Another Period – S03E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique avec spoilers du 2e épisode de la saison 3 d’Another Period.

02Épisode 2 – Séance – 15/20
That’s not a ghost, that’s our mother

Oh zut, je crois que j’en attendais trop de cet épisode qui s’est finalement avéré être assez classique dans sa construction. De manière assez évidente, nous avons en plus là un épisode qui aurait pu être diffusé pour Halloween, alors c’est étrange fin janvier.

En effet, le manoir des Bellacourt semble étrangement hanté : Peepers entend de drôles de bruits, Blanche se fait voler son lait (avant d’avoir problème avec le lait de sa poitrine) et Lilian s’aperçoit que le tableau de Mayor Cutie bouge tout seul.

Comme toute la famille a peur, il est décidé d’embaucher un expert en la matière, qui est évidemment un arnaqueur grillé à 1000 km. Oui, mais bon, avec les Bellacourt, il est assez certain de pouvoir s’en tirer. Ainsi, Frederick passe l’épisode à virer cinglé et s’imaginer que Dodo est le fantôme venu les hanter, parce que sa mère est super pâle et est effectivement terrifiante. C’est n’importe quoi, mais c’est de loin le personnage et la sous-intrigue qui m’auront le plus fait rire cette semaine. Et c’est un problème parce que je n’aimais pas trop Frederick avant, mais cette saison, il est à mourir de rire.

Lilian est probablement la plus idiote de tous cette semaine : elle donne toutes les informations à l’arnaqueur avant d’être surpris de découvrir qu’il sache tant de choses sur Mayor Cutie. Elle est persuadée que l’esprit de son chien est venue la hanter parce qu’elle l’a tué. Ma foi, ça aurait pu, mais avec une telle série, on sait bien ce qu’il en est : il est finalement révélé que le fantôme n’est pas Mayor Cutie.

Et non, c’était leur père, qui s’est mis à vivre dans les murs de la baraque, à défaut d’avoir un autre toit. Cela fonctionne bien et donne un bon prétexte d’intrigue à l’épisode, mais je reste frustré que cet épisode sur les fantômes se fasse sans Hortense par exemple. Il y aurait eu un bon potentiel par rapport à ça. En fait, l’ensemble de l’épisode s’avère assez décevant dans le suivi des intrigues, puisqu’il n’y est pas question non plus du bébé de Blanche. Et c’est un peu tôt pour un épisode comblant la saison, je trouve.

Du côté des serviteurs, on retrouve deux grands absents de la semaine dernière, mais ils ne font pas grand-chose d’intéressant. J’ai en revanche beaucoup aimé le personnage de Mr Peepers cette semaine, avec sa famille au sang de fantôme. N’importe quoi, mais drôle. En plus, ça ramenait le personnage de Garfield un peu plus sur le devant de la scène, et Garfield me fait rire, donc c’est positif.

Enfin, celle qui m’aura aussi bien fait rire cette semaine, c’est Beatrice. Le rôle de la blonde écervelée lui va à ravir, surtout quand cela permet de jouer sur les attentes en la rendant plus intelligente que prévu. Ainsi, quand son ex-mari décide de devenir magicien et de s’en servir comme assistante, elle se révèle bien meilleure magicienne que lui. C’était tout bête, mais ça m’a bien fait rire.

Côté écriture, c’était toujours très maîtrisé, avec chacune des sous-intrigues et chacun des running gags de l’épisode se rencontrant lors des deux scènes finales (l’arrestation de l’arnaqueur, la révélation de l’identité du fantôme). Chaque élément de la narration est parfaitement maîtrisé pour amener à ces révélations, et j’ai bien ri en voyant Frederick tirer sur sa mère, mais blessant finalement son père. Si l’épisode était bien écrit, il n’empêche que par rapport à la saison, c’était décevant. En plus, je m’attendais à rire beaucoup plus que ça.

Ce 15 est un peu sadique car j’aurais mis 17 à d’autres comédies pondant ce genre d’épisodes, mais j’en attends plus de cette série – et j’ai toujours noté par rapport à mes attentes vis-à-vis de la série.

Black Lightning – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Black Lightning.

02.jpgÉpisode 2 – LaWanda : The Book of Hope – 14/20
Your world is falling apart, Lala.

Après un premier episode qui m’a laissé plus mitigé qu’autre chose face à un super-héros s’amusant à défoncer tout ce qui bouge, je suis de retour pour un deuxième volet sur lequel je suis légèrement spoilé suite à un quiproquo malencontreux. Autant dire que ça n’aide pas des masses à se motiver.

L’épisode commence par une intro super longue résumant la semaine dernière et ce n’est pas miraculeux. C’était trop long et le passage du rap à la musique de super-héros ne se faisait pas sans mal. Bref, du côté de la construction technique de l’épisode, je ne suis pas convaincu. Du côté de l’écriture, on découvre que Jeff souffre d’avoir utilisé ses pouvoirs.

Par chance, ça s’arrête dès que son ex-femme débarque pour s’occuper de lui. Les deux s’embrassent, mais la relation est compliquée, alors non, Jeff va dormir sur le canapé et regarder la télé qui nous remet dans le contexte. Hop, on passe à une conférence dans le gymnase du lycée le lendemain où quelques parents d’élèves sont super furieux contre le proviseur, allons savoir pourquoi. C’est que principalement les parents sont énervés de voir Black Lightning de retour pour sauver la vie de ses filles, mais pas des autres.

Autrement dit, la couverture de Jeff est déjà plus grillée que tous les méchants et figurants de la semaine dernière, mais il se sent coupable de ne pas aider Lawanda, une ancienne amie dont la fille est retenue contre son gré… On sait direct qu’il va reprendre du service en tant que super-héros, mais pour ne rien arranger, il apprend que les kidnappeurs de sa fille se sont enfuis. Ses filles sont donc encore en danger.

La voiture de flics devant chez eux ne sert clairement à rien, en plus, puisqu’il laisse passer un enfant avec une énorme boîte pleine de de conneries… Et un pistolet à eau remplis de ketchup pour tirer sur Jennifer. Oups. Jeff va donc voir Lala pour le menacer de nouveau, et ça ne fonctionne pas.

Jeff rend ensuite visite à Gabi qui veut le motiver à reprendre du service quand Jeff passe son temps à dire qu’il ne fait qu’arrêter Lala et qu’après, il s’arrête. Ouais, on sait tous où ça va de toute façon. Cela dit, Lala n’hésite pas à tuer le kidnappeur de la semaine dernière, qui était pourtant de sa famille.

On découvre que Jennifer a un copain qui veut clairement être plus que juste son ami, et elle accepte. La scène n’était pas super bien écrite si vous voulez mon avis, surtout que ça sortait de nulle part après une conversation téléphonique.

C’était toutefois nécessaire de lui fournir un copain pour la recadrer (humph) quand elle se met à boire à l’école et partir en vrille.

De son côté, Anissa s’avère être en train de faire l’amour avec sa copine. Elle me semblait encore dans le placard à refuser d’inclure vraiment sa copine dans sa vie, mais ses parents s’avèrent pourtant être au courant. Étrange. Elle parle tout de même de l’apparition de ses pouvoirs à sa copine (non, je n’ai pas retenu son nom, mais même les parents d’Anissa ne le savent pas, alors ce n’eest pas ma faute hein. Bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille et lui explique que son robinet était probablement sur le point de se casser. Oui, ben oui, bien sûr.

Lawanda, elle, continue de faire n’importe quoi et de risquer sa vie sur les réseaux sociaux en accusant les 100 d’avoir kidnappé sa fille, mais les flics ne peuvent rien y faire, y compris le meilleur ami de Jeff, shériff (ou équivalent, je ne sais pas bien). C’est le bon samaritain de Jeff qui est donc chargé de calmer Lawanda et de la convaincre qu’il fera le nécessaire pour récupérer sa fille.

Il pense y arriver, mais Lawanda finit par péter un câble contre Lala et se faire tuer vite fait. Cela provoque une nouvelle crise de foi en Jeff qui avoue à Lynn qu’il culpabilise de ne pas l’avoir sauvée et qu’il ne sauve pas autant de vies qu’il aimerait. Du coup, et sans surprise, il change d’avis et décide de redevenir Black Lightning. Cela tombe bien, Gabi est sur une piste.

Quant au point de vue de Lynn sur le sujet ? Elle est totalement contre car elle voit le pouvoir de son ex-mari comme une addiction. Elle tente bien de se faire un allié de Gabi, mais ça ne fonctionne pas. Quant à Black Lightning, il reprend du service, s’amuse à éclater tout le monde – une scène rallongée volontairement par les scénaristes en lui faisant prendre les escaliers – et s’acharne un peu sur Lala. Ce dernier se fait toutefois protéger par les flics et par le meilleur ami de Jeff, qui semble le reconnaître en tant que Black Lightning, mais nous n’en saurons pas plus.

La série se construit ensuite quelques pistes la suite : Anissa a un mal de crâne et réussit à arrêter un braqueur grâce à sa nouvelle super-force (et c’est apparemment elle qui lui donnait mal à la tête). Le grand méchant de la prison semble par la suite avoir tout pouvoir sur la police. Le grand méchant de la série ? Oh, un raciste qui aime faire de Lala son esclave personnel avec accessoire SM… avant de le tuer en fin d’épisode pour ne pas qu’il le balance. J’étais au courant de cette mort (le fameux spoil accidentel), mais ça ne m’empêche pas d’être fortement déçu : contre toute attente, Lala était un personnage que je commençais à apprécier pour la profondeur que les scénaristes donnaient à ces actions de méchants. Tout ça pour ça.

Bon, je continue à trouver que la série est trop schématique, ressemblant par moment à une parodie plus qu’à une série sérieuse. Mon avis ne change donc pas : il y a de très bonnes choses et la fin de cet épisode le prouve, avec les morts de Lawanda et Lala qui semblent la diriger vers quelque chose de plus sombre, mais il y a également de trop nombreux moments où elle paraît mal écrite. Quant aux scènes d’actions avec Black Lightning, pour l’instant, j’ai plus l’impression de voir des épisodes du Flic de Shangaï qu’autre chose. Les chorégraphies sont hyper schématiques (et ça vient d’un fan de Buffy) et je n’aime pas trop les effets spéciaux du coup de jus à chaque fois qu’il frappe un ennemi.

J’ai envie d’en savoir plus sur Anissa, j’ai envie de voir vers quoi se dirige la série, mais ce n’est pas un coup de cœur. Bref, j’attends encore de voir la suite pour me faire une vraie idée, j’ai l’impression que la série n’est pas encore lancée.

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Harry Potter & moi… pour une semaine (et plus)

Salut les sériephiles… et les lecteurs, une fois de plus !

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Eh non, aujourd’hui, il n’est pas question de séries, mais de livres (surtout) et de films (un peu) puisque je viens vous parler de la saga Harry Potter. Certains d’entre vous le savent déjà pour avoir lu mon article sur le Comic Con Paris, je suis un grand Potterhead. Du coup, il est assez invraisemblable que je n’ai jamais écrit le moindre article sur le sujet.

À l’occasion des 20 ans de la parution française des romans de JK Rowling, je me dis qu’il est tout à fait légitime de me rattraper : j’ai prévu de vous pondre ainsi toute une semaine thématique d’articles 500 mots sur Harry Potter. Comme bien sûr, c’était trop beau pour être vrai, je me suis rendu compte que j’avais déjà beaucoup trop d’idées de sujets pour début février et que l’actu séries ne s’arrêtait jamais vraiment. Du coup, c’est bien simple, vous aurez des articles Harry Potter chaque fois que je n’aurais pas autre chose à vous proposer cette semaine (du genre Suits renouvelée pour une saison 8 sans une partie énorme du casting – faut que je digère, j’en parlerai dans 7 jours au moins), et la semaine suivante, et peut-être même la suivante du coup. À ce stade, je vais vous en faire un mois Harry, j’avoue.

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Ouais, c’est un peu la folie !

Bon, techniquement parlant, j’ai prévu quelques articles sur le sujet quoi. Je publie celui d’aujourd’hui pour évoquer avec vous La Nuit des Livres Harry Potter, un événement organisé pour les 20 ans de la parution du premier tome et qui est suivi par tout un tas de librairies. Je vais tenter de participer aux festivités pour vous en parler, mais je n’ai pas grand-chose dans mon coin (heureusement, j’habite près de Paris quand même grâce à la magie du RER pas express).

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Bref, je ne vais pas faire semblant de faire genre que je suis un fan de la toute première heure, il y a vingt ans, moi, j’en avais quatre (presque cinq) alors non, je n’ai pas découvert Harry Potter immédiatement. Comme beaucoup, je l’ai découvert d’abord au cinéma avant de me jeter sur les livres.

Harry Potter, c’est un film dont je me souviens très, très bien : pour la toute première fois de ma vie, je suis allé le voir sans adulte, car c’est ma grande sœur qui a eu l’excellente idée de nous amener au cinéma avec mon autre sœur. Prendre le bus, c’était déjà toute une aventure magique !

Et le film était génial, donc j’ai voulu lire le premier tome. Par chance, ma grande sœur l’avait… par malchance, elle me disait trop petit pour m’y mettre (je pense qu’elle avait surtout peur vis-à-vis du Basilic du tome 2… ou alors elle voulait se les garder pour elle, comme Buffy !).

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Après quelques mois de caprice (ah les petits derniers), j’ai fini par avoir accès au tome 1, puis j’ai dévoré les tomes 2 et 3 en bibliothèque. Comme n’importe quel gamin, j’ai aussitôt voulu intégrer Gryffondor. Très vite, j’ai utilisé mon quart d’heure mensuel d’internet (aaah le début des années 2000) pour découvrir tout un univers de sorciers et faire quelques tests qui, déjà, voulaient m’envoyer à Serdaigle.

Quand j’ai eu droit à un peu plus de temps sur internet, j’ai appris à gruger les fameux tests pour obtenir ce que je voulais, avant de finalement me rendre à l’évidence que les Serdaigle sont beaucoup plus cools que les Gryffondor : ils ont la sagesse, l’esprit et la ruse ; tout ce que j’adore. Alors que le courage et moi… bon euuh… joker !

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Et puis les Serdaigle ! Flitwick a toujours été un de mes profs préférés de Poudlard, et bam, c’est un Serdaigle. Je suis tombé amoureux de Cho ? Normal, c’est une Serdaigle. Et Luna m’a fait mourir de rire ? Logique, c’est une Serdaigle aussi.

Bref, je suis fier de ma maison, j’ai toujours été Serdaigle même que j’étais trop petit pour m’en rendre compte et je sais bien que c’est la meilleure maison… mais allez, je vous propose de défendre vos couleurs en commentaire ; j’adore débattre ! Et on se retrouve demain pour continuer à parler Harry Potter, bien sûr.

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The Mayor – S01E10-13

Oh, ABC a enfin décidé de diffuser la fin de saison de The Mayor… quitte à expédier les quatre derniers épisodes d’une traite. Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps dans ma soirée pour terminer cette série que j’aimais beaucoup, mais qui a été annulée faute d’audience. Dommage. La série ne se conclue pas spécialement, mais sa fin n’est pas totalement ouverte non plus. Les personnages continueront à vivre leur vie, et nous n’en saurons pas plus ; c’est tout. Quoiqu’il en soit, voici donc mes critiques sur les quatre derniers épisodes.

Spoilers

Capture d'écran 2018-01-30 22.07.49Épisode 10 – Mama Rose Best – 15/20
What?  ***, shut up, your mother don’t even trust you.

Le sujet de l’épisode est “la proposition 24”, une proposition politique de Courtney pour aider les seniors de la ville. Le problème, c’est qu’Ed ne l’entend pas de cette oreille : il utilise du temps d’écran télévisé pour prévenir les gens de ne surtout pas faire confiance à Courtney. C’est directement la panique au bureau du maire, et ça se fait comme toujours avec la dose de jeux de mots bien sentis.

Tout cela amène Dina à participer à l’émission politique « Grey Area ». En soi, ce n’est pas trop dérangeant, mais comme elle refuse que Val la prépare à cette interview et que c’est le début de l’épisode, on sait tout de suite que ça va partir en vrille. C’est bien le cas, puisque Dina avoue ne pas avoir voté pour Courtney. À la télévision.

Elle empire donc la situation et le lendemain, Courtney tente de voir ce que pense la ville de lui : facile, elle n’a pas confiance en lui. Val propose donc de revoir la campagne pour la proposition 24, mais une fois de plus, personne ne l’écoute. C’est un peu trop gros de voir Val aussi transparente après dix épisodes et, par ailleurs, Courtney écoute TK pour finalement adapter les idées de Val à sa sauce.

Il se retrouve ainsi à accuser sa mère d’être une alcoolique à la télé. Ben voui, évidemment. La situation entre la mère et son fils est donc au cœur de l’épisode bien plus que la proposition 24. Val se débrouille de manière hilarante pour les réconcilier, en commençant par les faire parler puis en utilisant des exercices de camps scouts – ou des techniques de psy de base.

Cela fonctionne, mais pas autant qu’une vidéo de Courtney offrant des cadeaux à sa mère et étant super sympa avec. Bon, les gens pensent que Courtney est marié avec Dina suite à cette vidéo, mais qu’importe, ce qui compte après tout, c’est que la proposition 24 passe… même si c’est pour aider des vieux racistes, d’après le gag final bien construit.

Capture d'écran 2018-01-30 22.52.48.pngÉpisode 11 – The Lockdown – 16/20
I’m doing this so when people come to work they feel like they’re part of something special

Oh, la série reprend avec un épisode qui ose nous parler de faire partie de quelque chose de spécial en présence de Lea Michele. Non mais non, faut pas faire ça aux fans de Glee, c’est moche de se moquer d’eux (de nous) avec une stupidité pareille. Bon tout ça n’est qu’une introduction pas très intéressante par rapport à la suite.

En effet, une alerte à la bombe force ensuite tout le monde à rester dans la mairie : un colis suspect se trouve juste devant la porte. Un épisode en huis-clos ? C’est parfait. C’est le genre de chose qui fonctionne généralement plutôt bien.

La série en profite pour introduire Glenn, un employé de la mairie, qui squatte le groupe à plusieurs reprises, en running gag constant de l’épisode. Le groupe se décide à faire un pictionnary histoire de passer le temps, et c’était une bonne idée avec plusieurs références pop-culture plutôt drôles. Comme il faut bien de la tension dans l’épisode, ça se termine par une crise de Courtney qui ne supporte pas de perdre.

Val fait donc prendre conscience à Jermaine et TK qu’ils sont trop gentils et toujours d’accord avec Courtney, pas habitué à perdre. C’est génial car ça permet au trio de se retrouver face à Courtney pour lui dire ses quatre vérités. Et l’honnêteté, ça peut faire mal, clairement. Courtney les pousse à dire la vérité, et quand il s’agit de TK et Val c’est marrant. Quand c’est Jermaine qui s’y met, par contre, c’est l’angoisse la plus totale : il déclare en effet que Courtney n’est pas si talentueux que ça.

Tout cela se conclue par une battle de rap entre les deux grands amis, et ça marche beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé. Les rimes s’enchaînent à merveille et en grand amateur de jeux de mots, j’ai adoré. Malheureusement, tout ça est arrêté par les flics annonçant que l’alerte à bombe n’a mené à rien.

Dina s’isole du groupe et se retrouve dans le bureau d’Ed Gunt, pour manger du popcorn. Il a en effet une micro-onde dans son bureau. Le duo fonctionne plutôt bien et je comprends l’idée de l’alerte bombe comme une excuse pour les rapprocher, et ça fonctionne. Ils se retrouvent à faire de la salsa ensemble, prouvant qu’Ed a un peu d’humanité en lui.

Dina en profite pour faire du chantage à Ed et c’est très drôle. Malgré toute leur haine l’un de l’autre, ils se retrouvent quand même dans l’ascenseur à danser le lendemain et c’était bien drôle à voir. Quant au reste de la conclusion de l’épisode, elle ne révolutionne pas la série et propose un retour à la normale, comme dans toutes les comédies.

Capture d'écran 2018-01-30 23.07.02.pngÉpisode 12 – The Pitch – 14/20
I’m the Mayor, bitch!

Bon, le grand problème de l’épisode vient d’un match de baseball qui tourne mal pour Courtney devant envoyer la première balle. Il n’a jamais été un grand sportif et là, il se ridiculise totalement. C’était drôle, mais j’ai préféré que TK se retrouve coincé dans une conversation avec une petite fille lui répétant en permanence « pourquoi », c’était excellent.

TK se retrouve à vouloir jouer les grands frères grâce à une application, Courtney tourne en boucle sur sa honte de ne pas savoir lancer une balle et Val a toutefois une bonne nouvelle pour oublier la honte de Courtney : Big D’s Pizza Express veut s’installer en ville. Le problème, c’est que le PDG de cette compagnie est un grand joueur de baseball.

Comme il se moque de Courtney, celui-ci se vexe et réagit de bien mauvaise manière, ce qui ne plaît pas au PDG. Il n’en faut pas plus pour que ce dernier s’enfuie. Pour le convaincre que Courtney n’est pas si facile que ça à vexer, Val et lui organisent un match de basket où des enfants jouent contre le maire. Il est censé se laisser perdre, mais il finit par ne supporter la moquerie et devient une vraie machine de guerre dans le match, faisant perdre des enfants – notamment Tyson.

La sous-intrigue de TK était bien sympa et ça faisait longtemps que la série n’en avait proposé qui fonctionne comme ça. Il se retrouve à élever Tyson, un petit garçon dont il est juste la nounou catastrophique en fait. Malheureusement, l’intrigue principale fonctionnait moins – ou alors c’est juste que la série n’est pas faite pour le bingewatching, ou alors ils avaient compris que le bateau coulait – alors heureusement que celle-ci fonctionnait.

Quant au message de l’épisode, il est sympathique avec Courtney se plaignant des difficultés d’être un homme à Val (lol) et surtout avec TK découvrant ce que c’est d’être un parent. La conclusion voit Courtney obtenir le deal avec la chaîne de pizza, Dina s’amuser avec Clement – un enfant de remplacement de TK – et TK aider Tyson à se venger de Courtney. Sympathique.

Capture d'écran 2018-01-30 23.30.23.pngÉpisode 13 – Death of a Councilman – 17/20
I am not like your mother, I am your mother.

Le titre spoile un peu trop le premier gag de l’épisode qu’on aurait tous vu venir de toute manière. Alors que Courtney tente de transformer une tour radio en arbre radio, un des conseillers de la ville s’endort et décède. Cela mène à un enterrement dont personne n’a rien à faire dans l’équipe, un peu comme le monde n’a rien faire de l’annulation de la série, malheureusement.

En effet, Val voit surtout le problème à long terme : un siège est disponible dans le conseil, et il faut quelqu’un qui soutienne Courtney d’élu à sa place. Le problème ? La femme du défunt veut prendre sa place, et elle est contre Courtney.

Comme il faut un ami au conseil, Val et Courtney font tout ce qu’il faut pour convaincre TK de présenter à l’élection. Le truc, c’est qu’on a vu arriver Dina à des kilomètres. Suite à une réunion des locataires de son immeuble, elle a prouvé être capable d’être une excellente femme politique. Sans surprise, elle se présente à son tour à l’élection, mettant Courtney dans une position assez inconfortable : choisir entre sa mère ou son meilleur ami.

Enfin, elle ne lui laisse pas spécialement le choix, d’ailleurs. Il n’en faut pas plus pour que Courtney tente de décourager TK, ce qui ne fonctionne pas du tout, et pour que Jermaine décide d’aider Dina à l’emporter – alors que Val soutient TK, forcément. Complétement perdu, Courtney décide de soutenir la femme du défunt, mais il le fait avec tellement de motivation que celle-ci décide de se retirer de la course car elle ne se sent pas de prendre un tel poste.

Pendant le débat, Courtney a pour obligation de soutenir officiellement Dina ou TK. Du coup, il s’enfuit en courant devant les appareils photos et le micro de la ville. Après une journée de plus à hésiter, Courtney décide de ne pas soutenir sa mère mais TK. C’est loin d’être un problème pour Dina qui a déjà prévu le coup et déclare devant caméra ne pas vouloir du soutien du maire, car cela ne lui est pas nécessaire. Cela enterre la campagne de TK et Dina finit par obtenir le poste.

Malheureusement, nous ne verrons jamais les tensions que cela aurait amenées dans la série, puisque celle-ci est annulée. Val ne semble même pas déprimer d’avoir perdu la campagne et le gag final tombe un peu à plat. J’ai beaucoup aimé l’idée d’enfin donner un rôle à Dina par rapport à la ville, c’était nécessaire. En revanche, ce n’était pas du tout un dernier épisode, ni une fin de saison, ni une fin de série. Dommage, mais ne même temps, nous n’avons pas non plus un cliffhanger insoutenable, alors j’imagine qu’il faut se contenter de cette demi-satisfaction.

Capture d'écran 2018-01-30 23.31.24.png

EN BREF – L’ensemble de cette saison était pleine de promesses, avec des épisodes véritablement réussi (le neuvième) quand d’autres étaient tout juste bons à passer le temps en divertissant (le douzième notamment) sans faire plus d’effort que ça. Le casting était aussi excellent que prévu et les scénaristes ont su trouver la dynamique juste dans leurs gags et l’ensemble des relations entre les personnages. Il est vraiment dommage que cela ne se soit pas traduit par de meilleures audiences, car finalement, la série aurait pu aller beaucoup plus loin.

Comme d’autres avant elle (salut Grinder ou Grandfathered), cette comédie s’incline et disparaît. Je ne doute pas qu’elle sera malheureusement rapidement oubliée dans les limbes des séries : soyons honnêtes, je ne me vois pas la revoir en entier un jour… Peut-être que j’en regarderai de nouveau l’épisode de Noël un jour, si j’ai envie de revoir le casting, mais je sais qu’elle sera vite remplacée par trois autres séries tout aussi drôles, voire peut-être même plus. Ce ne fut pas un succès pour le Mayor Rose, et c’est bien dommage, mais il faut savoir passer à autre chose.