The Last Man On Earth (S03)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 3 de la série, écrit au fur et à mesure de la diffusion. Il y a donc des spoilers sur les épisodes critiqués et ceux qui précèdent, jamais sur ceux qui suivent.

Avis : J’ai commencé The Last Man On Earth durant l’été 2015 et j’ai du mal à capter que c’est déjà le début de la saison 3. Et pourtant. Cette série raconte la vie post-apocalyptique de Phil alors qu’il est sûr d’être le dernier homme vivant sur Terre (d’où le titre). Inutile de dire que ça ne pouvait pas être le cas si on voulait une comédie qui soit fonctionnelle.

Très vite donc, Phil s’est trouvé entouré d’une fine équipe et est devenu peu à peu insupportable. Le problème, c’est que c’est devenu insupportable aussi pour les gens qui regardent et qu’il a eu tendance à rendre insupportable les personnages secondaires (Melissa en tête, bordel). Je la commentais à la semaine sur sa fin l’an dernier, mais j’ai donc un gros problème avec la saison 2 qui a eu tendance à partir dans un humour potache très lourd avec Mike et dans des histoires de couple à gogo sans une once de crédibilité. En même temps, c’est aussi la série qui avait le meilleur cliff de mi-saison (l’opération de Phil), c’est la série qui a le don de me faire rire à chaque réplique de Carol, c’est la série qui propose un univers vraiment décalé, une musique qui lui est propre…

Oui, je suis parfaitement mitigé : j’aime la série et l’idée de base, beaucoup moins ses personnages, hormis Carol, et parfois, son humour. Du coup, je n’arrive pas à savoir si je suis pressé de voir la saison 3, parce que je suis en conflit permanent quand je regarde. Parfois ça me fait rire, parfois il dépasse une limite qui fait que ça en devient douloureusement ennuyeux. Rien de plus horrible que de voir une série essayer de provoquer le rire quand elle n’y arrive pas. Dis autrement, ce n’est plus du second ou du troisième degré, on passe bien au-delà du millième degré et c’est parfois juste trop pour moi. Voilà, je ne peux pas mieux résumer mon sentiment vis-à-vis de la série. Je ne sais pas bien si je fais bien, mais en tout cas je la commence et on verra !

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

01.pngÉpisode 1 – General Breast Theme with Cobras – 14/20
We weren’t gonna shoot you, we come in peace.

Je n’aime toujours pas Phil. Cet épisode reprend là où la saison 2 avait laissé les choses, avec l’arrivée d’inconnus armés en bateau. Les choses avancent très vite comme toujours et l’épisode rattrape assez vite un début ennuyeux en faisant monter la pression vis-à-vis de Pat.

L’air de rien, en 20 minutes, Melissa tue un type et Todd écrase Pat. On ne peut pas dire que rien ne se passe ni que l’humour n’est pas là (l’enterrement est génial et tout à fait dans le ton de la série), seulement Phil est tout bonnement insupportable pendant une bonne partie de l’épisode.

Comme à chaque fois, je me retrouve à ne pas savoir s’il faut rire de certaines situations ou en pleurer tellement ça paraît forcé. Ce n’est pas le jeu des acteurs le problème, non, c’est l’écriture. Cette dernière est aussi à remettre en cause quand on voit la rapidité avec laquelle tout le monde se remet du meurtre commis par Melissa…

C’est donc un plaisir de retrouver certains d’entre eux et la villa, mais ça a toujours tendance à partir un cran au-dessus de mon humour au moment où j’arrivais à accrocher et à me poser des problèmes de crédibilité dans l’écriture.

Le suspens de la fin d’épisode avec Pat qui vire dingue est bien fichu et relance un peu la dynamique de la série, possiblement vers quelque chose de sympa.

02.pngÉpisode 2 – The Wild Guess Express – 14/20
Oh my god. No way. I think we might be in Cher’s house.

L’épisode reprend à nouveau exactement là où le précédent nous avait laissé. Il poursuit avec le même type d’humour et une nouvelle villa, celle de Cher rien que ça.

Todd est donc bouleversé de devenir un meurtrier et Phil/Randy lui ment donc en improvisant la survie de Pat, ce qui mène au classique quiproquo plus tard avec le groupe. La situation est banale, surtout pour cette série où Phil foire toujours tout en permanence.

L’épisode est sauvé comme bien souvent par la prestation offerte par Carole, surtout lors du faux combat contre le mannequin, qui est long, mais drôle quand même.

Les larmes de Todd à la fin sont presque violentes niveau émotion. Ironiquement, j’ai surtout aimé la fin de cet épisode, dont le flashback confirme que nous avons une intrigue à la semaine.

En revanche, pas de vrais éclats de rire comme aux débuts de la série, il est dur de faire monter la note quand tout ce que je fais est sourire face à une comédie. Cependant, je garde espoir.

03.pngÉpisode 3 – You’re all going to diet – 15/20
And somehow against all odds, we became a family.

Bon, plutôt que de déménager N’IMPORTE Où ailleurs dans le monde, le groupe décide de rester un temps.

Heureusement, le nouveau finit par pointer du doigt le côté cauchemardesque qu’a pris la villa. Clairement, il y a de bonnes blagues dans cet épisode et la psychose générale aide beaucoup l’humour à prendre, d’autant qu’ils cohabitent tous avec Melissa qui est une cinglée de la gâchette.

Autant c’est drôle, autant ça reste tout de même gentil mais pas hilarant. Tout le monde passe son temps à hurler et stresser, ce qui fait que la série est rapidement difficile à supporter. Plus d’une fois, j’en suis ressorti avec la migraine.

Pas cette semaine, c’est vrai, car les adieux faits à la villa sont géniaux, avec des moments qui réussissent à toucher la corde sensible. Il est donc temps dans ce troisième épisode d’aller vraiment de l’avant, ce que j’attendais plutôt du second après leur fuite de la villa.

Ce retour n’aura pas servi à grand-chose si ce n’est à proposer de vrais adieux. Je retiens donc surtout la fin de l’épisode et une ambiance de psychose qui a su prendre contre toute attente.

04.pngÉpisode 4 – Five Hoda Kotbs – 17/20
Number one place to commit suicide because it’s so beautiful.

La fine équipe devenue famille continue sa route vers San Francisco… pas de bol, la ville est complétement cramée par un idiot de Tandy qui s’était fait plaisir avec des feux d’artifice. Fabuleux.

Il y avait de bonnes trouvailles dans cet épisode : la voiture automatique de Gail, les différents groupes de covoiturage (Erica et Carole !), la panne du bus et même le sort de San Francisco.

Lewis révèle son homosexualité, Tandy en fait évidemment toute une affaire.

Les déambulations de chacun les mène à se promener dans le désert tous ensemble, ce qui n’est pas une partie de plaisir. Gail annonce son départ après avoir passé un épisode à s’engueuler avec Todd et, juste quand je commençais à me dire qu’ils allaient effectivement oser les séparer tous, l’électricité d’un magnifique bâtiment les fait s’entendre à nouveau.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un épisode de The Last Man On Earth : chacun avait son rôle à jouer, son caractère le menant dans des situations plutôt drôles, et le groupe en tant que tel évoluait. La recherche d’une place où s’installer a bien sûr mené à de nouvelles disputes, mais dans l’ensemble, c’était moins hurlant que d’habitude et la série avançait à un bon rythme.

Peut-être que la série souffrait plus que je ne le pensais de son immobilisme à la villa, mais là, ce nouveau départ apporte un second souffle plutôt génial.

05.pngÉpisode 5 – The Power of Power – 13/20
We’re home.

J’étais vraiment impatient de retrouver le groupe après une semaine de pause car l’épisode 4 m’avait clairement plus plu que la majorité de la série… et malheureusement, pas mal de défauts ressurgissent bien vite dans le paradis que les personnages se sont trouvés.

La coupure de courant m’a fait rire, mais malheureusement, c’est à partir de là qu’on est retombé dans des délires un peu trop WTF pour moi.

Tandy continue d’être 100% insupportable avec sa parano envers Lewis, ce qui était forcément un problème pour moi, car je ne me fais toujours pas au caractère de ce personnage.

Carol n’est pas beaucoup mieux dans cet épisode, car elle révèle que c’est elle qui essaye de ruiner l’image parfaite du bâtiment. J’aime bien son explication sur la maison de ses rêves, mais c’est bof quand même d’imaginer qu’elle puisse faire ça alors qu’elle est enceinte.

Côté positif : j’ai aimé le développement des personnages du triangle amoureux de la série, car il était temps que Gail se prennent en main… et que l’on s’inquiète un peu plus de la folie de Melissa, dans ce cliffhanger parfait.

06.pngÉpisode 6 – The Open Ended Nature of Unwitnessed Death – 15/20
Closure, closure, closure, closure…

Cet épisode se concentre sur une double intrigue qui a priori promet d’être vraiment chiante : Tandy se focalise sur la création d’une amitié longue durée avec Lewis alors que Carol cherche une grand-mère pour son bébé (et c’est évidemment sur Gail que ça tombe).

Étonnamment pourtant, cet épisode tire son épingle du jeu. En séparant un peu les groupes, de nouvelles dynamiques se lient et ça fait un grand bien à la série.

Si l’intrigue sur l’adoption de Carol est un peu lourde, elle est plutôt bien trouvée considérant les personnages, alors que Tandy/Lewis se voient offrir l’une des relations les plus drôles et sympas de la série et cet épisode aura réussi à être drôle autant que touchant, avec l’ouverture effectivement laissée sur la mort véritable de Mark et Mike.

J’ai adoré la profondeur que la série prenait dans cet épisode, y compris dans la relation Carol/Gail qui est incroyablement touchante, ça manquait clairement dans la seconde partie de la saison 2, donc ça fait plaisir et ça n’empêche pas pour autant le WTF de continuer à s’imposer… Notamment avec Melissa.

07.pngÉpisode 7 – Mama’s Hideaway – 17/20
Are you ready for family photo time?

J’étais dans le train, donc a priori pas enclin à rire, pourtant cet épisode a une fois de plus très bien fait son job et j’en arrive à devoir changer d’avis sur la série : certes son humour est souvent trop poussif et clairement trop hurlant pour être pleinement appréciable, mais les intrigues proposées sont vraiment au top cette année.

Melissa continue de péter son câble avec cette fois un bébé alors qu’Erica fait face à ses hormones de manière extrême.

Le plus drôle vient toutefois de la relation entre Carol et Gail, qui fonctionne pleinement maintenant qu’elles sont officiellement de la même famille. Le coup de la photo de famille ou de l’engueulade mère/fille, c’est juste parfait.

C’était donc un bon épisode qui gagne ses points grâce à son double cliffhanger très réussi : d’une part, Melissa s’est donc barrée sans prévenir, de l’autre, Gail est coincée dans l’ascenseur du bâtiment d’à-côté, où elle s’est rendue faute de trouver meilleur refuge pour éviter sa fille nouvellement adoptée.

Je suis pressé de voir ce que ça va donner pour la suite !

08.pngÉpisode 8 – Whitney Houston, We Have a Problem – 14/20
He literally hits the wall

Cette saison ne me fait pas regretter d’avoir continué la série.

Certes, ses lourdeurs perpétuelles sont toujours là, notamment avec Tandy en T-Rex, mais l’humour continue de faire son chemin de temps à autre, ce qui est une excellente chose pour une série qui se veut comique.

Ce même déguisement de dinosaure a ainsi réussi à me faire rire par moment. Évidemment, il vaut mieux ne pas avoir la migraine lorsqu’on commence un épisode comme celui-ci, car une fois de plus, la moitié du temps est passée à hurler à la recherche de Melissa (surtout) et de Gail (très peu).

Il était très savoureux de voir les personnages se lancer à la poursuite de Melissa et réussir à retrouver Gail… La fin me fait de la peine pour un peu tous les personnages, entre Melissa qui a totalement vrillé dans sa tête et l’autre encore coincée dans son ascenseur.

Il est triste aussi de voir Erica autant négligée par les scénaristes, mais j’ai bon espoir pour la suite de la série. Il y avait de bons parallèles dans cet épisode et il était cool de revenir à une double intrigue vraiment passionnante, ça change !

Capture d'écran 2016-12-12 23.45.34.pngÉpisode 9 – If you’re happy and you know it – 14/20
What? No, I was just singing Melissa

Alors non. Tout simplement non. Exactement comme l’an dernier, The Last Man On Earth propose un putain de cliffhanger laissant la vie d’un de ses personnages principaux en suspens, sous-entendant clairement sa mort.

Et autant j’en avais dans le fond rien à taper de Phil – mais entendons-nous bien, je le considère comme le pire cliffhanger de décembre 2015 -, autant là, je refuse que Gail soit sacrifiée comme ça. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça colle à la fois au personnage et à la série de faire ça, mais moi, Gail est devenue mon personnage préféré, surtout cette saison, alors c’est vraiment juste nul que cette bonne intrigue se termine comme ça.

Pour le reste, rien qui n’attire vraiment mon attention comme ça, d’où la note moyenne de l’épisode. C’est n’importe quoi du côté de Carol et Tandy, comme toujours en même temps. J’accroche bien à l’idée de l’avion à piloter, même si le but final derrière ça n’a pas franchement d’intérêt narratif passionnant.

Et Melissa… Bon, ben Melissa est complétement cinglée et j’ai du mal à comprendre comment son personnage a évolué comme ça, mais en même temps, ce n’est pas non plus le genre de série que j’ai envie de revoir quoi. Il y a donc du bon comme du moins bon dans cet épisode, des blagues/parallèles qui fonctionnent (la pêche) et d’autres qui sont nazes (le poisson nommé Gail…) ; et puis il y a la crise Melissa qui avance sans être non plus en plein marathon.

En tout cas, ça fonctionne, j’ai vraiment envie de connaître la suite, mais j’ai bien peur que Gail soit définitivement éclipsée, et si c’est le cas, c’est naze, parce que j’ai cru qu’ils finiraient par la retrouver quand même.

La suite à la reprise, en espérant que Gail soit comme le poisson nommé Gail et survive à cette fin pourrie.

Capture d'écran 2017-03-08 21.25.56.pngÉpisode 10 – Got Milk? – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Il est possible que j’arrête dès à présent la règle du un épisode par jour même si mon concours n’est pas terminé, OUPS. Non, mais, je mange tout seul ce soir alors c’est bien de s’occuper, et puis c’est que 20 minutes, et puis je veux savoir si Gail est en vie surtout !

Donc oui, je prends le risque de reprendre The Last Man on Earth et d’empirer l’état de ma tête pleine de conjugaisons latines. Bref, ma vie vous passionne, mais je lance cet épisode qui a un titre qui me fait un peu peur, parce que pour moi, c’est juste l’une des meilleures répliques de LOST. Je fais des fixettes, que voulez-vous ?

Ah, oui, que je parle de l’épisode, peut-être.

Bien évidemment, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Gail cette semaine, et ça ne me surprend même pas. Je m’y attendais un peu qu’ils gardent le suspens, mais je ne m’attendais pas à un épisode aussi intéressant pour autant.

Oui, on a ENFIN des infos sur le virus qui a décimé la population et cet épisode suit la vie de Pamela, une riche aristo bien trop confiante dans le pouvoir de l’argent et du gouvernement. On la voit se planter à un gala de charité, découvrir le virus, vivre dans l’insouciance et comprendre peu à peu la terreur dans laquelle le virus plonge le monde… ou au moins les États-Unis, car on ne sait pas trop ce qu’il en est du reste de la planète dans cet épisode, mais bon.

C’est tout simplement excellent comme épisode, car il apporte de nombreuses réponses sans prendre le temps de s’attarder dessus comme s’il s’agissait d’un événement, parce que le personnage est à mille lieues de s’en préoccuper au départ.

Ensuite, elle apprend à son chien à parler, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. On la voit évoluer dans son bunker pendant trois ans (qui a dit LOST ?) et l’on apprend que c’est donc elle qui dirigeait le drone de son ancienne amie Catherine, morte au tout début de l’épidémie. Intéressant, donc, puisque l’épisode s’ouvre sur son départ du bunker.

Elle a d’ailleurs enfin compris qu’elle était immunisée, et j’ai aimé la manière dont c’était amené qu’elle reste enfermée tout ce temps sans voir personne, de sa peur d’utiliser le drone à la peur d’être contaminée.

Le comique fonctionnait plutôt bien et il n’y avait personne pour hurler, alors je dirais que c’est une excellente reprise, même si nous n’avons malheureusement pas eu le droit de revoir notre fine équipe de bras cassés.

Un bémol tout de même : je trouve que le caractère de Pamela est un peu similaire à celui de Gail dans le type de comique qu’elle apporte, avec une franchise à toute épreuve. Et du coup, ça ne sent pas bon pour Gail.

Quant à Pamela, elle n’est pas prête de retrouver le groupe puisqu’elle se rend à la villa, merci Melissa d’avoir flinguée son drone. Pas sûr que le « You’re all going to diet » lui donne envie de rester…

11.pngÉpisode 11 – The Spirit of St.Lewis – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Vais-je enfin en savoir plus sur Gail ? Ce n’est pas certain.

En tout cas, Melissa continue de traverser une crise psychotique énorme, et c’est juste excellent comment elle déglingue tout le monde en quelques phrases. L’épisode retrouve donc un excellent humour sans abuser des hurlements pour une fois (bon, ils chantent quand même, mais sinon, ça va).

Todd passe l’épisode à s’inquiéter pour Melissa, de même que le reste du groupe qui, pour une fois, fait des recherches médicales sur son cas. Todd soulève d’excellents points sur les femmes enceintes, et ça apporte pas mal d’humour.

C’est moins intéressant (et surtout moins marrant) du côté de Lewis, qui pourtant est au cœur de cet épisode également. Il continue de s’entraîner à voler dans son simulateur, jusqu’à ce que Tandy lui apporte un avion sur un plateau d’argent, de même que des discours trop longs. Et alors que je m’attendais à une panne d’essence ou autres blagues de ce genre, les scénaristes décident de le tuer comme si de rien n’était en le faisant se crasher comme une merde.

Sont-ils seulement sérieux ?
Je commençais à m’attacher à lui, sérieux ! Et Gail ! Et bordel, mais c’est quoi cette série ?

Elle arrive beaucoup trop rapidement à passer du rire au drame, tout en continuant à se la jouer comique, avec la journal de Carol, l’enterrement (le discours d’Erica outch) ou la révélation divine de Tandy.

La fin est hyper frustrante : l’immeuble dans lequel est Gail (ou son corps seulement ?) est illuminé par Tandy et l’on s’arrête là. Pamela verra sûrement la lumière et viendra leur rendre visite pour compléter à nouveau les rangs du groupe.

Et moi, je continue d’être surpris par la série, qui décidément réserve énormément de surprises dans cette troisième saison. Clairement, je n’étais pas prêt non plus !

The Last Man on Earth Season 3 Episode 12_0000234516.jpgÉpisode 12 – Hair of the Dog – 15/20
Wine, she needs wine!

Je ne suis pas du tout frustré de découvrir dans le résumé de l’épisode précédent que je n’ai pas eu la dernière scène de l’épisode de la semaine dernière ! Gail est en vie ! Et elle marque un excellent retour cette semaine, avec tout le monde qui la croit encore bourrée alors qu’elle est simplement hyper faible.

J’ai eu un peur qu’il ne la tue après ces retrouvailles, mais non, elle se remet plutôt bien et vite de ce traumatisme, avec comme seule vraie conséquence qu’elle refuse de monter dans un ascenseur ou qu’elle ne peut plus marcher sans utiliser la mini mobylette de Tandy. Sympathique et efficace, l’épisode se permet quelques bonnes blagues sur cette convalescence pas comme les autres.

Carol stresse de voir sa « maman » s’enfuir de nouveau, ce qui la lance dans des longs monologues impeccablement maîtrisés par l’actrice, comme toujours. C’est ce qui fait partie des choses qui m’avaient énervé en saison 2, mais finalement, c’est efficace quand l’intrigue s’y prête bien.

Carol finit par se réconcilier avec Gail, qui passe aussi un peu de temps avec Erica, et à faire une « photo de famille » comme il se doit. Hilarant et avec une piste ouverte pour la semaine prochaine (Pam ?).

En parallèle, Todd décide d’emmener Melissa chez elle pour tenter de comprendre ce qui peut bien lui arriver. On découvre ainsi que la jeune femme ne perd pas la boule sans raison : elle a de toute évidence besoin d’un médicament pour retrouver sa santé mentale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lequel et qu’il ne lui reste qu’une pilule. C’est déjà ça, on va dire.

L’intrigue avait quelques longueurs à ses débuts (le voyage en voiture, Melissa qui se barre à nouveau et surtout le monologue de Tandy) mais puisque cette intrigue avance enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Légèrement moins drôle que d’habitude, cet épisode reste une belle réussite pour une saison qui décidément a la bougeotte. Tant mieux : ça lui réussit !

13.pngÉpisode 13 – Find This Thing We Need To – 14/20
Looks like we have company and this company is a Yoda.

Carol organise une conférence pour présenter sa trouvaille de la semaine dernière sur sa photo de famille : un alien se balade autour d’eux. Cela lance un débat politique intéressant sur les étrangers et leur intrusion dans le groupe. Il est finalement décidé d’essayer d’en savoir plus sur Yoda. C’est un surnom sympa.

Erica, Tandy et Carol se lancent à sa recherche et trouvent la cabane d’un petit garçon qui les espionne de toute évidence depuis un moment, vu les dessins qu’il fait. Il aurait pu les aider à trouver Gail et faire tout un tas de trucs cools. Mais non, les scénaristes ont préféré cette version des choses qui permet à Tandy de hurler dans la forêt. Oh joie. C’est juste insupportable cette certitude qu’ils ont de faire rire avec des personnages qui hurlent. Non, ce n’est pas drôle. Et c’est super long dans cet épisode. Dommage, il y avait de bonnes trouvailles, mais ça fait perdre pas mal de points à l’épisode.

Melissa, de son côté, continue de partir en cacahuète avec une obsession sur le pénis du père Noël lorsque Todd essaye de l’aider. Le pauvre se retrouve infirmier de service et gère également la convalescence de Gail, qui propose de lui apporter son soutien pour trouver le médicament de Melissa. Alors elle a beau y mettre toute sa bonne volonté, elle parvient surtout à perdre la dernière pilule de la plaquette de Melissa. C’est con. Et elle passe ensuite son épisode sous Xanax.

Todd et Gail finissent par se réconcilier quand ce premier comprend l’enfer qu’elle a traversé en découvrant l’état de l’ascenseur. C’était sympa de voir leur relation se développer vers une vraie amitié vu leur passif. Du coup, ils reprennent leurs recherches et sans surprise trouvent le médicament grâce à l’indice du « pénis du père Noël ». Je l’avais senti venir dès le début, mais je suis content qu’on voit enfin la fin de cette intrigue. J’espère que Melissa redeviendra le personnage badass qu’elle était – mais les recherches constantes de Clozapine à venir vont être sympathiques.

Enfin, l’épisode se termine sur un excellent cliffhanger : Yoda est dans la voiture avec Tandy, Erica et Carol, qui mettent longtemps à s’en apercevoir. Son identité ? Un mystère, jusqu’à la semaine prochaine.

Bref, c’était un épisode sympa, mais entre une intrigue cassant les oreilles et une prévisible, il est difficile de totalement accrocher.

Capture d'écran 2017-04-03 14.54.12.pngÉpisode 14 – Point Person Knows Best – 14/20
Can’t believe this kid’s alive.

Une fois de plus, la série prend une bonne idée et la transforme en truc bizarre qui marche un peu moins que prévu mais en même temps pas si mal. La bonne idée, c’est l’introduction d’un enfant. Le truc bizarre, c’est qu’il refuse de parler, alors qu’il les comprend très bien quand on lui parle.

Du coup, ce mutisme permet d’apporter un peu d’humour bienvenue dans la série, mais aussi des situations un peu trop poussives. Comme toujours.

Du côté des bonnes choses, je mets le masque de Yoda ou la recherche d’un nom pour ce petit. Il finit par être nommé Jasper. J’aime bien ce prénom, mais j’espère quand même qu’il ne me gavera pas autant que celui de The 100. Ce n’est pas gagné puisque les enfants ont tendance à me taper sur le système.

Seulement, dans cette série, c’est Tandy qui me tape sur le système en général. Cet épisode ne déroge pas à la règle : il en fait trop et est juste insupportable à vouloir s’occuper de Jasper. Ses idées sont rarement aussi drôles qu’elles devraient l’être, le coup des piscines, c’est juste trop pour moi, et comme en plus, je mangeais devant cet épisode, j’ai surtout eu envie d’aller vomir un coup. Merci bien. (c’est une façon de parler, je vous rassure).

Jasper prend quand même le temps de tuer Gary, et ce n’est peut-être pas si mal.

Avec le temps, Tandy finit par trouver un moyen de faire coopérer Jasper : il lui promet des cigarettes. La scène est marrante, mais il ne faut pas longtemps pour qu’il soit grillé (comme une cigarette, oui, j’ai de l’humour, moi, messieurs-dames) par Erica et les autres.

Cet épisode remet d’ailleurs bien en avant Erica, et c’est comme ça qu’il gagne des points car j’en ai marre de la voir sous-exploiter en permanence. Cette semaine, elle tire son épingle du jeu en étant désigné par Jasper comme tutrice (la point person du titre). J’espère que cela nous donnera l’occasion de la voir, car ça va faire une maman marrante.

J’ai beaucoup apprécié aussi, d’ailleurs, la manière dont Tandy justifie cette semaine ses actions : il a peur de ne pas être aimé de son futur gamin. Là, je dis OK.

Bon, il y a tout de même un gros défaut dans l’intrigue Jasper : c’est qu’ajouter un enfant va complexifier la série. Et oui, ça veut dire qu’il va vieillir et sûrement plus vite que le temps dans la série. Donc soit on nous pond des accélérations temporelles et des ellipses (pourquoi pas), soit il va falloir faire quelque chose pour le tuer (et je ne vois pas la série aller si loin, c’est une comédie quand même). On verra.

Sinon, le reste du casting est mis de côté : Melissa est mise de côté avec des effets secondaires de son médicament, l’amitié Gail/Todd continue et rend parano Carol. C’est une bonne occasion pour que Gail se rebelle un peu contre sa fille. J’approuve.

Bref, de bonnes choses parmi les défauts habituels de la série. Dommage, je sais qu’ils peuvent faire mieux désormais. Et j’attends toujours Pam !

Capture d'écran 2017-04-24 14.52.59.pngÉpisode 15 – Name 20 Picnics… Now – 15/20
Whenever I have the urge to not talk, I talk about it.

Cet épisode ne faisait de nouveau pas dans la subtilité pour rapprocher Jasper et Melissa. C’est la suite logique : Jasper ne parle toujours pas (et il est bien expliqué qu’il avait environ 4 ans au moment du virus, donc c’est assez impressionnant qu’il ait réussi à survivre si longtemps seul) et le traitement de Melissa n’est toujours pas hyper efficace. Ce rapprochement est long à se faire, mais quand il arrive finalement, c’est une scène très cool.

Entre temps, il aura fallu supporter une nouvelle engueulade entre Todd (qui voulait que Jasper parle avec Melissa) et Tandy (qui ne voulait pas). C’était on ne peut plus casse-pied, avec l’un comme l’autre trouvant tous les moyens d’être insupportables. C’est vraiment dommage ! En tout cas, ça finit bien pour tout le monde, alors je ne vais retenir que le coup du pistolet à eau utilisé sur une Melissa impassible. C’est tout con, mais ça me fait toujours rire ce genre d’humour. Il en faut peu, je sais.

Autrement, cet épisode revient également sur les grossesses de Carol et Erika. Une fois de plus, ce n’est pas écrit avec subtilité puisque Carol s’avère jalouse du ventre de son amie. En fait, il est révélé qu’elle s’inquiète surtout de savoir si elle est ou non enceinte. J’aime bien ce type de développement qui raccroche ces personnages à la réalité et à des inquiétudes métaphysiques bien plus profondes que le reste de la série, toujours trop perchée.

Trop perchée, sans subtilité, ce sont vraiment les mots décrivant le mieux encore cet épisode avec le condensé de toutes les fêtes effectué pour proposer à Jasper de découvrir la joie d’être en vie. Pourquoi pas. La fin nous propose une étoile filante qui s’avère ne pas en être une (forcément), mais qui est en fait un satellite venant s’écraser sur Terre. Reste à savoir si ça aura son importance (ça provoque une explosion et un incendie quand même) ou si c’était juste pour la blague par rapport aux étoiles filantes.

J’aurais tendance à privilégier ce premier point… et je continue d’attendre Pam.

16Épisode 16 – The Big Day – 16/20
Release the crickets

« What the hell ? » est la première pensée qui me traverse l’esprit devant cet épisode qui reprend six mois plus tard, rien que ça. Oh bordel. Je hais la période des upfronts quand ils nous font ça…

Six mois plus tard, donc : Jasper parle (et Tandy qui en fait tout un plat), Erica sort avec Gail, Todd se marie avec Melissa (enfin saine d’esprit !), Erica et Carol sont enceinte jusqu’au cou, Tandy se débarrasse enfin de ses sourcils. Je suis très mitigé : il est excellent de voir certaines intrigues qui commençaient à traîner en longueur enfin résolues, mais c’est frustrant de ne pas savoir exactement comment Melissa a retrouvé ses esprits ou Jasper a commencé à parler.

Dans le même genre, le couple Erica/Gail, je me demande vraiment comment il s’est formé, après tant de temps. Je veux dire, au départ, je l’imaginais un peu comme une possibilité, mais depuis tant d’épisodes, ça paraissait de plus en plus improbable. Du coup, ce baiser semble jeter là juste pour garder le suspens du couple qui s’apprête à se marier.

Au départ, j’ai pensé à un rêve de Tandy ou quelque chose du genre, mais vu le cliffhanger qui voit Erica sur le point d’accoucher, je pense qu’on peut parier de manière sûre sur ce saut dans le temps.

L’ensemble de l’épisode tourne donc autour du mariage de Melissa et Todd, avec Todd redevenu vierge pour l’occasion, et autour de Tandy qui souhaite faire venir au monde le bébé de Carol quand le reste du monde sait parfaitement qu’il faut que ce soit Gail qui le fasse.

C’était drôle, assurément, mais ce saut dans le temps au trois quarts de la saison est inattendu. En plus il tombe bizarrement dans la diffusion de la saison (généralement, ils font en sorte que ça arrive après une pause), mais comme c’est le début des upfronts, il faut des scènes marquantes et des avancées de dingue dans l’intrigue. C’est bien le cas cette semaine. Maintenant, il reste à m’inquiéter une semaine pour Erica !

17.pngÉpisode 17 – When the Going Gets Tough – 17/20
Oh look at that… Todd’s water broke!

Erica s’apprête à accoucher, en avance, et Tandy veut absolument se rendre utile au point d’en être absolument insupportable, forcément. Cela fonctionne extrêmement bien au niveau des blagues, et surtout quand il se ramène avec un masque de Phil. C’est abusé, mais ça ramène malgré tout quelques souvenirs. Les blagues sont toutes superbes, ce qui est suffisamment rare dans cette série pour que je prenne le temps de le noter. J’ai ri, et plus d’une fois.

Tandy finit par devoir s’occuper de Jasper et fait bien sûr n’importe quoi avec, comme les autres. Ils continuent tous de lui dire de la merde sur la vie. Ils finissent par repérer un énorme problème : un brasier gigantesque… qui s’avère être une usine nucléaire. Cela sent bon la fin de saison, mais aussi peut-être la fin de série. Ce n’est pas très rassurant, je veux tout, sauf une fin pessimiste. Pourtant, si je me rends à l’évidence, la meilleure fin possible pour cette série est une fin négative. Le fait que les centrales soient ce qui mette fin à la série pourrait être une bonne idée (même si le virus a mis un certain temps à tuer les hommes, donc ils auraient pu prévoir le coup, merde).

Carol de son côté stresse et part en vrille quand elle entend Erica souffrir. Elle se met à écouter le CD le plus angoissant du monde, un enregistrement de rires absolument pas naturels. Il s’avère qu’elle a finalement raison de stresser pour Erica car le bébé se présente en siège, ce qui est tout, sauf une bonne nouvelle.

Avec l’aide de Todd, comme prévu, mais aussi de Melissa et Carol, Gail parvient pourtant à retourner le bébé puis à faire naître la petite fille d’Erica. Oh mon dieu, Erica accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Dawn, c’est trop mignon. Oui, j’assume cette phrase totalement niaise, la scène m’a fait me sentir tout niais. J’adore Erica, alors je suis ravi (et j’ai eu un peu peur pour sa survie vu le taux de mortalité dans la série).

18.pngÉpisode 18 – Nature’s Horchata – 19/20
What’s more important than a baby being born?

Oh crap. Erica a bien accouché et tout s’est merveilleusement passé vu la circonstance… mais malheureusement, Tandy débarque avec sa mauvaise nouvelle. Il montre à tout le monde le brasier, sauf à Carol qui dort encore. Cette intrigue inattendue pour la série débarque à temps pour citer également les prévisions de Lewis. C’est une bonne chose qu’il soit fait mention de l’inquiétude préalable d’un personnage, parce que ça manque de crédibilité que personne n’y ait pensé lorsque le virus tuait peu à peu le reste du monde.

Du coup, cela peut justifier que ça mette tant de temps à arriver cependant, car je doute que nos centrales mettent plusieurs années à brûler comme c’est pourtant le cas ici. Et si Gail a eu le temps de se renseigner sur les accouchements (une sous-intrigue que j’ai adoré dans l’épisode précédent), elle n’a pas pu le faire sur les centrales nucléaires.

Tout le monde se met donc à stresser et ramasse ses affaires en toute hâte avant de quitter l’hôtel, à qui la série consacre de trop courts adieux, en comparaison avec la villa. Comme en début de saison, le voyage permet de relancer la dynamique de groupe d’un peu tout le monde, et surtout du couple Todd/Melissa.

C’est donc une excellente chose que le groupe voyage de nouveau. Cela suit de peu l’accouchement d’Erica, qui galère donc à allaiter Dawn. La pauvre. C’est une intrigue plus nécessaire pour la cohérence globale qu’intéressante, mais c’est bien mené, avec un Tandy lourd et une Erica qui dose son jeu comme il faut. En revanche, j’aurais aimé qu’on en sache plus sur la relation entre Gail et Erica !

En plus de tout ça, Melissa est en pleine forme mentale, mais l’actrice a la voix cassée, et je suis juste trop fan du ton que ça lui donne (j’ai lu une interview où il était révélé que sa voix avait été reconstituée partiellement par ordinateur… chaud !).

Le groupe comprend qu’il faut se rendre au plus vite à Mexico car les USA sont parsemés de centrales… mais découvre que là-bas aussi, c’est contaminé. Forcés de faire demi-tour, ils retournent à Los Angeles. Mon dieu, que c’est excellent comme épisode et comme storyline. C’est une excellente idée de prendre en compte les centrales nucléaires et ces recherches en bibliothèque. Il y a vraiment de bonnes pistes à exploiter sur le côté survie et ça permet de sortir un peu du côté sans but que le groupe avait en saison 2. En fait, c’était tout le problème de la série : trouver un but pour ces personnages.

Bon… ils arrivent quand même à détruire la maison de Carol au cours du voyage, ce qui permet à Pat de retrouver le groupe. Celui-ci menace de tuer Tandy… mais se fait tuer aussitôt par Pamela, débarquée de nulle part. Oh putain, ces américains !!!

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EN BREF – Si j’avais eu un mal fou avec la saison 2, son humour potache et ses couples à gogo, la saison 3 a su me réconcilier avec le ton totalement décalé de la série. Cette saison 3 est, je crois, la meilleure de la série. Elle réussit à donner le sentiment que les choses avancent enfin, en donnant un but à chacun des personnages. Le fait qu’elle fasse enfin quitter la villa au casting est une excellente chose qui permet de relancer les intrigues et toute la dynamique de groupe.

Les derniers épisodes de la saison ne font pas dans la subtilité, avec un bond dans le temps, un mariage, un accouchement et une mort, mais je ne suis vraiment pas certain que cela soit suffisant pour permettre le renouvellement de la série. J’en veux un peu aux scénaristes de proposer une fin aussi géniale, car le cliffhanger est parfait, mais n’aura peut-être jamais de suite. J’espère que Fox décidera de continuer la série malgré tout. C’est con, en fin de saison 2, ça ne m’aurait pas dérangé plus que ça qu’elle soit annulée, mais, si elle devait l’être désormais, ça me ferait vraiment chier.

On peut donc dire de cette saison 3 qu’elle est un pari réussi, puisqu’elle m’a réconcilié avec la série. Certes, elle a toujours ses défauts, son exubérance et sa capacité incroyable à filer des maux de tête tellement ils hurlent dans tous les sens… mais je me suis attaché à la majorité des personnages et à l’histoire. J’en veux plus.

Je croise les doigts.

 

 

 

Semaine 20 : du 16 au 22 mai

La tant attendue semaine des fins de saisons est arrivée, et je ne peux pas rater ça ! Seulement, elle suit aussi un dur week-end fait majoritairement d’annulations, notamment celles toujours pas digérées de Grinder et surtout de Grandfathered, après son cliff de fin de saison la semaine dernière. Ce n’est pas bien mieux du côté des projets pour l’an prochain, avec Most Wanted qui ne verra pas le jour, de même que Nancy Drew finalement jugé #TooFemale par CBS (je vous laisse jeter un œil à mon article nocturne sur le sujet). Pour digérer tout ça, je me suis ingéré toute la saison 1 de That 70’s show et je suis maintenant paré pour la pluie de fins de saisons qui me tombe dessus. En tout cas, je crois !

Cette semaine, j’ai donc vu :
FTWD (2×06), 15/20
Quantico (1×22), 13/20
The Last Man on Earth (2×18), 15/20
Once Upon a Time (5×21), 14/20
Once Upon a Time (5×22), 12/20
Silicon Valley (3×04), 15/20
Person of Interest (5×04), 20/20
Blindspot (1×22), 14/20
Person of Interest (5×05), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×21), 18/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×22), 19/20
Containment (1×05), 17/20
Grey’s Anatomy (12×24), 18/20
Orphan Black (4×06), 19/20
The 100 (3×16), 19/20
The Catch (1×09), 14/20
– The Catch (1×10), 14/20
NCIS (13×24), 16/20

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C’est enfin terminé !

Quantico ouvre le bal des fins de saison avec cet épisode qui nous dévoile en flashback toutes les manigances du terroriste et la manière dont il est parvenu à manipuler tout le monde. Au moins, ça tient la route. Mais bon, c’est un peu gros quand même. L’épisode sent bon la fin de saison, avec les adieux à Quantico en flashback (enfin/malheureusement) et un filet qui tombe progressivement dans le présent, pour nous ramener une nouvelle fois à Quantico. Un départ et un retour donc, dans des scènes successives, quelle construction ! La tension est là sans l’être : il est peu probable qu’une bombe nucléaire explose sur les lieux où l’ensemble du casting est présent et le passé mène au début de saison, que nous connaissons. L’épisode propose une succession de scènes clichés (le bal de promo digne du lycée, le baiser « don’t do anything stupid », etc) et de conclusions aux relations développées tout au long de la saison. Franchement, à 10 minutes de la fin, j’étais sceptique sur la nécessité de la saison 2, après un fou rire magistral sur le headshot totalement improbable et la trouvaille de la bombe en dix secondes. Mais comment, comment en sont-ils arrivés là ? Le sacrifice final est atroce malgré tout, mais qu’on m’explique ? C’était pas supposée être une bombe nucléaire avec des putains de RADIATIONS ? En quoi est-ce que la faire exploser sous l’eau d’une rivière est cool ? J’ai raté quelque chose ? Et le déplacement du grand méchant sur la mère de Caleb… pff. Je suis ravi que le cliffhanger ne soit pas un truc de malade, car comme ça, j’aurais la possibilité de mettre de côté la saison 2 quand elle sera diffusée… Quantico sera ma grosse déception qualitative de la saison !

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Comment je me sens après cet épisode

Et voilà, The Last Man on Earth termine aussi sa saison aujourd’hui avec cet épisode 18 et beaucoup d’appréhension de ma part suite à la dernière mi-saison tellement frustrante. Bon, et ce n’était pas brillant par rapport à la semaine dernière. En effet, la série s’est contenté d’annonces dramatiques sans cesse désamorcées et d’effets d’attente répétitifs par rapport au drone… pour conclure sur un cliff-hanger qui nous donne l’impression que la série peut se diriger vers quelque chose de totalement neuf, en ajoutant plus de suspense au côté survie. À mon avis, ce ne sera pas le cas et tout sera désamorcé bien vite, mais pour le savoir, il faudra revenir en saison 3. Je suis mitigé sur l’ensemble de cette saison 2 je dois dire, elle est passée vite et s’est perdue en chemin, malgré de bonnes trouvailles sur la fin et des moments marrants. Souvent trop excessive, la série a néanmoins réussi à conserver une part de son humour et à m’intriguer assez pour que je revienne l’an prochain ! Grosso modo, cet épisode proposait un retour sympa, mais pas nécessaire, à Tucson et une attente interminable forcément déçue car remise à l’an prochain. RDV en septembre !

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Comment ça, on reste médiocre en-dehors de l’Underworld ?

Once Upon a Time nous propose un double-épisode conclusif d’une saison très moyenne… qui est lui-même plutôt pas mal moyen, sans surprise. Les scénaristes se souviennent soudainement de l’existence d’Henry, et le mette grandement en avant dans ce final qui semble percuter qu’il est désormais adolescent (pardon, il a quoi, 12 ans dans la série ?) et que Violet fait une bonne petite amie pour l’accompagner dans sa fugue. Ugh. Et tant qu’on y est, Henry se souvient aussi qu’il est auteur et se sert de son pouvoir pour berner tout le monde. Normal. L’autre approfondissement proposé dans cette première partie du final est celui du personnage de Regina, qui ressent encore des pulsions d’Evil Queen. Il était plus que temps de se concentrer un peu sur elle, surtout vu les circonstances de l’épisode 20, et c’est bien le seul truc qui m’a vraiment motivé dans cet épisode moyen qui voyait Rumple tenter de sauver Belle alors qu’une partie du cast traversait un nouveau portail (oui, encore) pour atterrir j’ai Mr Hyde.

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La pire scène de la série était dans cet épisode conclusif…

Et ça s’empire encore dans le second épisode, qui renie définitivement toute tentative de crédibilité ou de logique avec Henry, qui par un discours digne d’un SDF alcoolique à New-York réussit à convaincre une trentaine de figurants d’aller faire un vœu dans la fontaine. Alors, OK, c’est mignon comme idée, mais franchement NON, la réalisation ne passe pas du tout, pas plus que la pseudo-explication d’Henri qui devine ce que les gens pense autour de lui. Le monde de Jekyll & Hyde n’est qu’un prétexte vite oublié dans ce final : il s’agit d’introduire la saison 6 de la série, mais cela se fait de manière peu naturelle et plutôt forcée… Sans compter qu’énormément est laissé de côté et qu’évidemment Rumple s’associe à Hyde. Saison 6, je te vois venir. Dans le même genre, Regina qui détruit sa part d’ombre (zut, je l’aime bien moi) sans que celle-ci ne riposte un quart de seconde est terriblement affligeant… donc c’est sans surprise qu’on la voit revenir (même si je n’ai pas trop bien compris comment). Quant au cliffhanger à Storybrook, il ne me fait ni chaud ni froid pour le moment, même si j’ai bien ri des révélations finales de Violet. Bon, le retour de Regina en Evil Queen me réconforte un peu pour la saison prochaine, on aura au moins du temps d’écran pour cette excellente actrice… Bref, saison très médiocre cette année pour OUAT, surtout depuis janvier. J’espère mieux pour l’an prochain !

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Pourquoi Patterson est le meilleur personnage de cette série.

Arf, Blindspot ne finit pas sa saison comme je le pensais ! Il reste encore un épisode la semaine prochaine, ce qui explique probablement la lenteur de celui qui nous a été proposé aujourd’hui. L’autre explication vient probablement du fait que j’ai commencé ma journée par l’excellent épisode de Person of Interest, et qu’il était dur de faire mieux après. Mais quand même ! Je n’ai pas été du tout pris dans l’épisode, remarquant fréquemment (et jusqu’à la trentième minute) que je pensais totalement à autre chose. C’est dommage si proche de la fin de proposer un épisode qui ne soit pas haletant. Heureusement, les scénaristes se rattrapent sur la fin avec un double cliffhangers et une perte à laquelle je ne m’attendais pas et que je refuse d’encaisser. Ces scènes finales font avancer la série dans la bonne direction, révélant tout le conflit interne que provoque la trahison de Jane. Il est toutefois frustrant de ne pas avoir la seconde partie tout de suite et je tiens à préciser que le couple qui se forme enfin ne me fait ni chaud, ni froid (et j’aurais même tendance à dire que je les préférais chacun en couple de leur côté, mais bon, les USA, tout ça tout ça).

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Ce moment où tu réalises les extensions de casting considérables

Voilà, Agents of S.H.I.E.LD revient en grande forme pour sa fin de saison, dans un double épisode qui n’a pas besoin de prendre son temps pour s’installer, car c’est déjà installé grâce à tout ce qu’il s’est passé la semaine dernière. Soyons clair, même si c’est évident SPOILERS. Daisy est enfermée dans son coin, sa fatigue et surtout dans sa culpabilité douloureuse à voir. Chacun a son rôle à jouer cette semaine, surtout dans les Secret Warriors et c’est parfait, tandis que ce cher Hive perd la boule dans des flashbacks qui rendent presque nostalgique et que May enchaînent les chorégraphies badass. Tout cela permet de nous arriver à une conclusion en milieu d’épisode. Ils ne le savent peut-être pas, mais nous si : une conclusion en milieu d’épisode, ce n’est point possible et ça signifie que les choses vont partir en vrille sévère. Pendant ce temps, le collier de Yoyo passe de main en main, chaque détenteur étant potentiellement mort à la fin de ce double-épisode, en passant par Fitz qui vient de planifier ses vacances avec Gemma, dans la scène la plus hors-sujet, la plus banale et donc probablement la plus romantique que les deux acteurs ont joué ensemble en trois ans. Tout cela mène à une scène de pure action, un peu stressante pour Fitz (mais c’est trop rapide pour être lui) qui n’est qu’un prétexte à la confrontation finale (?) entre Daisy et Hive. « Please, take me back ». WHAT ?

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#FallenAgent ? More like fallen ships.

Et donc Daisy était bien droguée à Hive au point de se rendre… mais elle est évidemment imperméable désormais. Parfait. Epic fight en vue entre le Skyeward qui a décidément bien évolué depuis la saison 1 au point de fournir l’une des meilleures scènes d’action de la série (difficile d’oublier quand même le May contre May). Les voir se battre quand c’est Ward qui lui a appris les bases en saison 1… Brillant de nostalgie, dommage qu’elle soit assez stupide pour tourner le dos à l’ennemi. Pendant ce temps, Yoyo se sacrifie pour sauver Mack… alors même qu’elle n’avait pas le crucifix. JE REFUSE. Voilà, comme prévu : les choses sont parties en vrille. May et Fitz sont dans le jet avec Hive, Daisy et les monstres… première fois de l’épisode que je réalise ce que #FallenAgents veut dire : ils vont tuer quelqu’un, et c’est bien parti pour être May (Fitz a le crucifix, elle peut très bien le récupérer, et le cadavre de la vision de Daisy est dans une cabine de pilotage). Une fois de plus, Gemma s’en sort sans raison apparente grâce à cette histoire de vision infrarouge et Fitz est définitivement totalement badass et chevaleresque, tuant un Inhuman qui l’a largement mérité, et abandonnant sa veste (le crucifix !) dans les bras de Daisy. Oh god. Le stress de ce collier… Ils auraient pu en jouer bien plus longtemps au cours de la saison. La longue scène entre Hive et Coulson s’achève sans vraie surprise, à part peut-être la nouvelle référence à Star Wars. Les retrouvailles entre Lincoln et Daisy… oh elle va lui abandonner le collier. OK, ça me rend dingue et ils se disent adieu pendant que Fitzsimmons sont trop mignons. Arf. Le plan tient la route et mène à un nouveau mouvement de caméra à l’épaule absolument improbable et une bataille dingue. Et la conclusion tombe comme un couperet : c’est finalement Lincoln qui a le collier et s’en va dans l’espace avec Hive. Belle apogée de l’épisode qui sacrifie un personnage dont les scénaristes ne savaient de toute manière plus quoi faire cette saison, mais aussi qui conclue trois ans Ward/Hive. « They’re only human » et Daisy perd ses deux ships d’un coup ?? SO WHAT NOW ?

Violence du flashforward et de la saison 4 annoncée sous les meilleures auspices avec cette course-poursuite pour retrouver Daisy et son nouveau look de dingue. Bon, quant à la scène « post-générique », j’aurais aimé voir Fitzsimmons en vacances plus que Radcliffe et son intelligence artificielle. Agents of S.H.I.E.L.D est sur le point de se transformer en The 100, c’est ça ? Brillante conclusion de saison qui me laisse néanmoins beaucoup moins sur ma faim que l’an dernier avec Gemma. Au risque de me répéter cela dit : on peut être en Septembre demain ?

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10 ans de présence pour une conclusion intimiste, dommage, mais heureux de savoir Callie en vie.

Grey’s Anatomy marque fort dès sa première scène avec Alex et Meredith, les survivants de toujours, allongés côte à côte dans un parc et parlant de Derek et d’Izzie. Oh, cette nostalgie ! Pour changer, le mariage d’Amelia et d’Owen est DÉJÀ là et sera notre événement de fin de saison (comme celui de Richard l’an dernier donc ? Sans TF1, je l’aurais oublié à jamais). Tout est marqué par la nostalgie dans ce final : Amelia enfermée dans la salle de bain, Alex qui ne fait que penser au passé, la météo pluvieuse de Seattle de retour au premier plan… Cet épisode laisse définitivement de côté le médical pour se concentrer sur le drama : le mariage d’Amelia et d’Owen, la grossesse d’April, la rupture Jo/Karev. Cette pauvre Amelia se retrouve donc seul pour son mariage, et la seule chose à laquelle je pensais était : « Mais où est Addison ? ». Bon, je dois reconnaître à cet épisode qu’il m’a pris totalement par surprise avec son flashforward. Très franchement, à part Alex/Jo, je ne m’attendais pas à ces intrigues, surtout April/Ben, c’était bien vu des scénaristes (bon, pas le coup de la chirurgie par téléphone interposé, vu et revu, toujours aussi peu crédible, mais hey it’s a girl). Bon, excellent épisode qui malheureusement laisse de côté une partie du casting qu’on a cependant trop vu dernièrement… Belle conclusion d’ailleurs pour Callie/Arizona, même si une fois de plus, c’est Arizona qui fait de trop gros sacrifices. Et mon dieu la fin… Mon plus gros fou rire de la semaine ! « Give me a minute ». OK, we’ll give you four months, Mer. Une conclusion de saison sympa, qui ne fait pas dans l’excès dramatique (il n’y a que pour Karev que ça finit sur une note mitigée) et ne termine pas sur un gros cliff. De toute manière, ils savent que leur audience reviendra après 12 ans. C’est la deuxième année de suite qu’ils concluent sur une note positive leur saison, et je trouve ça vraiment cool. C’est dingue, mais je crois que cette saison 12 est l’une des meilleures, peut-être la meilleure depuis la deux, et pourtant, c’était pas gagné ! Je me surprends à être de nouveau fan de Grey’s, alors que ça faisait quelques années que je désespérais devant son déclin. Je suis super triste en revanche de savoir que Callie ne reviendra pas pour la prochaine salve d’épisodes. Encore une actrice qui quitte la série, ça va faire bizarre de ne plus la voir. Je trouve son départ un peu bâclé par Shonda, car elle n’a du coup pas même une scène d’au revoir avec le reste du casting, juste cette scène avec Arizona… Bonne conclusion malgré tout. Une nouvelle page de Grey’s se tourne.

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Enfin, épisode « bonus » cette semaine, je me suis regardé le dernier NCIS, parce que (SPOILER) Tony Dinozzo quittait la série. Fan de la première heure, j’ai totalement abandonné la série quand j’ai quitté le lycée pour aller en prépa, parce que c’était un procedural et que ça va bien deux minutes, mais c’est pas mon truc préféré. J’étais déjà revenu pour le départ de Ziva (très raté), il me paraissait logique de revenir pour celui de Tony. GROSSE déception : les scénaristes tuent Ziva hors écran (ils ont intérêt à revenir là-dessus d’ici la fin de la série, sérieusement !) et collent un enfant à leur couple mythique qu’ils n’ont jamais vraiment mis ensemble (enfin si, mais non). Alors. J’adore l’actrice choisie pour l’enfant (Grandfathered oblige), mais je ne vois pas trop la ressemblance avec Ziva qui semble frapper pourtant tout le NCIS. Je trouve que cela offre une belle porte de sortie au personnage de Dinozzo, mais il va être dur de faire avaler l’an prochain que McGee, Abby et Bisop ne le voient pas régulièrement malgré tout.L’épisode était rondement mené, mais difficile de leur pardonner Ziva. Aussi, je n’ai vu qu’un épisode entre celui-ci et la mort de Ziva, et je ne me suis pas franchement senti perdu dans les dynamiques entre personnages et les personnages eux-mêmes. Je ne regrette pas d’avoir arrêté la série, ça m’aurait forcément ennuyé à force, mais j’étais quand même émotif de me dire que Tony partait définitivement.

Semaine 19 : du 9 au 15 mai

Une fois n’est pas coutume, je suis à la bourre dans mes articles du jour, mais on va faire comme si de rien n’était ! Les fins de saison sont toujours en approche et on est parti pour des révélations un peu quotidienne j’imagine, alors je ferais mieux de ne pas trop traîner, surtout si je veux continuer à éviter les spoilers,  surtout que cette semaine est blindée d’excellents épisodes ! La liste des épisodes vus au cours de la semaine :

Fear The Walking Dead (2×05), 13/20
Quantico (1×21), 10/20
The Last Man On Earth (2×17), 16/20
Once Upon a Time (5×21), 16/20
Person of Interest (5×02), 19/20
Blindspot (1×21), 17/20
Les Colocs de Mamie (1×17), 12/20
Person of Interest (5×03), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×20), 16/20
Grandfathered (1×22), 19/20
Containment (1×04), 14/20
The Grinder (1×22), 17/20
The 100 (3×15), 18/20
Orphan Black (4×05), 19/20
Grey’s Anatomy (12×23), 17/20
Scandal (5×21), 12/20
The Catch (1×08), 12/20

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C’est l’heure de la révélation.

Mais non, Quantico ! La scène finale m’a fait mourir de rire tant la révélation dramatique n’a juste rien de dramatique. Je n’irai pas prétendre que je le savais, parce que leur rebondissement de la semaine dernière m’avait convaincu tellement je ne me préoccupe plus trop de la série. En fait, ils en ont tellement trop fait toute la saison que… Tout ça pour ça ? J’étais sérieusement mort de rire, et plus que devant The Last Man on Earth après, qui est pourtant censé être une sitcom. C’est genre catastrophique. La révélation… juste très mal joué, les acteurs semblaient si peu convaincus par leur rôle… Une catastrophe industrielle, qui suit un épisode qui pourtant m’avait motivé à tourner autant autour de Shelby. Dommage, heureusement que c’est la fin, comme ils disent.

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The Last Man on Earth ne m’a pas fait rire du tout cette fois (bon allez si « died from the virus/regular death » et « lack of playability »), mais mon dieu que c’était intéressant ! Enfin, ils abordent le virus comme s’il avait toujours été clair et présent dans la série. Ça explique son introduction dans la série et ça donne des dynamiques nouvelles franchement cools, du suspens autour des bébés et tellement de drames. Je n’ai pas vu du tout cette histoire de virus venir dans l’ADN de la série et une menace réelle qui nous éloigne un peu du drone, autre intrigue… intrigante. Bref, cet épisode était très bon car il redéfinissait la série, et elle en avait clairement besoin car elle s’est perdue en route il y a moment déjà ! Qu’ils fassent revenir un peu d’humour en plus et on aura un vrai bon produit !

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Et beh voilà ! Once Upon a Time sort de l’Underworld est d’un coup, d’un seul !; c’est beaucoup mieux. La tension dans cet épisode est déjà celle d’un final et les plus mauvais moments à passer sont toujours ceux qui se passent dans la contrée du filtre orange. Zelena est insupportable de naïveté pendant un temps, mais toute l’intrigue est construite pour qu’enfin elle comprenne qu’elle est en train de se faire balader par Hades. Les scénaristes osent nous faire le pire des pieds-de-nez en soulignant que l’Underworld n’était pas vain car ils ont aidé plein de gens à passer de l’autre côté quand tout ce que je retiens de cette demi-saison c’est un ennui infini. Peu de Belle et Rumple cette semaine, mais ce n’est pas plus mal finalement, car les scénaristes ne savent plus quoi faire d’eux. L’épisode est long à se mettre en place cette semaine, surtout qu’il nous replace à Storybrooke comme si on ne l’avait jamais quitté (putain Merida, je l’avais oubliée elle), mais c’est une très belle construction générale qui nous amène à une conclusion larmoyantes pour Regina et Zelena qui est parfaitement réussie. Pas une seconde le suspens autour du destin de Hook ne m’a pris aux tripes (et son retour est très très mal joué ? C’est la semaine ? Je veux dire on dirait vraiment qu’il ne croit pas lui-même en ce qu’il dit et c’est vrai que ça n’a pas grand sens), ce qui réduit un peu les pleurs d’Emma. Très bonnes scènes conclusives pour cet arc donc… Jusqu’à la toute fin qui nous sert une fois de plus Rumple en big bad. Réchauffé, vu et revu, pourquoi ? On tenait là une bonne fin de saison, et sans le cliff une bonne fin de série. Je suis maintenant curieux de ce qu’ils vont pondre pour le vrai épisode de fin de saison, car ENFIN, la série est sortie de sa torpeur (du coup, je surnote un peu, mais je suis heureux) !

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Une excellente équipe

 Yes, Blindspot s’est une nouvelle fois réveillée cette semaine pour délivrer un excellent épisode qui s’éloignait apparemment des tatouages pour finalement mieux nous surprendre sur sa fin en y revenant par un détour sympa. L’épisode est un peu long à se mettre en place, mais il se concentre sur les différentes dynamiques au sein de l’équipe, en approfondissant également des duos originaux après 21 épisodes, ce qui est appréciable. L’idée du lockdown fonctionne, surtout que je suis un grand fan des huis-clos et que ceux-là apportent des touches comiques (la claustrophobe, aussi insupportable que drôle). Le dernier acte monte en tension de manière évidente avec le coup de l’ascenseur – oui, j’ai même cru qu’ils allaient se séparer d’un personnage avant le final. Quand tout semble enfin résolu, nous découvrons enfin l’intérêt de toutes les petites missions que Jane a effectué pour Oscar au cours de la saison, dans le dos du FBI. Très bien écrite, cette scène aligne une à une les différentes étapes du plan d’Oscar, avec des flashbacks succincts. Il reste maintenant à en découvrir plus sur la raison pour laquelle ils voulaient la faire arrêter, ça s’annonce intéressant !

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Rien de bien particulier à dire sur cet épisode des Colocs de Mamie qui continue sur sa lancée. La formule fonctionne et conserve ce qui fonctionne autant que les défauts déjà relevés les semaines précédentes. Cet épisode ne m’a pas marqué outre-mesure, il était sympa, mais pas inoubliable pour autant. À la semaine prochaine, mamie !

05.jpgBoum, moins d’une minute d’Agents of SHIELD suffit pour spoiler allégrement Civil War, il y a tout intérêt à se mettre à jour rapidement si on est américain (le film est sorti il y a moins d’une semaine). Bon, perso, je me suis callé sur la diffusion US et je n’ai vu le film que vendredi justement pour voir tout ça dans l’ordre. Cet épisode est lent à se mettre en place, malgré le retour de Yoyo (oh oh) et ses interactions avec Mack (qui s’est remis un peu trop vite de ses blessures). Daisy en revanche devient progressivement plus pâle que mes cachets d’aspirine maintenant qu’elle donne son sang. Il était frustrant de constater qu’elle ne savait pas où est la caméra de son ordi, ça lui filait un très mauvais strabisme.. et les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Lincoln. Cet épisode prépare gentiment le terrain pour la fin de saison, progressant peu à peu dans les révélations concernant le plan de ce cher Hive et conduisant le spectateur un peu paumé grâce aux découvertes progressives de Talbot, tout en proposant un peu de tension avec la fuite de Lincoln (qui dresse Daisy contre Fitz sans grands enjeux). Bref, c’est très long à se mettre en place, mais le retournement de situation m’a berné comme un bleu (pourtant, je me demandais ce que pouvait bien foutre May). Je n’ai pas bien compris le plan qui consistait à envoyer Lash, un inhuman, mais la tension et l’action étaient là, offrant un dénouement bien meilleur que le reste de l’épisode. Bon, là encore, May est un peu zappée dans son deuil, et je trouve la mort de Lash un peu expéditive. En tout cas, ça y est : le crucifix a changé de main, rendant le suspense complet sur la personne qui va mourir, et l’intrigue du final est connue avec ce missile capable de tous nous transformer en Inhumans. Bon, ça semble un peu moins fort que l’an dernier, mais je suis curieux de voir ce que ça va donner !

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Grandfathered a proposé cette semaine son meilleur épisode de la saison, et mon dieu que c’est frustrant de savoir que la série n’est peut-être pas renouvelée. Tous les ingrédients du grand épisode de comédie étaient là, avec des moments à mourir de rire (notamment la poupée Vanessa pour n’en citer qu’un) et des moments d’un romantisme fou (la demande en mariage pleine de vomi? Pas gagné, mais wahou). L’épisode a proposé aux fans ce qu’ils voulaient voir depuis le début, à savoir Vagerald (ce nom ahaha) et le couple Sarah/Jimmy enfin réuni. Il y avait de la parodie judicieusement mis en place (la scène de l’aéroport, la journée de demande en mariage catastrophique) et une écriture parfaitement maîtrisée menant jusqu’à un cliffhanger de fin saison qui ne pouvait pas être autre chose. Cela dit, pourquoi terminer sur un cliff putain. J’espère vraiment que cette série sera renouvelée, car elle est hilarante depuis quelques épisodes et commence à développer des running gags excellentes (Annalise qui chante aha). OK, elle est simpliste, mais ça fait un bon divertissement quoi…

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Ouf, contrairement à Grandfathered, The Grinder choisit un système de boucle fermée pour clôturer cette saison 1, comme annoncé à la fin de l’épisode précédent : « It all comes full circle ». J’ai donc vraiment l’espoir de voir la première renouvelée et la seconde annulée, car tout le monde s’accorde à dire que c’est l’une ou l’autre (ou aucune). Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : cette série est plutôt bonne et elle est parvenue à trouver son rythme de croisière en deuxième partie de saison. Cet épisode en est le parfait exemple : chacun a son rôle à jouer, il y a des moments marrants et une écriture impeccablement maîtrisé. La conclusion nous le dit : ça peut continuer autant de temps qu’ils le veulent. Oui, mais justement cette fin est une très jolie ouverture conclusive qui n’appelle pas obligatoirement de saison 2. La série est bonne, mais pas excellente ou exceptionnelle, les blagues sont plutôt classiques et contrairement à ce que j’ai pu espérer au départ de la saison, elle ne renouvelle pas le genre. Il y a du méta sympa qui la distingue un peu des sitcoms habituelles, mais c’est tout. Cet épisode était donc génial pour ses références au pilot et sa manière de conclure chaque intrigue, je serais sûrement là pour une saison 2, sans plus de conviction que ça… j’ai préféré la saison de Grandfathered et mon choix est fait (allez, tout ce que vous voulez que Fox va faire l’inverse).

08.jpgGrey’s Anatomy recommence à torturer Meredith avec la vente de la caravane. Franchement, ça ne sort nulle part et oui, ça bouge beaucoup trop vite pour Amelia et Owen, après deux ans à stagner. Il fallait une fois de plus que Meredith tourne tout autour d’elle et là franchement, mais quoi ? Elle tente de participer au concours de bitch of the year ? Elle a réussi à détrôner Callie et pourtant c’était pas gagné après cette rupture avec Penny et ce qu’elle a fait subir à Arizona. Qu’on m’explique. Parce qu’elle perd la garde, elle décide de rester ? L’enfer ne sera que plus violent. Et Penny, on la découvrait il y a tout juste un an et la voilà totalement perdue désormais. J’espère qu’ils prendront malgré tout la décision de la garder, par un twist scénaristique, ou de la faire revenir en janvier prochain. Rien ne va dans cette fin d’épisode : Stéphanie perd son mec comme Izzie a perdu Denny (en légèrement moins psycho parce qu’Izzie c’est Izzie). C’est dommage cette répétition de l’intrigue dix ans plus tard (bordel, dix ans). Meredith a détruit Amelia qui se précipite une nouvelle fois un peu trop vite. Et Jo/Alex… Non. Je ne peux pas être satisfait de ça. Quant à Meredith… Pff… SERIOUSLY ? On notera que l’épisode s’est mystérieusement agrandi cette semaine, avec un pont extérieur que nous n’avions jamais vu et que la fin de saison la semaine prochaine pourra difficilement partir plus en vrille que cette fin d’épisode qui inverse grosso modo toutes les situations des personnages par rapport à il y a deux semaines. Rien ne va.

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.

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Je n’ai même pas le courage de redimensionner tellement je suis blasé

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.

Semaine 17 : du 25 avril au 1er mai (déjà !)

Me revoilà plus tôt que d’habitude ! Finalement, nouveau changement de formule cette semaine pour le blog : je publierai au fur et à mesure de la semaine les critiques des épisodes que je vois – ce qui va me permettre d’éviter d’avoir du retard sur cet article, n’ayant pas internet en fin de semaine.

Fear the Walking Dead (2×03), 16/20
– Quantico (1×19), 11/20
– Last Man On Earth (2×16), 14/20
Silicon Valley (3×01), 17/20
– Once Upon A Time (5×19), 12/20
– Blindspot (1×19), 18/20
– Les Colocs de Mamie (1×15), 12/20
– Agents of S.H.I.E.L.D (1×18), 17/20
– Grandfathered (1×20), 15/20
Containment (1×01), 15/20
Containment (1×02), 16/20
Le Secret des Balls (2×10), 20/20
Grey’s anatomy (12×21), 15/20
Scandal (5×19), 13/20
The Catch (1×06)
The 100 (3×13), 15/20
Orphan Black (4×03), 17/20

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour accéder aux critiques des épisodes, et s’il n’y a pas de lien, c’est que c’est ci-dessous que ça se passe. Cette semaine, j’ai également visionné la saison 1 de Teachers, une véritable pépite que je recommande (18,5/20), et posté mon article sur la saison 4 de Person of Interest (16/20) ! RDV la semaine prochaine pour parler de la 5 😉

En attendant, parlons un peu des autres séries :

Attention, spoilers !

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J’ai suivi le dernier tuto d’Enjoy Phoenix, t’aimes pas ? (non)

Quantico continue sur sa lancée et donc l’épisode n’est pas bien passionnant puisqu’il continue de reporter autant que possible ces moments de choc. Bon, ça se concentre sur Shelby et c’est toujours quand la série fait ça (alors par contre son look dans le futur, elle cumule les fautes de goût non ? Entre le maquillage, le col roulé et les associations de couleurs intrigantes, faut qu’on m’explique là). Les intrigues développées sont toujours les mêmes et n’avancent absolument pas : le bureau ne fait pas confiance aux jumelles, Alex dragouille ses coéquipiers, Caleb est en infilitration et le reste du monde ne veut pas, le(s) terroriste(s) ont cinq coups d’avance, … Il n’y a plus vraiment de grosses surprises dans cette série tant que la dernière scène n’est pas arrivée. D’ailleurs wahou quelle surprise, Shelby n’est pas vraiment méchante ? Bon, et en ce qui concerne la scène finale… Faudrait voir à pas abuser non plus. Une tête nucléaire ? Vraiment ? L’agonie continue pour Quantico comme pour moi. J’avais de grands espoirs pour cette série. Tout ça pour ça.

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Je ne sais plus s’il faut en rire ou en pleurer. Les deux, sûrement.

“The movie is called ONCE” Ahaha ! Pauvre Mélissa. Effectivement, je ne m’imposerai pas ça deux fois, un peu comme le reste de ce nouveau Last Man on Earth en fait. Il y a pourtant du mieux cette semaine avec cette cérémonie de mariage/divorce amusante : la situation reste totalement improbable et c’est de là que provient l’humour pour une fois. Rien de bien transcendant, mais amusant : quelques scènes resteront cultes pour le reste de la série. Le dénouement n’est absolument pas crédible par rapport au reste de la saison, mais on n’est plus à ça près et, tant qu’à faire, je préfère cette issue au problème de la grossesse de Carol. Qu’on avance sur ses inévitables problèmes de grossesse à venir. Le cliffhanger promet de renouveler la série une fois de plus, j’espère vers de meilleurs auspices, mais jamais une série n’aura si mal portée son titre franchement.

03
Le pouvoir des trois nous protégera.

Nouveau retour forcé dans Once Upon a Time avec l’arrivée (encore) de la mère de Régina et Zelena. Cet épisode… Bon. D’un point de vue pragmatique, il était meilleur que ce qu’on a eu ces dernières semaines, mais alors vraiment, vraiment meilleur parce qu’il se centrait un peu plus sur Regina. Regina qui, franchement, fait de la figuration depuis des semaines alors que tout le monde s’accorde à dire que c’est le meilleur personnage. En tout cas, tout le monde dans ma tête. Bref, ça fait remonter la note (et mon intérêt à regarder cette série). Cela dit, il faut m’expliquer en quoi se souvenir des flashbacks est supposé aider Zelena à changer d’avis ? Un truc aussi vieux, oui, c’est sûr, ça doit faire bizarre, mais de là à effacer des années de haine ? Encore un retournement de situation auquel je n’adhère pas. Du côté d’Emma et les autres, je me fais chier. Jimmy, le jumeau maléfique, nous propose toujours des intrigues ratées et j’espère que c’est fini cette fois, même si j’adore Cruella. Autrement, je me répète d’une semaine sur l’autre, mais ce filtre orange dégueulasse, ce n’est plus possible ! Quant à la scène finale, elle m’a fait hurler de rire plus franchement qu’une sitcom (et je crois que ce n’était pas son but)… Une fois de plus : vivement que la saison se termine, qu’on passe à autre chose.

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Ce moment où l’épisode devient génial

Le suspens de la semaine était pour moi de savoir si Blindspot pouvait confirmer l’essai de ces deux dernières semaines et nous servir à nouveau un excellent épisode. Ça a commencé plutôt bien : l’intrigue autour de la chef est assez intrigante pour interpeller, la scène entre Patterson et Tasha du pain béni, avec les références geeks autour de Patterson génialissimes par rapport à Critical Role. Il est top de voir les scénaristes jouer avec la vie de l’actrice pour créer le personnage. Inutile de faire durer le suspens plus longtemps : oui, Blindspot confirme largement l’essai cette semaine avec un épisode excellent – même si à nouveau, je suis plus intéressé par les personnages secondaires que par les principaux. Cet épisode était plutôt pas mal écrit, reprenant la formule classique un personnage/un acte, des fins d’acte en cliffhanger et, franchement, des petits jump scares efficaces. L’intrigue en elle-même, des tireurs dans une fac, fonctionne parce que ce type de situation fonctionne toujours ; mais les explications données peinent à convaincre. Enfin, l’épisode prend malgré tout le temps de développer un peu les vies personnelles de chacun, ce qui est un plus agréable, surtout du côté de Tasha (excellente) et de Reed (c’est une des premières fois, il me semble). Allez, je note même plus haut que la semaine dernière pour la peine !

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Bon, je dis la même chose chaque semaine pour Les colocs de Mamie, et ça ne change pas avec cet épisode. Comme d’habitude, je trouve qu’il y a vraiment de l’idée dans le scénario, mais je suis de plus en plus blasé (donc je ris de moins en moins) de l’attitude de la mamie envers les jeunes. Elle est franchement invivable, et le problème c’est que ce côté contraste avec la dimension humaine que prend la série dans l’aspect confessionnal. Elle apparaît à la fois trop gentille/sensible dans ses moments confessions et trop vicieuse/méchante dans les gags. Du coup, c’est de plus en plus dur de s’attacher à elle, et je vois mal comment des jeunes pourraient encore la supporter après tout ça ! Si encore, on avait un épisode où ils se vengent… ou un épisode où ils essaient de la virer mais elle les fait culpabiliser. Je ne sais pas. C’est marrant, mais de moins en moins.

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Non, mais non !

 Oh bordel, ce premier plan en traveling ! Du pur Agents of S.H.I.E.L.D, c’était dingue ! Et ça annonçait parfaitement l’épisode à venir, avec les retrouvailles de Skyward (« it’s Daisy, actually ») ou les discussions de Fitzsimmons qui m’inquiètent pour l’avenir de la vie de ces deux personnages. S’ils sont heureux, ils sont voués à voir l’un d’eux mourir, et je refuse. Bref, l’épisode était génial car chaque intrigue était parfaitement menée et intéressante (que ce soit Daisy qui transforme un nouvel inhuman, le développement amoureux Fitzsimmons (Lincoln/May/Coulson), mais ça manquait un peu de cohésion d’ensemble avant les retrouvailles/confrontation entre Daisy/Fitz et Gemma/Hive. Ces scènes… Prenantes pour le coup. La tension grimpe toujours, de semaine en semaine, l’approche de Civil War se fait sentir. Simmons a ENFIN tiré sur Ward, au moins, et leur relation est ENFIN passée à l’étape supérieure (j’en suis heureux, et pourtant, Dieu sait que j’étais contre au départ) ! Donc je m’inquiète vraiment beaucoup pour eux deux, et j’adore ce retournement de situation qui remet Skye et Ward ensemble, même si je n’aime pas franchement ce couple. La saison est franchement parfaitement maîtrisée de bout en bout jusque-là et je suis impatient de voir la suite, comme chaque semaine !

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50 ans à vie ? Ça passe.

 Grandfathered était enfin de retour aujourd’hui, mais on perdait du coup The Grinder. C’est franchement n’importe quoi cette diffusion, pas étonnant que les audiences déjà pas ouf ne suivent pas ! L’épisode était assez réussi, mais il fallait un certain temps pour se remettre dedans et s’adapter à l’humour – et pour une série dont les épisodes dure 20 min, c’est toujours délicat à gérer. Bref, cette semaine on alternait des flashbacks sur les 50 ans de Jimmy un an auparavant et sur ses 50 ans cette année. Classique, mais ça fonctionne, exactement comme le gag final d’ailleurs, déjà vu, mais toujours efficace. Je suis énervé après moi-même car je me suis laissé prendre au piège et me suis attaché au personnage, et je sais bien que ça va être annulé ! Je n’apprendrais jamais de mes erreurs.

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Le Secret des Balls se termine sur le meilleur épisode de la série (de loin), c’est génial ! Je ne m’attendais vraiment pas à une telle fin il y a trois semaines, l’écriture de cette saison 2 est franchement maîtrisée jusqu’au bout pour réserver des surprises. Les jeux d’acteurs étaient géniaux, même si certains sont laissés un peu de côté dans ce final. C’était un excellent épisode conclusif pour la saison autant que la série, avec même une référence magistrale à J’ai jamais su dire non. Je continue à être sceptique sur cette fin out of the box avec un double (triple?) coming-out (fallait oser), mais je dois bien reconnaître qu’elle fonctionne à merveille pour l’ensemble des personnages. Qu’est-ce que c’est cette websérie ? Une réussite qui joue dans la cour des grands (des très grands même pour certains acteurs, notamment Slimane, impressionnant). Ils vont me manquer !

Bon, et si je finissais cet article maintenant que je n’ai pas pu y toucher de la semaine ? Je m’excuse pour ce retard. Bref :

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Derek all over again

Conditions de visionnage originale pour cet épisode de Grey’s Anatomy… Sans vous raconter toute ma vie, il était 5h du matin et j’étais dans un aéroport à attendre mon avion. Eh, pourquoi pas ? Quand on est accro… Concernant l’épisode, je n’aime pas la tournure de l’intrigue Callie/Penny, juste parce que ça sent la conclusion catastrophique. Chaque fois que j’aime une saison, ça termine mal, et je le sens pour ces deux-là, et quand je dis que je le sens pas, c’est pas que je m’attends à une petite rupture, mais plutôt à une Penny qui prend l’avion sans Callie et l’avion s’explose au sol quoi (best case scenario, je suis trop inquiet du futur de Callie là, parce que Shonda). Sinon, j’ai adoré l’intrigue Amelia/Stéphanie, mais ça sonne toujours un peu faux dans Grey’s Anatomy ce genre de mise à l’écart d’un médecin trop proche de son patient… Ils passent leur vie à se soigner les uns les autres quoi. Autrement, belle évolution du personnage de Stéphanie depuis quelques épisodes… Elle aussi elle est dans le collimateur Shonda. Un peu de peine pour Arizona quand même… et pour Owen, dont les scénaristes ne savent définitivement plus quoi faire !

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La photo qui n’atterrira jamais dans un livre d’histoire, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire.

Yes ! Abby est totalement badass au début de ce nouvel épisode de Scandal… Pour être une nouvelle fois rabaissée ensuite comme de la merde. Et c’est franchement dommage, de la même manière qu’il est dommage que Quinn et Huck ne servent plus à rien mais soient des toutous d’Olivia. La confrontation entre Mellie & Fitz était intéressante, probablement la scène la plus intéressante pour ce couple cette saison. Le problème, c’est que de la même manière qu’Abby gagnait du temps avec cette histoire tirée par les cheveux d’Air Force One, l’épisode cherchait juste à gagner (= nous faire perdre) du temps. L’intrigue autour de Cyrus me laisse perplexe vu le nombre d’épisodes restant cette saison et la course présidentielle reste le plus intéressant cette saison. Bon, cet épisode me laisse un amer goût de « tout ça pour ça », puisqu’il s’agissait finalement uniquement de ramener le duo Olivia/Abby. Où Olivia va être une nouvelle fois la boss. Il faut vraiment que ce culte d’Olivia s’arrête, de la même manière qu’il faudrait arrêter le culte Meredith dans Grey’s, que le culte Addison (ou plutôt grossesse d’Addison) plombait Private Practice, de la même manière que le culte d’Alice dans The Catch ne fonctionne pas. Shonda quoi.