One Piece – S02E01 – The Beginning and the End – 14/20

Je pense que le problème vient de moi, mais je n’arrive pas à me remettre dans l’ambiance de la saison 1 : l’épisode est un petit bijou d’écriture qui réintroduit progressivement tous les personnages et les intrigues, tout en offrant des enjeux pour la saison 2 et en proposant des gags comme des effets spéciaux réussis. Et pourtant ! J’ai trouvé que c’était long, parfois un peu poussif et je ne retrouvais pas ce que j’avais adoré à la lecture (trop peu de souvenirs désormais) – j’espère que la suite va réussir à m’embarquer davantage !

Spoilers

L’équipage de Luffy se rend à Logue Town.


Piracy isn’t over.

Comment ça, l’épisode dure 1h06 ? J’étais content de me dire que je n’en avais que quelques-uns à rattraper, franchement.

J’étais rassuré que la série n’adapte pas encore les tomes que je n’ai pas lus, mais franchement, cette saison commence directement avec ce que je n’ai pas lu. Ou si j’ai lu ça, c’est très grave de ne pas m’en souvenir à ce point ! La série continue de nous proposer des scènes qui sont loin de Luffy et ses amis. C’est plutôt une bonne chose, car ça rajoute du suspense et ça donne une idée de ce qui se déroule en parallèle.

On assiste à une jolie scène de début de saison, en tout cas, avec la Marine qui se fait dégommer rapidement par quelques méchants pirates plein de pouvoirs. Les effets spéciaux sont bons et c’est assez kiffant à voir. Bon, certains des personnages sont assez cons à se laisser tirer dessus sans bouger, mais bon, cette méchante avec des bras qui sortent de nulle part ? C’est excellent.

Bien sûr, tout ça nous mène à la révélation que Luffy s’est fait des ennemis en tuant Mr.7. Il a fait ça en saison 1 ? C’est loin, je ne me souviens plus tellement. Vous savez quoi ? J’aurais aimé un petit résumé de la saison 1 avant de reprendre. Peut-être que Netflix le proposait, mais j’avoue que j’ai fait play directement sur le premier. Ce n’était peut-être pas ma meilleure idée ?

Les retrouvailles avec l’équipage de Luffy sont bien foutues pour nous remettre chaque personnage en tête, par contre, et ça c’est plutôt bien joué. Les scénaristes font trainer en longueur toute une scène de débat pour savoir si oui ou non l’équipage doit se rendre à Logue Town. Usopp ne le veut vraiment pas, mais Sanji veut davantage de provisions pour la cuisine, Nami veut faire des emplettes, Zoro y voit l’opportunité de trouver de nouveaux sabres et même Luffy se laisse finalement convaincre quand Nami lui explique que la légende du One Piece a commencé à Logue Town.

C’est simple et efficace pour nous rappeler l’enjeu des têtes mises à prix, de l’immaturité de Luffy et l’humour de la série. Par contre, j’ai eu du mal à me remettre tout à fait dans le style, avec des acteurs qui me semblaient sonner faux. Ont-ils vieilli ? Est-ce ça qui m’a posé problème ? Je ne sais pas. Peut-être. Luffy semble toujours kiffer autant son rôle, au moins.

L’équipage arrive dans une ville de la Marine (très jolie ville, avec une bonne ambiance) et Nami insiste sur le fait qu’il faut rester discret, mais Luffy court et crie partout dès le départ, alors ce n’est pas gagné. La série divise rapidement ses personnages.

Nami reste avec Usopp pour acheter du linge. Rapidement, il se cherche de quoi cacher sa véritable identité et abandonne ainsi Nami, qu’il disait vouloir protéger pourtant. Lol. Nami est capable de se débrouiller toute seule, et on le sait. Elle trouve en ville un livre de cartographie tandis que lui se trouve de superbes lunettes sur le marché, puis se met à raconter toutes ses aventures au téléphone. Il est si discret, cet abruti. Bien sûr, Nami se fait un nouveau pote dans la rue en lui volant son portefeuille et en lui expliquant comment être un bon voleur – l’art de se faire des amis.

Zoro a besoin de sabre – et d’argent. Nami lui dit de négocier et est apparemment la seule qui a de l’argent dans cet équipage. Il trouve en ville le sosie (ah ce facepalm) de Kuina, Tashigi (je ne suis pas convaincu par le casting là ?), mais l’ignore pour vraiment se concentrer sur ses armes, parce que c’est tout ce qui compte. En fait, c’est tellement tout ce qui compte que c’est tout ce qui intéresse Tashigi aussi.

On assiste à une scène un peu longuette où le marchand de sabre essaie d’arnaquer Zoro, en vain. Il ne parvient pas à lui racheter son sabre mythique, mais il réussit au moins à lui en vendre un supposé maudit – la malédiction ne fait pas peur à Zoro, bien au contraire, elle attise sa curiosité.

Sanji et Luffy vont chercher la nourriture. C’est sûr : emmener Luffy dans un endroit où il y a de la bouffe et s’attendre à ce qu’il soit discret. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Sanji l’abandonne un instant pour faire ses courses, ce qui fait que Luffy se retrouve embarquer par le nouveau pote de Nami – celui à qui elle a dit de trouver un abruti et l’isoler pour mieux le voler.

Luffy est l’abruti originel à ce stade, en plus. Il est un touriste paumé qui cherche désespérément l’échafaud, alors il est facile de l’embarquer où il le veut. Malheureusement pour lui, ce voleur de pacotille va découvrir que Luffy a aussi quelques ennemis. Pour la discrétion, on repassera : Luffy est pris en otage par Baggy le clown et Alvida. Les deux font désormais équipe et, pire, Alvida a mangé un fruit du démon aussi : elle ne peut plus prendre aucun coup.

Bref, Luffy est rapidement pris en otage, quoi, malgré une petite scène de combat. J’aime beaucoup le personnage de Baggy et j’aime beaucoup le faux procès qui suit, avec le clown qui joue l’avocat et Alvida l’accusatrice. Le but est de mettre à mort Luffy devant tout le cirque, mais c’est une fois de plus oublier qu’il a tout un équipage avec lui.

Pour une reprise de saison, c’est efficace de retrouver des méchants qu’on connaît et d’avoir droit à une grande baston. Les différentes intrigues se recoupent bien, en plus : l’équipage se retrouve à temps pour venir en aide à Luffy, mais il est tout de même trop loin d’eux pour le sauver tout à fait de Baggy (James Ward est un acteur de génie, vraiment). Pas grave : au moment où il devrait mourir, la foudre tombe d’un coup sur Baggy. Ainsi, Luffy survit et la légende fera le reste : il a tout de Roger. Au moment de mourir, il sourit et rit. C’est typique de Luffy, mais c’est justement l’idée que la Marine veut combattre à tous prix, alors ça va poser problème et ça va faire qu’il sera encore plus poursuivi par la marine cette saison.

Il faut donc retourner au bateau au plus vite, mais avant ça, Zoro doit découvrir que Tashigi fait partie de la marine. Et oui, elle découvre qu’il est un pirate et essaie de l’arrêter. Malheureusement pour elle, elle ne fait pas le poids face à lui. Elle est rapidement maîtrisée et abandonnée derrière.

Plus loin, Luffy et Sanji se retrouvent à devoir faire face au Colonel Smoky. Il fait partie de la Marine aussi, mais il a mangé un fruit du démon qui lui permet de se transformer en fumée. C’est problématique comme tout : il met KO Sanji, puis s’en prend à Luffy. Et franchement, bouffer de la fumée comme le fait Luffy, ça ne fait pas envie. Cela dit, Luffy est une fois de plus sauvé in extremis, cette fois par un homme qui refuse de voir Luffy perdre.

Luffy peut ainsi rejoindre son navire et la fin de l’épisode voit l’équipage arriver à Grand Line. Allez. Ils sont talonnés, évidemment, par Smoky et Tashigi (désormais contactée par les méchants de Baroque Works, elle), la Marine ne pouvant laisser Luffy s’en sortir comme ça. Ce sont de belles promesses, mais ça m’a donné l’impression d’être un tout qui n’appelle pas forcément au binge-watching autant que je m’y attendais – j’avais souvenir des épisodes fonctionnant par deux, par exemple.

Ah, et aussi, j’ai eu du mal à suivre tout ce qui était détaché de l’équipage de Luffy, finalement. On a ainsi un joli flashback de Logue Town au jour de l’exécution de Gold Roger – ce qui a lancé la légende du One Piece. On le voit dévoiler qu’il a un fils et confier sa recherche à un autre homme.

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One Piece (S02)

On en était où ?

Qui s’en souvient en fait ? Luffy et son équipage naviguent sur la mer avec pour but de choper le One Piece. Est-ce que ce n’est pas suffisant pour revenir ? C’est plus ou moins le résumé de la saison 1 : pirate intrépide, quête du trésor, camaraderie et baston, allez.

Ce que j’en attends

Cette saison deux a le bon goût de s’arrêter au tome 17, et ça m’arrange tellement, parce que depuis la saison 1, c’est bien simple, je n’ai toujours pas avancé ma lecture de One Piece (j’en suis donc encore et toujours au tome 22). J’imagine que ce serait bien de m’y remettre un jour ? En tout cas, cette saison 2 ne me spoilera pas tellement – même si je suppose qu’ils vont continuer de jouer avec la chronologie par rapport aux mangas. Bref, je sais à peu près ce qui m’attend du côté de l’histoire, j’espère que ça va me remettre tout en tête et, qui sait, me donner envie de lire !

En attendant, ça fait deux mois (ou presque) déjà que la saison est sortie, il serait peut-être temps de m’y mettre ? Je n’arrête pas de me plaindre d’être en retard dans mes séries hebdos et de ne plus trouver des séries qui me plaisent, mais en vrai, la saison 1 de celle-ci était plutôt réussie. Je crois que l’aspect huit épisodes d’un coup tous les deux ans continue de vraiment beaucoup me bloquer.

En plus, j’avais bon espoir de la voir dans les temps quand elle est sortie… mais bon, elle est sortie cinq jours avant que je parte accompagner un voyage scolaire en Grèce, alors je ne sais pas trop comment j’ai pu me convaincre que ça irait pour la voir quand elle sortirait. En attendant, j’ai bien envie de la voir, parce que c’est la seule qu’il me reste sur ma liste qui soit un tant soit peu dans le fantastique (c’est faux, je n’ai jamais terminé le reboot de Charmed et j’ai bien quelques autres séries fantastiques non commencées, mais vous voyez l’idée ?).

Par contre, j’avoue que j’ai assez conscience que les critiques seront peu lues (publier les articles deux mois après, aussi, quelle idée), donc y a moyen que les bâcle un peu. Vous ne m’en voudrez pas, j’espère !

Note moyenne de la saison : 16,5/20 

One Piece – S02E05 – Wax On, Wax Off – 17/20

J’ai presque envie de dire que la série suit un long fleuve tranquille à un rythme de croisière, mais en vrai, cette saison réussit justement parce qu’elle n’est pas si tranquille. Toutes les péripéties s’enchaînent bien, les intrigues s’emboîtent les…

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Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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Paradise – S02E08 – Exodus – 13/20

Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies bonnes idées… mal introduites dans la série, par manque de temps. Rendez les 22 épisodes où on s’ennuie un peu mais où on évite des clichés terriblement mauvais.

Spoilers

Samantha rend visite à Alex et c’est la fin de saison.

We’re not talking about Lego sets here.

La saison est déjà terminée et, franchement, ça me soule car il n’y a pas eu assez d’épisodes à mon goût. Il faut pourtant se faire à l’idée : c’est terminé et ce n’est pas parce que je procrastine mon visionnage que ça change quoique ce soit. C’est donc parti pour la dernière critique d’une saison au récit si ambitieux qu’elle n’a finalement pas raconté grand-chose.

Comme toujours, on commence par un flashback. Neuf ans plus tôt, Dylan est un vrai petit génie. Ben tiens. Il rencontre un éminent professeur qu’on connaît déjà et qu’on a vu se faire tuer il y a quelques épisodes, juste après le meurtre de sa femme. Tout ceci n’est pas encore arrivé dans ce flashback, évidemment. On y voit ainsi Dylan s’incruster dans la vie de son prof grâce à son prototype de génie : c’est ce qui permet au professeur de se faire remarquer, je suppose.

Dylan lui fournit en effet un micro-ordinateur surpuissant et avec IA, qui permet de faire des avancées scientifiques majeures. Le prof finit par rencontrer Samantha – qui est accompagnée de l’Ange de la Mort de Charmed, ça me fait bizarre – pour lui montrer les progrès impressionnants de sa machine. Oui, oui, il la vend comme la sienne. Et comme en plus, il se retrouve avec un budget illimité, tout est merveilleux pour lui.

L’ordinateur finit par essayer de manipuler le temps – ça parait assez improbable, et pourtant, la science ne semble pas mentir. Le professeur refuse alors de continuer ses opérations, même quand Samantha insiste, parce que l’ordinateur est capable de fournir des réponses très complexes avant même qu’on lui donne la question. MOUAIS ? J’aime bien l’idée de l’efficacité et tout, mais le coup de la réponse avant la question, je ne sais pas, comment ils savent quelle question poser s’ils n’ont pas eux-mêmes la réponse, en plus ?

En tout cas, dans le présent, quand Samantha vient rencontrer Alex, on découvre qu’il s’agit simplement de cet ordinateur/IA. Dans le présent toujours, Samantha explique au Dr Chase, l’ange de la mort a un nom et il est dans le bunker lui aussi yay, qu’elle est sûre que son fils va bien – elle pense donc que Dylan est bien son fils. Le scientifique explique alors à Samantha que l’IA fait vraiment de beaux progrès et prédit de plus en plus de choses avec exactitude. Il fournit ensuite une carte avec un message d’Alex pour elle, avant de lui indiquer qu’elle sera probablement morte d’ici la fin de la journée. C’est ce qu’Alex prédit en tout cas. Allons bon. La série change totalement de dimension avec ces nouveaux éléments. Et pourquoi pas, en vrai ? J’aime bien la SF de toute manière.

Pas si loin du bunker, dans le train qui les ramène dans le Colorado, Xavier rêve une fois de plus de Dylan. À son réveil, il apprend que le groupe qu’il rejoint a pour but d’attaquer le bunker. Cela ne lui plaît pas des masses, évidemment. Teri refuse toutefois de laisser Xavier retourner seul dans le bunker : elle veut voir ses enfants elle aussi. Voilà donc les deux parents qui partent vers le bunker en laissant derrière eux les deux gamins qu’ils viennent juste d’adopter – à la leader du train, parce que pourquoi pas.

Dans le bunker, il y a une urgence qui met tout le monde sur les dents, même Gabriella. Et pour cause : à l’extérieur, il y a des tanks qui attaquent le bunker. C’est Gabriella qui se retrouve en haut de la chaîne de commandement. Ce n’est pas bien logique : ils n’ont plus de président, OK, mais pourquoi elle ?

Elle décide en tout cas de faire ouvrir les portes du bunker, parce que pour elle, mieux vaut ça que l’alternative, qui consisterait à une surchauffe probable du bunker, et donc à sa destruction. Ainsi, Dylan et ses hommes peuvent entrer dans le bunker sans problème. Apparemment, Teri et Xavier aussi.

Après avoir ouvert les portes pour éviter le plan d’évacuation, la panne de réacteur qui suit cette explosion force Gabriella à envisager l’évacuation de la ville. J’aurais tellement adoré voir l’impact de cette évacuation sur les habitants (et sur nous !) si on n’avait pas passé une saison complète hors de celui-ci. C’est ma plus grosse frustration de la saison 2, je crois : autant la saison 1 nous enfermait dans ce bunker, autant la saison 2 me donne l’impression d’y avoir passé moins d’une heure avant cet épisode et… ben pourquoi, en fait ?

De son côté, Presley est toujours coincée dans l’ascenseur avec la fille de Sinatra. Elle tente de contacter son frère pour qu’il lui vienne en aide. La communication n’est pas excellente et il y a des explosions dans les sous-sols qui les mettent un peu en difficulté – une explosion qui s’explique par la fusion des réacteurs et qui met aussi en difficulté Robinson. Celle-ci est blessée et nous prend le temps de faire des adieux à Jeremy. C’était insupportable. Le coup de la belle-mère qui dit qu’elle n’a jamais pu dire « je t’aime » à l’ex-président assassiné là… C’est trop, surtout que c’est pour être sauvée quinze secondes après, franchement.

Pendant l’évacuation et sans qu’on ne sache trop comment, Teri et Xavier parviennent à rejoindre l’intérieur de la ville pour partir à la recherche de leurs enfants. Ils vont donc à contresens de l’évacuation et allez savoir pourquoi, ils trouvent ça surprenant de voir que les enfants ne sont pas à la maison. Le plus logique seraient qu’ils évacuent.

En tout cas, pour Teri, c’est un moment difficile à digérer : elle se rend compte de la vie qu’elle a raté dans ce bunker. Comme il n’y a que huit épisodes (je rabâche, oui), les parents finissent par retrouver James très vite malgré le chaos dans la ville. Cela permet à Xavier de le confier à Teri, pour s’assurer d’aller chercher lui-même sa fille. Après tout, il connaît tous les accès par cœur et sait où aller – et comme Presley a parlé vite fait à James, hop, il sait où aller.

Pendant ce temps, Samantha sort enfin de la salle où est Alex et découvre tout le merdier qui se déroule dans le même bunker – apparemment, pas d’alarme d’évacuation dans la salle où est Alex. Samantha reprend vite son poste de commandement, remerciant Gabriella d’avoir fait ce qu’il fallait. Je ne sais pas, mais je trouve Samantha bien trop blasée face à l’ampleur de ce qu’il se passe par contre. On dirait qu’elle s’en fout complètement. J’imagine qu’elle fait une confiance aveugle à Alex… mais du coup, elle sait qu’elle va mourir ? Panique un peu, je ne sais pas ?

En quelques secondes, Gabriella explique également à Samantha qu’elle a tué Jane, parce que Jane allait la tuer et… Sam s’en fout. Je suppose que savoir que sa fin est proche ne la rassure pas. Je suis frustré que tout le délire autour de Jane soit évacué si vite de la série… Franchement, ça méritait au moins une vraie réaction de Sinatra. Mais non, nous n’y avons pas droit ! Pourquoi avoir passé tant de temps avec Jane en antagoniste, du coup ? Samantha laisse Gabriella évacuer à son tour, avec le reste de l’équipe de commandement.

Dehors (enfin, dedans, mais dans le faux extérieur du bunker quoi), Gabriella paraît un peu ridicule à évacuer des gens en vidant les voitures des effets personnels des gens (comment ça, ils n’auront pas besoin de fringues à l’extérieur ??). Je trouve que les choses vont vite en besogne (une fois de plus), parce qu’on passe vraiment à une destruction totale du bunker. Ainsi, le bunker s’effondre peu à peu : il y a carrément une lampe qui s’effondre sur Gabriella. Pardon, mais c’est trop tôt pour détruire le bunker. En plus, on n’a même pas eu l’occasion de le voir vraiment cette saison. Vous me direz, il est temps de détruire le bunker après cette saison 2 qui passait plus de temps en-dehors de celui-ci que dedans… mais tout de même.

Comme il passe son épisode à se téléporter, Xavier et Samantha se retrouvent alors à faire équipe, et pour cause : Sam se rend compte que sa fille est tout aussi en danger que Presley. Ils retrouvent assez vite les filles, mais le bracelet d’accès de Samantha n’est pas efficace pour rouvrir l’ascenseur. Et bien sûr, la situation est de plus en plus tendue du côté du bunker qui est sur le point d’imploser.

Ils se débrouillent comme ils peuvent pour sauver les filles. Ce n’est pas gagné : la porte de l’ascenseur s’ouvre à la verticale et est trop lourde pour une personne seule. Par chance, d’autres gens finissent par arriver : Xavier peut ainsi aller à son tour dans l’ascenseur et aider les filles à évacuer par la troupe de secours en haut de celui-ci. Xavier sort juste à temps (j’vous dis, il se téléporte le gars) et se rend compte alors que face à lui se trouve Dylan.

Oui parce que les gens qui arrivent de nulle part, c’est évidemment le groupe de Dylan. Je les pensais encore en surface (ou presque), où ils rencontraient un problème quand le meilleur pote de Dylan, le vieillard (pas vraiment, mais bon), mourait. Dix secondes plus tard, il sauve Robinson avec Jeremy, quinze secondes plus tard, ils sauvent Presley. Là franchement, la série m’a perdu.

Après, c’est cool : Samantha se retrouve à nouveau face à Dylan et cette fois, elle lui dit qu’elle est sa mère. Xavier assiste à tout ça et à l’échange entre les deux qui ne tourne quasiment qu’autour d’Alex. En vrai, Xavier ne doit rien comprendre, mais il finit par empêcher Dylan de tuer Samantha en lui parlant du bébé qu’il a pu recueillir auprès d’Annie. Oh lala. Samantha découvre donc ainsi qu’elle est grand-mère, rien que ça. Alex et Dylan étant enfin face à face, ils se rendent compte qu’ils se connaissent déjà ; qu’ils ont rêvé l’un de l’autre ; qu’ils se sont déjà vus… alors que non. Les choses semblent se remettent en place progressivement sans qu’ils ne comprennent exactement ce qui leur arrive, et nous non plus du coup. C’est la partie qui me donne le plus envie de voir la saison 3, je dois dire. Le coup des saignements de temps à cause du déplacement dans le temps, j’ai l’impression d’être dans LOST. Du coup, il y a du positif quand même… mais tout va tellement vite que ça donne l’impression qu’il manque des pièces.

La saison 1 n’était pas comme ça. En tout cas, l’évacuation est de plus en plus nécessaire, mais pas encore effective. Tous les personnages finissent par remonter à la surface, même Dylan qui abandonne son idée fixe de retrouver Alex (dans quel but, en plus ?) parce que bon, il est papa quand même.

En chemin vers la sortie, Samantha comprend que le message d’Alex est en fait pour Xavier : c’est l’utilisateur X que l’ordinateur attend. Cela n’a AUCUN sens parce que ça vient d’une réplique où Presley dit à Dylan que son père s’appelle Xavier, mais que tout le monde l’appelle X. MDR. D’où ça sort, sérieusement ? Cela aurait été plus simple d’avoir Dylan qui improvise ce surnom pour un inconnu…

En tout cas, Sam comprend qu’Alex a tout prévu. Elle explique donc ceci à Xavier, sans qu’on ne l’entende… avant de se sacrifier pour la ville. Pourquoi est-ce que Xavier l’a suivi, du coup ? Et puis, que je suis frustré de la destruction du bunker, que Sam laisse se produire apparemment. J’ai vraiment l’impression que nous n’avons pas fait le tour de toutes les intrigues possibles avec. Il faut pourtant s’y faire : à l’extérieur du bunker, l’évacuation continue et tout le monde fuit loin de celui-ci.

À l’intérieur, Samantha organise le blocage du bunker – et donc sa destruction. Elle reste à l’intérieur et coule avec son navire, ce qui est cohérente en soi, mais me semble parfaitement illogique si peu de temps après avoir retrouvé son fils. Cela permet de jolies images franchement – et ça fait une belle fin de saison de voir Sinatra se balader dans une ville abandonnée et détruite. Elle sait son fils en fils, mais elle n’en profite pas. Elle le rejoint tout de même dans la mort ; on nous propose de jolies images finales pour Sinatra.

Xavier ? On ne sait pas tout de suite s’il survit ou non, ce qui fait bien peur à Teri. Certes, elle a retrouvé son fils et sa fille la rejoint en cours de route, mais elle assiste à l’explosion de la montagne du bunker sans certitude de sa survie. Et pourtant, Xavier rejoint sa famille ensuite. Le câlin familial est interrompu rapidement : Jeremy arrive et Presley veut l’embrasser. Happy end.

Et la suite ? La saison 3 est annoncée, il en faut une. C’est étonnant (et déconnant). Xavier tombe sur Gabriella qui est heureuse de le voir en vie… mais il coupe court à la conversation pour lui présenter Teri, sa femme. Gabriella est ravie, surtout qu’il… la laisse seule avec Teri ! Pardon ? C’est ridicule, comment ça tu laisses ton amante avec ta femme ? Il le fait pour aller voir Dylan qui s’occupe du bébé – bébé qui sera nommé Annie.

Tout ça ne nous vend pas la saison 3, cela dit. Non, pour ça, il nous faut un flashback sur les derniers mots de Samantha avant qu’elle ne pète un câble (et un bunker) à s’imaginer voir son fils gamin la prendre par la main : elle confie à Xavier le message d’Alex et lui apprend qu’il existe un second bunker. PARDON ? On nous a fait tout un pataquès de ce bunker dans le Colorado qui est une merveille technologique qui coûte trop cher pour exister, tout ça pour nous en sortir un deuxième ? À quel point Sinatra était-elle riche, en fait ? On se fout de nous.

Samantha/Sinatra demande ensuite à Xavier de mener toute la communauté dans ce second bunker, parce que bien sûr, tout le monde va s’obstiner à vivre sous terre maintenant qu’on sait que la vie s’est réinstallée et redéveloppée à la surface. Samantha est sûre que Xavier l’a déjà fait de toute manière. Allons bon.

Malgré tout, j’ai hâte, vraiment, de voir la saison 3. Je trouve ça simpliste le coup du deuxième bunker, et pas forcément crédible, mais j’aime le fait que ça ouvre une nouvelle perspective presque prophétique pour Xavier. Après, vraiment, The 100 réussissait bien mieux ses fins de saison et ses idées pour renouveler le show chaque année, quoi.

EN BREF

Une saison 2 qui ne réussit vraiment pas à garder la bonne qualité de la première saison. Au contraire, j’ai même l’impression que certains épisodes sont franchement ratés du côté de l’écriture. Le casting, la bande-son, les images, tout ça, ça reste vraiment incroyable. Par contre, plus on avance dans la saison, plus on se rend compte que les scénaristes ont été trop gourmands et ambitieux : ils ont eu tellement d’épisodes qu’il aurait fallu au moins seize épisodes pour tout raconter à un rythme vraiment appréciable.

Pour faire simple, la série souffre ainsi des défauts habituels aux séries depuis cinq ou six ans : il y a trop peu d’épisodes, alors on précipite des pans entiers de l’intrigue, on fait se téléporter des personnages, on dit « ta gueule, c’est magique » (enfin, là, « c’est technologique » et science-fiction), on s’attarde sur des détails inutiles pour garder de grandes surprises et hop.

Si j’aime le virage SF que l’introduction d’Alex est en train d’apporter à la série, si j’aime la notion de voyage dans le temps qui commence à prendre forme ; je trouve que la saison 2 n’est pas du tout à la hauteur et nous a servi un peu ça avec les pieds. Je suis curieux de voir ce que proposera la saison 3 après ces détours soient inutiles, soient bâclés.

DENVER LE DERNIER DES BUNKERS C’EST MON AMI ET BIEN PLUS ENCORE

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