Grey’s Anatomy – S19E04

Épisode 4 – Haunted16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !

Spoilers

Pour Halloween, les internes ont droit à une surprise de la part de Richard, puis de la part de Meredith, Nick et Winston. Et rien ne va dans ces surprises, mais ça fait un bon épisode.


Tinder, on Halloween ? What’s your costume ?

C’est parti pour un deuxième épisode d’Halloween dans le train, parce que tant qu’à faire, autant passer un joyeux Halloween comme le dit Owen. Tu m’étonnes que Teddy soit dégoûtée par son mari, il est horrible, franchement. C’est déjà Halloween si on commence par ces deux-là, et en plus, tout l’épisode se concentre par touches sur eux : il faut bien que les personnages se retrouvent autrement qu’avec le sexe, non ?

En parallèle, Miranda passe un excellent Halloween, contrairement à Levi apparemment. Le chef des résidents (le chef de lui-même, donc) croule toujours sous le travail quand Miranda, elle, prend la vie côté fun depuis qu’elle n’est plus cheffe. Elle gère tellement mieux son stress que désormais elle vient déguisée en princesse Leia pour Halloween. Normal.

Cela s’explique parce que Pru est sur le point d’arriver pour faire le tour de l’hôpital afin de récolter des bonbons. Bon. Pru a un sacré Halloween apparemment, entre la caserne et l’hôpital. Va falloir calmer ses parents, je crois (« écrit-il en mangeant des bonbons lui-même). Il faut calmer tous les parents apparemment, parce que Meredith aussi est toute excitée à l’idée d’aller faire le tour du quartier avec ses enfants alors que Jo a déjà fait celui de l’hôpital.

Cela permet de nous présenter un couple Jo/Lincoln qui est bien trop co-dépendant. Il est à peu près évident que Lincoln est en train de tomber sous le charme de Jo, et ça devient lourd de les voir se tourner autour en parlant désormais de rencards Tinder. Que ce soit Teddy qui le souligne pour nous à Lincoln ? C’est parfaitement inattendu, mais ça fait que je l’aime à nouveau. Pour trente secondes à peu près. Ensuite, elle se met à lui dire que coucher avec Jo est la pire idée du monde, parce qu’elle se projette dans la situation. Cela la fait réfléchir sur son couple, et on sent qu’elle est pleine de ressentiments et d’énervement envers son mari. Ce n’est pas gagné les réconciliations.

Comme d’habitude, nous retrouvons également les internes dans cet épisode. Là-dessus, les scénaristes ne manquent pas d’idée pour faire n’importe quoi comme dans les premiers temps. Ainsi, leur activité du jour n’est toujours pas d’opérer – à l’exception de Simone qui parvient à se retrouver aux urgences – mais de… tailler des citrouilles. Une nuit d’Halloween ? C’est n’importe quoi.

En tout cas, les internes s’éclatent bien apparemment. Les différents résultats sont plutôt intéressants, surtout quand on voit ce que propose Benson dans cet épisode. C’est impressionnant. On apprend aussi que Mika déteste les citrouilles, ce qui était plutôt marrant à voir.

Bon, sinon, c’est Halloween : après les citrouilles, les internes sont envoyés dans un laboratoire où Meredith, Nick et Winston ont préparé une petite surprise d’Halloween. Un vrai cadavre, du faux sang et hop, un cadavre à sauver d’une blessure mortelle. Une fois de plus, ça ramène aux débuts de la série – ou peut-être à la saison 5 avec Melissa George (c’était la 5 ?) – et ça fait toujours plaisir à voir.

Cela rend presque sympathique Owen quand, avec Winston, il s’amuse à faire peur aux internes et à tuer tous les faux patients qu’ils ont. En plus, les deux sympathisent en se plaignant de leurs femmes et même si c’est super cliché et chiant de voir ce sexisme, j’ai trouvé que c’était efficace. C’était surtout efficace de retrouver un peu d’entraînement médical pour une fois. Bien sûr, en 2022, les voir s’amuser avec des corps donnés à la science, c’est tout de suite moins fun qu’en 2002. Il fallait donc une interne pour s’énerver de la situation, et c’est Jules qui s’y colle car sa famille a donné son corps à la science elle aussi.

Forcément, Owen rétablit la situation, puis les laisse s’entraîner sur un deuxième cadavre. Concrètement, c’est le même trauma, mais sur un corps différent. Et ils sont tous à fond, parce qu’ils savent qu’ils ont un gain à la clé : une vraie opération. En attendant, ils travaillent en équipe et c’est top à voir.

Bien sûr, ça termine en scène inimaginable il y a vingt ans, car il y a trop de compétition dans le monde d’aujourd’hui. La série souhaite donc plutôt mettre en valeur l’entraide et la bienveillance entre les internes : Lucas gagne la compétition, mais il partage son prix avec tous les internes désormais.

J’ai bien aimé que l’épisode revienne aux sources en rappelant qu’Halloween est aussi une nuit où les urgences sont débordées. C’est Teddy et Maggie qui s’en plaignent et, bien sûr, je n’aime pas ces personnages, mais ça fonctionne vraiment bien. Elles se retrouvent à devoir gérer – avec Simone, donc – deux patients en état critique à cause de LSD. Bon, c’est un rappel rapide et efficace sur la dangerosité des drogues, au moins : ça leur donne envie de voler.

Et quand on a envie de voler, apparemment, on trouve ça drôle de sauter du toit d’une ambulance sur une femme enceinte sur le point d’accoucher, alors que notre père est en train de nous chercher partout dans les urgences car Teddy n’a pas su nous surveiller correctement. Vraiment, du classique pour la série. Le gamin s’explose la jambe, Jo se retrouve avec un poignet endommagé.

Le gamin se retrouve aussi avec Lincoln comme docteur, et je n’aimerais pas être à sa place : Lincoln est clairement énervé par son attitude irresponsable – ou par le fait que Jo a failli mourir, au choix. Il est toutefois forcé de se calmer quand il est temps de calmer le patient. Finalement, tout finit bien pour lui et c’est tant mieux. Son pote, c’est moins évident pour lui : il a de sacrées blessures et a besoin d’être soigné pour de longs moments.

Il est opéré par Maggie et Simone, ce qui est l’occasion pour les deux d’apprendre à se connaître. Nous, on en découvre plus sur Simone, qui a eu affaire à du racisme au cours de sa formation de chirurgienne. Cela l’a obligé à quitter son programme, soi-disant parce qu’elle était trop énervée. Evidemment, cela a finit par l’énerver et la faire péter un câble, au point de détruire du matériel. Le tout a été filmé, et ça a évidemment fini dans les mains des autres internes, sinon ce ne serait pas drôle.

Cela finit par l’être quand elle montre la vidéo à Maggie, cependant. C’est plein de bons sentiments d’un coup, surtout qu’elles sont interrompues par la scène la plus cheesy de tout l’épisode entre deux papas et que ça retermine avec bienveillance entre les internes quand Simone leur avoue la vérité après avoir évité en premier lieu de leur dire.

Sinon, Ben vient déposer Pru à Miranda et c’est encore pire que ce que j’imaginais : après une journée épuisante à la caserne, Pru doit donc parcourir tout l’hôpital ? Et changer de costume pour ça, en plus, parce que Miranda la veut en ewok ? Au secours. Et puis, en quoi une caserne ou un hôpital sont-ils des lieux pour un enfant un soir d’Halloween ? Franchement, Miranda emmène sa fille directement dans une pièce avec un cadavre, quoi, avant de se retrouver entre deux papas déprimés et prêts à s’entretuer en s’accusant l’un l’autre d’être responsable du LSD pris par les enfants. Miranda gère et aide les pères à avoir la bonne attitude envers les gamins, c’est plutôt cool ; mais ça termine donc en scène toute cheesy. Miranda est une super maman, encore et toujours, mais ce n’est pas nouveau, ça.

Autrement, les scénaristes prennent le temps d’approfondir un peu le personnage de Levi dans cet épisode, et c’est plutôt efficace, je trouve. Il est toujours débordé par son travail, bien sûr, mais on finit par comprendre que s’il se laisse affecter à ce point, c’est parce qu’il a peur de perdre un autre patient comme l’an dernier. Mouais. Cela ne l’excuse pas de tout comme il semble le penser, franchement, il parle super mal à une infirmière sans aucune raison.

Richard le voit bien et tente par tous les moyens de lui venir en aide. Il est toutefois dommage que le moyen soit de lui faire creuser des citrouilles, on a connu plus efficace quand même. Perso, ça aurait tendance à m’énerver d’être sous surveillance comme ça pendant que je tente de le faire, parce que ce n’est pas si évident, en fait ?

Cependant, c’est une bonne chose finalement : Richard tente de convaincre Helm de revenir, mais ça ne la motive toujours pas. Contrairement à sa précédente apparition, elle souligne désormais que l’argent pourrait la faire revenir, alors je ne doute pas que ça arrivera un jour ou l’autre. En attendant, Richard propose de venir en aide à Levi autant qu’il le peut en lui reprenant ses patients chaque fois que nécessaire – et en forçant les autres à le faire aussi.

Contre toute attente, Meredith est excitée par Halloween non pas parce qu’elle fera le tour du quartier avec ses gamins, mais parce que c’est l’occasion pour Meredith et Nick de se retrouver tous les deux à l’hôtel. Ils déposent Zola (super costume !), laissent les autres à Amelia (qui redevient une simple babysitter pour cet épisode, super) et vont se faire plaisir comme ils le souhaitent dans une baignoire. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Meredith si souriante, franchement.

Malgré son bain, Meredith a toujours trois tonnes de fond de teint et son bon moment est interrompu : Zola fait une autre crise d’angoisse et appelle sa mère à la rescousse. Zola sera donc la raison pour laquelle Meredith quittera finalement Seattle cette saison : c’est bien logique et on s’y attendait. Son génie finit par la faire stresser beaucoup trop d’avoir Alzheimer un jour, ou de connaître quelqu’un avec. C’est bien malheureux comme tout, cette situation, et ça fait qu’elle devra être prise en main par d’autres experts. Bref, je sens qu’on va avoir nos huit épisodes avec Meredith d’un seul coup… et ne plus la revoir.

Il y a de toute manière d’autres intrigues qui occuperont beaucoup de temps. Owen et Teddy ne sont pas sur le point de régler les problèmes dans leur couple si Owen se met à s’endormir quand Teddy essaie de se confier à lui (choisis ton moment peut-être ?) ; Maggie et Winston vont traverser une crise aussi (parce que Winston ne supporte pas de bosser avec Maggie et envisage de changer de spécialité) ; Jo et Linc se tournent autour ; les nouveaux internes viennent d’arriver… Il y a plein de choses à faire !


 

Grey’s Anatomy – S19E03

Épisode 3 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Spoilers

Il est temps pour la série de prendre en compte les stupidités de la Cour Suprême.


Sex is fun and I need you to look like it.

J’ai vraiment hâte de voir cet épisode, mais pour les mauvaises raisons : on me l’a spoilé sur Twitter, une fois de plus. Ce n’est pas faute de faire attention, mais apparemment c’est trop compliqué de mettre un hashtag – ou d’avoir l’idée de le mettre EN DEBUT de tweet pour que l’on ne puisse avoir le choix de ne pas lire Kate Walsh avant le reste ? BREF.

Trop de spoilers pour gâcher la surprise, mais pas pour gâcher tout l’épisode, espérons. Personne ne m’avait parlé des petits mouvements de hanche de Lucas qui ouvrent ces quarante minutes. Le début d’épisode fait en effet le choix de nous montrer l’arrivée au travail des chirurgiens, en commençant par deux internes, une fois n’est pas coutume. C’est la nouvelle tradition de cette saison, apparemment.

Pourtant, on nous ramène aussi Amelia de cette manière. Elle n’utilise pas d’écouteurs quand elle a des conversations en visio sur son lieu de travail, et c’est bizarre. Après, ça permettait une scène assez prévisible où Kai débarque la voir par surprise… mais où Amélia refuse de l’embrasser parce qu’elle est au travail ? Excusez-moi ? Quelle hypocrisie cette scène, franchement !

Meredith, elle, arrive au travail avec Zola, qui sèche de nouveau les cours à cause d’une autre crise de panique. A la place, elle espère pouvoir assister à une procédure médicale – préférant ça à la Révolution Française. Super. Meredith refuse, tout en étant surprise de voir Miranda débarquer elle aussi à l’hôpital. Elle apprend rapidement, par Nick, que Miranda et Jo ont décidé de mettre en place un projet avec les internes et qu’il n’a pas su dire non à Miranda.

A part ça, le fait que le programme soit fermé pour ce genre de raison, ça semble bien trop vite oublié. Rien n’a changé à l’hôpital, honnêtement. Sinon, en voix off, Meredith nous parle de l’historique autour de ce qu’était l’hystérie en 1800 et du traitement mis en place pour le traiter – la masturbation, concrètement. Ca m’a fait rire qu’au moment où elle nous indique que les médecins ne masturbent plus les patientes, on se retrouve avec un gros plan sur Levi. J’ai l’esprit mal tourné, ce n’est sûrement qu’une coïncidence.

Levi n’est toujours pas passionnant cette saison, par contre, ça ne lui réussit pas d’être chef des internes. Je veux dire, il leur interdit désormais de poser des questions avant 8h ? Je peux comprendre l’idée, mais s’il les prépare à 7h50, c’est peut-être lui le problème ? C’était un peu n’importe quoi, mais ça apporte un bon humour quand ça permet à tous les internes de rencontrer Bailey sur la pire question possible de Mika : qui est Bailey ?

Bon, il devrait y avoir pire. Le projet de Miranda et Jo ? Eh, elles font appel à Addison, ou l’inverse d’ailleurs, je ne sais pas trop, pour que les internes puissent prendre le temps de faire de la prévention vidéo sur l’éducation sexuelle. Cela semble carrément nécessaire à ce stade. C’est toujours un plaisir de retrouver Addison ou de la voir rencontrer (enfin !) Jo, de manière officielle. Je n’arrive pas à croire que ça ne soit jamais arrivé tant les deux paraissent iconiques pour la série, mais bon, c’est le privilège des séries qui durent dix-neuf saisons, ça, j’imagine.

Toujours est-il que l’intrigue de cet épisode vient directement toucher une corde très sensible et révoltante : la Cour Suprême a eu la merveilleuse idée de rendre de nouveau illégal l’avortement dans de nombreux États, rendant la prévention plus que jamais nécessaire pour sauver des vies – au sens propre si les avortements illégaux tuent des gamines comme au sens figurée pour les gamines qui se retrouveraient à s’occuper d’enfants bien avant l’âge où elles sont supposées avoir envie d’être mères.

Dans le même état d’esprit, Addison parle de patientes venant la voir, dès 18 ans, pour se faire ligaturer les trompes et être sûre de ne pas tomber enceinte avant d’avoir terminé leurs études. Pardon ? La réflexion de Jo sur le sujet est tellement vraie – elle n’a pas voulu d’enfant avant ses trente ans – mais l’information d’Addison, qui j’en suis sûr s’appuie sur un fait avéré, me fait juste carrément flipper. C’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais songé, mais je les comprends, les étudiantes terrifiées ou toutes celles qui ne veulent pas être mères.

Du coup, c’était un peu dérangeant de voir les internes chercher à se défiler face à ce genre de problématique. Tu peux bien laisser tomber une journée ton bistouri pour ça, surtout si tu es payé. Je comprends toutefois Lucas qui se barre quand Addison vient le voir et lui parler de manière super sympa. Avec sa robe à décolleté toujours aussi iconique, Addison lance bien malgré elle de nouvelles rumeurs sur Lucas, j’en suis sûr, puisqu’elle lui parle devant Simone.

Lucas demande donc à travailler aux urgences avec Teddy et Owen (il doit vraiment être désespéré) quand Benson, lui, n’a pas le droit de s’échapper. Lucas doit regretter son choix malgré tout, car il se retrouve à devoir s’occuper d’aider une vieille femme à retrouver sa petite-fille en train d’accoucher. Nous reconnaissons immédiatement la grand-mère de Simone, mais Lucas met un peu plus de temps à découvrir la vérité. C’est violent toutefois : il finit par faire le lien en lisant le dossier médical de Denise Griffith sur sa tablette.

Humph. Ils sont vachement à jour dans les archives pour avoir une version numérique accessible si rapidement, depuis tablette, d’un dossier datant de 1995. Et bordel, Simone est née en 1995 ? Ce personnage est plus jeune que moi. C’est logique, mais ça me fait bizarre devant Grey’s. On note aussi qu’elle est née un 19 octobre, l’épisode étant diffusé le 20 ; on sait déjà pourquoi la grand-mère est là.

Cela n’empêche pas Simone d’être surprise de croiser sa grand-mère avec Lucas. Et cela n’empêche pas la grand-mère d’être complètement confuse quand elle retrouve Simone et qu’elle demande à voir Denise – qui est morte en accouchant. La situation est un peu horrible à voir, mais heureusement, Meredith passe dans le coin et sait reconnaître les symptômes. Elle intervient aussitôt pour s’occuper de la grand-mère et rassurer ses internes. Ah, Meredith.

Elle est une super mentor à ce stade. Elle se débrouille en effet pour trouver Simone ensuite, lui raconter son propre calvaire avec sa mère et se montrer plus humaine que le reste de l’hôpital ne le fut avec elle. Elle lui conseille même d’entrer dans les délires de sa grand-mère pour que ça fonctionne mieux entre elles. C’est difficile à faire, mais ne pas aller contrer toutes les idées d’une personne qui perd la mémoire est en effet un bon moyen d’apaiser les difficultés de cette personne.

C’est une bonne intrigue et je suis content que ça soit vite mis en place. En plus, j’aime aussi le fait que Lucas découvre le secret de Simone, et inversement. De manière prévisible, Simone apprend en effet l’identité de l’autre interne en faisant quelques recherches sur lui pour comprendre son interaction avec Addison. J’ai aimé voir ces deux-là se rapprocher, tout comme j’ai trouvé efficace d’avoir Lucas qui s’occupe de la grand-mère de Simone. Ca le rend plus humain. Et comme toujours avec cette série, c’est un rapprochement à surveiller car il cache sûrement plus que ça… mais j’avoue, une part de moi est dégoûté que ça ne termine pas en couple Lucas/Levi. Si vous trouvez l’idée bizarre, regardez The Thing About Harry et on en reparlera ?

Pendant ce temps, côté vidéo d’éducation sexuelle, c’est la catastrophe. Les internes se retrouvent à devoir lire des scripts devant caméra et devant toute une classe d’adolescents qui est juste heureuse de pouvoir sécher les cours à mon avis. C’est un peu trop cliché de les voir s’endormir et être sur les portables comme ils le sont – la vérité, c’est qu’ils feraient un bruit de malade s’ils s’ennuyaient comme ça tout en se connaissant et en étant de la même classe, mais bon.

L’essentiel est ailleurs : Jo était sûre que les internes sauraient rendre intéressant son projet, mais bon, elle leur fait lire des faits vraiment inintéressants. Cependant, la journée n’est pas perdue pour autant : Addison croise une adolescente inquiète de son retard de règles quand une autre fait un malaise. La pauvre assure être vierge et regrette de savoir que sa mère balance à tout le monde l’existence de ses règles douloureuses… mais un petit scan montre un problème médical bien plus important, une torsion ovarienne, qui va forcer Addison à l’opérer car Carina est déjà en pleine hystérectomie.

Je trouve ça franchement dommage que Carina ne soit pas présente pour cet épisode, ce serait un peu la base tout de même, même si son intrigue où elle galère à tomber enceinte ressemble à celle qu’a pu être Addison. Bref, l’essentiel, c’est qu’elle choisit le bon jour pour son malaise : Addison et Miranda sont ravies de redemander l’autorisation d’opérer dans l’hôpital.

L’opération ne se déroule pas au mieux, mais ça permet à Jo d’apprendre de nouvelles choses, parce que, eh, bosser avec Addison Montgomery, ce n’est pas tous les jours non plus. Finalement, tout est bien qui finit bien et les nouvelles sont bonnes pour la maman de la gamine qui se fait opérer. La mère culpabilise tout de même et Miranda lui souligne à quel point le manque d’éducation sur le sujet est banal et explique qu’elle soit passée à côté du problème. Cela fait toujours du bien à entendre.

En parallèle, les internes continuent de se démerder comme ils peuvent pour gérer les lycéens. Simone se barre aussitôt qu’elle est bipée, heureuse de pouvoir s’échapper – tout ça pour tomber sur sa grand-mère – et l’épisode en profite pour nous révéler que Mika est bisexuelle, ne couchant presque qu’avec des femmes. Ma foi, c’est un coming-out comme un autre, et tout le monde s’en foutrait si ça ne l’empêchait pas d’expliquer comment mettre un préservatif sur une banane.

Jules finit par proposer une approche différente et s’éloigne rapidement des scripts soporifiques de Jo. Cela marche beaucoup mieux, il y a un bon humour dans la manière d’expliquer la sexualité et de montrer comment mettre un préservatif sur une banane – Benson m’a fait rire à expliquer qu’il n’avait jamais eu à le mettre sur quelque chose d’aussi petit qu’une banane, tout en m’intriguant à vouloir fuir le sujet à chaque fois ; mais la plus drôle était encore Mika et sa distribution de préservatifs.

J’ai beaucoup moins apprécié la partie où Jules cherche comme elle peut une solution pour expliquer ce qu’est le consentement à des adolescents. C’était marrant de la voir s’adresser à Link pour ça, même si ça tourne au harcèlement à force ; moins de voir Winston l’envoyer bouler sans vraie bonne raison. Le seul couple qui accepte de parler de consentement devant des gamins ?

Owen et Teddy, bien sûr. Qu’est-ce que je les déteste ! Cependant, ça m’a fait rire de voir Owen être si à la ramasse et leur échange en vidéo fonctionnait bien. Je me suis aussi éclaté à constater qu’il y avait toujours le même figurant en train d’écouter les échanges entre les internes ; il m’a fait mourir de rire à chaque fois. Ce n’est pas du bon travail de figurant, j’imagine, mais ça colle bien d’avoir un ado qui écoute aux portes – surtout quand il n’y a pas de porte.

Cette intrigue finit donc par me faire apprécier Owen et Teddy, qui terminent l’épisode en couchant ensemble et en apprenant à mettre en pratique les zones les plus érogènes. Je trouve ça dingue, quand même, qu’un adulte de l’âge d’Owen puisse passer tant de temps à côté de la plaque – mais après tout, je me dis que c’est peut-être une question de génération et d’éducation tout ça.

Côté génération, je ne suis vraiment pas convaincu par la mise en pratique des conseils des internes pour les vidéos. Si ça marchait bien de les voir s’ouvrir et quitter les scripts, si c’était cool de voir Bailey et Jo reconnaître qu’elles avaient tort… ça l’était moins de voir le résultat final des vidéos en musique. Ca m’a fait rire de voir le casting danser – j’aime toujours quand le casting de cette série danse – mais la vidéo sur l’ordinateur de Miranda ? Pas dingue.

Miranda profite en tout cas de ce projet pour revenir à l’hôpital, et ça c’est chouette comme tout. Même si elle ne le fait pas en tant que cheffe. Elle le refuse catégoriquement : elle veut bien redevenir prof pour les internes, elle veut bien ouvrir une clinique pour les adolescentes et les cas problématiques, mais pas être cheffe. Bien, plus qu’à retrouver un nouveau chef désormais. En tout cas, Miranda fait bien : il y a beaucoup trop de problèmes quand on est chef, et les internes qui se mettent à coucher ensemble, ça va clairement finir par être un problème. Je veux dire : Benson et Jules couchent en fin d’épisode, juste pour une fois, sans sentiment.

Heureusement que Benson était coincé tout l’épisode – mais j’avoue, ils se font du rentre dedans tout l’épisode aussi. On verra bien à quoi ça mènera, mais il me fait rire le Benson à demander pourquoi tout le monde est marié avec tout le monde dans cet hôpital et ne pas se tenir plus de trois épisodes avant de commencer à coucher avec tout le monde. Enfin, avec Jules, en tout cas.

Reste à parler du cas de l’adolescente ayant du retard dans ses règles : Addison la confie finalement à Levi quand elle doit aller opérer. C’est Levi qui est forcé de lui expliquer qu’elle est enceinte et peut avorter si elle ne souhaite pas le garder ; puisqu’avant dix semaines, il suffit de prendre une pilule qui provoque « de grosses règles ». Mouais. J’ai déjà attendu ce mensonge ; et on m’a dit que c’était mensonge, parce que c’était plus douloureux que ça. J’imagine que chaque cas est différent, après.

C’était tout de même un peu bouleversant de voir cette ado faire face seule à cette décision. C’est bien de montrer que c’est possible, mais j’aurais aimé la voir avoir au moins une personne avec elle – pas forcément un parent, mais genre, un(e) ami(e) de confiance, par exemple.

Autrement, Zola est donc de retour à l’hôpital après une crise d’angoisse et il va de soi qu’elle ne reste pas dans le bureau de sa mère toute la journée, comme elle le devrait. Non, elle tente de trouver une opération à laquelle assister et tombe sur Nick, qui la prend sous son aile pour mieux remarquer extrêmement rapidement, avec Kai, qu’il a affaire à une véritable génie. Zola est en effet capable de reconstituer des puzzles censés être impossibles à faire pour son âge – des puzzles de logique qui dépassent même certains adultes, ou Nick.

On se croirait dans Alias, je sais, mais j’aime voir ça, et j’aime voir les tantes débarquer pour constater le phénomène avec stupeur. Attendez, ça fait trois ou quatre saisons qu’on nous dit que Zola est géniale, faut pas abuser, on le savait tous ! Meredith réagit d’ailleurs un peu comme ça, tout en étant énervée de voir sa fille être examinée par tout l’hôpital à peu près, sans son accord.

C’est de la fierté mal placée, mais en fin d’épisode, elle reconnaît que c’est bien pratique tout de même d’avoir pu avancer dans un diagnostic pouvant expliquer ses crises d’angoisse : elle est trop intelligente et a besoin de challenge différents, exactement comme Maggie à l’époque. J’ai aimé voir Maggie culpabiliser d’avoir raté ça – parce que je n’aime pas Maggie après tout, j’ai aimé voir Amelia lui donner des conseils, mais ça ne me fait pas oublier que nous n’avons pas eu de scène Amelia/Addison cette semaine.

Bon, Amelia était occupée avec Kai, on va dire. Meredith l’est aussi avec Nick et de toute manière toute la fin d’épisode est juste un grand bal de gens qui s’embrassent et couchent ensemble. Grey’s Anatomy quoi.


 

Grey’s Anatomy – S19E02

Épisode 2 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.

Spoilers

Un nouveau quotidien se met en place à l’hôpital avec la nouvelle classe d’internes.


Two interns make a whole doctor.

C’est tout à fait le genre de moment où j’aurais mieux fait d’aller dormir que de me mettre devant un autre épisode de série, mais j’avais trop envie d’avancer dans cette nouvelle saison et de voir ce qu’allait proposer cet épisode – surtout afin d’être sûr qu’on restait bien concentré sur les nouveaux internes.

Les premières scènes sont bien rassurantes de ce point de vue : nous reprenons directement sur Simone qui part de chez elle, confirmant que l’intention est bien de se concentrer sur les internes. J’espère que ça ne me soulera pas trop et que ça continuera d’être bien géré par les scénaristes comme la semaine dernière. Après, je ne sais pas trop ce que ça peut donner quand je vois l’intrigue pour Simone : c’est encore et toujours une histoire de grand-mère qui perd la mémoire, pas très original quoi.

Mika décide quant à elle de s’installer sur le parking de l’hôpital. On notera que c’est la première fois en presque vingt ans qu’on aperçoit un parking couvert pour l’hôpital, mais ça tombe bien, ça met son van à l’abri. J’aime bien l’idée qu’elle décide de vivre dans ce van avec wifi, parce que quand on voit les gardes qu’ils enchaînent, ça paraît logique. Par contre, elle en parle à Jules, ça me paraît une mauvaise idée.

Ce même matin, Lucas se change dans une des salles de repos de l’hôpital et y est surpris par… sa tante. Amélia envisage immédiatement qu’il est en train de vivre à l’hôpital – et ce ne serait pas le premier à le faire, en plus. Elle a toutefois raison et lui propose de venir vivre chez Mer, mais Lucas refuse d’avoir le moindre traitement de faveur pour le programme. Ce n’est pas de bol, par contre, parce que Benson le voit sortir de la salle de repos avec Amelia – sans savoir qu’il s’agit de sa tante.

Apparemment, la première idée qu’il a en tête, c’est que Lucas a couché avec Amelia, et ça me fait rire que ça soit déjà banalisé comme ça dans sa tête. Les internes partent en tout cas en courant car ils sont en courant, et ils manquent de percuter Meredith et Maggie.

Ce début d’épisode est déjà bien fluide, franchement. Les trois sœurs se retrouvent ensemble, et c’est chouette : cela leur permet de parler de Nick qui a bien accepté le poste et propose déjà de gros changements à Meredith… par mail. On nous case aussi la première mention de Zola cette saison, parce qu’elle a rédigé un devoir sur son héroïne : la chirurgienne Ellis Grey. AHA.

Ceci étant introduit, on peut commencer la journée à l’hôpital comme on le faisait sur la première saison : les internes se voient attribuer différents cas et docteurs, et franchement, ça va me simplifier la critique. On note que les internes sont une fois de plus malmenés parce que Nick n’en a rien à faire qu’ils lèvent la main, contrairement à tous les autres dans cet épisode, alors que Levi est un chef des résidents (et seul résident) pas bien sympathique avec eux. Le pouvoir ne lui réussit pas, je trouve. Mais bon, je vais me contenter de critiquer l’épisode avec la journée de chaque interne pour commencer.

D’abord, nous suivons Benson Kwan qui est affecté en cardiologie avec Winston. Par malchance, le patient dont ils doivent s’occuper n’est pas la priorité de Maggie : elle décide de refaire tout l’emploi du temps de son mari sans vraiment en discuter avec lui avant, et elle fait ça devant Benson. Ainsi, Winston ne peut trop rien dire. Le pauvre.

De son côté, Lucas est affecté également en cardiologie : il retrouve Maggie et espère assister à une super chirurgie. Ce n’est évidemment pas le cas : Maggie a bien compris qu’il ne voulait pas de traitement de faveur. Elle est assez désagréable avec lui, mais il s’avère utile quand il écoute ses conversations avec Amelia sans sa permission. Bon, Amelia s’inquiète de croiser un Winston clairement énervé après Maggie et vient lui en parler, mais cette conversation n’était pas si intéressante. Le plus fun était bien d’avoir Lucas qui rappelle à Maggie qu’ils ont un résident à l’hôpital désormais.

Un seul, c’est peu : Levi est débordé au point de chercher de l’aide partout où il peut. Il se rend donc au bar Joe’s pour demander à la barmaid de revenir à l’hôpital pour travailler. Vous avez bien lu : Hellm est désormais barmaid. Bordel. Le pire, c’est probablement qu’elle affirme s’y faire plus de thunes que quand elle bossait à l’hôpital ! Elle refuse donc la proposition de Levi de revenir, même quand il lui affirme que c’est Meredith qui la réclame – parce que ça y est, elle a de l’estime et elle sait que ça ne sert à rien de fantasmer sur une hétéro. Alléluia. Ca semble lui faire du bien d’être barmaid, effectivement.

Si on en revient à l’hôpital, et à Lucas, sa journée continue en présence de Benson, puisqu’ils sont tous les deux en cardiologie. Amelia décide de profiter de ce moment pour réclamer la présence de son neveu, soi-disant pour parler d’un patient. J’ai hâte de savoir laquelle des sœurs de Derek sera la mère de Lucas, j’aimerais tant que ce soit Amy Acker !, mais en attendant, je savoure les petites piques sur les sœurs ; parce que vraiment, ça fait plaisir.

Tout ça ne m’empêche pas d’en revenir à Winston : le pauvre prend cher avec une femme aussi insupportable que Maggie. Elle veut tout contrôler et, désormais, elle gère l’emploi du temps de son mari… sans y faire suffisamment attention pour être parfaite avec lui. Elle l’empêche donc d’opérer pendant tout l’épisode, parfois par accident parce que Lucas lui a rappelé que Levi était résident et qu’elle pouvait se servir de lui, quand il s’était déjà engagé auprès de Winston.

En fin d’épisode, le couple prend le temps d’en parler et semble tomber d’accord sur le fait que Maggie a provoqué plus de problèmes que de solutions. Cela n’apporte toujours pas de solution, mais ça semble leur suffire. Pour l’instant, en tout cas.

Ensuite, nous suivons également la journée de travail de Mika. La pauvre se retrouve à devoir bosser avec Owen, qui est surveillée par Teddy. C’est bien simple, le couple passe son temps à s’engueuler pour savoir si Owen est bien surveillé quand il fait la moindre action médicale. Elle a bien raison, mais elle est chiante ; sauf qu’en fait, c’est Owen qui la force à être chiante. Dans tous les cas, ça me soule.

Je suis aussi d’accord avec elle sur le fait que c’est n’importe quoi de laisser Owen enseigner à des internes alors qu’il risque de voir sa licence médicale être suspendue.

Mika pète rapidement un câble de se retrouver face à eux, alors elle demande évidemment de changer de service à un Levi toujours débordé qui lui refuse cette faveur. Apparemment, ce n’est pas évident d’être chef des résidents. Ce n’est pas évident non plus d’être Mika, parce que sa journée ne fait qu’empirer : son patient est là parce qu’il s’est enfoncé le portable de sa femme dans le cul. Et autant j’adore l’actrice qui joue sa femme (elle me fait toujours rire) autant cette intrigue est atroce et naze. En plus, il faut Teddy pour retirer le portable ? La scène avait certes un côté comique, mais bon, Teddy et Owen sont insupportables.

Richard doit probablement être d’accord avec moi, en plus, parce que vraiment, les deux se plaignent auprès de lui en permanence. Il conseille même à Owen de prendre de la distance, ça en dit long.

Enfin, Jules et Simone se retrouvent à bosser ensemble sur un cas aux urgences, parce qu’à deux, elles font un médecin complet, paraît-il. Les pauvres sont rapidement débordées quand leur cas simple et non chirurgical de gueule de bois s’avère être un peu plus compliqué que prévu : un type de dix-neuf ans entre en détresse respiratoire avec un énorme eczéma sur tout le corps. Il est là avec son coloc, qui s’inquiète un peu d’avoir certains de ses symptômes.

Les internes sont rapidement dépassées par la situation, alors elles bipent chacune un supérieur, ce qui nous ramène Richard et Meredith sur le cas. Il fallait bien ça, même s’ils ne sont pas ravis : le gamin de 19 ans (outch je suis vieux, ça y est) a bien besoin d’aide, parce que son état s’aggrave rapidement. Il a donc une maladie que Meredith ne parvient pas à identifier.

Elle fait appel à Richard et Teddy pour l’aider, sans beaucoup plus de succès. En même temps, Teddy est plus préoccupée par son mari et sa situation financière instable qu’autre chose. Elle est juste insupportable, sérieusement. Toujours est-il qu’on se retrouve avec les internes censées trouver la solution du problème médical et faire le sale travail des chefs. J’ai beaucoup aimé cette petite vibe saison 1 qui revenait, surtout que Meredith demande à ses deux internes de faire appel aux autres aussi pour les recherches.

C’est bon, je me contrefiche de l’aspect perso de chacun des internes – à part Lucas peut-être – pour le moment, mais je les aime suffisamment pour que cette saison me plaise. Simone se rend ensuite auprès du colocataire pour avoir des informations supplémentaires sur son patient, et c’était plutôt drôle à voir.

Le problème, c’est que l’humour est vite détruit dans l’épisode quand Jules cherche Meredith, paniquée, pour lui expliquer qu’elle a bipé Linc : le patient a besoin de voir sa jambe être coupée. Super. C’est absolument horrible, parce que c’est à Jules de le faire – et en plus, Jules interrompt une conversation bizarre entre Nick et Meredith où notre héroïne tente trop de draguer Nick. J’ai du mal à cerner comment la série va se passer de Mer en insistant autant sur sa présence et ses intrigues en début de saison comme ça.

Nick, quant à lui, fait ce qu’il peut pour gérer le programme. C’est un peu compliqué avec l’ingérence de Richard en permanence, mais c’est plutôt pas mal ce qu’il fait, heureusement. Bon, pour en revenir à l’intrigue médicale, cependant, Jules se retrouve à devoir couper la jambe de son patient sous la supervision de Linc. C’est un peu un problème, parce que Linc tente de faire de l’humour sur les jambes du patient (c’est creepy) et qu’elle prend ça pour de la drague.

Ouep, rien ne va dans cette scène, je sais, mais c’est marrant. Ça l’est moins quand Simone trouve finalement ce qui ne va pas avec le patient et qu’elle débarque au bloc, empêchant Lincoln de bien surveiller Jules. Celle-ci se retrouve à devoir gérer une hémorragie sans trop savoir pourquoi ou comment. Elle est paniquée.

Meredith l’apprend… et est une super prof. Elle a eu un petit côté Addison dans cet épisode quand elle a demandé à Simone de s’occuper de Jules. C’était chouette de la voir se rappeler que les internes ont besoin de réconfort et d’entraide, et c’était chouette d’avoir une scène entre les deux internes en fin d’épisode. Leur méthode pour se déstresser ? Ce n’est pas les bébés de la maternité, ce sont les peluches que l’on peut acheter à l’hôpital.

Elles en achètent même pour les autres internes, histoire d’avoir une nouvelle scène de fin d’épisode à cinq où Benson balance à tous que Lucas couche avec Amelia. Et ce n’est pas comme s’il pouvait le contredire sans révéler son lien de parenté avec elle. Franchement, les nouveaux internes avec les petits quiproquos que ça provoque et les commentaires sur les personnages tous en couple qui nous soulent nous aussi, ça fonctionne bien. Ils sont aussi spectateurs que nous pour l’instant, et c’est tant mieux.

Sinon, l’épisode ne se concentre pas que sur l’hôpital. Nous avons également le droit à une intrigue très secondaire et surprenante dans l’épisode : Miranda propose à Jo de prendre un pique-nique au parc avec Luna et Pru. C’est un peu n’importe quoi vu la hiérarchie qui a existé entre elles pendant si longtemps, mais Jo y va en étant persuadée que Miranda veut être une « pote-maman ». Ce n’est pas le cas, bien sûr : elle veut juste des informations sur l’hôpital.

C’est plutôt marrant quand Jo se met à balancer tous les changements que Nick fait et allant, selon Miranda, dans le bon sens quand elle apprend quelques avantages pour les internes. Cela l’énerve toutefois de voir que certains des changements se font alors qu’elle, elle n’a jamais pu les mettre en place. Malgré tout, Miranda n’est pas prête à revenir à l’hôpital.

L’épisode se termine, comme annoncé au début, par une présentation d’un devoir de Zola qui espère avoir un prix en parlant de sa grand-mère. Toutefois, quand elle commence à évoquer Alzheimer, elle entre dans une crise de panique, devant toute sa famille – et tout le public. Ah. Meredith monte sur scène pour l’apaiser et la sortir de là, et nous, on comprend que les scénaristes tiennent là une possible porte de sortie pour Meredith. Prendre un an sabbatique pour s’occuper de sa fille, ça pourrait être une explication logique – Miranda fait la même chose, de toute évidence.

Bon, après, Miranda, on la voit justement. Sinon, Meredith prend aussi le temps, avant ce cliffhanger, de se réconcilier avec Nick, en lui faisant une jolie déclaration d’amour et des excuses pour les six mois où elle a décidé de ne pas l’appeler. Malgré l’interruption d’un Owen toujours aussi énervant et demandant à repasser prof à plein temps pour ne plus avoir la surveillance de Teddy (ouf), le couple parvient à rétablir le dialogue sur autre chose que les internes et leurs avantages. Ouf, bis.


 

Grey’s Anatomy – S19E01

Épisode 1 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.

Spoilers

Six mois plus tard, de nouveaux internes débarquent.


If you want to succeed here, learn to expect the unexpected.

Je ne suis pas sûr que ce titre soit tout à fait vrai, mais espérons que ce soit le cas quand même. En vrai, j’ai trouvé que la première scène était déjà très prometteuse. On ne nous dit rien de la tornade qui vient de secouer Seattle, mais on nous fait comprendre qu’elle a eu lieu avec des branches au sol devant l’hôpital. Si vous ne regardez pas Station 19, ça fait un drôle de début, mais pas le temps de le comprendre qu’on est déjà plongé dans de nouveaux changements.

En moins d’une minute, nous suivons ainsi une femme qui rejoint l’hôpital (probablement une nouvelle interne), puis une certaine Jules (Millin) qui se heurte à Linc dans le couloir, avant d’annoncer à sa nouvelle collègue, Mika (Yasuda) qu’elle a déjà couché vec un médecin de l’hôpital. Et oui, elle lui dit ça en guise de phrase d’accroche pour la rencontrer ? Tout ça en 55 secondes. Bon, j’aime déjà ces nouvelles internes.

On peut alors passer aux hommes recrutés pour cette nouvelle salve d’internes qui vont tous mourir dans d’affreuses circonstances après avoir couché entre eux – et s’être refilés bébés et/ou MST. Ah, Grey’s Anatomy. On aperçoit donc Mike-Magnus-quel-sera-son-nom-ici en train d’enfiler une blouse alors qu’un autre nouveau débarque. Le type est déjà en retard, mais avant d’enlever son t-shirt, il attire bien l’attention pour donner son nom à tout le monde. Il s’appelle donc Lucas (Adams). Jules, Millin, Lucas. Enfin, Lucas, il a déjà son surnom ce débile : il dit qu’on peut le surnommer Luke, mais surtout pas Skywalker. Evidemment que Mika l’appelle déjà Skywalker, avant de balancer à tout le monde que Jules a couché avec un supérieur – parce qu’elle n’a pas précisé que c’était secret.

La série parvient déjà à me faire rire alors que sa nouvelle Meredith 5.0 (après Lexie, Jo et Levi) arrive en retard et sans café à l’hôpital. Elle s’appelle Dr Grifith et est déjà bien trop en retard, au point de se faire remarquer par Richard qui lui indique que la tornade était la veille et que ça ne fait pas une super excuse, malgré sa nouvelle situation familiale.

Elle interrompt même le discours de présentation de Meredith tellement elle est en retard. Eh oui, c’est Meredith qui prend la place de Richard dans cet épisode, expliquant aux petits nouveaux tout ce qu’ils ont à savoir pour survivre à l’hôpital et leur souhaitant la bienvenue en leur expliquant qu’ils tueront probablement des patients. Yay. Cette fois, ils sont accueillis dans le bloc devenu hyper moderne, alors que dans la galerie, il y a à peu près tout le reste du casting qui les observe, y compris Miranda qui, bien qu’en congés (depuis six mois ? Station 19 a repris six mois plus tard !), passe à l’hôpital voir les nouveaux. C’est l’occasion pour elle d’apprendre qu’ils n’ont plus aucun résident.

Pourtant, Levi est encore dans l’hôpital… Il bosse désormais avec Jo, mais apparemment, ça ne semble pas être son choix et ça ne durera pas. Il se rend donc auprès de Richard et Miranda pour leur dire qu’il est prêt à devenir le vagin du programme de résidents si nécessaire. Ah, Grey’s. C’est simple et efficace : il veut prendre la place de chef des résidents, et ça me paraît facile puisqu’il est le seul. Il avait promis à Jo de rester en médecine obstétrique ; mais il change d’avis, peu ravi de ce qu’il y fait.

Tout l’épisode tourne en tout cas autour des nouveaux postes et de la nouvelle classe qui ouvre : elle rouvre six mois plus tôt que prévu, après des investissements monstrueux de la part de Catherine et avec des internes qui n’ont pas obtenu les meilleures notes. Clairement, l’hôpital a perdu de son prestige, alors Richard a dû faire avec des candidatures moins impressionnantes.

Espérons que ça donne des intrigues plus naturelles ? Ce n’est pas gagné avec la reprise de cette idée d’un bus passé par-dessus un ravin à cause de la tornade. La première journée pour les nouveaux internes se fait donc sous la direction d’Amelia. Elle nous apprend le temps de famille de Mike-Magnus : Kwan. Encore un nom à retenir pour écrire les critiques, ma foi.

Elle apprend aussi et surtout que les nouveaux internes sont très peu disciplinés : Lucas prend la parole sans lever la main, Mika fait une blague d’humour noir qui passe très peu auprès d’Amelia. Ils attendent de recevoir quatorze patients qui risquent d’être en mort cérébrale. Neuf sont donneurs d’organes. Et j’aime déjà ces nouveaux internes qu’on embauche pour vérifier les morts cérébrales et annoncer les décès aux proches. Amelia est horrible avec eux ? Il n’y a finalement que la patiente de Mika qui est encore en vie.

Elle se retrouve donc à devoir annoncer la nouvelle à la pauvre maman qui a vu tous les autres parents désespérés par la mort de leur enfant. C’est effectivement horrible comme situation, mais Mika s’en sort bien pour annoncer la bonne nouvelle. Elle se rapproche un peu trop de la mère de la patiente par contre, en parlant de ses sept frères et sœurs.

De son côté, Jules se retrouve à devoir annoncer une triste nouvelle à la famille, mais une excellente nouvelle à Maggie. En effet, son patient est donneur d’organe et a un cœur pour un des patients de Maggie, Howard. L’intrigue était sympathique sans être exceptionnelle.

En parallèle, nous continuons de suivre la journée de Kwan et Lucas. Le premier demande à Winston de l’assister sur une greffe, et Lucas en profite aussitôt pour faire de même. Cela leur permet de rester silencieusement aux côtés de Winston alors qu’il papote avec Nick. À la couleur de la blouse de Nick, j’en déduis qu’il bosse toujours dans le Minnesota mais qu’il est là pour récupérer un organe. Avec huit donneurs d’organes, Nick fait le calcul qu’on peut sauver jusqu’à quarante vies, ce qui permet d’éprouver un peu de réconfort.

Cependant, ce sont clairement les potins qui doivent le plus marquer Kwan et Lucas : ils apprennent pêle-mêle que leurs boss ont eu à faire le travail ingrat des résidents en l’absence de programme, que Winston est amoureux de Maggie et que Meredith est une bonne cheffe par interim – même après six mois. Meredith et Nick ne sont donc plus ensemble. Heureusement que Maggie le voit pour avertir Meredith, au moins.

De son côté, Lincoln croise donc Jules le matin et raconte donc aussitôt qu’il le peut à Jo son échange avec elle. Il a un peu honte d’avoir couché avec une nouvelle interne, mais elle lui conseille d’en parler le plus vite possible à Meredith, parce que c’est la bonne chose à faire. Au passage, nous apprenons que désormais Jo s’habillera en noir et non plus en rose. Bien, c’est une décision politique à laquelle on va s’ajuster.

En attendant, on s’ajuste à voir Meredith en cheffe, et c’est hilarant. Elle se débarrasse de Lincoln bien vite en lui disant de passer par les ressources humaines et d’éviter les ascenseurs avant de proposer d’elle-même à Levi le rôle de chef des résidents. Au moins, c’est réglé. Elle retrouve ensuite Nick, parce que Maggie insiste fortement pour qu’elle retrouve celui qu’elle aime toujours et qui l’a rendue triste pendant six mois. AH.

Les retrouvailles sont toutefois plutôt professionnelles, bien qu’interrompues par Lucas qui ne sait vraiment pas les règles et les moments où il peut parler. Eh, ce petit côté fun manquait à la série, ça fait plaisir de retrouver des internes. Cela fait moins plaisir de retrouver les gaffeurs, par contre.

Ainsi, le Dr Griffith dont je n’ai toujours pas le prénom débarque pour prévenir Lucas qu’il n’a pas annoncé le décès du patient à la bonne famille. C’est gênant, parce que la mère se retrouve à engueuler Amelia devant toute la salle d’attente de l’hôpital. C’est également gênant parce que le patient est donneur d’organes pour un patient de Meredith qui a besoin de trois organes. Et pour un patient que Meredith confie à Nick, parce qu’elle ne peut pas se permettre 25h d’opération pour le premier jour des internes.

Amelia garde son calme autant que possible et s’assure que Griffith chapote Lucas lorsqu’il annonce la nouvelle à Meredith. Il débarque juste après l’annonce de la bonne nouvelle d’un triple don d’organe à la famille qui attendait ce miracle, donc il prend bien cher de la part de Meredith. C’est finalement auprès d’Amelia qu’il explique ce qu’il s’est passé : il a annoncé le décès d’un fils à une certaine Jane, sans vérifier le nom de famille, pour être moins brutal dans la manière d’annoncer la mort. Moi, je trouve que c’est un peu la faute d’Amelia tout ça, parce qu’elle aurait pu vérifier la manière de l’annoncer.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il a annoncé la vérité malgré lui, parce qu’il a parlé à une maman dont le fils était en mort cérébral également. La mauvaise nouvelle, c’est que la mère du patient qui pourrait être le donneur de trois organes n’a plus aucune confiance en l’hôpital. Elle demande donc à son médecin de famille de confirmer le diagnostic d’Amelia, sauf que le médecin a beau savoir que le temps est essentiel, il est trop âgé pour courir aussi vite que Griffith.

Elle le fout ainsi sur un fauteuil roulant, nous rappelant un peu la panique des internes en saison 1. C’est toujours aussi efficace, même si les notes d’humour pourraient être malvenues vu la gravité de l’intrigue. Le fils est bel et bien mort, et Griffith doit retrouver son chemin dans l’hôpital pour l’annoncer à la mère.

Elle le fait et c’est finalement Kwan – dont le prénom est Benson – qui parvient à convaincre la maman de donner son consentement en lui mentant. Je l’ai vu venir à des kilomètres son mensonge sur le frère de 16 ans qui est mort mais a sauvé des vies en donnant ses organes. Il le fait pour obtenir une place dans le bloc opératoire et, évidemment, il l’obtient, parce que ni Meredith, ni Nick n’y voient quoique ce soit à redire.

J’ai bien aimé la scène qui voyait avant cela Nick et Meredith parler de la difficulté des six mois qui venaient de passer. Cela donnait un peu de contexte aux personnages et précédait une scène encore plus incroyable : Nick propose ainsi à Lucas d’assister à l’opération du triple don d’organes. J’ai beaucoup aimé la petite morale qu’il fait, indiquant qu’il faut terminer la journée d’une meilleure manière qu’elle a commencé.

C’était beau, mais le vrai shot d’émotions arrive après, lorsque Lucas indique que c’est une belle journée pour sauver des vies et qu’Amelia révèle, depuis la galerie, qu’il est le neveu de Derek. Et donc le sien. Oh bordel, encore un Shepard ! J’ai aimé voir Meredith souligner qu’il lui faisait penser à Amelia plutôt qu’à Derek, et j’aime déjà la manière dont ce Lucas va être un personnage important de la saison.

Je dois bien dire que pendant le montage sur l’opération et les familles prévenues de l’avancée des greffes, j’ai aussi apprécié de me rendre compte qu’il n’y avait ni Owen, ni Teddy dans cet épisode. Cela peut continuer sans que ça me dérange. Autrement, il y avait de bons moments pendant l’opération, notamment lorsque les trois sœurs observaient tout ça depuis la galerie.

La patiente de Meredith et Nick survit finalement et un autre happy end a lieu lorsque la patiente de Mika finit par se réveiller. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Howard, le patient de Maggie qui ne récupère pas son cœur car celui-ci était trop endommagé. Griffith aussi a une journée compliquée, parce qu’elle révèle finalement la raison de son retard : sa mère est morte le jour de sa naissance, dans cet hôpital. Elle a donc fait une crise de panique avant d’arriver. La scène était sympathique et suffisante pour qu’on accroche à son personnage pour plus tard.

Et avec ça, on arrivait petit à petit à la fin de l’épisode. Il me reste à souligner que les ressources humaines ne sont pas si humaines que ça : elles offrent à Linc un formulaire pour déclarer une relation préexistante avec Jules quand, évidemment, il n’y a pas de relation entre lui et l’interne. Celle-ci l’envoie donc balader et lui fout un méga râteau, ce qui était bien drôle à voir.

Le problème reste entier : il a couché avec une élève, c’est un peu bizarre quoi. Cela fait bien rire Jo, en tout cas – et Jo est vraiment horrible avec Linc qu’elle envoie bouler alors qu’il continue petit à petit d’avoir un meilleur job ? Allez, tout est bien que se termine bien avec Meredith qui propose même à Nick un poste plus régulier de directeur du programme des résidents, parce que les nouveaux résidents lui ressemblent à avoir un passé compliqué et de mauvaises notes.

Non, vraiment, tout était bien, et puis j’ai crié un bon gros : « Nooooon ». L’épisode se termine par le retour d’Owen et Teddy. Je suis dégoûté. C’était si bien un épisode sans eux ! En trente secondes, les deux personnages ont réussi à me souler, surtout que le retour s’effectue de manière pas du tout crédible. Soi-disant, ils ont donc eu assez de thune pour payer un avocat qui prend plus cher que mon salaire à l’heure (je crois, j’avoue, je n’avais pas les sous-titres et je n’ai pas eu envie de revenir en arrière pour entendre ça), pour faire du surf et pour ne plus avoir aucune poursuite judiciaire ?

Exit donc l’idée d’un passage en prison pour Owen. Sa sanction est d’avoir une licence médicale partiellement révoquée : il a besoin d’être surveillé pendant six mois seulement. Teddy est atroce avec lui, se foutant de sa gueule et lui coupant la parole en permanence. Typiquement, la scène aurait pu me plaire en début d’épisode, mais là, en fin d’épisode quand j’étais content qu’on ne les voit plus… Ce fut un coup dur.

Heureusement, la fin de l’épisode fonctionne beaucoup mieux : elle était pleine de nostalgie et en revenait aux cinq nouveaux internes. Jules Millin, Mika Yasuda, Lucas Adams, Benson Kwan et… Simone Griffith. Oui, Simone a un nom, on nous case le mot « MAGIC » dans le scénario parce Meredith Alex George Izzie et Cristina, on ne peut pas faire d’anagramme avec leurs noms, mais on peut être nostalgique en les voyant dans le même couloir qu’il y a dix-neuf saisons. Eh, c’était un bon début de saison quand même !