc vraiment une surprise et ça fonctionne plutôt bien, et même mieux que tous les épisodes centrés sur ce personnage jusque-là (à part peut-être le tout premier sur B613 qui m’avait un peu marqué).

Chaque acte de l’épisode suit Huck et le voit progresser en tant que personnage. On le découvre d’abord amoureux, avant que Liv ne sorte de nulle part et ait la très bonne idée de demander la mort d’Elie ! Alléluia. Si seulement ça pouvait se concrétiser (mais on sait bien que non).

Non, c’est juste un moyen supplémentaire de perdre un peu (beaucoup) de temps avec une réexplication par Olivia de tout ce que Jake lui a dit et que l’on sait déjà. Ce n’était pas franchement nécessaire, même si ça remet en tête la relation entre Olivia et Huck, qui est un peu essentielle dans l’épisode, même si pas au cœur de celui-ci.

Une fois convaincu qu’Elie est un méchant bonhomme à abattre, Huck se rend donc pour le tuer – ou en tout cas pour lui demander des explications. Évidemment, Papa Pope comprend immédiatement qu’il n’est pas du tout en danger, et force est de constater qu’en tant que spectateur, je n’ai pas eu le moindre doute non plus. La station de métro reste absolument déserte pendant tout le temps de l’explication entre les deux hommes, grosse crédibilité, qui se résume à : il y a une taupe auprès d’Olivia, une femme.

Huck suspecte aussitôt Quinn quand il est déjà évident que le problème vient de sa copine, ce que l’épisode cherche en effet à nous prouver. Seulement, il faut d’abord en venir à Quinn, qui en fait est simplement de mèche avec Jake. J’étais très content d’avoir enfin un peu de développement pour Quinn. C’est globalement mieux cette saison, mais ce n’est toujours pas ça je trouve. J’adorais le personnage quand on la voyait, mais désormais elle est devenue totalement secondaire et c’est très dommage.

Bref, sans grande surprise, Huck comprend ensuite que sa copine est la taupe et, pour obtenir plus d’infos, il révèle à Abby que Jennifer est en vie. La nana, tout le monde la pense morte pendant cinq épisodes et dès qu’Olivia découvre la vérité, la Terre entière est au courant. Cela sent tout de suite le gros malaise à venir.

Après un détour par la case prison pour parler à Becky (aucun souvenir de qui elle est supposée être, mais ça permet à David d’apparaître 30 secondes pour ne rien faire du tout), Huck confronte sa nouvelle copine dont je n’ai toujours pas retenu le prénom (mais j’imagine que la semaine prochaine saura me le donner en le répétant 150 fois). La scène est extrêmement bien jouée de la part des deux acteurs, mais je n’ai pu m’empêcher de lever les yeux au ciel en voyant Huck la laisser partir. Il est assez évident qu’elle est la taupe et son explication sur la blonde n’est pas franchement convaincante. Quoiqu’il en soit, c’est assez pour Huck qui lui fait ainsi confiance.

Petite réunion de crise ensuite pour OPA dans un garage sous-terrain où se trouve le cadavre de Sandra, la nana qu’Elie a exécuté de sang-froid après être sorti avec pendant un épisode. Huck croit comprendre que Papa Pope l’a manipulé… sauf qu’on sait bien que ce n’est pas le cas. Deux choses à en retenir : il y a enfin quelqu’un qui révèle à Olivia qu’elle est faible dès qu’il s’agit de son père et c’est un très bon moyen trouvé par les scénaristes pour que Huck découvre des infos sur la relation Sandra/Papa Pope. Enfin, très bon… La cohérence n’est pas dingue, car franchement, la police était destinée à trouver le cadavre un jour ou l’autre. Et alors là, bonjour le merdier avec ces bandes de vidéo-surveillance !

Peu importe donc, puisque c’est Huck qui met la main dessus, les regarde et les diffuse à Olivia. Nous voyons donc Olivia regarder sensiblement le même épisode que nous la semaine dernière et surjouer la surprise à la mort de Sandra. Je veux dire, je l’avais vue venir sans savoir qu’elle mourrait, Olivia a vu son cadavre avant. Elle connaît vraiment mal son papa. Forcée de constater qu’elle s’est encore plantée, Olivia demande alors à Quinn de ne pas tuer Papa Pope. Quinn qui doit quand même sacrément se toucher parce que Huck et Olivia ont eu le temps de visionner un bon mois de vidéosurveillance chacun avant que la mission ne soit annulée. Genre quand même elle aurait pu se dépêcher de faire le boulot.

Tout cela nous amène à la fin d’épisode : Olivia et Huck révèlent à la copine de ce dernier que Jennifer est en vie. C’est une idée parfaitement stupide car ils n’ont toujours pas trouvé leur taupe. Donc forcément, c’est la copine la taupe et elle nous massacre Jennifer en deux balles et deux secondes. Bam, ça c’est fait. La Jennifer aura vraiment servi à rien quand même !

La vraie surprise de cet épisode (ouf, il y en a une pour justifier cette note) vient du fait qu’elle en profite pour tirer sur Huck à trois reprises (mais il n’y a que deux taches de sang sur son corps). C’est très con car cela conclue un épisode qui me faisait apprécier Huck de nouveau après des années de mépris de ma part et de celle des scénaristes. Enfin cela dit, je doute fortement de sa mort puisque l’épisode ce conclue sans qu’il ne soit mort, code international pour signifier qu’il est encore en vie et va connaître une guérison miracle.

Franchement, ça, ça me gave d’avance, il n’y a plus grand-chose d’original à faire avec ce personnage et une petite mort reboosterait la série.

Bon, donc, la surprise, c’est que tout ça vient d’Abby qui voulait voir Jennifer morte. Ah ? Bon, et ben, j’imagine que la semaine prochaine sera un épisode sur Abby. Tant mieux, j’adore le personnage (mais alors là aussi, zéro crédibilité qu’elle veuille s’en prendre à Huck).

Bref, 16, mais juste parce que le développement sur Huck était sympa, que je ne pensais pas qu’il allait se faire tirer dessus et que ça promet un retour sur Abby. (Cela dit, toujours pas de Fitz, je crains le pire quand ils vont se souvenir qu’il ne sert pas qu’à diriger les épisodes).

08.pngÉpisode 8 – A Stomach For Blood – 17/20
– Olivia is never going to Vermont for you.
– That was low. Lower than you.

Est-ce que cet épisode se fout de notre gueule dès le début ? Oui. « Election Night. Again. » Les scénaristes se rendent compte eux-mêmes de la manière dont ils abusent ? C’est une bonne blague, mais bon quand même.

Enfin bon, sans surprise, cet épisode se concentre cette semaine sur Abby. Au moment de la fusillade, elle est en état de choc total. Il faut dire que ça fait un sacré boulot à encaisser et surtout qu’elle est au courant de quelque chose. C’est malin et ça permet de peut-être justifier le cliffhanger de la semaine dernière, dont je sens dès le départ qu’on entendra pas parler. Cette introduction est violente et, sans surprise, la suite de l’épisode repart encore plus loin, deux mois avant l’élection.

C’est en effet à cette date qu’Abby se fait détourner du droit chemin par les méchants que nous connaissons depuis deux épisodes. J’adore le personnage d’Abby, mais je trouve que ça sort vraiment trop de nulle part cette idée d’en faire une politique. Elle aimait beaucoup trop être dans l’ombre juste là, comme Olivia, pour avoir soudain envie d’être à la lumière. Certes, bosser pour Fitz doit avoir de quoi rendre dingue, mais quand même.

J’ai aimé la manière dont elle est poussée à bout par le président, mais c’est un peu la base de leur relation depuis qu’elle bosse pour lui, alors c’est un peu gros de la voir craquer comme ça.

On reprend alors à l’élection et on comprend qu’elle est dans la merde car elle a accepté de l’argent sale sur un coup de tête. Elle est aussi tenue parce que Léo, avec qui elle sort toujours, est enlevé et torturé pendant tout ce temps. L’ensemble de la saison prend un nouveau tour à la lumière de ces informations, car toutes les actions d’Abby sont en fait téléguidées.

J’avais bien dit qu’Abby était bizarre, mais j’avoue que je n’avais pas songé aussi loin, principalement parce que je ne me prends plus trop la tête sur Scandal. J’avais donc mis ça sur le dos d’une mauvaise écriture du personnage parce que la série m’a habitué à ça, mais en fait, c’est tout l’inverse pour une fois. La saison est vraiment bien écrite et Abby était une pièce manquante du puzzle qui explique pas mal de choses de ce qui n’allait pas.

Du coup, je dois reconnaître que, si je m’en méfiais beaucoup, cette saison 6 est de plus en plus en train de me plaire, tant dans l’intrigue (ça reste du Scandal un peu « over the top », mais en même temps, c’est une sixième saison, difficile de faire autrement) que dans la construction qui me laissait un peu perplexe. Il y a une vraie prise de risque à faire un épisode par personnage, mais pour l’instant, ça s’emboîte très bien. Le report du cliffhanger de la semaine dernière n’est qu’une demi-surprise, puisque je m’attendais bien à un épisode sur Abby.

En revanche, qu’elle négocie pour sauver Cy, je ne m’y attendais pas, surtout si qu’elle met Huck en danger au passage. Et ça, ce n’est pas très Abby. Allez, la semaine prochaine, on devrait avancer un peu avant de revenir ensuite pour un épisode centré sur David, dont les relations amoureuses sont toutes plus merdiques les unes que les autres quand même !

En tout cas, on sait désormais vers quoi se dirige la saison : Abby présidente (et Olivia qui devra tout faire pour l’en empêcher en faisant tomber ce nouveau groupe surpuissant). C’est l’un des gros défauts pour le moment d’ailleurs : nous manquons cruellement d’informations sur ces méchants qui sortent de nulle part et ont toutes les informations sur tout le monde.

09.pngÉpisode 9 – Dead in the Water – 17/20
Then you’re worthless.

C’est reparti pour un épisode où Olivia comprend soudainement que peut-être la petite-amie d’Huck est la connasse qui trahit tout le monde. Il serait temps, mais c’est déjà trop tard. Ils essayent aussi de rendre cool le fait de mettre des gants et des plastiques autour des chaussures, mais non. Et Quinn comprend que Huck est peut-être mort, c’est assez triste.

Olivia a la très mauvaise idée d’aller demander de l’aide à Abby, ce qui bien sûr ne sert un peu à rien, étant donné que c’est elle qui est à l’origine de tout ça.

Huck continue d’agoniser dans son coin, c’est-à-dire dans le coffre de sa copine, au côté du cadavre de Jennifer. Pas de crainte à avoir néanmoins, malgré ses trois balles dans le corps, il est toujours en état d’agoniser et de tenter de s’enfuir. Qu’on m’explique quand même pourquoi elle ne l’a pas tué avant ? Elle prend le temps de foutre une balle dans la tête de Jennifer, mais pas dans la sienne ?

Les scénaristes ont donc clairement envie de le laisser vivre. Sa scène d’agonie est plutôt sympa, car il tente de trouver les moyens de survivre en compagnie de ses amis d’OPA. J’ai beaucoup aimé cette scène. Elle n’a rien de crédible bien sûr, encore que parfois on réfléchit comme telle ou telle personne dans les cas où on se sent bloqués.

Bloqués, oui, un peu comme cette porte de la voiture qu’il réussit à entrouvrir. Le type pense à se faire des calculs pour savoir qu’il peut ouvrir les portes de la voiture, mais il tente une porte sur quatre. SERIEUSEMENT ? Et donc, contre toute crédibilité, il parvient à s’extirper de la voiture et à flotter. Pas à nager. Il s’est quand même pris trois balles.

Abby tente d’avoir le plus d’infos possibles sur Huck et découvre ainsi qu’il est mort. Magique. Elle demande alors à Fitz d’être son ami, pendant qu’Olivia fait de même avec Marcus.

Cela permet une petite ellipse temporelle où l’on découvre que Huck a réussi à nager jusqu’au rivage et se parle désormais à lui-même.

Pendant ce temps, toujours, Jake découvre qu’Abby connaît nos méchants et le dit à Olivia qui pète un câble, giflant la rousse trois fois avant de lui cracher tout son venin ç la face. Il y a du très bon dans cette scène niveau jeu, la tension est à son comble, mais elle gâche un peu tout avec son « you messed with the wrong gladiators » qui tombe comme un cheveu sur la soupe. C’est un script trop poussif.

Il est excellent d’avoir enfin un épisode qui se concentre uniquement sur OPA et sur Oliva qui explose, surtout que les enjeux sont énormes avec la vie de Huck dans la balance. En théorie. On sait bien qu’il va s’en sortir après un tel épisode et, effectivement, Liv finit par le retrouver après un épisode très fort en émotion.

Du coup, forcément une fois de plus, elle finit dans les bras de Fitz, mais il lui demande de pardonner à Abby et de la sauver. Là encore, Olivia a besoin d’être convaincue quand tout le monde passe la série à lui pardonner. C’est abusé, mais c’est Liv. Et elle finit par le faire sur Let it be, alors c’est cool.

L’épisode passe surtout beaucoup de temps à nous montrer la rage et la douleur de Quinn, qui ne laisse aucun doute sur son amour pour Huck. C’est merveilleusement joué par l’actrice qui a ENFIN son épisode, après deux (trois ?) saisons à ne rien faire. Bon, elle en a sûrement eu d’autres, mais elle est vraiment sous-exploitée depuis trop longtemps. Et donc, sans surprise, Huck survit bien et se réveille. Reste à savoir les séquelles qu’il aura ou non, mais cet épisode avait un sacré rythme, alors j’ai bien accroché, malgré quelques incohérences.

Je regrette malgré tout l’absence de Mellie. Décidément, le casting n’est jamais au complet cette saison !

10-2Épisode 10 – The Decision – 13/20
We are not fixing this election.

Une fois de plus, la série se résume à Olivia, Jake et Fitz qui s’engueulent pour décider du futur du pays… et Olivia en revient à Huck quand Fitz veut se battre pour que Cy soit président alors que Jack à évoque l’élection truquée de Defiance. Selon lui, la vie aurait été bien pire sans ce trucage. Du coup, Olivia se retrouve à l’imaginer pour le reste de ces quarante minutes. Franchement, ils auraient pu trouver mieux pour leur centième épisode… car oui, c’est leur 100e épisode, un anniversaire qu’ils célèbrent avec un générique spécial très cool (une capture de chaque épisode) et un univers alternatif.

Meh.

Je ne sais pas. J’aime bien ce genre d’épisode habituellement, mais cela ne fonctionne pas trop dans la dynamique de la saison. En plus, ça ne sert pas à grand-chose franchement, à part nous fournir du Olitz dans des plans beaucoup trop longs. Bref, c’est sans scrupule que je me suis lancé dans du speedwatch, parce que tout était affaire de plans interminables et qu’Olitz n’est vraiment pas un couple que j’apprécie, alors leur mariage… il me passe un peu au-dessus.

Cet épisode aurait pu fournir de bonnes choses et il le fait, avec certains retours très appréciables, comme celui de James ou de la sonnerie de portable de Liv, et une avancée extrêmement rapide de la chronologie, passant plusieurs mois d’un coup. Seulement, cet épisode fait aussi des choix complétement cons, comme le mariage Mellie/Cyrus (bam j’ai Wrecking Ball en tête et j’ai à peine honte de l’avouer !) ou Quinn participant au Bachelor pour finalement tenter de coucher avec Fitz. Sérieusement. Je vois le côté comique que ça propose, mais bon, ça ne marche pas trop sur moi, quoi. J’adore le personnage de Quinn, alors voir qu’ils célèbrent son centième épisode comme ça… Franchement ? Il est où le respect ?

Et puis, il y a trop de personnages laissés de côté, comme Abby et David a priori mariés, Huck qui ne découvre pas le B613 et Leo, évoqué mais pas présent. Bref, ça se concentre toujours sur les mêmes et pour un 100e, ils auraient pu vraiment faire l’effort de réunir tout le monde et leur donner un moment de gloire chacun.

Bon. C’était sympathique. C’était même divertissant et il y avait quelques bons moments. C’est un épisode dont on se souviendra, donc ça marque bien le centième épisode, on va dire. Cela n’empêche que c’est décevant. Pas d’Henry Ian Cusick, pas assez de mise en avant de certains acteurs, pas même un vrai scandale d’ailleurs, alors que je m’attendais au moins à un retour de Papa Pope ou une scène traumatisante… Cela reflète assez bien la série finalement : de bonnes idées, des choses qui ne fonctionnent pas et une exécution pas toujours au top, pour un divertissement fonctionnel, marquant, mais loin d’être parfait, avec une moitié du casting clairement mal traitée.

Quant aux perspectives d’avenir… cet épisode marque un tournant, avec Fitz et Olivia qui s’unissent de nouveau pour faire en sorte que Cyrus soit président, et non Mellie. Tout ça parce qu’Olivia imagine un avenir glorieux si elle n’avait pas truqué l’élection à Défiance. Mouais, mouais, mouais.

Allez, bon anniversaire, Scandal.

Capture d'écran 2017-04-21 18.46.59.pngÉpisode 11 – Trojan Horse – 16/20
White hat?! For the love of… Get off your cross!

Bon, cette fois on devrait réussir à s’éviter un retour à la nuit de l’élection (eh non, on y a droit quelques secondes quand même en fait) mais nous avons tout de même le droit à une scène bien gênante avec David à moitié à poil qui découvre le rôle de sa petite amie dans le merdier politique. C’est un très bon début d’épisode totalement oublié par la suite… vivement la semaine prochaine.

Nous avons ensuite la même découverte du côté de Mellie, avec Olivia qui refuse de l’aider à battre Cyrus. Au moins, cette fois, la série se dirige vers sa fin de saison : tout le monde sait à peu près contre qui se battre et pour quoi, surtout. Cependant, il reste deux épisodes, c’est donc trop tôt et, bien sûr, nous avons le droit à quelques rebondissements supplémentaires.

Cyrus est libéré de prison, enfin, et Abby lui apporte tout son soutien, probablement parce qu’elle sait très bien qu’elle le veut comme futur boss. En parallèle, Scandal nous refout des scènes Olitz dont je n’ai pas grand-chose à carrer. Mais bon, c’est une constituante importante de la série… qui, contre toute attente, est hyper efficace en fin d’épisode !

L’autre constituante importante, c’est bien sûr Mellie : elle passe son épisode à changer d’avis… ce n’est plus vraiment une surprise, c’est une girouette depuis la saison 1 (et Liz North n’aide pas). Ainsi, ces quarante minutes nous divertissent avec une nouvelle confrontation au sommet entre Cyrus et Mellie… avec en twist le fait que Cyrus refuse d’être le client d’Olivia.

Ce n’est pas le seul bâton dans les rues de Liv et d’OPA (même si OPA se réduit dans cet épisode à la chambre de Liv et deux scènes inutiles) : il y a également son père qui s’inquiète pour elle, il y a aussi Michael qui enfonce Cyrus, bref, il y a de quoi occuper l’héroïne de la série. Comme d’habitude, elle gère un problème à la fois : c’est Fitz qui s’occupe de remotiver Cyrus. Pas de chance, leurs ennemis sont bien plus forts que prévus (enfin, qu’eux le prévoyaient).

Les grands méchants font donc en sorte que les grands électeurs votent pour Mellie malgré d’excellents discours de Cy, tout en faisant en sorte de diriger Mellie. Ils tuent ainsi Liz, me laissant dégoûté car l’on perd un excellent personnage. Après la manière dont ils ont reculé pour ne pas tuer Huck, j’avais un doute tout au long de cette scène. Je voyais bien ce que s’apprêtait à faire la blonde (je m’attendais à un coup de feu), je ne pensais juste pas qu’ils oseraient passer à l’acte sans au moins un vrai avertissement. Mais si. Tant mieux, c’est osé et ça paye.

Du coup, l’épisode se termine sur Mellie présidente, sur Elie arrêté par Fitz (donc en fait toujours en liberté et loin d’avoir un problème) et sur le couple Olivia et Fitz renforcé par toutes ces pirouettes scénaristiques. Le dernier acte enchaîne les retournements de situation et l’on voit bien la position délicate de Mellie, forcée d’appeler Olivia à la rescousse.

Je l’ai déjà écrit plus haut, mais c’est donc un bon merdier politique que nous laisse cet épisode. Avec Mellie présidente bossant pour les méchants et Jake vice-président, la série prend désormais un virage osé. Mellie aurait mieux fait de se retirer, mais bon, ça n’aurait pas permis une bonne fin de saison pour la suite. Aussi perchée soit-elle, cette saison s’en tire très bien je trouve, avec une nouvelle menace qui fait oublier le B613 resté trop longtemps le grand méchant de manière répétitive. Cette fois, on a quelque chose d’un peu nouveau et, avec cet épisode, l’ensemble du casting se retrouve à se battre contre une puissance qui les dépasse.

Scandal avait encore des cartes à jouer, et je suis bien heureux qu’elle le fasse enfin cette année !

12.pngÉpisode 12 – Mercy – 14/20
You can’t take Olivia Pope. Olivia Pope takes you.

Cet épisode commence sur un petit déjeuner entre Olivia, Fitz et Papa Pope. Bien évidemment… C’est une des scènes les plus ridicules de la série. Par chance, elle est rapidement rattrapée par Abby qui pète un câble sur ce pauvre Léo, de retour pour une scène pas très utile (mais bon, ça fait plaisir de le revoir après le Prison Break de cette semaine).

Ce n’était une fois de plus pas mauvais cette semaine, mais ça prenait un peu trop de temps dans l’exécution pour mener aux bases d’une fin de saison qui devrait être passionnante à suivre. J’espère.

Une première partie de l’épisode mettait les choses en place : David qui couche avec l’ennemie sous les ordres de Jake, Mellie qui prend ses ordres auprès de cette nouvelle faction surpuissante, Olivia qui se laisse balader et accepte que Jake ne soit plus vice-président. Le rythme est fluide, mais franchement, le tout est très prévisible, avec peu de scènes qui sortent de la routine et peu de performances magistrales. Tout cela nous amène à ce qui sera le centre de l’épisode.

OPA organise une « attaque » contre la maison blanche, de manière à pouvoir récupérer la présidence de Mellie. Il n’est plus du tout question de politique, mais juste de pouvoir. C’est intéressant comme perspective, mais la série aurait pu gagner à développer des vues politiques comme elle le faisait lors des premières saisons. Bon, qu’importe, nous ne sommes pas là pour ça.

Cette attaque est menée d’une main de maître par un Huck complétement rétabli (tout ça pour ça) qui dirige un drone à distance. Là encore, quand on voit le système de sécurité de la maison blanche, il est difficile de ne pas penser « tout ça pour ça ? ». Ces scènes autour du personnage de Huck permettent surtout d’approfondir sa relation avec Quinn, de manière à ce qu’elle affirme son amour pour Charlie à la fin de l’épisode, après avoir retrouvé ce dernier qui bouffait juste un burger dans sa voiture pour étouffer sa jalousie envers Huck. OK. Alors franchement, je ne sais même plus comment ces deux-là se sont mis ensemble à la base et j’ai du mal à voir en quoi elle est si amoureuse de lui que ça. Ils ont tous les trois été tellement sous-exploités pendant toute la série, je n’en ai plus rien à carrer alors que j’adorais Quinn. Mais bon.

Abby, mon personnage préféré dans cette série, est quant à elle coincée avec notre grande méchante de la série, qu’elle balade comme si de rien n’était tout au long de l’épisode. C’était sympa, mais pas révolutionnaire.

Non, ce qui est révolutionnaire, c’est que l’ensemble du casting « politique » se réunit à la Maison Blanche pour contrer la faction ennemie et établir un plan pour l’avenir. Si j’ai aimé ce twist, j’ai détesté l’importance accordée à Papa Pope, cela ne fait aucun sens. J’ai aussi détesté qu’ils se réunissent pour ça mais qu’ils passent l’épisode sur une « pause » de 5 minutes alors qu’ils sont supposés être pressés par le temps.

Qu’à cela ne tienne. La pause de cinq minutes permet la création de petits duos pour remotiver et redessiner les motivations des personnages. Je me suis endormi pendant la scène entre David et Fitz, mais elle offrait une perspective intéressante sur leur vision du pouvoir et des femmes. Idem pour mon état devant Cyrus et Elie, car il était évident que Cy ne parviendrait pas à tuer Elie, même pour se venger de la mort de Frankie. Beaucoup de temps perdu avec ces quatre-là, pour peu de choses.

Du temps perdu ? Nous en avons aussi entre Liv & Jake, qui discutent une fois de plus des états d’âme de Jake et des décisions d’Olivia. Pas bien passionnant. Enfin, Marcus remotive Mellie et c’est peut-être ça le point le plus fort de cet épisode.

Mellie annonce qu’elle est prête à prendre Cyrus comme vice-président, mais c’est lui qui ne veut plus. Sa scène avec Elie lui a fait prendre conscience qu’il n’était pas assez bon pour le rôle. OK, qu’à cela ne tienne, ce sera donc Luna Vargas la vice-présidente. La meuf sort de nulle part, on ne savait même pas qu’elle avait une opinion politique ou une envie d’entrer dans la politique, mais hop, elle est à la Maison Blanche en dix secondes, normal.

Cela énerve notre blonde ennemie, mais Olivia débarque et parvient à la faire arrêter. Mais attendez, si c’est tout ça pour ça, pourquoi ne pas l’avoir arrêté directement, ça ne servait à rien de la foutre dans le bunker tout l’épisode ? Déjà que je trouvais la démission de Jake précipitée, mais alors ça, ce n’était pas bien fichu.

Bref, c’était un épisode moyen. J’ai aimé l’idée d’un cabinet politique qui se réunit pour reprendre en main l’avenir du pays, malgré ses différences. En revanche, il n’y avait pas une once de crédibilité et beaucoup d’incohérences dans les décisions prises, pas mal de perte de temps en milieu d’épisode et une décision de Quinn très mal amenée, après deux épisodes passés à faire les yeux doux à Huck.

Divertissant, mais décevant.

À noter : Je viens de voir que, contrairement à ce que j’avais lu il y a quelques mois, cette saison aurait 16 épisodes, et non pas 13… Je suis perplexe sur ce qu’ils vont proposer du coup, car tout semblait en place pour un final.

13Épisode 13 – The Box – 14/20
Should we stop drinking?

Bon, donc les USA a une nouvelle vice-présidente élue ce qui ne plaît pas à Peus qui organise aussitôt un attentat avec neuf drones bombes. Bon, le plus angoissant dans cet épisode est qu’il s’agit là d’un attentat qui pourrait franchement faire la masse de dégâts pour de vrai. C’est tout bonnement terrifiant.

L’épisode devient donc une course contre la montre pour retrouver Peus avant qu’il ne fasse exploser tous les drones. La construction est assez simple : Olivia suit une piste qui ne mène nulle part et qui aboutit à chaque fois sur l’explosion d’un des drones. C’est efficace pour le rythme et la tension dans l’épisode.

Elie continue de ne servir absolument à rien alors que Fitz et Olivia comptent sur lui pour résoudre magiquement le problème. Du côté du président, il faut réfléchir à une tactique stratégique : Abby se fait doubler par Cy en dix secondes, Jake organise une ruse stupide avec Samantha, la bonde avec sa couette qui s’appelle finalement Grace. Cela fonctionne un temps (ce qui est déjà complétement stupide), puis elle se rend compte du pot-au-rose grâce à David qui ne sait pas mentir. Évidemment.

La piste d’Eli Pope reste la meilleure à exploiter : Olivia découvre que son père a reçu des boîtes avec une brique de la part de Peus. Et comme c’est ce qui donne son titre à l’épisode, il faut bien comprendre assez vite que c’est important.

C’est en fait comme cela qu’ils contrôlaient Eli : chaque boîte pesait à peu près le poids d’une tête. Du coup, Eli vivait dans la peur permanente qu’il s’agisse de la tête d’Olivia. Par la suite, il s’arrange avec Fitz pour monter une arnaque afin de retrouver Peus. C’est tellement énorme que ça ne fait aucun doute dès la première scène où il s’enfuit qu’il s’agit d’une arnaque. Cela permet à Jake de tuer Peus et à Eli de tuer Samantha, lui coupant la tête qui finit dans une boîte. C’est très dommage, j’aimais bien Samantha, il y avait encore tant à faire !

Cy explique à Abby qu’elle doit regagner sa place par elle-même si elle le souhaite vraiment, Huck et Quinn ne servent à rien (je ne suis même pas sûr que Quinn soit dans cet épisode) et on nous fait une petite référence au « Nasty Woman » de Trump. Hop, c’est tout, c’est fini, l’intrigue Peus est pliée.

Finalement, je pensais que la saison durait treize épisodes et je ne me suis pas tant trompé que ça car, oui, l’intrigue de la saison se déroulait sur treize chapitres. Tout ce qui était entamé depuis « Survival of the Fittest » est désormais résolu. La suite de la saison nous proposera sûrement un nouveau fil rouge plus expéditif encore, avec le mariage de Quinn et Mellie présidente.

J’ai trouvé un peu trop bâclé cet épisode conclusif : l’attentat était une bonne idée sous-exploitée, la chute finale de Samantha & Peus est trop rapide après une telle mise en place. Ils se font avoir comme des bleus, franchement. Et puis, leur boss est encore dans la nature, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Bref, c’était mieux que ce que j’attendais de Scandal en début de saison, mais ce n’était pas dingue non plus.

vlcsnap-2017-05-14-20h22m25s637.pngÉpisode 14 – Head Games – 14/20
It’s not my Olivia.

L’épisode reprend après l’attentat alors que Fitz et Olivia couchent une nouvelle fois ensemble et Quinn prépare son mariage. OK. Il reste cinq jours à Fitz en tant que président, et c’est étrange de se dire qu’il ne sera pas président pour la septième et dernière saison de la série.

David rend visite à Papa Pope pour tenter de découvrir l’identité de la blonde qui couchait avec lui. Mouais, il n’a que ça à faire… mais pas Elie qui prépare ses vacances (oh, c’est le nom de code pour une mort à venir ça). Pendant ce temps, Fitz ne fait plus confiance à Abby et la renvoie chez elle pour la journée. Elle a de la chance car ça permet à David de lui rendre visite avec la tête de son ex. En effet, il sait qu’Abby a un grand frigo pour y stocker la tête en attendant que Jake s’occupe du reste. Franchement, c’est du grand n’importe quoi, mais ça m’aura fait rire, parce qu’Abby a les meilleures répliques possibles.

En parallèle, les scénaristes occupent OPA avec une intrigue de la semaine pas bien intéressante, Cela permet surtout de se souvenir de l’existence d’OPA. Le problème, c’est qu’Olivia a désormais beaucoup trop de travail avec son nouveau job pour Mellie, celle-ci étant quand même toujours amoureuse de Marcus quoiqu’elle en dise. Elle lui offre un job, mais il le refuse pour aller bosser avec Fitz. Comme quoi, on peut être présidente et se faire rejeter malgré tout.

Quant à OPA, ils fonctionnent depuis quelques années déjà sans Olivia Pope, contrairement à ce qu’ils disent et semblent penser. Je ne vois pas trop ce que son absence changerait à leur métier, vu qu’on ne les voit plus jamais faire leur métier. Bon, certes, je dis ça à la fin d’une saison où on les a vus bosser plus que d’habitude, mais la saison 1 est loin quand même.

J’aime bien l’idée cependant d’enfin voir Quinn confronter Olivia sur toute la merde qu’elle leur laisse depuis quelques saisons. En plus, elle prend enfin les galons qu’elle devrait avoir pris depuis des dizaines d’épisodes au moins : le look ne lui va pas trop, mais elle fait une excellente Olivia Pope 2.0 lorsqu’elle s’engueule avec le président. Bien sûr, tout ceci est un test d’Olivia, ce qui est malheureusement un peu prévisible et très chiant. Une fois de plus, Quinn est présentée comme une marionnette d’Olivia. Enfin, au moins, elle prend la tête d’OPA, ce qui promet des confrontations savoureuses pour le reste de la série. Et puis, Quinn revient de loin côté désert scénaristique !

Elie continue ses préparatifs de vacances en disant au revoir à Olivia autour d’un dîner. C’est d’un original, c’est une scène vue et revue de la série. Il dit au revoir à sa fille pour de vrai. Qu’il meure ou non, j’espérais que cela signifie qu’on ne le reverrait plus hanter la série. J’étais naïf, parce que David, Jake et Abby finissent par découvrir que le grand méchant de cette saison pour lequel travaillait la blonde n’est autre que la mère d’Olivia. Cela suffit à réintégrer pleinement Elie dans la série. Et le pire, c’est que je ne me sens même pas surpris par cette révélation (c’est un peu comme The Catch la semaine dernière, en encore plus prévisible). Quel dommage, sérieux. La mère d’Olivia est une fugitive, mais elle a réussi à réunir assez d’argent pour mener un complot faisant tuer le futur président et faisant en sorte de manipuler le futur président ? D’où est-ce que ça sort cette soif de pouvoir, et surtout, pour quoi faire ? Je suis hyper mitigé, le final a intérêt à être bon. Au moins, tout ça peut permettre une dernière saison intéressante, mais bon, on en revient encore à la famille Pope. Or, ce que j’aime dans la série, c’est la saison 1, c’est OPA, pas Olitz, pas la famille Pope. Il y a eu erreur sur la marchandise, je crois.

Concrètement, cet épisode proposait beaucoup de bonnes choses que j’avais envie de voir développer depuis un bon moment, mais ça ne le faisait pas de manière fascinante et scandaleuse. C’est problématique, parce que je n’ai pas eu l’effet « Waow » que la série sait proposer habituellement.

15.pngÉpisode 15 – Tick Tock – 16/20
She’s gonna assassinate Mellie

L’épisode démarre assez fort cette semaine et, comme il s’agit d’un double épisode fin de saison, c’est plutôt une bonne chose. Jake est donc en pleine opération supervisée par le président pour arrêter Maya Pope. Il découvre qu’elle a pour plan de s’en prendre à Mellie pendant sa cérémonie d’inauguration. Alors oui, mais c’est un peu gros comme plan pour imaginer qu’elle laisse autant de photos à portée de main du premier venu.

Olivia avertit Mellie qu’elle devra peut-être annuler l’inauguration (bien sûr oui, aucune inauguration n’a jamais eu le risque d’un attentat ?), ce qui a tendance à l’énerver. Elle finit par aller demander conseil à Fitz (ouh le vilain féminisme bafoué) et il lui propose évidemment d’annuler, mais plutôt parce qu’il se souvient avoir été victime d’une fusillade. C’est une jolie scène, d’autant qu’il est rare d’avoir une description précise de ce que cela fait de se faire tirer dessus à la télévision.

Peu importe, cependant, ce n’est pas suffisant pour la convaincre d’annuler la cérémonie d’inauguration de la première femme présidente des USA. Et elle a raison, bien sûr. La série a de toute manière toujours eu une portée féministe assez évidente et importante, il ne pouvait en être autrement.

Assez rapidement, Jake réussit finalement à mettre la main sur Maya. Dès lors, il est évident que les scénaristes nous réservent quelques surprises, ce qui est une bonne chose. Maya déclare qu’elle est uniquement là pour sauver Olivia, parlant toute seule pendant un bon trop longtemps, sachant très bien qu’elle est entendue par Eli (et Olivia, et Jake). L’actrice est excellente dans sa folie finissant sur un « tick, tock » qui donne son nom à l’épisode et qui serait presque glaçant si nous n’étions pas devant Scandal et une méchante déjà connue.

Eli la laisse parler jusqu’à ce qu’elle craque, mais même à ce moment-là, elle continue de clamer son innocence et son envie de protéger Olivia. Elle finit par faire douter Eli qui entre dans son jeu des remords et regrets. Liv comprend que son père n’est plus le plus apte à la protéger, ce que lui avait d’ailleurs suggéré Huck dans la scène précédente. Ce n’est franchement pas fou comme développement, mais je crois que c’est tout ce qu’aura Huck cette semaine, ça et une pauvre réplique sur le bureau de Quinn.

Parce que, oui, pendant ce temps, Quinn prend la tête d’OPA, redécorant vite fait le bureau d’Olivia, ce qui est apparemment un truc énorme alors que je ne l’avais même pas remarqué. Liv leur confie la tâche de trouver le tueur qui accepterait de perpétrer l’attentat contre Mellie. J’ai aimé dans cet épisode la manière dont Abby est utilisée par les scénaristes pour apporter des informations sur les méchants et récupérer une place à OPA.

Bien sûr, c’est Abby qui finit par trouver la solution qui les aide : Maya n’est pas la tête de l’opération, mais le tueur engagé. Je dis bien sûr, parce qu’il paraît évident que les scénaristes ne sachant plus quoi faire d’Abby vont la faire revenir travailler pour OPA. Liv se rend donc auprès de sa mère pour la confronter, tentant en vain de la piéger pour obtenir des informations. Finalement, elle passe juste ses nerfs sur sa mère et tente de l’étrangler. Un vendredi normal pour la famille Pope, donc.

Moins normale et prévisible est la scène où Quinn avoue à Abby qu’elle est enceinte, ce qui est sa manière de lui faire comprendre qu’elles sont de nouveau amies (heureusement, quand je m’engueule avec une amie, nos réconciliations ne vont jamais si loin, hein). Je dois dire que je ne m’attendais pas à cette intrigue ! C’est étonnant cette idée d’une grossesse pour Quinn, mais ça peut être intéressant pour la suite de la série d’avoir un bébé à protéger. Il sera de toute façon absent de la moitié des épisodes, c’est obligé.

La fin d’épisode voit Olivia refuser un ordre du président avec l’aide de Jake : elle relâche sa mère, la traquant dans l’espoir d’avoir des infos sur son commanditaire. En parallèle de tout cela, Eli, lui, demande à Fitz de réinstaurer le B613 et d’en prendre la tête. Oh putain, non, pitié pas ça. Je sais bien qu’il faut trouver un rôle à Fitz pour la suite de la série, mais le retour de B613, c’est la pire des idées. J’étais vraiment heureux que cette saison laisse tomber ça… J’espère que c’est une fausse piste qui sera reniée dans le dernier épisode de la saison.

C’était en tout cas un bon épisode de lancement pour ce final, mais je suis surpris qu’il soit diffusé en double épisode. Disons que, contrairement à Grey’s Anatomy, cet avant-dernier épisode de saison n’avait pas de cliffhanger et qu’on aurait pu attendre une semaine de plus pour le dernier épisode.

16.pngÉpisode 16 – Transfer of Power – 19/20
I’m gonna go pick an outfit now so that I can be done with that nonsense and focus on what’s really important… Running the damn country!

Je ne boude toutefois pas ce seizième volet qui suit donc immédiatement la diffusion de l’épisode 15. Au moins, cette fois, on reste dans l’ambiance (non parce que j’ai commencé le 15 sans prendre le temps de réfléchir au 14 et j’avais zappé que Maya était de retour, moi… c’est le problème de regarder trop de séries).

Cet épisode débute sur une Olivia qui attend gentiment Fitz dans le lit présidentiel au chevet duquel une photo de son fils trône. J’ai trouvé ça un peu dérangeant dans l’idée (jamais il ne me viendrait à l’idée de mettre ce genre de photos sur un chevet, en fait) quand même, mais c’est leur dernière nuit ensemble, voyez-vous, donc on s’en fout, on veut juste les voir s’embrasser et coucher ensemble. Mouais, je n’ai jamais été fan du couple, alors ça ne surprendra personne si je dis que j’ai trouvé cette scène inutile.

Le lendemain, et sans surprise, Maya se débarrasse de sa puce et prend la fuite, malgré une dizaine d’agents à l’affût. Bien sûr, bien sûr. La meilleure réaction est celle de Charlie (je crois) qui s’exclame « déjà ? » tellement tout le monde savait que ça arriverait.

Cet épisode voit le retour de Luna Vargas en tant que vice-présidente élue et de Cyrus qui regarde sa télévision… Tranquille, tranquille, mais pas très utile tout ça. Alors que la cérémonie d’inauguration bat son plein, OPA est en pleine activité pour trouver le commanditaire de l’attaque qui risque de se produire. Leur travail leur permet de comprendre qu’un des VIP de la cérémonie a payé Maya pour perpétrer son attentat, qui bien sûr n’est pas contre Mellie !

Enfin, ça, c’est si l’on en croit les informations qu’elle communique à Liv au téléphone au beau milieu de la cérémonie via téléphone (mais bien sûr). Le problème, c’est qu’Eli s’attaque à Maya avant le moment où elle allait révéler le nom du grand méchant, ce qui décale encore un peu la révélation. Cependant, et à vue de nez, j’ai parié pour Luna, vu les personnages présents. À ce moment-là, je me suis dit que c’était bien joué si c’était elle car c’est aussi inattendu que… prévisible. Or, si c’est prévisible, j’aurais dû le voir venir, mais je me suis laissé balader. Vous voyez le délire ? Vous comprenez la bonne note pour cet épisode ?

Bon, pendant ce temps, Fitz travaille avec David pour recréer le B613. Oh joie. Cela se produit donc bien, Fitz reste à Washington pour diriger un nouveau B613 ? Et bien non : finalement, il suffit qu’Olivia s’énerve un peu pour que Fitz lui assure que le B613 ne renaîtra pas de ses cendres. Putain, la saison suivante aurait été chiante s’il l’avait fait… mais avec Scandal, il faut se méfier de l’eau qui dort et le départ de Fitz me laisse perplexe.

Leur dernier au revoir est assez beau, avec les caméras du monde entier pour immortaliser un dernier baiser entre eux, pendant que le staff de la Maison Blanche s’amuse à redécorer les lieux mythiques de résidence de la future présidente. Le nouveau bureau est assez sympa, même si je ne sais pas trop dans quelle mesure c’est féministe de virer tous les portraits d’hommes pour les remplacer par des femmes. Détails, détails, mais bon, j’aime bien critiquer, vous avez dû vous en rendre compte si vous en êtes à ce stade de l’article.

Loin de tout ça et enceinte, Quinn ne se sent pas de rester à la tête d’OPA et demande à Abby de la remplacer. Sur le moment, j’ai trouvé ça super con, mais cinq minutes plus tard, quand elle avait Olivia sur le dos pour la stresser à trouver des résultats, je me suis dit que c’était peut-être une bonne idée finalement.

Olivia comprend que Luna est responsable de tout et est la grande méchante derrière toutes les merdes qui leur sont arrivées. Et donc, je dois dire que je suis bien sûr surpris de ce choix des scénaristes, même s’il m’a paru évident un quart d’heure plus tôt quand on a su qu’un VIP était responsable de l’attaque.

En fait, ça marche très bien que ce soit elle, comme on la connaît peu, il est facile de lui donner le mauvais rôle. C’était même évident que ce serait elle, si j’avais pris le temps de me poser et de regarder un peu tous les personnages qu’il nous restait, mais ne l’ayant pas fait et me laissant balader par l’équipe de scénaristes, je suis forcé de reconnaître que c’est bien écrit.

Oh, bien sûr, je suis un peu triste, parce que ça faisait un joli Girl Power d’avoir deux femmes sur le ticket présidentiel fictif, mais bon. C’est donc Olivia qui comprend tout juste à temps, mais se retrouve coincée avec Luna comme vice-présidente : il est trop tard pour se débarrasser d’elle. En théorie en tout cas, parce que malgré tout, Maya lui conseille de reprendre le pouvoir, ce qui pave les vingt dernières minutes de la série qui vont encore plus justifier cette excellente note. Je veux dire, la révélation autour de Luna était excellente, mais la fin qui arrive ensuite, elle m’a laissé bouche bée !

Les scénaristes se débarrassent d’abord des personnages d’OPA : Abby refuse d’en prendre la direction, mais y récupère son travail, ce qui se pressentait déjà dans l’épisode précédent. Elle et Quinn trouvent donc un terrain d’entente pour gérer la grossesse de cette seconde, qui l’annonce à Charlie. C’est un beau moment de joie pour conclure la saison.

De son côté, Mellie célèbre sa victoire en buvant un whisky dans son nouveau bureau, sacré bureau, et en demandant à Cyrus de l’accompagner au bal d’inauguration. Le retour de Cy dans la vie politique de la Maison Blanche n’annonce rien de bon, mais je ne m’attendais pas à ce qui suit.

Olivia trouve en effet le moyen de se débarrasser de Luna : elle lui demande de se suicider, tout simplement, lui laissant le choix entre une pilule pour mourir (officiellement, d’une crise cardiaque) ou de Jake pour la tuer violemment. C’est un coup de poker parfaitement calculé car Olivia sait que Luna veut protéger ses enfants avant tout. En effet, ceux-ci n’étaient pas sur scène la nuit de l’élection de leur père, et c’est comme cela qu’elle a compris que Luna était responsable de l’attaque.

C’est joliment écrit et clairement préparé depuis le début. Les Vargas marquent donc l’histoire fictive des USA comme le couple de victimes maudites qui meurent en s’approchant du pouvoir, c’est triste. Devenue une vraie prédatrice assoiffée de pouvoir, Liv récupère donc tout le contrôle : c’est elle qui prend la tête de B613 en mentant à Mellie, elle qui conseille Mellie dans toutes ses décisions, elle qui a tout le pouvoir. Nous avions déjà eu un aperçu de ce que donnait Olivia quand elle avait trop de pouvoir, mais alors là, ça part en vrille sec.

La dernière scène nous la montre avec Cyrus en train de boire un verre pour célébrer la fin d’une campagne bien terrible. À l’écouter parler, elle comprend que Cyrus est bien responsable de ce qui est arrivé à Frankie : c’est lui qui a planté la graine de la folie en Luna avec des discours terribles sur ce qu’était la présidence et il essaye de lui faire la même chose. Les deux partagent donc à demi-mots des confidences terribles, qui ramènent leur amitié au-dessus de tout le reste.

Cette dernière scène est vertigineuse et les dernières répliques échangées, qui font d’Olivia Pope la femme la plus puissante du monde, ne sont pas celles d’une fin de saison, mais celles d’une fin de série. Shonda Rhimes avait clairement prévu le coup en cas d’absence de saison 7. La fin aurait été ouverte, mais elle aurait été parfaite. C’est la fin de l’ère Fitzgerald Grant, la fin d’OPA dirigé par Olivia, la fin de toute une période et le début d’une autre. Je suis un peu frustré de l’existence d’une saison supplémentaire, car il sera dur pour eux de mettre la barre plus haut que ça pour le final.

fin

EN BREF – J’ai commencé cette saison en étant vraiment sceptique et en espérant qu’elle soit la dernière, car B613 avait ruiné la série qui tournait désormais trop en rond. Finalement, n’avoir que 16 épisodes fut un plus pour cette saison 6 qui n’a pas perdu de temps et a proposé une construction vraiment différente des précédentes.

L’intrigue générale autour de Frankie était excellente et, bien qu’un peu répétitive par moment, elle fonctionnait à merveille. Je me suis peu ennuyé. Bien sûr, il y avait les défauts habituels de la série, le centième épisode est un peu raté et ça manquait parfois de moments à couper le souffle, mais dans l’ensemble, cette saison est une vraie réussite. L’écriture parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre, les coupables successifs qui s’emboîtent à merveille comme des poupées russes, la révélation finale sur le grand méchant, tout participe à faire de cette saison 6 une saison qui savait où elle allait et qui nous dirigeait vers une fin de série.

Bien sûr, ce n’est pas la meilleure saison de Scandal, parce qu’après tout, il est dur de revenir de si loin après s’être tant perdu. Cependant, le niveau est probablement le meilleur qu’ils pouvaient encore atteindre après tant de détours. Rien que pour ça, je tire mon chapeau bien bas à cette saison.

Je serais forcément de retour pour la dernière saison… mais je doute franchement de l’utilité de celle-ci.

Semaine 19 : du 9 au 15 mai

Une fois n’est pas coutume, je suis à la bourre dans mes articles du jour, mais on va faire comme si de rien n’était ! Les fins de saison sont toujours en approche et on est parti pour des révélations un peu quotidienne j’imagine, alors je ferais mieux de ne pas trop traîner, surtout si je veux continuer à éviter les spoilers,  surtout que cette semaine est blindée d’excellents épisodes ! La liste des épisodes vus au cours de la semaine :

Fear The Walking Dead (2×05), 13/20
Quantico (1×21), 10/20
The Last Man On Earth (2×17), 16/20
Once Upon a Time (5×21), 16/20
Person of Interest (5×02), 19/20
Blindspot (1×21), 17/20
Les Colocs de Mamie (1×17), 12/20
Person of Interest (5×03), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×20), 16/20
Grandfathered (1×22), 19/20
Containment (1×04), 14/20
The Grinder (1×22), 17/20
The 100 (3×15), 18/20
Orphan Black (4×05), 19/20
Grey’s Anatomy (12×23), 17/20
Scandal (5×21), 12/20
The Catch (1×08), 12/20

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C’est l’heure de la révélation.

Mais non, Quantico ! La scène finale m’a fait mourir de rire tant la révélation dramatique n’a juste rien de dramatique. Je n’irai pas prétendre que je le savais, parce que leur rebondissement de la semaine dernière m’avait convaincu tellement je ne me préoccupe plus trop de la série. En fait, ils en ont tellement trop fait toute la saison que… Tout ça pour ça ? J’étais sérieusement mort de rire, et plus que devant The Last Man on Earth après, qui est pourtant censé être une sitcom. C’est genre catastrophique. La révélation… juste très mal joué, les acteurs semblaient si peu convaincus par leur rôle… Une catastrophe industrielle, qui suit un épisode qui pourtant m’avait motivé à tourner autant autour de Shelby. Dommage, heureusement que c’est la fin, comme ils disent.

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The Last Man on Earth ne m’a pas fait rire du tout cette fois (bon allez si « died from the virus/regular death » et « lack of playability »), mais mon dieu que c’était intéressant ! Enfin, ils abordent le virus comme s’il avait toujours été clair et présent dans la série. Ça explique son introduction dans la série et ça donne des dynamiques nouvelles franchement cools, du suspens autour des bébés et tellement de drames. Je n’ai pas vu du tout cette histoire de virus venir dans l’ADN de la série et une menace réelle qui nous éloigne un peu du drone, autre intrigue… intrigante. Bref, cet épisode était très bon car il redéfinissait la série, et elle en avait clairement besoin car elle s’est perdue en route il y a moment déjà ! Qu’ils fassent revenir un peu d’humour en plus et on aura un vrai bon produit !

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Et beh voilà ! Once Upon a Time sort de l’Underworld est d’un coup, d’un seul !; c’est beaucoup mieux. La tension dans cet épisode est déjà celle d’un final et les plus mauvais moments à passer sont toujours ceux qui se passent dans la contrée du filtre orange. Zelena est insupportable de naïveté pendant un temps, mais toute l’intrigue est construite pour qu’enfin elle comprenne qu’elle est en train de se faire balader par Hades. Les scénaristes osent nous faire le pire des pieds-de-nez en soulignant que l’Underworld n’était pas vain car ils ont aidé plein de gens à passer de l’autre côté quand tout ce que je retiens de cette demi-saison c’est un ennui infini. Peu de Belle et Rumple cette semaine, mais ce n’est pas plus mal finalement, car les scénaristes ne savent plus quoi faire d’eux. L’épisode est long à se mettre en place cette semaine, surtout qu’il nous replace à Storybrooke comme si on ne l’avait jamais quitté (putain Merida, je l’avais oubliée elle), mais c’est une très belle construction générale qui nous amène à une conclusion larmoyantes pour Regina et Zelena qui est parfaitement réussie. Pas une seconde le suspens autour du destin de Hook ne m’a pris aux tripes (et son retour est très très mal joué ? C’est la semaine ? Je veux dire on dirait vraiment qu’il ne croit pas lui-même en ce qu’il dit et c’est vrai que ça n’a pas grand sens), ce qui réduit un peu les pleurs d’Emma. Très bonnes scènes conclusives pour cet arc donc… Jusqu’à la toute fin qui nous sert une fois de plus Rumple en big bad. Réchauffé, vu et revu, pourquoi ? On tenait là une bonne fin de saison, et sans le cliff une bonne fin de série. Je suis maintenant curieux de ce qu’ils vont pondre pour le vrai épisode de fin de saison, car ENFIN, la série est sortie de sa torpeur (du coup, je surnote un peu, mais je suis heureux) !

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Une excellente équipe

 Yes, Blindspot s’est une nouvelle fois réveillée cette semaine pour délivrer un excellent épisode qui s’éloignait apparemment des tatouages pour finalement mieux nous surprendre sur sa fin en y revenant par un détour sympa. L’épisode est un peu long à se mettre en place, mais il se concentre sur les différentes dynamiques au sein de l’équipe, en approfondissant également des duos originaux après 21 épisodes, ce qui est appréciable. L’idée du lockdown fonctionne, surtout que je suis un grand fan des huis-clos et que ceux-là apportent des touches comiques (la claustrophobe, aussi insupportable que drôle). Le dernier acte monte en tension de manière évidente avec le coup de l’ascenseur – oui, j’ai même cru qu’ils allaient se séparer d’un personnage avant le final. Quand tout semble enfin résolu, nous découvrons enfin l’intérêt de toutes les petites missions que Jane a effectué pour Oscar au cours de la saison, dans le dos du FBI. Très bien écrite, cette scène aligne une à une les différentes étapes du plan d’Oscar, avec des flashbacks succincts. Il reste maintenant à en découvrir plus sur la raison pour laquelle ils voulaient la faire arrêter, ça s’annonce intéressant !

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Rien de bien particulier à dire sur cet épisode des Colocs de Mamie qui continue sur sa lancée. La formule fonctionne et conserve ce qui fonctionne autant que les défauts déjà relevés les semaines précédentes. Cet épisode ne m’a pas marqué outre-mesure, il était sympa, mais pas inoubliable pour autant. À la semaine prochaine, mamie !

05.jpgBoum, moins d’une minute d’Agents of SHIELD suffit pour spoiler allégrement Civil War, il y a tout intérêt à se mettre à jour rapidement si on est américain (le film est sorti il y a moins d’une semaine). Bon, perso, je me suis callé sur la diffusion US et je n’ai vu le film que vendredi justement pour voir tout ça dans l’ordre. Cet épisode est lent à se mettre en place, malgré le retour de Yoyo (oh oh) et ses interactions avec Mack (qui s’est remis un peu trop vite de ses blessures). Daisy en revanche devient progressivement plus pâle que mes cachets d’aspirine maintenant qu’elle donne son sang. Il était frustrant de constater qu’elle ne savait pas où est la caméra de son ordi, ça lui filait un très mauvais strabisme.. et les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Lincoln. Cet épisode prépare gentiment le terrain pour la fin de saison, progressant peu à peu dans les révélations concernant le plan de ce cher Hive et conduisant le spectateur un peu paumé grâce aux découvertes progressives de Talbot, tout en proposant un peu de tension avec la fuite de Lincoln (qui dresse Daisy contre Fitz sans grands enjeux). Bref, c’est très long à se mettre en place, mais le retournement de situation m’a berné comme un bleu (pourtant, je me demandais ce que pouvait bien foutre May). Je n’ai pas bien compris le plan qui consistait à envoyer Lash, un inhuman, mais la tension et l’action étaient là, offrant un dénouement bien meilleur que le reste de l’épisode. Bon, là encore, May est un peu zappée dans son deuil, et je trouve la mort de Lash un peu expéditive. En tout cas, ça y est : le crucifix a changé de main, rendant le suspense complet sur la personne qui va mourir, et l’intrigue du final est connue avec ce missile capable de tous nous transformer en Inhumans. Bon, ça semble un peu moins fort que l’an dernier, mais je suis curieux de voir ce que ça va donner !

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Grandfathered a proposé cette semaine son meilleur épisode de la saison, et mon dieu que c’est frustrant de savoir que la série n’est peut-être pas renouvelée. Tous les ingrédients du grand épisode de comédie étaient là, avec des moments à mourir de rire (notamment la poupée Vanessa pour n’en citer qu’un) et des moments d’un romantisme fou (la demande en mariage pleine de vomi? Pas gagné, mais wahou). L’épisode a proposé aux fans ce qu’ils voulaient voir depuis le début, à savoir Vagerald (ce nom ahaha) et le couple Sarah/Jimmy enfin réuni. Il y avait de la parodie judicieusement mis en place (la scène de l’aéroport, la journée de demande en mariage catastrophique) et une écriture parfaitement maîtrisée menant jusqu’à un cliffhanger de fin saison qui ne pouvait pas être autre chose. Cela dit, pourquoi terminer sur un cliff putain. J’espère vraiment que cette série sera renouvelée, car elle est hilarante depuis quelques épisodes et commence à développer des running gags excellentes (Annalise qui chante aha). OK, elle est simpliste, mais ça fait un bon divertissement quoi…

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Ouf, contrairement à Grandfathered, The Grinder choisit un système de boucle fermée pour clôturer cette saison 1, comme annoncé à la fin de l’épisode précédent : « It all comes full circle ». J’ai donc vraiment l’espoir de voir la première renouvelée et la seconde annulée, car tout le monde s’accorde à dire que c’est l’une ou l’autre (ou aucune). Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : cette série est plutôt bonne et elle est parvenue à trouver son rythme de croisière en deuxième partie de saison. Cet épisode en est le parfait exemple : chacun a son rôle à jouer, il y a des moments marrants et une écriture impeccablement maîtrisé. La conclusion nous le dit : ça peut continuer autant de temps qu’ils le veulent. Oui, mais justement cette fin est une très jolie ouverture conclusive qui n’appelle pas obligatoirement de saison 2. La série est bonne, mais pas excellente ou exceptionnelle, les blagues sont plutôt classiques et contrairement à ce que j’ai pu espérer au départ de la saison, elle ne renouvelle pas le genre. Il y a du méta sympa qui la distingue un peu des sitcoms habituelles, mais c’est tout. Cet épisode était donc génial pour ses références au pilot et sa manière de conclure chaque intrigue, je serais sûrement là pour une saison 2, sans plus de conviction que ça… j’ai préféré la saison de Grandfathered et mon choix est fait (allez, tout ce que vous voulez que Fox va faire l’inverse).

08.jpgGrey’s Anatomy recommence à torturer Meredith avec la vente de la caravane. Franchement, ça ne sort nulle part et oui, ça bouge beaucoup trop vite pour Amelia et Owen, après deux ans à stagner. Il fallait une fois de plus que Meredith tourne tout autour d’elle et là franchement, mais quoi ? Elle tente de participer au concours de bitch of the year ? Elle a réussi à détrôner Callie et pourtant c’était pas gagné après cette rupture avec Penny et ce qu’elle a fait subir à Arizona. Qu’on m’explique. Parce qu’elle perd la garde, elle décide de rester ? L’enfer ne sera que plus violent. Et Penny, on la découvrait il y a tout juste un an et la voilà totalement perdue désormais. J’espère qu’ils prendront malgré tout la décision de la garder, par un twist scénaristique, ou de la faire revenir en janvier prochain. Rien ne va dans cette fin d’épisode : Stéphanie perd son mec comme Izzie a perdu Denny (en légèrement moins psycho parce qu’Izzie c’est Izzie). C’est dommage cette répétition de l’intrigue dix ans plus tard (bordel, dix ans). Meredith a détruit Amelia qui se précipite une nouvelle fois un peu trop vite. Et Jo/Alex… Non. Je ne peux pas être satisfait de ça. Quant à Meredith… Pff… SERIOUSLY ? On notera que l’épisode s’est mystérieusement agrandi cette semaine, avec un pont extérieur que nous n’avions jamais vu et que la fin de saison la semaine prochaine pourra difficilement partir plus en vrille que cette fin d’épisode qui inverse grosso modo toutes les situations des personnages par rapport à il y a deux semaines. Rien ne va.

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.

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Je n’ai même pas le courage de redimensionner tellement je suis blasé

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.

Semaine 18 : du 2 au 8 mai

Hum, donc me voilà de retour de vacances après une semaine d’absence, j’ai tout un tas d’articles à rattraper et j’ai commencé par conclure ceux de vendredi dernier ! Cette semaine 19 est déjà largement entamée désormais et j’ai donc tout plein d’épisodes à critiquer. Le thème commun à l’ensemble de ceux-ci est probablement « approche de fin de saison » et c’est précisément pour ça que les notes ne sont pas si hautes cette semaine : oui, les scénaristes semblent vouloir garder leurs rebondissements pour plus tard, et du coup, cette salve d’épisodes semble servir de remplissage uniquement. C’est donc plutôt moyen :

FTWD (2×04), 15/20
Silicon Valley (3×02), 14/20
Once Upon a Time (5×20), 12/20
Quantico (1×20), 11/20
Blindspot (1×20), 13/20
Les colocs de Mamie (1×16), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×20), 15/20
Grinder (1×21), 15/20
Grandfathered (1×21), 15/20
Containment (1×03), 15/20
Person of Interest (5×01), 17/20
The 100 (3×14), 17/20
Orphan Black (4×04), 18/20
Grey’s Anatomy (12×21), 17/20
Scandal (5×20), 12/20
The Catch (1×07), 10/20

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La tête que je n’ai PAS fait en fin d’épisode

Bon, ça se confirme une fois de plus : Once Upon a Time n’avait pas franchement de plan de ce qu’ils voulaient faire cette demi-saison, à part faire revenir un maximum de personnages décédés pour booster les audiences. Et du coup, j’avais bon espoir que les scénaristes nous préparent un final loin de cet Underworld, surtout quand dès le départ une solution pour quitter ce filtre orange dégueulasse est proposée. Oui, mais non, « first thing first : let’s waste some more time ». Et donc, bon, tout ça pour ça. Des flashbacks particulièrement inintéressants (même leur « intérêt » autoproclamé n’est pas fou) et des scènes vouées à l’échec qui n’ont que pour but de nous ramener à une énième séparation entre Emma et Hook. Tout ça m’a rappelé l’excellent épisode de Buffy nommé The Zeppo dans lequel Buffy & Angel se disent adieu… Et ces adieux sont en fait une parodie brillamment drôle et réussie, autocritiquant ce qui a pu se faire auparavant dans la série. Voilà, leurs adieux avec l’ascenseur et tout, ça faisait vraiment parodie… Sauf que ça n’en était pas une ! Quant au « Goodbye papa, for good this time » il peine à convaincre : les scénaristes ont trouvé tellement de moyens de nous ramener des personnages morts ou disparus depuis le début de cette série que ce n’est pas crédible. La bonne nouvelle, c’est que les ¾ du casting ont finalement réussi à quitter l’underworld. La mauvaise, c’est que ce n’est pas fini pour autant. Pfiou.

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La tête que je n’ai pas non plus fait (mais que j’aurais fait face à cette scène en début d’épisode)

Cette semaine, Quantico propose le pire des épisodes permettant de combler le temps restant avant la fin de saison… parce que c’est justement tout ce qu’il fait : combler le temps avant le season final en nous promettant une menace cette fois nucléaire. Cette menace de l’attentat est grosso-modo la même que celle de la première partie de saison et plus que jamais je trouve, on sent que la série n’avance pas – et pourtant elle avance à pas de géant chaque semaine. Autrement dit, la formule de la série n’est pas au point car elle est répétitive malgré les avancées. Cependant, cette fois, la fin approche et cette fuite d’Alex est probablement la dernière (laissez-moi espérer !), donc on tient le bon bout… Cette fois au moins, j’attends le prochain épisode, car on a enfin eu quelques réponses (notamment le SMS reçu par Shelby). Et non, je ne parlerai d’ailleurs pas de Shelby dont l’intrigue tourne en rond aussi, ni des autres, parce que ça n’en vaut pas vraiment la peine tant c’est pour l’instant déconnecté du reste.

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OK, je n’ai pas d’idée de légende là

Un début de Blindspot pas bien original : je me suis carrément demandé si je n’avais pas déjà vu l’épisode tant c’était plat, prévisible et habituel pour la série de proposer ce genre de scènes. L’épisode propose ensuite une intrigue plutôt intéressante qui tourne autour d’une gamine autiste. Bon, donc : rien de passionnant, mais pas mauvais pour un stand-alone non plus. Du basique, dommage après les excellents épisodes précédents. Ce retour au schéma habituel et l’absence d’avancée sur l’ensemble des intrigues à l’approche d’une fin de saison est vraiment dommage.

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Les colocs de Mamie propose cette semaine un épisode qui continue sur sa lancée d’une mamie odieuse et de jeunes qui la suivent sans rechigner (ou presque). Toujours un petit malaise par rapport à ces éléments, mais cette fois, c’est mieux car les parodies proposées sont drôles, précisément parce que ce sont des parodies de films/périodes. Le caractère de la mamie se fond dans ses rôles théâtraux et cela permet de donner une scène qui fait rire.

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Hive a donc plein de souvenirs, mais des goûts douteux.

Drôle de scène d’intro pour Agents of S.H.I.E.L.D qui passe un peu mal, sur les origines de Hive. Ça passe mal car on se croirait devant un mauvais épisode de Buffy (mais si, ça existe. Surtout quand ils fêtent Thanksgiving). Cela dit, cela permet une perspective intéressante pour la fin de saison. Le coup de la ville de Ward/Hive est un peu gros à avaler car elle sort de nulle part, mais ça fonctionne déjà mieux. Les références à Civil War (qui ne sort que vendredi aux USA) sont très lourdes, mais c’est inévitable, surtout si le film renverse la série à nouveau. J’ai aimé la division Fitzsimmons dans cet épisode autour du cas Lincoln, car c’est assez réaliste de les voir se diviser autour du travail (et ce n’est pas la première fois). Lincoln qui se sacrifie si simplement est un peu gros en revanche, Gemma laisserait traîner ses recherches dans le labo ? Mouais. L’arrivée des Kree devraient rajouter du suspens, mais je trouve ces personnages assez ratés et caricaturaux. Finalement, comme d’habitude, la tension venait des tensions entre les personnages. Résultat: je suis mitigé sur cet épisode. Les différentes situations et intrigues sont justes, mais l’écriture n’est pas des plus subtiles cette semaine: Civil War, Lincoln, Mac qui culpabilise, l’introduction de nouveaux personnages, le maquillage des Kree… Un éléphant dans un magasin de porcelaine s’en serait mieux tiré et les acteurs ne brillent pas autant que d’habitude à cause de cette écriture. Le dernier acte rattrape heureusement le tout, mais c’est un peu tard.

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Oui, oui, ça sent l’annulation…

The Grinder approche de sa fin de saison mais propose une nouvelle fois un épisode plutôt classique, sans vraie surprise et qui suit la formule de la série. La formule ayant fonctionné jusque-là, l’épisode délivre de bonnes choses, des blagues qui font sourire (parfois même rire) et un cliffhanger qui bien que prévisible fait son travail comme il faut. Certes, ça manque un peu de surprise, mais la série n’a pas cette ambition et propose du coup du divertissement agréablement plaisant et bien écrit. Rien de révolutionnaire, mais pas catastrophique non plus. J’espère simplement une vraie conclusion, Rob Lowe a déjà été annulé une fois sans conclusion, pas deux s’il vous plaît ! Enfin, en parlant de conclusion, excellente fin d’épisode !

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« Je veux pas être annulé, s’il vous plaît ! »

Grandfathered au contraire décide de prendre des risques cette semaine et de secouer un peu sa formule, en explorant des dynamiques nouvelles et surtout en jouant la carte de la sensibilité. Ainsi, la mort annoncée en fin d’épisode précédent frappe Jimmy. Il passe les ¾ de l’épisode à ignorer son deuil pour finalement faire un éloge conclusif très touchant : définitivement pas ce que j’attendais de cette sitcom, mais une vraie réussite qui remonte le niveau de cet épisode moyen. La toute fin offre enfin ce que tout le monde attend depuis 21 épisodes et bon, c’est frustrant de ne pas avoir la suite immédiatement du coup ! Si le choix est vraiment à faire entre Grinder et Grandfathered, je sauve cette dernière. Entendez-moi, dieux de la télévision !

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Et le pire, c’est que leur couple ne me manque même plus.

Grey’s Anatomy propose une nouvelle fois un épisode se concentrant largement sur une infime partie de son casting, à savoir la bataille entre Callie & Arizona pour la bataille de Sophia. Et c’est très réussi. Du côté des intrigues secondaires abordées, on retrouve Stéphanie et son petit-ami qui ne l’est plus mais qu’elle aimerait bien récupérer mais qui va mourir (pardon, mais c’est Grey’s, on connaît l’histoire d’Izzie et de Teddy par cœur). Celle-ci sonne très répétitive, donc. On retrouve aussi d’excellentes scènes pour Japril, c’est agréable de les voir enfin en paix, j’espère que ça va durer et qu’ils ne vont pas nous refaire le coup du bébé malade. Enfin, excellente intrigue principale se concentrant à merveille autour de Callie et Arizona. Alors oui, la haine de Callie semble assez répandue un peu partout, mais je ne cède pas si facilement : elle a déconné c’est vrai, mais je trouve quand même horrible ce qui lui arrive dans cet épisode, surtout qu’elle était si sûre d’elle et que cela va clairement mettre un frein à sa relation avec Penny. Ça ne me plaît pas car je ne sens toujours pas la fin de saison pour Sophia/Arizona/Callie/Penny, il va forcément se passer un truc, mort ou autre, non ? Bref, très bon épisode autour du procès, on aimerait en voir plus souvent des comme ça, et des qui oublient de l’existence de Warren aussi.

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Hop, hop, hop vous deux, attendez la fin de saison, merci !

Wtf Scandal, wtf ? Entre la fausse trêve, papa Pope qui balance l’avortement d’Olivia et la demande en mariage de David, je narrive pas à décider quelle est la plus mauvaise idée de la série. Bon allez, je vais pencher pour Papa Pope parce que rien ne va, rien, dans l’écriture de son personnage et de la campagne qu’il dirige. C’est le concentré de tout ce qui ne va pas dans la série, comment peut-il sérieusement avoir encore autant d’influence après tout ça ? Et comment Olivia peut-elle vivre comme si de rien n’était alors qu’elle a tué quelqu’un ? Pff. Autant je trouve l’idée de la campagne présidentielle véritablement passionnante (et bien jouée avec ce faux Trump), autant plus le temps passe, plus tout part en vrille niveau cohérence. « It’s always about you Liv' ». Bien vu, senator Davis. Il aura eu une scène bien intéressante avant de disparaître. Quant à la fin de l’épisode, je déteste Abby d’avoir fait le bon choix, j’aurais aimé voir Olivia jetée sous un bus pour une fois, et c’est ce qu’Olivia aurait fait (pas dans les premières saisons, mais il y a longtemps qu’elle a perdu son white hat) et… Je n’en ai plus rien à faire de Jake depuis longtemps.

Et voilà qui conclue bien (non) la semaine !

Semaine 16 : du 18 au 24 avril

Entre deux chapitres d’Harry Potter et surtout deux pages de rédaction du mémoire, je me suis trouvé le temps de continuer à voir mes inédits et à essayer de ne pas avoir trop de retard (et pour l’instant, je gère grave cette année, je suis plutôt content, le blog me force psychologiquement à pas traîner). Bon, j’ai mis une excellente note à Grey’s pour un épisode juste bon, mais j’ai mes raisons. Le reste de la semaine était assez stable par rapport à d’habitude, avec un mauvais Scandal et un excellent Agents of S.H.I.E.L.D. Sans plus traîner, les notes :

Fear the Walking Dead (2×02), 15/20
Quantico (1×18), 11/20
OUAT (5×18), 12/20
Last Man On Earth (2×15), 13/20
Blindspot (1×18), 16/20
Supergirl (1×20), 17/20
The Grinder (1×20), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×17), 18/20
Grey’s Anatomy (12×20), 20/20
Scandal (5×18), 07/20
Les colocs de Mamie (1×14), 13/20
Le Secret des Balls (2×09), 13/20
The 100 (3×12), 18/20
Orphan Black (4×02), 18/20
The Catch (1×05), 07/20

Et j’ai également visionné dans le cadre du #ChallengeSéries2016 la saison 3 de Person of Interest, dont j’ai publié le bilan jeudi dernier.

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On va encore se faire chier cette semaine ?

On a retrouvé Caleb dans Quantico cette semaine ! … Et on aurait pu ne pas le retrouver finalement, parce que l’état dans lequel il est, bof. Bon, voilà pour le futur : Alex cherche à avoir des nouvelles de tout le monde mais n’y arrive évidemment pas. Dans le passé à Quantico : Alex prend le temps de se coiffer, tout le monde est à moitié à poil pour les audiences et euh… Voilà ce qu’il faut retenir des ¾ de l’épisode en fait. Le mystère est bien trop dilué pour être encore prenant, on sait que ce qu’on attend est en fin d’épisode et voilà. Où est passée la série qui nous faisait nous demander qui était le terroriste à chaque instant ? Où est la série qui avait un vrai bon rythme ? Plus on avance, plus les schémas se répètent, ce qui la rend d’une part prévisible, de l’autre de plus en plus insipide. Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir envie d’y croire, à chaque fin d’épisode, cette semaine le cliffhanger se fait autour de Caleb, à la fois dans le passé et le présent. Bon beh, rendez-vous lundi prochain à la 35è minute pour la suite. OK, je suis de mauvaise foi, j’ai aussi aimé la scène des jumelles où elles comprennent qu’elles vont devoir créer une troisième identité qui n’était pas tout à fait à la fin. Mais alors le reste franchement…
PS : mon gros coup de cœur pour Iris se confirme une fois de plus et j’ai de plus en plus de mal avec Shelby (pourtant j’adore l’actrice depuis UNreal).

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Double retour que je n’attendais plus ❤

Red ET Mulan ? OK, Once Upon a Time a su attirer mon attention de la plus basse des manières possibles, mais eh, c’est déjà mieux que ces dernières semaines ces retours de personnages que j’adore ! Bon, j’avoue qu’en revanche, certes j’étais attentif sur les flashbacks, mais moins au reste de l’épisode qui poursuivait son intrigue dans l’underworld (plus que quelques semaines à supporter ce filtre dégueu allez). Il y avait des rebondissements sympas (Snow White/David), mais cette intrigue m’a perdu il y a quelques épisodes et j’attends la prochaine sans vraiment suivre ce qu’il se passe désormais. Je veux dire mon moment préféré dans l’épisode a été l’affichage de la pub Agents of S.H.I.E.L.D quoi. Bref, je m’ennuie, je n’accroche même plus à Régina… Le happy end pour Red est sympa, la conclusion de l’épisode est un nouveau cliffhanger sans vraie saveur en ce qui me concerne. Je pense que l’an prochain, j’attendrais plusieurs épisodes avant de reprendre la série ; surtout que l’ennui paraît clairement généralisé pour le moment.

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Je ne fais rire que moi ?

Last Man on Earth propose cette semaine un épisode un brin meilleur, mais alors vraiment juste histoire que c’est mieux. La série s’est perdue il y a longtemps maintenant et je dirais qu’une blague sur deux ne prend pas maintenant. Le caractère de Phil/Randy est insupportable, dans le mauvais sens du terme, et les autres intrigues sont toutes tellement incompréhensibles. Todd finit donc l’épisode avec aussi Carol. OK. On pouvait difficilement imaginer pire OOC pour Carol. Les blagues lourdes entre les deux frères fonctionnaient un peu mieux cette semaine que la semaine dernière et ce nouveau look osé pour Randy et Tod est à mourir de rire (ça permettait de bonnes – et moins bonnes – blagues de la part de tout le monde, au moins). La série reste drôle, mais elle a tendance à également irriter en parallèle, c’est dommage.

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Quand tu n’as rien à faire de l’épisode (et c’est dommage)

C’est franchement une bonne surprise, mais Blindspot nous a encore pondu un très bon épisode cette semaine. J’ai commencé cette série en y allant à reculons parce que c’était grosso modo le genre de série que je n’aime pas, une grosse partie procedural, une cohérence pas toujours au top et une intrigue générale dont on aurait probablement jamais le fin mot (les tatouages). Une saison plus tard, ils ont pris d’énormes risques (David) et ont développé les personnages au point que je tienne à eux. Il y a bien sûr des défauts (Tasha n’était pas franchement utile dans cet épisode), mais cette semaine proposait d’excellentes choses avec le retour d’un criminel déjà vu dans la série qui a réussi à arnaquer l’équipe en deux deux avec son (spoiler alert) petit-ami (whaaat ?). Parfaits retournements : certains étaient évidents, d’autres franchement surprenants. Quoiqu’il en soit, l’épisode proposait 43 minutes très agréables à regarder, et ça fait déjà plusieurs semaines que c’est le cas. Je vais finir par vraiment bien aimer (et c’est con, parce que la saison s’achève bientôt !).

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« J’ai l’air ridicule, pas vrai ? »

Construction étrange pour l’épisode de Supergirl cette semaine, qui prend un acte à achever l’intrigue de la semaine dernière. Ça fonctionne plutôt bien pour cette intrigue, ce long discours sur l’espoir marque bien la fin de ce qui était entrepris la semaine dernière… le problème, c’est que la tension n’a pas eu le temps de remonter vraiment pour le spectateur. Deuxième acte : c’est parti pour un nouvel épisode, qui va automatiquement être rushé. Il l’est bien, mais ça ne fait pas de mal, car il s’appuie sur la même intrigue en la perversifiant. Le gros problème de l’épisode vient des adieux de Kara à l’ensemble du casting, pour faire monter la tension peut-être, mais dans des scènes trop longues, qui ne permettent que de définitivement comprendre les dynamiques entre persos pour le final qui approche. Et là, ça part en vrille : l’action est géniale, avec des effets spéciaux bien comme il faut et une violence inhabituelle, mais Kara dans l’espace échoue. Ca échoue parce que non, Alex dans le pod de Kara, ça ne fonctionne pas : comment le pilote-t-elle ? comment fait-elle pour retrouver Kara ? Comment fait-elle entrer Kara sans elle-même manquer d’oxygène ? D’ailleurs le taux d’oxygène n’est pas le même sur Krypton, en a-t-elle vraiment assez ? Bon, dommage, ça ne fonctionne pas et ça fait vraiment pétard mouillé. Heureusement, les deux dernières scènes sont parfaites et relancent pour l’épisode suivant. La construction me fait pour le coup penser à Alias, en moins bon, avec des épisodes imbriqués les uns dans les autres. Mieux que la semaine dernière, mais pétard mouillé quand même.

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Les moments gênants sont les plus drôles

Très bon épisode du Grinder cette semaine, qui prend le temps de se recentrer un peu sur la famille (ce qui est évidemment souligné dans un commentaire méta). Un épisode assez classique dans la formule : des quiproquos qui rassemblent tous les personnages dans le même restaurant, des intrigues très différentes qui du coup se rejoignent toutes. Et j’ai trouvé ça vraiment bien sympa, bien écrit, mais ça manquait d’un gag réussi, je trouve. Enfin, le tout faisait sourire, mais pas rire aux éclats comme on pourrait l’attendre d’une sitcom. La série étant en danger d’annulation, je m’attendais à des scénaristes s’étant défoncés sur les derniers épisodes, et là c’est un peu trop conventionnel je trouve. Il faudra voir ce que ça donne par la suite.

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C’est notre épisode les gars, on va tout faire foirer !

Avec son cliffhanger de la semaine dernière, cet épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D sentait d’avance bon l’excellence… Et il s’avère que c’est effectivement le cas : je suis absolument fan des Secret Warriors (malgré le nom ridicule). L’équipe est géniale et les interactions en espagnoles une vraie réussite. Cette idée d’une infection parmi eux pour créer des tensions, c’était parfait, car aucune équipe n’est jamais au point tant qu’elle n’a pas connu de tensions, surtout dans le Whedonverse. Et je suis encore plus convaincu par les Secret Warriors que je ne l’ai autant auparavant : j’adore les quatre personnages, leur dynamique générale, leurs pouvoirs. Très bon ; Je ne m’attendais pas à être surpris devant l’épisode cependant, car j’ai immédiatement soupçonné Lincoln (du fait qu’il avait besoin d’un rôle plus important franchement et qu’il avait déjà croisé Hive auparavant). Du coup, que ce soit Daisy l’infectée était une vraie bonne surprise… C’était tellement obligé aussi, comment j’ai pu rater ça ? Les Skyward ne vont jamais s’en remettre. La fin d’épisode était parfaite pour son personnage, tellement badass la petite Skye devenue grande… Vivement la semaine prochaine (et en plus, ça sent bon le Civil War… Encore un virage à venir dans la série, donc) !!

Oh et… On peut revenir sur le fait que j’ai totalement zappé de parler de Fitzsimmons ? Genre, ENFIN. Et ENFIN. ENFIN. Voilà. J’ai bien aimé May aussi, même si elle m’a un peu saoulé à braquer Yoyo/Helena (que j’adore, au cas où ce ne serait pas encore assez clair : #JeSuisSecretWarrior). Voilà, maintenant j’ai honte de mon article avec cet hashtag.

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Bon, cet épisode des Colocs de Mamie était assez égal à ce que propose habituellement la série. Je n’aime pas la St Valentin non plus et j’ai bien ri à certaines blagues (notamment le « joyeuses menstruations » ou le coup des pompiers). Pour le reste, je suis toujours aussi perplexe devant l’humour vache de cette mamie qui, à terme, épuiserait même le plus bienveillant des colocs. Je veux dire, y a de vraies déclarations de guerre dans ce qu’elle a fait chaque semaine et les jeunes ne réagissent jamais ? Je sais pas, j’aimerais un épisode où le schéma s’inverse.

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De dos ? Vraiment ? Subtil.

Virage à 360° pour Le Secret des Balls, déjà un peu amorcé la semaine dernière mais totalement intrigant avec une relation amoureuse entre mecs qui semble presque sortir de nulle part tant elle a été niée dans J’ai jamais su dire non et La Théorie des Balls. Du coup, pour moi, ce sont plutôt deux potes qu’autre chose, et j’ai un peu de mal à accrocher à cette révélation que je trouve assez décevante s’ils continuent dans cette voie (et en même temps ça peut être source de tellement de gags et c’est tellement rare en terme de représentation en France que c’est plutôt une bonne idée). Je suis partagé et je suis pressé de voir l’épisode 10. En tout cas, cette saison me semble quand même en-dessous du final de la première, même si l’ensemble doit être meilleur. Non, vraiment, je suis mitigé.

07
L’horreur.

Oui, tout à fait, j’ai surnoté cet épisode de Grey’s Anatomy, et je ne m’en excuserais pas : l’intrigue des deux petits garçons… Et bien, disons simplement que ma famille a connu une situation similaire, que c’est atroce et que l’issue n’a pas été si joyeuse pour nous. Or, ce n’est déjà pas très joyeux dans cet épisode. Non, ce n’est pas la faute de gamin s’il a paralysé son meilleur ami, mais oui, la cicatrice traumatique, il l’aura pour le reste de sa vie. Amélia était une fois de plus merveilleusement écrite cette semaine. Et la crise de Maggie ? Je suis un oncle, je garde régulièrement mes neveux et, mon dieu, comme je la comprends. Je l’ai trouvée très juste dans son jeu, du début à la fin, OK, surtout à la fin. Bon, cette intrigue m’a retourné plus qu’elle ne le devrait et c’est pourquoi je mets une aussi bonne note à l’épisode. Quoiqu’il en soit, la série a pris conscience cette saison de l’importance que les enfants pouvaient (devaient) avoir pour ses personnages, et ça fonctionne tellement bien. Cette nouvelle crise pour le Calzona, c’est presque du pain béni pour les scénaristes qui après des années de chat et la souris ont trouvé le moyen parfait de les faire continuer à se déchirer. Étonnamment, la scène finale ne paraît pas redondante de toutes leurs crises, c’est une guerre froide bien plus intéressante qui semble se mettre en place. Du coup, dans les moins cette semaine : Bailey et Ben, c’était un peu trop en dehors de tout le reste et Japril, qui fait surplace malgré tout. Bon, et les flingues, c’est le mal.

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Oui, Olivia, moi aussi je fais cette tête quand je capte que j’ai un épisode de Scandal à voir…

Badaboum, épisode catastrophique pour Scandal cette semaine après le pourtant excellent dernier épisode. Sérieusement. Rien n’allait dans cet épisode : ni Olivia, ni Jake, ni Papa Pope, ni le mariage, ni les flashbacks. Quinn et Huck allaient, à la rigueur, si on veut trouver un quelque chose à sauver. Mais sérieusement, STOP B613, tuez papa Pope. Là, ce n’est plus possible. 40 min d’ennui total, 1 minute d’intérêt quand Olivia a les cheveux en bataille, quand elle s’apprête à aller faire son jogging et quand elle largue pour la énième fois Jake avec des arguments auxquels personne ne croit, si ce n’est lui. La tuile, la catastrophe, je manque de mots, mais franchement : j’ai préparé mes vacances devant l’épisode, je n’ai rien suivi, tellement il n’y avait rien à suivre. Qu’est-ce que c’est dommage…

Voilà, c’est tout pour cette semaine ! Si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver le bilan des autres semaines par ici 🙂 Et sinon, voilà le planning pour la semaine prochaine : je posterai l’avis sur Fear The Walking Dead demain, le bilan de saison 4 de Person of Interest (avec MAJ du marathon) probablement mercredi et les autres articles (sur Orphan Black, The 100 & The Catch, le bilan d’Avril du challenge ainsi que l’article à la semaine et l’avis sur l’épisode 4 de FTWD) auront tous du retard, parce que je ne sais pas si j’aurais accès à internet jusqu’au mardi.

Bonne semaine à tous 🙂