The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant par les premiers éléments de fil rouge, tout permet de s’accrocher juste assez pour avoir envie de voir la suite. Ce ne sera pas la série de l’année, mais ça va se regarder à défaut d’avoir autre chose à se mettre sous la dent.

Spoilers

Pourquoi confesser un meurtre alors qu’on n’est pas le meurtrier ?


People are irrational. But predictably so.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Irrationnel

La série commence plutôt pas mal, même si c’est avec une scène aussi prévisible que ce que la voix-off nous explique : les gens sont irrationnels, mais de manière prédictible, avec des décisions qui sont prises par instinct plutôt que par logique. C’est un constat simple, mais plutôt vrai, qui est mis en avant par plusieurs exemples plutôt marrants – la fastfood, les achats compulsifs, tout ça, tout ça. C’est une bonne manière d’introduire le héros de cette série qui explique que c’est suite à plusieurs décisions faites par instinct que l’on a besoin de lui, parce qu’on a enchaîné trop de mauvaises erreurs.

Franchement, c’est fluide et je vois mal comment on aurait pu introduire différemment le personnage central de la série, Alec, donc. Enfin, si, je vois : on aurait pu nous donner son nom autrement que dans le synopsis, surtout que le générique (inexistant) nous informe qu’il sera omniprésent pour la série. Bref, c’est prévisible, c’est un procédural NBC, mais pourquoi pas ?

Je suis là pour me laisser convaincre, après tout. J’aime bien la première intervention de l’épisode qui nous introduit Alec comme un négociateur dans les prises d’otages. Nous le suivons donc alors qu’il essaie de convaincre un père de famille de ne pas tirer sur sa femme ou sur son bébé. Pour se faire, il décide de le faire réfléchir à ses choix et ses envies du moment, pour qu’il se rende compte que c’est une mauvaise idée.

Evidemment, on est sur un pilot alors notre héros parvient à faire en sorte que le personnage ne tue pas tout le monde. On voit toutefois que ses méthodes ne sont pas convaincantes pour tous les gens sur place – à commencer par les policiers. Il n’y en a qu’une qui semble lui faire confiance, Marissa, et pour cause : on apprend rapidement qu’elle est la femme du héros.

Bon, par contre, ils ont rompu. Ils ne sont pas divorcés (pas encore, en tout cas), mais ne vivent plus ensemble. C’est un peu lourd comme duo, mais ce sera parfait pour nous faire un will they/won’t they un peu différent des autres séries. Leur alchimie est plutôt chouette, en plus, et on comprend bien que la rupture vient du fait que le héros dissocie trop les émotions de la réalité, se contentant de la logique et de l’irrationnel, enfin de l’instinct, pour tout expliquer.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Alec

Cette introduction faite, il nous faut plonger un peu plus précisément dans ce qui a rendu Alec comme cela. Nous découvrons donc qu’il est professeur de fac et nous suivons son premier cours face à de nouveaux étudiants, pour vraiment apprendre à le connaître. Il a donc un passé un peu sordide, avec des brûlures dans le cou qui viennent d’un accident. Ce sont ses brûlures qui ont fini par le rendre comme il est aujourd’hui : il explique que les infirmières retiraient brutalement ses bandages et que ça lui faisait bien plus mal que si elles y allaient lentement.

Cette décision fondée sur l’instinct l’a beaucoup fait réfléchir : c’est comme cela qu’il est devenu ce qu’il est, parce qu’il a fini par comprendre que les infirmières géraient la douleur d’infliger de la douleur comme cela. Et les brûlures ? On a quelques flashbacks précipités pour nous faire comprendre qu’il y aura quelque chose à creuser un jour de ce côté-là. Mais pas aujourd’hui. En effet, le héros ne se souvient pas exactement de tout ce qu’il s’est passé, alors il invente une fausse excuse – ce qu’il explique ensuite à son assistante. Bon. Un mystère pour la suite, c’est vraiment une série procédurale.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Dylan

On tombe alors dans la série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique avec une enquête de la semaine, enquête un peu précipitée inévitablement. L’épisode doit forcément accélérer les choses puisqu’il y avait toute la partie introduction au départ. Bref, c’est la maire qui fait appel directement à Alec pour qu’il prouve l’innocence (ou la culpabilité d’ailleurs) de Dylan, un étudiant qui affirme avoir tué sa copine (Jasmine). Seulement voilà, ça n’arrange pas la maire parce que c’est le fils d’un sénateur.

C’est gênant comme situation, alors hop, Alec débarque pour tenter de régler ce qu’il se passe. J’aime bien l’idée de l’épisode, mais je me demande vraiment comment cette série va pouvoir tenir sur une vingtaine d’épisodes sans être répétitive dans les schémas proposés. Il faudra que les personnages soient vraiment chouettes, et ce n’est pas encore le cas.

En ce qui concerne l’enquête, Alec assiste à l’interrogatoire de la police et pose des questions étranges, comme les positions dans lesquelles Dylan et Jasmine ont bien pu coucher ensemble. Son but ? Démontrer qu’il affirme avoir tué Jasmine mais qu’il ne s’en souvient pas précisément : on se souvient des choses par image, mais ce n’est pas le cas dans le cas du meurtre. Cela l’interroge sur la raison pour laquelle il confesse, et ce sera le cœur de l’enquête.

Après, il n’y a pas d’enquête tant qu’il n’y a pas de corps, hein. Voilà donc Alec qui se rend sur la scène de crime. Pour pouvoir y entrer, il fait appel à Marissa qui lui donne ses accès sans problème. Ils rencontrent ensemble l’enquêtrice sur le cas, ce qui permet de perturber celle-ci. Elle était sûre que l’affaire était réglée parce que Dylan avait confessé… seulement voilà, s’il avait confessé être innocente, elle aurait mené une enquête.

Bref, Alec lui rappelle qu’elle a un métier à faire et que ce serait mieux de le faire correctement. Pour la convaincre qu’il est possible de confesser de quelque chose qu’on n’a pas fait en étant sûr de l’avoir fait, Alec met aussi en place une expérience à la fac. J’ai trouvé dommage que cette expérience soit présentée en moins d’une minute : je trouve que la série passe à côté de quelque chose. Après tout, on est là pour ce que la science pourrait apporter – un peu comme dans Numb3rs où on venait pour les maths. Or, là, la science est mise de côté avec juste la révélation du résultat de l’expérience – ils mentent tous quand on leur dit qu’ils ont été filmés en train d’abîmer du matériel lors d’un moment où ils devaient aller vite à un autre endroit – parce que c’est ce qui permet à l’épisode d’avancer.

La détective sur l’affaire n’est pas trop convaincue pour autant que c’est la même chose que lors d’une confession de meurtre. Ce n’est pas grave : ça conforte Alec dans ses certitudes. Il décide donc de poursuivre l’enquête autant que possible : il se rend donc dans une réunion pour alcooliques anonymes où Dylan se rendait régulièrement. À partir de là, je tenais mon coupable : le parrain de Dylan.

Alec n’en arrive pas si vite à la même conclusion que moi, et pourtant, tout se dirige vers là avec un jeton de cinq ans de sobriété retrouvé sur la scène du crime, là où les deux protagonistes, Dylan et Jasmine, n’en sont qu’à quelques mois. Je trouve ça gros que personne ne cherche plus loin l’origine de ce jeton, pas même Alec.

Pour leur défense, ils sont perturbés par l’arrivée d’une influenceuse rivale de Jasmine dans l’histoire, parce qu’évidemment Jasmine était une influenceuse. Si elle ment et que la révélation du mensonge est marrante à suivre, on voit rapidement que c’est une fausse piste cette dispute entre influenceuses. Elle permet de prouver une fois de plus qu’Alec est malin et fait attention aux détails. Dans le même genre, à la réunion des AA, Alec est plutôt marrant à expliquer comment on fait soudainement attention au bruit de fond lorsqu’il est question de sexe ou d’un nom que l’on connaît. C’est comme ça qu’il attire l’attention de ceux connaissant le nom de Dylan. Et ça fonctionne.

C’est comme ça que moi j’ai trouvé mon coupable. Alec met du temps à s’en rendre compte, mais l’enquête le ramène une fois de plus aux AA où il finit par comprendre que Ray doit être le coupable bien planqué. Il lui rend son jeton de cinq ans de sobriété et fait aussitôt appeler Marissa pour qu’elle vienne sur place.

Il fait bien. Quand il confronte Ray, ce dernier sort aussitôt un flingue – l’arme du crime. Pour un personnage intelligent, il se met en danger sans raison là. Le voilà pris en otage, mais le genre d’otage que personne n’aimerait avoir : il papote tranquillement avec Ray et lui souligne toutes les mauvaises décisions qu’il est en train de prendre.

Ma foi, ce ne sera pas la série du siècle. Alors qu’Alec conduit, Ray lui donne des coups de poing et confesse peu à peu ce qu’il s’est passé. Nous n’avions pas besoin de tant de détails, en plus, parce que j’avais de toute évidence un coup d’avance sur le personnage. Ce n’est pas compliqué : Ray a donc tué Jasmine, puis s’est servi de la confiance que Dylan avait en lui pour le droguer, le faire rechuter et le faire accuser.

Simple et efficace. Une fois que la confession est faite, Marissa débarque en voiture, mais la série n’a pas le budget pour une vraie course poursuite. Voilà donc Alec qui provoque un accident volontaire de manière à neutraliser définitivement Ray. Dylan est alors relâché et tout est bien qui finit bien. On peut même nous vendre un triangle amoureux entre Alec, Marissa (son ex-femme beaucoup trop accrochée à lui) et la nouvelle enquêtrice qui semble vouloir bosser à nouveau avec lui. Je crois que son nom est Bowen… mais franchement, ils ne se sont pas trop souciés de nous faire apprendre les noms des personnages pour l’instant !

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Le fil rouge

En me concentrant sur l’enquête, j’ai volontairement mis de côté dans ma critique une grosse partie de ce pilot qui se concentre sur une intrigue qui sera en fil rouge et qui concerne le passé de notre personnage. En fait, c’est toute sa vie perso que j’ai mise de côté pour l’instant. On découvre donc qu’il vit désormais chez sa sœur, un personnage secondaire qui sera là pour le soutenir quoiqu’il arrive dans sa vie. Je l’aime bien, elle apportera une dynamique intéressante avec le personnage principal – elle le connaît par cœur, elle sait comment lui parler, elle le ramène au monde des émotions. En gros.

Des émotions, le personnage principal en a plein. Seulement, il veut les mettre de côté parce qu’il est aussi perturbé par son passé. Tout au long de l’épisode, on en découvre plus sur lui et ses brûlures. L’origine ? Une bombe a explosé dans une église. Il y a perdu un proche – son frère ? – et obtenu de grosses brûlures dans le cou. L’avantage, c’est que l’enquête menée par le FBI lui a permis de rencontrer Marissa. Oui, parce qu’elle est du FBI, en fait.

Aujourd’hui, son ex-femme a gardé la maison, mais elle est encore amoureuse de lui et pas encore divorcée. Bon, ça, je l’avais déjà dit. Et je crois que grosso modo, c’est tout ce qu’on appris sur le passé du personnage.

On en revient alors au présent et à de vraies questions pour la suite de la série : il fallait un fil rouge et on l’obtient quand le poseur de bombe, un certain Wes, demande à être libéré plus tôt que prévu. Lors de l’audience, tout se déroule à merveille et il est prêt à être libéré, mais il aperçoit alors quelqu’un dans le cadre d’une porte. Il n’en faut pas plus pour qu’il exprime aussitôt son souhait de commettre d’autres attentats.

Marissa et Alec ont beau courir vite (non), ils ne parviennent pas à rattraper l’homme qui se tenait dans le cadre de la porte. Ils n’ont soi-disant aucune piste pour le retrouver car Alec n’a pas retenu sa plaque, mais ils comprennent en tout cas que Wes n’agissait pas seul. S’il a un complice qui tire les ficelles, l’enquête doit être rouverte… De quoi nous garder Marissa et Alec proches l’un de l’autre un bon moment. Sinon, je vous présente le seul palais de justice de l’histoire des séries qui n’a pas de gardiens ou de caméras de surveillance. J’imagine qu’on nous dira que le chapeau cache l’identité du type – que je soupçonne très fortement d’être le frère d’Alec, pour le bien du drama. L’histoire nous le dira – parce que je pense que je vais continuer la série, elle met en place ses petits rituels déjà, ça va se regarder tout seul.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

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The Irrational (S01)

Synopsis : Alec Mercer est un professeur de psychologie comportementale de renommée mondiale. Avec son expertise unique en matière de nature humaine, il intervient dans des affaires à haut risque.

Pour commencer, The Irrational est un peu comme un cadeau tombé du ciel. Avec la grève des scénaristes qui vient tout juste de se terminer hier et les acteurs toujours en grève, les nouveautés se font rares cette saison. En fait, c’est quasiment la seule nouveauté, parce que NBC se l’est mise de côté rien que pour cette occasion.

Du coup, cette série a tout mon temps et mon attention, et franchement, ça tombe bien. J’avais un petit vide à combler dans ma liste de séries procédurales originales, surtout que je n’ai jamais repris Lucifer (un jour, un jour). Après, je suis un peu dans le flou. Je ne connais ni le casting en détail, ni les producteurs, et je n’ai pas vraiment d’infos sur le ton que la série va adopter. Mais bon, découvrir quelque chose sans a priori, surtout quand le paysage télévisuel est aussi désert, c’est plutôt cool, on va dire. Je n’aurais probablement jamais regardé s’il n’y avait pas eu grève et pénurie de nouveautés.

Et peut-être que j’aurais dû ne pas regarder quand même quand je vois tout ce que j’ai à rattraper… mais c’est plus fort que moi, j’aime trop les diffusions hebdomadaires pour passer à côté de ce qui s’annonce déjà comme un procédural à vitesse de croisière déjà connue. Parfait pour entamer une nouvelle routine de mardi matin.

Note moyenne de la saison : 

The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant…

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est…

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E03 – Paris sera toujours Paris – 16/20

L’épisode est un petit plus lourd que les précédents sur la culture française et sonnait par moments comme un mauvais guide touristique. J’imagine qu’il y a eu des subventions françaises pour le tournage et que ça se faisait en échange de références constantes à l’art et la culture ? Ouais, Paris sera toujours Paris, malgré l’apocalypse. L’histoire reste bien prenante pour une série de la franchise ; l’univers est vraiment sympathique à découvrir. Je passe de bons moments avec cette série malgré des développements un peu moins pertinents ou trop clichés – et pourtant, ce n’était pas gagné !

Spoilers

Nos héros se rendent à Paris pour rejoindre le Nid et/ou trouver un moyen de retourner aux USA.


Where is Bryan ? He’s in the kitchen.

Qu’est-ce que les titres des épisodes sont inspirés ! Au moins, la programmatique est claire, on va passer par Paris cette fois encore. La traversée de la France fut drôlement rapide par rapport aux distances parcourues par épisode dans The Walking Dead !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Angers

L’épisode commence étrangement par Angers. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas mis les pieds dans cette ville depuis à peu près toute ma vie, mais l’esthétique Walking Dead lui va bien au teint, je trouve. Si nos personnages passent par ici, c’est parce qu’Isabelle affirme qu’elle a un contact sur place. Le contact m’a fait mourir de rire avec ses bases d’anglais très incertaines. Il y a forcément eu des scénaristes français sur le projet pour nous sortir ce merveilleux « Where is Bryan ? ».

Bon, ceci étant dit, pour un américain, ce personnage doit juste paraître complètement cinglé, et ça tombe bien : c’est exactement le ressenti que l’on doit avoir, je pense. Le type semble avoir du mal à aligner trois phrases cohérentes et a vécu seul bien trop longtemps pour son propre bien. Alors certes, c’est un contact d’Isabelle pensant que la vérité est espoir, mais c’est aussi un bon cinglé qui se croit chef d’orchestre d’un orchestre zombifié. C’est fou ce que la solitude fait au cerveau humain dans cette série.

Isabelle et Daryl n’en reviennent pas quand ils entendent le Bolero de Ravel joué sur un disque et repris par cette chorale de zombies. On sent qu’on s’éclate bien sur les effets spéciaux, avec des morceaux de corps pour jouer la musique, mais aussi à l’écriture avec ce français qui tient à la survie de la culture à ce point. Après, qui d’autre qu’un français pour nous sortir un truc pareil. Daryl considère en tout cas que c’est un détour stupide d’être passé par Angers et il en veut à Isabelle.

La scène n’aura effectivement servi à rien d’autres que ça, du coup, mais eh, ça a dû être sympa le tournage sur Angers en vrai. Daryl et Isabelle quitte vite cet opéra pour retourner à l’extérieur où ils arrivent à temps pour aider Sylvie à faire face à un zombie. Elle en est clairement incapable par elle-même, ce que je trouve abusé. Elle était tout de même enfant au début de l’Apocalypse, elle aurait pu faire quelques efforts pour apprendre à se battre.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Paris

Définitivement, la série va vite du côté du rythme. Nous passons donc le temps du générique d’Angers à Paris. Au moins, les personnages arrivent à destination bien vite. On a vue lointaine de la capitale pour voir la Tour Eiffel à moitié détruite et un passage express dans des rues de la capitale. On voit donc Notre-Dame en sale état, une fois de plus, mais on sent tout de même que le tournage a été limité.

Désolé, hein, mais c’est trop expéditif tout ça. J’ai eu du mal à me faire à ce rythme qui fait qu’en dix minutes les personnages se retrouvent au Cimetière du Père-Lachaise à jouer les gros touristes. C’était un peu ridicule ce passage par la tombe de Jim Morrison après quelques gros noms d’écrivains français. Je ne sais pas, ça faisait très cahier des charges du Ministère de la Culture, tout de même. Il faudrait que je me renseigne pour voir s’il y avait des obligations, mais j’en suis à peu près sûr. Après, on sent que les scénaristes sont amoureux de Paris quand même, avec un Laurent qui adooooore la Tour Eiffel. C’est too much.

La Tour Eiffel pétée ? Eh, un hélicoptère militaire a eu la bonne idée de se crasher au sommet de la Tour. Ce n’est pas bien malin cette affaire. Je m’égare dans la critique, cependant, mais c’est dur de rester concentré tellement ça part dans tous les sens avec la capitale scénarisée comme un lieu de culte de tous les dingues. On apprend donc que le « Pouvoir des vivants » est d’ici, mené par une femme nommée Genet. Un joli nom pour une française !

Laurent ? Il est adulé comme le Messie par tout le groupe d’Isabelle – il y a donc une bonne partie de l’Eglise qui existe encore ? Au moins, Isabelle ne mentait pas, il y a vraiment un groupe qui est prêt à tout faire pour elle, ou plutôt pour Laurent. Ils admirent le gamin comme le Messie parce qu’il serait capable de consoler une veuve – Sonia – et parce qu’il est né dans des conditions improbables. Soit. J’en oublie encore la chronologie dans ma critique : ils sont amenés sur un rooftop par Fallou, le dirigeant d’un groupe installé au cimetière du Père Lachaise, donc.

Fallou leur présente aussi Emile, Bastien et Nadine. J’ai noté les noms, mais je crois qu’ils ont pour but d’être des randoms. Enfin, Emile ou Bastien, je n’ai pas su qui était qui à la base, est là pour être un cliché de français : il drague donc bien lourdement Sylvie dès le départ, pendant que Daryl et Isabelle se retrouvent à devoir envoyer un pigeon voyageur pour continuer le voyage.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Le passé d’Isabelle

Il est assez évident que Daryl est sceptique face à ce système de pigeon voyageur. Il préfère donc continuer la route seul maintenant qu’il considère avoir accompli ce qu’il avait à faire maintenant que Laurent et Isabelle sont arrivés à destination. Après tout ça, Isabelle décide donc d’emmener Daryl chez elle – ou en tout cas, ce qu’il en reste.

En dix ans, l’appartement n’a pas trop bougé et c’est franchement surprenant dans la capitale. En vrai, tout brûlerait tellement vite dans une apocalypse zombies ! Là, l’immeuble est encore debout, même pas trop poussiéreux (alors que bon, une semaine dans la capitale sans faire le ménage et votre appartement n’est plus qu’un tas de poussières) et plein des souvenirs d’Isabelle et Lily. C’est l’occasion de développer un peu le passé de chaque personnage et d’expliquer à Daryl qu’elle sortait avec un certain Quinn.

Cela dit, cette parenthèse par l’appartement d’Isabelle est avant tout un moyen de faire culpabiliser Isabelle sur son passé. En effet, après un petit détour par une vue du Sacré-Cœur et un bar où elle refaisait le monde en tant qu’étudiante, Daryl et Isabelle se rendent compte que la rue est envahie de zombies. Ils sont obligés de sortir par l’arrière de l’immeuble.

C’est compliqué pour Isabelle car elle y retrouve Aimée, la gamine des voisins déjà malade dans l’épisode précédent – dans le flashback. Dix ans plus tard, elle n’a pas pris un centimètre, puisqu’elle est transformée en zombie, coincée dans un rosier. J’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme moment d’émotions. On n’en a rien à carrer de cette enfant, mais c’est vrai que la tristesse d’Isabelle et sa part de culpabilité d’avoir pu laisser cette enfant derrière elle est compréhensible.

Même si j’ai de la peine pour Isabelle, cela ne m’a pas empêché d’être énervé de la voir être paralysée par les zombies tombant des fenêtres de son immeuble. Bordel, bouge-toi et tue-les. Et Daryl accepte de laisser en vie (enfin, façon de parler) le zombie d’Aimée en plus ? Cela n’a aucun sens et va à l’encontre de tout ce qu’on connaît de la franchise.

Bref, nos personnages s’en sortent finalement. J’ai beaucoup aimé, en tout cas, cette idée des zombies tombant par les fenêtres vers la cour de l’immeuble. C’est très cohérent avec la capitale comme manière de faire.

Un peu moins cohérente était l’idée de la boîte de nuit dans laquelle les personnages se rendent aussi. Pour cela, ils doivent d’abord retrouver Fallou, Sylvie, Laurent et… Emile ou Bastien, présenter à Laurent la photographie de sa mère, puis traverser les catacombes de Paris. Comment ça une boîte de nuit après les catacombes ?

Peut-on faire plus parisien que ça comme manière de survivre à l’Apocalypse ? Probablement pas. Bienvenue en tout cas dans le demi-monde, un cabaret/boîte de nuit où l’on fait encore la fête avec des dragqueens, où les œuvres d’art du musée d’Orsay sont conservées bien au chaud et où toute la culture clandestine parisienne a la belle vie. C’est chouette de se dire qu’une apocalypse ne mettra pas fin à la vie parisienne après tout.

Bon, cela dit, les personnages ne sont pas là pour faire la fête. Ils sont là pour négocier le départ de Daryl comme ils peuvent avant qu’Isabelle, Laurent et Sylvie ne se rendent au Nid. Cela se déroule plutôt mal, alors que pourtant Isabelle a toute sa drogue datant d’il y a dix ans à revendre. Daryl finit par s’énerver et se battre contre l’homme de main avec qui ils négociaient. Cela force le gérant de la boîte de nuit à se ramener et se révéler à Daryl et Isabelle.

Contre toute attente, il s’agit de Quinn, l’ex d’Isabelle. Oui, oui, celui qu’elle a abandonnée dans une station de service loin de Paris est finalement revenu à Paris pour monter sa boîte de nuit. C’est beau comme tout ce destin. Il est ravi de retrouver Isabelle, mais les retrouvailles sont loin d’être paisibles – et la joie partagée. Isabelle présente donc un peu malgré elle Laurent à Quinn, parce que Laurent reste un enfant qui échappe à la surveillance d’une Sylvie trop occupée à être draguée, et on comprend aussitôt le bordel qui attend Isabelle.

Dans son bureau, Quinn révèle donc à Isabelle et Daryl qu’il est le père de Laurent. C’est violent pour Isabelle qui découvre donc le passé sordide de sa sœur – ah, elle est peut-être jolie, mais elle couchait avec le proxénète de sa sœur hein. Pauvre Isabelle. Le passé est douloureux. Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans le présent.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Stéphane

La série nous révèle ensuite qu’on connaît déjà Genet finalement. Il s’agit de la femme du Havre, qui cherche évidemment à retrouver Daryl. Si elle l’espère noyé, elle découvre vite que ce n’est pas le cas quand Stéphane, le mercenaire qui a une dent contre Daryl, lui apporte justement la cassette de magnéto de Daryl. Ah oui, je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique de l’épisode 2, mais Stéphane a retrouvé évidemment cet enregistreur de Daryl. Ce ne serait pas drôle autrement.

Toujours est-il que Stéphane veut désormais bosser pour Genet. De toute manière, c’était déjà le cas depuis qu’il avait eu un tatouage de force il y a quelques années à Marseille. Elle est forte cette Genet, elle a des contacts partout. Elle a aussi de quoi se déplacer bien vite à travers la France, ainsi que du fric – ou peu importe avec quoi on paie désormais – pour mener des expériences scientifiques sur des zombies. Je n’ai pas bien copris ce qu’elle essayait de mettre en place avec son zombie, mais bon, ça dure dix-huit secondes avant que la cervelle du zombie ne soit explosée désormais.

Stéphane se rend ensuite dans la capitale et on le retrouve très vite au Demimonde. Même si les armes y sont interdites et que Quinn a un arrangement avec Genet pour que sa boîte de nuit soit hors d’atteinte du Pouvoir des Vivants, Quinn débarque avec une mitraillette et explique très calmement qu’il est là pour retrouver Daryl Dixon. Ah, Daryl, tu fous la merde partout où tu passes.

Quinn n’hésite pas une seconde à balancer la localisation exacte de Daryl et fout donc la merde dans l’abri de fortune que le groupe d’Isabelle avait trouvé. C’est triste pour eux, surtout que j’aimais bien ce campement dans des échafaudages, c’était un peu original.

Stéphane débarque au pire moment possible, en plus : Daryl et Isabelle sont en effet en train de s’engueuler. Isabelle n’apprécie pas trop que Daryl connaisse si bien son passé désormais et puisse la juger pour celui-ci, et ça se passe mal quand Daryl finit par aborder le miracle que serait Laurent à ses yeux. Pour lui, ce n’est qu’un enfant qui a eu de la chance et a survécu, pas le Messie qu’elle espère tant qu’il soit. Bien évidemment, Laurent entend tout ça pour pouvoir nous piquer un début de crise d’adolescence.

Ce ne serait pas très drôle autrement. Laurent se barre donc alors que Stéphane débarque avec ses hommes et que ça commence à tout détruire dans tous les sens. On note également qu’il n’est plus question de conserver les munitions désormais… L’épisode se termine alors sur la mort de Stéphane (je crois, mais difficile de bien voir car il fait beau aujourd’hui et que la série est super sombre), tué par Daryl, mais aussi par une fugue de Laurent (il va forcément aller à la Tour Eiffel cet idiot) et une chute de Daryl à travers un toit qui s’effondre. Ouais, cherchez pas, c’est ça le cliffhanger. Et il m’a bien fait rire !

Ceci étant dit, j’ai hâte de découvrir la suite la semaine prochaine !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

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One Piece – S01E04 – The Pirates Are Coming – 16/20

L’histoire est toujours aussi bien, mais je trouve que l’arc adapté en deux épisodes fonctionne moins bien. Cette deuxième partie tire vraiment en longueur – l’arc narratif était trop long pour un seul épisode, mais peut-être trop court pour deux. Bon, l’ambiance est toujours sacrément chouette et je ne regrette pas mon choix de regarder la série le dimanche soir. La qualité est au rendez-vous, c’est cool.

Spoilers

Usopp parviendra-t-il à convaincre la Marine de sauver Kaya ?


It tasted like poison, idiot.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Zoro

Non, vous ne rêvez pas ; non, vous n’avez rien raté : je n’ai eu le temps pour absolument aucun épisode cette semaine. Malgré tout, j’ai envie de me tenir à mon « un épisode de One Piece par semaine », alors je lutte fort contre l’envie de dormir et je me lance dans l’épisode – et la critique. Dingue de me dire que ça fait déjà une semaine que j’ai vu Zoro finir dans son puits.

C’est par Zoro que l’épisode 4 décide de commencer, et je trouve ça un peu gros quand même qu’il survive si facilement à une telle chute et que personne ne cherche à l’achever avant de le jeter dans le puits. Bon, après, on ne va pas s’en plaindre, c’est plutôt chouette qu’il soit encore en vie pour un plan à la LOST.

Il monte rapidement un plan pour sortir de son puits et la série se lance alors dans quelques flashbacks sur le personnage. Je ne sais plus si le manga les place ici, mais j’ai trouvé que ça cassait vraiment le rythme de l’épisode d’avoir ces scènes à ce moment-là. Sept ans plus tôt, Zoro s’entraînait donc pour devenir le meilleur guerrier possible avec des sabres. Malheureusement pour lui, il n’était pas encore si fort et se faisait battre à plate couture par Kuina. Elle était à l’époque la seule à s’opposer à son plan de devenir le meilleur combattant du monde.

Bref, les flashbacks insistent sur la volonté de fer de Zoro, et c’est cette volonté qui va justement lui servir à sortir de son puits. C’était quand même long à regarder – alors que pourtant, dans le manga, c’est l’un des rares flashbacks que j’aimais vraiment. Comme quoi ! Finalement, Zoro s’avère donc incapable de battre Kuina, et ça le dépite. Celle-ci lui assure qu’il est capable de progresser et de la battre un jour : il est un garçon, mais quand il sera un homme, il sera plus fort et grand qu’elle, ce qui fait qu’elle sera plus facile à battre en tant que femme.

J’ai mal à mon féminisme, mais j’aime bien la manière dont Zoro la remotive pour avoir une adversaire efficace et de taille dans son but de devenir le meilleur sabreur du monde. Malheureusement, le flashblack suivant nous apprend la mort de Kuina, alors bon… Dommage, hein. Zoro comprend donc qu’il devient le meilleur sabreur, mais pas exactement comme il l’aurait souhaité. Bon. Et si l’épisode avançait un peu ?

Franchement, ça m’énerve ! J’avais beaucoup aimé cette intrigue dans le manga, mais là, je n’arrive pas à accrocher du tout. Pourtant, l’acteur choisi pour interpréter Zoro jeune est vraiment bon je trouve. C’est vraiment un problème de rythme et de lenteur. Ou d’absence de Luffy dans l’épisode ?

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le menteur

Pendant ce temps, en ville, Usopp est traité de menteur par la marine, évidemment. Le fils insupportable refuse de le croire, puisqu’il sait que Kuro est mort depuis des années. Difficile de croire à sa résurrection quand elle vient d’Usopp.

En parallèle, Nami retrouve Luffy inconscient dans la cuisine où il vient de bouffer toute la soupe empoisonnée. Elle comprend vite ce qu’il se passe et a l’excellent instinct de se cacher quand elle entend des voix s’approcher. C’était la meilleure chose à faire pour découvrir toute la vérité sur Kuro et son équipage cherchant à s’en prendre à Kaya.

Elle découvre ainsi qu’elle a affaire à des pirates, pas à du personnel de maison comme elle le pensait. Pire encore, elle apprend que Luffy est mort et va être jeté dans le même puits que Zoro. Ah, Zoro aussi est dans la merde, donc : il ne reste qu’elle. Et ça se lit sur son visage.

Les pirates sont toutefois interrompus par l’arrivée de la marine. C’est Kuro lui-même qui décide d’aller ouvrir la porte et qui tombe sur un Usopp l’accusant d’être un pirate. Evidemment, c’est simple pour Kuro de faire passer Usopp pour un menteur et de ridiculiser la marine. Au passage, il apprend qu’ils sont là pour Luffy. Hop, il n’en faut pas plus pour qu’il s’en débarrasse.

Il n’empêche qu’Usopp est dépité par ce qu’il se passe et que sa panique est suffisante pour intriguer Koby. Il est néanmoins le seul de la marine à se poser les bonnes questions sur ce qu’il se passe. C’est un problème pour nos héros, mais ça permet une jolie montée en tension, avec Nami qui sort de sa cachette en restant discrète. Malheureusement, ça reste un échec cuisant pour Usopp : tout le monde le prend pour un menteur.

Il parvient heureusement à s’enfuir pour demander de l’aide. En vain. Dépassé par la situation, Usopp décide de se rendre directement dans la chambre de Kaya pour lui raconter ce qu’il a vu durant la soirée et pour accuser Kuro d’être un pirate. Kaya n’a jamais fait d’Usopp un menteur, parce qu’elle trouvait ses histoires marrantes, mais maintenant qu’il ne raconte plus rien de marrant, elle décide de ne pas le croire. Et elle est plutôt violente avec lui. Tu parles d’une meilleure amie.

Vraiment, le personnage d’Usopp me brise le cœur dans cette série – bien plus que dans les mangas. Il est beaucoup plus classe comme ça, je trouve. Et malgré la baffe que lui fout Kaya, Usopp décide de rester dans la chambre de sa « meilleure amie » pour s’assurer qu’elle soit en sécurité. Il fait bien : la personne qui débarque juste après est Nami, et elle confirme toute son histoire. En fait, l’histoire est même plus terrifiante dans la bouche de Nami qui accuse les mêmes personnes d’agir depuis bien plus longtemps.

Bien sûr, c’est le cas, mais ça rend triste tout de même pour Kaya. Il est plus de minuit et Kuro décide qu’il est donc temps de la tuer : c’est son anniversaire, il peut enfin toucher le pactole qu’il attendait en la tuant. Simple et efficace comme plan, simple et efficace comme intrigue aussi. J’aime bien le moment où il entend Kaya tousser dans un mur… mais faut bien avouer que ça n’est pas très original et que la culpabilité ressentie par Kaya qui n’a rien vu, c’est même carrément lourd.

En fait, c’est ce que je craignais à la fin de l’épisode précédent : il ne reste pas assez à faire dans cet épisode et, du coup, il donne l’impression de traîner en longueur. Cela dit, cet arc aussi devait traîner en longueur dans les mangas, maintenant que j’y pense.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Sauvetage

Alors que tout ça se déroule, la marine ramène en tout cas Luffy avec elle, contente d’avoir un prisonnier. Koby continue d’être peu satisfait de la tournure des événements, mais au moins, Luffy vomit sur l’autre idiot, c’est déjà ça. Quand il se remet de son empoisonnement, forcément, Luffy finit par raconter tout ce qu’il sait à Koby. Ce dernier, cependant, est contraint par ses ordres : il doit juste arrêter le pirate au chapeau.

Pas facile, facile, surtout quand Zoro débarque de nulle part et tabasse les autres soldats en deux temps, trois mouvements. Je ne suis même pas sûr d’ailleurs, ça a semblé être en deux mouvements. Bref. Luffy et Zoro se retrouvent et sont tous les deux de nouveau en état de venir en aide à Kaya, ça tombe bien.

Koby tente bien de les arrêter, mais c’est infaisable à lui tout seul. Et Luffy veut bien aider Koby, mais Kaya étant en danger de mort, c’est plus important pour lui de retourner à l’intérieur de la maison. Au moins, l’action reprend comme ça. Enfin, façon de parler. Exactement comme dans le manga, Kuro se lance dans un interminable monologue pendant une partie de cache-cache d’Usopp, Kaya et Nami. Ces trois derniers ne sont pas hyper combattifs et ils ne font pas le poids face au pirate.

Cela n’empêche pas Kaya d’avoir envie de se venger de la manipulation subie pendant des années. Le truc, c’est qu’elle ne s’imaginait pas que Kuro avait une super vitesse. Elle révèle sa position et celle de Nami dans l’espoir de l’attaquer, mais ça se retourne vite contre elle. Par chance pour eux, Zoro et Luffy sont déjà dans la maison pour leur venir en aide. En chemin, cependant, Zoro doit faire face au reste de l’équipage de Kuro.

C’est donc Luffy qui se retrouve à sauver Kaya in extremis des griffes de Kuro. Il arrive à temps pour la sauver et découvre à son tour le pouvoir de son nouvel ennemi, un pirate qui a été capitaine pendant des années et est sûr de tout savoir. Pour sa défense, Kuro est un excellent pirate après tout : il a même été capable de feindre sa mort et se cacher pendant des années.

Par contre, il a une vision de la piraterie qui ne correspond pas à celle de Luffy : il considère que les membres d’un équipage sont parfaitement dispensables. Tout l’inverse de Luffy. Notre héros est plutôt dégoûté par ce pirate qui a abandonné son rêve et s’est terré pendant des années pour manipuler une petite fille. Et pendant que Luffy et Kuro discutent à nous endormir, Zoro fait la démonstration de ses trois lames dans une excellente scène d’action. Par contre, la chorégraphie des combats a beau être sympa, ça traîne en longueur, cette affaire. Comme tout l’épisode, ouais.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le Vogue Merry

Finalement, Luffy finit par venir à bout de Kuro avec un sacré coup de boule et Zoro fait prisonnier le reste de l’équipage. Tout est donc bien qui finit bien. La marine les poursuit bien sûr, mais Kaya offre à ses sauveurs le bateau qu’ils désiraient. Simple et efficace : le Vogue Merry est à Luffy, comme il le souhaitait et prévoyait depuis le départ. Il invite également Usopp à venir avec eux : il veut de lui pour son équipage parce qu’Usopp est présent pour ses amis, quoiqu’il arrive.

Il est temps pour des adieux entre Kaya et Usopp. C’est mignon comme tout et je finis même par me faire au choix de l’actrice pour Kaya. Cette dernière embrasse Usopp et promet d’attendre son retour pour connaître les aventures du capitaine Usopp. Et tant pis si c’est Luffy le capitaine.

Le Vogue Merry prend donc la mer et nos pirates sont prêts à partir vers de nouvelles aventures. Les cris de joie de Luffy, ça fait du bien pour terminer le week-end. C’est bien de regarder cette série le dimanche soir, finalement. Et rien ne me fera changer d’avis sur la diffusion hebdomadaire : c’est tellement mieux que le bingewatch !

Maintenant que nos héros ont un happy end – enfin Usopp et Luffy se disputent le rôle de capitaine, cependant, il est temps de planifier quelques cliffhangers. On découvre donc que Kuro a survécu et que Koby est sur un navire de la marine à regretter d’avoir échoué. Son supérieur hiérarchique lui signale que c’est tout l’inverse : maintenant qu’il a forcé les pirates à fuir l’île, il est facile de les bombarder.

Depuis le pont du navire, Luffy observe à la longue-vue la trahison de Koby… mais ce qui le choque, c’est de le voir avec son grand-père. Très sympa comme cliffhanger.

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