#10 : Comment suis-je retombé dans l’écoute en boucle de Dr Horrible ? (12-18/06)

Bonjour à tous !

Force est de constater que je ne profite pas du tout de la pause dans mes séries pour être beaucoup plus productif comme je l’espérais. En fait, c’est même plutôt l’inverse : je passe de moins en moins de temps devant mon ordinateur et, forcément, ça se ressent sur ma productivité pour le blog et mon visionnage de séries.

Comme apparemment, il y a toujours du monde pour passer me voir, je suppose que vous ne m’en tenez pas trop rigueur. Et puis, ce n’est pas non plus comme si je ne postais rien, hein. Quoiqu’il en soit, j’ai choisi d’entamer cet article par une bien vieille chanson, puisque Dr Horrible approche déjà de sa neuvième année d’existence, rien que ça. Et si vous ne l’avez toujours pas vu, croyez-moi, ça vaut le détour : Neil Patrick Harris (Barney de HIMYM, le comte Olaf des Orphelins Baudelaire), Felicia Day (Codex de The Guild, Charlie de Supernatural), Nathan Fillion (Caleb de Buffy, Mal de Firelfy et surtout un certain Castle de Castle). Regardez-le. Vraiment. C’est sur Youtube, en entier et en sous-titré. Pas d’excuse !

06-1

Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Lundi, j’ai comme souvent gardé ma nièce et tout juste eu le temps de voir mes épisodes habituels. Il n’y a donc pas grand-chose à raconter côté séries, et vous allez voir que de manière assez magique, c’était pareil toute la semaine.

Mardi, je me suis contenté de Shadowhunters et j’ai repris Lucifer pour faire bonne figure et avoir quelque chose à vous publier à un moment ou un autre (oui, bon, je fais genre c’est pour vous, mais en vrai, c’est surtout que j’avais envie de savoir la suite, il faut bien le dire). J’étais surpris de constater une pause bien tôt dans la diffusion de Still Star-Crossed, ça me paraît complètement stupide de la part de la chaîne, déjà que les audiences (et les critiques) ne sont pas au top !

Mercredi, j’ai alterné entre quelques cours et quelques épisodes de Lucifer, sans même parvenir à me motiver pour finir la saison. C’est malin. Qu’à cela ne tienne, je l’ai fait jeudi, entre deux préparatifs (continuez à lire, ça va s’éclaircir) et la suite de Missions, une série que je continue de conseiller, même si elle était un peu moins claire cette semaine.

Le reste de la semaine a filé vitesse grand V, car j’aidais à organiser l’anniversaire de ma prépa vendredi soir. Avec plusieurs centaines d’invités, autant vous dire que ça a limité le temps que je passais à l’ordinateur (et même sur mon portable). Et comme c’est en plus pas du tout à côté de chez moi, j’ai simplement profité du train pour regarder un ou deux épisodes de Brooklyn 99 dans les trajets en bus et RER (attention, il faudra bientôt dire train et plus RER, LOL) du vendredi et du samedi. Avant de partir, j’avais quand même pris soin de programmer mon tout premier TFSA sur les meilleurs pères dans les séries. J’espère que ça vous a plu 😊

Et hier, et bien, entre la fête des pères en France, le 2nd tour des élections législatives, l’épisode 2 d’Orphan Black, les 31 degrés qui s’abattaient sur ma maison et l’inévitable barbecue… je ne sais même pas où j’ai trouvé le temps de rédiger l’article que vous êtes en train de lire. Enfin voilà, c’était une semaine chargée, mais pas du côté sériephile. Tant pis, y aura bien des jours meilleurs à venir.

En plus, cette semaine, il y a Wrecked qui revient !

coup de poing.pngLe Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : La performance incroyable de Tatiana Maslany dans Orphan Black. Cela vaut pour tous les épisodes de toutes les saisons, je sais, mais (SPOILER 5X02) les larmes de Sarah à la fin étaient horribles. En plus, elle joue le chagrin différemment selon les clones et je n’en ai pas du tout parlé assez dans ma critique hier !
Coup de Mou : Silicon Valley continue de me laisser un goût de trop peu cette semaine. Gros meh. N’en déplaise à Aurélien qui m’a agressé sur la page Facebook lundi ehe
Coup de Poing : Comme vous avez pu le constater plus haut, je l’ai accordé à Lucifer cette semaine, et il y en avait même deux. Un dans le douzième épisode et un dans le treizième, les deux frères étant particulièrement brutaux.
Coup de Blues : C’est totalement répétitif, mais la fin d’Orphan Black m’a quand même filé un bon coup de blues quoi.
Coup de Vieux : Ludo (ouais, encore lui tss) a eu la bonne idée de me dire qu’il finissait Castle et de me parler de Nathan Fillion. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que je me refasse Dr Horrible Sing Along Blog samedi soir. Ainsi que les bonus du DVD (mais bon, je les avais déjà vus, ça ne compte pas pour le bingo). Cela m’a rappelé que ça faisait déjà neuf ans que je l’ai vu pour la première fois, et que je l’ai revu le jour où j’ai lancé mon compte instagram, et que je l’ai revu en 2015 d’après un de mes commentaires sur TV show time.
Coup de
Gueule : La fin de saison de Quantico ne donnait déjà pas beaucoup envie de revenir, mais maintenant que l’on apprend que des acteurs ont décidé de se barrer, je suis vraiment hyper énervé par ce renouvellement. Je me connais, je vais regarder quand même, mais je trouve ça tout pourri d’annoncer des départs au préalable comme ça. Cela spoile complétement, même si je doute qu’ils offrent de véritables portes de sortie à ces personnages, parce que bon, c’est Quantico.
Coup de Barre : Hier après-midi, je me suis endormi au soleil alors que je devais commencer la saison 2 de Lucifer. C’est malin !
Coup de Bol :
J’ai bien failli ne pas avoir le temps de voir d’épisode vendredi, et puis finalement, j’ai regardé un Brooklyn 99 à l’arrêt de bus qui m’a permis de valider le point 20 et de ne pas perdre le point 17 de mon bingo séries. Gros coup de bol, donc ! Mais tout est relatif, parce que le bus n’est jamais venu pendant toute la durée de l’épisode et j’ai fini à pied.
Coup de Tête :
J’ai fait un peu de tri dans ma DVDthèque alors que ce n’était pas du tout prévu. À tout remettre bien à sa place, je me suis rendu compte que je n’avais plus du tout de place pour de nouveaux DVDs (angoisse !) et qu’il y avait plein de bonus que j’avais envie de découvrir, histoire de valider un point du bingo.
Coup de Théâtre : Vendredi soir, quelqu’un est venu me voir pour me dire qu’il avait découvert mon blog. Je ne m’y attendais pas, puisque je n’en fais pas une promo excessive en-dehors de Twitter où je n’ai pas grand-monde que je connais en vrai (enfin, j’en ai de plus en plus à force de rencontrer des Twittos, mais ce n’est pas pareil !).
Coup de Pub : Je vous ai parlé de Laura la semaine dernière sans même faire un petit coup de projecteur sur son très bon blog. De manière tout à fait neutre et objectif, je vous renvoie à son article sur la première saison de Community, parce qu’elle l’a vue avec mes DVDs et parce que c’est une de mes séries préférées dont je n’ai que peu parlé sur le blog.
Coup de Grâce : Le sourire d’Alycia Debnam Carrey continue de me faire fondre à chaque fois et je ne suis pas du tout objectif dans mes critiques de Fear the Walking Dead. Que je suis pressé de voir l’épisode du jour !

03Les 19 inédits de la semaine…

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Orphan Black, 5×02
-> Missions, 1×05-06
-> Lucifer, 1×01-13
-> 
Shadowhunters, 2×12
-> Silicon Valley, 4×08
-> Fear the Walking Dead, 3×03

00

… Et les 2 autres, bientôt sur le blog

-> Brooklyn 99, 1×06-07

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Orphan Black (S05)

Synopsis : La dernière saison de la série a beaucoup de choses à régler. Après avoir rallié en saison 4 les différentes factions (le projet des clones de Neolution et le projet des vers) à sa cause, Rachel a pris le pouvoir et s’apprête à rencontrer celui qui tire toutes les ficelles depuis le début, Westmorland. Son sourire de fin de saison en disait long, tout en laissant Sarah très mal au point, Mrs S et Kira prises en otage par Ferdinand, Cosima bien malade (mais dans les bras de Delphine !), Alison, Donnie & Helena en camping forcé pour échapper à la police et, bien sûr, Krystal qui refuse l’évidence des clones de manière beaucoup trop comique.

Ci-dessous, mon avis sur chacun des épisodes de la saison 5 juste après visionnage.

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Pour commencer, cette saison n’a que dix épisodes pour boucler l’une des meilleures séries de science-fiction de la décennie (en fait, LA meilleure). Oui, c’est la dernière saison, comme l’avait toujours souhaité les producteurs. Dit autrement, ça risque de partir dans tous les sens pour apporter toutes les réponses et des conclusions aux personnages, notamment à chacun des clones. Si aucune des principales n’est jamais morte, je ne donne pas cher de leur peau pour la saison finale, et ça me tue d’avance car peu importe sur qui ça tombe, je ne serais pas prêt.

Outre les clones, il y a aussi le personnage de Felix et sa demi-sœur Adele, Art, Angie qui a disparu, les clones Castor, Tony et surtout Shay, dont j’aimerais vraiment la conclusion, au moins évoquée par Cosima s’il le faut. Oh, c’est sans compter Charlotte, la clone enfant, et Kira, la fille de Sarah aux pouvoirs évoqués mais jamais explicités.

Pour avoir revu hier la fin de saison 4, je suis totalement prêt (ceci est un mensonge : je ne suis pas prêt) à reprendre la série là où elle nous avait laissé et je m’attends à devoir la suivre dans un énorme virage SF qui me plaît d’avance, avec un homme qu’on nous annonce vieux de plusieurs siècles, quand même. Qu’importe, je suis là pour les personnages de toute façon.

C’est parti !

Note moyenne de la saison : 19/20

Capture d'écran 2017-06-11 16.05.20.pngÉpisode 1 – The Few Who Dare – 18/20
Whatever this place is, it’s the answer.

On va commencer la saison par une note pas trop trop haute histoire de pouvoir continuer à monter ensuite, surtout que la série a beau avoir proposé un excellent épisode de reprise, je reste persuadé qu’on aurait pu avoir un peu mieux : Sarah était toute seule dans la majorité de ses scènes, il y a eu peu d’interactions entre clones et pas assez d’Alison (ou Krystal) pour moi. D’ailleurs, à ce sujet, ils ont mis dans le « previously on » la scène d’Alison et Donnie dans le 4×10 qui avait été coupé au montage lors de la diffusion de l’épisode (mais rétablie sur Netflix). C’est un complot contre moi, je ne vois que ça.

J’avais parié avec moi-même que la série ne reprendrait pas immédiatement sur son cliffhanger de fin de saison précédente et malheureusement, je ne me suis pas trompé. Comme d’habitude, la saison débute sur Sarah, qui est toujours mal en point et, en plus, n’a plus de batterie sur son portable. Bon, avec 2%, elle réussit quand même à passer un appel à Felix et lui parler pendant une bonne minute. Quand il est à 2%, c’est à peine si j’arrive à envoyer un SMS avec le mien, elle a du bol. De son appel, elle apprend qu’il existe un village au Nord de l’île, ce qui lui donne une motivation pour le reste de l’épisode.

Tout au long de l’épisode, nous suivons donc Sarah perdue dans la forêt de l’île qui n’est plus si enneigée qu’elle ne l’était la veille, mais bon, les aléas du tournage. Elle n’a pas spécialement le temps d’avoir aussi froid que Cosima et Charlotte, trop occupée qu’elle est à brûler la photo de sa fille pour se faire du feu (ça faisait très sorcière sur le bûcher pour Kira) et à se faire attaquer par un monstre qui semble tout droit sorti de… l’île du docteur Moreau. Oh, attendez, cette référence, elle ne serait pas dans la série depuis un moment déjà ?

La pauvre est également pourchassée par des hommes plus ou moins aux ordres de Rachel (c’est compliqué, je vais y revenir) qui lui permet de découvrir que les loups ont quand même moins de chance qu’elle. Aïe.

Après moults péripéties, elle arrive à atteindre enfin le village où elle retrouve Cosima, qui est étonnamment en meilleur état qu’elle.

Il faut dire que pendant que Sarah traverse l’île, Cosima a eu droit à une bonne nuit de sommeil chaleureuse en compagnie de Delphine, une excellente doctoresse dis donc. Cosima passe l’épisode à découvrir le village et, clairement, nous ne sommes pas au bout des prises de tête sur le fin mot de l’histoire. Elle se trouve en effet dans un village « Revival » où les êtres génétiquement supérieurs sont réunis. La série nous introduit ainsi un nouveau personnage (j’ai entendu « Mud » quand elle s’est présentée, mais ça veut dire boue, donc faudra que je me chope des sous-titres à un moment quand même) qui libère Cosima de la pièce où elle était enfermée (c’est en train de devenir une mauvaise habitude pour la Cosima, c’était déjà le cas dans l’épisode précédent).

Bon, Mud est plutôt sympathique, mais la présentation du village qu’elle fait est assez clairement pleine d’ellipses et de non-dits, je suis pressé qu’on en découvre plus. En tout cas, Charlotte y passe son temps à lire un bouquin très mythologique et je sens que la série va nous amener sur des pistes qui ne me plaisent pas généralement. Sauf que cette fois, au lieu d’être sceptique, je vais accrocher parce que ce sera arrivé progressivement et bien amené.

De son côté, Delphine s’est rhabillée et l’on découvre qu’elle est vraiment docteur sur cette île où elle soigne notamment une jeune cancéreuse, Aisha. (Aisha, écoute-moiii). Si je suis parfaitement honnête, je ne sais pas du tout où ils veulent en venir avec cette intrigue, même si assez clairement, on veut nous faire avaler des faits scientifiques tout à fait impossible, notamment la survie de Westmoreland pendant 170 ans. Allez, pourquoi pas, mais si je me sens déjà vieux à 24, je préfère pas imaginer ce que ça peut donner à 170 !

Toujours est-il que Delphine semble se méfier de ce Westmoreland qui lui a pourtant sauvé la vie, si on en revient aux bases. Elle cache donc le traitement de Cosima dans l’infirmerie avant d’aller lui faire ses adieux car elle est envoyée en Sardaigne. Putain, mais Delphine, jamais là, ce n’est pas possible ! C’était largement sous-entendu dans le 4×10 qu’elle ne resterait pas de toute manière et ça permet de libérer l’actrice pour ses autres projets. Personnellement, j’ai trouvé qu’elle était encore plus jolie qu’avant, et peut-être même meilleure actrice, mais c’est peut-être le fait de ne pas l’avoir vue pendant si longtemps qui aide.

Ses scènes avec Cosima étaient tout ce qu’il y a de plus tendre, tout ce qu’il faut pour exciter Tumblr et me donner un point du bingo, alors je ne boude pas mon plaisir !

Une fois Delphine partie sur un « I love crazy science » pour achever les fans, Cosima se retrouve donc à se la jouer espionne, encore. Oui, encore, parce que ne pas se faire repérer, c’est plus ou moins déjà l’intrigue qu’elle avait dans l’épisode précédent. Du coup, ça fonctionne plutôt pas mal en terme de cohérence. Voilà donc qu’elle réussit à entrer à l’infirmerie où elle retrouve son remède et envisage de se soigner toute seule quand Sarah arrive.

Sarah a une idée en tête : se barrer de cette île. Personnellement, je la comprends beaucoup plus que Cosima qui, curieuse, souhaite rester pour avoir le fin mot de l’histoire. Je le veux aussi, mais vu comment Delphine semble avoir confiance dans ce lieu dirigé par Rachel, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle reste et qu’elle laisse Sarah s’enfuir, seule, malgré ses innombrables blessures.

Quoi ? Ah, oui, Rachel, j’y viens, j’y viens. Madame n’ouvre pas sa putain de porte à l’écran mais a droit à la place à un plan magnifique où elle arrive dans la maison de Westmoreland. On la retrouve ensuite dans un plan digne d’Hunger Games où elle fait un discours au village, disant grosso modo que maintenant, c’est elle la porte-parole du chef. Bref, Rachel dans sa quête de pouvoir quoi. Il y est aussi question de boire l’eau d’une fontaine, ce qui était déjà le cas avec Aisha, et je pense que la série se dirige assez clairement vers le mythe de la fontaine de jouvence, expliquée par la science. Vu que jusqu’ici, ils ont toujours réussi à rendre leurs intrigues les plus farfelues parfaitement crédibles, je vais me laisser porter dans cette direction.

Et puis, c’est à peu près tout ce qu’on a cette semaine, aucune info sur les dirigeants de Neolution cette semaine ou sur l’identité de Westmoreland (on nous cache des choses, vous allez voir qu’ils vont nous pondre que c’est Art !).

Art, justement, qui débarque de nulle part cette semaine à la planque où Mrs S et Kira se sont fait enlevées. Il tombe sur Felix qui lui donne tout un tas d’infos et c’est pour ça que je commence à me méfier de lui. A priori, c’est un gentil, certes, mais il est impliqué de partout, ça ne me rassure pas plus que ça. Il se voit confier une nouvelle partenaire, Maddie, que j’aime déjà même si elle semble être une jolie empêcheuse de tourner en rond du haut de ses deux mètres (franchement, elle est immense, non ? ou c’est Art qui est tout petit ?).

Il ne faut pas longtemps pour que Maddie se mette Art dans la poche en menaçant sa fille. Simple comme bonjour, mais efficace. Maddie semble donc être Neolution, mais ce n’est pas clair, comme toujours avec cette série. En tout cas, elle fait partie d’un groupe qui n’a rien à voir avec la police et réussit à mettre la main sur Alison, qui avait pour plan d’aider Sarah malgré ses instructions inverses. Tout est tellement complexe, tout est tellement bien intriqué… et tout ce qui touche les Hendrix est tellement toujours drôle ! Je suis heureux de les retrouver.

Maddie menace Art face à Alison pour avoir des infos sur le plan d’Helena maintenant qu’elle est en fuite, mais ce n’est pas très efficace. De son côté, Helena passe une partie de l’épisode à chasser, cerner le danger et avertir Donnie. Celui-ci ne comprend pas à temps le message et décide tout bonnement d’abandonner Alison quand elle se fait cueillir par des hommes armés. Cette scène était aussi drôle que tout bonnement horrible pour Alison !

Donnie se fait malgré tout rattraper quelques temps plus tard, mais Helena le sauve, sans pour autant se mettre en danger et blesser ainsi ses bébés, ce qui va la forcer à rejoindre un hôpital où j’espère qu’on en saura plus. Les trois personnages étaient un peu mis de côté cette semaine, mais ça fonctionne plutôt bien niveau avancée de l’intrigue, surtout parce qu’ils parviennent à communiquer entre eux.

En effet, Felix les a appelés en début d’épisode pour les mettre au courant de ce qu’il se passait et je dois dire que les scénaristes sont sacrément doués pour trouver les pirouettes qui permettent aux personnages de tous avancer. Felix est souvent la clé de ces interactions et ça ne change pas dans cet épisode où il se retrouve à devoir mener l’enquête pour mettre la main sur Mrs S (qui a apparemment blessé Ferdinand avec un tire-bouchon, tellement Mrs S !) et Kira.

Son enquête manquait un peu de suspens en ce qui me concerne, parce que dès que j’ai vu l’écran d’ordi sur Minecraft, je me suis douté qu’on finirait par aller du côté de MK. Seulement quand Felix y pense, il tombe sur un nouveau personnage, encore un (putain les gars ils vous restent que neuf épisodes, arrêtez) qui grosso modo le détourne de son action première, après avoir dit qu’il n’y avait plus qu’un camp du côté de la division Neolution/Gens avec les vers. Je ne sais pas trop où ça va, mais je dois dire que je me suis surpris à shipper Felix avec ce nouveau personnage mystérieux, alors que trente minutes plus tôt, je me disais que ce serait rigolo qu’il finisse avec Ira (cependant, Ira est trop occupé à s’inquiéter pour Susan et servir de punching-ball à tout le monde, le pauvre, s’il savait).

Bon, vous comprenez bien que cet épisode a beau ne durer que 40 minutes, il se passe autant de choses que si nous avions eu trois épisodes de séries classiques. Et je n’ai même pas encore fait le tour puisque Rachel finit par retrouver Cosima qui voulait se soigner toute seule. Dans une scène totalement incompréhensible quand on se souvient qu’elle a quand même manigancé pour lui crever l’œil, Cosima lui accorde sa confiance et Rachel effectue la procédure (pourtant supposée compliquée) qui permet de soigner la scientifique. ENFIN.

Comme elle est de tous les combats, Rachel se retrouve aussi dans la cabane où Sarah espérait partir en bateau (j’y ai cru pour le bingo) et où elle s’est fait cueillir comme une bleue. Ce n’est pas forcément le cliffhanger le plus efficace, mais comme celui de la saison précédente n’est toujours pas résolu et que tous les personnages ont à gérer le leur, j’aurais bien envie de pouvoir bingewatcher l’ensemble de la saison. Malheureusement, ce n’est pas possible pour le moment, alors je vais prendre mon mal en patience ! Quand je pense que dans neuf semaines, ce sera fini ! En attendant, j’ai tellement de trucs auxquels réfléchir pour la suite de la série que j’en ai mal à la tête !

Pour l’instant, ma théorie est que le rêve de Sarah où Kira la réveille fera partie de la dernière scène de la série, dans un happy end où elle retrouvera Cal (ouais, faudrait voir à pas l’oublier) et mènera une vie de famille joyeuse à proximité de Felix, Donnie, Helena et ses bébés, ainsi que Cosima et Delphine ayant adopté Charlotte (soyons fous). Ouais, je suis pessimiste sur les sorts de Mrs S et d’Alison, j’avoue. Il me faut la suite, tout de suite.

02.pngÉpisode 2 – Clutch of Greed – 20/20
Save Charlotte. Save your sisters.

Je n’arrive pas à me faire à l’idée que la série approche de sa fin, je vous jure, mais cet épisode s’est très bien chargé de me rappeler qu’on arrivait progressivement vers les derniers instants. Si tous les épisodes de la saison sont à ce niveau, ça sera difficile de continuer à noter, surtout que j’y mets 20 alors que les clones étaient une fois de plus séparées cette semaine. Je ne peux pas trop m’en plaindre, ça simplifie ma vie pour la critique. L’épisode se concentrait principalement sur Sarah, je vais donc prendre le parti inverse pour cette chronique et débuter par ses sœurs, histoire de commencer par le plus simple.

Celle qui a le moins d’intrigue cette semaine est probablement Alison, une fois de plus. J’ai bon espoir pour la semaine prochaine. De retour chez elle, elle est toujours sous le contrôle et la surveillance d’Art et Maddie. C’est à peu près tout pour elle cette semaine, même si l’intrigue concernant sa paroisse risque d’occuper un peu plus d’espace dans les épisodes à venir. Tant mieux, Alison est toujours au top quand sa vie perso prend le dessus sur les affaires de la DYAD et des Néolutions. Je suis pressé qu’elle recommence à me faire rire, parce que cette semaine, c’est Maddie qui lui vole la vedette en se moquant d’elle et de ses cartes de Noël.

Une autre clone peu vue cette semaine est Cosima, mais ce n’est pas spécialement une surprise après sa mise en avant de la semaine dernière. Et puis, certes, elle a moins de temps à l’écran, mais ce n’est pas pour autant que rien ne se passe pour elle. Tout en continuant d’interagir avec Charlotte et Mud (oui, c’est son nom), on apprend que l’essai de traitement fonctionne, mais fonctionne à petite vitesse. Cela ne me rassure qu’à moitié, mais bon, pour le moment, pas trop de quoi s’inquiéter.

Cosima rencontre ensuite Aisha, mais je ne sais toujours pas vers quoi se dirige la série avec cette intrigue sur le cancer de la petite fille. Il est logique d’en parler en même temps : si la science était à faire des gros progrès d’évolution comme le suggère la série, cela passerait forcément par quelqu’un cherchant à guérir le cancer à un moment ou un autre.

Le plus important est encore que Cosima a perdu tout sens de la mode et porte des bottes en caoutchouc rencontre enfin le scientifique fou derrière tout ça et il est sacrément bien conservé pour quelqu’un supposé avoir 170 ans. La série nous l’introduit comme un grand pote de Conan Doyle, ce qui tombe bien vu que Conan Doyle est tout de même assez prolifique côté œuvre. Le débat métaphysique au cœur de la série se retrouve résumé dans une parabole (elle n’est vraiment pas longue, mais très mal traduite dans ce que j’en ai vu sur internet) qui laisse assez songeur et confirme que la série n’a pas fini de nous surprendre : si nous sommes comme les clones les mites du fromage, nous n’avons pas encore envisagé la vache derrière tous les mystères de la série. Cosima doit donc trouver le moyen de sauver Charlotte et ses sœurs (je me retiens très fortement de faire une référence à Heroes, vous n’avez pas idée).

Cela me va bien, j’ai l’impression d’avoir quelques réponses sur le point d’arriver et c’est pour l’instant plus satisfaisant que la manière dont feu Lost me les avait amenées.

Des réponses, oui, et j’en ai trouvé aussi du côté d’Helena qui affirment après quelques pets (décidemment, la série nous aura tout fait) que ses bébés sont aussi spéciaux que ceux de Sarah. Ainsi, les jumeaux d’Helena, blessés dans l’épisode précédent, sont désormais en pleine forme et plus aucune blessure n’apparaît. C’est marrant, ça me rappelle une certaine Kira renversée en saison 1. Clairement, les médecins l’ont donc vue se soigner toute seule.

Donnie est toujours avec Helena et il la calme un temps, ce qui était plutôt bénéfique pour sa pauvre médecin (j’ai adoré le jeu de mot sur néolution/néonatal). Cela ne dure donc qu’un temps et Helena parvient à s’enfuir en s’en prenant à la gentille médecin qui l’aidait. Donnie en profite à son tour pour s’éclipser de manière toujours aussi comique. De toute façon, il sait où est Helena est partie se cacher. J’adore tout simplement cette intrigue, même si Art et Maddie ne sont quand même pas très doués de ne pas les retrouver alors qu’ils s’enregistrent à l’hôpital sous le nom de Hendrix.

On va dire qu’ils n’ont pas pensé à checker les hôpitaux car ils n’ont aucune raison de le faire, mais ça ferait autrement une belle incohérence, un peu comme la conversation Skype de Sarah et Felix qui ne s’inquiètent plus d’être sous écoute chez Mrs S… Oups, je vais un peu trop vite, pardon !

Sarah est donc ramenée dans la cellule de DYAD sans passer par la case bateau à l’écran (shit). N’ayant pas assez de clones à gérer, ils s’amusent même avec son reflet maintenant.

Après avoir eu le droit de parler à ses sœurs sous contrôle de Rachel, mais aussi à Mrs S et Kira, Sarah n’a plus d’autres choix que d’abdiquer. Elle décide donc de laisser Rachel exploiter les capacités de Kira et, surtout, les étudier. Parfait, cela fait cinq ans qu’on est sur ce sujet sans avoir la moindre avancée, clairement cette saison se doit d’éclaircir ce mystère et elle prend le chemin.

Seulement, c’est tellement contraire à tout ce qu’a toujours voulu et fait Sarah que ça ne peut pas se passer sans encombre. Sarah décide donc de lutter contre Rachel et en arrive à la conclusion logique qu’il faut kidnapper sa fille (un kidnapping de plus ou de moins, elle n’est plus à ça, Kira), grâce à l’aide de Mrs S et de Felix, ce dernier retrouvant sa complicité habituelle avec Sarah. C’est donc une nouvelle fois l’occasion pour Sarah de se faire passer pour Rachel et, comme d’habitude, la mascarade est aussitôt grillée pour le spectateur attentif : la perruque n’est pas tout à fait la même, la démarche non plus. C’est toujours aussi jouissif de voir Tatiana Maslany imiter Tatiana Maslany.

Et ce n’est que le début des réjouissances : l’enlèvement est une réussite, notamment grâce à une Mrs S déguisée en maman (et là en revanche, je ne l’ai pas reconnue de dos, donc bien joué). Felix a aussi permis de retrouver MK grâce à Scott (d’où la conversation Skype évoquée plus haut) mais MK refuse de quitter le pays et de se cacher, car elle est très malade notamment. Qu’à cela ne tienne, Sarah se lance aussitôt dans une opération pour la convaincre de venir se planquer avec elle.

C’est là qu’on sent bien qu’on est à la cinquième saison de la série, car la scène entre les deux clones ne dure pas très longtemps, certes, mais n’est constituée que d’un long plan pendant lequel elles échangent leur vêtement à l’écran. Oui. Déjà en début d’épisode, nous avions eu droit à Tatiana Maslany renversant la tasse de thé dans la main de Tatiana Maslany, une prouesse technique déjà exceptionnelle, mais cette fois-ci, c’est donc Tatiana Maslany qui échange ses vêtements avec Tatiana Maslany de manière parfaitement fluide. Les effets spéciaux de cette série sont toujours aussi méticuleux et incroyable, de même que le jeu de l’actrice. Franchement, c’est exceptionnel ce qu’ils arrivent à faire et, le pire, c’est que ça passe tellement naturellement que je ne m’en rends compte qu’à la fin de la scène en général. Heureusement, je peux toujours revenir en arrière.

Cet échange de vêtement se fait parce que Ferdinand a suivi la piste de Sarah. Cette dernière parvient à s’enfuir et rejoindre sa fille en laissant MK derrière. Kira se conduit alors pour une des premières fois de la série comme une gamine insupportable de séries TV en refusant d’obéir à sa mère et en voulant être étudiée par Rachel pour comprendre ses capacités et sa capacité à ressentir les sœurs de sa mère.

En effet, elle est toujours capable de nous dire précisément ce qui arrive à chacun des clones, à commencer par… La mort de MK. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une mort aussi choquante et violente visuellement, sérieusement.

Je ne m’attendais pas à ce que MK soit sacrifiée si tôt dans la saison (en tout cas, ça en dit long sur le rythme des huit prochains épisodes). En fait, je la voyais même survivre grâce au traitement de Cosima : je pensais que Cosima ne survivrait pas, mais ferait un dernier changement à son traitement et tadaa ça sauve MK. Au lieu de ça, elle s’attaque à Ferdinand qui la tue en s’adressant non pas à MK, mais à Rachel. MK a en effet la perruque de Rachel et cela suffit à ce que Ferdinand s’énerve sur elle, l’appelant alternativement Rachel ou Veera et finissant le job entrepris à Helsinki. Ferdinand lui saute donc dessus jusqu’à ce que mort s’en suive et, franchement, j’aurais préféré une balle à la Katia, c’était moins douloureux à voir.

En plus, la relation Rachel/Ferdinand est l’une des choses les plus bizarres de la série, toujours dans la haine, et c’est tellement malsain. Bon, on n’est pas au degré Ira/Susan dans le dégoût, mais quand même quoi… il a toujours ses chaussettes !

Il est donc temps pour les cliffhangers : Rachel récupère Ira (qui, j’espère, n’a pas dit son dernier mot) et surtout Kira auprès de Sarah pour mener quelques tests sur l’île, Kira ne disant même pas au revoir à sa mère, puis Mrs S reçoit une visite totalement inattendue… Delphine n’est pas en Italie, mais bien au Canada. Je ne m’attendais tellement pas à voir l’actrice que j’en suis surpris, car il semblait avoir, comme d’habitude, trouver le moyen de jongler avec l’emploi du temps compliqué de l’intrigue. À moins que ce décalage de la diffusion (de mars à juin) ne soit en fait un moyen de tourner toutes les scènes nécessaires avec elle ? Mystère, mais c’était cool de la revoir, même si ça épaissit encore un peu le mystère.

Finalement, j’ai trouvé le rythme de cet épisode excellent, avec des réponses enfin obtenues et d’autres clairement sur le point d’arriver, malgré quelques détours et nouvelles intrigues encore intrigantes. Bref, la formule parfaite, et ce n’est que l’épisode 2.

03Épisode 3 – Beneath Her Heart – 20/20
Yeah I’ll get back to my useless life like I’ve been told

Mes critiques sont super longues, je sais, mais quand je relis celle de la semaine dernière, je me dis que je n’ai pas insisté assez sur le jeu parfait de Tatiana Maslany et la détresse de Sarah en fin d’épisode. Il y avait tellement de déprime contenue que c’en était presque dur à voir et cette semaine encore, Tatiana Maslany nous joue une variation de la dépression parfaitement maîtrisée qui s’éloigne un peu de l’intrigue principale pour se concentrer sur Alison.

Avant d’en parler, revenons rapidement sur Kira qui est la seule chose de l’intrigue principale qui avance cette semaine, sans trop de surprise, à vrai dire. Kira se rend donc auprès de Rachel de manière assez régulière, pour effectuer toute une batterie de test et se voir confier une souris, histoire de continuer sur les métaphores en rapport au fromage, j’imagine. Ce n’est pas dingue, mais Kira finit seule dans sa chambre, toujours à faire la tronche à sa mère (qu’elle est chiante cette gamine) et avec un couteau. Il y a fort à parier qu’elle se blesse et se soigne toute seule, comme sa souris. C’est intéressant, mais peu développé encore.

Voilà, loin de toutes ces galères, l’épisode se concentre surtout sur Alison. C’est peu croyable, mais je crois bien qu’ils parviennent à en boucler l’intrigue en un épisode. C’est tout à fait déprimant, j’ai eu super peur pour elle, puis pour Donnie, mais le couple Hendrix finit en vie et à chanter une chanson que j’adore, alors tout va carrément trop bien. Tatiana sait tout faire en fait.

Je m’égare déjà, revenons au début qui prouve que la saison va tenir toutes ses promesses avec quelques flashbacks qui permettent les retours de Chad et… Aynsley ! Alors je n’avais pas le blog à l’époque, mais il faut savoir qu’Aynsley était l’un de mes personnages préférés en saison 1. Je suis encore triste du fait qu’elle « wore a scarf in the kitchen » alors j’étais plus qu’heureux de la revoir.

Beaucoup pourraient dire que les flashbacks n’apportaient pas grand-chose à l’épisode, mais en fait, si. Il était temps d’en finir avec la culpabilité latente d’Alison et ses doutes vis-à-vis de sa vie vide de sens. Bref, il fallait qu’elle accepte qu’elle avait tué sa meilleure amie et qu’elle n’a vraiment pas géré. Tout cela était largement suggéré dès le résumé d’épisode qui reprenait au tout début de la série et m’a fait comprendre qu’on avait enfin un épisode sur les Hendrix. Comment vous dire que j’étais joie et complétement vendu dès ce moment-là ?

Quitte à avoir une critique complétement déconstruite, j’enchaîne par parler d’un ressenti récurrent dans cet épisode, qui était étrange et avait tendance à me faire prendre conscience qu’on est vraiment dans une dernière saison : tout l’épisode oscille entre des moments de fou rire (dans les flashbacks avec les champignons notamment) et de déprime totale (le présent d’Alison, l’enterrement de MK.. par Skype ?) donnant un sentiment un peu étrange quand on le voit. Et puis, comme je disais j’ai eu peur pour la survie des Hendrix, même si c’était tôt dans la série et après MK. Je trouve qu’ils ont bien géré l’écriture de cet épisode du coup, même si ça s’appuie (une fois de plus pour une série) sur l’utilisation de la série. C’était amené de manière logique.

En plus, ça justifie aussi le retour totalement inattendu de Ramon. Sa relation avec Alison me fait toujours rire. Il ne servait pas à grand-chose sinon à approfondir encore le côté dépressif d’Alison qui avait besoin d’un électrochoc pour reprendre le dessus sur sa déprime. L’électrochoc, elle le provoque toute seule avec sa bouteille d’Ice Tea pleine de drogue. La bouteille était un bon gag dès le début, et je pensais vraiment que ça s’arrêterait là, mais non, il a fallu que Donnie la boive avant d’aller danser sur scène en kilt (il n’y a vraiment que les scénaristes de cette série pour nous pondre ça et nous le vendre comme parfaitement normal… et la tête de Felix qui arrive pile pour le spectacle !).

Le fait qu’il tombe et expose toute son anatomie m’a fait mourir de rire (la mère qui cache les yeux de son garçon, mais pas de sa fille surtout ahaha) et il est vraiment temps que les Hendrix déménagent je crois (surtout quand on voit leur garage). Au-delà de ça, c’est encore Donnie qui prend un coup à la place d’Alison, mais comme les gens commencent à s’en prendre à lui, Alison retrouve toute sa verve. Elle fait donc la morale à l’ensemble du quartier, ce qui est une bonne chose en soi, et reprend le contrôle qu’elle était en train de perdre. Bref, elle passe de roue-libre totale à control freak, la Alison que j’adore depuis le début.

La voir déprimer à ce point aura très bien fonctionné sur moi, principalement parce que Tatiana Maslany est capable de passer d’un extrême à l’autre sans aucun souci. Et tout ça, c’est sans parler de Cosima, absente de l’épisode mais présente en flashback (avec son manteau rouge !). Sa rencontre avec Alison est tellement improbable, avec une Alison totalement droguée qui voit Cosima morte de rire alors que ce n’était pas le cas. Orphan Black m’a donc enfin proposé l’épisode que je voulais voir depuis toujours, à savoir la rencontre entre ces deux-là, au moment où je ne m’y attendais plus et avec des surprises bien écrites et bien gérées.

De manière générale, j’ai vraiment eu l’impression d’un épisode fan-service réussi, même avec l’absence de Delphine (frustrant vu le cliff de la semaine dernière). Fan-service ? Les retours de Ramon, Aynsley et Chad, déjà, mais aussi Felix qui se met à peindre nu ou les références à la première saison. Nous sommes dans la dernière saison de la série et ça se sent, les scénaristes jouant à la perfection avec toute l’histoire qu’ils ont écrite. Rien que pour ça, ça vaut un 20, c’était tellement agréable de retrouver les Cosima et Alison de la saison 1 !

Mais en plus, ils ont aussi profité de l’occasion pour boucler les intrigues Hendrix comme je le disais. C’en est fini des cadavres dans le garage et du stress autour de tout ça ! Art et Maddie débarquent chez les Hendrix et finissent en toute logique par découvrir ce que renferme le garage. Il y avait un ou deux moments peu crédibles, d’ailleurs, Maddie qui admet cacher de fausses preuves ou qui se sert du marteau-piqueur, normal. Au-delà de ça, c’était très bon car on voyait bien le combat intérieur d’Art face à Maddie. Il était quand même prêt à la tuer pour protéger les clones ! C’est assez fou, surtout qu’il vient juste d’apprendre le meurtre de Leekie, ça en ferait flipper plus d’un !

Assez fou, oui, mais pas autant que la première rencontre entre Alison et Rachel, après cinq saisons ! Il était temps, mais c’est parfaitement résumé par Alison qui se sent mise de côté depuis le début pour de mauvaises raisons alors qu’elle avait toujours été une pièce centrale de l’échiquier. Qu’elle lui balance la tête de Leekie et réussisse à se débarrasser des chefs d’inculpation qui risqueraient de tomber sur elle et Donnie en un coup de poker magistral est merveilleux. C’était du pur Alison et ça fait plaisir de la retrouver aussi en forme ! Elle est passée du « useless life » au « myself useful » en quelques dizaines de minutes, et ça aussi, c’est de la très bonne écriture, l’air de rien.

Je n’ai toujours pas bien compris qui était l’homme de main de Rachel, en revanche, mais je continue de penser qu’il aura un rôle à jouer pour la suite.

Il n’y a pas à dire, cet épisode, même s’il marquait une pause dans l’intrigue générale de la série, réglait pas mal de pistes ouvertes au cours des quatre saisons précédentes. Il annonce aussi le départ d’Alison qui part se mettre au vert. J’en suis un peu dégoûté, mais cet épisode était excellent, alors je ne vais pas trop en tenir rigueur pour le moment. Tout paraissait tellement fluide et logique cette semaine, c’est brillant (oui, aussi brillant qu’Alison qui affirme à Cosima qu’elle a un piercing au nez).

Quant à la suite ? Outre la piste Delphine ouverte la semaine dernière et Cosima dans son labo, nous avons toujours Kira et les enfants d’Helena pour nous occuper. Helena est donc retournée dans une église où elle rédige allons savoir quoi. Plein de choses à régler encore, mais il n’empêche que j’apprécie la manière dont plusieurs intrigues ont été résolues, l’air de rien et en approfondissant un personnage que j’adore. En fait, c’est là la force de l’épisode qui boucle des choses ouvertes depuis quatre ans sans se donner la peine de se concentrer sur ça, mais bien en continuant à se centrer sur un personnage. C’est le développement d’Alison qui permet de conclure ses intrigues et pas l’inverse. La force d’écriture de cette série m’impressionnera toujours, surtout qu’ils ne nous ont proposé qu’un an dans la vie des clones ! Sacrée année !

… Ain’t no moutain high enough !

04.pngÉpisode 4 – Let the Children & the Childbearers Toil – 18/20
We do this as a family.

C’est reparti pour un épisode qui apporte pas mal de réponses et reprend beaucoup d’éléments des saisons précédentes pour faire avancer le schmilblick. Ce n’est pas toujours hyper limpide car, comme d’habitude, plus les réponses tombent, plus c’est complexe. C’est ce qui fait tout le charme de la série, néanmoins, et l’écriture est toujours maîtrisée par les scénaristes qui gèrent comme ils peuvent leurs différentes intrigues. Après s’être débarrassés d’Alison la semaine dernière, ils peuvent faire progresser un peu plus Cosima cette semaine.

Celle-ci continue d’explorer l’île qui ressemble de plus en plus à l’île du docteur Moreau et, franchement, je ne la sens pas cette enquête. Elle se met volontairement en danger cette semaine, et je n’aime pas ça car nous sommes toujours dans la dernière saison donc tout peut arriver. Cependant, la curiosité de Cosima est sans limite. Du coup, quand Charlotte et Aicha trouvent une dent humaine dans la forêt, cela pique sa curiosité sur les agissements de Westmorland. Tu m’étonnes !

Elle tente donc d’en savoir plus auprès de Mud qui semble avoir rajeuni énormément dans cet épisode. Non, franchement, je ne sais pas si c’est l’absence de sa casquette ou le maquillage, mais j’ai eu l’impression qu’elle était bien plus jeune. Je ne sais pas si c’est volontaire, mais c’est possible, après tout, c’est une île où les expériences scientifiques vont à toute vitesse et dans tous les sens.

Clairement, elle a lié une relation avec « l’ours » qui se trouve dans les bois et qui est simplement un homme ayant mal tourné suite à des expériences génétiques. À la suivre à la trace, Cosima finit ainsi par le découvrir, après un petit détour sous le saule cogneur et dans la cabane hurlante (pardon, mais franchement, ce tunnel et la cave ne m’ont pas fait penser à autre chose).

La série continue donc de s’engouffrer dans les expériences génétiques et la référence au Docteur Moreau s’impose de plus en plus. Il est à noter que Mud fait également une transfusion à Westmorland. Du coup, je serais prêt à gober si on me dit qu’elle lui file sa jeunesse comme ça, et ça expliquerait pourquoi elle a paru si jeune d’un coup. Ou alors, ça n’a rien à voir et c’est juste moi qui pète un câble quand je la vois plus jeune.

Westmorland, lui, nous a ressuscité Susan comme si de rien n’était. Bon, certes, on ne l’a jamais vraiment vu mourir dans le dernier épisode de la saison 4, mais tout le monde partait du principe qu’elle y était passée. Ce n’est pas le cas et, miracle de la science sur cette île, Susan est même plutôt bien guérie, un peu à la manière de l’œil de Rachel. Cela permet de nous remettre un pion sur l’échiquier, ou plutôt peut-être une tour, vu sa portée sur l’intrigue globale. En effet, Susan était quand même la tête du projet Leda donc la récupérer permet d’apporter quelques réponses quand elle retrouve Ira. Je pensais qu’on ne le reverrait plus tellement les Castor ont disparu de la série depuis la saison 3, mais je suis bien content de retrouver Ari Millen, même s’il est toujours sous-exploité par rapport à ce qu’il a apporté à la série par le passé.

Tout espoir n’est pas perdu pour les Castors cependant, mais pour me comprendre, il faut que je vous explique l’intrigue Sarah et Mrs S. Oui, une fois de plus, tout est imbriqué comme ça et c’est un joyeux foutoir à critiquer. Mrs S s’impose dans cet épisode comme la tête pensante du groupe de Sarah (j’ai presque envie de l’appeler « la famille », mais bon, ça fait un peu étrange), principalement grâce aux informations qu’elle a obtenu de Delphine, qui reste néanmoins dans l’ombre.

Ainsi, Shiobban et Sarah se lancent dans un roadtrip pour prendre l’identité d’un docteur qui leur permet de s’approcher de quelques réponses concernant Westmorland. C’est une excellente sous-intrigue qui permet de jolies réconciliations entre Mrs S et Sarah. Depuis le début de la série, leur relation a beaucoup évolué, d’une haine silencieuse à un véritable amour mère/fille, ce qui implique sa dose de conflit. Comme par hasard, le docteur (j’ai eu de la peine pour elle tant elle est baladée) donne justement des conseils sur la relation mère/fille, ayant souci avec la sienne.

Je ne sais pas si Mrs S en a vraiment besoin, néanmoins, tant Sarah est une bonne actrice (AHAHAHA oui Tatiana aussi), voleuse et manipulatrice. La manière dont elles parviennent à s’infiltrer dans l’asile psychiatrique était digne des meilleures séries d’espionnage (très bon jeu aussi de la part de Maria Doyle Kennedy, donc, j’ai tendance à tellement m’extasier sur le talent de Tatiana Maslany que j’en oublie de dire que tout le casting est excellent).

Avant cela, Sarah fait toutefois une pause dans le couvent où est réfugiée Helena pour lui rendre une petite visite. Si la scène n’a a priori aucun intérêt autre que nous apprendre qu’Helena écrit ses mémoires (ça m’a fait rire), elle renforce de manière poignante les liens entre les deux sœurs. Sarah explique avoir enfin compris le lien avec Kira, ce rêve qu’elle faisait dans le 4×01 et qui lui a permis de rester en vie – qui n’est pas sans rappeler ceux de Cosima qui voyait Delphine, d’ailleurs. Elle refuse que Rachel mette la main sur cette connexion, et je la comprends. Ce qu’affirme cet épisode n’est pas sans conséquence pour la suite, Sarah reconnaît vraiment Helena comme une partie de sa famille et c’est justement ce qui porte tout l’épisode : l’idée d’une famille contre le reste du monde, et particulièrement contre des scientifiques aux pleins pouvoirs sur la génétique et sur eux.

Bref, c’était super touchant de voir Helena et Sarah comme ça et, en plus, les effets spéciaux sont comme toujours magiques, Helena allant jusqu’à caresser la main de Sarah sur son ventre de femme enceinte. Normal, c’est juste la même actrice quoi, merde. Cela fait cinq ans, mais ça continue de me bluffer cette maîtrise technique !

Mrs S et Sarah parviennent donc ensuite à infiltrer un asile psychiatrique où elles retrouvent Coady, qui était à la tête du projet Castor et la grande méchante de la saison 3. Je dois bien avouer que j’avais oublié ce qu’elle était devenue, et pour cause : nous ne l’avions jamais su. Marc l’avait livrée à Sarah et Ferdinand avant de s’enfuir. Et sa dernière scène la voyait en compagnie de Ferdinand qui venait de tuer son chauffeur. Bref, quand Mrs S prévient Sarah qu’elle connaît cette « Alex Ripley » qu’elles vont voir, je m’attendais naïvement à un clone !

Et bien non, une saison et demi plus tard, nous découvrons donc que Coady a été retenue prisonnière par Susan pendant tout ce temps, et hébétée grâce à des médicaments. Même si ce n’est pas rappelé dans l’épisode, il faut quand même souligner que Sarah ne la déteste pas sans raison, puisque c’est de sa faute si Paul est mort (mon dieu, comment oublier le 3×06).

Coady leur apporte quelques réponses théoriques sur les débuts des expériences de Westmorland et de la rivalité des projets Leda/Castor, alors même que Cosima découvre de manière plus concrète ce qu’il en est. Tout est imbriqué et parfaitement réussi, je vous l’avais dit. Coady parvient à s’emparer du badge visiteur de Sarah avant qu’elles ne partent, donc nous la reverrons, c’est à peu près sûr. Quant à Shiobban et Sarah, elles réussissent à s’enfuir, mais pas sans être presque grillées auparavant.

Enfin, une dernière sous-intrigue s’intéresse à Kira, forcément. Comme suggéré la semaine dernière, elle continue sa crise de préadolescence en se charcutant le bras. Sarah soupçonne immédiatement Rachel, mais ce n’est pas le cas. Voyant que la situation entre Sarah et Kira est intenable, Mrs S la confie à Felix. Celui-ci obéit silencieusement à sa mère adoptive et s’occupe donc d’une Kira rebelle toute la journée. Elle veut des réponses et Helena rappelle à Sarah qu’elle ne va pas avoir le choix de laisser Kira grandir et apprendre les choses. La protéger comme elle le fait n’est finalement pas si sain. Bon, surtout que Kira est plutôt maline quoi (sauf quand elle affirme qu’elle ressemble à Sarah, faut pas déconner).

C’est plutôt bien joué. Felix retrouve également sa sœur Adèle, toujours grâce à Mrs S qui maîtrise tout son plan tranquillement. Franchement, je ne vois pas Mrs S survivre à cette saison après cet épisode où elle apparaît trop clairement comme la tête de tout ce qu’il se passe. C’est une position trop risquée pour que ça dure. Quoiqu’il en soit, Mrs S a révélé toute la vérité à Adèle sur les clones.

C’est un peu dur à avaler, sachant que nous avions vu Adèle pour la dernière fois dans le 4×09 où Felix refusait justement de lui dire quoique ce soit sur les clones pour la protéger. Mrs S passe donc au-dessus de cette décision de protéger Adèle (qui de toute manière en savait déjà trop puisqu’elle avait rencontré Sarah, Alison et Helena) et je dois dire que c’est tant mieux. En effet, je suis content de retrouver l’humour apporté par Adèle, surtout que la tonalité humoristique de la série a du mal à survivre sans Alison et Krystal. Alison me manque malgré tout, mais j’avais oublié que j’adorais autant Adèle, donc c’est quand même une bonne chose de la revoir.

De toute manière, il y a encore tellement de personnages que je veux revoir et qui ont besoin d’une conclusion (Shay, Art, Angie, Maddie, Krystal, Cal…), mais il semblerait que les scénaristes ont bien un plan pour ne pas laisser d’angles morts dans la série. Je vends la peau de l’ours (non, pas celui de Mud, promis) avant qu’il ne soit tué, mais la réapparition d’Adèle comme alliée sort tellement de nulle part que j’ai toute confiance pour la suite. Mrs S ne mentait donc pas la semaine dernière quand elle disait à Sarah qu’elles n’étaient pas à court d’alliées, il fallait juste réfléchir en-dehors du cadre habituel pour le voir, car moi je pensais presqu’uniquement à Scott et le gérant de la boutique de comics (mais comment tu t’appelles toi ?).

Adèle ? Oh, elle est là pour aider à retrouver l’argent dépensé par Rachel de manière à obtenir plus d’infos sur Westmorland tout en nous montrant que Sarah a désormais pleine confiance en Mrs S, alors que Felix est lui un peu vexé (et il y a de quoi), certes, tout en acceptant que Mrs S a bien fait de tout raconter à Adèle. La famille est donc plus soudée que jamais autour d’une Mrs S la dirigeant dans cet épisode, et vous comprendrez que ça ne me rassure pas pour la mi-saison de la semaine prochaine.

En tout cas, cet épisode apportait énormément de choses en s’appuyant beaucoup sur son passé, mais il a eu un rythme un peu moins soutenu en ce qui me concerne, avec surtout une absence d’humour un peu dommageable. M’enfin, c’est vraiment histoire de pinailler et de justifier cette note un peu moins bonne, parce que franchement, les retours d’Adèle, Susan et Coady étaient d’incroyables surprises pour moi ! En ce qui concerne Adèle, je pensais naïvement qu’on aurait de nouveau droit à des scènes Delphine/Felix moi. Oh, d’ailleurs, Felix nous annonce qu’il fait une expo dans trois semaines, ça sent la fin de saison OU l’épisode de retour pour Alison.

Quant à la toute fin d’épisode, elle voit Westmorland et Susan se réconcilier. Susan reprend un peu de pouvoir et Ira les espionne… Oh, il finira du côté de la famille lui, je le sens de plus en plus prêt à trahir sa Susan pour la protéger.

Non, franchement, cette série me surprend toujours et ses sources d’inspiration sont tellement nombreuses, tout est réfléchi, j’adore. Et ça me donne envie de relire l’île du docteur Moreau alors que putain, je n’aimais pas trop ce livre gamin !

05Épisode 5 – Ease for the Millionaires – 17/20
You can’t take away my humanity.

Désolé de vous avoir fait attendre pour cette critique, mais avec le Week-end en séries, j’ai été bien occupé… mais pas au point d’oublier de le regarder, je vous rassure. J’ai pris plein de notes pour être sûr de pouvoir faire ma critique tranquillement une fois minuit passé.

Je vais commencer par les à-côtés de l’épisode qui était principalement concentré sur l’île et sur Cosima. Le reste voyait un léger développement autour de Kira avec l’apport de quelques réponses supplémentaires. Bien qu’elle soit toujours insupportable, j’ai aimé qu’on voit plus Kira dans cet épisode (déjà parce qu’elle danse assise, donc ça m’arrangeait pour le Bingo, mais aussi) parce que son accident de voiture est l’un des premiers plus gros mystères de la série. C’était bien qu’il soit enfin abordé dans la mythologie de la série. De toute façon, cet épisode reprend beaucoup d’éléments de la saison 1, et c’est d’autant plus cool, parce que ça donne le vrai sentiment d’une cohérence interne. Bon, je ne sais pas si la série avait encore besoin de nous le prouver, mais en tout cas, j’ai bien aimé.

Autrement, on voit Mrs S continuer de tout gérer, mais ça paraît vraiment être une scène présente pour combler un peu de temps de l’épisode, puis de nouveau Kira qui est traitée en adulte par rapport à sa situation avec Rachel. C’était sympathique comme idée et ça fonctionne bien, surtout qu’il était question également de la connexion de Kira à ses « tantes ». Il y a tant à explorer dans les non-dits sur ce don… Quant à Felix et Adèle, ils ne sont même pas là puisqu’ils sont partis à Genève.

Voilà, c’est tout pour ce qui n’est pas l’île. Comme j’aime bien vous faire attendre sur ce qui constitue la partie la plus importante de l’épisode, je vais enchaîner sur « l’ours » de l’île. Dès le début de l’épisode, il attaque un homme qui se promenait dans les bois pendant que le loup y était. Chacun ses délires, mais c’était donc évidemment une mauvaise idée.

De là, les habitants de l’île décident de traquer cet homme qui vit dans les bois et leur pose problème depuis quelques temps. Mud est dépitée car elle ne peut rien faire pour le sauver cette fois, alors qu’elle aimerait bien continuer. Franchement, je trouve qu’on a passé un peu trop de temps sur cette intrigue qui ne se concentre que sur des personnages secondaires (pour ne pas dire tertiaires) qui ne me passionnent que peu et qui permet de se rendre compte que la météo sur cette île est bizarre puisque la terre est de nouveau enneigée. Ah c’est dur de tourner au Canada, j’imagine !

Bon, bien sûr, on a vu l’homme-monstre attaquer l’homme qui accompagnait Mud et qui voulait le tuer, avant de laisser Mud en vie. Le simple fait de voir ça permet d’humaniser le monstre, et c’est tout ce que voulait faire la série. J’ai trouvé ça un peu lourd dans le traitement comme on y a déjà eu droit la semaine dernière. L’ambiance un peu mystérieuse était sympa, mais pas assez pour ne pas me donner l’impression que c’était juste un moyen de combler du temps d’épisode et, à cinq épisodes de la fin, je n’ai pas envie de voir du temps être comblé !

Une autre sous-intrigue voit un développement plutôt intéressant autour d’Ira. Les scénaristes ont eu tendance à oublier les Castor ces deux dernières saisons, mais avec le retour de Coady, il est clair que ça ne va pas durer. Comme d’habitude, Ira passe son épisode à s’occuper de Susan (qui nous dit quand même à Rachel qu’à son âge soit on guérit d’un coup de couteau, soit on meurt… ouais, merci, mais à mon âge aussi quoi). Leur relation est tordue, mais j’aime bien comment elle apporte toujours quelques réponses et un approfondissement du personnage de Susan.

Pourtant, cette semaine, c’est bien Ira qu’il faut retenir, car celui-ci commence à buguer sévère. En fin d’épisode, on le laisse en effet quand il ferme la porte sur Cosima (j’y arrive) alors qu’il « bugue » comme ses frères en saison 3. Cela tombe bien, le protocole de Coady avait été rappelé en début d’épisode. Ce n’était pas des plus subtils, ils ont fait mieux avant… Ouais, je suis critique sur cet épisode par rapport à d’habitude. Cela doit être un mécanisme de défense à l’approche de la fin, ne faites pas attention.

J’en arrive donc à Cosima qui est au cœur de l’épisode et que j’ai cru voir mourir cette semaine. Alors oui, la semaine dernière je disais que ça n’avait pas pris ce côté danger autour d’elle, mais dans cet épisode, elle abuse tout simplement de sa chance et c’est incroyable qu’elle survive. Elle commence l’épisode par enquêter sur les mystères autour de l’homme-monstre que j’en ai marre d’appeler comme ça. Il s’appelle Yanis, on l’apprend plus tard dans l’épisode, mais voilà. Bref, j’en étais donc à Cosima qui me rappelait mes cours de SVT avec ses études d’ADN. Un peu comme moi pendant ces cours-là, Cosima finit par s’endormir et rêver… de la fin de saison 1.

Alors au départ, je ne comprenais pas bien pourquoi on avait droit à un flashback, mais il est apparu assez évident que le couple Cophine était au cœur de cet épisode. En tant que fan de la série et du couple, je dois bien reconnaître que c’était diaboliquement efficace de nous remettre dans ce contexte, surtout pour nous offrir la suite d’une scène tout bonnement mythique pour la série. Je veux dire cette fin de saison 1 était tout bonnement exceptionnelle quand je l’avais vu à l’époque et je n’aurais pas cru qu’une suite était possible. Pourtant, cette affirmation du couple fonctionne à merveille. Je me demande vraiment quand ils ont tourné ça parce que ça paraît totalement être dans la continuité de la scène de la saison 1, mais je doute qu’une telle scène soit restée dans les cartons pendant 5 ans ! Peut-être que si, mais c’est fou si ce n’est pas le cas (et si ça l’est aussi, en fait). Ma première intention quand j’ai vu cette scène était de râler, mais quand ils l’ont prolongée, j’ai trouvé que ça valait le coup.

De ce rêve, je retiens surtout qu’il était très clair dès lors que l’épisode allait une fois de plus tourner autour du couple, de sa légitimité, du rôle flou de Delphine et, en définitive, des personnages plutôt que de l’intrigue. Oh, bien sûr, l’intrigue a été développée aussi, mais cela s’est fait parce qu’on approfondissait les personnages, exactement comme lors de l’épisode sur Alison il y a deux semaines. J’étais donc plutôt très content à ce sujet-là. C’est tout bonnement l’habitude de la série, mais ce n’est pas simple à faire alors les voir le gérer est toujours un plaisir.

Cosima aperçoit ensuite Delphine, après un détour par Aisha qui lui permet de continuer son enquête (son cancer n’est pas guéri, juste manipulé !) et de mieux comprendre ce que fait P.T comme expérience et un autre détour par Mud qui lui donne enfin quelques réponses sur Yanis.

Delphine est en effet de retour sur l’île et elle entend P.T en pleine conversation avec Rachel à qui il administre le vaccin de Cosima. Cette scène a réussi à me faire détester P.T qui me laissait plutôt indifférent jusque-là, principalement parce qu’il dit que Rachel mérite plus le traitement que Cosima et les autres clones ou parce qu’il désigne Alison comme un « clone quelconque » (très mauvaise traduction pour « some random clone », mais j’écris ça à une heure du matin).

Delphine se rend ensuite auprès de Cosima et plutôt que de s’embrasser ces deux-là préfèrent s’interroger sur leurs recherches. Comme d’habitude, Cosima en raconte beaucoup trop à une Delphine qui ne lui pas la moitié de ce qu’elle sait. C’est perturbant, mais l’épisode en joue volontairement car ce n’est pas sans rappeler leur relation de la première saison. Et oui, Orphan Black nous a rendu Cophine exactement comme il était à l’époque, et ça, ça fait vraiment plaisir (sauf quand Cosima recommence à tousser, c’est bon là, elle est censée guérir arrêtez) !

Delphine est un peu dépassée par les recherches très efficaces de Cosima et ce n’est que le début. En effet, Cosima décide de se faire inviter au dîner avec P.T auquel n’est conviée que Delphine normalement. Le sale caractère de Cosima est particulièrement fou cette semaine, allant jusqu’à certains extrêmes qu’on ne lui connaissait pas. Elle refuse par exemple de porter une robe du XIXe siècle (bon, faut dire que c’était immonde, pauvre Delphine) au profit d’un costume d’homme. Alors bon, OK, pourquoi pas, mais Cosima n’avait jamais fait ça avant.

En tout cas, j’ai eu l’impression que Tatiana Maslany s’éclatait vraiment cette semaine. Son jeu est assez cool à observer, notamment dans la gestuelle du personnage et, en face, nous avons une Evelyne Brochu qui ne lésine pas sur les mimiques pour stopper un peu le personnage de Cosima qui n’y va pas de main morte avec PT. C’était du coup beaucoup trop drôle à regarder, mais les risques pris par Cosima sont trop énormes pour rester impuni, surtout qu’elle attaque (verbalement, donc) P.T en face de Susan puis de Rachel, qui ne se sent plus depuis qu’elle est pote avec P.T, comme l’ont prouvé sa conversation avec Susan où elle dit être son bras droit ou son entrée via un balcon au dîner final.

L’attaque de Cosima ? Oh, elle a compris les manigances de PT autour de LIN28A du génome humain. Ben, je suis heureux pour elle, parce que moi je suis un peu largué. Elle est tellement dans l’agressivité qu’elle m’a fait penser à une adolescente en crise et, non, ce n’est pas un compliment, on a déjà Kira pour ça ! Du coup, même si je le déteste, j’ai trouvé hyper malin le calcul de PT qui nous parle des parents de Cosima et la stoppe net dans son élan. Voilà, ça c’est fait. Cosima se réfugie dans l’alcool après nous avoir parlé un peu de ses parents à qui elle n’ose plus parler et bonjour les frissons encore. Elle joue beaucoup trop bien pour moi cette Tatiana Maslany.

Concernant LIN28A, parce que franchement c’est prise de tête, Cosima a donc découvert que PT manipulait la génétique pour que les organes qui arrêtent de grandir en vieillissant n’arrêtent plus de grandir, justement. Il a fait ça avec la créature dans la cave et il a fait ça avec Aicha. Sans aucun doute, c’est aussi ce qui se passe avec Kira !

Le repas vire à la catastrophe ensuite quand PT révèle que Delphine continue de dévoiler certaines infos que Cosima lui file, notamment le fait qu’elle a trouvé la cage dans le sous-sol. Cosima le prend hyper mal, ça se comprend parce que la confiance est bien brisée. Comme d’habitude quoi. Delphine est toujours entre deux chaises depuis le début de la série et je trouve que c’est plutôt bien exploité dans cet épisode qui approfondit son personnage tout en nous le laissant dans le flou.

La réconciliation entre les deux se fait par l’utilisation d’un flashback et d’un « rituel » très efficace pour calmer Cosima (les seins de Delphine doivent avoir un effet apaisant, allez savoir !).

Au-delà de ça, on commence à voir un peu plus clairement vers quoi pourrait se diriger la série avec la révélation du projet de PT et Susan qui est de récupérer les ovaires de Kira (pour les implanter à des femmes donnant ainsi naissance à d’autres bébés aux capacités incroyables et à la guérison spontanée ? pour en extraire ce qui rend cette guérison possible ?). Autrement dit, la fontaine de jouvence de Westmoreland, la ligne 20A. Nous découvrons aussi que Yanis a été mêlé l’affaire des clones. C’est vrai, ce n’était pas encore assez compliqué, il en fallait plus !

Le dîner tourne mal donc, avec une Delphine expédiée à Genève et Yanis qui se pointe dans la barraque. Alors que tout le monde se barricade, attitude logique chez l’être humain de même que chez le Castor en plein bug apparemment, Cosima décide d’aller explorer le sous-sol toute seule, encore, malgré l’ordre contraire de Mud. Je vous jure, j’en peux plus de Cosima et de sa curiosité à la con. Y a un moment faut savoir s’arrêter, on croirait voir la blonde de début de films d’horreur qui finit toujours en sang. J’dis ça, j’dis rien, mais j’aimerais bien que tu passes la saison en vie, Cosima !

Au sous-sol, Cosima retrouve PT et déclare qu’elle a tout compris (oui, ben là encore, elle a bien de la chance) : PT est en train de mourir et Yanis est son héritage. Il le conserve en vie, en pleine souffrance, pour prolonger sa propre vie. Certes.

Du coup, il propose à Cosima d’agir avec l’éthique qu’elle prône en tuant Yanis. Le truc, c’est que Cosima est aussi une femme profondément humaine et que tuer Yanis, c’est contre son éthique, même si ce serait éthique d’abréger ses souffrances. Comme en plus, Yanis a été humanisé plus tôt (vous me suivez, hein ?), la situation est complexe.

Enfin, elle ne l’est pas pour PT qui tue Yanis et enferme Cosima dans la cage. Voilà, voilà, ça c’est fait. Comme ce n’était pas un cliffhanger suffisant, nous retrouvons Delphine dans la cuisine de Mrs S (ça ne ressemble pas à ça Genève, pourtant) où elle lui dit qu’elles vont encore avoir besoin de l’aide du réseau de cette dernière (dont on ne sait toujours pas grand-chose après cinq saisons tellement il semble s’étendre dans toutes les directions et tous les groupes) pour réussir à sauver Kira des expérimentations de Rachel/Westmoreland qui ne devraient plus tarder à arriver.

Bien, malgré la migraine, j’ai fini avec une cruelle envie de revoir cet épisode. Je l’ai un peu moins aimé : les réponses apportées étaient top, les développements de personnages aussi, mais j’ai trouvé Cosima un peu trop têtue (plus elle trouve des réponses, plus elle se met en danger quoi) et j’ai surtout eu du mal à ne pas penser que certaines scènes n’étaient là que pour combler du temps. Heureusement que les scènes Cophine ont bien fonctionné niveau sentiments et que la confrontation Cosima/PT (amour/science) était exceptionnellement complexe, sinon la note aurait possiblement chuté un peu plus.

PT n’est qu’un scientifique désabusé par ses créations et la confrontation proposée par Cosima le remet à sa place d’humain. Il était intéressant de le voir rabaisser par une Cosima finalement plus intelligente, aimante et humaine que lui. Pas étonnant qu’il l’enferme, c’est dur de voir l’élève dépasser le maître quand on est le maître. En plus, Cosima a beau être la propriété de DYAD, elle affirme sa propre personnalité/humanité dans cet épisode, c’est forcément gênant !

N’empêche, la moitié de la saison est passée et je ne sais toujours pas comment tout va se terminer. Il reste tellement de possibilités et d’intrigues, c’est fou !

06.pngÉpisode 6 – Manacled Slim Wrists – 18/20
You sold your company to DYAD

Me voilà enfin avec cette critique que j’ai mis un certain temps à écrire, déjà parce que je n’étais pas chez moi ce week-end et ensuite parce qu’un chat a eu la brillante idée de me griffer les doigts, donc ça réduit un peu ma vitesse de frappe sur clavier.

La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est que hey, Krystal est de retour ! Comme c’est un épisode 6 d’Orphan Black, ce retour annonce assez clairement le chaos à venir, et il y a tellement d’intrigues qui se recoupent que c’est un peu galère à critiquer. Bon, personnellement, ma partie préférée est complètement l’intrigue de Krystal, mais ça ne vous surprendra pas. En toute logique, elle a une chaîne Youtube de lifestyle et de tutos beauté. C’est tellement dans le personnage et tellement drôle dans le cliché, j’aime beaucoup la manière dont est écrit le personnage. Elle finit toujours par apporter des réponses cruciales sans avoir la moindre idée de ce qu’elle fait, j’adore.

Cette semaine, elle ramène donc à Art et Scott sa meilleure amie, Brie, qui a perdu ses cheveux lors d’un tuto. Elle leur demande de mener l’enquête, persuadée que celle-ci est empoisonnée. La présence de Krystal, comme toujours, apporte un tas d’humour bienvenue (ça manquait vraiment sans Alison), de quiproquos et d’énormités. En plus, Brie se révèle être un love interest improbable pour Scott, je trouve ça cool. Leurs scènes sont super drôles et ça fait un très joli couple (même si ce n’est pas super crédible).

Franchement, le personnage de Krystal est un gros cliché, mais Tatiana Maslany parvient extrêmement bien à le vendre comme crédible. Cela me laisserait déjà sans voix, mais en plus, on a le droit à une Sarah qui imite Krystal auprès de Kira et qui en fait tellement que ça en est drôle. C’est-à-dire que Krystal, qui est un personnage excessif par excellence, peut être surjouée de manière excessive par Sarah. Normal, donc…. SAUF QUE purée il n’y a qu’une seule actrice !

Au fond, cette intrigue n’était pas intéressante, mais elle est excellente grâce aux personnages, comme toujours, et parce qu’elle apporte des réponses sur ce que veut faire DYAD : modifier le niveau cellulaire de ses utilisateurs… C’est donc de la manipulation génétique à grande échelle. Bon, cela n’est pas franchement surprenant, mais vraiment bien écrit car le sujet sérieux est abordé avec beaucoup d’humour.

Pour tout arranger, le responsable de DYAD qui drague Krystal n’est autre que le vrai copain de Tatiana Maslany et on sent bien que les acteurs s’éclatent. Le personnage de la blonde un peu stupide sort avec classe de son stéréotype avec un coup de pied bien placé et une vengeance odieuse sur la barbe de ce monsieur.

Hop, peu de surprise, mais une écriture qui nous amène où elle doit de manière tout à fait fluide, donc, cette intrigue fonctionne à merveille et je veux plus de scènes avec Krystal qui est à deux doigts de tout faire tomber à l’eau (franchement, quand elle prend les choses en main à la place de Sarah, elle est drôle, mais quand elle répond à voix haute à Sarah qui lui parle dans son oreillette, c’est juste brillantissime).

Sur l’île, il semble ne pas se passer grand-chose au premier abord, alors que c’est là-bas que tout explose, un peu littéralement, en fin d’épisode. Cosima continue d’enquêter auprès de Mud, avec plus de difficulté cette semaine puisqu’elle est dans sa cage. Bien sûr, Mud a une histoire un peu tourmentée, particulièrement avec ses parents, et elle devient une pièce cruciale pour la série car c’est elle qui peu libérer ou non Cosima. Je l’avais senti venir depuis un moment, mais Cosima gère bien la manipulation de Mud (dans un premier temps en tout cas) à parler de sa propre famille (sa nièce), malheureusement aidée par les événements puisqu’elle sait que Kira va bientôt voir ses ovaires être utilisés…

…Mais également parce qu’Aicha est morte hors écran, ce qui remue assez Mud dans ses convictions pour qu’elle soit persuadée d’agir contre celles-ci. Ces scénaristes sont particulièrement vicieux pour le coup, je trouve ça odieux de tuer Aicha alors qu’on commençait à s’attacher au personnage pourtant pas très utile. C’est une enfant ! On ne tue pas les enfants, pas dans Orphan Black ! Enfin, ça, c’était avant. Pauvre Aicha.

Pendant ce temps, Ira recommence à buguer cette semaine. Il cherche donc à en savoir plus auprès de Virginia Coady, qui le manipule au moins autant que Susan, le côté creepy en moins. Pas con, Ira garde sa loyauté envers Susan même si Coady lui livre quelques informations, en plus de la promesse d’un vaccin.

Ira finit donc par aider à convaincre Mud de libérer Cosima, passant définitivement du côté de la « famille ». Et oui : maintenant que Coady est sur l’île, la mère de Rachel apprécie moyennement la tournure des événements.

Quant à Coady, elle rend une petite visite à Cosima, histoire que nous, spectateurs, comprenions mieux le conflit science/famille qui se joue. Coady propose même un job à Cosima, avant de continuer à influencer Westmoreland du mauvais côté de la pente.

Avec l’aide d’une Mud à peu près convaincue, Susan empoisonne donc Westmoreland. Malheureusement, celui-ci semble sentir ce qui est en train de se passer et libère donc Mud de la cloche qu’elle porte autour du cou en punition pour s’être droguée quelques années avant. Hop, tout le monde le sent venir : Mud trahit Susan auprès de Coady…

Il n’en faut pas plus pour que tout parte en vrille dans le plan d’évasion de Cosima et Ira : ce dernier retourne chercher Susan, mais elle s’est fait exécuter cette fois. Quant à notre scientifique préférée, elle est arrêtée par des gardes révoltés par la mort d’Aicha.

Coincée, elle, leur révèle la vérité sur Westmoreland : c’est un homme normal qui n’a pas du tout 170 ans. OK, QUOI ? Merci la révélation de dingue apportée comme un cheveu sur la soupe par un Ira de plus en plus mal en point. Susan le savait depuis le début, ce qui est suggéré sans être révélé en milieu d’épisode (c’était tellement frustrant ce secret entre eux !) : Westmoreland s’avère donc juste être un scientifique totalement taré testa tout un tas de trucs scientifiques pour prolonger sa vie avec le sang des enfants autour de lui. Là encore, c’est plus ou moins ce que j’imaginais, mais avec un twist et une écriture réussie.

Les habitants détruisent donc le village, le mettant à feu, alors que Mud comprend qu’elle s’est trompée de cas en voyant la photo de Westmoreland et Susan jeunes, en même temps. Cela doit être particulièrement dur pour elle, du coup, mais c’est bien fait (et oui, elle s’est attirée toute ma haine à trahir Cosima).

Le cliffhanger est assez clair : Cosima et Charlotte s’enfuient en bateau (et ça tombe bien, les parents de Cosima étaient apparemment en possession d’un bateau quand elle était petite) de l’île en feu, Ira est face au cadavre de sa bien-aimée qu’il ne devrait plus tarder à rejoindre vu l’avancée de sa maladie et… Kira est récupérée par Rachel après un rapide contre-temps rigolo en début d’épisode.

Oui, j’ai totalement oublié d’en parler tellement j’étais heureux de revoir Krystal, mais les premières scènes voient Kira prétendre avoir la grippe (et vomir !) pour éviter d’avoir à être remise aux mains de Rachel maintenant que son plan sera bientôt mis à exécution. Pressée par Westmoreland, Rachel se déplace en personne pour la récupérer aux mains d’une S impuissante.

Cela ne devrait pas mal nous occuper la semaine prochaine, et j’espère que l’on reverra enfin Felix (et Adèle) travailler avec Delphine. Déjà, parce que j’adore la relation entre ces deux-là et ensuite parce que ça fait deux épisodes que Felix n’est plus là. C’est un peu dommage pour une dernière saison de chasser autant ses personnages réguliers (Alison et Helena !) et, dans ce cas-là, ses excellents acteurs (Jordan Gavaris quoi). Il nous reste aussi à découvrir qui est la dernière (j’espère) source de Mrs S en plus de Delphine (allez, pourquoi pas un retour de Shay ou Cal ? Je tente ma chance, on ne sait jamais). Le réseau de celle-ci est tellement dense, faut qu’on m’explique comment c’est possible !

Du coup, c’est encore un excellent épisode qui nous a été proposé ce week-end, mais je commence à être frustré de me dire qu’on approche autant de la fin et que certains de mes personnages préférés ont déjà eu droit à la conclusion de leurs intrigues. C’est la fin dans quatre épisodes… Oh la la, je me répète dans cet article, mais je vous jure que je ne suis pas prêt, et qu’en plus, la musique de la série va finir par m’achever !

07.pngÉpisode 7 – Gag or Throttle – 20/20
But Elephant said she belongs in Wonderland

Vous vous rendez compte que c’est le septième épisode de la dernière saison et que j’avais oublié en allant me coucher qu’il serait diffusé quand je me réveillerais ? Pour ma défense, l’alcool (le champagne !), c’est très mal. En plus, avec le Comic Con de San Diego ce WE, il y avait plein de choses à voir et d’activités pour toutes les séries, alors je me suis laissé déborder ! Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas ça qui m’empêchera de vous livrer une chronique aussi complète que possible, même s’il faut bien reconnaître que c’est difficile aujourd’hui. Franchement, à la moitié de l’épisode, je pensais que j’arrivais à la fin tellement il s’était passé de choses. Toute l’action est condensée dans un rythme absolument dingue.

Avant toute chose, je vais évacuer ce qui a fait que j’ai failli ne mettre que 19 à l’épisode : nous n’avons toujours pas droit à la moindre scène avec Felix cette semaine ! Je trouve ça super frustrant et vraiment dommage pour l’acteur. Il a toujours été hyper présent dans la série, mais aussi dans les conventions et dans la promotion, et j’ai l’impression qu’il s’est fait un peu évincer cette année, c’est dommage.

Comme chaque épisode de cette saison, les scénaristes se consacrent à l’histoire d’un clone plus particulièrement, afin de faire avancer autant que possible son intrigue. Cette semaine, c’est Rachel qui y passe et son intrigue avance tellement que j’ai bien cru que, oui, elle allait y passer pour de vrai.

Tout commence par un excellent flashback qui nous montre bien que déjà jeune, elle avait le cerveau totalement retourné. Cette scène était surtout l’occasion de voir l’actrice qui incarne Charlotte réussir à manier l’accent de Rachel à la perfection. Rien que pour ça, cette série est totalement dingue : elle propose des challenges à l’ensemble de ses acteurs, même les enfants, et ils le relèvent tous comme si c’était parfaitement naturel.

Le reste de l’épisode contenait quelques autres flashbacks, permettant le retour de Leekie (c’est appréciable de les voir faire tant d’efforts pour ramener tout le monde au sein de la dernière saison) et un approfondissement des vraies raisons des agissements de Rachel. Sa soif de pouvoir a toujours été accompagné d’une soif de liberté qui montre sa fragilité malgré sa robustesse habituelle. Chapeau bas à Tatiana Maslany qui livre une énième fois une performance de malade, n’oubliant jamais de boiter et offrant à voir la fragilité de Rachel comme s’il était tout à fait normal de la jouer comme ça, alors que Sarah en a une totalement différente dans cet épisode (Kira) et que nous sommes habitués à voir celles d’Alison ou Cosima, elles aussi très différentes.

Bref, ça y est, j’ai rien résumé que je m’emporte déjà dans les louanges, mais c’était soit ça soit le vent de nostalgie qui m’a frappé de plein fouet dans cet épisode : tous les retours me font comprendre qu’on arrive aux derniers chapitres, ça fait peur.

J’ai aimé le personnage de Rachel cette semaine, mais tout est fait pour qu’on l’aime. Certes, elle apparaît d’abord comme une manipulatrice à accepter le bracelet offert par Kira (et fait par une fan de la série, me dit-on à l’instant dans l’oreillette, merci Pauline), mais rien qu’avec le flashback, je me doutais que l’épisode allait plutôt nous offrir sa rédemption. Et effectivement, petit à petit au cours de cet épisode, elle comprend que PT n’est pas celui qu’il prétend être. Son œil magique qui l’a soigné ? Oh, juste une caméra qui lui permet de l’espionner H24. Cela m’a fait penser à The Circle et je n’ai pas réussi à être totalement surpris, tellement ça paraît être un développement logique et évident. Pourtant, je ne l’avais pas vu venir : la série est juste très bien écrite pour que ce retournement un peu loufoque paraisse crédible et logique.

Partant de là, Rachel passe le reste de l’épisode à se saouler plus que moi la veille de voir cet épisode (je vous ai parlé du champagne, mais pas du rhum, ni du vin blanc), tout en manipulant tout le monde. Elle se sert d’Art pour libérer Kira in extremis lors de son transfert vers l’île, tout en faisant croire à Westmoreland, grâce à sa caméra intégrée, qu’elle est toujours le parfait petit mouton. De ces scènes, j’ai adoré le « thank you » de Mrs S qui me fait me demander si Rachel n’a pas toujours été l’informateur haut placé de Mrs S. Ce serait un rebondissement sympathique, je trouve, et pas forcément totalement incohérent car Rachel a toujours joué son propre échiquier, n’hésitant pas à tuer un clone pour survivre, certes. Toutes ses actions ont toujours été pour sa soif de pouvoir et communiquer quelques informations à Mrs S pouvait tout aussi bien lui permettre de s’assurer un pouvoir en cas de retournements de situation. Cela expliquerait aussi pourquoi elle a le numéro d’Art à portée de main, alors que jusqu’ici, on ne l’avait vu communiquer qu’avec sa coéquipière. Voilà, c’était la théorie du dimanche (même si techniquement, il est minuit passé, on est lundi), mais peu importe, Rachel change enfin de camp et libère Kira.

En fait, ça y est, Rachel a pris conscience que quoiqu’elle fasse et malgré sa soi-disant liberté acquise la veille de cet épisode lorsqu’elle a appris la mort de Susan, sa mère adoptive rappelons-le, elle serait à jamais un pion de l’échiquier de Neolution et pas seulement la reine de son propre jeu. Être à la tête de DYAD ne change rien, comme le prouve son examen gynécologique par Coady. La série a suggéré à merveille cette perte de liberté et cette impossibilité du contrôle, alors même que Rachel aime tout contrôler.

Je m’attendais d’ailleurs à voir Ferdinand débarquer à un moment dans cet épisode pour lui redonner un semblant de contrôle sur quelque chose, mais cela aurait été contre-productif. Ferdinand est un élément que nous ne devrions pas trop vite oublier, parce que Sarah doit toujours vouloir venger MK et Ferdinand doit toujours vouloir se venger sur Rachel.

Quoiqu’il en soit, Rachel finit par se crever l’œil dans une scène absolument insoutenable qui coupe sa caméra. Entendez bien : c’est insoutenable pour moi, parce que je ne supporte déjà pas de voir des gens changer leur lentille, alors se crever un œil, mon dieu quoi. Avant cela, Rachel prend toutefois le temps d’envoyer un mail avec la vraie identité de PT à l’ensemble du conseil de Neolution : « His anomaly is his ability to deceive » (« son anomalie est sa capacité à décevoir », pas son âge). Oh Rachel, je t’aime. Même dans l’urgence, tu as le sens de la formulation et de la classe, j’admire.

Les prochains épisodes devraient donc être chaotiques de ce point de vue-là et pour la santé de Rachel, que l’on laisse cette semaine dans une robe blanche maculée de sang (c’était louche, cette robe blanche). Outch.

La vraie identité de PT ? Remercions bien sûr Scott, son pote geek et… Cosima bien sûr ! Cette dernière a trouvé le chemin du retour a priori sans difficulté, mais en laissant couler son embarcation pour faire croire à sa mort et celle de Charlotte. Toutes les deux sont bien arrivées dans la cave de la boutique de comics et reprennent l’enquête, à coups de conversations téléphoniques (cette sonnerie de téléphone va me manquer !) et de Skype avec Sarah et Mrs S. C’est ainsi que la véritable identité de l’imposteur est découverte, il s’agit d’un certain John Patrick Mathieson. Oui, moi aussi, si je m’appelais John Patrick, je tournerais probablement mal.

En bref, Cosima nous fait du pur Cosima dans cet épisode, c’est cool, divertissant et utile, mais ça n’empêche pas que Felix, Delphine et Adele me manquent. J’espère vraiment qu’on finira par les voir la semaine prochaine !

Une fois la vraie identité de Jipé découverte, Sarah tente le tout pour le tout auprès de Rachel – et les scénaristes ont la bonne idée de nous faire croire que Rachel ne changera pas d’avis. Oui, je me suis laissé balader, même si au fond de moi, je me doutais qu’elle finirait par faire le bon choix car il était assez clair qu’elle se sentait malgré tout proche de Kira. Il est possible que ce qui la fasse définitivement changer d’avis n’est pas cette dépression de Sarah, mais bien Kira qui lui dit qu’elle ressemble à sa mère dans ses tics. Ah la famille.

Cette gamine est beaucoup trop intelligente de toute manière, réussissant à faire passer quelques messages codés à sa mère par l’intermédiaire de la BD qu’elle dessine. C’est un peu gros que le garde ne voit pas direct la ressemblance entre l’éléphant et Rachel, mais j’ai adoré l’utilisation du nom de code du pays des merveilles introduit la semaine dernière. C’est tout con, mais ça fonctionne bien.

Dans le pays des merveilles, c’est-à-dire sur l’île, les choses sont pourtant loin d’être merveilleuses, même si la maison de notre agitateur menteur n’a pas brûlé (dommage). En effet, Rachel se rend sur la tombe de Susan, élégamment décorée (je sens qu’il y a un message codé à la Harry Potter sur la tombe, mais je ne sais pas quoi), qui se situe à côté de celle… d’IRA ! QUOI ?

J’espère sincèrement que c’est une fausse piste et que Coady l’utilise pour une expérience, parce que franchement, c’est nul s’ils l’ont tué hors écran comme ça. Plus d’une fois, ils nous ont fait le coup de la fausse mort et cette fois, je refuse d’imaginer qu’Ira soit mort comme ça, surtout que c’était notre dernier Castor… à l’exception de Marc, bien sûr.

Ce dernier marque ENFIN son retour dans la série et j’en suis plus qu’heureux, même s’il nous fait de la merde cette semaine. En effet, la mort de son dernier frère semble le bouleverser et il accepte l’aide de Coady, après tout c’est sa mère adoptive malgré tout (et même si elle lui demande des échantillons de sperme, oui, oui) et il sort pour elle de sa cachette. Je me demande bien comment elle l’a retrouvé et pourquoi Marc accepte si facilement de trahir Helena.

Les choses ne sont peut-être pas ce qu’elles paraissent être toutefois, parce qu’au même moment, Gracie, la compagne de Marc donc, arrive au couvent pour voir Helena qui semble surprise de la retrouver (tu m’étonnes). L’épisode nous laisse là pour cette intrigue, et j’ai bon espoir que Marc et Gracie agissent d’après un plan de Mrs S. Après tout, la dernière fois que nous les avions vus, ils étaient plutôt du côté Leda que du côté Castor. Gracie a toujours eu une relation particulière avec Helena (s’échappant ensemble de la secte du poisson là), donc j’espère qu’elle est là pour la prévenir plutôt que la trahir.

Je suis en tout cas très heureux de retrouver ces deux personnages que j’aimais beaucoup et qui m’avaient manqué en saison 4. La série va vraiment gagner à être revue d’une traite car les scénaristes prennent bien le temps de tout boucler, je crois. Vous savez quoi ? Je ne voudrais pas que ça vire à l’obsession, mais j’ai de plus en plus l’impression qu’on aura quelques informations sur Shay également. Ils prennent tellement le temps de réintroduire toute la saison 3, ce n’est pas possible autrement. J’espère.

Et voilà, en gros, ce qui constitue 98% de l’épisode. Il me reste donc à parler d’Alison qui, comme d’habitude, a son intrigue totalement séparée de ses sœurs. Oh bien sûr, on nous la réintroduit dans un Skype avec elle où j’étais perturbé de la reconnaître malgré l’absence de sa frange, couverte par une serviette de bain… Mais lorsque Donnie retrouve sa femme, il la retrouve avec une nouvelle coupe plus ou moins punk rock. Et là, c’est atroce.

Oui, c’est Alison dans la voix et dans quelques mimiques, mais le doute subsiste et il faut bien en parler : est-ce que c’est vraiment Alison ? A priori, oui, quand même, les deux scènes où on la voit semblent le prouver. Elle a beaucoup changé après sa retraite en Californie, au point d’abandonner ses ciseaux et de les remplacer par un piano, mais du coup… Est-ce que c’est vraiment elle ou un dernier clone ? A trois épisodes de la fin, la question est légitime, je crois. Attendez, quand même, elle a même un tatouage (et ils ont encore réussi à me faire rire avec Donnie qui le déchiffre mal). Franchement dans les interactions entre ces deux-là, ça semble bien être Alison, mais je me méfie tellement de tout dans cette série. La gestuelle paraissait un peu off par moment… mais est-ce que c’était parce que c’est un nouveau clone ou simplement parce qu’elle a enfin lâché prise ? Aucun moyen de le savoir pour l’instant, mais ça m’intrigue.

J’étais pourtant heureux d’enfin la retrouver, elle, son thème musical et son humour improbable (la tronche de Donnie quand elle jette le pistolet de la saison 1 en faisant un grand geste avec dans sa direction aha) mais ça nuance un peu ma joie d’avoir un doute. Cette série m’a rendu totalement parano et ce sera bientôt terminé. Je ne veux pas que ça s’arrête, moi !

Cette fois, c’est vraiment tout pour cette semaine, mais vu la longueur de cette critique, ça vaut mieux comme ça, je crois. Il ne reste que trois épisodes mais les choses avancent tellement vite que je ne me fais aucun souci sur la résolution de l’histoire. Il faut bien avouer que j’ai eu peur pour la survie de Rachel cette semaine et si j’en arrive à même m’inquiéter pour la clone la plus détestable de la série, je pense qu’ils peuvent tout me faire vivre. J’ai surtout peur qu’ils décident de les tuer une à une maintenant. La fin parfaite de la série à ce stade ? Delphine et Cosima prennent la tête de DYAD et adoptent Charlotte. Voilà, touche de rêve avant retour à la réalité difficile la semaine prochaine !

08.pngÉpisode 8 – Guillotine Decides – 20/20
OK, it’s been a good one. …Chickens.

Et bien voilà. Ce qui devait arriver arriva. Tout indiquait la mort d’un personnage dans cet épisode : le titre, le fait que ce soit la dernière saison, le premier plan de l’épisode qui est un cadre photo de Sarah et Felix en noir et blanc… Oui, je n’étais pas prêt, mais je m’y attendais. Une mort. Pas trois. Et pas comme ça, putain. Et ils m’ont en plus totalement baladé, car je m’attendais à la mort de Felix avec ce tout début, puis ils ont fait un plan de Mrs S et j’ai compris, mais j’ai continué à avoir peur pour Felix.

En fait, c’est juste tellement de putain de logique que ce soit Mrs S. Cela fait plusieurs épisodes que je le dis qu’elle ne passera pas la saison, mais putain, ce n’est que l’épisode 8. Cet épisode était juste complétement malade, et ils n’ont même pas eu besoin des effets spéciaux pour cela. Juste de l’intrigue et de leurs acteurs talentueux. C’était atroce, car tout indiquait que nous suivions les derniers moments joyeux de la famille/de la série (avant le final, j’espère) et c’était juste à pleurer, sur toutes les intrigues.

C’est étrange, car il se passe finalement très peu de choses dans cet épisode du côté de l’intrigue, car c’est très concentré sur l’ensemble des personnages. En revanche, quand on arrive à la fin, on se rend compte que des pas de géant ont été faits dans toutes les intrigues, arrivant même à certaines conclusions que je ne pensais pas voir avant l’épisode 10.

Outre la première scène qui voit Mrs S s’inquiéter pour Sarah, l’épisode repart sur l’intrigue Rachel, logique après le cliffhanger de la semaine dernière. Quelques scènes bien gores plus tard, Rachel est de nouveau en convalescence avec un œil de moins et se retrouve face à face avec un Ferdinand sorti de nulle part pour la sauver.

De nulle part ? Bien sûr que non. C’est encore un coup de Mrs S, qui allons savoir pourquoi, travaille avec lui et Delphine en secret depuis le début de la saison. C’était donc bien Rachel le contact haut placé de Mrs S, seulement, c’était par l’intermédiaire de ce psychopathe de Ferdinand. Toutes les réponses sont données dans cette scène et on sent bien que la fin approche, avec une Mrs S qui manipule Rachel autant qu’elle peut, lui mettant la carotte de la liberté sous le nez.

Les scénaristes conservent malgré tout le suspense sur la décision de Rachel : elle peut soit être égoïste, ce que lui conseille Ferdinand, et s’assurer son pouvoir/sa liberté, soit aider ses sœurs et Mrs S. C’est bien sûr cette deuxième option qu’elle choisit, mais je dois bien avouer que j’avais quand même un doute jusqu’au dernier moment. Finalement, Rachel a bien envoyé Ferdinand se faire buter par le conseil de Neolution, mais ce plan échoue.

Du moins, cette partie. En effet, de son côté, Mrs S récupère bien les données qu’elle voulait et a désormais de quoi exposer les manigances de Neolution au grand jour. Et voilà comment quatre ans et demi d’intrigues parviennent à leur conclusion naturelle. Magnifique, mais j’y reviendrais plus bas, je vais d’abord en finir avec l’intrigue de Rachel, qui a le droit à une visite un peu énervée de Ferdinand. Trahi et malgré sa haine, celui-ci ne parvient pas à tuer Rachel – des remords qu’on aurait aimé le voir avoir avec MK. Qu’à cela ne tienne, il a appris que Mrs S avait les données dont il avait besoin pour récupérer du pouvoir – et donc ne pas se faire tuer par les Neo (ce qui lui pend au nez depuis tellement de temps que ce serait pourtant kiffant).

Il se rend donc chez elle, et par chance, elle est avertie par Rachel. Shioban arrive donc dans sa maison complétement retournée par Ferdinand sans pour autant avoir ce qu’il cherche, mais en ayant un flingue en main. La conversation entre les deux se fait donc avec la plus grande des tensions, la musique nous indiquant bien vers quoi on se dirige.

Et cela ne manque, Mrs S se fait tirer dessus, alors qu’elle pensait pourtant que Ferdinand n’oserait pas. Un peu comme Paul il y a quelques saisons, elle réunit encore assez de force pour se rasseoir dans le fauteuil du début d’épisode et manipuler Ferdinand pour qu’il lui donne la photo de Sarah et Felix. Manipuler ? Et oui, une énième arme de secours y est cachée, ce qui est logique après sa nuit de veille du début d’épisode.

Shioban nous débarrasse donc de Ferdinand grâce à une balle dans la gorge bien placée. Que c’est jouissif de le regarder se voir mourir et de voir S lui survivre pour quelques poignées de secondes. Après quelques instants passés à observer ses enfants, Mrs S meurt donc, seule dans son salon, et la musique s’arrête. Boum. Prends toi ça dans la face pour bien commencer ton dimanche.

Bon, techniquement, c’est impeccablement maîtrisé tout au long de l’épisode : Maria Doyle Kennedy joue toujours aussi bien et les scénaristes savent accompagner ce personnage clé de l’intrigue dans ses derniers instants qui sonnent très justes. Ils prennent le temps de lui dire au revoir, tout en préparant le terrain pour la fin de saison : sans elle, Sarah et Felix vont être totalement perdus (je ne suis pas prêt à voir cette scène où ils vont découvrir sa mort), surtout qu’il n’y a aucune vengeance possible, car elle s’est vengée elle-même. Mrs S a bien écrit une lettre en milieu d’épisode, qui avait tout d’une lettre de suicide : elle savait très bien les risques qu’elle prenait. Reste à savoir si cette lettre est dans le bouquet qu’elle donne à Felix ou simplement planquée chez elle.

Oui, elle donne un bouquet à Felix car oui, Felix, Adele et Delphine sont enfin de retour de Genève. Il est très frustrant de constater que ce détour n’a un peu servi à rien dans la série à part éloigner une partie du casting pour régler d’autres intrigues, mais leur retour est plutôt bien joué.

En effet, il est déjà temps pour Felix d’avoir son vernissage. Il en avait été question il y a quelques épisodes et je pensais que ces moments joyeux seraient pour la fin de saison. Tu parles, ils sont pour aujourd’hui et sont clairement le calme avant la tempête. Même en sachant que tout va forcément déraper, c’était très réussi.

Nous avons droit par exemple à une dernière conversation Skype de la famille, même s’il manque Alison pour que ce soit complet. D’ailleurs, si j’ai bien un regret dans cet épisode, c’est que S n’ait aucune interaction avant Alison. On ne peut pas tout avoir, je sais, et cette scène était déjà bien sympathique (et drôle avec la fessée de Felix à Adele, normal la relation frère/sœur !). Avec ce vernissage, l’épisode s’occupe beaucoup de Felix et de ses relations familiales, ce qui permet une conclusion à une intrigue commencée il y a fort longtemps. Il s’est beaucoup cherché et s’est finalement trouvé dans son art, dans sa « galaxie de femmes » qu’il peint et représente.

Côté cœur, la série nous fait la surprise de nous sortir Colin de derrière les fagots, oui, oui, le médecin légiste du pilot qui était plus ou moins (surtout moins) en couple avec Felix. Les retrouvailles entre eux se passent tellement bien qu’ils se comportent franchement comme un couple cette fois. Le vernissage se déroule évidemment sous les ordres d’une Alison transformée, mais ayant encore un peu de mal à lâcher prise malgré ses efforts. Contrairement à la semaine dernière, j’ai totalement retrouvé Alison cette semaine, malgré la coupe de cheveux différente et un personnage plus cool. Je pense que mes doutes n’étaient pas fondés, et c’est tant mieux. Le clone apporte tout l’humour dont l’épisode avait besoin, mais disparaît assez vite de la soirée, au profit de Cosima et Scott.

Et oui, Felix a accepté que les clones viennent lui rendre visite au vernissage, mais il ne peut dévoiler la vérité. Tout le monde pense donc qu’Alison et Cosima sont en fait Sarah, ce qui permet à chacune de passer le voir à tour de rôle. C’est une excellente idée : les relations de Felix avec chacune sont brillamment mises en avant. Avec Alison, c’est l’organisation de la soirée et le début ; avec Cosima, on entre vraiment dans la fête. Elle se met donc à danser sur la tête de Rachel, une scène absolument géniale que je ne savais pas que je voulais voir.

La fête bat vraiment son plein à ce moment de l’épisode et c’est très jouissif à voir : Cosima danse avec Scott un bon moment, puis retrouve Delphine et la fait danser à son tour. Concernant Delphine, il est à noter que le couple s’est retrouvé hors écran et que c’est un peu dommage. Toutefois, il y avait beaucoup à gérer dans cet épisode, donc ça se comprend également. Après ses manigances avec Mrs S, Delphine vient donc profiter de la soirée et acheter le tableau de Felix représentant Cosima. Bien évidemment.

Delphine et Cosima ne restent finalement pas si longtemps : la française récupère les données exposant Neolution des mains de Mrs S, hors écran également, pour pouvoir les publier en toute sérénité avec Cosima. Autant dire que la scène est chargée en émotion car il s’agit là aussi de la conclusion de l’intrigue du couple, ni plus, ni moins. La scène fait écho à la fin de saison 1, une fois de plus, puisqu’elles sont toutes les deux devant l’écran de l’ordinateur qui va permettre d’exposer au grand jour les manipulations génétiques dont sont victimes beaucoup de gens, et pas seulement les Leda.

C’est Cosima qui se voit accorder le droit de tout balancer, après un travail de fou sur quatre saisons. Que c’est beau de voir cette conclusion, de voir Cosima rire et… craquer. Que c’est encore plus beau de lire, après l’épisode, que cette scène était simplement un moment d’émotion et que c’est Tatiana Maslany qui craque, en fait, pas Cosima. Tu m’étonnes que ça paraisse si sincère à l’écran, après. J’aimerais dire qu’elle joue bien, une fois de plus, mais non, en fait, c’est juste qu’elle ressent bien les choses. Mais bon, je ne vais pas repartir une fois de plus dans un éloge de Maslany, vous connaissez la chanson.

Au vernissage, Sarah peut désormais arriver maintenant que Cosima est partie. Cela permet de la voir s’attaquer un peu à S car elle a appris d’Adele que Mrs S bossait avec Ferdinand. Et oui, c’est un épisode tourné vers la famille, donc bien sûr Adele et Sarah ont droit à des scènes qui permet de les réconcilier une bonne fois pour toute. Mrs S annonce à ses enfants la bonne nouvelle sur Neolution qui va être exposé au grand jour et tous font donc la fête. Felix nous concocte un magnifique discours de remerciement qui ne peut que toucher, où il remercie toutes les femmes de sa vie (pardon), Sarah, Adele et bien sûr Shioban. Bref, on se centre sur la famille, mais aussi et surtout sur l’humain. Orphan Black a toujours déchiré dans ce type de scène et je trouve que ça ne change pas cette semaine. Vous voyez, je vous l’avais dit qu’ils avaient trouvé le moyen de dire au revoir au personnage de la meilleure des manières, rendant encore plus touchantes les dernières secondes de l’épisode sans musique.

Un au revoir réussi donc, et c’est totalement ce à quoi n’a pas le droit Gracie. Je suis bien sûr dégoûté de voir qu’ils ont fait revenir le personnage auprès d’Helena pour mieux la tuer. En effet, Gracie n’était là que pour espionner Helena pour Mark. Seulement, au contact de son amie (pour ne pas dire mentor), Gracie culpabilise de cette trahison. Il faut dire qu’Helena la recueille au couvent comme sa propre famille, ne lui disant pas autre chose que ça : elles sont de la même famille et les bébés d’Helena sont aussi sa famille. C’est une scène très touchante qui explique que Gracie fait le choix de mentir à Mark. Pas de bol, Coady est loin d’être stupide et envoie ses hommes de main au couvent.

Bien sûr, on pense qu’Helena comprend juste à temps ce qu’il se passe, mais non, Maddie (la revoilà elle, je l’avais oubliée aussi) débarque et s’occupe d’enlever Helena, avec plusieurs hommes, hein, parce que même enceinte, Helena peut encore se défendre. Malheureusement, elle ne peut pas faire grand-chose pour sauver Gracie qui se prend une balle dans le crâne sous les yeux d’Helena.

Non mais sérieux, mais pourquoi ? Je suis tellement frustré de cette fin pour ce personnage que je suis le seul à aimer, mais pire que tout pour Mark. Franchement, il n’aura jamais d’explication sur le mensonge de Gracie, jamais de conclusion à leur histoire, jamais rien et j’aurais presque préféré ne pas les revoir si c’est pour finir comme ça. Au moins, partir en train, c’était un peu poétique. Là, c’est juste déprimant, mais bon, avec cet épisode, c’est un peu le sentiment dominant.

Et oui, c’est déprimant, parce qu’il ne reste plus qu’une heure et demi pour cette série et qu’il va falloir lui dire au revoir alors qu’elle est franchement au top de sa qualité. C’est déprimant aussi parce que nous en sommes à trois morts dans cet épisode, donc je suis vraiment inquiet de la manière dont ils vont réussir à conserver ce rythme de dingue des dix dernières minutes de l’épisode. L’histoire racontée est parfaitement maîtrisée jusqu’ici, toutes les pièces se mettent en place et ils continuent de les dévoiler en insistant plutôt sur les personnages que sur l’intrigue. Je n’en demande pas plus, bien sûr, mais ils réussissent même à nous caser un instant d’hommage à Beth entre Art et Sarah. On vient de loin, quand même !

Un dernier point sur les garde-robes dans cet épisode : j’ai adoré le t-shirt « The future is female » de ce personnage dont je ne connaîtrais décidément jamais le nom, mais aussi le « Follow your own path » de Kira. Bien joué. Oui, parce que Kira est un peu évacuée en début d’épisode, mais elle était là aussi et elle a enfin rencontré Charlotte ! Je ne doute pas que ça repartira de ces deux-là la semaine prochaine maintenant que toutes les intrigues des vies persos de chacun (hormis Sarah et, peut-être, Krystal/Tony) sont réglées.

Adieu Gracie, adieu Ferdinand, adieu Mrs S. Vous allez me manquer, plus ou moins, quand même, pour ces deux derniers épisodes. Et je ne te remercie par Shioban, parce que plus jamais je n’entendrais le mot « chickens » de la même manière désormais. Quelle fin ! Quel cliffhanger ! Trop d’émotions.

09.pngÉpisode 9 – One Fettered Slave – 20/20
You killed your own sisters. You stink like an animal. What kind of mother would you be ? 

Bon et bien cette fois, plus de doute, on se dirige vraiment vers la fin et c’est horrible à envisager. Je ne prends même plus la peine de réfléchir à la note, tellement cette saison me met dans tous mes états à chaque épisode. Si vous n’avez pas encore compris à ce stade de la saison que je suis juste complétement fana d’Orphan Black, je ne peux plus rien pour vous ! Le résumé de l’épisode a suffi à me donner envie de sauter par la fenêtre, alors je ne vous explique même pas la suite. Enfin, si, justement, on est là pour ça, un peu quand même.

Cette semaine se concentre sans trop de surprise sur Helena. On aura vraiment droit à chacun des clones cette saison, donc la semaine prochaine sera probablement centré sur Sarah, mais il reste tant de choses que j’ai envie de (sa)voir et si peu de temps. Bon, Helena s’est donc fait enlever il y a quatre jours et c’est uniquement maintenant que Coady se prépare à la faire accoucher. La disparition d’Helena va logiquement être le moteur de l’épisode, mais elle permet aussi quelques flashbacks car elle est droguée pour rester inconsciente autant que possible.

À propos des flashbacks… Passé la surprise du changement d’actrice pour incarner une jeune Maslany, force est de constater que le casting est vraiment bon car la ressemblance avec Helena m’a frappé… une fois le make-up en place. Il était temps qu’on apprenne d’où Helena tirait ses cheveux et ses yeux défoncés, et c’est chose faite : parce qu’elle mangeait en cachette (forcément, c’est Helena), elle a pu voir une des sœurs du couvent où elle était se masturber. Celle-ci l’a un peu mal vécu et lui a tout brûlé avec de l’alcool sous les yeux de Sœur Irina. Sympathique.

Le pire dans tout ça, c’est que j’ai trouvé le moyen d’en rire, alors que c’est juste dramatique. Faut dire, c’était marrant de voir Helena, après tout ça, sortir son biscuit et se remettre à manger comme si de rien n’était. Devenue blonde, Helena se fait donc recueillir par Thomas, comme prévu. On la voit grandir en jouant aux Barbie, une scène qui elle aussi a réussi à me faire rire et oublier un peu le chaos qui régnait dans le présent. Tant qu’on est dans les flashbacks, nous avons le droit de voir Helena être complétement manipulée par Thomas et tuer sa première sœur, avant de se penser l’originale. C’est beau et ça permet de nous rappeler le chemin parcouru par le personnage pour en arriver à la saison 5, le tout avec utilisation toujours parfaite de son thème musical.

Dans le présent, en revanche, rien ne va pour Helena. Elle n’arrive pas à dire à Mark que Gracie est décédée et passe une bonne partie de l’épisode inconsciente, dans les mains de Coady et Westmoreland, qui pète un câble et nous revient chauve. Des tensions apparaissent au sein de ce couple de méchants quand Westmoreland veut accélérer l’accouchement d’Helena, qui est bien sûr la raison de son enlèvement. C’est sympathique à voir, mais j’espérais naïvement que Coady allait donc se rebeller.

Pensez-vous donc. Elle obéit sympathiquement à tous les ordres de son PT et va jusqu’à tuer Mark en abusant de sa confiance et en le piquant avec une seringue qui l’endort. Sérieusement, je n’ai plus de mots. Ils ne pouvaient pas juste laisser Gracie et Mark tranquilles au soleil ? Je suis tellement dépité du sort réservé à ce couple maudit. Je ne dis pas qu’ils ne méritaient beaucoup mieux, mais quand même, j’aurais aimé une fin différente parce que là… c’est juste triste à voir. Vous me direz, je suis l’un des seuls à être aussi attachés à eux. Il n’empêche que j’attendais plus et mieux pour eux. Là, c’est énervant et révoltant, ils ne sont vraiment que des pièces de l’échiquier jusqu’au bout. Cela m’a rappelé MK et son sacrifice inutile. Cette série gère un peu trop bien les morts de la moitié de ses personnages cette année, je suis dégoûté.

Puisque j’en parle, évidemment, l’épisode reprend aussi à l’enterrement de Mrs S. J’en ai vu des enterrements à la télé, mais j’ai rarement été aussi touché. Il faut dire qu’il est rare que je sois autant à fond dans une série, c’est sûr. La crise de larmes de Kira, pas si mal jouée, est déjà dure à encaisser, mais alors Felix qui lit la lettre de S, c’était horrible. Bon, par contre, Donnie ne la connaissait pas tant que ça, pas la peine de pleurer tant mon p’tit. Peu importe, je retiens de l’enterrement que Mrs S a probablement laissé un message caché à ses enfants dans la lettre. La formulation me paraissait un peu bizarre, ce « rappelez-vous mon nom » là. Je sens que nous ne sommes pas au bout de nos surprises de ce côté-là, je l’espère en tout cas, car Mrs S serait ainsi une clé de la série, jusqu’au bout.

En tout cas, il me semble que la semaine dernière j’imaginais la découverte du corps… ben c’est une excellente chose qu’on n’y ait finalement pas droit, car je n’aurais pas tenu, je crois. Voir Cosima et Alison en parler était déjà bien assez éprouvant.

Pas le temps de s’attarder trop sur la perte de Mrs S, néanmoins, car Helena a besoin d’aide. J’aime la manière dont Tatiana Maslany a parfaitement joué (sans blague ?) le deuil de Sarah, qui paraît vraiment paumée pendant une bonne partie de l’épisode, même quand elle ne l’est pas, genre dans sa scène avec sœur Irina. La pauvre n’a pas une minute de répit, mais Art s’arrange pour lui laisser en allant questionner Rachel avec Felix. Les choses se déroulent si vite, mais on a malgré tout eu droit à une jolie scène de Skype, encore, toujours !

Sarah déprime pendant que Felix et Art gèrent comme il faut pour retrouver Helena. Cette fois, Rachel leur donne toutes les infos qu’elle a et ça permet de comprendre que l’ensemble des dirigeants de Neolution est en train de se faire exécuter. J’aurais aimé voir la mort de Van Leer, mais c’est quand même excellent de savoir que ces inconnus qui ont dirigé la série se font tous tuer comme ça (ça ne vaut pas Alias, mais j’aime).

Malheureusement pour elle (et tout le monde), Rachel ne sert plus à grand-chose, car elle n’a pas d’informations après tout ce qu’elle a fait à PT. J’aime beaucoup néanmoins le rôle que Scott a réussi à jouer cette semaine pour la « surveiller » alors qu’elle voulait partir en avion. Felix et Art continuent leur enquête et parviennent ainsi à monter un plan qui fonctionne pas trop mal pour retrouver Helena. Au passage, Art tue néanmoins quelqu’un à son tour, un fameux personnage dont je n’aurais jamais véritablement compris le rôle cette saison, alors qu’il avait plein de réponses en tant qu’homme de main de Westmoreland.

Voir Art basculer du côté du meurtre (par légitime défense, certes) en dit long sur l’approche de la fin de saison, quand même. Sarah décide de reprendre ses esprits pour sauver Helena et se fait donc passer pour Rachel. Oh la série a beau essayé de nous garder un semblant de suspense pour nous faire croire que c’est bien Rachel dans le coffre de la voiture, on connaît suffisamment les personnages pour savoir ce qu’il en est. De toute manière, ça se voit. Même si c’est la même actrice. Sorcellerie, je vous dis.

Rachel/Sarah est donc emmenée… dans les locaux de Dyad, bien sûr, surtout que ça presse car Kira a senti Helena sur le point d’accoucher. L’entreprise joue un tel rôle dans la série que je ne sais même pas ce que je trouve surprenant dans cette décision scénaristique de baser les derniers instants d’action de la série (j’espère) là-bas. Cela permet en plus de donner un super rôle à Scott (décidément aujourd’hui) qui infiltre avec son pote Dyad comme si de rien n’était. Ils sont trop fort, j’ai adoré l’idée. Il permet en plus à Art de rentrer dans Dyad en déclenchant l’alarme… ce qui nous promet une confrontation avec Maddie la semaine prochaine. Cette dernière était beaucoup trop présente en tant que garce dans cet épisode, y compris au commissariat que l’on a revu et qui est bouleversé par les révélations sur Neolution.

Avant tout cela, Coady a eu la bonne idée de parler tout gentiment à Helena (hmm non, elle lui a juste dit qu’elle était une sombre merde qui ne mérite pas la maternité), ce qui fait que cette dernière, ne parvenant pas à s’enfuir, décide de se suicider. Cela suivait de peu la mort de Mark, alors autant vous dire que je n’en menais plus large à ce stade de l’épisode. Fort heureusement, c’est finalement une excellente idée de la part d’Helena.

En effet, Sarah ne réussit pas à se faire passer pour Rachel bien longtemps (enfin juste assez longtemps pour que l’on connaisse toute la vie intime de Rachel quand même, merci PT) et est démasquée rapidement, ce qui fait que Maddie et PT sont sur le point de la tuer… Quand Coady débarque et annonce avoir besoin de son sang.

Alors, certes, j’ai eu un élan de sympathie pour Coady à ce moment-là, mais ça n’efface pas tout le reste. Du coup, quand Helena lui fracasse le crâne à quelques reprises, j’ai juste eu envie d’applaudir. De toute façon, j’avais déjà envie d’applaudir Tatiana Maslany (oui, oui, d’applaudir tout seul comme un idiot depuis ma chambre) pour la performance de dingue de la tentative de suicide et de la transfusion. Sarah est tellement à bout…

Grâce à l’alarme qui s’est déclenchée et à ce sourire psychopathe d’Helena qui nous a mise K.O Virginia Coady en moins de temps qu’il ne faut pour lire cette phrase, Sarah et sa jumelle peuvent donc enfin s’échapper de Dyad, discrètement on espère parce qu’il y a la masse de journalistes devant… Enfin, tout ça, c’est sans compter sur Helena qui perd les eaux pile à ce moment-là.

Oh. Ben oui, bien sûr, évidemment. Et si on regardait Tatiana Maslany faire accoucher Tatiana Maslany la semaine prochaine, hein ? Je n’en peux plus de cette série. L’épisode est passé tellement vite, et il s’est passé tellement de choses ! La semaine prochaine marquera la fin de PT (j’espère) et le renouveau des Leda avec la naissance des bébés d’Helena. Je sais d’avance que je vais pleurer comme un bébé, moi, en tout cas, et j’ai tellement peur pour Sarah, et pour Scott même s’il vient d’être mis à la porte, et pour Delphine (mais qu’est-ce que tu fous en France ?), et pour tout le monde en fait. Il y a déjà eu trop de pertes en deux semaines, je veux juste qu’on passe directement à un happy end.

Enfin, s’ils décident bien de nous en offrir un. Je vais mal le vivre sinon. Bon, OK, de toute façon, je le vis déjà mal que ce soit la fin. C’est pas faute de l’avoir martelé dans toutes mes critiques pour m’y préparer !

Capture d'écran 2017-08-13 14.59.00.pngÉpisode 10 – To Right the Wrongs of Many – 20/20
I don’t know how to be happy.

Sans objectivité aucune, je mets un 20 à ce dernier épisode qui a su conclure la série sans laisser trop de questions en l’air et surtout sans changer sa formule d’écriture habituelle : les personnages d’abord.

Ainsi, on commence par un flashback de Sarah hésitant à avorter de Kira. Il fallait bien un épisode avec des flashbacks pour Sarah histoire de boucler la boucle. Ils sont sympathiques, apportant un parallèle avec Helena et permettant surtout le retour de Mrs S pour un dernier adieu à l’actrice. De ce point de vue-là, c’est réussi, car sa dernière scène est tout simplement l’accouchement de Sarah.

Cet accouchement de Sarah nous est montré en parallèle de celui d’Helena. Oui, les scénaristes ont beau mettre l’accent sur les personnages, il en faut aussi pour l’action et les vingt premières de l’épisode se transforme en moments insoutenables où l’on apprend que Virginia est encore en vie (mais comment ? MEURS). Du coup, elle se lance à la poursuite d’Helena et Sarah, surtout quand elle n’a plus de nouvelles de Maddie.

Celle-ci s’est fait maîtriser un peu trop simplement par Art. Je m’attendais à une petite confrontation, mais il l’attaque par derrière et la menotte. Il faut bien dire qu’elle le mérite un peu. De son côté, Westmoreland paraît encore plus affaibli que dans l’épisode précédent et n’apprécie pas trop qu’on lui fasse remarquer, au point de tuer son homme de main, une scène que l’on voit arriver pour ce pauvre petit pion qui se fait tirer dessus sans préavis.

Art retrouve Sarah dans un jumpscare que nous avons parfaitement su résoudre avec Pauline, avec un « Ah putain, c’est Art » en cœur (oui, je n’étais pas tout seul pour voir cet épisode, #CloneClub oblige), et tous deux mettent au point un plan pour aider Helena qui est toujours sur le point d’accoucher et que Sarah a abandonné seule en sous-sol. Forcément, Virginia est la première à retrouver Helena et elle réussit également à prendre Art en otage. Le stress est à son comble, mais comme Helena est armée, il reste largement une chance pour qu’ils s’en sortent.

Et effectivement, sans trop se consulter, ils mettent en place un plan qui permet de buter (non, franchement, il n’y a pas d’autres mots) Virginia très rapidement.

De son côté, Sarah est à la recherche d’équipement médical pour aider Helena, mais le laboratoire a été complétement vidé par les hommes de main de Westmoreland. Elle ne peut pas le savoir, mais Virginia a déjà apporté tout ce qu’il fallait auprès d’Helena, de toute manière. Reste que le laboratoire n’est pas tout à fait désert car Westmoreland est encore là.

La confrontation entre Sarah & PT est quelque chose que j’ai attendu toute la saison, et je suis content de la manière dont elle se déroule. Sarah est concrètement dans une cage d’où elle ne le voit pas, ce qui lui permet de jouer au Dieu. Pas de bol, Sarah réussit tout de même à lui tirer dessus. S’il est à deux doigts de nous la tuer de la pire des manières qui soit (quand même, Tatiana ressemble à un cochon avec du plastique sur le visage, au secours), un petit coup de pied réussit à le mettre K.O. Cette fois, Sarah récupère sa liberté en lui explosant le crâne, une scène aussi dégueulasse à voir que jouissive. Non, franchement, j’ai éclaté de rire quand j’ai vu le résultat de son attaque.

Ainsi, nous nous débarrassons des deux grands méchants assez vite dans l’épisode et tous les deux ont la mort parfaitement jubilatoire qu’ils méritent. Sarah arrive à temps pour faire accoucher Helena, et comme je le prévoyais la semaine dernière, les scénaristes ont osé nous faire le coup de Tatiana Maslany qui tire un bébé du corps de Tatiana Maslany. Ils sont fous, sérieusement.

La scène se fait en parallèle de la naissance de Kira en flashback, permettant la présence de Mrs S et rendant le tout très émotionnel. Il était difficile de faire taire une petite voix en nous qui nous disait que tout pouvait encore partir en vrille, mais finalement, les deux bébés (des garçons !) viennent au monde en parfaite santé (à quelques mètres d’un cadavre, mais bon, c’est l’histoire de la vie).

Voilà qui conclue un arc narratif de cinq ans : toutes les réponses aux multiples questions sont apportées, les bébés en vie, tout va bien dans le meilleur des mondes… Et c’est précisément ce que les vingt dernières minutes de l’épisode vont alors nous montrer.

C’était une construction osée pour un dernier épisode que d’achever par vingt minutes sans véritable intrigue, mais s’il y a bien une série qui peut se le permettre, c’est celle-ci. Sans intrigue, oui, mais avec de nombreux clins d’œil et une conclusion à chaque personnage. S’il fallait trouver un reproche à cette formule, c’est que l’on ne sait pas bien ce qu’il arrive de Dyad : les hommes de mains de Westmoreland et Coady courent toujours dans la nature, concrètement, à commencer par Maddie. On peut supposer toutefois, vu qu’elle est menottée et vu l’épisode précédent avec la scène au commissariat, qu’elle finira en prison. Bien fait.

Les deux derniers actes de l’épisode se déroulent quelques temps plus tard et permettent de recentrer l’action sur chaque clone et sa vie après tout ce bordel. L’accent est mis en toute logique sur Sarah, qui n’arrive pas à reprendre pied. Enfin, on pense d’abord que si, quand elle révise les maths avec Cosima, mais finalement, non, car elle ne se rend pas à son examen. J’ai aimé cette nouvelle approche du personnage de Sarah qui, maintenant qu’elle n’a plus de grands méchants à abattre, doit reprendre une vie normale sans y arriver. L’absence de Mrs S se fait ressentir douloureusement, surtout quand Felix doit prendre la place de moralisateur sans franchement y parvenir. Felix, lui, a droit à sa conclusion aussi, puisqu’il est suggéré que sa carrière d’artiste décolle (littéralement, à New-York).

La scène que je voulais voir depuis le début de la série arrive, avec une bonne grosse réunion de famille chez Alison (qui a finalement présenté ses sœurs à ses enfants !). C’est tout en happy end, pour la baby shower d’Helena, que tout le monde revient. On retrouve les personnages les plus emblématiques de la saison, fidèles à eux-mêmes (Adele et ses cocktails !) et chacun semble bien avoir la fin joyeuse qu’il mérite. Il est difficile d’en demander plus à la série, au point qu’il y a un moment où je me suis dit qu’Helena allait se réveiller, comme en saison 3, ou que l’on allait découvrir que Westmoreland avait bien achevé Sarah.

Mais non. Si les scénaristes font un clin d’œil au début de saison 3 avec « Wouldn’t it be nice », c’est bien pour nous faire prendre conscience que ça y est, ils sont plus vieux et plus heureux (ce sont les paroles de la chanson utilisée dans le rêve d’Helena dans le 3×01 et dans cet épisode où la scène commence tout à fait pareil). Autrement dit, c’est bien la fin, et c’est le plus dur à avaler dans cet épisode. Pourtant, ils y sont allés fort, comme toujours, avec les musiques originales dans cet épisode. Il n’y a pas à dire, l’esthétique sonore de la série manquera elle aussi, car elle nous accompagnait toujours de la plus belle des manières.

On sent bien que les scénaristes veulent résoudre tout ce qu’il reste à résoudre, nous mettant des scènes que je n’attendais même pas, du type l’hommage à Mrs S par Delphine. Que dire ? Ils visent très juste, en plein dans l’émotion, et c’est horriblement triste de se dire que ça y est, c’est la fin.

Felix, qui finit bien avec Colin, se débrouille pour contacter Rachel qui lui apporte sur un plateau d’argent la liste des 274 clones (274… et si peu de Castor en comparaison !). Cela permet une fin douce-amère pour Rachel, qui survit, certes, mais qui voit son karma lui exploser à la gueule avec un œil de verre assez stressant et une solitude comblée par son chauffeur Uber, Youssef (probablement la réplique la plus drôle de l’épisode – et pourtant, il y en avait, comme toujours). Felix lui souhaite une bonne vie, et c’est tout ce qu’il peut nous souhaiter aussi maintenant que la série va nous provoquer un terrible manque.

La liste des 274 clones ? Felix la fournit à ses sœurs, afin que Cosima puisse les retrouver avec Delphine et les soigner. Avant cela, Sarah, Helena, Alison et Cosima se retrouvent dans le jardin et évoquent leur peur profonde. En fait, elles sont toutes humaines et la vie normale leur fait peur. Elles ne savent pas la gérer, comme tout le monde. Comme tout le monde, elles ont des pensées horribles envers leurs enfants, elles ne savent pas comment faire, elles n’ont pas de mode d’emploi. Elles sont humaines avant d’être clones, sœurs avant d’être cobayes, et leur famille est probablement l’une des plus fonctionnelles de la télévision, malgré une dispute Alison/Sarah quelques temps plus tôt.

En fait, ces vingt minutes ramènent la série dans une réalité à l’opposé de ces cinq saisons de science-fiction, où les conflits sont familiaux avant d’être mortels, les enjeux difficiles à surmonter, mais pas insurmontables et où la liberté tant désirée ne suffit pas à être heureux. La vie, quoi.

Ce festin familial (Bingo !) apporte en fait une conclusion au groupe des clones et à leur entourage, finissant sur les quatre sœurs en compagnie de Felix (forcément !), écoutant les mémoires d’Helena, qui s’appellent bien sûr… Orphan Black. C’est un méta un peu gros, mais ça fonctionne bien, ça permet quelques commentaires sur le titre que nous avons tous fait un jour ou l’autre (Team Alison !).

Reste à conclure l’intrigue personnelle de chacune. Alison reprend sa vie avec ses enfants et Donnie, le couple étant toujours à mourir de rire avec ses délires (finalement, on comprend mieux leur couple). Helena s’occupent de ses jumeaux, qu’elle choisit de nommer Arthur et Donnie (pff, j’en voulais un qui s’appelle Mark, je suis un peu bloqué là-dessus, j’avoue), un peu comme si Harry Potter était passé lui dire de mettre ces noms à ses gamins (non parce qu’en plus, Donnie est un peu en train de les élever dans ce qu’on en voit).

Cosima est sûrement celle qui a la vie la plus folle : elle parcourt le monde avec Delphine pour soigner toutes ses sœurs, sans pour autant pouvoir les rencontrer. Cela permet à la série d’apporter la meilleure conclusion possible à Cophine et… d’introduire encore une clone, Camilla, avec un clin d’œil au Clone Club Colombie. Tatiana arrive à nous gérer ce nouveau clone en maîtrisant plutôt bien l’espagnol. Voir Camilla être soignée par Delphine et quitter l’hôpital où elle se trouve est un beau message d’espoir et une jolie image pour conclure la série…. Mais pas autant que le baiser Cophine, j’imagine.

Enfin, la série se termine bien sûr par Sarah qui part en vacances à la plage avec Felix et Kira. La vie a repris son cours dans la maison (à vendre… ou pas ?) de Mrs S et la famille poursuit sa vie aussi heureuse que possible.

Pouvait-on espérer meilleure conclusion que cette maison déserte et ensoleillée ? Probablement pas. En tout cas, ça me va parfaitement, même si eh, je n’oublie pas Shay, Cal & Angie, perdus de vue depuis un bon moment. Allez, après tout, dans la vie aussi, il y a des gens que j’ai perdus de vue.

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EN BREF – Je n’ai même pas envie d’écrire cette conclusion, tellement elle signifie que c’est la vie. J’ai à peu près réussi à ne pas trop pleurer devant le dernier épisode, ce n’est pas pour craquer maintenant, si ?

Non, clairement pas. Pour en revenir à la saison, c’était tout bonnement la meilleure saison de la série, qui apportait toutes les réponses que l’on voulait (et même plus par moment) tout en se concentrant sur les personnages. La fin de série est assez explicite pour ne pas laisser trop de possibilités à des suites improbables (je ne veux pas d’un film qui viendrait tout gâcher) et nous laisse imaginer la vie (pas si) parfaite des personnages. Chacun a eu sa conclusion en forme d’ouverture et Helena l’a parfaitement résumé dans ses mémoires : c’est une histoire qui a beaucoup de débuts, mais pas de fin.

Bref, Orphan Black a su nous présenter la formation et la vie d’une famille totalement improbable sur le papier, mais si géniale dans les faits. La série va beaucoup me manquer, que ce soit pour ses mystères à s’arracher les cheveux ou pour son humour bien perché (Alison & Krystal me manquent déjà) mais toujours efficace.

Et puis, de toute manière, je doute que le #CloneClub disparaisse de sitôt, alors la série aura beau me manquer, elle sera toujours un peu là, au moins sur Twitter.

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Bingo Séries #3

 

Bonjour à tous !

Comme vous le savez, le Bingo Séries #2 touche à sa fin demain… ce qui veut dire qu’outre mon article sur les résultats de celui-ci, il y aura une nouvelle édition qui commencera. Et comme je suis sympa, c’est dès aujourd’hui que je vous la révèle, histoire que vous commenciez le bingo à l’heure qui vous plaira (minuit, demain matin, midi ou soir, comme vous voulez, le truc, c’est que ça doit durer un mois pile).

L’été pointe le bout de son nez et ça se voit dans les nouvelles catégories et items. Pour rappel, je vous donne une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes que vous n’avez JAMAIS VUS avant et que vous découvrez ce mois-ci, du 7 juin au 7 juillet. Le but est toujours de s’amuser entre sériephiles et de parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, partout. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés.

Comme beaucoup d’entre vous, moi y compris, ont trouvé la deuxième édition un peu trop simple, j’ai tenté de corser un peu plus celle-ci, tout en restant bien chiant pour les règles. N’hésitez pas à poser vos questions.

Quant au thème, ils sont comme toujours tirés au sort. Ce mois-ci, j’avais 26 thèmes possibles (+4 par rapport au mois dernier) et j’ai demandé aux passants du parc Montsouris (à Paris) de me donner des chiffres entre 1 et 26. Bon, OK, j’ai demandé à ceux qui avaient l’air sympa seulement.

Le hasard étant rigolo, vous allez voir qu’un des thèmes du Bingo #1 est déjà retombé ! C’est assez fou. N’hésitez pas pour autant à continuer de me proposer des thèmes, mais aussi des items. Vous verrez d’ailleurs que ce mois-ci, j’ai commencé à utiliser certaines des idées que l’on m’avait envoyées !

Je me suis aussi amusé à classer les items de chaque thème du plus simple au plus difficile… enfin a priori, parce qu’en fait, tout dépend de ce que vous regardez et de votre capital chance !

Comme le mois dernier, tout le monde peut bien sûr participer, c’est un plaisir de suivre votre progression.

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C’est l’été !

Et oui ! Le 21 juin débutera officiellement la belle saison. Je profite de l’occasion pour aborder en quelques points cette saison ensoleillée. Bon, je ne vais pas mentir en disant que le point météo du mois dernier m’a grillé une ou deux idées, mais il y a encore de quoi faire !

  1. Un personnage dans un parc : c’est simple comme bonjour, ça ne compte pas les figurants. Par parc, j’entends aussi les squares et tous types d’espaces verts dans une ville, mais pas les forêts.
  2. Un personnage est dénudé en extérieur : j’entends par dénudé que le personnage est torse nu/seins nus, en sous-vêtements/maillot de bain ou nu. Le personnage ne doit pas être un figurant, donc il lui faut au moins une réplique dans l’épisode. Enfin, l’extérieur, c’est toutes les scènes qui ne se passent pas entre quatre murs et à ciel ouvert (jardin, parc, plage…).
  3. Voir une baignade : un personnage au moins doit se baigner, pas forcément de son plein gré (s’il est balancé au fond de la mer avec une enclume au pied, il se baigne quand même). Pour valider ce point, le personnage en question doit évidemment être trempé du cou au pied (je suis gentil, il n’est pas obligé de mettre la tête sous l’eau).
  4. Quelqu’un dit avoir chaud : bon courage pour trouver ça ! Comme je suis gentil, c’est « hot » dans le sens météorologique ou sexuel du terme, en fonction de ce que vous trouverez. S’il dit qu’il fait chaud, ça fonctionne aussi.

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Armes

Pan, pan ! Les américains sont fans de leurs armes à feu, au point de les utiliser beaucoup trop. Du coup, je vous propose trois points plutôt faciles et un beaucoup plus dur pour corser le challenge 😉

  1. Une fusillade entre gentils & méchants : il y en a dans toutes les séries policières et je ne développe pas plus que ça, je pense que le type de scène dont je parle est évident !
  2. Quelqu’un utilise le mot « gun » (« pistolet »/« flingue » en VF) : armez-vous de patience et ayez de bonnes oreilles, ça devrait se trouver quand même assez facilement. Si vous regardez une série qui ne soit ni anglais, ni en français, ça fonctionne aussi, mais je ne vais pas traduire le mot dans toutes les langues 😉
  3. Un objet est transformé en arme : attention, il n’est pas question d’objets magiques ici, ça c’était le mois dernier. Je veux un objet banal (une petite cuillère, un livre, une tasse de thé…) qui soit utilisé comme une arme pour faire du mal à quelqu’un. Yodabor a eu la gentillesse de proposer une tronçonneuse.
  4. Référence au débat sur l’utilisation des armes à feu : quoi, vous pensiez que le point 4 était le plus compliqué ? Vous vouliez du difficile, en voilà ! Alors, si ça parle de l’article 2 de la Constitution, c’est évidemment validé, de même que si un personnage est simplement consterné qu’un autre ait une arme. L’idée est de trouver une scène qui aborde le sujet de près ou de loin. L’air de rien, c’est assez fréquent dans les séries… mais l’est-ce suffisamment ? (Oui, ce point va apporter tout un tas de débat sur Twitter, je sais. Je suis prêt.)

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Romances

Arf, voilà un thème qui était déjà tombé lors du premier bingo, mais comme on m’a demandé le numéro 21, c’est comme ça. Je me suis cassé la tête pour trouver quatre nouveaux items qui soient aussi peu matière à spoil, ce qui est toujours compliqué à ce sujet-là.

  1. Il y a un triangle amoureux dans l’épisode : cela devrait se trouver en un claquement de doigts normalement, et dès demain. Je vous donne quelques points quand même. 
  2. Un baiser gay ou lesbien est vu à l’écran : ça se complique légèrement parce que s’il y a plein de couples homosexuels, les voir s’embrasser, c’est toujours toute une histoire. Cependant, vous noterez qu’il n’est pas forcément question de couple dans la règle. Attention : évitez les captures s’il s’agit d’un premier baiser, d’un baiser de réconciliation, etc. Veillez à ne spoiler personne, ce n’est pas le but du jeu !
  3. Quelqu’un dit « I love you » : même règle que ci-dessus pour les spoilers ou le fait qu’il ne s’agit pas forcément d’un couple ou d’un amour à double sens. En français, « je t’aime », valable dans toutes les langues.
  4. Il est fait référence à un mariage (passé ou à venir) : tout pareil pour les spoilers, je compte vraiment sur vous. Sinon, la règle me paraît assez claire.

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Transport

J’ai fait dans la facilité avec ce thème, avec là encore un premier point qui me paraît donné (mais on ne sait jamais). Je crois que je n’ai rien à préciser, les règles parlent d’elles-mêmes !

  1. Un personnage vu dans une voiture.
  2. Un personnage vu dans un train.
  3. Un personnage vu dans un avion.
  4. Un personnage vu dans/sur un bateau.

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Actions

Comme tous les mois, une liste de quatre actions. N’hésitez pas à envoyer vos idées, même s’il m’en reste quelques-unes pour le mois prochain.

  1. Voir (au moins) un épisode par jour, pendant sept jours : il ne s’agit pas forcément de la même série, mais je me suis dit qu’en juin, ce n’était pas toujours évident d’avoir sept jours avec du temps libre pour un épisode. Bonne chance !
  2. Regarder un épisode à 13h11 : il ne participe pas (encore) au bingo, mais cette règle de voir un épisode à une heure précise m’a été proposée par Ludo sur Facebook. Pas de bol, j’ai écrit mes règles vers 13h et celle-ci à 13h11. Et l’air de rien, c’est un horaire compliqué, puisque c’est souvent au milieu des repas du week-end/un horaire de boulot en semaine. Bonne chance, bis !
  3. Voir les bonus d’un DVD : vous êtes sériephiles ou pas ? Prouvez-le en sortant vos coffrets DVDs ! Mais attention… là encore, je vous demande de regarder des bonus que vous n’avez jamais regardé (je sais que certains n’en regardent jamais, donc c’est facile, mais si vous êtes comme moi à épuiser tous les bonus cachés des DVDs de LOST, c’est plus dur. Heureusement, j’ai quelque coffrets auxquels je n’ai pas encore touché). Oui, je pousse à la consommation, je sais. Oh, et évidemment, je parle de DVDs de séries, pas de films. Et vous avez le droit d’être plus modernes que moi avec vos Blu-ray, c’est bon, pas la peine de vous la péter non plus.
  4. Regarder un épisode dans un lieu public : est un lieu public tout lieu dans lequel il est interdit de fumer en France mouahaha. Bar, piscine municipale, centre commercial, cinéma (qui fait ça ?), gare, etc. Attention, les trains et autres transports en commun ne fonctionnent pas cette fois ; pas plus que votre lieu de travail. Histoire de nuancer un peu ma première explication : les terrasses de café, rues et parcs sont des lieux publics aussi, hein, même si vous y fumez. Bref, un lieu public, c’est un lieu dans lequel n’importe qui peut circuler librement sans qu’on lui demande ce qu’il fait là. 

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Bon visionnage !

Fear the Walking Dead (S03)

Synopsis : Après une saison 2 centrée sur un long détour au Mexique, les perspectives pour la saison 3 semblait être un retour au États-Unis. Seulement, les choses ne sont jamais aussi simples : Nick et Luciana tombent sur plus forts qu’eux à la frontière, Ofelia s’est elle aussi fait tirer dessus à son arrivée et Madison, Alicia et Travis n’ont aucune idée de ce qui les attend lors de leur voyage vers le Nord après s’être fait exiler de l’hôtel.

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Ci-dessous, mon avis sur la saison, épisode après épisode.

15-2

Pour commencer, j’attendais hyper impatiemment cette saison 3, surtout pour retrouver Alycia Debnam Carrey, il faut bien l’avouer, mais aussi parce que j’avais bien aimé la saison 2. Certes la série connaît quelques longueurs, comme The Walking Dead d’ailleurs, mais je trouve que les personnages sont plus attachants que dans la série-mère. C’est peut-être aussi que je ne suis absolument pas spoilé par les comics en ce qui concerne ces personnages et que s’ils sont assez caricaturaux, ce ne sont pas des caricatures de bande-dessinées à la Michonne, Abraham ou Rosita.

Du coup, j’avais prévu de me jeter sur les premiers épisodes lors de leur diffusion hier, mais après pas mal de péripéties dimanche et un lundi bien chargé, je commence la saison en retard. Pas grave, je vous promets que ça ne va pas m’empêcher d’être à fond dedans pour critiquer, aussi positivement que négativement.

Avant toute chose, je commence même cet article par la critique d’un épisode 0 qui est une micro-websérie. Et oui, comme l’an dernier, l’entre saison a été riche avec une saison complète (et très inégale) de The Walking Dead et la diffusion d’une micro-websérie, histoire de patienter.

Bonne lecture (et âme sensible, s’abstenir, c’est une série gore, je vous rappelle) !

Note moyenne de la saison : 16/20

00.pngÉpisode 0 – Passage – 13/20
Please, I’ll die alone.

Cet épisode bonus pour le web nous propose 12 minutes de zombies, une histoire détachée mais qui aura probablement des liens avec la saison 3. Un amuse-gueule, une mise en bouche, des scènes ultra courts introduisant une nouvelle intrigue.

Et une intrigue pas bien folle, à la fois précipitée (logique vu le format) et possédant malgré tout des longueurs dans le dialogue, allez comprendre. Il est question de deux nanas faisant alliance dans le désert américain pour se rendre à Mexico.

Elles retrouvent en chemin le frère de l’une d’elle, Gaby. Seulement, il protège l’entrée d’une voie sécurisée et refuse que Sierra y entre. Du coup, ça se bat, Sierra a le dessus car elle est présentée dès le départ comme la Michonne du coin (franchement, ce n’est pas très inspiré dans la construction du personnage). Les choses s’accélèrent vite, avec une explosion puis une course poursuite. Gaby fait confiance un temps à son frère, mais décide finalement de s’en prendre à lui, allant jusqu’à le poignarder. Un comble, alors qu’elle n’arrivait même pas à tuer un misérable zombie.

Quelques jumpscares plus tard, Gaby et Michelle parviennent à sortir du tunnel… et c’est tout ? Sierra a un bracelet qui aura sûrement son importance. Voilà, voilà.

Plus encore que l’an dernier, ce webisode a du mal à introduire une histoire passionnante. Toutefois, les personnages pourraient être cool à suivre sur du long terme. Cela dit, si c’est pour faire comme l’an dernier, ça ne sert pas à grand-chose d’espérer quoique ce soit…

01.pngÉpisode 1 – Eye of the Beholder – 18/20
You love his life more than yours?

30 secondes de résumé suffisent à faire le point sur la saison passée, mais ce « Previously on AMC Fear the Walking Dead » m’avait manqué. La saison prend le parti d’une ellipse temporelle : Madi, Travis et Alicia se retrouvent directement dans de sales draps, pris en otage par un groupe militaire qui les sépare. Bien. Cela nous ouvre tout de suite de nombreuses perspectives intéressantes qui n’étaient pas du tout là en saison 2. Bien sûr, Travis est fait prisonnier dans la même cellule que Nick et Luciana, ce que j’ai adoré. Oui, l’ambiance de ce début de saison est intrigante et je me suis tout de suite plu à revenir dans cet univers.

Madi et Alicia sont mises de côté et rencontrent ainsi Troy, lourdement introduit par quelques plans dès la première scène. Bien sûr, on retombe assez vite dans les longueurs caractéristiques de la franchise et la présence de Troy dans la même pièce qu’Alicia fait aussitôt apparaître des tensions sexuelles bizarres, mais ça n’empêche que les mystères derrière cette base militaire sont très prenants.

Du coup, les prisonniers se font exécuter un à un pour des paris et des tests entre les militaires sur le temps qu’il faut pour se transformer en zombie. Bon, évidemment, ni Luciana, ni Nick, ni Travis, ni leur nouvel ami qui veut les aider à s’échapper n’y passent en premier. Cela leur permet de mettre à exécution un plan pour s’échapper. Il ne leur faut pas longtemps, mais ça reste crédible malgré tout, avec un plan qui tient la route et Travis qui se sacrifie pour Nick et Luciana.

Ces deux derniers se retrouvent dans un tunnel, pourchassé par leur nouvel ami transformé en zombie.

De leur côté, Madison et Alicia continuent de tourner en rond, même si bien sûr cette dernière a un couteau bien planqué. Madison tente la diplomatie avec Troy, puis lui plante une cuillère dans l’œil. C’est tout à fait ce que je voulais voir, je dois dire. Alicia se retrouve à s’enfuir à son tour, à la recherche d’un véhicule capable de l’emmener loin de ce merdier, elle et sa famille, pendant que Madison part à la recherche de Travis.

Celui-ci est jeté dans une arène de zombies et s’en tire plutôt très bien alors que ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la première victime de la saison. Nick et Luciana se retrouvent face à une armée de zombies et c’est dans une situation catastrophe qu’Alicia leur vient en aide et les sauve avec son couteau. Finalement, Jake, le frère de Troy débarque juste à temps pour sauver l’œil de son frère et organiser une réunion familiale entre Madison, Nick et Alicia. Et oui, tous les militaires ne sont pas des méchants, juste quelques-uns qui sont cinglés. Dommage, j’aurais aimé passé plus de temps dans cette base qui avait de quoi occuper une bonne partie de la saison.

Alors oui, ça va loin et ils sont tous devenus des super-héros beaucoup trop rapidement, mais je trouve que cet épisode fonctionnait à merveille dans son rythme, ses suspenses, ses personnages, son histoire. Je m’attendais pourtant à être déçu donc je suis bien content de ne l’avoir été que par la résolution beaucoup trop simple des problèmes proposés. Cela dit, nos héros se font quelques ennemis et je pense bien que nous n’en avons pas terminé avec Troy.

La fin aura réussi à me faire mourir de rire, avec les zombies de Nick et Luciana qui se trimballent dans les murs et un imbécile (un pote de Troy donc) qui se fait bouffer comme une merde. L’épisode réussit à séparer à nouveau la famille avec cette invasion de zombies : Travis, Alicia et Luciana s’enfuient en hélicoptère avec Jake, Madison et Nick sont en voiture avec un Troy cyclope mais encore capable de bien viser. Nos héros sont donc tous en route vers le même endroit et la base militaire doit être évacuée.

Franchement, c’était un excellent épisode et je n’en attendais pas tant de ce début de saison. Si tous les épisodes pouvaient être aussi rythmés !!

02Épisode 2 – The New Frontier – 15/20
Right now, we’re just two families with missing loved ones.

J’ai enchaîné les épisodes sans la moindre pause malgré l’heure un peu tardive à laquelle je les regardais qui fait que j’aurais probablement mieux fait d’aller manger.

Le second épisode reprend sur l’hélicoptère qui se fait tirer dessus de nulle part. Travis se prend une balle et décide de se suicider en sautant dans le vide. Plus exactement, Alicia le lâche dans le vide à sa demande. WTF ? Je sais que je viens d’écrire que je voulais bien que Travis meurt, mais pas comme ça, quoi. Bon, et puis, il faut que je me calme, il n’est pas mort tant qu’on ne l’a pas vu zombifié. En tout cas, c’est un twist énorme en début de second épisode, je ne m’attendais vraiment plus à ça après le premier épisode.

Alicia, Luci, Jake et une blonde qui ne demande qu’à être sacrifiée se retrouvent donc sans hélicoptère, perdus dans la montagne et à pied pour rejoindre la « maison » de Troy & Jake. Cela donne envie. Les scénaristes zappent carrément la première journée de marche et passent beaucoup de temps à rapprocher Alicia et Jake. Bon, celui-ci est en couple avec la blonde, mais eh, c’est l’apocalypse après tout.

De nuit, leur campement semble donc mis en danger. Comme c’est de nuit, l’image est tellement sombre qu’il est dur de voir grand-chose, mais grosso modo, il tombe sur des zombies. C’est le principe d’une série de zombies après tout. C’est Alicia qui lui sauve la vie avec trois coups de feu bien placés, mais malheureusement, la blonde s’est bien fait bouffer par les zombies. Alicia repart donc seule vers leur campement pendant que Jake s’occupe de lui mettre une balle dans la tête. Ce n’est franchement pas surprenant comme intrigue et c’est assez décevant par rapport à l’épisode précédent d’en revenir à quelque chose d’aussi prévisible.

Cela permet en tout cas à Jake et Alicia de continuer à se rapprocher le lendemain, surtout que Luciana ne se réveille pas.

La veille, pendant la première journée de marche de ce groupe, Troy est arrivé auprès de son père et a appris que Jake n’était pas arrivé. Cela signifie une chose assez claire : Troy peut reprendre le pouvoir. Madison semble ne même pas s’en rendre compte… mais elle a quand même un plan, avec une arme sur elle et l’envie de réunir sa famille quitte à tuer tout le monde sur son chemin. Au moins, de ce point de vue, elle ne change pas. Il est intéressant de découvrir cette nouvelle colonie du point de vue de Madison (je trouve toujours que l’actrice ne joue pas super bien, mais au moins, le personnage nous donne des infos utiles).

Elle devient pote avec le père de Troy assez vite, ce que je ne comprends pas trop. Je pensais vraiment que Troy tirerait parti de la situation, mais a priori non. Bon, ils utilisent sûrement Madison et Nick pour retrouver leurs proches, mais bon. Le père n’a pas franchement la carrure que j’imaginais qu’il aurait, c’est un petit vieux comme un autre dont je ne donne pas cher dans une série comme ça. Toute cette partie ralentit drôlement l’épisode qui perd en intensité dramatique après le précédent, c’est dommage.

Alicia, Luciana et Jake arrivent enfin au ranch. Madison apprend donc la mort de Travis (et j’ai toujours du mal avec son jeu) et Nick comprend que Troy veut tuer Luciana, trop faible pour survivre. C’est l’occasion d’une petite tension qui ne mène nulle part, mais qui permet à Nick de faire en sorte que Luciana ne soit pas tuée tout de suite.

Madison sympathise définitivement avec le père de Troy et Jake, acceptant de survivre dans le ranch pour le moment et la série réunit enfin Alicia et Nick, ce qui est une excellente chose.

Assez étrangement, l’épisode revient aussi à l’hôtel, mais je n’ai pas trop accroché. Je m’en serais bien passé. Strand a donc survécu à son coup de couteau et décide de jouer les docteurs avec la horde de migrants qui se pointent à l’hôtel. Bon, c’est clairement le point mort de l’épisode, mais c’est aussi parce que je déteste le personnage (qui est un favori des fans, donc faut que je m’y fasse).

Ce n’est rien de bien passionnant puisqu’il fait son bon samaritain et permet à une femme enceinte d’accoucher. Le problème reste qu’il attire beaucoup trop de gens sur l’hôtel, donc il se fait virer, mais pas avant de soigner une dernière patiente : Mrs Stowe (Brenda Strong, donc) qui l’avait poignardé la saison dernière lorsqu’elle avait pété les plombs. Purée, j’étais persuadé qu’elle était morte l’an dernier, je suis un peu à la ramasse quand même. Cela dit, ça ne change rien : elle se suicide devant lui. Strand vole donc une voiture et se barre.

La conclusion de l’épisode n’est pas géniale, avec Madison qui décide de rester au ranch et d’en faire sa maison, quitte à en déloger les habitants. Ce n’est pas un cliffhanger de malade, mais la série n’en a pas besoin après une première scène d’épisode qui a remis les choses en place.

J’espère vraiment que Travis est mort, car la surprise était totale et ce serait nul de nous le ramener maintenant en mode Survivor. Pour le reste, malgré ses longueurs habituelles, la série m’a accroché avec ses deux premiers épisodes de saison et je ne comprends pas pourquoi tout le monde lui préfère la série-mère. Comme l’an dernier, je suis positivement surpris par l’intrigue développée par ce début et j’espère que ça continuera à ce rythme-là !

03Épisode 3 – TEOTWAWKI – 14/20
– We’re jewish.
– Cool! We’ll do Old Testament.

Quelle surprise de voir cet épisode débuter sur un clip qui faisait très campagne politique et qui explicite ce titre incompréhensible en dix secondes : The End of the World as We Know It. C’était plus drôle de nous introduire ce nouveau personnage de Jeremiah comme un gourou de secte se préparant à la fin du monde. Et puis, quel plaisir de voir Emma Caulfield, même dans le rôle d’un personnage déjà mort ! J’avoue que ça m’a déçu, j’étais content de la savoir au casting, mais bon, ce n’est pas le rôle du siècle celui de la mère alcoolique déjà morte.

L’enterrement de Charline (la blonde de la semaine dernière) est le point de départ de cet épisode, ce qui fonctionne plutôt bien car il apporte son tas de problème : l’arrivée de Madison est vue d’un mauvais œil par la communauté qui a déjà beaucoup à faire, puisqu’elle se déchire sur la réaction à avoir après « l’accident » d’hélicoptère. J’aime beaucoup cette manière de procéder pour relancer l’intrigue sans pour autant la relancer.

Madison et Alicia s’intègrent comme elles peuvent, cette dernière se trouvant embarquée de force dans une étude de la Bible, au sein d’une scène qui aura réussi à me faire vraiment rire. J’y réfléchis, mais je ne crois pas que la série mère parvienne à me faire rire de temps à autres, et c’est peut-être ça que j’aime le plus ici. Les relations entre les personnages ne sont pas toutes graves et centrées sur les problèmes de zombies. Bon, alors cela dit, on a la relation Troy/Madison qui continue et devient bien chiante à force.

Nick est en pleine dépression lui aussi, mais ils parviennent à ne pas rendre ça trop chiant en le confrontant à Alicia, puis à Madison qui lui reproche beaucoup trop de choses pour que leur relation soit saine. L’intégration au sein du ranch reste le sujet central de cet épisode, donc c’est forcément plus lent que la semaine dernière et c’est dommage de retomber dans ce type de défauts. Il n’empêche que dans l’ensemble, je suis attaché aux personnages, alors ça me dérange moins quand ce sont leurs scènes. C’est toujours plus difficile dès que ça concerne Madison et Jeremiah qui se lamentent sur leur fils respectif, j’avoue. C’est ce qui fait perdre ses points à cet épisode car ça manque d’action, surtout que Troy et Nick se retrouvent ensemble, ce dernier voulant toujours tuer le premier. Il se maîtrise pourtant, tout en partant dans sa propre crise de démence. Je ne sais pas trop quoi penser de ces deux-là, mais ce n’était pas fou. Ils semblent finalement se réconcilier… et tant mieux, je n’ai pas envie que ça dure.

Heureusement, la relation Nick/Alicia s’avère une fois de plus être un vrai point fort de la série dans cet épisode, leur confrontation pleine d’amour fraternel est intéressante à suivre, alors qu’elle ne devrait pas : sur le papier, c’est parfaitement chiant, joué, ça passe très bien. Ou alors, c’est juste parce que j’aime les acteurs. Je ne peux pas en dire autant de Jake et Troy malheureusement.

Une fois de plus, Alicia part en vrille totale dans cet épisode : il faut toujours qu’elle soit au cœur de toutes les conneries possibles. Cette fois, ce sont donc les jeunes étudiant la Bible le problème : ce sont des drogués qui gardent la tête d’un zombie dans une cage. Oh, Alicia, tu vas finir comme ton frère si tu continues.

Ah les adolescents, il faut toujours qu’ils fassent de la merde dans les séries (et dans la vie ?). Alicia ne déroge ainsi pas à la règle, surtout qu’elle se fait harceler de questions lors desquelles elle révèle qu’elle a (facilement !) tué un homme et que parfois, il faut se prendre en charge pour gérer sa merde et ne pas compter que sur Troy. Et malgré tout ça, j’adore encore Alicia, puisqu’elle a réussi à me faire rire. Je ne sais pas si je suis des plus objectifs pour critiquer cette série finalement. Je laisse passer beaucoup de ses défauts par amour d’Alycia Debnam Carrey.

Et pendant ce temps, Victor et sa voiture arrivent auprès de « Dante », qui gère la distribution d’eau pour des survivants. Mouais. On sent bien que ce n’est que le début de l’invasion zombies pour que ce genre d’institution soit encore en place. Il raconte toute son histoire à Dante, à la recherche d’aide j’imagine, mais je n’accroche toujours pas à son intrigue.

Son pote n’est en fait qu’un ancien collègue qui n’en a rien à foutre de lui et menace de le tuer parce qu’il n’apprécie pas que Victor vienne le voler. Mouais BIS. Désolé à tous ses fans, mais je n’y arrive pas, ce n’est pas passionnant. Cependant, il est intéressant d’entendre Dante lui dire ses quatre vérités et rappeler que le personnage n’est là que pour exploiter les autres. J’aime bien l’idée du barrage aussi, ça promet une fin de saison intéressante, je vois d’ici l’invasion de zombies et les flots les emporter.

Bref, Victor finit en prison et il ne s’est rien passé de l’épisode. Je n’ai même pas compris le cliffhanger, qui semble être un retour de personnages, mais j’ai dû oublier, hum. En parallèle de tout ça, Luciana prend le temps de guérir et Madison se porte volontaire pour tenter de retrouver un groupe qui s’est probablement fait tuer au cours de la nuit.

Grosso modo, je m’ennuie devant la moitié de l’épisode, mais contrairement à d’autres séries (comme The Walking Dead ou Outcast), je me sens attaché aux personnages et j’ai envie de regarder. Je vois les défauts et je passe au-dessus, je ne sais pas pourquoi. J’aime la série malgré tout. Tant mieux.

Capture d'écran 2017-06-19 23.19.57.pngÉpisode 4 – 100 – 09/20
Pues Daniel Salazar, yo so Efrain y tu… tu estas muriendo.

Déjà trois semaines que la série a recommencé, le temps file à une vitesse, c’est tout bonnement dingue. L’épisode 3 nous laissait sur un cliffhanger de folie que je ne comprenais même pas bien dans la fatigue, parce que Daniel revenait parler à Victor et que je ne reconnaissais pas Daniel. Faut pas m’en vouloir, les morts j’ai tendance à rapidement les oublier dans ces séries, surtout quand j’aimais pas le personnage à la base.

Du coup, entre ma note et ce paragraphe d’introduction, vous comprendrez que ça ne m’a pas passionné du tout cette semaine. J’suis pas venu ici pour souffrir (d’ennui mortel), OK ? J’aurais limite mieux fait d’aller écouter Bandes d’ondulés, mais comme j’avais une heure de retard, j’ai privilégié l’écoute à une date ultérieure.

Bref, Daniel a survécu à l’incendie qu’il avait lui-même provoqué et, malgré tout un épisode centré sur lui, on ne sait toujours pas trop comment. Quant à l’épisode centré sur lui, ce n’était vraiment pas nécessaire, il aurait pu nous le résumer en trois lignes de dialogue et ce serait revenu au même.

Par chance, cet épisode a gagné un peu de grâce à mes yeux avec son utilisation de l’espagnol, la chaleur ambiante de la canicule qui frappe la France (et la Belgique) en ce moment et à mon thé glacé accompagnant ce premier épisode à la belle étoile de l’année. Et puis lutter contre les moustiques à la manière dont il lutte contre les zombies, c’est plutôt sympathique, ça met dans l’ambiance. Ou pas.

Bon, donc Daniel a survécu à l’incendie pour mieux se retrouver avec un groupe de survivants mexicains qui n’a d’autres choix que de lui couper un bout de jambe. Bon appétit, bien sûr.

Franchement, l’épisode était lent, avec peu de rythme et d’intérêt, c’est très dommage. L’intérêt était d’autant moins présent que l’on savait déjà où atterrissait le personnage, retirant une bonne partie du suspens. Et puis franchement, tout ce qui m’aurait intéressé aurait été de voir comment il survivait à l’incendie, et ça reprend grosso modo le lendemain. Quant à son récit des événements… lol quoi. « J’ai lutté (pour m’enfuir), j’ai lutté et je ne sais pas comment, je me suis enfui ». Ben oui. Merci.

Cet idiot pense donc avoir brûlé vive sa fille – dont on n’a toujours pas de nouvelles non plus d’ailleurs. Et FRANCHEMENT, le mexicain qui s’endort au milieu de sa phrase à côté d’un type qui vient de lui avouer une tuerie de masse, on en parle ? C’était tellement n’importe quoi… mais pas autant que ce putain d’éclair dans le crâne du zombie. Fou rire du mois, au moins, j’en pleure encore. Quelle honte ce scénario ! Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ?

Franchement, c’était un épisode hyper décevant, que je me suis gardé en bruit de fond (et en même temps qui exigeait une confrontation parce que merde, c’était en espagnol quoi). Difficile de ne pas se faire chier à le voir grimper l’échelle sociale tordue du groupe dans lequel il atterrit, dirigé par le pote de Victor introduit la semaine dernière.

Et en plus, la série nous prouve qu’elle a un petit problème avec les couverts, Daniel utilisant une fourchette comme arme. Petit clin d’œil à tous ceux se cherchant un objet transformé en arme pour le Bingo Séries.

L’épisode revient finalement (et enfin) sur la chronologie principale où l’on apprend que Daniel ne croit pas Victor quand il lui dit qu’Ofelia est en vie et où Daniel reprend ses bonnes vieilles habitudes de monsieur pas gentil torturant les gens qui lui ont sauvé la vie en début d’épisode. OK, OK. Vraiment, ça ne valait pas le coup d’y consacrer 42 minutes, les gars. Je suis tellement déçu. Je n’ai jamais été fan des épisodes centrés sur un seul perso, que ce soit dans la série-mère ou FTWD. Je me souviens encore de celui sur Nick l’an dernier. Il avait été décevant, mais au moins c’était (vite fait) intéressant.

Contrairement à aujourd’hui, où seule la dernière scène fut utile avec Daniel tuant Dante et tous les méchants. Net, précis, efficace et… remontant la note de l’épisode. Imaginez sans. Une minute passionnante pour quarante et une d’ennui, je suis frustré.

Capture d'écran 2017-06-26 13.42.34Épisode 5 – Burning in Water, Drowning in Flame – 14/20
I’m gonna damage you if you don’t move

Quel drôle de début cette semaine, drôle parce qu’aussi poétique que stupide : un vieux fait un câlin à sa femme transformée, mais sans dentier, et se suicide dans ses bras, foutant le feu à sa barraque. Pas de chance, la barraque est au beau milieu du campement de nos héros. Il est décidé de laisser la barraque brûler. Et… c’est à peu près tout.

Le lendemain, Madison se rend donc à la recherche de l’équipe disparu l’épisode précédent, faisant équipe avec Troy, ce qui promet plein de problèmes, dès le départ. C’est surtout l’occasion de quelques moments de faux stress, avec des hordes de zombies à tuer où personne n’est véritablement en danger.

En fait, cela nous permet d’enfin en savoir plus ce qu’il se passe avec le ranch et qui a descendu l’hélicoptère. Les nouveaux méchants sont donc les amérindiens qui veulent récupérer leur terre, à savoir le ranch. OK, ça fonctionne plutôt bien, je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue. Au départ, ça me faisait rire, mais quand on voit ce qu’ils ont fait avec le pauvre mec qui s’est fait bouffer par un corbeau… Ce sont des méchants prometteurs !

Madison s’impose beaucoup plus que Troy, sans trop de surprise et c’est marrant, car ils développent une relation proche d’une mère et d’un fils, mais une relation totalement tordue et pervertie. Elle a ce qu’il faut d’inceste, d’ailleurs, avec un Troy claireent en train de fantasmer sur elle, malgré quelques envies de meurtre.

Alicia continue de développer ses relations avec un peu tout le monde, tout en assumant mal sa gueule de bois. Quand je dis « ses relations », je parle bien entendu du frère de Troy. La relation à venir entre eux est tellement évidente que le baiser n’a pas même pas réussi à m’étonner, pas plus que leur petite escapade sexuelle. Une fois de plus, j’ai eu du mal avec la personnalité d’Alicia qui se met à critiquer les artistes qu’elle juge inutile dans une apocalypse. Oh, mais c’est tout l’inverse !

Luciana est bien plus en forme soudainement, allons savoir pourquoi. Elle est très, très motivée à partir au plus vite de leur campement parce qu’elle dit ne pas pouvoir y voir. Pourquoi pas en soi, mais c’est vraiment dommage que ce soit si mal amené : il n’y a aucune raison cohérente qu’elle ne se voit pas rester vivre dans cette communauté.

En tout cas, le couple qui brûle apporte son lot de problèmes sous-jacents, surtout pour Nick qui n’apprécie pas trop la philosophie du père de Troy. C’est lui qui nous explique que Luciana ne peut pas rester, pas parce qu’il est raciste, mais parce qu’elle est incapable d’assumer et d’accepter ce qu’il s’est passé, à savoir l’apocalypse. Mouais. Les deux développent ensuite une relation que l’on nous fait passer pour père/fils, et bof, quoi.

C’est pourtant intéressant de voir Nick être développé et sans trop de surprise, Luciana finit par se barrer..

De retour au Mexique, Victor et Daniel font équipe pour retourner à l’hôtel où le dernier espère retrouver sa fille. Pas de bol, ça fait longtemps qu’elle en est partie. Du coup, on n’avance pas trop avec ces deux-là, que l’on a juste le droit de voir pour la pause pipi. Ce n’était pas spécialement nécessaire, franchement.

Je suis content que l’intrigue se divise en deux grandes histoires, même si ce n’est pas franchement passionnant du côté de l’hôtel qui s’est donc fait envahir de zombies en l’absence de Victor. Il faut que j’avoue que je n’ai pas tout vu à la scène, parce qu’elle était trop sombre et que le soleil brillait trop. C’est con, je sais, mais je dirais que Daniel a abandonné Victor après avoir appris la vérité sur sa fille. Sympa.

Il ne se passait pas grand-chose dans cet épisode, mais j’ai aimé l’approfondissement de la réflexion sur l’art et sur la technique (avec les outils). Ouais, c’est leur donner beaucoup de crédit que d’y voir un début de réflexion philosophique, mais ça a été suffisant pour maintenir mon intérêt de littéraire, surtout que c’était bien écrit et relié. C’était tout de même un peu trop prévisible et on sent que maintenant que le début de saison est passé, il faut juste attendre que l’on arrive à la mi-saison pour qu’il se passe vraiment quelque chose. Dommage. Je note en tout cas qu’ils ont arrêté de nous déshabiller Nick tous les épisodes, et je me demande si c’est l’acteur qui en avait marre. Y a toujours une raison cachée quand c’est comme ça.

En tout cas, l’épisode a su me convaincre que la suite allait être sympathique avec les amérindiens et j’ai adoré le montage musical final, avec une jolie baignade d’Alicia, qui me permettra de ne pas avoir que Wrecked dans mon Bingo !

06.pngÉpisode 6 – Red Dirt – 13/20
There’s a fight coming. Everyone who leaves, leaves us weaker.

Déjà le sixième épisode, c’est fou comme ça passe vite ! Impossible de trouver une bonne version de cet épisode niveau qualité, j’ai beaucoup hésité à attendre plus, mais j’ai trop envie de savoir ce qu’il va se passer alors que Nick continue de s’entraîner à tirer avec le vieux et qu’Alicia continue de coucher avec le frère de Troy dont j’ai une fois de plus oublié le nom (Jake).

Le groupe de Madison et Troy revient enfin au campement et annonce la bonne nouvelle de ce qui attend le ranch s’il reste sur place. L’intrigue de l’appartenance des terres est intéressante et ramène de la (géo)politique dans la série, ce qui est nécessaire pour secouer un peu les dynamiques entre personnages. Troy et Maddie sont par exemple devenus les meilleurs amis du monde du jour au lendemain, la famille se réunit pour soigner les pieds de la mère, bref, on s’amuse bien dans Fear cette semaine.

L’ambiance vire assez vite à la psychose dans le ranch quand les indiens allument des feus un peu partout autour du campement pendant la nuit. C’est long de voir tout le monde se prendre la tête à savoir s’il faut rester ou partir, les fondateurs du ranch étant eux-mêmes divisés. Madison refuse le moindre départ en rappelant que ça les affaiblit pour la suite des événements, alors Troy, en bon toutou pète un câble à son tour. Seulement, il ne fait pas le poids pour garder tout le monde dans le ranch et une première famille s’en va, nous retirant quelques personnages secondaires.

Troy est particulièrement chiant, si je résume, et ses scènes avec Madison ne me disent rien qui vaille. J’ai l’impression que les scénaristes sont en train de nous pousser vers une romance œdipienne entre ces deux-là, alors que Troy renie peu à peu sa famille, se battant par exemple avec son frère.

L’épisode est terriblement long et ne s’intéresse qu’aux relations entre chacun sans apporter de profondeurs à l’ensemble. On est de retour sur une jolie transition qui fait monter la tension par la mort de tous ceux qui ont quitté la terre du ranch, y compris la pote d’Alicia, donc. C’est idiot de la part des indiens de tuer ceux qui libèrent la terre du ranch, mais bon, venant d’une série produit par Kirkman, ça ne m’étonne pas trop. Pourtant, la thématique de fond est aussi surprenante qu’intéressante : je ne m’attendais pas à voir se développer une réflexion sur le colonialisme et l’exploitation des terres dans une série comme celle-ci. Le problème, c’est que tout est traité par-dessus la jambe, si je puis dire. Les thématiques surgissent de nulle part et occupent désormais le plus clair du temps de nos héros, qui ont tous un avis tranché sur la question, allons savoir pourquoi.

Tout ceci s’achève sur un joli discours de Madison à l’ensemble de la communauté, alors que ce n’est pas du tout sa place. Je veux dire le même discours aurait eu une logique venant de Jeremiah ou de Troy, mais que ce soit la nouvelle venue qui le tienne, je ne sais pas, ça paraît totalement improbable. Cela ne semble déranger personne cela dit et ils gobent tous ses jolis mots. Il faut rester et se battre pour le ranch. Cela promet quelques bons épisodes… dans le futur. Celui-ci s’est trainé une fois de plus à raconter toujours les mêmes choses et à replacer la menace amérindienne.

Sinon, Nick réaffirme sa confiance à sa mère tout en la mettant en garde contre Troy… qui est en fait celui qui a tué la famille qui s’est enfui. J’ai trouvé ça très bien amené dans la série, la folie de Troy n’étant plus à démontré. Bien qu’il dise que ce n’est pas lui, ça paraît assez clair que si, en fait, et c’est une bonne surprise de voir à quel point Maddie est en train de le manipuler. Il est aussi surprenant de voir que Madison accepte sans rien dire le massacre perpétré par Troy, même s’il présente ça comme une sorte d’accident et de perte de contrôle. J’imagine qu’à terme, elle mettra elle même fin à ses agissements.

Dommage, tout ceci intervient un peu tard dans l’épisode. Quoiqu’il en soit, on a donc Madison qui manipule Troy, Nick qui se rapproche de Jeremiah pour faire de même et Alicia qui couche avec Jake. Certes, elle dit avoir de l’affection pour lui, mais ça n’empêche pas qu’elle s’en serve également. Les enjeux psychologiques sont donc vraiment intéressants… il aurait jute fallu trouver un moyen de ne pas les faire traîner autant en longueur. Mais bon, c’est tout le problème de la franchise AMC, ça, ils ne savent pas faire autrement… Je voudrais pas me répéter, mais c’est dommage !

Voilà, c’est tout. Aucune nouvelle de Victor et Daniel, aussi, mais ils ne m’ont pas traversé l’esprit une seule seconde de tout l’épisode, contrairement à Luciana ou Ofelia, dont l’absence comment à se faire longue. La bonne nouvelle, c’est que la semaine prochaine sera bien plus passionnante ! Et oui, nous arrivons déjà à la mi-saison qui sera un double épisode suivi d’une longue pause d’environ deux mois. Pff, je n’ai pas envie d’une pause malgré tout !

07-2Épisode 7 – The Unveiling – 16/20
– If you leave, I don’t think you’ll be coming back.
– Ask yourself if that made you happier.

Les oiseaux chantent dehors alors que je m’apprête à entamer un épisode hautement symbolique : c’est le 3×07 et il y a Alycia Debnam Carrey dedans. Chez moi, ça veut dire tous aux abris. Et ça commence déjà à jouer avec mes nerfs avec une Alicia qui rattrape Jake pour le prévenir de la mort des gens de la caravane la semaine dernière. Bien.

Tous deux se rendent à la station-service où Walker a élu domicile, bonjour l’idiotie. Ils tentent de négocier une paix qui ne peut exister avec un Walker beaucoup trop énervé par les décisions du tribunal. Cela dit, la présence d’Alicia semble faire du bien à la cause, car elle tombe sur Ofelia ! Enfin, des nouvelles !

Ils arrivent à négocier un pour-parler et Alicia se propose de rester otage. Oh oh. Ofelia fait de même ce qui permet des retrouvailles avec Maddie et Nick.

Pendant ce temps, Maddie s’inquiète de l’absence d’Alicia et Jake. Jeremiah aussi, mais il refuse de partir à leur recherche, ce qui énerve un peu Nick. Ah les relations père/fils tordues, c’est si beau. On le voit aussi parler avec Troy ce qui le décide à… se couper les cheveux. Alléluia ! Oui, vous avez bien lu : Nick se coupe les cheveux ! Comme bien souvent dans les séries, il le fait tout seul et la coupe est parfaite. Il était temps vu qu’il était clairement en pénurie de shampooing cette année.

Tout cela mène à quelques conversations peu utiles sur la marche à suivre : de dispute en dispute, on n’avance à rien, Maddie essayant de convaincre Troy d’aller buter tout le monde pour récupérer Alicia.

En parallèle, Alicia apprend à connaître le clan de Walker. C’est dur, parce qu’on a envie de bien les aimer, surtout qu’ils avaient Ofelia depuis tout ce temps. Seulement, ils ont aussi récupéré l’hélicoptère et, franchement, ils ont tué Travis donc Alicia s’en fout un peu de tout à partir de là.

Personnellement, je regrette que la série n’ait pas pris le temps de suivre Ofelia lors des derniers épisodes : on aurait pu apprendre à connaître mieux Walker qui n’a pas l’air si méchant.

Ofelia, elle, se retrouve à parler avec Jeremiah et ce n’est pas très passionnant.

Une fois la nuit tombée, Troy s’occupe de sauver Alicia, avec bénédiction et aide de Maddie comme de Nick. Voilà, nous y somes : la guerre commence et Troy sauve la vie de Nick en tuant quelqu’un. Que c’est stupide ! Tous les efforts de pour-parler toment à l’eau, mais Alicia est sauvée du clan de Walker. C’est complétement idiot tout ça, et en plus ça se passe de nuit, donc une fois n’est pas coutume, on ne voit rien. Alicia reproche à sa mère de l’avoir sauvée, clairement du côté de Jake sur ce coup. De toute manière, ce qui est fait est fait.

Le lendemain, Jake décide malgré tout d’apporter l’eau promise à Walker, de même qu’Ofelia. C’est clairement une mission suicide, mais Ofelia propose malgré tout à Alicia de venir avec elle. Cette fois, c’est clair, Ofelia sait que la guerre arrive. Elle arrive tout de même à sauver la vie de Jake pour aujourd’hui, mais pas avant qu’il ne soit à moitié écervelé sur place. Dire que je commençais à avoir faim.

Plus tard, mais on ne sait pas trop exactement quand plus tard, Jake est de retour au camp et Ofelia, tabassée, est déposée devant le ranch. C’est totalement sorti de nulle part et ça manque de cohérence interne. Madison décide de s’occuper d’elle pour tenir la promesse qu’elle avait faite à Daniel, qui ne me manque toujours pas dans cet épisode. Franchement, cela sent bon le cheval de Troie.

La nuit suivante (mais c’est quoi cette chronologie sérieux ??), Troy, Nick et quelques hommes du ranch parlent de la meilleure manière d’aller attaquer les amérindiens. Je ne le sens pas du tout cette fin d’épisode, mais je ne le sentais pas déjà au début après tout.

Quelques temps plus tard, mais toujours de nuit, les gardes de l’entrée du ranch sont subitement malades, vomissent toutes leurs tripes et finissent morts. Ils sont clairement empoisonnés par un joli petit poison qui les tue. Qui dit que ça les tue dit zombies, c’est donc assez rapidement le chaos dans le campement. Oh la famille s’en sort bien comme d’habitude, jusqu’à ce que Nick tombe malade à son tour, au moment où il comprend que tout est de la faute d’Ofelia. Madison court après elle tandis qu’Alicia reste auprès de Nick qui devrait mourir, a priori.

Putain, je ne suis pas d’accord ! Cet épisode avait de bons moments, mais dans l’ensemble, il manquait vraiment d’approfondissements concernant Ofelia. Il y a tout un tas de coupes dans la chronologie, particulièrement sur la fin, qui font que je n’arrive plus bien à voir où l’on en est : c’est un peu n’importe quoi de ce point de vue-là. J’espère que le huitième épisode va bien reprendre sur tout ça et ne pas nous faire languir jusqu’en août en ne se concentrant que sur Victor et Daniel, parce que là, je ne suis pas du tout d’accord avec ce cliffhanger.

Franchement, s’ils tuent Nick comme ça, ce sera l’une des morts les plus stupides de la franchise. Bon, après, c’est Nick, ils trouveront bien un moyen de le sauver, hein ? L’épisode en lui-même n’est pas mauvais et le cliffhanger remonte totalement le niveau, surtout avec autant d’interrogations sur le futur.

08.pngÉpisode 8 – Children of Wrath – 18/20
It’s their land.

Oh non, oh c’est pas vrai ? Les scénaristes nous font le coup du flashback et nous révèlent ENFIN le passé d’Ofélia, reprenant très exactement là où nous l’avions laissée en saison 2 : son arrivée aux USA où elle se fait tirer dessus. Merci bien.

Ofélia rencontre ainsi Jeremiah qui, s’il la laisse vivre, n’en reste pas moins un raciste de base qui refuse de vraiment l’aider à quitter le désert, refusant de la ramener au ranch où elle n’a pas sa place. Ce n’est pas sans rappeler la problématique qu’avait Luciana.

Difficile de ne pas éprouver énormément de peine pour Ofélia, malgré la fin de l’épisode précédent, car elle finit bien brûlée par le soleil. Bon franchement, j’aurais préféré avoir toutes ces informations en épisode 7 pour en arriver à l’épisode 8 comme mi-saison. Là c’est juste beaucoup trop frustrant.

Après quelques hallucinations de son papa, Ofelia s’évanouit dans le désert et est sauvée par Walker qui, non content de lui sauver la vie, apaise ensuite ses brûlures en la mettant dans un bain.

AAAH ! Ils ont découvert l’utilisation NORMALE des flashbacks !! On reprend sur Madison qui s’occupe d’arrêter la fuite d’Ofelia à coups de poing. Oh bordel, c’est très réussi comme construction, finalement. Je m’attendais tellement à un épisode retour en arrière super chiant comme ils ont l’habitude d’en aire, je suis content qu’on reprenne comme ça.

Le lendemain, la survie s’organise. Il est assez clair que Nick n’est pas mort puisqu’Alicia n’est pas dévastée et s’occupe d’aider les malades. BIEN. Nick n’est pas encore mort, mais tous les malades y passent un à un. Madison ramène Ofelia chez Walker pour obtenir des informations sur le poison qu’Ofelia avait mis dans le café et qui s’avère être de l’anthrax. Bien : il n’existe aucun remède à ce poison, comme le précise aussitôt Walker. Nick n’est pas condamné pour autant : certains peuvent survivre si la dose de poison n’est pas assez forte et si le physique est bon.

Madison peut repartir seule et en vie si elle le désire, mais il lui est tout de même conseillé de fuir le ranch, ce qu’elle se refuse à faire. Bon ben si t’es conne aussi, ne te plains pas de pas survivre, quoi. Même sur son lit de mort, Nick reste assez observateur pour remarquer que Jake aussi est malade. Il en profite pour se faire libérer (loin d’être bêtes, les gens du ranch menottent leurs malades pour ne pas se retrouver avec des zombies partout) et aller parler avec Jeremiah. Vivement qu’il y passe celui-ci. Nick découvre surtout un cadavre devenu squelette sous le ranch. Il comprend donc que les amérindiens ont raison de se battre et que les Otto sont horribles.

La nuit tombée, Troy, Madison, Alicia et tous ceux qui en sont encore capable déclare la guerre au camembert et foutent le feu chez Walker alors qu’Ofelia était en pleine crise de culpabilité. Il faut dire qu’elle est désormais une meurtrière, contre son gré car elle ne savait pas qu’elle mettait de l’anthrax. Sympa.

Le lendemain, les amérindiens assurent à leur tour leur part dans la guerre, en encerclant le ranch avec des voitures et des hommes armés jusqu’aux dents. Nick révèle ce qu’il a découvert la veille à sa sœur et sa mère. Alicia comprend qu’ils sont dans le mauvais camp et souhaite en changer. Seulement Madison refuse et Alicia apprend que Troy a tué la famille de la caravane. Cette fois, Alicia s’énerve après sa mère pour de bon, car elle est bien gentille avec ses discours sur le fait d’être forte, mais ils sont du mauvais côté et ont tort. Ce n’est pas faux du tout.

Plus tard, Madison tente un traité de paix en rendant le crâne du père de Walker, mais ce dernier n’en veut pas. Ce qu’il veut, c’est le ranch. Quant à Jack et Nick, ils paraissent bien en vie pour de bon cette fois, du moins s’ils quittent le ranch avant que Walker le détruise.

Pour justifier tout ce qu’elle fait pour protéger sa famille, Madison révèle à ses enfants qu’elle était une meurtrière bien avant l’épidémie : elle a tué son père, un alcoolique qui était dangereux pour la sa mère et sa famille. Allez, ça c’est fait. Franchement, ça ne servait à rien : le personnage était assez clair comme ça sans avoir besoin de cette histoire pour dramatiser un peu plus ses combats.

Madison se rend ensuite auprès de Jeremiah et lui explique qu’il y a un moyen de garantir la paix : il suffit qu’il meure. Seulement, elle ne peut pas le tuer après tout ce qu’il a fait pour elle et parce qu’elle ne veut pas décevoir une fois de plus ses enfants. Elle fait tout ce qu’il faut pour le convaincre de se suicider, mais il refuse. Nick débarque alors et le tue. Je m’y attendais depuis le début de la scène, mais ça n’empêche que c’est très bien monté, écrit et joué. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode, à part ce qu’il se passe en parallèle de cette intrigue.

Oui, parce que pendant ce temps, Victor retrouve l’Abigail, tue les quelques zombies qu’il y a laissé et se boit du champagne. Normal. Il se retrouve ensuite en contact avec un russe dans l’espace (what the hell ?) qui lui révèle que le monde entier est contaminé. Oh. C’est intéressant comme perspective d’avoir au moins un survivant dans l’espace, même si je doute que la franchise s’aventure là-dedans (purée, une série SF dans l’espace avec les gens qui meurent qui se transforment en zombies et flottent comme ça entre deux étoiles ? Je veux bien, moi, ça me fait rire rien que d’y penser).

Bon, toute cette intrigue sur Victor était franchement chiante et comblait un épisode qui n’en avait malheureusement pas besoin. Le reste était bien plus passionnant. Déprimé par sa conversation avec l’astronaute, Victor décide, sans que je ne comprenne trop pourquoi, de… détruire Abigail en y foutant le feu. Oh, ça fait un plan rigolo avec ses lunettes de soleil, mais ça n’a pas trop de logique, je trouve, il pouvait encore s’en servir pour plein de choses.

Au ranch, la paix semble donc pouvoir être rétablie maintenant que Jeremiah est mort, mais il faudra voir comment Troy et Jake vivent cette mort de leur père. Madison fait en sorte de suggérer son suicide, mais bon, ça craint.

Au petit matin, elle rend à Walker les restes de son père. Elle s’affirme ainsi en leader du ranch et est en paix avec Walker. La menace viendra de l’extérieur pour le reste de la saison. Nous ne terminons donc étrangement pas la mi-saison sur un cliffhanger de folie et c’est tant mieux. Cela va être long d’attendre le prochain épisode après cette double dose.

La série continue ainsi de proposer des mi-saisons complètes, exactement comme l’an dernier avait marqué un tournant avec l’incendie. J’aime beaucoup cette construction qui vivifie un peu le rythme et leur permet de proposer de très bons épisodes assez régulièrement. Il est dommage que la série se perde un peu en route avec des épisodes intermédiaires (beaucoup) moins bon, mais dans l’ensemble, j’accroche toujours plus à Fear qu’à Walking Dead.

Il s’est passé beaucoup de choses dans cet épisode qui met fin à une demi-saison abordant des thèmes rarement explorés à la télé et surtout dans cette franchise qui pourtant s’y prête à merveille. J’ai aimé cette réflexion sur le droit de propriété et surtout que la série prenne le parti de donner raison aux amérindiens. Le personnage de Jeremiah était sacrément bien construit avec juste ce qu’il fallait pour qu’on le déteste progressivement et se range du côté de Walker. Oui, Nick le tue de sang-froid, mais c’est absolument jouissif de le voir faire le bon choix.

Pour le reste de la saison, il reste beaucoup de choses à explorer : Daniel, Victor et Luciana sont chacun dans leur intrigue parallèle, Ofelia et Nick vont avoir besoin de rédemption, Alicia sera tiraillée entre sa famille et Jake, la paix devra se faire avec Walker malgré le caractère explosif de Troy… Je suis pressé de revenir dans cet univers, vraiment !

08-2.png
BANG! Deux mois sans Fear

09.pngÉpisode 9 – The Minotaur – 14/20
We don’t accept, OK ? We tolerate.

Après une journée chargée et un planning bien différent de ce que j’avais prévu, je me suis jeté sur ce nouvel épisode de Fear The Walking Dead. Cela faisait quelques mois que je l’attendais après tout et c’est un double épisode. Je n’ai pas oublié ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’ils ont pondu un double épisode, donc j’étais très impatient de voir ce que réserverait cet épisode.

Ce dernier reprend sur un montage musical au son de « Death is not the end ». C’en est presque trop poétique pour moi, heureusement que Nick rappelle qu’il n’est pas un poète. Lui poursuit sa vie dans le ranch en obtenant une position de militaire de terrain aux côtés de Troy.

Pendant ce temps, Alicia entame une vie plan plan à aller chercher de l’eau au puits et à s’occuper de Jake, malade (ouh le futur zombie à venir). Madison, quant à elle, s’occupe en fouillant les affaires de Jeremiah. Rien de bien fou, donc.

Très vite, l’épisode introduit une menace avec un convoi de véhicules visible au loin. Il s’agit de Walker et ses hommes qui arrivent pour… cohabiter au ranch. La nouvelle alliance promet de bons rebondissements à venir.

Troy est le premier à réagir violemment en présence d’Ofelia, et il n’est pas le seul à avoir problème avec cette cohabitation, comme prévu. Pendant que Troy et Nick sympathisent sur la tombe de Jeremiah, Jake et Walker visitent la base et se mettent d’accord sur l’armement. Vivement le coup d’état, car ce début d’épisode accuse déjà des lenteurs, même si le racisme ambiant est prêt à péter à la gueule de tout le monde.

Maddie s’inquiète de Jake auprès d’Alicia, mais celle-ci s’inquiète surtout de voir sa mère faire une nouvelle connerie, ce qui est marrant vu les personnages. Il n’empêche que Jake fait un discours en commun avec Walker histoire de sceller définitivement l’unité. Si seulement nous n’étions pas dans une série Kirkman, je pourrais y croire. Comme le souligne Walker, en cas de problème pour Jake, c’est probablement Troy qui reprend le contrôle, et ça, ce n’est pas possible.

Alicia continue son agenda politique auprès de Walker : elle s’inquiète des conneries que peut faire sa mère pour préserver la paix et ça me paraît une bonne chose effectivement. De son côté, Troy s’arrange pour provoquer une attaque contre les hommes de Walker, dont le prénom est Taqa.

Avec cette nouvelle attaque, les hommes de Taqa récupèrent l’accès aux armes et se lancent dans une fouille du ranch. Aucune arme ne peut rester en possession des hommes de Jeremiah. C’est problématique, parce que bien sûr Troy refuse complétement de le faire. Voilà, nous arrivons enfin à la scène d’action qui menaçait de péter depuis le début : Troy s’enferme dans sa baraque avec un Nick qui ne parvient pas à le raisonner.

Madison est à deux doigts de finalement y arriver, mais les amérindiens en ont marre et lancent les hostilités contre Troy et Nick. Contre toute attente, les deux parviennent à survivre une fusillade plutôt violente (du moins, de ce qu’on en perçoit) où Troy en blesse plus d’un. Pour le sortir de sa folie meurtrière, Nick lui avoue enfin avoir tué Jeremiah. Bon, j’aurais presque voulu que Nick soit tué comme ça, ça aurait été logique, mais Troy est tellement dépassé par l’information et la manipulation dont il a été victime qu’il ne fait rien.

Le lendemain, Taqa décide de l’exiler avec l’approbation de Maddie qui veut juste défendre la présence de Nick. Celui-ci finit donc en prison pour quelques temps dans une cage au milieu du désert, où il est laissé à ses hallucinations. Troy accepte sa sentence, mais il veut partir avec Madison. Hum, cela sent bon la trahison.

Bien sûr, c’est le cas : dès qu’il en a l’occasion, il assomme l’amérindien qui le surveille et confronte Madison. Il parvient même à la désarmer un temps, mais finalement, elle reprend le contrôle et se débarrasse de lui, sans parvenir pour autant à le tuer. C’est bien dommage, car c’est clairement un ennemi qui reviendra. En même temps, j’aime beaucoup Troy, alors je suis content qu’il survive.

Pour relancer la série après tant de détours, il fallait bien sûr un nouveau problème : la nappe phréatique dont se sert le ranch est quasiment asséchée. Jeremiah le savait, mais n’a rien dit. Madison et Taqa découvrent qu’il reste à peine six semaines d’eau pour le ranch et annoncent qu’ils vont rationner de l’eau en cas d’été difficile… Mouais, pas étonnant qu’Alicia ne croit pas sa mère avec un mensonge aussi médiocre.

La solution à leur problème d’eau ? Elle se trouve loin, mais est donnée dans l’épisode. En effet, loin du ranch, nous retrouvons Daniel sur son barrage, avec lui aussi tout un convoi. Cette distribution d’eau, ce n’est toujours pas intéressant en ce qui me concerne, pas plus que la recherche évidente de sa fille, qui intrigue tout le monde dans ses hommes de mains et surtout une femme dont il se rapproche de plus en plus.

Le lendemain, celle-ci est blessée par une révolte pour récupérer l’eau. Ils réussissent à s’enfuir avec le camion-citerne. Donc si je résume, nos personnages principaux ont besoin d’eau et Daniel en a. Voilà assez clairement vers quoi on se dirige. Espérons que Madison ne tarde pas à ramener de l’eau à Nick, il a toujours désespérément besoin d’un shampoing. Moi qui pensais que sa coupe de cheveux suffirait, c’est raté.

10.pngÉpisode 10 – The Diviner – 15/20
I don’t wanna be the strong one anymore.

Dès le début de l’épisode, Nick est libéré de sa prison et est ramené par Alicia qui lui dit de rationner l’eau. Elle prend de plus en plus d’importance au sein du ranch, justifiant les décisions de Jake auprès des gens du ranch, beaucoup trop suspicieux et ingrats envers leur situation. Vive Alicia. Elle rassure aussi sa mère sur la situation du ranch, quand clairement, les choses sont catastrophiques.

Nick se retrouve ainsi réveillé par trois hommes possédant le dernier flingue du ranch et à qui l’exemple de Troy n’a pas servi de leçon. Dommage pour eux et pour l’ensemble du ranch, parce que ça sent bon de nouvelles fusillades.

Pour ne rien arranger, la rumeur se répand rapidement que les amérindiens demandent à deux reprises leur portion d’eau. C’est totalement le genre de rumeurs stupides qui se développerait effectivement dans cette situation, donc j’ai aimé l’idée, de même que j’ai aimé Alicia tenter de contrôler la situation avec Ofelia. Les deux amies sont clairement dans deux camps différents désormais, mais tant qu’Alicia monte en gallons, je suis fan.

D’ailleurs, elle continue de gérer en confrontant ensuite Nick sur le flingue qu’il possède, sur le meurtre de Jeremiah dont elle découvre qu’il est l’auteur (alors qu’elle espérait que ce soit sa mère) et sur le fait qu’il est stupide de vouloir être le préféré de Madison.

Pendant ce temps, Madison et Taqa se retrouvent dans un bazar/marché pour retrouver de l’eau. Cela force Madison à se débarrasser de la radio dont elle se servait pour entrer en contact avec Alicia, donc Alicia a toutes les chances de la penser morte, ce qui n’est pas franchement le moment, vu la situation au ranch. De manière générale, j’ai trouvé cette partie de l’intrigue totalement sortie de nulle part, parce qu’il n’a jamais été question auparavant de ce stade avec autant de ressources. C’est un peu abusé.

Pour une raison ou une autre, ce bazar mexicain semble être dirigé par un groupe de chinois. J’aimerais bien comprendre d’où ils sortent, mais bon, la série préfère nous pondre que Madison croise la route de Victor à ce moment-là. Comme par hasard. Elle ne semble même pas plus surprise que ça, voulant simplement l’aider car il est (bien sûr) au milieu de problèmes.

Il a sa réputation de « Proctor John » qui fait que les chinois ne veulent plus aider Madison et Taqa pour le deal de l’eau. Madison aide Victor et se retrouve dans la merde, embarquant d’ailleurs Taqa avec elle. Les trois se retrouvent avec de mystérieuses dettes de Victor sur le dos. Plutôt que d’en parler, ils décident de dormir là.

A demi-mots, Madison parle du décès de Travis et se fait consoler par Victor, qui lui révèle que le virus est mondial. Grâce à un sympathique Taqa, Victor se fait finalement arrêter et est enchaîné aux abords du stade, livré en pâturage aux zombies du coin. Madison paye sa dette plutôt que de payer l’eau, ce qui énerve Taqa. En définitive, elle fait pourtant ce que j’avais prévu : elle demande à Victor de l’emmener au barrage, où elle devrait logiquement tomber sur Daniel qui sera content d’apprendre sa fille en vie. Dans le meilleur des mondes, en tout cas.

Au ranch, Alicia n’a plus de nouvelles de sa mère et déprime de devoir être la forte. Le lendemain, Alicia surprend une habitante du ranch prendre deux rations d’eau au lieu d’une. Pour l’arrêter, elle révèle qu’il ne reste que six semaines d’eau et espère un instant que ça va fonctionner. Sans grande surprise, c’est l’inverse qui se produit et le chaos qui éclate.

Les amérindiens décident de récupérer le contrôle de la pompe des habitants d’origine, mais ça ne se passe pas sans heurt. Nick s’y oppose et sort son arme, ce qui apaise un temps la situation… c’est le genre de mauvais calculs qui va coûter des vies tout ça, merci Alicia, merci Nick. Les premiers habitants du ranch s’arment donc comme ils peuvent avec des pelles et autres, alors que les amérindiens s’improvisent sourciers, ce qui me paraît un meilleur plan sur le long terme (mais en même temps, ils ont des flingues, ça aide).

Elle semble penser pareil et décide de les aider, ce qui suffit à convaincre Nick de la suivre. Sans leader, le reste des révoltés décide de faire pareil et de creuser pour trouver de l’eau. Cela fonctionne bien comme réconciliation temporaire, mais là encore, on a connu de meilleurs cliffhangers.

Cette reprise se fait un peu tout en lenteur et c’est dommage, mais les scénaristes semblent au moins savoir où ils veulent aller, contrairement à bien des fois. Je suis curieux de voir la suite ; d’autant plus qu’avec l’apparition de ce bazar, nous avons aussi de nouvelles menaces qui existent. Affaire à suivre.

Cet épisode m’a un peu plus convaincu que le premier pour des raisons purement objectives (si, si) de temps de présence d’Alycia Debnam Carrey à l’écran, bien sûr. J’en attends plus de la série qui a prouvé par le passé qu’elle pouvait faire mieux. Vivement qu’elle s’en souvienne.

11Épisode 11 – La Serpiente – 16/20
You trust the journey or you go back empty-handed. Your choice.

C’est parti pour un voyage vers Tijuana pour le trio Madison, Walker et Victor. Vers la ville, mais pas totalement, car ils changent de direction. Assez rapidement, ils sont également coincés par une horde de zombies qui se laisse détourner vers un porte-clés électrique. Euh ? Entre un camion et un porte-clés, ils sont plutôt censés être attirés par le camion normalement, je ne comprends pas trop cette scène, mais admettons.

En effet, le trio s’engouffre dans un tunnel censé les amener plus rapidement à l’eau potable. Les égouts sont pleins d’eau, mais bizarrement, ils n’ont pas trop envie de boire. Taqqa continue de ne pas faire confiance à Victor de manière beaucoup trop chiante (à un moment, c’est bon quoi, soit tu le suis pas, soit tu te tais).

Victor se perd un peu en chemin, ce qui permet bien sûr de révéler son passé avec Daniel à Madison. Poursuivis par des zombies, les voilà forcés de marcher à quatre pattes dans de la matière fécale qui bizarrement n’a pas l’air très appétissante. Dire que j’ai hésité à manger devant l’épisode.

Ils sont ensuite obligés de décapiter un zombie et de dégager son corps coincés dans une bouche d’égout. Alors que la série nous fait croire qu’ils se noient, ce n’est pas le cas du tout puisqu’on les retrouve ensuite auprès de Daniel.

Celui-ci s’en sort sans problème de l’émeute, tirant un peu dans le tas pour être tranquille. À l’arrivée, il tire aussi sur Victor, sans le toucher évidemment. Madison négocie aussitôt avec lui et lui avec Lola, mais Lola refuse d’aider un nouveau groupe par peur de représailles. Elle comprend la position de Daniel vis-à-vis d’Ofelia qu’il apprend en vie, mais elle n’est pas très compatissante. Elle propose simplement à Madison, Ofelia et ses enfants de venir vivre au barrage, mais c’est tout.

Pendant ce temps, Victor mène son enquête en soignant un homme blessé lors de la révolte à la distribution d’eau. Il apprend que Daniel l’appelle le serpent, d’où le titre de l’épisode, parce qu’il se tortille toujours de toutes les situations. Ben tiens, il n’y a plus qu’à attendre de voir ce qu’il va faire là… et ça ne tarde pas ! Il manipule Madison pour savoir ce qu’elle compte faire et celle-ci lui confie ses faiblesses et son envie de voir ses enfants survivre, de même que son envie de vivre en paix au barrage.

Daniel essaye une fois de plus de convaincre Lola de l’aider. Le problème, c’est qu’elle refuse et lui rappelle qui est le chef dans la situation. Victor s’arrange pour créer la situation parfaite pour que Lola accepte de leur donner de l’eau, et il le fait juste après le départ de Walker. La situation parfaite ? Oh, jouer du climat d’insécurité bien sûr.

Suite à une explosion de camion et une nouvelle émeute orchestrées par le Serpent, Lola se rend compte qu’elle a besoin d’armes et accepte de faire du troc avec le ranch. Voilà, voilà. Il est à noter tout de même qu’elle souhaite la présence d’Ofelia aux échanges pour s’assurer qu’elle n’est pas manipulée à travers Daniel, donc il y a encore de quoi faire pour le reste de la saison. Surtout que Daniel apprend par Walker qu’Ofelia est devenue une meurtrière redoutable avec le poison. Il n’est bizarrement pas trop fan de l’idée. Si Ofelia survit jusqu’à l’échange, il y aura donc une scène de retrouvailles tendues, et si elle ne survit pas, la rencontre le sera tout autant. C’est une bonne perspective.

L’épisode avait quelques lenteurs, mais je l’ai trouvé plutôt dynamique et étrangement bien écrit pour la franchise. Généralement, quand on ne se concentre que sur quelques personnages, je suis moins fan, surtout quand il n’y a ni Alicia, ni Nick ; mais pour une fois, ça s’est très bien passé et ça m’a accroché.

Je suppose que la semaine prochaine se concentrera un peu plus sur le ranch, et j’espère que tout s’y passe bien. Après tout, Madison, Walker et Victor peuvent encore revenir et découvrir un champ de ruines – ou même avoir un accident en route, si l’on veut rire un coup.

12.jpgÉpisode 12 – Brother’s Keeper – 18/20
It’s a hord and it’s coming.

Tiens, j’ai perdu : j’étais sûr qu’on ne reverrait pas Troy avant la fin de saison et le voilà déjà de retour dans l’introduction de cet épisode. Monsieur s’ennuie dans le désert en mangeant du serpent. Rien de fou. Il retourne du côté de chez Walker, à la recherche de vivres. Tout ce qu’il trouve, c’est du thon périmé, mais il le dévore.

Plus intéressant encore, il trouve un fusil caché dans un mur. Ah, ces américains. Il enterre le corps du vieux qui s’était fait bouffer par le corbeau, puis s’endort au coin du feu. Le truc à ne pas faire en cas d’apocalypse zombie. L’autre truc à ne pas faire ? Tirer dans le vide pour attirer les hordes de zombies alentours.

Au ranch, la situation se dégrade : à court d’eau, ils sont forcés de tuer le bétail qui consomme trop d’eau. Nick culpabilise toujours d’avoir tué Jeremiah, mais il a droit à une visite nocturne de Troy qui lui annonce l’arrivée imminente d’une menace. C’est problématique.

Pendant ce temps, Jake envisage de se barrer du ranch avec Alicia pour aller du côté d’une propriété privée. Si je doute beaucoup qu’ils se rendent là-bas tout de suite, cela donne un point de chute pour Alicia en cas de problème. Et un problème, il y en a un grâce à Troy : Jake ignore bien sûr que son frère n’est pourtant pas loin de lui et demande à le voir, mais comme il a attiré tous les zombies du coin, ça va vite partir en vrille. En attendant, il préfère se prendre la tête avec Alicia. Chacun ses hobbies.

De son côté, Ofelia parle avec l’autre leader des amérindiens, persuadée qu’en l’absence de Madison et Walker, elle va pouvoir prendre la tête du ranch avec lui. S’ils savaient que le camion arrivait… ou les zombies. Comment le pourraient-ils puisque Nick et Jake leur cachent tout, préférant partir sur les traces de Troy ?

Ils ne sont pas déçus du voyage : ils aperçoivent la horde de zombies gentiment menée vers le ranch par Troy. Celui-ci est en plein délire et veut buter tout le monde, s’amusant également de tomber sur Nick et Jake ensemble. C’est tout à fait ce qu’il avait prévu, car il voulait les confronter au fait que Nick a tué son père. Jake s’en fout pas mal, malgré la manipulation de Troy, qu’il ne parvient toujours pas à tuer. Certes, il est complétement cinglé, mais c’est toujours son petit frère, alors ce n’est pas si simple.

Ce devrait l’être pourtant, parce que les choses dérapent à cause de l’attente qu’il met à réagir : quand il se décide enfin à tuer Troy, Nick se refuse à l’idée et s’en prend à Jake. Il le fait tomber le long d’une dune et le pauvre atterrit au milieu des zombies, se faisant mordre le bras. Putain, fais chier ; je détestais le personnage, mais je pensais qu’on le garderait indemne encore un moment.

À court d’option, Nick lui coupe le bras, forçant Troy à l’aider. Il le ramène au ranch, ou en tout cas, il essaye, mais ce n’est pas gagné car il faut arriver avant la horde.

Au ranch, Alicia reçoit un appel radio de Nick la prévenant pour la horde. Elle a à peine le temps d’en parler à Ofelia qu’une explosion se fait entendre au loin : c’est encore Troy qui s’amuse avec son pistolet. Son plan est clair : il se venge en rendant le ranch inhabitable. Il est sympa avec son frère et Maddie quand même…

La menace est tellement proche que le ranch se sait dans la merde cette fois : tout le monde a le droit de récupérer ses armes et se prépare à l’invasion de zombies. Celle-ci est déjà là quand je m’attendais à devoir attendre un peu plus longtemps avant que quoique ce soit n’arrive. Se débrouillant comme ils peuvent face à cette invasion, ils utilisent une chaîne de caravanes pour détourner la horde. Ce n’est évidemment pas suffisant et l’une des caravanes finit par s’effondrer.

Mais attentdez, ce n’est pas la fin de saison encore ! Jake meurt dans les bras de Troy, Alicia est forcée de tuer Coop, un monsieur tout à fait cool du ranch que l’on n’avait jamais autant vu qu’aujourd’hui, et elle sauve de justesse Ofelia. Malheureusement, les zombies sont trop nombreux pour eux. Ils attaquent au corps à corps et se réfugient dans les abris sous-terrains.

Voilà, voilà, Troy plante un couteau dans la tronche de son frère et se retrouve à devoir aider Nick qui cherche à sauver tout le monde, pendant que tout le monde attend de savoir si les portes de leur abri vont tenir… ou non.

C’était un putain de bon épisode alors que je m’attendais à un nouveau chapitre ennuyeux comme d’habitude. Ils m’ont surpris à mettre en place ce qui aurait pu être un épisode de mi ou fin de saison alors que nous sommes encore à quelques semaines de la fin. Tant mieux, c’est encore comme ça que je préfère cette série. S’il avait quelques longueurs, toutes les pièces se mettent en place assez vite pour que ce soit tout pardonné. J’aime surtout les perspectives qu’il reste pour la suite : désormais, Alicia est seule représentante du ranch, la vie d’Ofelia est toujours très importante pour obtenir l’eau et Troy va probablement devoir se sacrifier pour se racheter.

On dit adieu à Jake qui a une mort de merde, en accord avec le personnage qui n’aura décidément jamais brillé. Belle surprise que cet épisode !

13.jpgÉpisode 13 – This Land Is our Land – 18/20
Promise me you’ll never make decisions based of fear.

Cet épisode repart sur la base très solide de la semaine dernière et provoque encore quelques merdes de plus, histoire d’ajouter de bons moments à une saison qui commençait à ralentir. On en finit avec le ranch cette semaine, de manière quelque peu étonnante et précipitée qui me laisse songeur sur ce que nous réservera le final de lundi prochain. Quoiqu’il en soit, je suis content qu’ils aient osé avancer plus vite pour les épisodes 12 et 13, qui auraient constitué eux-mêmes un excellent final.

Je vais commencer par Troy et Nick car c’est d’eux que j’ai le moins à dire. Ils captent ENFIN qu’il suffisait de faire un peu de bruit pour éloigner les zombies, sauver Jake et au passage tout le ranch. Ils ont quand même de quoi provoquer une explosion sur eux et ils n’hésitent pas. Cela détourne l’attention des zombies et leur permet… de foncer dans le tas.

Je n’ai pas bien compris quel était leur plan, peut-être parce que j’ai vu l’épisode dans le train, peut-être parce qu’il n’avait aucune chance de réussir. À foncer dans le tas comme ça en voiture, tout ce qu’ils gagnent, c’est être rapidement entourés de zombies. Ils sortent tout aussi rapidement du 4×4 et se dirigent vers l’hélicoptère avec pour ferme intention de s’envoler.

Sympa pour les autres qu’ils laissent coincés. Bien sûr, comme l’hélicoptère est entouré de zombies, il ne peut décoller et ils sont de nouveau dans une merde noire, les zombies étant à ça de les manger. Troy propose même à Nick de se suicider, mais comme il ne leur reste qu’une balle, ils sont dans la merde. Par chance, une explosion au loin semble les sauver, mais on s’arrête là.

Pour en revenir au vrai cliffhanger de la semaine dernière, on découvre que les habitants du ranch ne sont pas du tout à l’abri comme ils le pensaient. En effet, si le plan d’Alicia était solide, il est compromis par l’absence d’air conditionné. Autrement dit, ils sont piégés dans un endroit qui se vide de son oxygène. Pour ne rien arranger, Alicia prend conscience qu’ils ont avec eux des gens mordus, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle.

J’ai beaucoup aimé la tournure psychologique que prenait l’épisode : Alicia demande logiquement aux mordus de se sacrifier plus rapidement pour sauver le peu d’oxygène qu’il leur reste. Elle est ainsi forcée de tuer une dizaine de personnes, leur offrant toutefois une mort sans douleur grâce à de la morphine. Elle culpabilise de ces euthanasies à répétition.

Pendant ce temps, Ofelia et son adjoint se rendent déboucher l’air conditionné. C’est évidemment très compliqué et ils y passent un temps de dingue. L’adjoint nous fait une crise de panique, manque de tuer Ofelia et est un boulet fini, mais finalement, ils parviennent à déboucher la clim, bien sûr bloquée par un zombie, qui manque de les tuer lui aussi. Rien de fou dans la relation entre ces deux-là.

Malheureusement, c’est déjà trop tard pour le reste du ranch. Malgré la bonne idée d’Alicia de tuer les gens, l’air vient à manquer, ce qui provoque d’autres morts, donc d’autres zombies. Avant d’en arriver là, l’épisode souffre de quelques longueurs où nous voyons Alicia lutter contre le manque d’oxygène en compagnie d’une femme tellement sympa avec elle que je me suis demandé si elle n’était pas une hallucination. Alicia est évidemment l’une des quelques survivors à rester réveillée longtemps.

Alicia a aussi droit à son sursaut d’adrénaline quand elle se retrouve nez à nez avec un zombie. C’était tellement obligé. J’attendais cette scène depuis qu’il était clair qu’ils n’auraient pas assez d’oxygène pour sauver tout le monde. C’est un sacré épisode pour Alicia et c’est évidemment pour cela que je l’ai autant aimée. Nous la voyons donc mettre K.O un zombie avant d’être elle-même K.O.

Comme la clim est finalement réparée, elle se réveille et comprend qu’elle est entourée de zombies. Tous les gens du ranch se réveillent peu à peu et s’avèrent être morts. C’est là pour moi que l’épisode rate sa fin : je suis super content de voir Alicia survivre – je ne doutais pas trop bizarrement de sa survie – mais c’est énorme de nous pondre qu’elle est la seule à survivre.

Bonjour la culpabilité du survivant derrière, surtout que c’est elle qui a amené tout le monde ici. Bon, en même temps, c’était ça ou la mort. Étrangement, la série a été plutôt timide : si elle tue tout le monde, elle nous épargne bien vite la souffrance et la mort des enfants. Ce n’est pas l’habitude de la franchise qui aime bien, au contraire, tuer des enfants.

En tout cas, Alicia survit, sauvée de justesse par sa mère, qui vient déjà juste de sauver Troy et Nick. Zéro surprise de ce côté-là, je m’attendais effectivement à ce que Madison débarque avec Victor et Walker pour sauver tout le monde. Ils auraient pu au moins nous le montrer pour que ce soit crédible, parce que là, ça fait vraiment sorti de nulle part.

Peu importe, Alicia se repose et se réveille en pleine crise d’adolescence. Elle refuse de suivre sa mère au barrage où elle compte bien rapporter Ofelia. Cette dernière apprend la survie de son père, mais elle n’a pas l’air aussi bouleversée que ça si vous voulez mon avis.

Quant à Alicia, elle apprend la mort de Jake, goutte d’eau pour faire déborder son vase déjà bien plein de la mort de tous les gens qu’elle comptait protéger. Plutôt que d’aller au barrage, elle se rend donc dans la cabane de Jake, le point sécurisé qu’il lui avait conseillé. C’est aussi une manière d’exploiter les dernières volontés de son amie qui n’a pas survécu et qui lui a confié son regret de ne pas avoir exploré le monde tant qu’elle pouvait. Franchement, j’ai même cru qu’elle allait nous faire une Lori et avoir un accident de voiture sur la fin tellement elle semble mal au point.

Ce n’est heureusement pas le cas. De son côté, Nick décide de mentir pour protéger Troy, ne révélant pas la vraie origine de la horde qui a tué tout le monde. Pourtant, Troy s’en contrefiche pas mal de ce qu’il a fait vu sa tronche et il ne semble pas non plus avoir envie de retourner dormir, contrairement à la semaine dernière.

Les deux se lancent dans leur propre roadtrip qui consiste à surveiller Alicia pour vérifier qu’elle ne meure pas de manière bête et stupide. Elle sera ravie quand elle s’en rendra compte, elle qui veut juste de l’indépendance. De toute évidence, les personnages de la série ne sont pas convaincus que l’union fait la force…

Madison fait donc demi-tour avec son camion, Walker et Victor, mais ils sont cette fois accompagnés d’Ofelia et son adjoint. Bref, la série se débarrasse de l’intrigue du ranch, devenu inhabitable, et de tous ses habitants au passage. Là où Madison passe, les gens trépassent ; elle est bonne pour faire de la concurrence à Swiffer à ce stade.

Le montage musical final est toutefois très sympathique, avec une reprise de la chanson de l’histoire d’Alicia et un message assez clair : « this land is your land ». Ouais, ben non, c’est celle des zombies. Merci bien.

14.jpgÉpisode 14 – El Matadero – 18/20
Surviving is killing me.

Après les deux épisodes précédents, la série a peu de chance de réussir à me convaincre autant cette semaine. Et pourtant, la scène d’intro a suffi à me plonger dans la série, en révélant qu’Ofelia était infectée. Mais non, putain ! Je trouvais ça trop simple qu’elle s’en sorte si facilement, franchement, seulement, je m’attendais à ce que le camion se fasse attaquer, pas qu’elle se soit fait mordre comme une merde la semaine dernière. C’était trop improbable qu’elle s’en sorte si bien, je sais, mais je suis dégouté quand même.

Le problème est qu’ils sont en avance au RDV et qu’Ofelia a besoin d’attention médicale et d’un lit. Voilà donc nos héros de retour au stade d’il y a trois épisodes. Pour y entrer, Madison accepte de donner l’ensemble de leurs flingues, ce qui ne plaît pas du tout à Victor.

De son côté, Alicia se fait un petit feu de camp tranquille et flippe quand elle entend une voiture, mais ce n’est que Nick et Troy. Ils essayent de la convaincre, surtout Nick, de les rejoindre au barrage, mais elle n’est pas trop tentée par la proposition. Alycia Debnam-Carrey qui parle de la difficulté de survivre, ça me rappelle beaucoup trop The 100 pour que je ne sois pas fan.

Ils passent la nuit à papoter pour finalement se dire adieu au petit matin, Alicia refusant catégoriquement de les suivre. Son trip solo ne me rassure vraiment pas sur son sort et sur la suite de la série, mais enfin, il faut bien s’y faire.

Elle se rend donc… s’acheter un burger au fast food du coin, logique. Bon, tout ce qu’elle y trouve, c’est un cadavre, un zombie et des pommes de terre. Malheureusement pour elle, d’autres zombies débarquent au fast-food, donc elle décide de se cacher dans le jeu de boules du fast-food, au sein duquel se situe un autre zombie, lui faisant perdre son fusil.

Par chance, une autre survivante solitaire passe par là et bute tous les zombies qui la menaçaient. Elle vole ensuite la bouffe, mais pas avant d’avoir coupé le doigt et les dents d’un zombie. Alicia part à sa poursuite et tombe sur elle. Les deux se retrouvent assez rapidement à communiquer et partager les potatoes du fast food.

Elles sympathisent, l’histoire des doigts et des dents étant rapidement expliquée comme permettant la création de grigris. Le lendemain, Alicia se réveille et propose son aide à sa nouvelle « amie » de tueries, qui accepte, tout en lui conseillant de vendre ses cheveux. Mon dieu, quelle drôle d’idée ; mais tellement dans la logique des grigris !

Nick et Troy parviennent à leur tour au stade. Madison craque totalement devant son fils, le genre de moment carrément nécessaire à la série et qu’on ne voit plus assez, parce que Maddie est toujours au top désormais. Seulement, entre la perte d’Alicia et Ofelia sur le point de mourir, il y a de quoi craquer. Nick reste à surveiller Ofelia pour que sa mère prenne l’air…

Je pensais qu’il allait tuer Ofelia pendant qu’elle dort, mais non, les scénaristes ont prévu pire pour lui : il retombe tout simplement dans la drogue, prenant l’un des cachets réservés à Ofelia. Il en ramène ensuite d’autres à Troy et le pousse à se droguer à son tour. Les deux ont la bonne idée de parler espagnol et me valider le point 9 du nouveau Bingo Séries. Malheureusement, cette partie de l’épisode n’est vraiment pas grandiose. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi Nick retombe dans son addiction. Je sais bien que c’est la base d’une addiction, mais rien ne semble déclencher ce besoin dans l’épisode – si ce n’est le lieu de débauche, effectivement. Quel dommage pour les personnages et surtout pour Nick, se retrouvant à manger des bouts de cerveau humain. Influençable, Troy fait de même…

Les deux se retrouvent alors à s’enfuir du stade au beau milieu de la nuit, Nick pétant un câble total grâce à la drogue. Il pousse Troy à tenter l’expérience de marcher au milieu d’une horde de zombies passant par là. Là, on quitte un peu la logique puisqu’ils ont l’occasion de parler au milieu de celle-ci et de se faire un câlin. C’est tordu, mais j’ai tellement stressé que je ne peux pas dire que ce soit super mauvais non plus.

Ailleurs dans le stade, Victor retrouve de vieilles connaissances à qui il promet quelque chose, très probablement le barrage, mais ça reste sans vraie explication pour le moment.

Madison tente de quitter le stade en compagnie d’Ofelia pour retrouver Daniel afin de procéder à l’échange. Assez clairement, Ofelia n’a aucune chance de s’en tirer et demande à Madison de l’achever si elle devait se transformer en zombie. Je suis tellement dégoûté car j’aimais beaucoup le personnage et j’ai l’impression d’un gros gâchis entre son absence de sept épisodes et cette fin vraiment pas à la hauteur du personnage, comme l’a remarqué Madison plus tôt.

Ofelia meurt dans les bras de Madison qui ne tient pas sa promesse de lui détruire le crâne, laissant à Daniel le plaisir de le faire. Je n’ai jamais aimé Daniel, mais c’est injuste et son énervement envers Madison est totalement compréhensible. Il lui laisse la vie sauve, mais l’espoir d’un sauvetage au barrage tombe à l’eau, sans jeu de mot.

Le lendemain, Daniel vient voir Madison en quête de réponses sur les derniers instants de sa fille. Maddie ment super mal et finit par avouer la vérité, gagnant la confiance de Daniel qui l’invite au barrage, de même que les autres. Elle s’y rend donc en compagnie de Victor et Taqa ; Troy et Nick lui affirmant qu’ils préfèrent rester derrière, dans un mensonge bien gros. J’ai du mal à voir pour quelle raison Madison accepte de lâcher son fils, surtout qu’il est suggéré qu’elle comprend qu’il se drogue. Peut-être qu’elle se rend compte qu’il est devenu trop dangereux pour la survie, mais c’est intrigant.

Sans être aussi percutant que ces deux dernières semaines, l’épisode était vraiment bon aujourd’hui encore. L’ensemble des intrigues avance vite, il y a quelques moments qui m’ont pris aux tripes (y compris ce moment dans le jeu à boules où pourtant Alicia était assurée de survivre) et la perte d’Ofelia rappelle que les personnages importants aussi peuvent mourir. Je suis profondément peiné de la fin de ce personnage, parce que les scénaristes avaient enfin trouvé quoi en faire depuis quelques épisodes. C’était un sacrifice nécessaire pour l’intrigue en tout cas, et c’était bien traité. Je suis curieux de voir ce que la fin de saison va nous réserver après ça.

15.jpgÉpisode 15 – Things Bad Begun – 17/20
You’re a tough kid.

Déjà la fin de saison aujourd’hui, je suis triste de devoir dire au revoir à cette série que j’adore bien plus que la série mère qui revient lundi prochain. Mais bon, il faut s’y faire, c’est comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin, fin temporaire en l’occurrence puisque Fear est renouvelée pour une saison 4. Il y a beaucoup de choses à régler pour la fin de saison, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle commence par Nick décapitant des zombies pour jouer au basket avec.

Comme la nouvelle amie d’Alicia, il le fait pour le business : il les revend au dealer de bouts de cerveaux qui permettent de se droguer.

De son côté, Troy poursuit son intégration dans le stade et revient auprès de Nick pour lui annoncer que c’est fini du fun, car il a découvert de nouveaux méchants pour Madison. Forcément, après le deal de Strand, ce n’est pas une surprise.

Au barrage, Madison et Victor bavardent loin de se douter du danger qui arrive, faisant des plans sur la comète pour ce que le futur pourrait réserver sans zombie. Victor se sert de cette excuse pour bourrer Madison, ce qui est louche. Je pense qu’il essaye de la rendre aussi ivre que possible pour être tranquille lors de l’attaque du barrage, mais leur amitié dans cette scène me laisse dans le flou le plus total.

Madison est loin de se douter du plan de Victor et lui sert de psy, jusqu’à l’arrivée de Nick et Troy. Ceux-ci préviennent le barrage de l’attaque à venir, qui est comme toujours « la pire de tout ce que nous avons vu ». Madison reste énervée après Nick qui se drogue, mais veut gérer la situation de l’attaque avant.

Taqa décide de se barrer du barrage, où il ne se sent pas bienvenue. C’est une manière de se débarrasser du personnage et d’en faire un perso qui pourrait revenir sauver tout le monde.

Victor finit par avouer à Nick qu’il doit se barrer, car il a passé un deal avec les gens du stade pour qu’ils attaquent le barrage en l’épargnant lui, Madison, Nick et Alicia si elle était là. J’aime beaucoup l’idée de cette semi-trahison, mais il n’empêche qu’il entretient les espoirs de Madison d’un futur en paix pour rien.

Bref, maintenant que le barrage est au courant de l’attaque, c’est louche et il a peur que le deal tombe à l’eau (ironique pour un barrage, non ?), donc il veut que Nick et sa mère se barrent. Les choses ne sont pas si simples, sinon, nous ne serions pas dans une série. Daniel reste en effet obsédé par la mort d’Ofelia qu’il veut comprendre. Il interroge Nick qui ment tellement mal qu’il est aussitôt accusé de mensonge. Pas de surprise de ce côté-là, ni dans la torture que Daniel souhaite aussitôt mettre en place. Nick comptait pourtant se tirer au plus vite, mais Danlel a pour projet de connaître toute la vérité.

Son but est de venger la mort d’Ofelia, bien sûr. Nick réussit à faire de rapides progrès en mensonges et fait donc porter le chapeau à Jake. C’est quand même beaucoup trop simple comme pirouette, mais il s’en tire comme ça. Toute cette scène avec Daniel est un moyen de perdre du temps et c’est tout.

De leur côté, Madison et Troy travaillent ensemble et c’est comme d’habitude avec une tension sexuelle à couper au couteau. Quel drôle de couple, c’est vraiment perturbant à voir. Pas de bol pour Troy, son crush du moment découvre qu’il est responsable de ce qui est vraiment arrivé au ranch. Il s’en défend, mais Madison n’est pas vraiment d’humeur à lui pardonner. Elle lui fout donc deux coups de marteau en pleine gueule et le laisse pour mort.

C’est bien beau, mais dans cette série, tant qu’on ne te voit pas franchement mourir, tu n’es pas mort, alors j’ai comme un doute. Nick voit sa mère péter ce câble contre Troy, ce qui promet quelques rebondissements pour la fin.

Alicia et sa nouvelle amie reprennent la route à la recherche de zombies, repartant sur le délire de la coupe de cheveux de l’héroïne. Rapidement, elles se font attaquer par un groupe armé de couteaux qui veut leur flingue. Alicia est assez badass pour sauver sa nouvelle amie en tir        ant quelques coups en l’air faisant flipper tout le monde.

Alicia réussit à l’emmener voir un médecin, qui reconnaît en celle-ci des qualités pour la médecine. Parfait, je suis pour tous les éléments donnant aux scénaristes de quoi garder en vie Alicia. Le problème, c’est qu’elle se retrouve aussitôt devant un leader qui a tout d’un nouveau méchant de la trempe du gouverneur ou de Negan, même s’il est en fauteuil roulant. Il est en fauteuil car il a une tumeur sur la colonne vertébrale. L’idée est intéressante : il demande à ce qu’on l’opère et ça ne peut qu’être une réussite. En cas d’échec, tout le monde mourra.

L’opération est rapidement expédiée, sans anesthésie, et se passe parfaitement bien. Alicia n’est pas franchement assistante puisqu’elle doit simplement le garder calme, et ça aussi ça se passe bien. Hop, Alicia se fraye tout de suite un chemin vers le sommet de ce nouveau groupe qu’on nous introduit et qui sort de nulle part.

Victor révèle qu’il les a tous trahis. Le combat s’engage rapidement avec Daniel qui se prend une balle dans la mâchoire, mais survit malgré tout. Il est franchement increvable celui-là, c’est pas possible sérieux.

Pendant ce temps, le barrage se fait envahir avant que Madison et Nick ne s’enfuient, mais Victor réussit à les planquer… C’était de nouveau un bon épisode pour la série, avec des rebondissements imprévus et des approfondissements de personnages qui fonctionnent bien. Difficile de m’arrêter pour en parler plus longuement, je suis intrigué par ce que le dernier épisode proposera.

16.jpgÉpisode 16 – Sleigh Ride – 20/20
One day, you’ll have no choice.

L’épisode commence par un rêve de Madison, qui imagine un Noël parfait au ranch. Enfin, parfait, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que Jeremiah et Troy sont morts, mais Alicia aussi. Nick est de nouveau avec Luciana, que j’avais oublié à force, qui a aussi un bébé zombie dans les bras. Sympa le cauchemar, mais pas bien passionnant pour la série. Vu le titre de l’épisode, j’ai eu peur qu’on nous ponde ce délire tout du long, mais heureusement, ce ne fut pas le cas.

En lieu et place, nous suivons Alicia comprendre qu’elle rejoint le barrage où est censée se trouver sa mère. Elle découvre surtout que Strand a trahit le barrage, et celui-ci ne la voit pas tout de suite. Quand il l’aperçoit, il feint de ne pas la connaître, et l’un comme l’autre communiquent discrètement, préférant ne pas montrer qu’ils se connaissent. Alicia est présentée comme l’infirmière du leader après tout.

Elle gère plutôt bien ce job tout en continuant à sympathiser avec lui, ce qui est assez fou quand on y réfléchit, mais bon, ça passe bien. Comme notre nouveau méchant, John, comprend tout de suite qu’Alicia et Strand se connaissent, il l’interroge et Alicia renégocie le deal pour la survie de sa mère. Cela fonctionne, uniquement si elle suit le groupe plus loin après tout ça. Elle accepte, mais c’est une fin de saison, alors tout peut basculer.

Comme prévu, Nick et Madison se disputent dans leur planque, mais ils trouvent au moins un terrain d’entente pour s’enfuir. Ils comptent pour cela sur Strand et tout semble bien se passer, mais c’est sans compter sur Lola.

En effet, Daniel survit encore et toujours, dans les bras de sa nouvelle love interest, Lola, qui ne comprend pas comment il a survécu. Cela me fait un point commun avec elle. Elle l’abandonne dans un égout où je le verrais bien se transformer en zombie, mais bon. À la surface, elle découvre que son médecin est mort, pète un câble et se rend sur le pont pour tuer tout le monde. À la place, elle est rapidement exécutée d’une balle dans la tête par John.

Le problème, c’est que Madison, Nick et Strand sont sur le pont et se font arrêter. John décide de les tuer, ce qui le pousse à tuer également Alicia, qui ne pourra jamais lui faire confiance après le meurtre de son frère et de sa mère. C’est logique et ça met le trio familial en danger de mort, à commencer par Alicia que John veut tuer en premier.

De manière prévisible, un twist vient tout remettre en question : les explosifs installés à l’épisode précédent. Si Strand pense avoir le détonateur, Nick lui subtilise en lui faisant un câlin et récupère quelque peu du pouvoir. Bon, il reste toujours le problème que Madison a un flingue braqué sur la tête.

Le milieu d’épisode, voit Madison repartir dans son délire de rêve de Noël où tous les hommes de sa vie sont réunis et en vie, à l’exception de Nick et Travis, bien sûr. Le joli repas de famille vire à l’horreur, avec la mort de Jeremiah, puis de Jake, c’est amusant à voir, mais on a franchement envie de regarder autre chose que ce cimetière autour de Madison, qui indique pour moi plutôt un danger sur Madison que sur Nick.

C’est pourtant ce dernier qui décide de se suicider en laissant sa famille s’enfuir à bord d’un Zodiac. Tout cela, c’était sans compter sur Daniel qui refuse de mourir tout seul dans son égout. Le pauvre trouve le corps de Lola après avoir abattu trois des hommes de John et n’a pas la moindre idée du stress qui est en train de se dérouler ailleurs dans l’épisode : Alicia ne parvient pas à démarrer le Zodiac. Bon, finalement, ce n’est qu’un contre-temps et Strand, Alicia et Madison s’éloigne en bateau assez vite.

Sur le barrage, Nick est toujours entouré par tous les hommes de John, qui sont à deux doigts de l’exécuter, mais il sauvé de justesse par Taqqa et le pote d’Ofelia. Je l’avais dit que les deux ne pouvaient pas simplement s’être barrés. Entre eux et Daniel qui veut venger Lola, les hommes de John s’en prennent plein la gueule.

Alors qu’il pourrait survivre à tout ça, Nick décide de faire péter le barrage. C’est trop tôt : le Zodiac se fait aspirer par le barrage et a toutes les chances de couler, de même que Troy toujours inconscient et/ou mort, de même que Daniel et Nick, sur le barrage. Taqqa et son ami se dirigent vers le Nord, vers les USA, donc, ne pouvant plus rien pour nos héros.

Un dernier détour par le rêve nous montre Madison être attirée dans la tombe par Jeremiah et être sauvée par Travis… Elle refuse de le suivre et se réveille donc sous l’eau. L’ensemble de son rêve était en fait ce qu’elle voit lorsqu’elle est inconsciente sous l’eau, et ça explique cette omniprésence de morts. Madison survit finalement à la destruction du barrage, mais le sort de tous les autres reste incertain. Elle se retrouve auprès de tout un tas de personnes venant chercher l’eau, donc au moins elle ne sera pas seule…

Une putain de fin de saison avec un cliffhanger qui justifie que je surnote légèrement. Tout est allé vite et je n’en attendais pas tant de ce double épisode.

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EN BREF – Comme l’an dernier, cette saison a su positivement me surprendre à de nombreuses reprises et ce dès le début, puisque Travis n’a pas passé l’épisode d’ouverture. Je ne m’y attendais pas et c’est une excellente chose. Si la première moitié de saison a connu un léger temps mort au ranch, c’est bien le seul défaut qu’aura connu la série cette année : Fear the Walking Dead a su conserver un rythme vif tout du long, en nous introduisant des nouveaux personnages tout du long et en parvenant à surprendre à plusieurs reprises. Bon, je me serais passé de la survie de Daniel, mais au-delà de ça, je trouve que la série a su marquer et a su se débarrasser de personnages emblématiques, notamment Ofelia – la seule dont je suis sûr à 100% du sort.

Une part de moi s’attend toujours à découvrir que Travis a miraculeusement survécu alors que c’est impossible, et il en va de même avec Troy. Difficile de croire qu’ils ont tué le meilleur personnage ajouté cette année. Si a priori je ne me fais pas de souci pour Victor, Alicia et Nick, je me dis que laisser leur sort en suspend pour quelques temps peut être un bon nœud dramatique, de même que la mort d’un d’entre eux. Le suicide de Nick aurait pu être une jolie fin pour le personnage, même s’il y a fort à parier qu’il survive en compagnie de Daniel et se mette à culpabiliser d’avoir provoqué ce qu’il pense être la mort de sa famille. D’un autre côté, ceux-ci n’ont pas hésité à l’abandonner.

J’aime beaucoup cet énorme cliffhanger final qui laisse simplement la vie de tout le monde en jeu. Pour le retour, le suspens a de plus de quoi durer : outre un épisode sur Madison, Taqqa et son acolyte peuvent faire un point d’entrée pour la saison, de même qu’un retour sur le personnage de Luciana… Ils ont de quoi nous torturer, et le faire bien. De nombreuses surprises sont encore possibles et je suis on ne peut plus satisfait de ce final.

Celui-ci va être dur à digérer et je suis bien heureux que la série soit renouvelée pour une saison 4. Cela dit, huit mois d’attente, ça va me paraître clairement interminable. Le niveau était haut pour cette saison 3 et cette fin me réduit même mon impatience de retrouver Rick et les autres lundi prochain. Vivement le mois de juin !

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