Agatha All Along – S01E01 – Seekest Thou the Road – 18/20

Comment ça j’ai vu passer des reviews mitigés pour cette série ? J’adore comment ce premier épisode joue avec nos attentes en reprenant très précisément les codes qui ont fait le succès de Wandavision, sans pour autant s’appesantir inutilement dans la durée. Le casting est toujours aussi exceptionnel, avec des additions qui ajoutent mystère et talent à la fois. La série va très clairement être ma nouvelle obsession, elle a tout pour me plaire et signe un premier épisode réussi. J’ai franchement l’impression d’une saison 2, quatre ans après, et j’aime le changement de perspective.  

Spoilers

Agnes enquête sur le meurtre d’une femme, ne se doutant pas du tout qu’elle est Agatha.


Is this really how you see yourself ?

J’ai beau savoir que les premiers retours sont mitigés, je suis quand même mille fois trop impatient de découvrir la série. Je me suis préparé mon meilleur thé d’Halloween acheté aujourd’hui même à Disneyland (abricot, carotte, citrouille, pourquoi c’est bon ??) et bim, j’ai lancé l’épisode.

Quelle surprise de le voir commencé par Agatha traversant une forêt en voiture en chantonnant. On est loin de la méchante amnésique de la fin de Wandavision. Elle incarne ici une flic bien dans ses baskets, experte des cas paranormaux et bossant dans ce qui semble être la bordure même de Westview. Elle se rend sur une scène de crime étonnante, avec une victime écrasée par quelque chose de puissant et fort dans les bois – à proximité d’un livre de la bibliothèque de Westview. Ils jouent déjà avec nous les scénaristes, ça se sent. Le cadavre retrouvé ? On ne verra pas son visage immédiatement.

Agatha le voit, elle, mais nous non. Enfin, Agatha… Son collègue décide de l’appeler Agnes, tout de même. Cela me rend si curieux de savoir le chemin que va prendre la série. Le générique me rend tout aussi curieux : on nous vend une sorte de true crime, en vrai, une enquête policière en mode série danoise. D’ailleurs, ils n’hésitent pas à nous dire que c’est inspiré de WandaVision qui serait une série danoise, et tout ça se passe bien à Westview. On est loin de l’Agnes qu’on connaissait, mais elle est toujours coincée dans le même enfer.

Elle commence en toute logique son enquête à la bibliothèque municipale, où elle tombe sur Dottie. Quel bonheur de retrouver Emma Caufield dans le rôle – malgré la maladie, en plus, parce qu’elle a annoncé avoir la sclérose en plaque et l’avoir déclaré à son employeur pour la première fois sur le tournage de Wandavision. On a connu des acteurs se faisant virer sous de fausses raisons pour ça. Pas elle.

Dottie interprète donc une bibliothécaire qui déteste Agnes et le lui fait bien sentir, mais lui rend tout de même service dans son enquête dès qu’elle a besoin. Pas trop le choix, je suppose, c’est une flic après tout. Assez vite, la série part en vrille tout de même : alors qu’elle se dirige vers le rayonnage censé contenir d’autres copies du livre trouvé sur la scène de crime, Agnes se retrouve face à une étagère brûlée. Un homme étrange lui murmure que tout a été brûlé ; qu’il n’existe plus aucune copie de ce livre qui a été volé il y a trois ans. Soit.

Agnes se rend ensuite au commissariat et quel bonheur de retrouver tous les acteurs de WandaVision. D’accord la série n’est pas aussi dingue que ce qu’on imaginait pour l’instant – cette espèce de parodie de série policière sans humour n’est pas ce qu’on nous vendait. Seulement voilà, c’est quand même dingue d’avoir un tel casting – Aubrey Plaza débarque en tant qu’agent censée aider Agnes – et de se sentir autant devant WandaVision, malgré le changement d’ambiance.

Bon, une agent du FBI ? Agnes essaie de deviner pourquoi elle est là, supposant que la femme aurait été déplacée d’un état à un autre. Cela dit, l’agent du FBI en sait plus que ce qu’elle ne laisse paraître : elle demande à Agnes si elle se voit vraiment comme ça, elle mentionne un corps qui serait apparu par magie, pose des questions ouvertes sur le passé d’Agnes à Westview… Et la petite musique intrigante, en plus ? J’adore.

Je suis à peu près aussi perdu que devant le premier épisode de Wandavision. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir fait une bande-annonce hyper centrée sorcière si c’est pour reprendre selon la même ligne de conduite que Wandavision. D’ailleurs, parmi les mystères, on note qu’Agnes tente de vendre un médaillon qui contient une mèche de cheveux. C’est très… magique. Et puisqu’on parle de magie, figurez-vous que les initiales du livre qu’Agnes recherche forment… DARKHOLD. Ca alors !

Agnes rentre finalement chez elle, poussée par son commissaire, pour mieux se retrouver dans une grande maison vide, malgré une chambre d’enfant… Nicholas est le nom d’un petit garçon qui aurait vécu ici. Vraiment, on respecte tous les clichés de la série policière à enquête, et effectivement une ambiance danoise. Pour la détourner de ces préoccupations-là, Agnes reçoit la visite de l’agent du FBI, qui débarque avec une boîte de pizza.

Elle n’est pas là pour parler de l’enquête, d’après elle, mais c’est amusant de la voir interroger Agnes dessus pour souligner à quel point sa vie parfaite ne l’est pas : elle assure avoir l’habitude de voyager, alors que non, pas du tout par exemple. Et puis, l’agent du FBI lui demande aussi si elle sait pourquoi elle la déteste tant. Vivement qu’on en sache plus.

Elles sont toutefois interrompues quand un voleur tente de cambrioler la chambre de Nicholas. Cela lance une course poursuite plutôt amusante où Agnes est une flic plus réaliste et plus en galère que bien des séries américaines. Pourtant, elle finit par arrêter le voleur, pas bien doué non plus, quand il se fait renverser par une voiture – conduite par Kitty de That 70s show (désolé, elle s’appellera toujours comme ça).

J’aime bien l’idée de tous ces visages de Westview qui reviennent, bien plus que le scénario proposé en lui-même. On enchaîne en effet avec un interrogatoire pas bien passionnant où l’ado arrêté lui assure chercher la « route » dans la chambre chez elle. Pourtant, elle ne donne pas envie de parler : Agnes s’énerve, le fait tomber de sa chaise, l’accuse de mentir, lui hurle dessus en lui montrant des photos du meurtre dont elle le soupçonne. Seulement voilà, la réalité est toujours changeante à Westview : les photos du meurtre deviennent des photos d’un jardin de banlieue ; la vitre sans teint devient un tableau peint et Agnes doute inévitablement de sa réalité. Elle est sûre de ce qu’elle a vu, mais elle a d’un coup envie de se confronter au réel.

Rien de mieux pour cela que de se rendre à la morgue, sauf que, pas de bol, il n’y a pas de corps à la morgue. Enfin, il n’y en a pas tant qu’elle ne récite pas la description physique du corps – eh, comme par hasard, c’est celle de Wanda. D’ailleurs, c’est son nom qui apparaît ensuite par magie à l’orteil du cadavre. Oh, et notons aussi que le gamin accusé par Agnes fait de la magie lui aussi.

Agnes questionne de plus en plus sa réalité, aidé aussi par Aubrey Plaza : elle lui fait prendre conscience qu’on s’en fiche pas mal de savoir comment Wanda est morte. Ce qui compte, c’est qu’elle es tmorte, avec les copies du Dark Hold (mouais, je doute). Il est donc temps pour Agatha de se libérer. La scène est géniale. Agnes retire ses vêtements et repasse par tous les déguisements de la saison 1 – où elle était une insupportable voisine. Peu à peu, elle se souvient donc de son nom.

Agatha finit totalement nue dans sa maison de Westview. La nudité ne la dérange pas tellement. Elle sort donc dans cette tenue d’Eve pour aller interroger ses voisins et savoir ce qu’il se passe. Elle apprend donc que ça fait trois ans qu’elle vit à Westview, où la vie a repris son cours. Oh. En vrai, ça fait quatre les gars, quatre ans qu’on attend cet épisode.

C’est plaisant de voir chacun des voisins d’Agatha dans sa vie quotidienne. Tous les habitants de Fairview ont pu reprendre une vie normale, c’était le deal. Normale, bien sûr, c’est un peu facile à dire : en vrai, ils ne prononcent plus le nom de Wanda et ils pensaient vraiment qu’Agnes était une voisine envahissante. Tout ça pour qu’elle ne soit finalement qu’une sorcière puissante. J’aime beaucoup la manière dont tout ça est révélé, et la manière dont la série avance plus vite que Wandavision.

Le problème, c’est qu’Agatha peine à retrouver ses marques dans cette petite maison de banlieue. Elle était une puissante sorcière, certes, mais trois ans d’embrouilles mentales, c’est long. Dans tout ça, Agatha finit par découvrir qu’elle a kidnappé le gamin qu’elle pensait arrêter en tant que policière. Elle n’a pas le temps de le libérer ou de chercher à en savoir plus que l’agent du FBI débarque chez elle. Elle est toutefois une sorcière surpuissante elle aussi, et une qu’Agatha déteste.

Si on ne comprend pas tout, voir les deux sorcières se battre l’une contre l’autre, assurer qu’elles n’ont pas le droit de se tuer, mais se battre avec force… C’est incroyable tout simplement. Quelles actrices ! Agatha, plutôt que de supplier pour sa vie, souligne à quel point son adversaire préférerait la battre pour de vrai, quand elle serait vraiment la sorcière puissante et redoutable qu’elle est censée être. Après trois ans dans sa prison, Agatha n’est pas au top de sa forme. Bordel, le jeu des deux actrices ! Kathryn Hahn est génialissime dans le rôle de la méchante autant que dans celui de la voisine des années 80 ; elle me vend du rêve. Aubrey Plaza est incroyable, quelle deuxième entrée dans le MCU clairement réussi (oui, oui, deuxième… mais bon, je n’ai jamais fini Legion non plus). La sorcière lèche le sang d’Agatha, ce qui la soigne aussitôt, puis s’en va en lui assurant qu’elle reviendra la voir pour se battre contre elle.

Agatha se retrouve alors seule avec l’adolescent… et… C’est déjà fini ? Outch, il y a un générique de fin interminable, alors l’épisode ne durait que 35 minutes. Allez, pourquoi pas. On n’a pas tellement perdu de temps, j’ai eu tout ce que je voulais : un petit feeling Wandavision, une excellente réintroduction, des actrices incroyables, un générique de fin « Must be the season of the witch » que j’adore. J’ai même fini mon thé au passage. Et le générique de fin est franchement cool lui aussi. Puis, il y a aussi ce cliffhanger du « plein de gens veulent ta mort, tu les verras à la tombée de la nuit ». Ca laisse perplexe.

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E06 – Where is he ? – 16/20

Il est clair que cet épisode met en place tout ce qu’il faut pour l’épisode suivant, qui sera sûrement le meilleur de la saison. En attendant, c’est un épisode qui fait un peu plus que d’habitude le tour des différents personnages de la série. Ils sont tellement nombreux que chaque intrigue n’avance qu’à peine ; parfois trop vite d’ailleurs. M’enfin tout de même, dans l’ensemble, c’est incroyable et vraiment bien comme série.

Spoilers

Galadriel hésite à accepter le marché d’Adar, Annatar continue de manipuler Celebrimbor.


Love me later.

Le week-end s’annonce si chargé que je ne suis même pas sûr de réussir à commencer Agatha All Along, mais ne pas voir Les Anneaux de pouvoir, ce serait juste la honte. Et puis, j’ai trop envie de savoir ce qui attend Galadriel cette semaine – même si ça suppose de me taper toute la partie sur l’Istar, Nori et tout là… Est-ce qu’elle va accepter le deal d’Adar ? Suspeeeeense.

Aux portes d’Eregion

L’épisode a le bon goût de commencer par l’intrigue d’Arondir. Le voilà qui court en forêt et se rapproche clairement du camp d’Adar, donc de Galadriel. Il tue quelques orques au passage, se débrouillant pour récupérer une carte lui indiquant, je pense, la progression du Mordor.

La menace Adar grandit de plus en plus. J’aime le fait qu’il souhaite faire équipe avec Galadriel. Je trouve ça bien amené dans la mythologie de la franchise. On les retrouve en train de papoter autour d’un bon repas cette semaine : Galadriel le déteste toujours autant, mais ne déteste-t-elle pas plus Sauron après tout ? C’est difficile comme situation pour elle.

Elle refuse toujours d’aider Adar, même lorsqu’elle se rend compte qu’ils ont été manipulés de la même manière. Ils méprisent Sauron – il a promis à Galadriel une armée, à Adar des enfants. Pour convaincre définitivement Galadriel de bosser avec lui, Adar lui montre aussi la couronne de Morgoth. C’est supposé la convaincre qu’avec cette couronne et les trois anneaux des Elfes, ils ont peut-être enfin de quoi faire tomber Sauron.

En plus, Adar a deviné qu’Halbrand était son ennemi juré : ils savent donc où est Sauron. Le choix est simple pour Galadriel : rester prisonnière ou bien faire équipe avec Adar pour tuer leur ennemi commun. Dur de s’allier avec un orque, mais si c’est pour le plus grand bien après tout ? Sans trop de surprise, elle demande ensuite à Adar de le libérer pour lui présenter toute la situation : elle sait bien que Celebrimbor est à la merci de Sauron et elle devine déjà le plan maléfique qui se dessine.

Le problème, c’est qu’Adar n’est pas complètement idiot : il se rend compte que le marché que propose Galadriel ne met pas à l’abri les orques. En fait, il la manipulait pour avoir toutes les infos des elfes : Galadriel a confirmé l’existence des anneaux, l’identité de Sauron mais aussi le fait qu’Elrond avait son anneau. Cela fait beaucoup. Il montre toute son armée incroyable à Galadriel et lui explique son intention d’attaquer Eregion.

Malheureusement, celle-ci comprend trop tard avoir été manipulée. Pire : elle devine que c’est exactement le plan de Sauron qui se met en marche. Adar va attaquer Eregion et faire le jeu de Sauron, réunissant des anneaux.

Eregion

Pendant ce temps, Celebrimbor ne comprend pas pourquoi les anneaux des humains continuent de lui résister. Le problème, c’est qu’ils n’ont plus de mithril (les nains ont autre chose à faire) pour faire de nouveaux essais alors tous les employés de la forge sont dépassés par l’attitude du forgeron. Il est particulièrement agressif avec ses employés, qui sont surpris de découvrir qu’il ne se souvient même plus des prénoms d’eux. Il oublie même Mirdania, ce qui est tout de même gênant.

Celebrimbor est complètement rendu fou, et ça semble beaucoup amuser Annatar. Ce dernier continue de la manipuler tranquillement, et ça lui fait d’autant plus plaisir que le roi des elfes demande une audience avec lui. Le forgeron la refuse, parce que sa priorité, ce sont les anneaux. C’est exactement ce qu’Annatar voulait entendre : il en profite pour prendre le pouvoir sur Eregion, devenant le référent à consulter dans toutes les affaires.

Aussitôt, Annatar vire tous les forgerons, pour s’assurer que Celebrimbor reste solitaire. Alors que les Orques se rapprochent de plus en plus et laissent des cadavres en message (et avec un message sur les torses bien musclés : « où est-il ? »), il s’assure aussi que les elfes soient tenus à l’écart de la menace.

Cela ne fonctionne qu’un temps : bien sûr qu’Adar finit par lancer l’assaut contre Eregion. Annatar décide tout de même de rassurer Celebrimbor et de lui dire que les affaires de la cité son ordre, un peu en vain. Le forgeron a du mal à se laisser manipuler par Annatar cette fois et il décide d’aller voir par lui-même que tout se passe bien à Eregion.

Quand il sort de sa tour, c’est effectivement ce qu’il voit : tout se passe bien. Annatar a eu le réflexe de toucher Celebrimbor juste avant et il utilise ses pouvoirs pour le convaincre que la ville est en paix et que l’urgence est de créer les neuf anneaux de pouvoir des hommes. On s’approche du compte final ma foi. L’anneau, le seul qui compte, se rapproche. Et en attendant, une fois Celebrimbor de retour dans sa tour, on nous confirme que c’est bien le chaos dans les rues d’Eregion. L’armée des orques est aux portes de la ville. Cette fois, l’épisode 7 sera épique ou ne sera pas. On compte sur Arondir pour arrondir les angles et tout arranger ou pas ?

Numénor

Dans la cité, rien ne va plus depuis que Pharazon est au pouvoir. Voilà Elendil qui se retrouve condamné à mort, face à sa propre fille qui n’en a rien à carrer, à moins qu’il ne renonce à ses crimes – à moins qu’il n’accepte Pharazon comme seul vrai roi de Numénor. Il veut bien renoncer à ses crimes, mais certainement pas s’empêcher de dire que Pharazon est un traître pour Numénor. Bref, il choisit la condamnation à mort, ce qui fait plaisir au tribunal populaire mais pas tellement à sa fille.

La mise à mort ? Elle se fait selon la tradition des Valar. Il devra donc être bouffé par un ver des mers, rien que ça. Paniquée, la fille d’Elendil essaie encore de faire en sorte que son père renonce à ses convictions. Elle n’a pas envie de perdre son père, mais bon, elle a fait des choix de merde, il faut bien qu’elle les assume. Pourtant, son père en arrive à la renier, comme Pharazon l’avait prédit.

Seulement voilà, elle a aussi un coup d’avance sur son père : elle a réussi à organiser une rencontre entre Elendil et Miriel. La reine légitime ordonne donc à Elendil de s’agenouiller devant Pharazon. Les grands principes, c’est bien, mais Miriel préfère voir (enfin… façon de parler) Elendil survivre qu’être exécuté. Malgré cet ordre de sa reine, Elendil persiste à dire que sa foi est plus importante.

La cérémonie de l’exécution est ainsi organisée. Pauvre Elendil. Alors qu’il est prêt à se sacrifier et à sauter dans la mer, Miriel débarque finalement pour tout empêcher. Je dois dire que ça, c’est un twist que j’ai vu venir. Miriel affirme que le crime est commis en son nom et que c’est pour cela qu’elle peut être jugée à sa place par les vers de mer. Plutôt que de sauter, elle descend donc l’escalier jusque dans l’eau de mer. Elle est ensuite aspirée par le fond lorsque le monstre se pointe et est laissée pour morte un temps.

Pourtant, le monstre l’avale pour mieux la recracher face à une partie du peuple et aux officiels du gouvernement de Pharazon. Et ça, c’est un signe beaucoup plus classe que l’aigle de Pharazon. La gueule de ce dernier est amusante à voir, mais la scène suivante le voit consulter sa boule magique pour mieux apprendre qu’Halbrand est Sauron – du moins, ça doit se deviner avec ses visions, je pense.

Le désert

Après une semaine sans nouvelle de lui, c’est reparti pour un détour par l’Etranger qui apprend à utiliser sa magie avec son nouvel ami. J’étais bien sans nouvelle d’eux. Plus le temps passe, plus cette portion de l’histoire me soule. Tom propose une petite balade à notre magicien, l’emmenant dans un désert où il doit choisir son prochain bâton.

Pas évident : il y a plein de bouts de bois qui pourraient faire l’affaire pour faire de la magie, l’Etranger est pressé par le temps parce qu’il a des visions de Nori… et Tom lui explique qu’il est temps de faire un choix. Soit il continue de choisir la magie pour s’opposer à Sauron, soit il abandonne la Terre du Milieu à son sort pour sauver son amie. Sa destinée ou son amie ? Je suis sûr que si ça avait été proposé à Arondir, ça m’aurait passionné, mais là… Bon, je suis curieux de savoir quel choix il fera, mais voilà quoi.

En parallèle, Nori continue de sympathiser avec sa famille nouvellement trouvée. Elle papote donc avec la cheffe de la tribu, qui lui confie toute sa vie et le décès de son mari. Soit. Elle est sédentaire et ça doit faire bizarre à Nori, mais j’ai du mal à accrocher à cette nouvelle communauté aussi. En vrai, mon problème, c’est que tout ça est là pour ajouter du lore à un monde qui était déjà bien complet avant.

Alors que Nori parle avec la cheffe, Poppy drague toujours. Si c’était très visible qu’il y avait une attirance avec Merimac, je trouve que le premier baiser arrive bien trop vite. C’est toujours pareil : la saison fait huit épisodes, alors c’est sûr que ça doit arriver vite ; mais en deux épisodes… pour ne pas dire en quatre scènes, c’est juste trop. Dommage, d’ailleurs, parce que j’aime bien Poppy.

Bref, tout ça mène à Nori et Poppy qui décident de se battre pour cette nouvelle famille. Et c’est tout ? Elles ne feront vraiment pas grand-chose cette saison.

Khazad-Dum

Je ne pensais pas voir les nains cette semaine, et pourtant, on passe bien par Khazad-Dum où le roi Durin fait de la merde et exploite tout le monde pour se constituer un énorme trésor. Il y a de plus en plus d’or autour de son trône et ça craint : on sait que ça finira par un dragon pour les chasser de la montagne. En attendant que ça arrive, Annatar vient réclamer davantage de mithril. Le prince Durin lui refuse, mais le roi est intéressé quand il est question de bois ou de quelque chose de plus… précieux.

Il est fort cet Annatar. Pourtant, le roi refuse le marché. Je ne m’y attendais pas tellement, mais l’idée était juste de nous annoncer une fois de plus l’arrivée du Balrog. Même si Annatar ne parvient pas à convaincre Durin, il est à noter qu’en fin d’épisode, il donne bien du mithril à Celebrimbor. J’imagine qu’il le vole.

Le roi est pourtant sûr de faire le bon choix quand il est question de ne pas donner du mithril à Annatar, non pas comme le prince le pense par éthique, mais juste parce qu’il veut davantage de richesse et pouvoir. Le prince comprend bien vite que son père est manipulé et possédé par l’anneau. Il le lui dit, mais le roi refuse de le retirer. Il est bien déçu par son fils, surtout que celui-ci essaie même de lui retirer par la force.

La force, justement, c’est ce que le roi a beaucoup plus depuis qu’il porte l’anneau. Il envoie valser son fils, qui se retrouve ensuite à pleurer la perte de son père alors que sa femme lui fait la morale pour qu’il reprenne les choses en main. Elle est totalement en train de lui souffler et lui intimer l’ordre de faire tomber la couronne de son père tout de même. Il se laisse convaincre, bien sûr.

Il doit donc approuver la scène suivante où Disa s’oppose aux nains suivant les ordres du roi en poussant quelques cris pour faire venir des chauve-souris et les chasser. Le prince Durin est fou amoureux de sa femme badass, c’est mignon à voir. Drôle d’endroit pour faire un cliffhanger, néanmoins.

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How to die alone – S01E01 – Stop Living – 17/20

La série a beaucoup d’atouts, en vrai : un casting sympathique, des personnages originaux, un focus sur un métier peu mis en scène et un humour qui fonctionne. Pour une série commencée quasiment par pur hasard parce qu’un épisode était sorti il y a moins de 24h et qu’Agatha n’était pas disponible… c’est un coup de chance ! Dommage que les épisodes durent 30 minutes, en revanche, et que je ne sois pas sûr de ce que réserve la suite de la série, mais c’est un premier épisode efficace pour donner envie de voir la suite.

Spoilers

Pour son 35e anniversaire, Melissa a une journée de merde.


We’re invisible to him, and everybody else

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, parce que je commence la série littéralement parce que dans la bande-annonce, j’ai aperçu Oliver de How to get away with murder dès la première seconde. J’ai su que j’allais avoir envie de regarder. Les premières secondes de la série sont plutôt sympathiques aussi : le générique m’a fait rire avec son « stop living » sur un train.

On s’éloigne ensuite de New-York pour se retrouver à l’aéroport où arrive l’héroïne de la série pour sa journée de travail. Ils oublient juste de nous donner son prénom ou celui des personnages principaux de la série, par contre. Ce n’est pas si grave et c’est dans l’esprit de la série : le personnel de l’aéroport est invisible, tout simplement.

L’héroïne elle-même n’est pas regardée par la sécurité quand elle la passe, ça en dit long. On la voit dans sa routine, ce qui est bien drôle parce que ça permet plein de petits gags qui fonctionnent plutôt bien. Histoire de nous accrocher au personnage, elle reçoit alors une invitation pour un mariage, version 2024. C’est forcément son ex vu la réaction : l’invitation est pleine de photos sur un blind date qui a fonctionné au point de finir en mariage.

Elle est dégoûtée par le mariage de son ex. C’est rapidement confirmé à l’arrivée de son collègue et meilleur ami : elle l’a largué pour éviter qu’il ne la remplace (ridicule de sa part aussi) et on l’apprend alors qu’elle s’en plaint à « Oliver », donc. Il m’a rapidement fait rire. Cet acteur était clairement fait pour la comédie, et ça se sent encore plus depuis la fin de How to get away with murder.

Bon, sinon, on en parle du move de l’ex qui envoie son faire-part de mariage le jour de l’anniversaire de l’héroïne ? C’est un peu violent comme pratique, tout de même. Les personnages oublient un temps cette information tout de même, parce qu’il y a une grande star (du basketball, forcément ?), Lizzo, qui débarque à l’aéroport. Cela fait que l’héroïne, son meilleur ami et collègue, puis deux autres personnages se précipitent dans l’aéroport pour le voir passer.

Dommage qu’ils soient invisibles, dommage qu’ils provoquent un accident au passage – la chute est vraiment comique, pour le coup. L’héroïne se retrouve à devoir remplir des rapports d’incident passionnants en présence de son ex, alors que c’est toujours le jour de son 35e anniversaire. Une autre scène nous apprend ensuite qu’elle a peur de voler, même si elle bosse dans un aéroport. En vrai de vrai, je trouve ça intéressant de voir une série dans un aéroport, c’est original et ça change.

Sinon, l’héroïne est une fumeuse, sa famille pense qu’elle est une cause perdue et elle a peur des flics parce qu’elle est noire. Elle s’appelle Melissa, aussi, même si ça, ce sont les sous-titres qui me l’apprennent. Le personnage est grave attachante. La pauvre doit aussi passer son anniversaire toute seule, abandonnée par son meilleur ami qui doit s’occuper d’un gala de charité. Elle passe alors son anniversaire à Ikea (bon, la version américaine, Umlaut ?) et s’achète une armoire à monter. Y a mieux pour un anniversaire.

Si je ne vois pas ce que ça peut donner sur du long terme, Melissa m’a bien fait rire tout de même. C’est horrible d’avoir rigolé aussi quand elle s’excite après un rat dans son appartement et se prend l’armoire qu’elle vient de monter sur la gueule. J’ai eu tellement de peine pour elle, mais c’était drôle. Apprendre qu’en plus elle s’est étouffée sur sa bouffe et a arrêté de respirer pendant plus longtemps que Despacito ? Elle est brillante.

OK, la série parvient à me faire tellement rire. À l’hôpital, on lui chante « joyeux anniversaire » et j’ai fini par vraiment éclater de rire. La pauvre se retrouve à devoir appeler Rory pour venir la chercher, sauf qu’il ne répond pas. Rory, c’est son collègue (Oliver, donc) et… bordel, dans sa sous-intrigue à lui, il se tape le basketteur parce qu’il l’a croisé dans les toilettes et qu’un quiproquo grave bien écrit a mené à ça.

C’est triste qu’il ne soit pas là pour sa meilleure amie derrière, mais j’ai bien ri tout de même. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’on introduit ensuite la patiente dans le lit à côté de celui de Melissa et c’était moins fun à suivre… en plus, elle donne des conseils de vie à Elise et a une conversation profonde avec elle, juste avant de mourir. Mais… C’est horrible. En plus, la mort se fait sur la chanson The Funeral que j’adore. Oh, ça finit en vrai éclat de rire pour moi quand Melissa vomit sur Elise alors qu’elle s’imagine à sa place. Quelle angoisse.

Après tout ça, Melissa essaie d’appeler Jada – sauf que Jada est en plein rencard et n’a pas envie de décrocher le téléphone du tout. Le grand frère finit par aller chercher la petite sœur à l’hôpital – et tant pis pour son rencard. Bon, OK, soit. Je trouve qu’il aurait fallu que l’épisode s’arrête là, en vrai, sur le vomi.

Sans la moindre surprise, Melissa s’engueule avec son frère et finit par errer seule en ville. Tu parles d’un anniversaire : elle finit dans un bar à karaoké à se plaindre à la barmaid de la mort d’Elise (dont elle a les affaires par erreur) et du fait que son job consiste à emmener les gens où ils veulent aller quand elle ne sait pas elle-même où aller. Elle est touchante. C’est un peu too much pour un premier épisode, mais elle est touchante. La barmaid l’est aussi : elle lui laisse son numéro de téléphone et s’assure qu’elle sait où aller.

Melissa assure avoir une safe place où se rendre. Elle lui assure que oui, mais nous la voyons donc se rendre ensuite dans un appartement dont elle a la clé : celui d’Elise. Ben oui. Elise n’avait personne après tout, elle peut bien lui voler son incroyable appartement mille fois plus classe que le sien. Elle gagne même un chien au passage. Incroyable et improbable comme début de série.

Melissa rentre ensuite chez elle avec Bubba, le chien, et est bonne pour le ménage que personne n’a fait bien sûr. C’est terrible d’être seule dans ces cas-là. En vrai, son appartement n’est pas horrible que ça par contre : elle a des plantes, pas mal d’espace et tout… Je veux bien rater ma vie comme ça moi. Bon, en revanche, avoir son ex, Alex, dont elle est clairement encore amoureuse et qui continue de jouer un jeu de séduction avec elle, c’est pas cool.

L’épisode se termine sur l’envie de Melissa d’aller à Hawaii pour le mariage d’Alex. Elle n’a pas le fric pour… mais Elise, elle, l’avait. Du coup, elle utilise sa carte bleue. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

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English Teacher – S01E04 – School Safety – 14/20

Je ne ris pas autant qu’au début de la série et j’ai toujours du mal avec le personnage principal, mais il y a des secondaires amusants (et les étudiants, vraiment, ont les meilleures répliques) et je trouve que la série fait le choix d’aborder de vrais sujets de société l’air de rien. Bref, c’est plutôt sympathique à suivre, il y a de bonnes blagues et de quoi réfléchir à la société dans laquelle on vit han. Enfin, surtout aux États-Unis pour cet épisode, cela dit.

Spoilers

La série s’attaque au problème des flingues aux USA. Rien que ça.


I have a croptop in my locker, do you want it?

Une fois de plus, Evan et Malcolm ont passé la nuit ensemble. Ce qui me rassure, c’est qu’Evan pense à peu près comme moi que c’est du grand n’importe quoi et qu’ils se comportent littéralement comme un couple, mais bon. La série semble vouloir vraiment les laisser d’empêtrer là-dedans. Je ne sais pas bien pourquoi – ça nous montre qu’Evan est coincé dans sa vie, je suppose, mais ça n’aide pas à accrocher au personnage.

En plus, sans trop de surprise, Malcolm est toujours à fond sur Evan, au point d’essayer de se remettre avec et d’envoyer des photos à Gwen des photos d’Evan au lit pour la convaincre qu’ils sont de nouveau ensemble. Et ça marche. Il m’a fait rire, cela dit.

Tout devient beaucoup moins fun dans ce début d’épisode quand Evan entend des coups de feu au niveau du lycée. Paniqué, il se renverse cson café sur lui (on notera que ça lui fait une chemise presque classe), essaie de protéger les élèves des flingues… pour apprendre que c’est finalement l’idée du coach du lycée que de faire un « gun club » dans le lycée. This is Texas. Je préfère le Glee club, c’est clair.

Evan a beau s’en plaindre en réunion face à toute l’équipe du lycée, c’est en vain : Markie prend mal qu’Evan veuille faire cancel son club, le principal rappelle que c’est légal et hop, problème réglé. Enfin, problème pas réglé : le club peut continuer d’exister, même si ça n’aide pas Evan. Il est bien le seul à s’inquiéter de voir un tel club exister parmi ses collègues cependant.

Le principal a d’autres chats à fouetter, Markie est content de lui, les lycéens sont contre Evan parce qu’ils voient l’intérêt d’un club de défense et sont trop habitués aux alertes, tandis que Gwen… Bon, elle l’écoute, mais elle a découvert qu’elle était 26e sur la liste des profs les plus sexys du lycée sur Discord, alors clairement, elle est révoltée par d’autres problèmes. Elle passe son épisode à se renseigner sur la liste et à tenter d’être la plus canon du lycée. Franchement, elle est clairement la plus drôle dans cet épisode. Elle a des looks tous plus improbables les uns que les autres, tous plus canons et elle est tellement en galère, la pauvre.

Elle était si drôle… tout ça pour découvrir qu’un lycéen est juste en train de la manipuler. Jeff me fait beaucoup trop rire : il a fait exprès de mal la noter pour affecter la manière dont elle s’habillait – au point de lui choisir des fringues aussi. Elle me fait si rire.

Bref, le sujet de l’épisode, c’est plutôt les armes à feu. Evan se débrouille pour que ses élèves organisent une manifestation anti-flingues. C’est un épisode super bizarre avec le contexte étatsunien des fusillades permanentes : les étudiants finissent déguisés en fantômes pour protester, sauf que Markie organise une contre-manifestation, également en fantôme. C’est si creepy. Il est difficile de ne pas être du côté d’Evan en tant qu’européen, mais en même temps, l’épisode nous met en avant les arguments pro-guns et pro-défense qui sont flippants, tout en étant rationnels.

Les débats que cela permet sont au moins cool à voir à l’écran, et toujours plein de blagues. La conclusion de tout ça ? Elle m’a fait rire : Evan s’arrange pour obtenir des devoirs qui permettent l’annulation du club de tir en constituant une vraie menace contre le lycée. Un étudiant souligne donc qu’il a envie de saigner tout le monde, et hop, le club est annulé. Bon, les écrits libres le sont aussi (bonjour la liberté d’expression).

La toute fin de l’épisode est violente aussi : tous les profs sont forcés d’apprendre à se servir d’un flingue pour protéger les gamins (mais vraiment, c’est crédible aux USA, non ?). Evan accepte l’idée, même s’il est plutôt contre, et est le premier à tirer… S’il se casse limite le poignet avec le recul, il parvient aussi à être un excellent tireur. Et c’est problématique, mais… il y prend goût ?? Les USA, je vous jure. Heureusement qu’ils font de bonnes séries avec une bonne BO, hein.

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