Grey’s Anatomy – S14E11

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le onzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

11.jpgÉpisode 11 – (Don’t Fear) the Reaper – 16/20
I most certainly am not good.

Bailey a une vie professionnelle, certes, mais elle a aussi une vie de famille depuis deux épisodes, c’est fou. Ce retour de Tuck dans la série, je ne le sens pas trop. Si tout va bien quand Tuck est dans la voiture, ça se passe beaucoup moins bien quand Ben et elle sont seuls dans la voiture, puisqu’ils se disputent une fois de plus sur la décision de Ben de devenir pompier. On tourne en rond dans cette intrigue, mais les choses ne vont plus tarder à charger.

Par miracle, Miranda se pointe dans un autre hôpital, le Seattle Pres dont on entend parler beaucoup trop dans cette série, mais le problème c’est qu’elle se soupçonne d’être en train d’avoir une crise cardiaque. Et dire qu’on l’a cherché tant de temps pour un Bingo Séries ! N’empêche, j’avais raison, la vie de famille de Bailey de retour dans la série n’était pas une bonne chose.

Bon, il est rapidement décrété que, finalement, Miranda n’a rien du tout, mais elle refuse de le croire et demande à voir le chef de chirurgie. Et oh, joie, elle se fait traiter par le chef Maxwell, un acteur que je n’aime pas trop à force de le voir dans trop de séries. Il ne la croit pas non plus sur l’arrêt cardiaque, et il lui envoie un psychiatre.

Du coup, Bailey appelle Maggie pour venir l’aider, alors qu’elle se débarrasse du psychiatre en deux-deux… pour appeler Tuck, dont la vie se passe à merveille à l’hôpital. Elle n’a peut-être pas d’arrêt cardiaque, mais elle est clairement dans une situation de stress bien trop élevé.

Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger pour Bailey quand sa voisine de lit se met à ne plus respirer et qu’elle gère cette nouvelle situation de crise. Paf, il n’en faut pas plus pour qu’elle s’effondre alors que Maggie et Richard sont tous les deux présents dans les urgences – la première à son appel, le deuxième par principe après un appel de Miranda pour prendre une journée de congé.

Pendant ce temps, en salle d’attente, Maggie stresse énormément de voir qu’elle a encore raté une situation médicale dans son entourage, après Amelia. Après une rapide intervention, Miranda va beaucoup mieux et… elle recommence à s’inquiéter ; cette fois du traitement que les gens vont lui donner s’ils apprennent la vérité. Et il n’en faut pas plus pour que son cœur s’arrête une nouvelle fois et nous fasse tous flipper.

Maggie se débrouille donc pour avoir accès à la salle d’opération et opérer Bailey – qui bien sûr fait un arrêt cardiaque, mais finalement tout va bien. En plus, elle a eu le temps de demander à faire appeler Ben qui a dramatiquement jeté son sandwich dans une flaque avant de courir à l’hôpital. Ouais, bon, c’est ridicule, mais ça fait pas de mal un peu de ridicule pour accentuer le drama, hein. Je dis pas que je l’aurais mangé, hein, mais je n’aurais pas pollué la rue comme ça et j’aurais cherché u bus. Bon, un taxi au moins. Sérieusement.

Finalement, l’épisode se termine merveilleusement bien avec Bailey en vie, Ben qui a enfin réussi à faire accepter sa décision de devenir pompier à sa femme (à un mois et demi du spin-off, il était temps) et la mère de Bailey qui affirme que sa fille est trop forte pour mourir d’une simple crise cardiaque. Mignon comme tout, quoi.

Bon, ce qui est marquant dans cet épisode aussi, c’est la présence aberrante de bien trop nombreux flashbacks – mais mon dieu, que le casting était exceptionnel !

Nous suivons la vie de Miranda et de sa mère hyper protective – au point de la couver bien trop. Elle ne veut pas la voir lire dehors la nuit (jusque-là, euh, normal les gars), la voir sans ses roulettes à son vélo, la voir à l’université… C’est gênant. Tout s’explique finalement quand elle apprend qu’elle a eu une sœur, morte après deux mois d’existence. Difficile de croire qu’elle a vécu tant d’années sans le savoir, y a vraiment trop

Toujours en flashbacks, nous avons droit à la masse de flashbacks sur la relation Ben/Bailey. Le pire, c’est que je me souvenais de toutes les scènes montrées, alors que j’ai tendance à oublier beaucoup trop de choses dans cette série habituellement.

L’épisode était un peu lent, mais il part en vrille au moment du deuxième arrêt cardiaque de Bailey. Les flashbacks de la vie de Bailey sont judicieusement choisis pour insister sur les frissons et les émotions, avec tout un tas d’acteurs que nous n’avions plus vus depuis longtemps.

L’épisode était long à démarrer, mais finalement, il réussit comme d’habitude à apporter toutes les émotions nécessaires, même s’il nous prive d’une grande partie du casting. Enfin, côté casting, il y avait tout de même de quoi faire – et de quoi être heureux. Après tout, cet épisode se concentre sur ceux qu’on ne voyait pas trop depuis le début de cette saison. Hop, encore un chapitre de Grey’s Anatomy qui s’écrit et qu’on oubliera d’ici deux ou trois mois.

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Scandal – S07E09

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du neuvième épisode de la dernière saison de Scandal.

09.jpgÉpisode 9 – Good People – 09/20
Olivia is doing what she always does, she’s handling you.

Le résumé commence fort avec le bébé qui pleure et Eli qui se fait agresser… alors que l’épisode nous le montre acheter une valise. De son côté, Quinn monte dans l’ascenseur où elle se fera enlever et mettre dans la valise. Mon dieu. J’ai explosé de rire. Ils peuvent me faire croire beaucoup de choses, mais alors certainement pas que Quinn ET son ventre rentrent dans une valise aussi petite. Sérieusement quoi. Et puis, genre un pro du détail comme Eli laisserait sortir une mèche de cheveux de la valise. Et genre il n’est pas sur les différentes caméras à la sortie de l’ascenseur ?

Je vous jure, la série m’a paru virer à la comédie. Bref, Quinn se réveille dans une cave où elle est attachée et où elle découvre que son agresseur n’est autre qu’Eli Pope. Youpi, un épisode centré sur ces deux-là, ce n’est pas franchement ce dont je rêvais, mais c’est vrai que c’est essentiel pour la compréhension de la saison.

Bon, la série ose ensuite nous servir une scène qu’on a déjà vue entre Olivia et Eli. Quel est l’intérêt ? Absolument aucun, ils auraient pu la jouer différemment et voir Eli se plaindre qu’Olivia lui a pris son dinosaure est toujours aussi puéril et ridicule. Qu’Olivia le dise pathétique est on ne peut plus réaliste, au moins. Cela aurait été facile de simplement nous rappeler à coup de deux flashbacks de cinq secondes cette scène.

Après ce dîner charmant avec sa fille, Eli hésite à aller tuer Quinn, mais ce n’est finalement pas ce qu’il fait, alors qu’il a tout l’armement pour ça. Il préfère enguirlander et menacer ses dinosaures en plastique. Oui, je suis très sérieux.

Du coup, le lendemain, Eli achète un berceau et des vêtements pour Quinn, qui déclare qu’elle et son bébé sont déjà mortes. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux pour dire qu’il tuera Quinn dans une cinquantaine d’heures. Non mais sérieusement ? À quel moment Scandal s’est-elle réduite à un acteur parlant à des jouets ? En quoi c’est censé être flippant ; surtout quand on sait que Robin va survivre ?

Je suis sans voix et totalement dépité. D’une certaine manière, ça me rappelle ma déception devant la dernière saison de True Blood. Je crois que je ne vais plus rien attendre de la série à ce stade-là ; c’est juste tellement décevant qu’une si bonne série finisse si mal. Bon, ça fait trois ou quatre ans qu’on assiste à la saison de trop, mais il y a souvent eu des sursauts rassurants, comme le début de cette saison.

Bref, Eli se fait ensuite pote avec le vendeur du magasin pour s’assurer de pouvoir faire des achats d’affaire de bébé alors que Quinn stresse dans sa cave, s’imagine morte et voit Charlie dans sa folie avant de se mettre à chanter.

Quand Jake vient le voir, comme nous l’avions vu il y a quelques épisodes, il lui confisque en fait les innombrables flingues cachés dans la baraque. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux, ENCORE. Pendant ce temps, Quinn imagine Huck et lui parle comme s’il était, comme ils le font tous. Elle se rend compte qu’Olivia est un monstre et qu’Eli a juste prévu de sauver son bébé. Eli, lui, va s’acheter un flingue, puis un deuxième, grâce à l’aide de Marv, son vendeur.

Et que fait Eli après ses achats ? Et oui, il recommence à parler à ses dinosaures. Ah non mais désolé, j’ai juste de la peine pour l’acteur ; et pour le personnage aussi parce que Jake a mis des caméras dans son dinosaure.

Et ensuite ? Ensuite la série nous ressert la confrontation entre Eli et Olivia. C’était bien la première fois, c’est vraiment mauvais la deuxième fois. Finalement, on passe ensuite à Quinn en train de déchiqueter sa robe de mariée pour s’enfuir, allons savoir comment. Cette fois, elle parle carrément à l’ensemble de QPA, normal, et entend Olivia & Eli se disputer… alors qu’elle est toujours dans une pièce supposée insonorisée, OK.

Le plan de Quinn pour s’échapper ? Tenter d’utiliser sa robe de mariée comme lasso pour récupérer des cartons vides dans lesquels elle espère trouver quelque chose lui permettant de s’échapper, à la McGyver. C’est un échec, bien évidemment.

Eli arrive donc pour la tuer et prend bien plus de temps que la dernière fois pour le faire. On notera aussi qu’il ferme la porte supposée insonoriser la pièce, mais qu’Olivia entendra la moitié de ce que dit Quinn quand même – mais pas la moitié où elle demande à Eli de la garder en vie assez longtemps pour faire naître son bébé.

On notera aussi que Quinn, enchaînée, a trouvé le moyen de se libérer de ses chaînes, allons savoir comment, et d’être à deux doigts de tuer Rowan – qu’elle a d’ailleurs blessé à la main d’où le sang. Quitte à faire dans la crédibilité, hein.

La série nous laisse encore croire qu’Eli a tué Quinn – mais ils nous prennent pour des enfants de trois ans ? – alors qu’Olivia demande la possibilité de l’enterrer, histoire de calmer Huck.

En flashback, parce qu’il fallait au moins ça pour nous expliquer comment elle s’était libérée de ses chaînes – ils ne pouvaient pas le faire chronologiquement comme il restait dix minutes d’épisode à combler, Quinn se rappelle soudainement qu’elle a une broche pouvant la sortir de là. Résumons. Cela fait trois jours qu’elle est emprisonnée, qu’elle cherche un moyen de s’enfuir, elle a parlé de la broche pendant l’épisode, elle l’a gardée dans ses cheveux pendant TROIS PUTAIN DE JOURS avant de comprendre que, eh, en fait ça pouvait l’aider à s’enfuir ?

À ce stade-là, ce n’est même plus que c’est mal écrit. Bref, Eli tire ensuite dans le mur à côté de Quinn, remonte voir Olivia qui s’en va et redescend ensuite voir Quinn qui est prête à l’attaquer… mais non. Ils sympathisent, mais maintenant que le stress retombe, Quinn perd les eaux. BEN OUI. C’est probablement la chose la plus crédible qu’ils aient écrit dans cet épisode, cependant.

L’accouchement ? Oh, classique : Quinn est droguée inconsciente, Marv a déjà fait accoucher des femmes pendant la guerre du Vietnam et accepte de la faire accoucher alors que clairement, il s’agit d’une prisonnière. Cela ne lui réussit pas, en plus, parce qu’Eli n’hésite pas à le tuer ensuite.

Et voilà Quinn est donc en vie, et Robin aussi. Mais pas Marv. Les femmes et les enfants d’abord. Oui, on nous sort après sept saisons que c’était le mot d’ordre de B613. Et oui, on s’arrête là pour cette semaine, avec Quinn qui accepte de nettoyer le sang du cadavre et est OK avec l’idée de rester 24 mois prisonnière de Rowan.

Non mais franchement, cet épisode. Je ne sais même plus quoi en penser. Je leur reconnais toutefois qu’ils m’ont surpris car je pensais que Quinn était bien plus impliquée que ça dans son propre enlèvement – je l’imaginais travaillant avec et pour Eli moi. Je leur laisse la moyenne (enfin, presque, faut pas déconner) parce que l’ensemble était bien joué et que putain pour bien jouer une scène où tu parles à un dinosaure en plastique, faut quand même donner de ta personne. Par contre, l’écriture c’était n’importe quoi et il n’y avait aucune vraie surprise dans l’épisode ; alors que putain, à l’époque Scandal, c’était à se décrocher la mâchoire à chaque épisode.

Bref, je suis dépité.

Grey’s Anatomy – S14E10

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le dixième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

10.jpgÉpisode 10 – Personal Jesus – 18/20
David, when world created the world, he also created metaphors.

Un épisode centré sur April ? Quelle belle idée. En plus, le livre de Job, ce n’est pas comme si je m’étais tapé un exposé dessus il y a deux ans. Du coup, ce n’est pas bien rassurant.

Comme prévu, Jo et Alex n’y sont pour rien dans ce qui est arrivé à Stadler, ils étaient au lit et sont contactés parce qu’il avait le numéro de Jo sur lui. Ben tiens. C’est donc April qui s’en occupe, mais rapidement, on comprend qu’elle est débordée aux urgences et aura plein de choses à gérer dans cet épisode.

Déjà, elle comprend enfin que Richard s’est joué d’elle pour en faire un jury du concours afin qu’il puisse participer et pas elle. Vexée, elle tente de revenir sur sa décision, mais Richard ne se laisse pas faire. Ensuite, une femme enceinte débarque aux urgences et est déjà en train d’y accoucher, donc c’est elle qui se charge de faire sortir le bébé du ventre de la maman, avec Helm, la nouvelle interne également sur tous les cas d’April cette semaine.

Une femme enceinte ? Pas n’importe qui, la nouvelle femme de Matthew, l’ex d’April. Bim badaboum. J’ai trouvé l’idée vraiment top, je ne m’y attendais pas, mais ça fonctionne bien. Bien sûr, Arizona n’a jamais rien dit à cause du secret médical, donc les scénaristes s’en sortent rapidement de ce « problème » de la femme qui apparaît avec neuf mois de grossesse derrière elle.

DeLuca fait la gaffe du siècle : il trouve que la femme de Matthew ressemble à April tellement elle est gentille. On peut difficilement faire mieux.

April reçoit ensuite un nouveau patient qui a voulu se couper la main car il se masturbait trop. Sa référence ? La Bible, qui lui dit de se couper la main s’il pèche trop. C’est beau. Finalement, on pouvait  faire mieux et plus drôle. Les deux se mettent à discuter de la Bible en plus, et ça donne d’excellentes répliques.

Carina est appelée à la rescousse pour lui expliquer que la masturbation, ce n’est pas si mal, mais elle ne fait que le traumatiser encore plus quand il se retrouve avec une érection simplement en l’écoutant dire qu’elle se masturbe. Forcément. Cela nous introduit aussi plus clairement le personnage de Vik, un des nouveaux internes que la situation amuse beaucoup – et qui a des répliques bien drôles. Une sorte d’Alex en plus jeune, finalement.

Bien sûr, April fait aussi le check post-accouchement pour la femme de Matthew. Situation gênante bonjour. Ce n’est que le début pour April qui se retrouve à devoir gérer les douleurs vaginales de Karin, parce que oui, elle a tout de même un nom la pauvre.

Evidemment, le pire est qu’elles sont faites pour s’entendre, puisqu’elles citent les mêmes phrases de la Bible. La bonne chose est qu’April peut enfin s’excuser auprès de Matthew, mais en revanche, elle s’abstient de lui annoncer toute la peine de ses dernières années. Matthew est donc persuadé que Dieu a fait pour le mieux avec eux deux, les laissant trouver leur bonheur ailleurs. Outch.

Pour le mieux, oui, mais les douleurs de Karin ne font que s’intensifier tout au long de l’épisode où elle reste aux urgences faute de chambre pour elle.

Ben réapparaît dans cet épisode pour mieux en re-disparaître en ambulance où il s’entraîne à devenir pompier. Il laisse à Bailey le soin de s’occuper des deux ados, mais heureusement, Maggie qui passe par là se sent soudain pousser des ailes à l’idée de leur faire un camp de sciences dans l’hôpital.

Il n’est pas évident de s’occuper d’adolescents, mais dans l’ensemble, elle s’en tire bien. On file quand même des intrigues parfaitement inutiles à Maggie – et c’est flippant de voir le fils de Bailey déjà si grand (mais c’est logique après tout).

Ben et les pompiers amènent ensuite aux urgences un enfant de 12 ans sur lequel des policiers ont tiré, le suspectant de rentrer dans une maison par effraction, alors qu’il disait que c’était la sienne. Ben prévient Bailey & Avery et, le garçon de 12 ans étant noir, on comprend vite qu’il s’agit d’une histoire de racisme. Un sujet tristement à la mode dans les séries.

Cela rajoute du chaos aux urgences, surtout qu’il apparaît rapidement clair que les policiers ont vraiment fait de la merde. Avery s’implique énormément dans l’affaire, « empêchant » les flics de faire leur (mauvais) travail.

Tout cela choque April, surtout quand Jackson se met à raconter son passé et ses confrontations avec des flics racistes. Heureusement, le jeune garçon va bien… jusqu’à ce que son cœur s’arrête. Et contrairement à d’habitude, personne ne reste avec la famille quand ils l’emmènent se faire opérer. April elle-même est finalement laissée de côté pendant l’opération. Elle retourne donc s’occuper de Karin, mais elle est déjà emmenée au bloc elle aussi, où Arizona l’opère. Là aussi, elle est laissée de côté, forcément.

April se retrouve donc à prier, mais forcément, la chapelle est déjà occupée par Matthew. Ah les moments gênants. Quand elle en sort, elle découvre que le gamin de 12 ans est mort. Le discours de Jackson est parfaitement écrit, mais forcément, ils ont eu le temps de préparer ça à merveille et d’y réfléchir plus d’une fois. De même, Bailey et Ben en arrivent à la conclusion horrible devoir enseigner à Tuck comment se comporter face à la police, et surtout comment ne pas se comporter. Comme le souligne très bien Jackson quand il pense que le petit va s’en sortir, la police a enlevé l’enfance du jeune victime de la balle du flic zélé. En fait, ils ont aussi enlevé celle de Tuck, rappelée en début d’épisode quand il s’émerveille de ce que Maggie sait faire.

Techniquement, voir cette scène de Bailey et Ben expliquant comment faire à la télévision permet aussi d’éduquer tous les téléspectateurs, et pas seulement au problème que ça représente d’avoir des flics armés, mais aussi au bon comportement à avoir. Et il devrait être le même pour tout le monde, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bref. Tout ça m’a paru très bien écrit.

Quant à April… Elle se retrouve à devoir répondre aux questions du patient qui voulait se coupe rla main, des questions sur la Bible. Et si elle s’en sort bien au départ, elle finit par perdre la main (blague voulue, oui) face à son immense crise de foi. Et on sent qu’elle n’en est pas loin.

Pendant ce temps, Arizona mène son enquête post-op et découvre le problème de Karin, mais il est trop tard pour la sauver. Celle-ci meurt à son tour, comme on s’en doutait – comme je m’en doutais – dès le début de l’épisode avec l’histoire de Job patiemment expliquée par April.

En parallèle de tout ça, Paul est toujours dans un sale état, mais Amelia confirme qu’il n’y a pas de lésion fatale. Jenny, sa fiancée, est à l’hôpital, interrogée par les flics, et aperçoit Jo & Alex, ce qui promet de belles emmerdes juridiques pour tout le monde.

En fait, Jenny veut simplement remercier Jo pour ce qu’elle a fait – sauf que ce n’était pas elle non plus. L’écriture est parfaite en tout cas : Bethany Joy Lenz est juste terrifiante de justesse dans le rôle de Jenny, flippée de découvrir la vérité sur Paul et d’avoir eu besoin de quelqu’un pour lui ouvrir les yeux.

La plus mauvaise des idées est ensuite immédiatement exécutée par Jenny et Jo qui vont confronter ensemble Paul pour lui dire ses quatre vérités. Jenny lui explique très clairement qu’elle va le traîner en justice pour tentative de meurtres, qu’elle aura aussi le témoignage de Jo et qu’elle ne veut plus avoir affaire à lui. Il n’en faut pas plus pour énerver Paul qui prend tout cela très personnellement et très mal ; au point de tenter de se lever et de s’éclater la tête contre le lit. C’est vraiment la plus mauvaise des idées.

Du coup, Amelia le considère très probablement en mort cérébrale, même si elle n’est pas encore sûre de ça car il faut un peu de temps pour y arriver. Jo commence à expliquer à Jenny les différentes options à prendre concernant son état – et notamment celui de stopper les machines le maintenant en vie. Bon, je suis un peu déçu de voir cette intrigue si vite expédiée après deux ans d’attente, mais bon, au moins, c’était dans l’ensemble bien écrit. Juste un peu trop précipité, comme la mort de la mère de Maggie l’an dernier.

Meredith veille au grain et rappelle qu’en fait, la décision revient à Jo, qui est sa femme. Difficile de ne pas éclater de rire avec Jo face à cette situation vraiment amenée de manière sympathique dans la série. Heureusement, elle a Alex avec elle. Quant à Jenny, elle déclare qu’elle aurait préféré l’humilier devant tout le monde.

Finalement, Jo prend la décision de donner ses organes, étant bien contente de découvrir que certains d’entre eux vont sauver des petites filles. Sa joie n’est pas partagée par April, même pas tenu au courant du connard qu’il est. Quand elle apprend sa mort, elle découvre qu’elle a perdu tous les patients de sa journée, sauf celui qui voulait se couper la main. La crise de foi d’April est terrible à voir, et ça me rappelle de très bons épisodes de la saison 8 avant qu’ils ne partent en roue libre sur toute l’intrigue de son personnage.

Durant les six saisons qui ont suivi, il s’en est passé des choses pour elle, mais elle se retrouve finalement à douter de sa foi une fois de plus ; et ça la conduit dans un bar, où elle couche avec le premier venu ; premier venu qui est évidemment Vik, parce que qui est-ce que ça pourrait être d’autre ? On est devant Grey’s après tout.

Cette conclusion m’a plu et j’espère que la série prendra le temps de s’occuper d’April par la suite, de s’en occuper et de la faire retrouver son optimisme en la vie. Le doute est normal – il est même sain ; mais il faut voir à ne pas aller trop loin non plus. J’aime ce genre d’exploration d’un personnage, mais je n’ai pas envie qu’on perde encore un peu plus Kepner ; ça fait déjà longtemps qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Je ne veux pas que ça continue trop longtemps.

 

HTGAWM – S04E10

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 10 de la saison 4 d’HTGAWM.

10.jpgÉpisode 10 – All We Did Was For Nothing – 16/20
You want to end up the next dead body around here?

Oui, je manquais un peu de temps cette semaine pour voir le TGIT en entier et, pour une fois, j’ai mis la priorité sur cette série… On se demande bien pourquoi, ce n’est pas comme si elle était beaucoup plus prenante et me rendait beaucoup plus fou que les autres… ah ben si, en fait. Bref, mes critiques des deux autres séries viendront plus tard ce soir si tout va bien. En attendant, concentrons-nous sur celle-ci.

Laurel est toujours traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle a pourtant la chance d’avoir un bel écran HD dans sa chambre et un héritage à venir qui promet d’être un beau pactole. En effet, la fusion Antares a eu lieu, ce qui fait de Mr Castillo la tête d’un très joli business.

Du coup, Oliver est en pleine dépression alors que Michaela a tenté de contacter Tegan, une action complétement idiote qui met tout le monde en danger plus qu’autre chose. Toujours dans l’introduction, Bonnie assure au procureur qu’elle l’a protégé lui plus qu’elle n’a protégé Asher, car ce dernier avait des infos compromettantes sur la vengeance du procureur envers Annalise l’an dernier, et que ça aurait pu poser problème pour sa campagne électorale. Elle semble réussir à s’en tirer avec ça.

De son côté, Annalise demande à Michaela de surveiller Laurel qui ne peut pas sortir de l’hôpital à cause des médecins. Cela offre de bonnes scènes pour le duo d’amis où Laurel manipule complètement Michaela. Plus ça va, plus j’ai l’impression que les scénaristes vont nous pondre que Laurel est la grande méchante de l’histoire – une théorie qui m’est apparue depuis la semaine dernière.

Bon, en tout cas, Laurel fait ce qu’elle peut pour récupérer son bébé, mais Annalise lui met des bâtons dans les roues plutôt que de l’aider. Après tout, Laurel a bien ramené un flingue dans une soirée professionnelle, elle n’est peut-être pas si nette que ça… Et même Michaela y croit.

Les choses sont assez claires pour la suite de la série avec un procès à venir pour que Laurel récupère le bébé et Annalise qui réembauche tous ses étudiants sur son affaire du début de saison, que j’avais totalement oublié il faut bien le dire. Pendant qu’ils travaillent pour elle à chercher les cas qui pourraient être réexaminés, elle se rend chez Wes pour fouiller ses affaires et tenter de comprendre le lien logique entre lui et Dominick. Elle est surtout en pleine dépression elle aussi.

L’ensemble de l’épisode était bourré de flashbacks de ce qu’il s’est passé avant dans la série. Ce n’était pas toujours super utile, mais ça fait du bien qu’ils nous aident un peu à nous rappeler les relations chaotiques de la série qui avancent (trop) vite par moments. Et puis… Revoir Wes, quelle horreur, quelle tristesse, ça fonctionne toujours autant côté nostalgie.

Frank a conservé le téléphone de Dominick, soit disant intraçable car lié à Antares. Il se débarrasse ensuite du corps dans une casse de voiture, mais toujours pas du téléphone, malgré les conseils d’Annalise de le faire. Et non seulement il ne s’en débarrasse pas, mais en plus il prend le temps de le recharger, parce que je ne connais pas de téléphone capable de durer aussi longtemps sur la batterie, hein. À moins d’être flambant neuf, certes, mais on parle de 48 bonnes heures minimum vu l’épisode. Enfin bref.

L’épisode part ensuite dans tous les sens, comme toujours, avec Annalise demandant l’aide de Nate pour retrouver le disque dur Antares et Frank allant voir Bonnie pour je ne sais trop quelle raison. Bien sûr, Bonnie déteste toujours Frank donc c’est de toute façon un coup pour rien. Ah et ce dernier aimerait prévenir Laurel des relations entre son ex et Dominick, mais Annalise l’en empêche à plusieurs reprises, pour garder cette révélation en fin d’épisode.

En tout cas, le téléphone de Dominick révèle à Frank et Annalise que le procureur était lui aussi en lien avec le tueur de Wes, donc avec le père de Laurel. Au moins, si tout est lié, ça va aider à mieux comprendre le bordel que c’est ; mais je suis pressé que tout le puzzle soit mis en place parce que là pour l’instant, les vraies intentions du père de Laurel restent floues.

Annalise se rend ensuite chez Bonnie afin de s’excuser, sur les bons conseils de Frank. Elle a aussi désespérément besoin de vodka, mais bon, on ne va pas trop en parler. Je n’ai jamais trop compris cette relation Bonnie/Annalise, il faut bien le dire, mais j’ai bien aimé malgré tout cette scène d’explications entre les deux. Bonnie reconnaît enfin qu’elle n’est pas heureuse, et ça fait trois saisons que ça crève l’écran alors ça fait du bien… J’espère juste qu’elle parviendra à avancer un peu dans sa vie maintenant que l’abcès est crevé. Il lui reste aussi à reconnaître que partout où elle va, elle aime devenir le chien de service – parce que dans cet épisode, elle fait tout pour être dans les bonnes grâces du procureur, au point que c’en est suspect pour lui.

Ainsi, ce dernier se rend en fin d’épisode prévenir Mr Castillo que Bonnie va leur poser problème. Bon, voilà donc que la série se met à mettre en danger Bonnie. Allez, pourquoi pas.

En parallèle de tout ça, Nate continue de renseigner Asher sur l’avancée de l’enquête, et elle ne prend pas une bonne tournure pour lui. Après tout, plusieurs témoins l’ont vu s’embrouiller avec Simon pendant la soirée. Asher lui affirme que Tegan ne croit pas en leur mensonge – Nate rend donc visite à Tegan pour obtenir plus d’infos, mais elle est plus maline que ça et c’est un coup pour rien. En fin d’épisode, Michaela, blessée par le silence de Tegan, se rend la voir sur un parking pour parler de tout ça.

En toute logique, Tegan l’envoie bouler et lui dit qu’elle est complétement inconsciente. Bien sûr, c’est le cas, mais moi, je vois surtout que Michaela est toujours censée bosser pour elle, donc en fait, c’est plutôt leur silence et les distances qu’elles ont prises du jour au lendemain qui sont louches. Enfin bon, admettons.

Bien avant tout ça (je vous jure que ma critique tente de suivre une construction logique sur l’ensemble des intrigues, mais logique ne rime pas avec chronologique dans cette série), Michaela finit par avouer à Annalise & Frank que Laurel a accouché à cause d’un coup que Laurel a reçu de Frank – ce qu’elle vient juste d’apprendre, mais qui avait aussi été montré en flashback dans l’épisode 8. Nous avons donc là une confirmation que Laurel ne s’est pas mise en danger plus que ça concernant son accouchement. Du coup, j’ai envie de croire Laurel, mais c’est un personnage tellement mystérieux et la série nous en a fait voir tellement de toutes les couleurs que je n’ai plus confiance. Bon, en tout cas, ça suffit à convaincre à Annalise que Laurel n’est pas si perchée que ça (hum). Annalise retourne ainsi voir Isaac pour lui demander de s’occuper de Laurel.

Dans la conversation, elle reconnaît enfin qu’elle ne fait pas tout ça pour Laurel, mais pour elle-même, afin d’être sauvée. Cela suffit à ce qu’Isaac fasse l’évaluation d’une Laurel tellement hantée par son passé qu’elle s’imagine un Wes se réveillant à la morgue.

Comme j’imagine mal la série avoir payé l’acteur pour une si petite scène, j’imagine que le plan a été tourné l’an dernier, confirmant que les scénaristes ont envisagé de garder Wes en vie. Purée, si c’est le cas, ils vont devoir la jouer très fine niveau crédibilité. Même en y réfléchissant bien, on a vu Dominick étrangler Wes jusqu’à son dernier soupir. Si encore il n’avait eu que sa piqûre et les flammes, je ne dis pas, mais là, il est mort de chez mort.

Bon, après, j’ai bien continué une série qui a ramené des morts un personnage ayant eu la tête coupée et un autre qui était en phase terminale alors que je n’ai jamais eu d’explications satisfaisantes sur le sujet, alors à côté, Wes, ce serait pas si choquant.

Nous n’en sommes pas là et je n’ai pas envie d’espérer son retour, surtout qu’il coûterait cher à la production du côté du maquillage. Revenons-en à cet épisode, donc, avec Connor babysittant Oliver pendant tout l’épisode. La relation de ces deux-là est vraiment en train de s’engouffrer dans une très mauvaise passe. Autant l’an dernier je militais pour qu’ils restent/se remettent ensemble, autant cette année, je crois qu’ils se font plus de mal qu’autre chose l’un et l’autre.

Connor couve autant que possible un Oliver qui aurait plutôt besoin d’une douche froide ; ce qu’Annalise a très bien compris. En effet, il n’arrête pas de se morfondre sur l’état de Simon, parce qu’il se sent responsable. En soi, on serait dans la réalité, je ne dis pas, mais là, on est dans une série, il faut donc qu’il se reprenne.

Surtout que Connor a beau le surveiller 24h/24 dès qu’il a le dos tourné, Oliver s’enfuit et se rend à l’hôpital. Là-bas, se fait passer pour le petit ami de Simon et lui rend visite. Il peut enfin s’excuser pour ce qu’il a fait, mais soyons honnêtes, il est de plus en plus chiant dans cet épisode Oliver.

Connor et Asher le retrouve vite et c’est ce dernier qui reste avec Oli et Simon plutôt que Connor. C’est l’une des rares fois où j’ai bien aimé Asher qui a une vraie conversation utile avec Oliver, sur la culpabilité et toutes les horribles actions de leur passé. L’air de rien, on oublie vite tout ce qu’il s’est passé auparavant en fait.

Après tout ça, le gang a droit à une scène tous ensemble dans la chambre de Laurel. Cela faisait longtemps que tous les personnages n’avaient pas été réunis dans la même pièce sans Annalise et ça fonctionnait bien de les voir travailler ensemble à une solution pour sortir Laurel de l’hôpital.

C’est donc Michaela qui l’a trouvé en allant voir Annalise pour lui révéler les infos qu’elle avait su l’accouchement prématuré. Ainsi, Laurel peut quitter l’hôpital grâce à Isaac, convaincu par Annalise, elle-même convaincue par Michaela, elle-même convaincue par Laurel. Le tout en 40 minutes top chrono et avec tout le reste des intrigues.

Toutefois, les choses se passeraient beaucoup trop bien pour une fin d’épisode si Laurel était simplement libérée de l’hôpital (oui, oui, libérée, elle s’y sentait en prison). Le téléphone de Dominick se met donc une fois de plus à sonner dans la poche de Frank. Laurel découvre ainsi le message de Wes sur le portable et… décroche le téléphone quand il sonne, car elle sait qu’il s’agit de sa mère. Alors… OK, mais ça reste un acte de folie pure de décrocher le téléphone de Dominick, non ? Sachant qu’il a disparu, il aurait mieux valu ne rien faire. Mais bon, Laurel est juste cinglée, je crois.

Et puis, ça tombe bien, sa mère aussi nous a été présentée comme cinglée pendant tout l’épisode. Quant à la révélation sur le fait que Wes et Dominick étaient potes, elle a l’air de s’en préoccuper à peu près autant que de son premier mec (mais si, souvenez-vous, il s’appelait Kan et servait tellement à rien qu’il est aujourd’hui un des personnages principaux de The Magicians – Penny, pour ceux ayant vraiment tout oublié). C’est louche, c’est comme si elle le savait déjà, quoi…

Au milieu de tout ça, Asher, Oliver et Connor font aussi une découverte totalement inattendue dans les dossiers des prisonniers demandant qu’on réévalue leur peine. Je ne vois pas bien le rôle de cet énième rebondissement pour le moment, mais voilà, il y a un certain Nate Lahey parmi ceux-ci. Et ça tombe bien, la série nous a rappelé subtilement en milieu d’épisode que le nom de famille de Nate était Lahey. Oui, les scénaristes nous balancent ça au milieu du reste, juste pour le plaisir, je crois, mais le père de Nate est en prison et demande l’aide d’Annalise pour en sortir (ou alors Nate a une fausse identité, mais ça me paraît moins logique).

Bref, j’ai mal à la tête, quoi.