Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

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Scrubs (2026) – S01E02 – My 2nd First Day – 14/20

Le fait que le revival ne se plante pas totalement est plutôt rassurant. Elle se cherche encore dans ce deuxième épisode et réussit moins à me faire rire. J’attends encore une série qui me fasse rire à gorge déployée, mais en attendant, celle-ci peut faire le taf de divertissement qu’on attend d’une comédie et ce n’est déjà pas si mal, je suppose.

Spoilers

C’est l’heure du premier jour de JD en tant que Chef de service.

I got you this: two chiefs.

Le retour faisait du bien dès le premier épisode, mais nous voici déjà avec un deuxième épisode. Je pense que ce n’est pas forcément une bonne idée d’en avoir balancé deux d’un coup, surtout qu’il n’y en a que neuf. Rendez-nous les vraies saisons, bordel !

JD commence donc en tant que chef de service de l’hôpital dans cet épisode et on nous met de côté toutes les scènes intéressantes où il aurait pu l’annoncer aux autres. À la place, on nous sert une scène où Turk offre à JD des bracelets d’amitié. Vraiment rien ne change et on a trop d’humour forcé là. Les voir marcher en dansant dans l’hôpital ? Je ne suis pas convaincu. Je sais que ça marchait il y a vingt ans (outch), mais là… Nope.

Exactement comme la série se cherche, JD cherche bien sûr son style en tant que chef de service pendant les rondes. Là encore, ça me rappelle Grey’s Anatomy (quelque part en début de saison 5) et ça permet des gags faciles, notamment quand il dit de Sam qu’elle est une « hot mouth ». J’ai ri. JD est aussitôt convoqué par la RH, que je suis content de voir revenir. Elle s’appelle Sibby.

Je pense vraiment que la série va pouvoir me faire rire si on lui laisse le temps de retrouver son rythme. C’est un peu ce qu’il manque pour le moment : elle va à toute vitesse et tout n’est pas aussi brillant ou drôle que ça l’était à la base. Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle n’a que neuf épisodes pour trouver vraiment son rythme. Ce n’est pas si facile, je suppose.

Une chose est sûre, les délires de JD dans sa tête ont du mal à prendre sur moi maintenant qu’il est si âgé. Sa relation conflictuelle avec le médecin qui voulait être chef de service, Park, pourrait être bien, mais le personnage est enfermé dans un stéréotype qui me rappelle un peu trop Chang de Community. Il le joue exactement de la même manière, avec la proximité, les murmures à l’oreille, les mimiques exagérées et son plaisir de voir JD foirer tout ce qu’il entreprend. Eh, je l’aime bien du coup.

Bien sûr, nous sommes dans un hôpital universitaire. Les internes apprennent plein de choses, mais il y a un problème : Eliott ne peut pas leur apprendre grand-chose à cause du matériel bien trop daté de l’hôpital. Elle s’en plaint à JD maintenant qu’il est chef de service… La série ne prend pas le temps d’analyser vraiment leur relation, c’est fou. Ils sont divorcés, elle lui demande dans le premier épisode de garder la distance entre eux comme ils l’ont vu en thérapie de couple et elle ne lui reproche même pas d’être là ? C’est un peu abusé d’avoir si peu de suivi.

Par contre, il y a de nouveaux réceptionnistes (infirmiers ?) pour dire à JD qu’ils savent qu’il a trompé Elliot. JD n’apprécie pas le mensonge d’Elliot et s’en plaint, pour mieux découvrir que ça vient de Turk qui a inventé une « Valentina » pour qu’il puisse avoir un peu d’estime de lui.

Cependant, la série n’a que neuf épisodes et fait des choix. Leur but est clairement d’accentuer l’humour et de proposer 150 rêveries de JD. Ce dernier fait tout ce qu’il peut pour proposer un max de changements dans l’hôpital : il accepte tout ce qu’on lui demande et veut faire plein de changements, parce qu’il n’aime pas l’idée que l’hôpital soit traité comme un circuit de F1.

JD demande donc à Asher, son interne, de faire tout ce qu’il peut pour aider un patient, mais c’est aussi une erreur. Il finit par comprendre qu’il fait plein d’erreurs quand sa nouvelle némesis, Dr. Park, l’attend dans son bureau pour le voir s’effondrer sous la pression : Turk est énervé de savoir que JD l’empêche d’avoir un robot high-tech car il accepte le renouvellement de matériel d’Elliot, Elliot n’apprécie pas que son équipement ne soit pas renouvelé, Asher s’énerve trop au téléphone.

Bref, JD est forcé de prendre des décisions et de faire des choix. Il n’est pas le tuteur qu’il rêve d’être pour Asher, parce que la réalité a ses limites ; il vexe à nouveau Elliot en choisissant de financer le projet de Turk à la place du sien. J’aime le fait que ça provoque des remous dans la relation entre Elliot et Turk, histoire qu’on voit où ils en sont 25 ans plus tard. Ils parviennent à se réconcilier vite, mais la dispute était too much. Vraiment, la série en fait trop pour être pleinement drôle.

Bon, la série veut aussi nous développer d’autres personnages. Il n’y a pas que les anciens. Les internes dorment dans l’hôpital, bien sûr, et c’est l’occasion d’essayer de nous les présenter plus longuement. Je tiens à dire tout de suite que j’aime beaucoup Dashana et que Sam, pour l’instant, est trop clichée avec ses blagues sur le fait qu’elle soit influenceuse pour que ça prenne sur moi. Bien sûr que j’aime Dashana quand elle critique Sam, du coup.

Il est dommage que Sam l’entende, évidemment, et pire encore que Dashana essaie ensuite de s’entraîner pour s’excuser sans passer par Sibby (je dois avouer que son ton over the top me fait rire), ça m’a peu accroché. J’aime bien l’idée que Dashana rembourse ses crédits avec les réseaux sociaux, par contre. Faut juste m’expliquer comment elle trouve le temps de faire médecine ET gérer ses réseaux, mais bon. L’intrigue est un peu trop bâclée, je trouve, mais bon, les épisodes ne durent que vingt minutes.

Du côté d’Asher, on se concentre surtout sur sa relation élève/prof avec JD, et c’est dommage. Il obtient aussi le numéro d’un autre interne et j’attends de voir où ils veulent aller avec ça, parce que pour le moment, nous n’y sommes pas.

Le gag de fin d’épisode ? Je n’arrive pas encore à accrocher (et puis toute cette histoire de dîner pour fêter l’arrivée de JD auquel il ne se rend même pas, ça ne m’a pas inspiré grand-chose), mais je ne désespère pas, comme pour le reste de la série. Franchement, ce n’est pas une catastrophe, ce n’est pas un échec et je pense qu’ils peuvent en faire quelque chose. C’est mieux que ce à quoi je m’attendais en voyant la bande-annonce, c’est moins bien que la série dans ses meilleures heures de gloire. Il faut aussi que je souligne que Carla manque dans l’épisode et, à vrai dire, Perry aussi, même si moins.

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Scrubs (2026) – S01E01 – My Return – 16/20

Certes, la série force pour justifier son existence et essaie vraiment d’en faire des caisses pour convaincre qu’elle a des choses à raconter et des blagues à nous livrer. Si ça ne fonctionne pas toujours, je retrouve le rythme et le ton de la série de l’époque. Je ne surfe pas trop sur la nostalgie, parce que je ne me souviens plus assez de la série d’origine, mais juste assez pour que ce revival me fasse plaisir. J’ai envie de lui laisser sa chance.

Spoilers

JD revient à l’hôpital.

It’s so nice to meet an incredible stupid person.

Cet épisode me donne l’impression d’être devant Grey’s Anatomy parce que la première scène est beaucoup trop sérieuse. On y voit JD être en pleine intervention aux urgences et c’est drôlement sérieux. Rapidement, on retrouve le délire habituel de la série cela dit : JD sauve le patient et est aussitôt acclamé par tout l’hôpital. On comprend bien vite qu’il s’agit d’un rêve de JD à l’excès qui est mis en avant. Cela dit, ça fait partie de l’ADN de la série d’avoir JD qui rêve éveillé et c’est plutôt bien foutu pour un retour.

Très vite, on apprend que JD a des enfants dont il s’occupe car il est devenu médecin généraliste à domicile… mais nous ne voyons pas ses enfants pour autant. S’il fait des visites à domicile, c’est donc qu’il ne bosse plus en hôpital. Et pourtant, malgré tout, JD revient à l’hôpital Sacred Heart pour la première fois depuis des années dans cet épisode. Il vit à une heure de celui-ci, son ex-femme y bosse, mais il n’a aucune raison d’y mettre les pieds.

Pour lui comme pour nous, le retour n’est pas si dépaysant. Carla est toujours là, Turk n’est pas censé savoir que JD est là, mais pas d’inquiétude, il est toujours capable de le sentir à distance et, bref, on retrouve le ton de l’époque. La jeunesse n’est plus ce qu’elle était par contre : Turk s’écrase au sol sous le poids de JD quand il le prend sur son dos.

La jeunesse est encore un peu ce qu’elle était : le générique est resté le même ! Je m’attendais à un mauvais reboot et ça fait plaisir de le retrouver comme ça, parce que ça a toujours été un point fort de la série à mon sens. I’m not Superman.

Bon, sinon, Turk a désormais quatre filles, ce qui lui laisse peu de temps libre, mais Carla lui en laisse pour qu’il puisse passer du temps avec JD. L’humour a encore du mal à prendre sur moi. Le rythme est vif, tout n’est pas fluide et la série tente trop de choses différentes en peu de temps. Au moins, cela lui permet d’avoir quelques gags qui réussissent à prendre.

Bien évidemment, JD et Elliot ne sont plus ensemble. Un petit flashback nous rappelle à quel point ils aiment les placards de l’hôpital, mais ils sont désormais divorcés. Quand ils se retrouvent dans leur placard, c’est pour s’engueuler désormais. J’ai eu du mal à accrocher à ce rôle proposé pour Elliot. Je suis content que tout le monde soit de retour, mais c’est étonnant.

JD finit par trouver sa patiente dans l’hôpital, car c’est la raison pour laquelle il est là. Son médecin de l’hôpital est aussitôt un antagoniste pour lui. JD s’en plaint donc au chef de service, et… Perry est toujours chef de service apparemment, ce qui permet aussi le retour de son personnage. Il appelle désormais JD « Oldie », ce qu’on avait vu dans la bande-annonce et qui fonctionne à peu près.

Il faut dire que la nouvelle génération l’épuise encore plus que celle de JD. J’ai l’impression que la série essaie un peu trop de forcer pour tomber dans ses anciennes habitudes. Il y a quelques faux raccords et bien trop de clichés sur la Gen Z qui est accro à TikTok – ce sont les nouveaux internes et ils permettent un peu d’humour. Je n’accroche pas à 100% à certains délires non plus. Je ne sais pas, c’est raccord avec le ton et l’ambiance de la série d’avant, mais la « Feeling Police » qui fait rêver JD comme s’il avait encore 20 ans… C’est étrange.

La série essaie aussi de nous présenter de nouveaux personnages, comme Dashana ou un nouveau docteur qui fait fantasmer Elliot. Comme pour les internes, je suis sceptique pour l’instant, mais ça a toujours fait partie de la série d’avoir des médecins en train d’apprendre n’importe comment la profession.

Ceci étant, ce revival réussit plutôt bien à introduire des personnages en s’appuyant sur les stéréotypes et en enchaînant avec beaucoup de rythme tous les gags. Malgré la volonté de forcer l’humour, sans forcément y arriver (mon seul vrai éclat de rire est pas assumable, c’est pour le surnom de la dernière gamine de Turk), la série prend aussi le temps d’aborder quelques intrigues plus graves. On a un message social plus ou moins explicite avec les patients qui ne veulent pas entrer dans les urgences ou surtout un Turk qui se plaint d’être en burn-out et complètement déprimé. Il a bien besoin de retrouver son meilleur ami, mais comme il ne veut pas parler de ses sentiments toute la nuit, il le plante alors même que Carla avait accepté qu’il passe une nuit loin de chez lui.

Le lendemain, JD est énervé de voir que Turk est sorti avec The Todd plutôt que lui (c’est un peu trop forcé tous les personnages secondaires), Elliot est énervée de voir JD rester plus longtemps que prévu et… Ouais, je ne sais pas, la série semble trop vouloir essayer de trouver des raisons de faire rester JD et de justifier son existence. Pour se faire, JD nous assure en voix off qu’il adore enseigner et que ça lui manque de ne plus le faire.

On voit donc JD expliquer à Sam comment faire une procédure compliquée, toujours avec humour (feeling silly, ça marche sur moi), puis c’est Perry lui-même qui explique à JD qu’il faut qu’il revienne. Il a envie que JD revienne parce qu’il fait bien le job et qu’il aimait ce qu’il faisait, et l’hôpital a besoin de bons feelings.

En effet, Turk est déprimée et ça force même Dashana à lui expliquer qu’elle était dans cet hôpital pour lui parce qu’il était une légende vivante. Voilà donc la fin d’épisode qui nous réserve quelques surprises, avec un peu de Coldplay, JD qui se voit offrir un job et un des internes qui regrette de ne pas être venu en aide à une patiente quand il aurait pu encore la sauver. Cela permet de créer du lien entre les internes, devant JD. JD décide de prendre le poste que Perry lui offrait, avant de découvrir que le job en question est justement celui du Dr Cox. Oh.

Cela n’a aucun sens que le flambeau soit transmis comme ça, mais admettons. Là encore, la série semble vouloir trop forcer et justifier son existence, mais je crois qu’il y a des idées qui fonctionnent malgré tout.

Enfin, on retrouve les gags de fin d’épisode… sans que ça n’arrive à me convaincre pour l’instant. Mais bon, eh, JD et Turk sur le toit de l’hôpital, ça offre quelques promesses pour la suite.

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Paradise – S02E03 – Another Day in Paradise – 18/20

Quel plaisir de retrouver enfin la série telle que je l’aime : j’ai l’impression d’être de retour dans les intrigues de la saison 1 et ça me plaît davantage. L’idéal serait d’avoir un équilibre entre toutes les intrigues, mais vraiment, je comprends l’intérêt d’avoir diffusé les trois épisodes en une fois. J’ai vraiment eu ma dose (et j’ai quand même hâte d’être au prochain épisode pour en avoir plus). On a ainsi de quoi avancer sur tous les tableaux et même de quoi bien avancer !

Spoilers

Un mois plus tard, c’est toujours aussi chaotique au sein de Paradise.

I’m assume you’ve never heard of the Venus Syndrom

C’est marrant comme la qualité d’image me plaisait en saison 1 et comme ce côté sombre commence déjà à être insupportable sur cette saison 2. Je suppose que voir les trois épisodes en une seule session de visionnage n’aide pas. Bien sûr, cet épisode s’éloigne un peu de l’intrigue de Xavier et commence par un plan de Sinatra dans le coma.

Un flashback nous ramène à l’époque où elle voulait faire tout ce qu’elle pouvait pour sauver le monde – ou au moins sa petite personne et celle de ses proches. Le problème, c’est qu’il est trop tard pour sauver le monde. D’après le scientifique à qui elle parle, la planète est condamnée : certes, après le froid polaire, la planète se remettra, mais ce sera temporaire. C’est exactement là que nous en sommes : tout semble aller pour le mieux sur Terre quand on voit où sont Xavier et Annie. Pourtant, d’ici quelques temps, l’air sera à nouveau plus chaud et la chaleur augmentera d’un coup. Comme sur Venus, la vie sera réchauffée au point d’être rendue impossible. Qui aurait envie de vivre dans un four où l’eau s’évapore, même quand c’est un océan ? C’est flippant, tout simplement.

Neuf ans plus tôt, Cal est élu président. Une des premières avec qui il célèbre sa victoire est Sinatra. Le père de Cal, lui, insiste pour dire que son fils est un idiot. Sentant que le projet de Sinatra est en voie d’extinction, le père du Président lui propose son aide.

On voit ensuite Sinatra embaucher un type pour faire du chantage sur un autre, et ce type n’est autre que Billy. Je suis content de le revoir, tout comme pour Cal, mais en revanche, cette intrigue m’a quelque peu perdu en route. Ce n’était pas des plus intéressants, ou plutôt, j’ai raté une étape : Billy tue carrément un type (j’adore cet acteur) pour elle, mais laisse en vie le fils. Mouais. On verra plus tard ce que ça apporte à la série.

Dans le présent, Sinatra se réveille et apprend que son coma a duré un mois. Elle demande aussitôt à ce qu’on lui explique ce qui est arrivé. Elle est comme nous et se demande où en est la vie dans le bunker. On découvre simplement que les élections présidentielles sont en cours, et que ça provoque quelques remous politiques. Il y a une rébellion chez les plus jeunes, Presley entretient une correspondance secrète avec Jérémy (malheureusement, ça rend le petit frère jaloux) et vit désormais avec Robinson.

Cette dernière a en effet accepté de surveiller les enfants de Xavier en attendant que Teri revienne. Elle est au courant de tout ce qu’il s’est passé : elle était là quand Jane est venue dire à Xavier qu’elle avait tiré sur Sinatra pour le protéger, mais que Sinatra était encore en vie. Xavier a décidé de tout prendre sur lui, simplement.

Jane est carrément devenue une véritable héroïne aux yeux du public – et c’est à Robinson de la surveiller.

La nouvelle promesse présidentielle pour s’assurer un électorat ? Rétablir les saisons. Cela manque aux gens qui ont besoin d’être divertis : il veut que les gens puissent vivre une jolie période estivale. Le problème, c’est qu’il n’y a plus assez d’énergie pour cela. Malheureusement, ceux qui protestent face à ce président sont aussitôt arrêtés et envoyés dans une prison secrète, alors ça ne donne pas envie de trop s’opposer.

Pourtant, il est évident que ce président les fait courir à leur perte à tous. Ceci étant, on découvre que s’il n’y a plus assez d’énergie, c’est parce qu’il y a un projet secret de Sinatra qui aspire toute l’énergie. Gabriella n’en a jamais entendu parler, apparemment, et personne ne sait exactement de quoi il en retourne. Comme celle-ci s’est réveillée, elle peut être interrogée pour nous en dire plus. Le truc, c’est que personne ne semblait être au courant du réveil de Samantha.

J’ai bien aimé voir Jane se rendre aussitôt à l’hôpital pour la confronter et s’assurer qu’elle n’allait pas lui détruire la vie. C’est intéressant de voir Jane monter si haut en grade après avoir passé une première saison à être si détestable. J’aime beaucoup comment elle gaslight tout le monde, et Sinatra aussi. Elle s’assure que Sinatra ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé et lui donne la version officielle, dont elle doit se contenter.

La série nous laisse dans le doute, tout de même : il est possible qu’elle se souvienne, mais l’essentiel est qu’elle sache mentir. Bon. Bien sûr, le nouveau président l’a fait aussitôt venir pour un interrogatoire mené d’une main de maître par Gabriela. C’est intéressant à voir, surtout qu’il est de nouveau question d’un détecteur de mensonges. Si Sinatra se croit entre les mains d’une amie, elle découvre rapidement que Gabriela lui en veut d’avoir été mise de côté : Gabriela attaque assez fort en lui demandant combien d’enfants elle a, histoire de lui rappeler le deuil qu’elle doit gérer à vie. La scène fait grincer des dents.

Ensuite, Gabriela cherche à savoir si Sinatra détourne l’énergie pour un gain personnel. La question est conne : ils veulent savoir pourquoi elle détourne l’énergie, mais cette histoire de gain personnel permet à Sinatra de finalement botter en touche et dire que ce n’est pas le cas. Inévitablement, le président s’énerve contre elle, mais le fait qu’il s’énerve et débarque dans la pièce lui fait perdre toute once de crédibilité.

Sinatra est placée en arrestation dans sa propre maison, ce qui semble bien l’arranger pour reprendre un semblant de vie normale et savourer de bons moments avec sa famille. Cela laisse surtout l’occasion à Gabriela de venir lui parler et partager de bons moments avec elle. Soit. J’adore l’actrice, j’aime bien le personnage et il est vite évident qu’elle cache une autre intention : lui faire comprendre que leur relation n’a pas trop d’intérêt à ses yeux (et la mettre sur écoute, aussi, pour son propre bénéfice).

En parallèle, Jane se place de plus en plus auprès du président et le fait bien : elle fait semblant de s’excuser de donner son avis, mais s’arrange pour le donner et faire en sorte de prendre quelques compliments au passage. Sa tactique est grossière, mais avec un président aussi débile que celui que nous avons à présent, c’est très efficace. Il ne faut toutefois pas sous-estimer Robinson qui est impressionnée par sa manière de procéder.

Impressionnée, oui, mais pas débile pour autant : elle comprend qu’il lui faut faire quelques recherches sur Jane. Cela la mène à lire son dossier et découvrir qu’elle cache bien des choses. En s’intéressant au cas de Billy, notamment, Robinson se rend compte que la mort de cet agent est super louche. Un suicide, vraiment ? Jane a déclaré qu’il était dépressif et n’avait rien pour le raccrocher à la vie, mais Robinson découvre rapidement qu’il cachait une bague de fiançailles… Pas exactement l’attitude de quelqu’un qui veut en finir !

Malheureusement, Robinson comprend tout cela trop tard : Jane a réussi son coup, une fois de plus. Elle est vraiment trop géniale comme méchante : elle s’arrange ainsi pour buter le président pendant son jogging – alors que le président a demandé à ce que soit uniquement elle qui surveille son jogging. Non contente de l’égorger, elle s’arrange aussi pour faire en sorte que ce soit Robinson qui soit accusée du meurtre. Pour le coup, Robinson se fait avoir comme une débutante, c’est hyper frustrant !

Ce n’est pas le seul cliffhanger de l’épisode : outre le sourire sadique et satisfait de Jane qui réussit son coup, il y a ainsi Jeremy qui se fait arrêter (sous les yeux impuissants de Presley, arrivée en retard à leur RDV à cause de son frère) et est emmené en prison en sous-sol du bunker (ça fait sacrément bas sous Terre !). Et là, surprise : son arrestation était tout à fait volontaire, cela lui permet de se rapprocher de l’ingénieur du bunker. Il compte sur lui pour rouvrir les portes du bunker et les emmener tous loin de ce nid de guêpes !

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