Preacher (S02)

Synopsis : Après une première saison déstructurée permettant de présenter les personnages, la saison 2 s’ouvre sur le roadtrip de Jesse, Cassidy et Tulip à la recherche de Dieu, pendant qu’un cowboy tout droit sorti de l’Enfer les poursuit désormais pour les stopper dans leur quête.

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Ci-dessous, mes avis sur chacun des épisodes de la saison 2, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je suis impatient de commencer cette seconde saison qui reprend enfin l’univers du comic et est beaucoup plus claire dans son traitement que ce qu’on nous a proposé l’an passé. C’est tellement plus clair, d’ailleurs, que le synopsis officiel de la saison 2 dit que celle-ci sera « mieux structurée ». Tout est dit !

Il est vrai que l’an dernier, les premiers épisodes m’avaient complétement perdus et que j’avais suivi la saison d’un œil très distrait au départ. Et puis, petit à petit, ça s’était amélioré vitesse grand V pour nous livre une fin de saison complétement perchée avec un faux dieu, la destruction de l’église qui était pourtant le lieu principal de la saison 1 et la révélation concernant l’enfer. Les pouvoirs de Jesse était enfin clair, sa relation avec Tulip très claire et le roadtrip commençait. Autrement dit, la saison s’arrêtait quand l’intrigue de la série était enfin compréhensible – et particulièrement jouissive !

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir gardé uniquement le meilleur de cette série, à savoir les scènes gores et les relations entre personnages très travaillées. Pourtant, je sais bien, comme on est sur AMC, qu’il y aura des lenteurs et tout un tas d’autres défauts, mais je fais mon bisounours pour l’instant. Je me souviens surtout que Preacher avait débuté à peu près en même temps qu’Outcast et que les séries avaient suivi une trajectoire inverse dans mon intérêt. Quand on voit ce qu’a donné la deuxième saison d’Outcast, Preacher est donc plutôt bien parti !

Comme ils mettent les petits plats dans les grands pour le lancement cette année, ce n’est pas un, mais deux épisodes que la chaîne nous propose cette semaine !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01Épisode 1 – On the Road – 20/20
I’m not leaving my car, Jess.

La saison 1 est résumée en trente secondes, mais c’est largement suffisant pour se remettre dans le délire de Preacher. Et ce qui suit relève le niveau de la série de manière totalement dingue, je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Je n’ai pas lâché les yeux de mon écran pendant les onze premières minutes. Le road trip commence dont de la meilleure des manières, avec une dynamique parfaite entre les personnages, une course poursuite avec les flics sur Come on Eileen, une panne d’essence mal venue, Jesse qui se sert des pouvoirs bien vite et le cowboy qui les rattrape déjà. C’est un énorme what the fuck dès le départ, donc, avec des flics qui explosent dans tous les sens.

Oh, c’est sanglant mais délirant, à la Deadpool, avec une dynamique de personnages à la Guardians of the Galaxy. Franchement, il est difficile de ne pas kiffer, c’est tout ce que j’avais toujours attendu de la saison 1, en mieux. Chaque personnage a son caractère et tout à fait ce qu’il faut pour être passionnant. Le premier acte passe donc super vite tellement c’est kiffant de retrouver ces personnages. La série remonte dans mon estime, et elle partait pourtant déjà haut. Brillant, j’ai même explosé de rire une fois ou deux. Cela me rappelait quelques bonnes scènes de la saison 1 où ça partait dans tous les sens, également.

Le deuxième acte voit nos héros continuer leur roadtrip comme si de rien n’était, s’arrêtant à une station-service. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le cowboy est bien près d’eux. Il les rattrape de nouveau, mais ils viennent juste d’en partir. Jesse les amène (enfin, c’est Tulip qui conduit, il ne faut pas déconner) chez un ami prêtre tout aussi tordu que Cassidy (il a une nana en cage quand même, et c’est normal). Cela permet à Tulip et Cassidy de partager un moment entre eux où il semble bien que Cassidy est de plus en plus amoureux de Tulip. J’avais oublié cette sous-intrigue !

Le troisième acte est beaucoup plus lent. En effet, le trio n’est plus en mouvement, contrairement à ce qu’indiquait le titre de l’épisode. On les voit demander de l’aide à l’ami de Jesse, développer un peu les dynamiques entre eux et y passer la nuit, après avoir récupéré quelques infos. Très vite cependant, le lendemain arrive et le cowboy également. Le sentiment de la course poursuite entre eux est vraiment sympathique, même s’il risque d’être rapidement redondant. Le cowboy, le saint des tueurs, est en tout cas un excellent personnage qui n’hésite pas à mutiler et/ou tuer tout ce qui passe sur son chemin (et sur celui de Jesse surtout). Les flics se font exploser de tous les côtés, le gérant de la station-service perd sa langue et l’ami de Jesse, Mike, se retrouve donc à se suicider plutôt que de parler… Wow !

L’acte suivant amène nos héros dans une salle de striptease où une amie de Mike leur affirme que Dieu était un de ses clients quelques temps auparavant. L’idée est totalement tordue, mais ça va bien dans le ton de la série, à l’esthétique toujours aussi excellente. Ils apprennent donc que Dieu venait dans ce club non pour une fille, mais pour le jazz, tuant accidentellement au passage leur source d’informations. C’est pour le moment bien écrit, mais ils vont galérer à garder un rythme pareil je pense.

Dans le genre développement de personnages, on voit aussi que Jesse utilise de plus en plus fréquemment son pouvoir avec délectation, mais Tulip fait tout pour le calmer. Leur dynamique de couple est plutôt réussie dans cet épisode, la scène finale les voyant coucher ensemble m’a bien fait rire également, avec une BO bien choisie et un Cassidy à mourir de rire.

Le cliffhanger est redoutable, avec le saint des tueurs qui se rapproche dangereusement et menace de son arme Jesse. J’ai tellement adoré ce retour que je surnote un peu, mais il était de toute façon excellent.

02Épisode 2 – Mumbai Sky Tower – 17/20
The cowboy isn’t a man at all.

Jesse est sauvé de justesse par un pauvre chauffeur de camion qui passait par là. Dans une scène à nouveau à mourir de rire digne de la série. Comme en plus, il réside dans un motel de fan de flingues (ah les ricains), ça vire au carnage et à la fusillade (Bingo !). Une fois de plus, l’épisode propose donc une scène d’introduction parfaitement rythmée, au cours de laquelle les héros apprennent même la destruction d’Annville. C’est tellement bien écrit !

Quelques jours plus tôt, l’un des anges immortels de la saison 1 est entré en pleine déprime, à tenter de se suicider après la mort de son pote (pas si immortel que ça donc)… Comme nous sommes aux États-Unis, il a trouvé le moyen de rentabiliser son don incroyable et propose désormais un spectacle de magie/cabaret au cours duquel il passe son temps à se faire tuer pour un public en folie : c’est le « Amazing Ganesh » show.  C’est aussi hilarant que tordu, et l’acteur a le look parfait pour ça.

En toute logique, notre trio se rend chercher des informations auprès de lui. Jesse comprend donc comment le Saint des tueurs le retrouve à chaque fois (lorsqu’il utilise son pouvoir), ce qui va vraiment limiter l’utilisation de son pouvoir désormais. Ganesh révèle également qu’il est celui qui a employé le cowboy pour récupérer Genesis et Cassidy propose son aide pour arranger le problème en 2h45. Là encore, l’esthétique comic de la série fonctionne à merveille, de même que la photographie aux couleurs toujours très travaillées.

De son côté, Tulip déprime totalement de la destruction de sa ville natale, ce qui peut se comprendre. C’est un peu étrange toutefois de la voir dans cette veste en cuir qui rappelle un peu trop Buffy. Par chance, elle ne la garde pas longtemps, préférant coucher avec Jesse qui la demande ensuite en mariage… Toujours aussi tordu, quoi ! Tulip n’est pas franchement convaincue au premier abord, mais elle accepte bien sûr. Comme ils sont dans un casino, il n’est pas trop compliqué de trouver comment faire, ça tombe bien.

Ses préparatifs de mariage sont toutefois interrompus par Garry. Je ne sais plus bien si on est censé le connaître ou pas, mais ça ne lui fait pas plaisir. Il lui rappelle qu’elle doit appeler Victor. Humph, ça ressemble à une sous-intrigue moins réussie tout ça.

Le plan de Cassidy pour faire parler Ganesh ? Le droguer, bien sûr. C’est à mourir de rire puisque nous suivons leur bad trip qui n’est pas si bad. Ils jouent donc au freesbee et aux ballons, dans des scènes qui semblent tellement sorties de nulle part. 2h45 ? Je ne sais pas, ça paraît quand même plus long vu le nombre d’activités, mais c’était marrant, avec un Ganesh tombant amoureux de Cassidy et acceptant de rappeler le tueur en série de l’enfer.

Cassidy apprend de Jesse la nouvelle du mariage, et il ne le prend pas si bien que ça. C’en est presque triste. Il se rend chercher Tulip malgré tout et celle-ci vient juste de tuer Garry. Parfait, ça leur fait un secret en commun désormais. C’est un mariage qui promet dès lors d’être bien réussi ! En toute logique, Tulip l’annule donc sur l’autel, pauvre Jesse.

En tout cas, le trio décide désormais d’aller à New Orleans pour suivre le jazz que Dieu aime tant. Cela ne fait de toute évidence pas les affaires de Tulip. Jesse utilise de nouveau Genesis pour convaincre Ganesh de trouver la paix… oh le pauvre.

Cela attire bien sûr le cow-boy dont le contrat n’a bien sûr pas été annulé. Ganesh dévoile donc le lieu de destination du trio et demande au cowboy de le tuer pour trouver la paix. Quelle tristesse, quel cliffhanger ! Cette saison 2 envoie du pâté !

03.pngÉpisode 3 – Damsels – 16/20
You & me? Ew.

Oh la l’épisode repart en arrière sur l’intrigue Eugene et Tracy. Comme c’était l’intrigue qui manquait clairement de contexte l’an dernier, c’est plutôt cool d’avoir quelques explications sur ces deux-là. Ainsi donc, Tracy était au bord du suicide et en citant Mary Poppins Eugene réussit à la convaincre de ne pas faire de connerie… avant d’en faire une lui-même en l’embrassant. C’est suffisant pour lui redonner envie de se suicider par dégoût total de son meilleur ami. Joie.

Bam, accident bien gore avec une bonne partie de son cerveau explosé. Eugene était donc totalement innocent (même si un peu con à vouloir replacer les morceaux de chair et de cerveau… ew, ça c’est dégueulasse, Tracy) et s’est retrouvé à vivre un Enfer, qui le pousse à tenter de se suicider et à se foirer, à cause d’un fusil enrayé. Double suicide raté donc, sacrée histoire.

Oh et comme je parlais de vivre un Enfer, évidemment l’épisode ne repartait pas tant que ça en arrière. Eugene est simplement en Enfer et il revit cette journée de l’angoisse en boucle. Les images sont tellement dégueulasses que ça fonctionne tout à fait comme aperçu du monde souterrain. Une fois de plus, dix minutes de Preacher se sont écoulées sans que je ne m’en rende compte. Cette saison est beaucoup trop bien et, en plus, cet épisode nous sort un générique de nulle part, normal.

Le roadtrip continue pour le trio et Tulip fait tout ce qu’elle peut pour convaincre les garçons de ne pas aller à la Nouvelle-Orleans où elle a clairement des choses (et des gens) à éviter. Dans la ville du jazz (ça permet une bonne soundtrack à l’épisode), nos héros réussissent à trouver Dieu, mais pas sans une bonne dose de suspense et un trajet interminable… qui les mène à un dalmatien déjà aperçu dans le générique. Comme c’est intrigant et perché.

Tulip passe pas mal de temps à se cacher à la Nouvelle-Orléans, par peur d’être reconnue… Ce n’est pas évident pour elle, puisque Jesse l’emmène dans les rues et bars les plus fréquentés de la ville. Cassidy insiste pour l’emmener chez un de ses amis, Denis, pour la nuit. Et comme on pouvait s’y attendre, Denis est français, avec un bon accent mais des expressions comme « tourner mon appartement en sous à cochon », allez comprendre. Comme toujours, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il disait, tellement mon cerveau est habitué à l’anglais devant un épisode. Faudrait que je fasse des recherches là-dessus, j’imagine que ça s’explique scientifiquement.

Les clichés sont saufs, ne vous inquiétez pas, Denis boit aussi du vin rouge en regardant de vieux films en noir et blanc.

Tulip en révèle trop à Cassidy à propos de Victor, qu’elle évite comme la peste. Cassidy fait donc en sorte d’en savoir encore plus sur l’histoire de Tulip. Il est difficile de ne pas être intrigué, surtout que maintenant la série prend la peine d’être beaucoup plus claire sur son histoire. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas envie de trop en dévoiler aujourd’hui et effectuent la coupe la plus frustrante et dégueulasse vue depuis un moment.

Bon, du coup, Jesse continue de chercher Dieu tout seul dans son coin. Cela le mène à parcourir la ville de long en large et à rencontrer une chanteuse qui aurait des infos, d’après le barman d’un établissement dans lequel il s’est endormi. Celle-ci est plutôt cool dans son introduction, que ce soit sa chanson ou sa manière de draguer. Ce sont des longueurs un peu inutiles, mais ça situe assez bien le personnage.

Pourtant, elle a surtout beaucoup de choses à cacher puisqu’elle se fait enlever. Jesse parvient à mettre K.O l’ensemble de ses agresseurs (il suffirait pourtant de leur demander de s’arrêter plutôt que de se battre pendant deux minutes avec six adversaires contre un) et donc à gagner sa confiance.

Il l’aide à s’enfuir, après une démonstration de son pouvoir et quelques informations supplémentaires. Ce n’est pas très passionnant, mais ça a réussi à maintenir mon attention malgré tout.

Elle l’envoie donc dans un nouveau bar et c’est là que ça part en vrille. Elle s’avère être une sorte d’agent secret qui a beaucoup d’informations sur Jesse et la confirmation que son pouvoir fonctionne, alors que Herr K. Starr reçoit sur son bureau un dossier au nom de Jesse. Merde, ça y est je suis perdu, j’ai soit oublié une partie de la saison 1, soit ce n’est pas encore introduit comme intrigue. Dans tous les cas, je suis curieux, toujours.

Pour les cliffhangers… Il y en a bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. De retour en Enfer, nous découvrons qu’Eugene a la possibilité de sortir de sa cellule. Bon, franchement, ça ressemble à un bien mauvais test. Et ça l’est parce qu’il tombe sur un autre détenu au look très hitlerien alors que l’ensemble des cellules s’ouvre. Quant à Tulip, elle décide de se confronter à Victor en se rendant dans une laverie où les hommes de main n’ont aucune peine à la retrouver.

On perd beaucoup de la sensation de course poursuite dans cet épisode, parce que Jesse n’utilise pas son pouvoir pendant un long moment et parce que les héros ne sont pas au courant qu’ils sont poursuivis. Cela n’empêche pas la série de me plonger dans son univers décalé et de me passionner. Les mystères sont épais mais très prenants, c’est un plaisir de regarder la série cette saison, malgré quelques longueurs inévitables !

04.pngÉpisode 4 – Viktor – 17/20
This is hell. Act accordingly. We will be watching.

Je suis bien en retard dans mon visionnage de la série cette semaine. Pour ma défense, il y a eu quelques soucis avec la mise en ligne de l’épisode et ensuite j’ai un peu procrastiné, j’avoue. Quoiqu’il en soit, ça repart exactement là où le précédent nous a laissé tomber.

Cela permet de suivre Tulip qui est amenée auprès de Viktor. L’intrigue n’est toujours pas bien claire, mais le monsieur aime bien torturer les gens apparemment. Il est intéressant de voir Tulip subir le traitement du silence au sein de son ancienne famille. La seule qui lui parle est une gamine qui s’amuse à lui cracher à la figure et souhaiter sa mort. Sympathique, dis-donc. Tulip tente ensuite d’aller tuer Viktor mais comme toute la barraque travaille pour lui, ce n’est pas si facile pour elle d’être une femme libérée (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire).

Pendant ce temps, Jesse découvre la maison de Denis et ne s’inquiète pas une seconde pour Tulip, préférant se faire une petite sieste. Denis continue de ronchonner en français, Cassidy s’inquiète pour Tulip et Jesse veut juste de la nourriture. Pendant ce temps, l’équipe de la blonde de la semaine dernière s’installe tranquillement devant chez Denis et le faux dieu de la fin de saison passée s’avère être… un acteur qui s’amuse avec Malcolm in the Middle.

Cette série… C’est toujours tordu et perché, mais ça marche bien malgré tout. Ainsi, Cassidy et Jesse se font passer pour les directeurs de casting de Game of thrones, de manière à avoir autant d’informations que nécessaire pour le retrouver. La scène est à mourir de rire, mais pas autant que l’audition du faux Dieu, qui finit par son meurtre, pour qu’il aille au paradis.

L’enquête pour retrouver Dieu connaît donc quelques détours plutôt sympathiques. Finalement, Cassidy finit par révéler ce qu’il sait à Jesse qui débarque chez Viktor, le mari de Tulip. Oui, bon, je vous la fais courte, avant ça, on a surtout droit à une scène génialissime où Jesse utilise ses pouvoirs pour retrouver ses pouvoirs, puis à une excellente baston sur Uptown Girl de Billy Joel. Purée, cette saison 2 a une superbe soundtrack et a vraiment trouvé son rythme pour les combats. Ce type de chansons et de combats, ça fait très Guardians of the Galaxy, mais c’est superbe comment la mélodie colle à la perfection.

J’avais totalement oublié cette esthétique de la série qui était ce qui m’avait finalement fait rester en saison 1. L’univers est totalement fou, mais ça prend à fond sur moi.

Sans grande surprise, le cliffhanger voit le Saint des Tueurs débarquer en ville, donc le prochain épisode devrait être de nouveau bien sanglant. Cela a mis le temps à venir quand même aujourd’hui !

En Enfer, on découvre que Eugene est bien en présence d’Adolf Hitler et tout un tas d’autres criminels. On découvre quelques règles de l’Enfer et c’est intéressant. Je trouve un peu cliché la rencontre avec Hitler en Enfer, mais mis à part ça, le passage par Munich en 1919 est plutôt sympathique. En fait, c’est tout le problème, pour le moment, Hitler est sympathique. Cela pose quelques problèmes quand même.

Pourtant, il est bien précisé à Eugene qu’il doit agir comme il se doit pour l’Enfer : la sympathie et la gentillesse ne peuvent lui apporter que des problèmes dans un Enfer surpeuplé (forcément). Il est ainsi menacé d’être envoyé dans « le trou ». Et si le nom ne donne pas envie, les images non plus, je vous rassure (ou pas).

Finalement, l’Enfer n’est qu’une prison comme une autre, où Hitler s’avère être une victime. Et c’est là son Enfer, je pense. Cela contredit un peu la vision qu’on avait de l’Enfer en saison 1 (un désert), donc j’espère qu’on aura quelques explications supplémentaires et une exploration plus approfondie du monde sous-terrain. De toute manière, si on voit tout ça, ce n’est pas pour rien je pense.

J’ai une fois de plus bien apprécié cet épisode, malgré un rythme un peu plus lent et moins de folie avant sa scène finale. C’est tout de même une série qui a beaucoup gagné en qualité depuis sa première saison et qui fonctionne très bien. Il y a plein d’intrigues ouvertes dont je suis pressé de voir les avancées et le dénouement, c’est pour moi une belle réussite que cette saison 2.

05.pngÉpisode 5 – Dallas – 15/20
Took him down how, Jesse?

L’épisode reprend une fois de plus quelques secondes après la fin du précédent. Jesse pète totalement un câble en découvrant la véritable identité de Viktor. Loin de se calmer comme je pensais qu’il ferait, il décide de torturer ce dernier dans la chambre de torture, malgré l’intervention de Tulip qui souhaite l’en empêcher. Je trouve que ça ne fonctionne pas du tout avec le personnage de Jesse, qui va jusqu’à utiliser son pouvoir sur Tulip pour qu’elle le laisse terminer ses actions de sadiques. Je ne vois même pas comment c’est ne serait-ce que possible que le personnage dérive autant sans véritable raison. Je veux dire, ce n’est pas son premier excès de rage, mais généralement il écoute Tulip, non ?

Peu importe, on va dire. On retourne explorer ensuite le passé de Jesse et Tulip, à Dallas donc, l’endroit où on les avait laissés aussi en saison 1 après le braquage raté et la fausse couche de Tulip. Etonnamment, c’est Jesse qui semble tomber en dépression alcoolique après coup alors que Tulip fait ce qu’elle peut pour assurer le rôle de femme au foyer… Après son travail. Double job, bonjour. Ils tentent d’avoir un enfant et sont rattrapés par un passé qu’ils tentent d’oublier alors que Jesse boit de plus en plus de bière. Mouais, ce n’était pas spécialement nécessaire de nous montrer tout ça aussi longuement. Une phrase ou deux auraient largement suffi.

Passé ce détour, nous voyons Tulip ramener sa belle-fille chez Denis et s’en prendre à Cassidy, clairement pour qu’il aille s’occuper de Jesse. C’est plutôt bien vu comme interactions, même si ça fait un énorme contretemps par rapport à l’intrigue du Saint des Tueurs. Ce dernier se ramenait deux fois plus vite dans les premiers épisodes.

Dans le genre deux fois plus vite, le second flashback était bien plus réussi : c’était un simple montage musical qui voyait Jesse sombrer dans la folie à acheter chaque jour un pack de bière, un paquet de cigarettes et un test de grossesse se révélant toujours négatif. C’est dans son attente qu’il a fini par trouver la foi. Voilà, autant le premier flashback était clairement inutile, autant celui-ci apporte quelque chose d’intéressant pour le personnage et la série. Il mène à la séparation du couple quand Jesse se rend compte que Tulip a, de manière prévisible, repris les affaires et la pilule. Ses nerfs ? Il les passe sur son meilleur ami plutôt que sur Tulip. Cela permet au moins d’éclairer la première scène de l’épisode et de me faire changer d’avis sur celle-ci, donc c’est bien écrit. Quant à Jesse, il prend la décision irrationnelle de devenir prêtre en reprenant l’église de son père après cette longue période de dépression.

Bref, cet épisode s’est beaucoup renfermé avec sa première moitié dans ce que je considère être les défauts d’AMC : des détours et des longueurs peu utiles à la construction des personnages (ou en tout cas étirés plus que nécessaires) pour retarder au maximum l’intrigue principale de manière peu cohérente. On est loin du rythme fou des premiers épisodes, mais en même temps, ce sont des approfondissements qui finissent par être intéressants. La dernière partie de l’épisode est heureusement meilleure et relance les choses pour la suite !

En tout cas, niveau construction de personnages, on sait désormais que Tulip est totalement amoureuse de Jesse, parce que quand même, elle a vécu avec un véritable déchet humain qui a dû lui faire vivre un enfer (et, ironiquement, inversement à lui laisser espérer un bébé). Faut être sacrément amoureuse pour revenir vers lui après.

Par conséquent, Cassidy n’a pas tort de dire à Jesse que la romance Tulip/Jesse ne changera jamais et renaîtra toujours de ses cendres, même si Jesse commet l’irréparable avec Viktor. Bon, Cassidy le fait dans l’espoir de se récupérer Tulip, je pense, mais bon. Bien sûr, Jesse ne tue pas Viktor et c’était prévisible. J’ai senti leur jeu de mots venir à des kilomètres, mais il m’a fait rire malgré tout.

La toute fin est atroce, bien sûr : le Saint des Tueurs abat Viktor et trouve sa fille, qui sait où se trouve Jesse et, maligne, révèle qu’elle sait où est Jesse. Tout cela se déroule après un dernier détour qui nous permet de découvrir que Tulip a quitté Viktor une fois qu’elle a su où se trouvait Carlos, ce qui n’est pas très étonnant.

Bref, cet épisode contenait beaucoup de longueurs et de détours, mais pas assez de son fun habituel. Je suis content malgré tout de l’évolution des personnages, plutôt très bien écrite cette semaine. Cela ne m’empêche pas de sortir de l’épisode avec un goût de trop peu, mais le cliffhanger promet que le rythme repartira de plus belle la semaine prochaine, alors ça devrait aller !

06.pngÉpisode 6 – Sokosha – 15/20
Say your prayers, preacher.

Après le trailer et le panel du Comic Con sur la fin de saison, autant dire que je suis pressé de reprendre la série. Cet épisode fonctionne bien pour me donner envie de rester pour une suite prometteuse, malgré une écriture très linéaire qui ne permet pas une critique bien fluide !

Cela commence par une scène qui semble n’avoir rien à voir avec notre schmilblick habituel, mais ce serait mal connaître la série de s’en persuader. Nous voyons un couple signer un contrat qui ressemble fort à un pacte avec le diable dans les effets : il s’agit pourtant de retirer quelque chose à l’homme, et cela ressemble fort à son sperme, en échange de beaucoup d’argent. Oui, forcément vu comme ça.

L’art de la transition est toujours au top, puisqu’on enchaîne avec un employé de ce service s’achetant une saucisse avant de ramener le sperme dans une maison, où l’échantillon sera centrifugé, puis donné à manger à une vieille amnésique retrouvant ainsi la raison.

Bref, vraiment rien à voir avec le schmilblick ces sept minutes, mais cela nous introduit un nouveau personnage, un asiatique, qui semble capable de faire bien des miracles contre de l’argent.

Une fois cette longue introduction passée, nous revenons chez un Denis très affaibli (mais toujours capable de crier en français) qui refuse l’aide de Cassidy pendant que Jesse le connard prend sa douche et que bobonne Tulip prépare le petit déj. Hum. La scène du petit déj permet de réintroduire la dynamique du trio et c’est bien mieux, surtout qu’en parallèle, le saint des Tueurs se rapproche d’eux en compagnie de la gamine alors qu’ils n’en ont pas la moindre idée. OK, voilà qui est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière pour le rythme et l’ambiance et la jalousie de Tulip.

Le saint des Tueurs est à peine flippant à buter tout l’immeuble suite à une mauvaise indication de la gamine, mais cela permet au trio de se barrer et de revenir sur la piste de Fiore/Ganesh. Seulement, celui-ci est mort.

Toujours à la recherche de Dieu, nos héros cherchent désormais des informations sur le Saint des Tueurs. Comme d’habitude, Preacher parvient à trouver le meilleur des moyens de nous introduire le personnage via les recherches en bibliothèque du trio : c’est juste assez rapide pour ne pas perdre l’attention, ça propose quelques planches de comics (probablement tirées du comic) et ça permet de voir que le Saint des Tueurs est un personnage de littérature très connue dans ce monde.

Une fois les recherches terminées, Cassidy se souvient subitement de Denis. Cela tombe pile poil pour son retour à l’appartement (bon, quand même, ça ressemblait plutôt à une maison jusque-là, mais bon) et Jesse en profite pour décider de négocier avec le Saint des Tueurs.

Ce dernier laisse vivre la gamine et Denis, puis accepte le marché de Jesse qui a une heure pour ramener un esprit au tueur en série. Il a plutôt intérêt à le faire, car il garde en otage Denis (très mal en point), Tulip et Cassidy. Cela permet de découvrir que Denis se révèle être… le fils de Cassidy. OK, j’aurais dû le voir venir avec cette série. Tulip décide de négocier à son tour avec le Saint des Tueurs, mais ce n’est pas franchement un succès, si l’on puit dire. Le stress est à son comble car une heure ça passe vite.

Jesse fait pourtant ce qu’il peut et retrouve la piste des chinois qui sont donc dans le business de la vente d’âme, ça tombe bien ! Le truc, c’est que la seule âme qui convienne, c’est celle de Jesse et il accepte de la donner pour libérer les otages (bon, moins les doigts de Cassidy, parce qu’il fallait bien un peu plus de gore qu’une simple tête qui roule par terre).

Je m’y attendais un peu, mais puisqu’il lui donne un esprit/âme, Jesse peut désormais dominer le Saint des Tueurs avec Genesis, sans aucun problème. Par contre, il ne peut pas l’envoyer en Enfer sans s’envoyer lui-même là-bas. Qu’à cela ne tienne, il se débarrasse de son ennemi en le faisant couler dans un marécage abandonné. Mouais, il aurait probablement pu trouver mieux comme planque, car je pense qu’on le reverra notre Saint des Tueurs.

J’ai adoré la manière dont il s’en débarrasse. C’était ce qui paraissait être l’intrigue de la saison, et non, c’est évacué en un épisode comme si de rien n’était. J’adore l’idée, ça promet pour le rythme à venir. Je suis curieux de voir ce que proposera la fin de saison désormais et pressé de retrouver Eugene aussi, car il était encore absent de cet épisode.

Moins fun, cet épisode était donc malgré tout passionnant à suivre, exactement comme la semaine dernière. Je ne doutais plus de la série, de toute manière !

07-2.pngÉpisode 7 – Pigs – 14/20
Look, there’s more to the city than bloody jazz and almost getting killed

C’est parti pour un épisode au début digne d’Okja, même si nous ne sommes qu’au Vietnam et que le cochon mutant dans Preacher, il… vole. Il est repéré par un homme tout de blanc vêtu qui valide à lui tout seul le point secte du Bingo Séries à ceux qui le cherchent encore.

À la Nouvelle-Orléans, une nouvelle nuit à rechercher vainement Dieu s’achève pour le trio et Denis. On sent que la série se cherche un peu, comme nos personnages qui improvisent le vol d’argent dans un bar en simulant le meurtre de Cassidy. Ridiculement drôle, mais un peu longuet malheureusement, même si ça permet à Cassidy d’enfin recevoir le baiser qu’il attendait tant de Tulip – et que le trailer du Comic Con avait eu le bon goût de nous spoiler. Je suis heureux de voir que ce n’était que ça.

Jesse continue de se comporter comme le plus parfait des idiots dans cet épisode, en mentant à tout le monde sur ce qu’il a fait du Saint des Tueurs. Clairement, ça ne peut que lui revenir à la face plus tard.

De son côté, Denis trouve enfin quelqu’un pour traduire ce qu’il a à dire : il a une maladie cardiaque qui le tue et aimerait être transformé en vampire. Pas de bol, Cassidy refuse bien évidemment de faire ça à son fils. Tout au long de l’épisode, nous voyons des hommes nettoyer les rues de la Nouvelle-Orléans de ses bourrés, vivants ou morts : bien sûr, Cassidy finit à la morgue et se met à réfléchir à la demande de Denis en voyant le cadavre d’un vieil homme et sa famille en larmes. Oui, bon, vous la sentez venir la mort de Denis avant qu’il ne le rejoigne à temps ?

De retour à l’appartement où tous aimeraient dormir, Tulip se met à cauchemarder du Saint des Tueurs, persuadé qu’il est encore en vie. Sa nuit semble bien compliquée et entièrement construite de ce type de cauchemars et de faux éveils, histoire de nous faire croire qu’elle est vraiment en train de mourir. Merci bien. Au réveil, elle reproche bien sûr à Jesse d’être arrivé trop tard lors de l’épisode précédent. Quel beau couple ils forment dis donc !

Jesse, quant à lui, se rend interroger un homme qui proclame l’approche de la fin du monde. Cela intéresse Jesse, parce que de toute évidence, on y arrive.

Du côté de l’homme en blanc, Herr Starr, le voyage au Vietnam semble être un calvaire. Cela permet toutefois un flashback en 2004 où on le voit être recruté. Comme dans toute fraternité/secte qui se respecte, la religion y est importante et la nudité de rigueur au début de l’initiation. Les étapes sont marrantes, mais elles aussi trop longues, comme l’on connaît déjà le vainqueur des épreuves, de même que l’avant-dernier que l’on voit venir à des kilomètres (et la dernière épreuve est tellement évidente !). Tout ceci permet d’arriver à des informations sur la secte, le Graal et la fin du monde.

Une fois au courant de toute la vérité sur l’organisation, Herr Starr en tue le dirigeant et prend sa place. Là aussi, je l’ai senti venir, mais bon. Dans le présent, Herr Starr tue tous les adorateurs du cochon volant grâce à l’eau empoisonnée du village et reçoit sa prochaine mission : aller s’occuper du cas de Jesse qui compromet la religion. Bien, parfait, on tient notre nouveau méchant et un cliffhanger beaucoup trop drôle.

Dommage, cet épisode n’a pas su s’ancrer dans les délires habituels et s’est contenté d’être bon. Il ne se passe franchement pas grand-chose et les scènes sont beaucoup trop lentes/longues. On est sur AMC, j’ai l’habitude, mais le début de saison était plus mouvementé que ça quand même et je suis pressé qu’on y revienne !

08.pngÉpisode 8 – Holes – 16/20
Mords-moi. Mords-moi. MORDS-MOI.

En Enfer, Eugène continue de s’amuser à jouer les caïds, cherchant à ne pas être trop gentil et à aller ainsi contre sa nature. La situation est intéressante et amusante, je trouve. Tous les prisonniers découvrent que les problèmes techniques connus en Enfer s’expliquent par la présence imprévue de quelqu’un qui ne mérite pas de se retrouver en Enfer. Eugène hésite mais ne se dénonce pas, ce qui n’empêche pas Hitler de constater la vérité.

C’est con, surtout que tout le monde se la joue innocent de manière à quitter l’Enfer au plus vite, permettant quelques bonnes blagues qui n’en sont pas vraiment. Hitler s’amuse donc à torturer Eugène pour lui faire avouer qu’il n’a rien à faire en Enfer. Malheureusement pour Eugene, les habitudes ont la vie dure et il s’avère effectivement gentil, ce qui l’envoie au trou… L’Enfer, en pire.

Il se retrouve donc avec Tracy, mais cette fois-ci l’issue est différente avec une Tracy amoureuse de lui juste assez longtemps pour qu’il soit heureux. Ensuite, Jesse débarque, embrasse Tracy et les choses vont encore plus loin entre ces deux-là, poussant Eugene au suicide. Tu parles d’un Enfer (même si c’est vrai que la tronche de Jesse quand il jouit est parfaitement infernale).

Une fois encore, j’ai adoré cette partie de l’intrigue, très réussie et à l’esthétique au top. Certes l’Enfer n’est pas aussi flippant qu’il devrait l’être (je trouve perso que la réalité d’Eugene est pire que son Enfer), mais comme nous le voyons à travers Eugene qui n’a rien à faire là, ce ne peut pas être surprenant.

L’épisode prend ensuite le temps de revenir sur le duo Cassidy/Denis. En 1946, nous suivons Cassidy devenir papa et être sacrément joyeux de la situation, au point de chanter une berceuse à son fils. De retour dans le présent, la situation offre un fort contraste avec un Cassidy qui veille comme il peut sur Denis, refusant toujours de le transformer en vampire. Il était mignon de voir Cassidy se comporter en papa. Il finit par hésiter et appeler, probablement son créateur, pour qu’on arrive à le convaincre de ne pas transformer Denis.

Je suis assez sceptique sur cette intrigue, je ne sais pas ce que j’ai envie de voir. Une chose est sûre, ils ont fait traîner autant que possible. La fin semble suggérer que Denis devrait obtenir ce qu’il veut la semaine prochaine.

Tulip continue de ne pas dormir et elle tente de convaincre Cassidy de sortir en ville avec lui. Il lui conseille de parler de ses problèmes à Jesse, mais elle refuse. Autant dire tout de suite que leur couple ne fait pas rêver du tout. C’en est au point où ils m’ont fait décrocher de l’épisode quand ils se rendent faire les courses ensemble, mais le besoin de frigo était une jolie pirouette scénaristique, je trouve.

Toujours angoissée, Tulip se décide en effet à tout réparer dans l’appartement… et les appartements adjacents. Or, dans un appartement adjacent à celui de Denis, les hommes du Graal observent l’appartement. Ils semblent vivre une journée de travail tout à fait normal, ce qui était plutôt marrant et permettait de valider un point du Bingo Séries grâce aux céréales Boo berry, tout en maintenant du suspense par rapport à Tulip se rapprochant inévitablement d’eux.

Elle finit par rencontrer la femme, qui joue bien sûr un rôle et réussit à s’en faire une amie de la manière la plus perchée possible. Là encore, ça traîne, mais agréablement. On sent que les choses se mettent peu à peu en place. Concernant Tulip, si sa relation avec Jesse est ennuyeuse, tout le reste fonctionne à merveille je trouve, de son traumatisme à son « amitié » avec Cassidy.

Pendant tout l’épisode, Jesse tente quant à lui de retrouver Dieu à partir de la vidéo d’audition de l’acteur ayant joué le rôle de Dieu. Ce n’est pas passionnant, mais c’est marrant, surtout du côté des deux techniciens qui ont un rôle cliché, mais drôle. Ils finissent par détruire le DVD qui avait bien une réponse sur lui, puisqu’il appartenait à Grail Industries… Oui, oui, les mêmes qui ont pour but de tuer Jesse.

Bref, nous ne retrouvons pas Herr Starr cette semaine et c’est dommage car l’impression d’ensemble qui se dégage de l’épisode est que les choses traînent pour mener à un final explosif. L’ambiance de folie, notamment côté musique, des premiers épisodes me manque, mais je ne peux pas dire non plus que je m’ennuie. Disons que je me laisse porter, alors que je préférais être transporté d’élan de joie !

09Épisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

Capture d'écran 2017-08-22 17.07.10.pngÉpisode 10 – Dirty Little Secrets – 15/20
Are you blind, boy ? Would you like to be ?

C’est parti pour un épisode que j’ai commencé en pensant que c’était une fin de saison alors que non, la saison faisant en fait 13 épisodes. En plus, je l’ai vu dans les pires et meilleures conditions à la fois : le soleil a enfin décidé de se pointer en région parisienne après un bon mois (d’Août) d’absence, alors je bronze sur la terrasse. Ce n’est pas idéal pour regarder une série, mais qu’est-ce que c’est agréable un bain de soleil.

Cet épisode commence très fort, c’est le cas de le dire pour mes oreilles puisque j’ai bien sûr mes écouteurs, avec un couple en train de faire l’amour. Ca y va et y va, et l’on apprend finalement qu’il s’agit de Jésus. Oh, mais oui, nous ne sommes pas à un blasphème prêt dans cette série et c’est parfaitement le genre de scènes osées qui ne me surprend pas de cette saison.

Herr Starr continue de discuter tranquillement avec Jesse, ce qui implique un peu de menace au barman trop curieux, et la livraison d’informations sur The Grail et la fameuse vidéo d’audition du faux Dieu. Oh, Jesse s’énerve aussi, mais Herr Starr est de toute façon dans la même merde que lui à rechercher Dieu. Ni l’un ni l’autre ne se font confiance, mais ils font malgré tout équipe ensemble dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour retrouver Dieu.

Ils se rendent surtout au QG de l’organisation où Jesse rencontre en toute tranquillité le Pape, rien que ça. L’avantage, c’est qu’il obtient tout plein d’informations : un groupe d’anges se serait rebellé contre lui… à moins qu’il ne soit juste embêté par sa création pourrie et n’ait décidé d’en créer une autre. Bref, personne ne sait où est Dieu, mais il est question d’un garçon qui pourrait assurer le rôle de Dieu. Un garçon ? Le messie, bien sûr.

On remonte à la naissance du fils de Jésus, donc, et au meurtre de sa femme pour protéger la lignée. Jesse se débrouille, avec Genesis, pour être amené au descendant de Jésus, bien sûr. Cela passe par un long voyage à travers le monde, histoire que Jesse soit incapable de le retrouver par lui-même.

C’est intéressant, car Jesse se soumet totalement à Humperdoo, le descendant du Christ, qui s’il est saint, n’est pas sain d’esprit (bouuh le jeu de mot facile). Jesse utilise donc son pouvoir sur lui après s’être fait pisser dessus, ce qui n’est apparemment pas une très bonne idée et n’aide absolument pas à retrouver Dieu. Ce serait trop simple.

De son côté, Tulip continue ses cauchemars sur le Saint des Tueurs et ce n’est pas fou. Elle s’inquiète de l’absence de Jesse et demande des informations à un Cassidy trop occupé à s’envoyer à l’air avec des prostituées commandée pour Denis, le tout sur une chanson française, normal. Elle décide finalement de faire la cuisine, parce que c’est ce que fait Tulip dans chaque épisode, la place de la femme, tout ça tout ça ? Peu importe, vous me direz, l’intérêt de cette scène, c’est de continuer à la voir sympathiser avec sa voisine, « Jenny ».

Elle a l’excellente idée de lui raconter toute l’histoire de la saison en prenant le petit déjeuner avec elle. C’est merveilleux cette amitié sortie de nulle part qui suffit à manipuler totalement Tulip. Elles s’amusent aussi avec des jeux vidéos, c’est marrant mais pas si fou, surtout que Jenny fait l’erreur de raconter des infos que Tulip ne lui a jamais divulguées. Oh, oh. Elle s’en tire par une pirouette et grâce à l’aide de son collègue qui interprète « Rodney », l’ex bourré et menaçant.

Quant à Cassidy et Denis, ils s’amusent bien dans cet épisode, mais Denis a dû mal à contrôler son appétit de sang. C’est le principe d’un vampire après tout.

Comme d’habitude donc, cet épisode ralentit le rythme et n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais cette fois au moins, on a quelques informations qui font avancer la quête de Jesse. Finalement, pour une fois, c’est Cassidy qui s’avère le moins intéressant, et de loin.

Les cliffhangers révèlent que le Grail cherche à séparer Tulip, Cassidy et Jesse, ce que Jenny réussit plutôt bien à faire pour le moment. Affaire à suive, je pense, surtout que Tulip est en train de comprendre que le Saint des Tueurs est encore en vie. Ils révèlent aussi le plan de Herr Starr qui est, depuis le début, de suggérer à Jesse de jouer à Dieu, grâce à Genesis. C’est plutôt une bonne idée,mais Jesse n’apprécie pas trop le blasphème. Certes. J’espère qu’il ne verra jamais la série, du coup. Séparer Jesse de ses amis est donc une partie du plan pour s’assurer qu’il acceptera de jouer à Dieu. Cela fonctionne plutôt bien et c’était un épisode intéressant, à défaut d’être rythmé.

Capture d'écran 2017-08-29 14.02.28.pngÉpisode 11 – Back Doors – 13/20
I know were God is. We gotta go.

L’épisode commence par me faire espérer que le Saint des Tueurs est repêché de son marécage, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Non, nous repartons clairement dans un flashback sur la mythologie de la série. C’est ainsi Jessie qui est repêché du marécage dans lequel il est coulé, au fond d’une boîte, par sa mère ou belle-mère, au choix. Pas de bouffe, pas d’eau, juste un enfer comme ça. Mouais, je suis mitigé par cette nouvelle information sur le personnage. La fin d’épisode nous révèle que c’était finalement sa grand-mère qui le torturait, celle-ci s’appelant L’Angelle. On verra si ça a son importance.

Elle fait en tout cas le parallèle avec le Saint des Tueurs qui est effectivement repêché par Jesse et…Tulip. Le problème, c’est qu’il n’est plus dans le camion où il devrait pourtant être. Ce coup-là, on le doit bien sûr à Herr Starr, merci bien. Celui-ci recrute ses deux hommes de mains habituels en leur expliquant le plan de faire de Jesse le messie. Ils sont bien forcés d’approuver.

De retour dans l’appartement de Denis, tout le monde en veut à Jesse d’avoir menti. Tulip et Cassidy ont surtout peur de se faire rattraper par le Saint qui veut toujours les tuer après tout. Le trio décide donc de partir en voyage à Bimini et d’éviter de rester dans cet appartement. Le problème est que Jesse n’a toujours pas trouvé Dieu.

Cela dit, il révèle enfin la vérité aux deux autres à propos de Jésus. Nous passons donc de la joie de partir en vacances à l’énervement de Tulip de voir Jesse la dire égoïste. Hop, le plan d’Herr Starr fonctionne à merveille et l’engueulade devient vite générale. Jesse finit par avoir une révélation divine grâce au nouveau chien de Denis et laisse les deux autres complétement perdus. Enfin perdus… Tulip décide de détruire les armes que Jesse gardait avec Jenny. Cassidy doit lui gérer son fils qui propose de sauter Tulip, parce que c’est ce qu’on fait chez nous. Je ne sais pas si par « chez nous », il entend les français, mais on a franchement une super réputation quand même. Bon, après « saute la » est traduit par un gentil « take her », ça va.

La quête de Tulip n’est pas vraiment intéressante, avec des armes indestructibles qu’elle finit par envoyer à la poste. J’adore juste le personnage de Jenny qui m’a fait beaucoup rire avec ses marchandages.

Jesse comprend donc que Dieu est probablement un chien et qu’il s’est fait avoir lors d’un test à dire que Dieu n’était pas ce qu’il voulait. Il se retrouve chez Herr Starr à écouter ses prières à Dieu et celles de certains de ses proches, j’imagine. Ce n’est pas bien passionnant, mais c’est marrant, car ses prières finissent dans le cul d’Herr Starr, qui en voit décidément passer dans cette saison.

Enfin, en Enfer, Eugene est persuadé que celui qui ne mérite pas sa place sera torturé encore plus pour avoir menti, grâce à Hitler. Nous apprenons aussi que l’Enfer est en liaison avec le Saint des Tueurs et la Nouvelle-Orléans, ce qui est apparemment une bonne chose.

Eugene se débrouille pour assister de nouveau à la scène d’Enfer d’Hitler à Munich en 1919. Finalement, l’Enfer n’est pas son rendez-vous galant, mais le refus de son art par un expert (juif, bien sûr, et homosexuel, en plus). Ceci explique cela, j’imagine. Ce n’est que le début des ennuis, car il se ridiculise ensuite devant Elsa qui le largue pour un réparateur de vélo. Sa haine se canalise finalement autour d’un gâteau. C’est une jolie scène d’Enfer inventée là, mais décidément l’Enfer est loin de ce que l’imaginaire collectif en fait habituellement.

Bon, Hitler en revanche, je ne peux pas en dire autant, surtout quand il s’énerve. Il finit par organiser une évasion pour Eugene, évasion qui se traduit par un plongeon dans le gouffre censé les torturer encore plus.

L’ennui était grand devant cet épisode, il est dur de ne pas être déçu par cette seconde partie de saison. Heureusement, la fin d’épisode nous libère le Saint des Tueurs. S’il est aussi cool qu’il y a dix épisodes, on devrait donc enfin pouvoir se réveiller la semaine prochaine. Il serait temps.

10Épisode 12 – On Your Knees – 14/20
What more do you have to lose ?

J’ai lancé l’épisode avec le suspens de savoir si ça va enfin s’améliorer cette semaine, malheureusement, ça n’a pas été le cas, avec un Preacher qui nous a servi son couplet traditionnel, sans moment vraiment jouissif.

De retour dans le trou mais avec Hitler cette fois, Eugene tente de résister à son Enfer qui est cette fois dépourvu de Jesse. C’est rigolo avec une Tracy qui se suicide en boucle, mais il finit par y arriver assez vite. Le problème, c’est qu’une fois qu’il a réussi à dire ses quatre vérités à Tracy, il découvre que son Enfer ne s’arrête pas à elle. Il reste la mascotte qui l’a violé, puis son père qui l’accuse d’avoir ruiné la vie de sa mère.

Ce n’est pas si facile de s’échapper de l’Enfer, en fait, et la scène est un chouilla trop longue, même si les apartés d’Hitler aident à apporter un peu d’humour. Une fois la situation avec son père réglée beaucoup trop vite pour l’Enfer mais beaucoup trop lentement pour la série, Hitler et Eugene parviennent à s’enfuir et disparaissent du trou.

En flashback, nous voyons le Saint des Tueurs être coulé par Jesse et s’énerver au fond de son marécage. Il s’énerve pendant pas moins d’une semaine sur la porte du camion blindé.

Grâce à un flashback dans le flashback, nous apprenons aussi que ce marécage n’est pas un lieu inconnu pour lui, puisque c’est là qu’il a été baptisé. Quelques années plus tard, il savoure un pique-nique avec sa fille et sa femme. OK, c’est a priori parfaitement inutile, je me demande s’ils y trouveront un intérêt quelconque, hormis nous justifier son Enfer de la saison 1.

Sans surprise, le Saint des Tueurs est secouru par des membres du Graal, qui font exprès de couler un autre camion de la compagnie. C’est quand même se donner beaucoup de mal : quel intérêt de remplacer le camion ?

Et en même temps, quel intérêt de nous montrer tout ça en flashback quand nous avions déjà toutes les pièces du puzzle la semaine dernière ? Le voici donc libéré après un quart d’épisode un peu inutile, mais sympathique malgré tout.

À la Nouvelle-Orléans, Jesse déprime d’être passé à côté de Dieu. À l’appartement dont j’espère de plus en plus la destruction car le roadtrip leur allait mieux, Cassidy surprend Denis en train de fouiller sa chambre, à la recherche de son chien qu’il garde secret. Il s’engueule ensuite avec Tulip, à propos de Jesse, bien sûr, tout en zieutant sa gorge avec beaucoup d’intérêt. Jesse revient à l’appartement quelques minutes avant que le Saint n’y débarque. Tulip tente de l’arrêter, mais elle est rapidement mise K.O – heureusement (bizarrement) pas tuée.

Le Saint s’aventure donc dans l’appartement pour tuer Jesse, toujours en possession de Genesis. C’est maintenant que nous découvrons l’existence d’un balcon sur lequel Cassidy et Jesse bavardent tranquillement pendant que le Saint met K.O Denis, puis Cassidy. C’est reparti pour une scène d’action un peu plus à la hauteur, mais manquant encore d’une B.O sympathique. On s’améliore en rythme et en action, en tout cas.

Le tout est observé par les membres du Graal, à qui il ne manque que des popcorns, clairement. Le problème de ce combat est qu’il perturbe leurs caméras, que Tulip ne devrait pas tarder à découvrir si elle continue à être aussi observatrice qu’auparavant.

Le Saint, William, réussit à piéger Jesse et le mettre à genoux. Il est à deux doigts d’y passer, mais il est arrêté au dernier moment par la nana qui gère l’Enfer, rien que ça. Elle lui promet de l’emmener au Paradis.

Voilà, c’est tout pour l’action. Tulip et Cassidy sont amenés à l’hôpital en ambulance, ou en tout cas c’est ce que Jesse pense. En vérité, ils sont rapportés dans le bureau d’Herr Starr, qui veut discuter avec eux de la marche à suivre.

Notre trio se retrouve ensuite dans un fast food et c’est cool de les y retrouver, mais ça ne sauve pas le rythme de l’épisode auquel il manque toujours quelque chose. Jesse leur avoue qu’il considère de devenir le Messie comme le souhaite Herr Starr. Cassidy n’est pas trop fan de l’idée, Tulip, comme à son habitude, les laisse débattre sans dire ce qu’elle pense. Elle finit par déclarer son amour à Jesse (mais comment ? Pourquoi ?) mais remarque surtout qu’il n’a rien à leur faire faire.

Pendant ce temps, au Vatican, le Pape déclare que Dieu s’est fait la malle (bon, en anglais, bonjour la crédibilité) et qu’il leur reste l’espoir d’attendre Jésus. Cela tombe bien, puis que Jesse se rend auprès d’Herr Starr pour jouer les Messies.

Et William est ramené en Enfer, où Hitler et Eugene s’échappent par les bouches d’aération, avec un aperçu de l’Enfer de chacun. Mouais. J’espère que ça bougera un peu plus pour la fin de saison la semaine prochaine, quand même.

13.pngÉpisode 13 – The End of the Road – 16/20
Spoken like a true messiah.

Nous les avons tellement peu vus sur la route finalement (alors que pourtant c’était ce qui fonctionnait le mieux dans la série) que ce titre d’épisode me paraît drôlement mal choisi, mais bon, c’est parti pour une fin de saison que j’espère meilleure.

Cela commence par un flashback sur l’adolescence de Jesse, pas franchement intéressante : sur le bord d’une route, il fait payer le parking de tous les gens se rendant chez l’Angelle. OK. Il en profite pour voler quelques portefeuilles, tuer une poule et se faire racketter son propre argent par un mystérieux homme dont on ne voit que les tatouages.

Malheureux, le petit Jesse se rend ensuite dans une villa pour négocier qu’on lui tire les cartes. En échange, il donne la cadavre de la poule qu’il vient de tuer de colère. Euké. Comme toujours, cette intro dure près de huit minutes, mais pour un final, c’est drôlement long.

Si on en revient au présent, Jesse accepte donc de devenir le messie et commence dans une classe d’enfants. Celle-ci se fait attaquer, ce qui pousse Jesse à utiliser son pouvoir plus vite que prévu. Le problème, c’est que son pouvoir semble cassé. Il s’en tire donc avec une petite scène de combat avec une bonne BO, cette fois clairement inspirée par les Gardiens de la Galaxie puisque la chanson utilisée en est extraite. C’est un peu abusé quand même.

Jesse et Herr Starr se rendent ensuite à Los Angeles pour se faire interviewer par Jimmy Kimmel. Oui, ça leur prend tout l’épisode.

À la Nouvelle-Orléans, Cassidy s’ennuie maintenant que Jesse est parti joué les Messies. En fait, c’est une telle épave que son T-shirt se confond limite avec le papier peint. C’est dire s’il est délavé lui-même ! Cassidy se trouve une nouvelle mission dans la vie : surveiller son fils. En effet, Denis semble s’abreuver de ce que les vampires font de pire pour s’inspirer.

Pendant ce temps, les hommes du Graal débarrassent le plancher et Tulip fait quelques courses pour partir en vacances à Bimini avec Cassidy. Tulip qui fait les courses marque un nouveau point d’ennui extrême dans la série, même si la fin de la scène possède un bon humour.

De retour à l’appartement, elle se donne complétement à Cassidy qui n’ose pas trop, surpris par ce revirement de situation. Comme Cassidy se drogue et comme la situation est bien trop énorme pour être crédible, je n’ai pas été surpris de voir Cassidy sortir ses crocs et arracher la gorge de Tulip. Il ne s’agissait que d’une hallucination.

Au moment de charger la voiture pour partir, Tulip découvre la caméra des hommes de Starr et ça ne lui plaît pas franchement, surtout qu’elle, comme Cassidy, se sont masturbés dans le salon. OK, information utile du jour.

Peu après, Tulip abandonne l’idée de se battre et retourne charger la voiture, alors que Denis s’amuse avec la lingerie de Tulip volée par Cassidy. Inquiet de ne pas réussir à se maîtriser si son fils continue de le tenter sur la voie du mal, Cassidy décide de… tuer son fils. Voilà qui est fait. Pauvre Denis. Bon, il faut dire qu’il fait partie des éléments qui ont ralenti cette saison, mais c’est triste un peu.

Triste, mais pas autant que Tulip qui retourne dire au revoir à Jenny et comprend qu’elle est celle qui l’espionnait depuis le début. La confrontation entre les deux est géniale, jusqu’à ce que Tulip tente d’envoyer un tournevis dans la face de sa meilleure amie qui lui tire dessus.

Eugene et Hitler continuent de s’enfuir des Enfers, réussissant à sortir des tunnels pour atterrir sur les rives d’un lac, mythologie oblige. Hitler indique à Eugène la marche à suivre pour revenir à la vie, mais ça me paraît un peu gros tout ça : il a toutes les informations et renonce à sa liberté. Eugène finit par sympathiser avec Charon en attendant sa barque, mais Charon se fait tuer par la superintendante des Enfers.

Par chance, Hitler est encore dans les parages et assomme la super intendante, permettant à Eugène de s’évader. Ce dernier souhaite désormais qu’Hitler vienne avec lui, décidant qu’il ne mérite plus sa place en Enfer. Difficile de ne pas être d’accord tant ils ont rendu le personnage sympathique tout au long de la saison. Il n’y a pas idée franchement !

C’est sans trop de surprise qu’une fois de retour sur Terre, Hitler se barre en courant et poursuit son évasion, se faisant renverser et redevenant le monstre qu’il est censé être.

La fin de saison se réveille enfin dans ses dernières minutes. Apprenant ce qu’il vient d’arriver à Tulip, Jesse se précipite à l’appartement. Herr Starr fait annuler l’ambulance et Jesse ne peut rien faire pour la sauver, surtout que Genesis ne fonctionne plus. Cassidy décide de transformer Tulip en vampire, mais comme ce n’est jamais ce qu’elle a voulu, Jesse l’en empêche.

Le plus horrible est encore qu’aucun des deux ne sait ce qui est arrivé à Tulip. Jesse a malgré tout la solution après la mort de Tulip : il emmène son cadavre auprès de l’Angelle.

Quant à Dieu, il observe tout ça… au sein d’une tête de chien décapité dans une chambre d’hôtel. Pas rassurant.

L’épisode était sacrement lent mais laisse sur d’excellents cliffhangers qui me donnent envie de revenir. C’est frustrant.

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EN BREF – Cette saison a démarré sur les chapeaux de roue… et s’est finalement accidentée contre un mur qui a ralenti le rythme et retiré une grosse partie de l’intérêt de la série. Heureusement, je suis désormais attaché au trio principal, parce que sinon, la saison n’aurait pas eu les mêmes notes. C’est parce que j’attendais désespérément qu’elle reparte de plus belle que j’ai parfois été gentil dans mes notes. Je sais ce que peut parfois proposer Preacher alors je reste motivé et optimiste.

Finalement, il s’est passé beaucoup de choses en début de saison avant que le rythme ne ralentisse, mais même une fois à vitesse d’escargot, la série a continué d’introduire beaucoup de choses. Son épisode final était un peu lent à consacrer un acte par intrigue, mais il a l’avantage de relancer l’intrigue pour une saison 3. Si celle-ci n’est pas officiellement confirmée, elle verra probablement le jour après un tel cliffhanger et sachant que les lieux de tournages sont déjà en train d’être réservés.

Je serais là, clairement, car je suis intrigué par la résurrection à venir de Tulip et la chasse à l’homme d’Hitler. En plus, j’espère toujours des retrouvailles Eugène/Jesse à un moment. Et puis, je n’ai pas tenu deux ans pour m’arrêter en si bon chemin !

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Challenge Week-end en Séries n°2

Bonjour à tous !

Souvenez-vous, en mars dernier, par hasard du calendrier le jour même de la sortie de 13 Reasons Why, l’ami Ludo et moi-même vous avions proposé de passer le week-end à vous empiffrer de séries. On avait appelé ça le Week-end en séries, c’était un challenge, et ça vous avait plutôt bien plu. Comme nous aussi ça nous a plu et que l’article sur 13 Reasons Why m’a même cassé les stats du blog, victime de son succès, on s’est dit qu’il était plus que logique de remettre ça ! Cette fois, on prévient un peu avant, ce n’est donc pas pour ce WE, mais pour le 7 juillet. Oui, oui, le jour de la sortie du prochain Bingo Séries, j’aime bien me simplifier la vie (non).

Bon allez, cette introduction n’en finit pas (je suis un spécialiste de la chose), mais passons plutôt aux choses sérieuses, car il y a des nouveautés pour cette nouvelle édition du Week-end en séries (on garde le #WESeries sur les réseaux sociaux, en revanche 😉).

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Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes d’épisodes de séries que vous n’avez jamais vus entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc assez simple et totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air) ».

Le type fait genre c’est un nouvel article, mais il copie/colle tout ce qu’il a écrit en mars, t’sais !

Comme annoncé plus haut, le challenge commencera cette fois-ci le 7 juillet et durera jusqu’au 9, à minuit.

On espère qu’on sera un peu plus nombreux, parce qu’on prévient à l’avance pour moins prendre au dépourvu, et parce que, eh, en juillet, y en a qui commencent à être en vacances ! Cela dit, on était très content de notre petit groupe de la première édition, ça s’était super bien passé et on a vraiment pu tous se suivre et se motiver !

Comme la dernière fois, on s’est dit que tout le monde n’était pas sériephile de la même manière (et surtout que tout le monde n’avait pas le même week-end), alors on vous propose plusieurs niveaux (il y en a désormais quatre).

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Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit, un nombre revu à la baisse par rapport à l’édition précédente. Cela représente désormais 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou 8h30 minutes (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Papillonnez autant que vous le pouvez, une comédie légère comme Life in Pieces le matin, et un ou deux épisodes d’un drama, type Colony le soir, par exemple ! Vous pouvez aussi faire confiance à votre télévision : vous êtes sûrs de tomber sur Les Experts grâce à TF1, sur NCIS : New Orleans le samedi soir sur M6 ou sur Chicago Fire sur CStar le dimanche. Bref, il y aura de quoi faire à la télé aussi 😉 !

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir regarder cinq épisodes en dehors de chez vous, au grand air. Comme pour le brevet et le BAC, la mention, ça sert surtout à faire plaisir à son égo, mais eh, c’est la classe, non ?

Le moyen : 720 minutes ! Oui, ce niveau aussi a été simplifié parce qu’on le trouvait un peu trop proche du difficile avant. Alors, vous avez toujours du vendredi 19h au dimanche minuit pour regarder ces 12h de séries (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez, mais y a un mais (ils ne savent pas ce qu’on pense d’eux en bas, ils ne savent pas qu’ici c’est nous les rooooois) : les formats courts (moins de 40 minutes) ne sont pas comptabilisés. Méfiez-vous donc de la longueur des épisodes (Netflix a tendance à réserver quelques surprises dans ses séries au temps variable).

Je vous conseille : de choisir deux saisons assez courtes pour pouvoir tenir. Je continue de conseiller Secret City à qui veut bien l’entendre, mais dans un tout autre style, The Magicians ou Lucifer peuvent très bien faire l’affaire.

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en regardant 9 épisodes à l’extérieur, et on en reparle !

Le difficile : Hop, on reprend cette fois le niveau tel qu’il était il y a trois mois déjà. Il faut donc voir 880 minutes de séries pour le valider. Cela représente 14h50 de séries, donc environ une saison de 22 épisodes de 40 min. Cela représente toujours un tiers du temps alloué au challenge, ce qui vous laisse largement l’occasion de manger et dormir, et même de sortir. Pour rappel, la dernière fois, j’ai validé ce niveau en passant 24h loin de chez moi, donc c’est largement possible avec un peu de motivation (et d’organisation). Pour réussir ce niveau, il faut aussi regarder 8 épisodes de la même série, mais il n’y a plus de restrictions sur le format, donc vous êtes libres de regarder ce que vous voulez.

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment. Personnellement, je vais tenter de profiter du challenge pour regarder les DVDs de la saison 1 de 24h chrono que Ludo m’a offert il y a quasiment un mois déjà ! Je ne pense pas avoir l’occasion de me les enchaîner pour de vrai et en non-stop, mais je trouve ça plus cool de les voir sur une période de temps la plus ramassée possible, tant qu’à faire. Ouais, j’envisage plus ou moins de switcher quelque chose dans mon challenge par 24 si j’aime bien, mais en même temps y a tellement de saisons que c’est sûrement une mauvaise idée ! On verra ce qu’il en sera.

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentons donc de regarder 11 épisodes dehors pour obtenir la mention défi ! (Je ne sais pas encore la météo, mais je ne suis pas sûr de le faire, j’avoue, parce que ce n’est pas pratique avec les DVDs !)

Le niveau ultime : Eh ouais, on est des fous, on ne s’arrête pas en si bon chemin ! Lors du dernier challenge, le plus haut score était à 994 minutes… Si proche des 1000 que nous proposons donc 1040 minutes ! Cela correspond à 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !), franchement, on n’est plus à ça prêt… Et pour le valider, il faut aussi voir 10 épisodes de la même série, dans le genre et le format de votre souhait.

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix avec 13 épisodes, que ce soit du Daredevil ou du 13 Reasons Why. Une le vendredi/samedi, une le dimanche, en n’oubliant pas de se faire une bonne grosse pause le samedi ! Comme dans toutes les activités, l’excès est dangereux, donc n’oubliez pas de mangerbouger.fr comme ils le disent si bien… 😉 Oh, et n’oublions pas que les séries françaises ou espagnoles ont généralement des épisodes plus longs, ça peut aider !

Vous trouvez ça trop simple ? Mais qui êtes-vous ? On vous a séquestré quand vous étiez enfants ? Vous êtes encore pris en otage ? Non ? Bon, OK, c’est votre droit de trouver ça simple, mais du coup, vous pouvez pimenter la chose avec le défi de regarder au moins 13 épisodes dehors ! Espérons un temps qui permette de regarder ses épisodes à la belle étoile !

ET VOILÀ ! Vous aurez compris que je vise le difficile et que, si j’en ai l’occasion, je tenterais peut-être le niveau ultime, possiblement en continuant Iron Fist dont j’ai un peu tout oublié en trois mois…

Pourquoi copie

Si comme les survivants de Wrecked, tout ça vous épuise d’avance, je me permets de vous redonner mes 13 raisons pour lesquelles je vous enregistre des cassettes invite à participer à ce challenge… et elles n’ont pas changé !

Déjà, ce challenge on le fait par plaisir parce qu’on aime les séries, parce qu’on en a marre d’avoir une liste de séries à voir longue comme le bras sans jamais s’en occuper ou parce qu’on va le faire entre amis. Bref, l’idée est de se faire plaisir et ça ne changera jamais.

En revanche, et le premier Week-end en séries nous l’a confirmé, c’est également pour partager entre sériephiles ! Puisqu’on vous invite à commenter votre challenge sur Facebook (c’est par ici) et Twitter (#WESeries), vous êtes sûrs de croiser virtuellement d’autres sériephiles comme vous ! C’est toujours dans la bonne humeur que tout se passe et, pour ceux qui font le bingo, vous ne serez pas perdu. C’est la même ambiance… mon côté chiant en moins, puisque c’est à vous de calculer votre temps !

Le bingo ? OUI, comme je le disais plus haut, il commencera le 7 malgré tout et avec autant d’épisodes d’un coup, je ne doute pas qu’il ne fera pas long feu chez certains… Y participer pourra peut-être vous divertir encore plus !

Comme la dernière fois, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec ! Nous, ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les cinglés, et comme la dernière fois, j’essaierai de faire un bilan des résultats de chacun.

Et comme je disais la dernière fois, « surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

Sérieux, il fait que des copier-coller de ces anciens articles le type !

RDV le 7 juillet !

 

The Mist (S01)

Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 1, désormais disponible sur Netflix, après visionnage. La série a été annulée le 28 septembre et ne connaîtra pas de fin, s’achevant sur un cliffhanger.


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Pour commencer, je ne suis pas certain que ce soit un bon plan d’entamer une énième série, surtout inspirée par une nouvelle de Stephen King qu’il me semble avoir lu il y a fort longtemps et dont je ne me souviens pas bien. Non, je ne suis pas certain, mais comme d’habitude, il y a un truc ou deux pour me donner envie de commencer.

Enfin, là, la seule vraie raison, c’est que c’est l’été et que ça semble être la série parfaite pour de chaudes nuits d’été. Vous remarquerez si vous suivez le blog que je dis ça de pas mal de séries, mais force est de constater que c’est une mode cette ambiance un peu moite pour l’été, et ça me va très bien depuis True Blood. La diffusion a commencé vendredi soir et j’ai donc regardé ce pilote au beau milieu de la nuit, parce que j’ai retrouvé ma connexion WiFi alors pourquoi pas ?! J’ai vu que trois épisodes étaient déjà dispos, mais je vais suivre la diffusion américaine quand même parce que la flemme de devoir attendre le 15 juillet pour la suite sinon.

Si j’ai lu la nouvelle, je n’ai jamais vu le film et je ne sais plus trop comment ça finit. Je sais que le film avait proposé une fin différente, en plus, et que les scénaristes de la série ont eux aussi décidé d’adapter l’œuvre de Stephen King à leur sauce. J’espère qu’ils ne perdront pas pour autant le côté huis-clos qui m’attirent toujours beaucoup trop simplement !

Note moyenne de la saison : 12/20

01Épisode 1 – Pilot – 18/20
You don’t understand. It’s coming! It’s coming!

Ouh que c’est dégueulasse dès le début, avec un épisode qui commence par une araignée sur le visage qui n’est pas sans me rappeler l’introduction de Westworld. Loin du synopsis que j’en ai fait, cette série débute donc sur un soldat qui se réveille amnésique et se fait surprendre par la fameuse brume. De manière hyper logique, notre bon soldat, Bryan, se précipite dans la brume, ce qui est une idée débile (qu’il ne sera malheureusement pas le seul à avoir). Il découvre le cadavre de son chien (enfin il espérait que ce soit le sien) étripé et décapité, ça met dans le ton.

Le lendemain, on se retrouve à suivre la vie d’Eve, une prof tout ce qu’il y a de plus classique qui se fait virer pour avoir parlé sexualité à sa classe de lycéens. Que c’est beau. On découvre sa famille et il est assez rapidement évident que celle-ci fera partie des gens pour lesquels on flippera qu’il arrive quoique ce soit une fois la brume arrivée. Au match de foot du coin, la fille d’Eve, Alex, retrouve son meilleur ami gay bi très cliché, Adrian, et le mec qui la fait fantasmer, Jay, qui l’invite à une soirée ou Eve refuse qu’elle aille. La vie banale d’une petite bourgade, donc, aux antipodes de l’histoire fantastique pour laquelle j’ai voulu regarder. C’était surprenant, mais ça permet de mieux connaître les personnages.

Pendant ce temps, une femme est agressée dans une grange et s’en prend violemment à son agresseur, le plantant avec une fourche (joli point du Bingo pour ceux qui ne l’auraient pas encore). Il faut aussi noter une forte insistance sur la présence d’insectes à l’approche de la brume, ça ne dit rien qui vaille.

L’épisode nous introduit bien les personnages en parallèle les uns des autres. Bryan arrive au commissariat de la ville, Bridgeville, à temps pour prévenir les autorités, mais il est tellement peu cohérent qu’il se fait enfermer. La femme à la fourche, elle, débarque en ville aussi, dans la maison d’une vieille dame où elle a planqué du fric et un passeport. Devinez où elle finit ? Oui, au commissariat de la ville.

Toujours pendant ce temps, le père d’Alex, Kevin, lui permet d’aller à une soirée, malgré l’avis d’Eve, où elle se met à boire avec son crush… et finit violée par celui-ci. C’est con, Jay paraissait tellement mignon et gentil, et ce n’est qu’un violeur. La série parvient au moins à surprendre de ce côté-là, avec une intrigue qui n’a rien à voir avec ce pour quoi je suis venu. C’est presque redondant après 13 Reasons Why, mais ça fonctionne bien.

L’épisode installe son suspense et beaucoup d’intrigues secondaires, tout en annonçant l’arrivée de la brume avec beaucoup d’insistance et de clins d’œil apocalyptiques. Ce sont les voisins d’Eve, un couple d’anciens, qui permet de mieux sentir arriver la brume. Ils semblaient assez malins pour s’en sortir vivants, mais ces idiots sortent malgré tout dans le nuage de fumée épais. Hop, le petit vieux se fait tirer dessus par un homme en pleine hallucination qui se suicide ensuite. Pendant ce temps, on a un flic qui se fait bouffer par des insectes et Kevin qui se trouve à tenter de libérer les prisonniers du commissariat.

Alex se retrouve à son tour dans la brume qui arrive sur elle de manière bien rapide et peu naturelle. Cela dit, il est assez clair que ce brouillard est peu naturel, lui aussi, même si on est loin des monstres suggérés par la bande-annonce et le synopsis. Il ne faut pas longtemps pour qu’Alex retrouve sa mère dans le centre commercial, mais elle a quand même eu le temps de voir un type mort. Elle a beau prévenir que la brume est dangereuse, on ne l’écoute pas, ce qui mène à une mort supplémentaire bien dégueulasse (mais aux effets spéciaux ratés).

La fin d’épisode est brutale : Alex découvre que Jay est dans le même centre commercial qu’elle, Kevin se fait attaquer par le flic bouffé par les insectes qui finit le crâne explosé par la prisonnière libérée, la vieille femme se retrouve enfermée à l’église.

En 47 minutes, ce pilot nous introduit donc beaucoup d’intrigues qui justifient largement un traitement en dix épisodes, ce qui ne paraissait pas si évident vu l’histoire de base. Le mystère est présent, palpable et si je le trouvais un peu long à mettre l’intrigue de la brume en place, force est de constater qu’avec ses dix dernières minutes, l’épisode parvient à cartonner. C’est un excellent début, tout simplement, et je suis pressé de découvrir la suite la semaine prochaine après ce cliffhanger réussi !

02.pngÉpisode 2 – Withdrawal – 17/20
It’s another body.

C’est repar… ah non, attendez, y a ce putain de livreur que j’ai attendu toute la matinée qui est là. Oui, donc, c’est reparti pour un épisode. On est tout de suite de retour dans l’ambiance Mistérieuse (ce jeu de mot merdique) avec les personnages du commissariat qui cherchent à comprendre ce qu’il se passe en étudiant le corps du flic, ce qui permet un ou deux plans bien gore.

Ils décident de s’enfuir du commissariat avec une des voitures de police, ce qui semble une bien mauvaise idée, surtout quand Kevin balance les clés (certes rattrapées au vol allez savoir comment) pour aider Adrian à se relever parce qu’il est tombé dans les escaliers. Merci le boulet. Avant cela, nous avons vu Mia se droguer et c’est donc super rassurant de la voir conduire.

Quelqu’un essaye de leur voler la voiture et sans surprise, Mia s’enfuit et leur fait avoir un accident. Hop, les voilà perdu dans le brouillard.

Pendant ce temps, le chef Heisel a renversé un animal sur la route, bien sûr et se retrouve à l’église où Nat est encore en état de choc suite à la mort de son mari. Après leur accident de voiture, les rescapés du commissariat se retrouvent évidemment à l’église, grâce à la cloche de celle-ci. Bon, c’est un peu gros comme situation, mais le coup de la cloche explique logiquement comment eux s’y retrouvent, par rapport à Connor Heisel (vous sentez comme je retiens les noms au fur et à mesure).

Mia se fait menotter en moins de dix secondes (après avoir halluciné la présence de son amie morte) et Connor perd un peu la face. Je pensais qu’on garderait la séparation des personnages un peu plus longtemps, du coup, ce rythme me surprend et est plutôt bénéfique pour la série. Oui, il y a des défauts, mais dans l’ensemble, je suis plutôt heureux du rendu et bien pris dans l’ambiance et le suspense.

Mia et le soldat continue de sympathiser (il l’a vu se droguer), Kevin parle un peu avec sa voisine… Je crois bien que l’action est passée dans cette intrigue, on n’aura rien de bien intéressant à se mettre sous la dent à partir de là. Du coup, changeons de groupe si vous le voulez bien !

Au centre commercial, le gérant décide de fermer les portes, ce qui paraît effectivement être une bonne idée. J’ai eu la bonne surprise de reconnaître Eric Knudsen parmi les figurants (Continuum, 12 Monkeys, même si je n’ai pas encore vu cette dernière). J’espère donc, vu que c’est un acteur quand même assez connu, que son rôle sera développé par la suite. Il y a d’abord de faux suspens autour des portes qu’Eve et Alex veulent fermer avec l’aide de Kimmi.

On découvre donc un peu les personnages du centre commercial et c’est de ce côté que ça avance le plus sur les mystères : un autre corps est découvert, puis un autre. Le dernier a toutefois décidé d’écrire quelque chose avec son sang, mais personne n’est vraiment d’accord sur quoi. Bien sûr, ils ont découvert tout ça grâce au seul drone présent dans le centre commercial et celui-ci reste coincé.

De manière tout aussi logique, le téléphone satellite permettant de contacter le monde extérieur est dans le couloir du centre commercial pollué par la brume. Une grande loterie est organisée pour décider qui ira passer le coup de téléphone et c’est bien évidemment Eve qui est tirée au sort. Bon, la série ne se donne pas vraiment la peine d’essayer d’être surprenante sur ce genre de détails, mais la suite est heureusement meilleure.

En effet, Eve se rend bien dans le couloir, mais avec Clint, qui se porte volontaire. Clint ? Un figurant jusque-là, qui semble se découvrir du courage, contre l’avis de sa copine. Bref, la victime parfaite parce qu’on ne va tout de même pas sacrifier Eve dès le second épisode alors que c’est l’héroïne. En fait, une fois à la radio, il semble cacher un secret, tentant d’appeler Arrowhead, qui que ce soit. Il a également un nom de code et un flingue, donc Eve commence à flipper. Il l’empêche de s’enfuir, ce qui ne lui plaît beaucoup (tu m’étonnes).

Sans grande logique, les deux se mettent alors à se battre autour du flingue, tentant de s’entretuer. Allez savoir pourquoi. Certes, il ne veut pas parler, mais il y a un moment où Eve aurait pu s’enfuir et, non, elle retourne à l’attaque pour finalement lui tirer dessus. Je ne suis pas bien sûr qu’il soit mort pour autant, c’est tout à fait le genre de piste scénaristique qui pourrait revenir hanter Eve par la suite.

En effet, de retour dans le hall du centre commercial, Eve se garde bien de raconter la vérité sur ce qu’il s’est passé.

En définitive, c’était un bon épisode bien rythmé. Il avait ses instants prévisibles et ses détours obligatoires (Nathalie qui fait une cérémonie pour son mari et boit du vin). Il a aussi son bon montage musical final qui mène à l’inévitable cliffhanger : le soldat avoue à Mia qu’il a eu la même hallucination qu’elle, le violeur s’aperçoit que les amis de Clint se sont pendus dans les toilettes. Charmant !

Bref, c’est parfaitement maîtrisé pour le moment. Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est très bon. L’écriture et les jeux d’acteur sont exactement ce qu’ils doivent être, le rythme également et je continuerai de revenir pour la suite. Je suis intrigué par le mystère général, les personnages sont plutôt bons, il y a tout ce qu’il faut où il faut, même si je regrette un peu son côté un chouilla trop prévisible.

03.pngÉpisode 3 – Show and Tell – 13/20
Oh I’m not talking about your god.

Me revoici présent pour un troisième épisode de ce divertissement un peu flemmard mais tout à fait à la hauteur de ce que j’en attendais.

Dans l’église, la vie en communauté s’organise comme elle peut et il faut assez vite trouver un moyen de faire bouger un peu les choses. Du coup, Kevin propose une petite expédition à l’extérieur, parce que c’est tout à fait logique, non ? Non, effectivement, mais bon.

L’autre truc pas logique, c’est qu’ils arrivent à distinguer des voitures et des corps à travers la brume en regardant pas la fenêtre.

Enervé par la demande de Kevin qui souhaite libérer Mia, Connor décide ensuite d’enfermer Mia dans le sous-sol de l’église (mais oui, mais bien sûr et la marmotte…) avec le soldat qui n’a pourtant rien fait pour être enfermé. Il réussit à libérer Mia de ces menottes comme si de rien n’était, mais pas avant qu’elle n’essaye une fois de plus de se droguer.

Marcus révèle qu’il n’a aucun souvenir de sa vie avant la brume à Mia qui fond en larme à cette nouvelle, parce qu’il a tellement de chance. Euh… Toujours pas ?

Bon, ensuite Kevin et Connor s’engueulent, Kevin réussissant ainsi à se faire enfermer à son tour parce que, eh, il s’en est pris à un officier de police (alors que ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé hein, il s’en prend au connard qui porte l’uniforme, pas à l’uniforme). C’est très, très mal écrit, avec en plus le père qui aide toujours Connor, allons savoir pourquoi.

Cat décide ensuite de sortir dans la brume pour se suicider, mais sans trop de surprise, c’est son ami qui y passe… son tatouage se transformant soudain, lui donnant des ailes alors qu’il se met à vomir des insectes. Bon, les monstres dans la brume sont de plus en plus surnaturels du coup, et je me demande si on aura la moindre explication cohérente. Il me semblait pourtant qu’il y avait une explication logique dans la nouvelle, mais c’était il y a beaucoup trop longtemps à une époque où je lisais beaucoup trop pour que je m’en souvienne.

Après avoir vu ça, Adrian décide de se faire baptiser, ce qui, en toute logique se fait en cinq minutes. Bonjour, un baptême pour un bébé exige trois réunions de préparation sur environ six mois. Bonjour, un baptême pour un adulte exige un an de préparation, avec catéchisme et tout. Bonjour, la logique ! Je ne vois même pas à quoi sert ce baptême qui vire en plus au ridicule le plus total. Il y avait d’autres moyens de le voir voler les clés et gagner la confiance du prêtre quoi. Ridicule.

Sans grande surprise, le petit groupe des quatre réussit à s’enfuir de l’église et se retrouve dans la brume. Oui, bon, ben il était temps, même si je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire une fois dehors. Après tout, s’ils ne tiennent pas à leur vie, c’est de leur faute.

Dans le centre commercial, Eve et sa fille sont tout bonnement insupportables alors que Jay le violeur se retrouve à détacher les corps, normal, devant le gérant du centre commercial et le type de la sécurité, dont ce serait le boulot, en fait. Tout le monde flippe un peu quand ils ramènent les corps dans le hall (mais… pourquoi ?) pour leur dire que ce sont des corps de personnes de l’armée. Ils trouvent le dernier camarade de nos soldats, mais il n’a rien à leur apprendre.

Les geeks décident alors de sortir les corps dans la brume pour s’en servir d’appât. Je vous l’avais dit qu’ils auraient leur rôle à jouer ! Ils sortent ainsi les corps du frigo et mènent à bien leur plan, en passant d’après les plans que l’on voit dans le hall sans être vus par qui que ce soit.

Voulant éloigner sa fille de son violeur, Eve la laisse en toute logique aller chercher des couvertures seule dans un magasin. Sans la moindre surprise, Jay débarque et essaye de la convaincre qu’il ne l’a pas violée. Oh mince alors, son discours paraît beaucoup trop vrai pour être mensonger.

Quant aux deux soldats dehors, ils imposent au groupe du supermarché de comprendre qu’il va falloir quelques règles pour la survie ensemble. Eve refuse de les suivre, s’empare du flingue et fait bande à part avec quelques amis. Alex s’arrange ensuite pour faire s’envoler quelques ballons avec messages de secours parce que, eh, son père lui manque ! Mais oui mais bien sûr.

Si la série était un peu flemmarde jusque-là, j’y trouvais toujours une certaine cohérence interne dans l’avancée du drama et surtout une ambiance plutôt réussie. Dans cet épisode, on sent bien que la série se promène comme elle peut dans ses intrigues pour étirer un peu le tout. C’est dommage, parce que cet épisode ne sert du coup à rien : il y a beaucoup d’ennui, une église qui semble de plus en plus grande à chaque scène et des jeux d’acteurs tous rachitiques qui laissent toujours à désirer. Bref, avec ce ralentissement de l’intrigue, les défauts de la série deviennent beaucoup plus durs à supporter car l’ambiance mystérieuse n’est plus vraiment là et fait place à l’ennui.

Je pense malgré tout que ça peut apporter quelques bonnes surprises par la suite et que les effets spéciaux sont dans l’ensemble plutôt réussis. C’est déjà un début… mais si la série continue de voir les personnages prendre des décisions stupides et user de facilités scénaristiques, ça deviendra de plus en plus dur d’accrocher, je crois, surtout que les réponses seront à fond dans le surnaturel !

04.pngÉpisode 4 – Pequod – 14/20
The moth is a very good friend of mine.

Ce qui est génial avec cette série, c’est que le résumé lui-même nous montre à quel point la moitié de l’épisode précédent était inutile avec des coupes qui simplifient tout.

Nos quatre fuyards de l’église se retrouvent dans le brouillard, se débrouillent pour forcer une voiture et Mia n’arrive pas à la démarrer. Ils se dirigent donc vers la station-service du coin, qui a l’avantage d’être pleine de baie vitrée. Un homme, Clay, débarque et demande s’ils ont vu son fils. Cela tombe bien : oui, ils l’ont vu, Kevin est tombé dessus, littéralement, et c’était un cadavre. Les choses sont bien faites : la photo que lui montre Clay nous le montre très exactement dans les mêmes vêtements que ceux du jour. Tant mieux : on ne voit pas sa tête, dans la pliure du papier. C’est paresseux à souhait dans la réalisation, quand même.

Ils dorment sur place et au petit matin (bon, on va dire que c’est le matin, mais avec la brume ben…), Mia lui révèle la vérité. Très bizarrement, ça ne le calme pas du tout, au contraire. Hop, Bryan se fait tirer sur la jambe et « si on ne l’amène pas à l’hôpital, il va mourir ». Parce que, oui, Mia est soudainement médecin.

Au supermarché, il est décidé de distraire les rescapés avec des jeux de société. Il n’y a pas à dire, c’est ce qu’il y a de plus logique à faire. Jay joue un peu au baseball, mais prend mal d’être rappelé à ces accusations de viol. Il jette donc la balle dans le vide et c’est Alex qui la rattrape.

Oui, oui, elle est censée être à l’autre bout du centre-commercial dans l’entrepôt, mais non, elle est là juste pour lui relancer la ba-balle et nous proposer une scène pseudo-romantique où seule l’accusation les sépare. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant levé les yeux au ciel. C’est une chose de mal écrire certaines scènes et rebondissements, c’en est une autre d’aller se contredire.

Bon, on la voit ensuite manger et proposer à la gamine d’aller lui lire une histoire dans le magasin de livres. Pourquoi pas, mais elles sont censées craindre de retomber sur l’autre groupe et ses règles non ? Bon, ben non. Une fois sa fille partie, Eve peut continuer de sympathiser avec d’autres survivantes, dont une qui la drague, tout en critiquant Kevin.

De leur côté, les geeks (dont Eric Knudsen avec de supers chaussettes) décident de récupérer les corps dans le brouillard, ouvrant la porte du supermarché, permettant au brouillard d’entrer. L’un d’entre eux (le moins célèbre, c’est dingue, non ?) meurt, mais il est du coup trop tard. Evidemment, le brouillard envahit le magasin de livres et piège Alex et Mila, la petite fille à qui elle lit une histoire. Alors que l’ensemble des survivants débarque à la vitrine, Mila meurt sous les yeux de sa mère alors qu’elle fait face à une sorte de silhouette ombrageuse, mais Alex, elle, y survit… OK, voilà, le mystère du brouillard s’explique : c’est donc assez clairement une histoire sur les peurs les plus intimes de chacun.

Bref, Vic (Eric Knudsen qui a enfin un nom) se fait en toute logique jeter en-dehors du supermarché, comme le veulent les règles (et la petite amie de son meilleur ami décédé). Plutôt que de courir chercher refuge, il reste là à les insulter. Ce n’est pas des plus malins.

Dans l’église, les choses ne s’améliorent pas spécialement. Natalie cherche quelque chose au sol, même si elle ne sait pas ce que c’est, alors que le prêtre pense que le Jugement dernier est arrivé, alors que ce n’est pas trop son genre. Ben oui, un prêtre dont ce n’est pas le genre de croire, c’est en toute logique.

Natalie me soule de plus en plus cette semaine, avec ses grands discours et ses délires. Elle cherche des réponses dans les journaux des anciens prêtres : ça tombe bien, ce n’est pas la première fois que ça arrive en ville, avec un « Printemps noir » au XIXe siècle. Ce qu’elle cherchait au sol ? Oh, une araignée. Elle passe le reste de l’épisode à inquiéter tout le monde et à s’en occuper.

Le prêtre demande alors à Natalie de tuer l’araignée, puis le fait lui-même. Super le prêtre, dis-donc. C’était inutile car l’araignée a dû pondre avant : il y a tout plein de bébés qui pullulent et semblent donner raison à Natalia, ce qui intrigue Connor. Voilà, c’est tout, on n’avance peu dans l’église, mais on a le droit à plein d’insectes.

C’était un peu mieux cette semaine parce que le mystère s’éclaircit un peu, mais l’écriture reste pas mal brouillon malheureusement. La moitié des décisions des personnages ne fait aucun sens et il y a de bien mauvais raccourcis scénaristiques. C’était heureusement plus mouvementé que la semaine dernière et les effets spéciaux sont toujours là, donc ça reste divertissant sans être exceptionnel.

05.pngÉpisode 5 – The Waiting Room – 12/20
So strange, I’ve never been happier… but I’ve also never been less myself. It’s the weirdest feeling.

Kevin et ses amis arrivent à l’hôpital sans trop de souci, ce qui permet de renouveler notre pool de figurants à zigouiller, c’est cool ! Bien sûr, la priorité est de sauver notre soldat blessé, avant de découvrir que l’hôpital n’est pas aussi sûr qu’ils ne l’espéraient : pas d’électricité une fois le générateur à plat, pas de salle d’opération et toute une aile du bâtiment envahie par la brume. Bref, la situation est similaire au centre commercial, sauf qu’ici, les gens continuent de bosser comme si de rien n’était.

Kevin se lance dans une grande recherche de sa famille, mais comprend assez vite qu’elles ne sont pas là. En revanche, il retrouve Mike, un pote/collègue/je sais plus si on est censé le connaître, qui s’est fait agresser par des gamins connaissant son passé. Oh oh. Cela permet d’en apprendre plus sur son passé.

Très vite, on comprend que l’épisode va se dérouler uniquement à l’hôpital, et ça me paraît une bien mauvaise idée. En effet, le changement de lieux permet habituellement une bonne accélération du rythme, alors que là, ils galèrent un peu.

Du coup, cet épisode propose quelques flashbacks, merci bien, on n’en avait pas spécialement besoin. Cela permet de comprendre qu’Eve était déjà super chiante avec l’arrivée de la brume, mais que Kevinouchet était tout amoureux de son Eve avant que la vie ne les sépare, tel un Wall-E perdu dans le chaos. Du coup, c’est censé accentuer son absence, mais ça m’ennuie profondément. Eveuuuuuuh. L’approfondissement proposé des personnages ne sert pas à grand-chose et ralentit un épisode déjà trop long.

Finalement, dans le présent, Kevin n’est pas confronté à son frère, un type qu’il déteste et lui demande de le tuer avec le flingue que Kevin a de manière très discrète (non) à la ceinture. Bien sûr, Eve connaît son frère pour être sorti avec tous les bad boys de son groupe d’amis. Cela pourrait suffire à être gênant, mais il a fallu que l’épisode nous sorte une scène de cul entre elle et Kevin, mais non merci quoi (encore que, elle n’a jamais paru meilleure actrice que dans cette scène, ce qui est assez triste quand même).

Plutôt que de tuer son putain de frère, Kevin fait tout ce qu’il peut pour tenter de le sauver, décidant de l’opérer lui-même dans la salle d’opération si le médecin accepte de le guider. Mais oui, mais bien sûr, mais tout à fait, mais évidemment.

Pendant ce temps, Adrian se promène dans les couloirs de l’hôpital et tombe sur son agresseur du premier épisode, étrangement gentil avec lui, à rester à distance. Oh, l’histoire gay bateau à deux balles se dessinent immédiatement et je n’ai pas douté une seconde qu’ils iraient dans cette direction. Il le retrouve ensuite aux urinoirs, où il fait exprès de se mettre à côté pour le faire chier.

Il l’embrasse parce qu’ils en crèvent d’envie, l’un et l’autre, mais l’homophobe le prend mal et le tabasse. Voilà, le point sado-masochisme est rapidement atteint avec cette scène qui finit malgré tout par un baiser passionné, bien sûr.

De leur côté, Mia et Bryan flirtent parce qu’en fait, il va tout bien, mais Mia n’est pas trop dans l’ambiance, allons savoir pourquoi (probablement parce qu’ils sont au milieu du chaos dans un hôpital miteux, en vrai, mais ça ne les arrête pas en général dans les séries). Mia se rend ensuite lui acheter un cadeau et se rend dans la chambre que lui indique une infirmière où est censé se trouver Bryan.

Pas de bol, elle y trouve bien un homme noir prénommé Bryan, mais ce n’est pas le Bryan qu’elle connaît. Et non, celui qu’elle connaît est en fait l’homme qui l’a envoyé à l’hôpital après l’avoir tabassé sans raison. Oh ben voilà qui est con et fait bien douter Mia pour la suite.

En parallèle, Adrian récupère les clés de la voiture auprès de Kevin qui va opérer son fils, puis se les fait voler en deux minutes par Mia qui le console de la situation après avoir appris que ça avait fini par du cul entre lui et son agresseur. Normal. La série se veut subtile et originale dans le traitement, mais franchement, c’est d’un prévisible monstre et ça manque de la moindre once de réalisme. Déjà, je ne vois pas pourquoi Adrian irait coucher avec le mec qui le tabasse (même s’il en était amoureux avant, je pense que ça doit légèrement refroidir quand même, c’est un très mauvais sadomasochisme mal amené histoire qu’on compatisse sur Adrian, le jeune homosexuel torturé et mal dans sa peau au copain encore plus torturé que lui, mais par son homophobie). Quant à Mia… OK, je ne vois pas bien pourquoi elle se précipite comme ça en-dehors de l’hôpital, mais bon, ça fait un cliffhanger.

Kevin poursuit son plan d’opérer son frère, logique, et notre Ryan rencontre le vrai Ryan, tout aussi normal. Le couloir plein de brouillard mutile encore un peu plus Kevin, ce qui me fait m’interroger sur sa plus grande peur, par rapport à l’épisode précédent où c’était ce que semblait suggérer le monstre face à Alex. Il se démerde ensuite pour l’opérer tout seul, plutôt que d’être avec tout plein d’infirmières, un anesthésiste et un autre médecin, comme le voudrait une once de crédibilité. Mais bon, il sauve la vie de son frère comme ça… Du moins, jusqu’à ce qu’il retourne dans le brouillard et se fasse bouffer par un tas de sangsues, obligeant Kevin à tuer son frère, que l’on découvre en flashback être le père d’Alex (enfin, c’est suggéré, mais bon, vu comment la série est subtile).

Et ben, ce fut 40 minutes bien longues (et entrecoupés de nombreux snaps, je dois avouer) et je suis content que ce soit terminé, même si les cinq dernières minutes remontaient à fond le niveau. Les scènes dans le brouillard restent en effet franchement réussies, et c’est bien là le seul point fort de la série désormais.

06.pngÉpisode 6 – The Devil You Know – 09/20
She’s talking about the black spring again. And they’re listening.

Et oui, ça y est The Mist est venue à bout de ma patience et de mes bonnes notes. J’avais même prévu de descendre beaucoup plus bas, mais la fin d’épisode a apporté quelques réponses donc je n’ai pas eu envie d’être trop méchant alors qu’on avançait enfin. Il n’empêche que cet épisode était mauvais et avait la gentillesse d’être super sombre. Comme je l’ai vu dans le train/le bus/en marchant au soleil, ce n’était pas bien pratique. En même temps, vous vous doutez bien que si je l’ai regardé dans de telles conditions de visionnage, c’est que je savais bien que ce ne serait pas l’épisode du siècle. C’est un cercle vicieux, donc.

Commençons comme cet épisode par l’hôpital. Bryan se retrouve confronté à son « ami » qu’il tue. Et c’est tout. Pas de réponse, pas plus de problèmes que ça avec la disparition d’un patient, basta. En fait, c’est parce qu’il ne s’agit pas du premier patient à disparaître, loin de là. En effet, le chirurgien tout sympathique de la semaine dernière s’avère être un psychopathe qui s’est décidé à étudier le brouillard pour trouver le moyen d’y survivre. C’est une bonne chose car ça redonne un peu de rythme à l’ensemble, même si le suspense reste au point mort. L’épisode met en danger Kevin, mais la série n’est pas du genre à sacrifier ces personnages principaux comme ça, donc on sait tout de suite comment ça va finir.

Cela ne rate pas, Bryan et Adrian débarquent à la rescousse et c’est un happy end, sauf pour le chirurgien, qui meurt. Quant au brouillard, on a enfin la confirmation qu’il confronte chacun à sa plus grande peur. Reste à savoir pourquoi Kevin a peur des chouettes (de lui-même, je comprends pourquoi, moi non plus, je n’aimerais pas être si chiant).

Avant tout ça, ils ont bien sûr découvert que Mia avait volé les clés de la voiture, mais pas avant qu’Adrian n’aille dire au revoir à son crush qui lui a massacré la face à l’épisode précédent. Vous comprenez pourquoi je décroche aussi ?

Mia, donc, a volé la voiture pour se rendre tranquille pépère chez sa (mé)mère, la vieille dame dont il avait déjà été question au début de la série. Bon, on va dire qu’au moins la série se garde une cohérence de ce côté-là, c’est donc plutôt positif. Sa mère ? Outre le fait qu’elle soit morte, elle était complétement cinglée. Mia a le droit de voir son fantôme dans cet épisode, ça fait quelques scènes marrantes qui sont censées faire peur, mais non.

Maintenant qu’on a appris qu’elle était folle, Mia peut revenir à l’hôpital auprès de ses amis et les diriger tout naturellement vers l’aile psychiatrique, seul endroit où ils seront en sécurité. Et oui, même si le générateur électrique de secours a lâché et ouvert toutes les portes de l’hôpital, les portes de l’aile psychiatrique restent bien fermées, elles. C’est un cliffhanger qui a le mérite de faire avancer un peu nos personnages en redistribuant les cartes du huis-clos, mais bon.

Du côté de l’église, on continue de sombrer un peu plus dans le désastre scénaristique. Nathalie continue de prêcher la bonne parole de sa non-religion et d’apporter des réponses qui dérangent, du coup, le garçon d’église décide de s’en prendre à elle, plus ou moins sans l’approbation du prêtre. Qui ne dit mot consent, quoi. Bref, là encore, peu de mystère, Nathalie le tue sans scrupule en l’enfermant dans une pièce récupérée par le brouillard, ce même brouillard dont le chirurgien nous a dit qu’il devenait plus intelligent au fur et à mesure. Oui, j’aimerais en dire autant de la série, mais non, ça ne fait qu’empirer (c’est d’ailleurs ce qu’ils disent au supermarché).

D’ailleurs, comme c’est à peu près tout pour l’église, venons-en au supermarché où Alex et Eve font leur shopping comme si de rien n’était et sont particulièrement inintéressantes. Elles sont observées par la mère de la gamine qui s’est fait tuer par l’ombre, donc quand Alex décide de se séparer de sa mère, on se doute bien que ça va déraper.

Cela ne manque pas, il ne faut pas longtemps pour qu’Alex soit enfermée dans une pièce par quelqu’un qu’on ne voit pas, mais a la charmante idée d’allumer un incendie. Sans grande surprise, Jay – dont on a eu confirmation que la mère est morte si ce n’était pas déjà fait, j’ai un doute – débarque et la sauve. Du coup, elle le soupçonne d’avoir fait en sorte de la sauver, mais elle n’est quand même pas bien sûr, alors elle l’autorise à venir dormir de leur côté du supermarché. Cela permet au moins un petit fou rire avec Eve qui menace Jay de lui mettre une balle dans la partie de son corps qui oserait toucher à sa fille. Lol.

Eve n’est pas en reste cette semaine : elle s’allie au directeur du supermarché pour créer des flyers dans l’imprimerie. Ces flyers indiquent que les secours sont en train de s’occuper de la ville et c’est suffisant pour redonner de l’espoir à tout le monde. Moui. Ca va surtout leur revenir à la gueule avant qu’ils ne comprennent ce qui leur arrive.

Bref, je me suis ennuyé devant cet épisode, et pourtant j’étais censé être occupé par mes différents changements de moyens de locomotion. Il ne se passe pas grand-chose et on avance lentement, surtout que j’ai l’impression d’avoir plusieurs coups d’avance sur les personnages tellement ça n’innove rien dans les techniques narratives. Donc non, malgré la scène explicative avec le chirurgien, ça ne mérite pas la moyenne cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Over the River and Through the Woods – 08/20
It’s a shame, I really wanted to shoot him.

Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre une semaine de retard dans mon visionnage de la série, je suis récompensé avec un deuxième épisode à vous critiquer.

La série reprend là où nous en étions, à savoir à l’hôpital où l’aile psychiatrique a effectivement ses portes fermées. Heureusement pour eux, il y a un gentil infirmier qui leur ouvre juste au moment où le crush d’Adrian revient, parce que Mia a la bonne idée d’avouer que sa mère était là avant. Oui, apparemment ça suffit.

Bryan/Jonah fait la gueule à Mia parce qu’elle s’est barrée ; donc celle-ci se récupère quelques médicaments détox avant d’aller le confronter sur sa véritable identité et lui avouer que bouhou elle n’a pas envie de se laisser mourir (contrairement à ce que lui voulait sa mère) parce qu’il est là. Oui, vous avez bien lu, des médicaments détox : en cinq heures, elle compte finir d’être une junkie grâce à des métabloquants. Si ça pouvait suffire.

Après Kevin, c’est donc à Mia d’être attachée à un lit et d’être super reloue. À supplier d’être relâchée, elle débloque quelques souvenirs de Jonah qui réussit à la guider vers la paix intérieure. Ils ont l’air si mignon, c’est charmant. Voilà, c’est tout, on a le droit à une petite scène conclusive comme quoi elle va désormais mieux mais a besoin d’une douche et tadaa. Comment se débarrasser d’une sous-intrigue gênante en quelques scènes…

Au supermarché, Eve n’apprécie pas trop le rapprochement entre Alex et Jay, mais bon, à force d’être chiante comme ça, la série a suffi à me faire penser que ouais, il est probablement innocent. Bon, en même temps, Alex est tellement chiante à flirter avec comme ça après avoir l’accuser de viol.

Comme elle a été violée après tout, je choisis comme coupable le crush d’Adrian : Adrian accuse Jay pour le protéger, même si c’est un joli connard fini qui tape sur tout ce qu’il aime et s’excuse comme une merde ensuite. Ce genre de personnage s’inspire bien sûr de vraies personnes, et c’est peut-être ça qui est le plus méprisable dans cette intrigue.

Sans la moindre surprise, le gentil infirmier qui leur a ouvert les portes de l’aile psychiatrique est en fait un dangereux criminel cinglé qui veut s’en prendre à Adrian parce que celui-ci n’est pas quelqu’un de bien. Pff. Non, mais évidemment quoi, le type leur a dit qu’il voyait le bien dans les gens en les regardant, c’est juste évident. Personne n’a l’air de s’inquiéter plus que ça de l’absence de Mia et Jonah, mais le crush d’Adrian remarque direct que son mec a disparu.

Du coup, il prévient Kevin, à eux deux ils comprennent ce qu’il se passe et notre super-héros réussit à convaincre l’infirmier de laisser Adrian tranquille. C’est donc Kevin qui tue l’infirmier et réunit le couple d’ado qui peut donc se tenir la main. Ils sont si mignons eux aussi, mais ça ne dure pas ! L’homo-homophobe ne supporte pas ça et décide de rester à l’hôpital alors que le reste du quatuor, lui, se barre. OK. Ceci était le cliffhanger de l’épisode. Alors oui, mais non.

Eve décide de se mettre à espionner le reste du supermarché grâce à des baby phones. Moui. Le reste du supermarché, justement, est dans la merde parce qu’il n’y a quasiment plus de bouffe. C’est donc heureusement une bonne chose car la mère de la gamine morte mène une vendetta contre eux et les accuse d’avoir volé plein de bouffe. Elle prend de plus en plus d’importance et tente donc de mener son groupe à mener la guerre contre celui d’Eve.

Enfin, à l’Église, il n’y a plus aucun personnage qui m’intéresse, alors les conversations entre le prêtre et le shérif, ça me blase. Surtout quand le shérif se met à frapper le prêtre parce qu’il l’accuse d’avoir fait en sorte que Nathalie soit agressée. Euh… Le reste de l’Église ? Oh, ils regardent faire et s’en foutent, y compris Nathalie qui chante.

On découvre avec certitude que le garçon d’Église est franchement mort, sans grande surprise, mais ça n’empêche pas le prêtre de continuer à bavarder avec Nathalie… Il lui propose le marché le plus con du monde : il souhaite tout simplement que tous deux aillent dans le brouillard pour voir qui y survit et peut donc guider le reste de l’Église. Oui, bien sûr. Ils le font donc, après quelques prières pour lui, sans aucun vêtement pour elle. Bien évidemment, le prêtre se fait donc tuer par les cavaliers de l’apocalypse qui passait par là et Nathalie peut donc retourner tranquillement à l’Église faire un petit discours sur la Nature qui ne lui en veut pas et ne veut pas la tuer.

Bien. Dit autrement, cet épisode n’avance pas dans l’ensemble des intrigues, fait beaucoup de détours pour peu de bonnes scènes et continue de nous endormir avec son brouillard soi-disant épais à travers lequel on voit de mieux en mieux.

08.pngÉpisode 8 – The Law of Nature – 10/20
It already is bad

Pourquoi je continue à regarder ? Parce que j’ai tenu jusque-là alors ça m’ennuierait d’abandonner avant la fin de saison qui devrait être un peu mieux. Je suis tenace.

Adrian repère sa maison dans le boruillard et demande à s’y rendre. Comme c’est une mauvaise idée, les trois autres approuvent. Il retrouve son connard de père qui lui indique que sa mère est au salon, sans lui préciser que des oiseaux lui ont bouffé les yeux et l’ont tuée. Pff. Là par contre, c’est bon, son père reparle à Adrian.

Bon, c’est pour mieux se faire buter par son fils en manque d’amour, cela dit, et qui confirme que, oui, il a menti à Alex sur l’identité de son violeur. Après tout, on aurait dû s’en douter qu’il mentait vu qu’Adrian a un look de gothique trololol. Le pire, c’est que c’est mal joué.

Dans le garage de la maison, Mia et son mec sont supposés chercher des ressources, mais ils préfèrent finalement faire l’amour, avant de revenir à la voiture.

Resté dans sa voiture, Kevin aperçoit une lumière au loin et décide de s’y rendre en abandonnant tout le monde derrière, parce que c’est tout à fait une réaction logique de suivre la lumière au milieu du brouillard plutôt que de rester en place pour aider ses amis. Bon, c’est finalement une bonne chose qui permet à Eric Knudsen de revenir dans la série. Je suis totalement pour.

Pour la première fois, Kevin obtient des infos sur femme et sa belle-fille. Il préfère cette fois attendre ses amis pour aller au supermarché, plutôt que de s’y précipiter comme il l’a fait avec la lumière. Le couple revient à la voiture, mais pas Adrian, qu’il faut aller chercher. Celui-ci maquille le meurtre de son père en situation de légitime défense. Les psychopathes ne sont pas tous renfermés. Il avoue à demi-mot à Kevin ce qu’il a fait à Alex (c’est donc lui le violeur ? Youpi), avant d’assommer Kevin.

Il le laisse se démerder avec le brouillard qui rentre dans la maison et se rend dans la voiture, où il demande aux autres d’aller au centre commercial après avoir annoncé la mort de Kevin aux autres. Comme il est mignon. Tout le monde le croit, et voilà nos amis repartis vers on ne sait où (pour l’instant), Mia au volant.

À l’Église, Nathalie continue de prêcher sa mauvaise parole et le shérif se confesse auprès d’elle, ce qui semble être une idée complétement stupide vu comment elle est dans son trip de gourou. D’une manière ou d’une autre, elle réussit malgré tout à lui redonner confiance en son boulot. Ils décident de s’enfuir de l’Église avec deux autres figurants en passant par un tunnel. Pourquoi pas.

Avant de le faire, ils considèrent que c’est une bonne idée de brûler l’Église, allons savoir pourquoi, butant donc tous les autres figurants qui avaient décidé de rester là sans suivre la cinglée maintenant pyromane.

Au supermarché, les choses ne s’accélèrent pas autant que prévu et prennent leur temps, avec une Eve qui est plus préoccupée par le possible violeur de sa fille que par la réalité. Les scénaristes le sont aussi, passant plus de temps à nous montrer Jay et Alex jouant ensemble qu’autre chose. Ils réussissent même à s’embrasser sous le regard de la mère cinglée de la gamine morte qu’on avait laissée prête à aller buter tout le monde dans la réserve. Et elle se plaint de passer pour une hystérique ? Mais elle l’est…

Tout comme Eve, qui enferme Jay dans une pièce du centre commercial, soit disant pour protéger sa fille. Alors, même en partant du principe qu’il l’a possiblement violée, elle semble lui pardonner donc… dans l’attente d’un vrai procès, Eve devrait plutôt éviter de faire justice elle-même, car ça va totalement lui exploser la gueule.

En attendant, c’est Alex qui s’en prend plein la tronche de la part de tout le monde car elle sympathique avec celui qu’elle accuse de viol. On notera que le supermarché arrive à court de bouffe alors que le père d’Adrian a suffisamment de bouffe pour que son fils lui en vole plein. C’est d’une logique dingue, mais la seule qui y pense est l’hystérique.

Celle-ci découvre de la nourriture dans le bureau du gérant et le confronte, avant de lui tourner le dos. La bonne nouvelle, c’est que ça nous débarrasse d’elle. La mauvaise, c’est que le gérant met tout sur le dos d’Alex, forcément, pour camoufler son geste de fou.

Que de meurtriers et de psychopathes dans cet épisode. Je veux bien que l’être humain soit un taré de base et tout, mais faudrait voir à pas abuser. Pourquoi la moyenne ? Parce qu’on a enfin un peu avancé dans toutes les intrigues, que j’en pouvais plus de l’église et qu’Adrian ne devrait pas s’en tirer très longtemps, surtout qu’il n’a toujours pas ses médicaments. En plus, l’hystérique a eu ce qu’elle méritait (pour la gloire, elle s’appelait Shelly ou Shelby, impossible d’être certain sans sous-titres, j’avoue).

09.pngÉpisode 9 – The Waking Dream – 07/20
My husband is not an animal.

Pas facile de se motiver pour cet avant-dernier épisode de la série que j’ai peut-être vu en speedwatch, l’histoire ne le dira pas.

Comme la logique le voulait, nous reprenons avec Kevin dans la brume, mais il est heureusement assez réactif pour se réveiller plus ou moins à temps. Vic a eu la gentillesse de l’attendre, a priori en tout cas, ce qui fait qu’il échappe de peu à Negan qui semble se balader par-là. Ils investissent une nouvelle maison, donc tout va bien, puis une autre, puis une autre, jusqu’à tomber sur des cadavres de militaires. Pouvait-on espérer plus passionnant ? Oui, clairement, mais faut pas rêver.

Parmi les cadavres, il y a un monsieur en vie qui les braque avec un fusil qui donne pas envie de jouer les malins. C’est donc très exactement ce que fait Kevin : le malin. Comme de toute manière, nous ne sommes plus franchement à la recherche de sens dans cette série, Vic l’assomme avec une poêle, mais pas assez bien. Du coup, très rapidement, le type se fait sauter à la grenade, laissant Kevin en plein brouillard se battre avec son frère et… lui-même. Après les combats dans le noir où on ne discerne rien dans les séries, voici les combats dans la brume où on ne discerne rien entre les deux mêmes acteurs.

Dans la voiture, tout le monde croit gentiment Adrian qui raconte sa vie et se dirige vers le magasin. Là-bas, il révise un peu ce qu’il s’apprête à dire à Eve et Alex… qu’il retrouve bien vite. Que c’est mal joué. Les actrices n’étaient pas super douées jusque-là, mais alors on atteint des summums. Heureusement, Adrian n’est pas trop mauvais pour compenser un peu, mais woaw quoi.

Avant de retrouver Adrian au magasin, Eve rend une visite à son prisonnier qui répète en boucle qu’il n’a pas violé Alex et qu’il préfère mourir ou être libéré. Mouais. Quand il lui dit que son papanouchet le croit coupable de viol lu aussi, elle semble se radoucir car il est clairement blessé, mais elle ne change pas d’avis pour autant.

Elle apprend ensuite que le reste du centre commercial est à la recherche d’Alex qu’ils pensent responsables de la mort de Shelly, et c’est à ce moment-là qu’elles tombent sur Adrian. Le reste du centre commercial ? Non, pas tout le monde, il y en a qui commence à douter de Gus. Le problème, c’est qu’il tombe aussi sur les nouveaux arrivés (Mia et son mec).

Oui, parce que pendant ce temps, Mia et son militaire dont je n’ai toujours pas retenu le nom après neuf semaines décident de se coucher À CÔTÉ d’une tente, parce que bonjour la logique (j’étais à ça du point du Bingo, à ça !), puis de se servir dans les rations du magasin.

Du côté d’Alex, Eve et Adrian, une milice de bons samaritains les retrouve. Eve décide de tirer sur le garde, normal, puis tente de dialoguer. Une vraie américaine, on tire d’abord, on voit après. Elle révèle donc qu’elle sait où est Jay. OK.

Dans les tunnels, notre groupe de pyromanes avance à pas de fourmis et se raconte sa vie, c’est inutile, clairement. On découvre qu’il y en a qui a peur des rats, et c’est cette peur qui le sacrifie ax yeux de Nathalie qui n’hésite pas à l’abandonner quand il tombe et s’explose la jambe. Comme sa femme ne souhaite pas l’abandonner, Connor prend les choses en main et la poignarde, avant de passer du bon temps (non pas ce genre-là) avec Nathalie. Passionnant.

Ils se retrouvent au magasin où : Kevin arrive déposé par Vic, Eve est confrontée à Jay devant tout le monde, Jay semble mal regarder Adrian (sait-il des choses ?) et où il est révélé que le copain de Mia est un gradé de l’armée. OK OK. Bon, allez au revoir, à la semaine prochaine, qu’on en finisse.

10Épisode 10 – The Tenth Meal – 13/20
You have all lost your fucking mind.

J’aimerais dire que cet épisode reprend là où le précédent nous avait lâché, surtout que la première scène est clairement tirée de l’épisode 9, mais le gérant du magasin et la foule des survivants a bizarrement disparu entre temps. Allez comprendre. Cela permet à Adrian d’exploser la tronche de Jay à coup de seaux à peinture, mentant au passage pour dire qu’on lui a confirmé, à l’hôpital, que Jay avait bien violé Alex. Du coup, Eve laisse faire et tout le monde s’en tape.

De son côté, le shérif débarque au centre commercial et demande des nouvelles de son fils, ce qui met Gus dans la merde. Il s’explique comme il peut.

Kevin débarque au centre commercial et tombe sur Mia, qui le découvre donc en vie et lui raconte la vérité sur Jonah, qu’elle recherche. Jonah, lui, obtient quelques informations de son subalterne qui, malgré l’amnésie de son boss, accepte de le relâcher. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu… Mia retrouve vite Jonah, mais celui-ci décide de l’abandonner pour son nouveau pote parce que… euh ben, parce que, en fait, à quoi bon s’embarrasser d’une explication logique au point où en est ?

Connor débarque dans la cellule du centre commercial où sont Jay, Eve, Alex et Adrian, mais il ne s’occupe que de son fils, s’en fichant pas mal des autres. Le reste du centre commercial autorise la libération d’Adrian, mais pas celle d’Eve et Alex. Du coup, ça part rapidement en vrille avec le gentil gardien du centre commercial qui pète soudainement un câble et nous tue le sidekick d’Eve qui demandait justice.

Pendant ce temps, Jay est un peu dégoûté par son père et surtout par Nathalie qui semble fantasmer bizarrement sur lui. Il en faudrait moins que ça pour avoir un mouvement de recul, mais son père l’emmène ensuite dans le brouillard. Quand je dis ça, je sous-entends qu’il le balance dans le brouillard sous la supervision de Nathalie et sans vraie explication sur le pétâge de câble de ces idiots depuis trois épisodes. Que c’est mal écrit.

Kevin tombe sur Adrian, comme par hasard, et le tabasse. Celui-ci s’en tire en affirmant savoir où sont Alex et Eve. Il fout quand même le feu au magasin pour être sûr d’éloigner Kevin. Cela fait une fin sympathique pour le supermarché et il est clair qu’on peut dire adieu à une conclusion qui en vaille la peine.

Alex et Eve sont donc confrontés par l’ensemble du magasin et la scène est plutôt cool, puisque cela force Eve à révéler à Connor qu’il est le père d’Alex, devant tout le monde. Bien sûr, ils l’accusent de mentir à nouveau, et on perd beaucoup de temps pour rien. Kevin débarque au moment où elles sont jetées à la porte… et provoque encore un peu plus de chaos, avant d’être jetés avec elles et Mia à la porte. C’est mignon. Une fois dans le brouillard, tout se passe mal, surtout pour Alex qui se fait comme posséder par celui-ci.

Par chance, Jay a survécu assez longtemps pour passer par là et la sauver. Oui, mais c’est son frère, alors cette relation incestueuse est punie par la nature qui nous tue Jay en deux secondes, là où elle avait mis plusieurs dizaines de secondes à ne pas tuer Alex. Que c’est mauvais…

Mais vous savez quoi ? J’ai aimé la faim. Fais chier, putain. Une fois dans la voiture, Vic, Alex, Eve, Mia et Kevin décident logiquement de se barrer, mais avant Kevin veut se venger de tous les cinglés du centre commercial. Il prend donc le temps d’en défoncer les portes.

Qu’il était jouissif de tous les voir y passer. Disons que ça fait du bien, après autant de mauvais épisodes, d’avoir une sorte de catharsis comme ça. Tous ? Non. Gus survit en s’enfermant dans son bureau, même si je ne vois pas en quoi une simple porte peut bloquer du brouillard.

Adrian, quant à lui, est sauvé par Jonah et son nouvel allié. Tous trois se dirigent en voiture vers on ne sait trop où, à savoir une base militaire qui devrait soi-disant apporter toutes les réponses sur le brouillard. Je n’y crois pas une seconde.

Connor décide d’aider la voiture de Kevin et compagnie, bloquée dans les portes du supermarché. C’est le regard d’Alex, sa fille, qui parvient à le convaincre, surtout qu’il a enfin compris que Nathalie était cinglée. Cette dernière meurt également, heureusement, en donnant le sein à un nouveau-né ; probablement le sien mort des années auparavant, ça donne tellement de sens au personnage. Il était jouissif, véritablement et je ne le répète pas pour rien, de la voir se faire aspirer sa vie comme ça.  Le montage musical est plutôt bon, avec du Lou Reed en fond pour faire la pilule du massacre.

Restait à conclure la série que j’ai peine à voir renouveler vu les audiences… Pensez-vous ! Tout au contraire, on nous offre un excellent cliffhanger où tout le petit monde dans la voiture, ce qui inclut Connor sauvé par Alex, découvre qu’un train arrive en ville… pour mieux nourrir la brume.

Eux qui espéraient être sauvés par le train, c’est foutu. Il y a donc de nombreuses pistes ouvertes pour une saison 2, mais je ne sais pas si je reviendrais pour un second voyage. Il est certain que la fin de cet épisode relevait un peu le niveau et nous débarrassait d’une grosse partie des intrigues chiantes de la série (à commencer par Jay, ou Alex apprenant la vérité sur Adrian), mais il y en a que j’aurais aimé voir y passer pour ne plus avoir à supporter le mauvais jeu d’acteurs.

Je me déciderais l’an prochain, en fonction des nouveautés aussi, ou de si Netflix nous balance la saison 2 ; et tout ça, seulement s’il y a une seconde saison. Peut-être qu’un bingewatching aurait été plus supportable. En tout cas, je suis bien content d’avoir pu voir cet épisode sur Netflix, la qualité est quand même bien différente entre le streaming et ça. Cela permet d’apprécier un peu mieux le travail de la photographie et les jeux de lumières qui instaurent une ambiance particulière quand même. C’est rien que ça et la fin plutôt sympathique qui font augmenter la note de cet épisode qui souffrait encore de beaucoup de défauts par ailleurs.

11

EN BREF – Malgré un début plutôt bon pour une série estivale de laquelle on sait qu’il ne faut pas trop attendre, The Mist s’est vite perdue dans des sous-intrigues chiantes et prévisibles. J’étais pourtant parti très positif avec cette série qui semblait pouvoir apporter ce que je voulais pour l’été. Oui, mais la majorité du casting n’est pas à la hauteur d’un ou deux acteurs secondaires meilleurs (et déjà connus), mais pas aidés par leurs personnages. Ce qui aurait pu être un bon thriller devient donc long et ennuyeux un peu avant sa mi-saison et n’arrive plus à sortir de la purée de pois dans laquelle il s’est mis tout seul. Oui, l’image n’est pas choisie au hasard : les scénaristes eux-mêmes semblent être pris dans le brouillard qui attaque un à un les protagonistes de la série.

La série vaut le coup pour ses effets spéciaux et une ou deux scènes marquantes, mais le tout est tellement perdu au sein d’un ennui redoutable que j’ai peine à vraiment me rappeler ces scènes. Pour moi, cette saison 1 ne vaut pas franchement la peine d’être vue d’un œil attentif, mais elle peut être un bon bruit de fond et gagner un peu en qualité à être vue d’un coup plutôt que pendant dix semaines.

La fin de saison ne résout rien, ouvrant même de nouvelles pistes qui feraient presque espérer une saison 2. Comme je le disais dans la critique de l’épisode 10, je ne suis pas sûr du tout de revenir pour une saison 2 après avoir souffert pendant une bonne partie de saison. Après, j’ai un côté masochiste et ça fait du bien de voir des séries de moins bonne qualité pour pouvoir apprécier pleinement les bonnes séries à côté… On verra bien ! Clairement, je ne serais pas peiné en cas d’annulation, malgré l’ouverture finale.

EDIT 28/09 : La chaîne américaine Spike a annoncé durant la nuit qu’elle ne renouvellerait pas la série. Sauf miracle, il n’y aura donc pas de suite et fin pour la série. Dommage, mais je m’en remettrais.

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TFSA – Les thèmes que l’on voudrait faire

Yes, je suis de retour pour ma deuxième semaine de TFSA, n’est-ce pas fabuleux ? Bon, peut-être pas, mais je suis assez content de réussir à m’y tenir pour le moment. Je ne dis pas que ça continuera, mais profitons-en tant que ça dure pour m’auto-féliciter. Oups.

Chaque semaine, Tequi nous propose un thème en rapport avec les séries sur lequel faire un top 5. Aujourd’hui, le sujet concerne les thèmes de TFSA que l’on voudrait (re)faire. Comme c’est mon second, je suis assez limité à ceux que je voudrais faire, mais ça ne m’empêche pas d’avoir des réponses !

Je suis parti faire un tour dans les archives du blog de Tequi histoire de me souvenir des thèmes qui m’avaient fait hésiter à me lancer dans l’aventure… et j’ai aussi fait un deuxième top avec les idées qui me passaient par la tête indépendamment de tout ça.

Donc oui, ça fait deux top 5 aujourd’hui 😉

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  1. « Ces docteurs pour lesquels on voudrait tomber malade »

Cela fait quand même 13 ans que je regarde Grey’s Anatomy, en passant par cinq saisons de Private Practice et tout un tas d’autres séries avec des médecins dedans. Cela me paraît légitime d’avoir envie de faire un top spécial Shondaland avec Lexie, Lexie et Lexie dedans. Cela laisserait deux places pour Amelia et Addison, parce que je ne suis pas si obsessionnel que ça avec Chyler Leigh, promis. Non, mais bon, vous voyez l’idée.

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  1. « Les acteurs de séries dont vous attendez le plus un prochain rôle »

Parce qu’une série sur deux je la commence pour un acteur que j’adore et qui arrive à me convaincre de faire play sur une nouvelle histoire qui va encore me faire perdre un temps précieux et m’intriguer et me faire stresser d’un cliffhanger final sans résolution… Et il y en a un tout un tas que j’aimerais retrouver d’Anna Torv (mais où est la saison 2 de Secret City ?!) à Eliza Dushku, de Cobbie Smulders à Alyson Hannigan, de Dani Pudi à Joshua Jackson, je n’ai que l’embarras du choix dans ce top !

  1. « Les épisodes qui vous ont le plus bouleversés »

Oh la la, ce top impossible à faire tant il y a d’épisodes ! Là tout de suite me viennent en tête les épisodes de fin de saisons 2, 6 et 8 de Grey’s, le 2×21 de Lost, le trou dans le monde d’Angel, l’épisode final d’How I met your mother (pour n’en citer qu’un), la fin de saison 3 d’Orphan Black ou encore le sixième épisode d’Unreal ou même un épisode de Finding Carter. Bref, il aurait fallu faire des choix beaucoup trop difficiles et je trouve ça passionnant comme thème.

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  1. « Les personnages dont la mort pourrait donner un nouveau souffle à leur série »

Je n’ai même pas de réponse pour ce thème, mais je trouve qu’il est passionnant à explorer. Là encore, il y aurait des choix difficiles à faire, à commencer par délimiter les séries ayant besoin d’un nouveau souffle. C’est un thème complexe, mais tout à fait nécessaire. Depuis la fin de saison 11 de Grey’s Anatomy (décidément partout dans ce top), j’ai compris à quel point le départ d’un personnage pouvait tout changer en très peu de temps… et surtout en très positif ! C’est définitivement un thème qui me plairait, aussi compliqué soit-il !

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  1. « Les personnages féminins préférés »

Il y a tellement de possibilités là encore ! Lexa et Faith me viennent immédiatement en tête, mais elles sont loin d’être les seules, je préfère ne même pas penser à Unreal ou Orphan Black pour ne pas avoir à en choisir qu’une, par exemple. Le problème avec moi, c’est que j’adore les personnages féminins dans la moitié de mes séries (pour ne pas dire plus). Ce top serait probablement l’un des plus difficiles pour moi, parce que finalement, je crois que j’ai un cœur d’artichaut et que je tombe amoureux des personnages féminins badass beaucoup trop facilement. Genre vraiment.

Voilà donc ce que j’ai pêché des TFSA 2016 et 2017. Et comme je n’ai pas fait le tour des années précédentes, je ne sais pas si mes idées ont déjà été traitées, mais les voilà :

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  1. Les meilleurs coffrets DVDs/Blu-ray

Parce que quand on est fan de séries, on finit bien trop souvent par dépenser son argent dans ce qui nous permet de revoir les épisodes… et surtout parce que j’adore les bonus des DVDs. Assurément, c’est LOST qui serait la première de mon top, tellement les bonus de la saison 2 étaient exceptionnels. J’en ai déjà parlé dans mon bingo séries 3, je me répète un peu.

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  1. La meilleure soundtrack

Je me promène de plus en plus souvent sur Youtube pour réécouter mes soundtracks préférées, qu’il s’agisse des incroyables choix musicaux de Sense8 et Lucifer ou des musiques originales de LOST, Continuum, Orphan Black ou Westworld. Bref, il y a vraiment de quoi faire je trouve et ce serait intéressant de voir les choix de chacun sur un thème aussi vaste !

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  1. Les séries qu’on ne peut plus voir en peinture

Ce n’est un secret pour personne, les séries les plus populaires sont généralement celles qui m’énervent le plus (coucou Game of Thrones). Au-delà de ça, il y a celles que je regarde limite à contre-cœur (Once Upon a Time, par exemple) et celles que j’ai arrêté tellement j’en pouvais plus de leur prévisibilité et répétitions (NCIS bonjour). Et puis, ça ne manquerait pas de provoquer un tas de débats un sujet pareil ! Et maintenant que j’ai ajouté le gif, je me rends compte que ça fonctionne aussi avec les personnages qu’on ne peut plus voir.

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  1. Les meilleurs produits dérivés (que l’on a)

Oui, c’est un peu répétitif avec les DVDs, mais eh ! il y a tellement plus que les DVDs en produits dérivés : poster, cartes postales, magazines, Funko Pops, mugs, vêtements, goodies en tous genres… Il y a tellement de possibilités que ce serait dur de faire un classement avec uniquement mes cinq produits dérivés préférés. Je ne sais pas ce que je choisirais face à un top pareil, je dois être maso d’en parler du coup !

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  1. Les méchants qu’on aimerait voir gagner.

Il y a les méchants qu’on adore et qu’on est heureux de voir perdre (Kilgrave de Jessica Jones par exemple) et puis, il y a ceux qu’on aimerait voir gagner (si seulement l’Evil Queen de Once Upon a Time était venue à bout de Snow & Charming, sérieux !). C’est mon côté sadique, mais je ne voudrais pas trop empiéter sur le thème de la semaine prochaine sur les personnages sadiques, justement.

Du coup, on se donne rendez-vous la semaine prochaine si tout va bien (mais tout devrait bien aller normalement).