Le mois de la romance

Salut les sériephiles lecteurs,

On se retrouve ce matin pour parler d’un défi organisé en février par Ludo et qui n’est pas le Week-end en séries. Et oui, il se diversifie et s’assure qu’on ne s’ennuie jamais le Ludo ! Cette fois, il nous propose Le Mois De La Romance (#LMDLR, donc), rien que ça, parce que février est le mois de la St Valentin. Il est inspiré, n’est-ce pas ?

Tout au long du mois de février, le principe est donc de lire des romans qui parlent d’amour, de la littérature sentimentale, de guimauve et de papillons dans le ventre, bref, un truc avec tout plein de cœurs et paillettes partout. Tout le monde peut participer, du moment que vous êtes motivés à lire.

Avant d’entrer dans le détail des règles, il faut savoir qu’il y a plusieurs niveaux possibles, donc ne vous défilez pas, c’est très faisable :

  • Le niveau « un peu » : 2 livres
  • « Beaucoup » : 5 livres
  • « Passionnément » : 8 livres
  • « À la folie » : 10 livres

Voilà, perso ça en impose déjà côté défi d’aller jusqu’à la folie, mais comme je suis pas mal de blogs de critiques de livres, je sais que certains le font couramment. En soi, avec les études moi aussi, mais du coup, pas de quoi entrer dans le challenge qu’il nous vend avec une jolie plage en plein hiver :

Franchement, ça fait rêver !

Comme ces niveaux sont donc encore trop simples, il faut que la moitié des livres que vous choisirez de lire (donc 1, 3, 4 ou 5 livres selon le niveau) correspondent à au moins une des consignes suivantes :

  • Du rose sur la couverture (même si ce n’est qu’une petite pointe de rose)
  • Plus de 400 pages
  • Livre sorti depuis le 1er septembre 2017
  • Un auteur déjà lu
  • Milieu du sport
  • Au lycée (ou n’importe quand dans la scolarité)
  • Les héros sont à l’opposé l’un de l’autre
  • L’homme est millionnaire. Ou milliardaire. Riche, quoi.
  • Un tome d’une saga
  • Les deux personnages travaillent.

Et comme Ludo est bien moins chiant que je ne peux l’être avec mes consignes du Bingo Séries, vous aurez compris que ces consignes sont des indications que vous pouvez tordre à l’envie pour valider votre challenge. Histoire de s’amuser encore plus, il y a également des défis facultatifs à faire pour les réseaux sociaux :

  • Poster une photo de soi avec son auteur romance préféré
  • Mettre en scène une romance
  • Se prendre en photo avec sa romance dans un lieu insolite
  • Reproduire une scène de sa romance (Ludo précise qu’il faut que ça soit soft, hein)
  • Manger quelque chose de rose pendant la lecture…
Résultat de recherche d'images pour "younger liza yep"
J’en connais un qui a trouvé une bonne excuse pour manger des bonbons.

Pour les amateurs de romance, sachez qu’il y aura également des concours sur le blog de Ludo ! Comme je ne fais pas spécialement parti de ces amateurs mais que j’entends parler de ce mois de la romance depuis au moins deux mois maintenant, j’ai décidé de participer avec le niveau « un peu ».

Je ne suis même pas sûr de le valider parce que j’ai aussi pas mal de révisions à faire et que je suis généralement un détracteur de ce genre de romans qui me blasent, me font lever les yeux au ciel et ne me passionnent pas. Cependant, je n’avais pas envie de passer à côté de ce mini-événement et j’aime bien sortir parfois de ma zone de confort. On ne sait jamais, peut-être que je vais avoir une révélation ! N’hésitez pas à rejoindre le groupe Facebook du coup. Et s’il vous reste des questions, tout est expliqué plus en détail dans l’article de Ludo.

Résultat de recherche d'images pour "withering hope"Pour les très curieux, je compte donc lire deux romans, et je les ai déjà choisis ; il n’y a plus qu’à attendre février. J’ai choisi de faire le défi en anglais… parce que les romans étaient moins chers (booouh le radin) et que ça tuera peut-être l’ennui si je n’accroche pas à l’eau de rose :

Withering Hope de Layla Hagen : découvert par hasard sur Amazon, ce roman m’a attiré pour sa couverture (qui en plus possède une touche de rose avec le nom de l’auteur, donc hop, consigne validée). C’est un peu un Lost version romantique. Je suis sceptique, mais le côté aventure a l’air plus passionnant que la majorité des résumés de romance que j’ai pu lire dans ma quête d’un bon livre.

Résultat de recherche d'images pour "the air he breathes"The air he breathes de Brittainy Cherry : c’est Ludo qui me l’a conseillé, parce que c’est une des rares romances qu’il a lu récemment qui pourrait peut-être me plaire selon lui, « parce qu’il y a du drama et des morts ». C’est un argument de vente choc qui m’aura fait rire ; je ne sais pas à quoi m’attendre. Contrairement aux apparences, je l’ai bien en anglais, malgré la promo très intensive de Ludo pour la maison d’édition Hugo. En revanche, ma rapide recherche Google ne m’a sorti que la couverture VF, et comme c’est à peu de choses près la même, je me suis dit que ce serait suffisant.

Voilà. Deux livres, a priori, je ne prends pas trop de risques ; même en cas d’ennui, je devrais m’en tirer si tout va bien. C’est l’occasion ou jamais de tester de toute façon !

Bonne journée à tous… et bons préparatifs de votre mois de la romance !

LA to Vegas – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 4e épisode de LA to Vegas.

Capture d'écran 2018-01-24 15.50.13.pngÉpisode 4 – The Affair – 15/20
Perhaps we should all stop talking bombs

La série est de retour pour un quatrième episode qui ne révolutionne rien et continue toujours dans le même délire. C’est appréciable, sans être hilarant, à l’exception de la dernière scène. Avant d’en arriver là, nous avons deux intrigues menées en parallèle.

L’intrigue principale met en avant le personnage de Ronnie assez fière de dire qu’elle connaît tous ses passagers comme s’ils étaient de vrais amis pour elle : elle peut régler les problèmes existentiels d’Artem, elle connaît les stalkers de Nicole et sait que cet homme qui attend l’avion vient toutes les semaines avec sa femme. Sauf aujourd’hui, où il est avec une amante.

Cela perturbe Nicole au plus haut point, et ça vire à l’obsession. C’est plutôt une bonne intrigue qui permet de belles interactions avec les personnages et offre à Bernard de très bonnes intrigues. Ronnie est assez horrible à se mêler de la vie de ses passagers comme ça, mais c’est ce qui est drôle à voir ; ça et les conversations entre tous les passagers. Finalement, le plus chiant quand je prends l’avion, c’est souvent que je suis tout seul et ça manque de conversations (oui, je suis bavard, moi, hein – et je compense la frustration de l’avion en regardant une série, en général).

Bref, Ronnie est perturbée par cet homme trahissant sa femme parce qu’elle s’est retrouvée elle-même dans la position de l’amante et elle l’a très mal vécu. Elle s’en confie à Colin, allant jusqu’à s’asseoir sur un siège de passager quand même, et la relation de ses deux-là fonctionne bien, aussi ambiguë soit-elle. Toutes les histoires du passé de Ronnie sont toujours marrantes, je me demande combien de temps les scénaristes pourront se permettre tout ça, car elle semble déjà avoir vécu deux ou trois vies.

Tout cela la mène à un bon quiproquo avec Diana, l’amante, et elle finit par tout lui raconter. Aussitôt, Diana s’engueule avec son copain devant tout l’avion qui se met à détester Ronnie. Comme tout l’épisode tournait autour de Bernard et Colin lui disant de ne pas intervenir, elle a un peu ce qu’elle mérite, mais c’est triste de la voir perdre le contrôle comme ça de tous ces gens qu’elle appréciait.

L’homme dont elle a trahit le secret le prend très mal et la remet en sa place en fin d’épisode. Colin intervient et… se fait arrêter. L’homme est US Marshall et n’a jamais été marié. C’est une bonne conclusion qui permet de rapprocher encore un peu plus Colin et Ronnie.

Une sous-intrigue s’occupe également de Dave. Celui-ci se surprend à draguer une contrôleuse aérienne, Gwen. Comme il a le niveau de drague d’un enfant de maternelle, il se retrouve à demander conseil à ses collègues, mais aussi et surtout à ses passagers. Pour ne pas changer, Nicole est hilarante dans ses conseils. Elle et Bernard sont définitivement mes personnages préférés car ils apportent la majorité des bonnes blagues de l’épisode, même s’ils sont hyper clichés.

Toute cette intrigue finit plutôt bien, même si Dave est rappelé à l’ordre par le supérieur de Gwen… client régulier de Nicole, évidemment. Il a tout de même le numéro de Gwen, donc tout va bien. C’était plutôt bien écrit et j’espère qu’on aura le droit de voir Gwen dans un prochain épisode car il y a encore pas mal d’humour possible avec cette intrigue.

Enfin, la scène qui m’aura le plus fait rire est la dernière. Pendant tout l’épisode, nous découvrons que la compagnie aérienne, Jackpot, fait désormais payer pour tout ce qui peut se faire dans l’avion. C’est une bonne parodie des compagnies low-cost (je suis bien placé pour le savoir, je ne fais aucun voyage sans elles) et des extrêmes qu’elles peuvent parfois atteindre : il faut payer pour récupérer son bagage, pour incliner les sièges, pour aller aux toilettes… et ça fait un bon running gag dans l’épisode.

Finalement, les passagers s’en plaignent (tu m’étonnes) et Jackpot retire les lecteurs de carte bleue à bord de l’avion. Désormais, les passagers pourront néanmoins réclamer un vaccin contre la grippe en vol, d’où l’excellent gag final où Bernard se plante à cause d’une turbulence. Enfin « se plante ». Il plante plutôt le passager en lui faisant le vaccin dans le cou. Excellente blague.

Black Lightning (S01)

Synopsis : Jefferson Pierce, un super-héros à la retraite et principal d’une école, reprend du service en tant que Black Lightning car un gang menace sa famille.

000

Pour commencer, vous aurez compris que j’ai décidé de suivre la diffusion française sur Netflix avec une semaine de décalage avec les États-Unis. Je changerais peut-être d’avis plus tard, mais Netflix, c’est quand même la facilité et une qualité d’image bien meilleure que le meilleur des liens streaming. En plus, ça rentabilise mon abonnement.

Bien sûr, je ne vais pas vous mentir, cette série ne me tente que partiellement. C’est un super-héros de plus, quoi. J’aime toutefois cette idée de super-héros à la retraite, qui dans le fond me rappelle Les Indestructibles, un de mes films préférés encore aujourd’hui (faut dire aussi que je ne regarde pas de films, ça aide).

Je me lance dans le visionnage principalement parce que j’ai peur que la série, à terme, ne rejoigne le reste de l’Arrowverse, ce qui n’est pour moi qu’une question de temps si elle venait à être renouvelée. Du coup, autant prendre les devants et être à jour avant même que ce ne soit le cas. Bref, c’est parti pour une nouvelle série super-héroïque et advienne que pourra.

Sur cette page, vous trouverez un avis sans spoiler sur les épisodes ; si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de ceux-ci pour accéder à la critique complète.

S01E01 – The Resurrection – 15/20
Je ressors totalement mitigé du visionnage de ce pilot : la réalisation est excellente, la série a du potentiel, j’aime beaucoup le héros, mais… je crois que je n’aime pas particulièrement le super-héros qui sommeille en lui. Je suis donc divisé, et je ne m’y attendais pas car c’est bien la première fois que je suis torturé entre ces deux points-là.
S01E02 – LaWanda : Book of Hopes – 14/20
La série continue sa grande introduction des personnages qu’elle n’a pas eu le temps d’approfondir assez dans le premier épisode. Je reste très mitigé sur la série qui alterne des scènes catastrophiques (autant en terme d’écriture que de jeu d’acteur) et des scènes vraiment sympathiques. Le cliffhanger est plutôt efficace, même si j’en suis déçu. Je me dis que c’est déjà pas mal : je suis un minimum investi dans la série si je suis déçu d’un rebondissement, non ?
S01E03 – LaWanda : Book of Burial – 15/20
C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…
S01E04 – Black Jesus – 13/20
J’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston… Heureusement que Jeff a une famille, sinon j’aurais probablement déjà abandonné à ce stade-là.

Black Lightning – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du pilot de Black Lightning.

01.jpgÉpisode 1 – The Resurrection – 15/20
The signs were always there, but this is how the journey began.

Wow, commencer sur Netflix donne l’impression d’être devant un film avec un logo WB très travaillé. La scène d’introduction est très claire : elle introduit les grands méchants de la saison, le gang des 100 (c’est ironique sur une chaîne diffusant Les 100, mais tout le monde aura déjà fait la blague avant moi je pense). Le point d’attache du téléspectateur est la voix non pas du super-héros lui-même, mais de sa fille, une originalité intéressante (enfin, original, j’imagine que c’est pareil dans les comics, mais ça change de celle d’Arrow, très rapidement oubliée en saison 1).

Quant à Blacklightning, il est à la retraite depuis neuf ans. Il est donc un simple père de famille, qui s’occupe de ses filles, avec l’une d’elle, Anissa, au commissariat pour bien commencer la série. On apprend rapidement qu’elle est liée à une manifestation qui a mal tournée et dans laquelle elle entendait faire valoir ses droits. Très rapidement, on comprend aussi que la série va tourner avec pour fond la thématique du racisme : Jefferson Pierce est ainsi victime d’un contrôle policier très clairement raciste.

Ses filles sont choquées, mais en bonnes millenials, elles prennent le temps de filmer tout ça quand même. Finalement, ce contrôle musclé qui voit Jefferson en costard être menotté sous la pluie et sans raison alors qu’il se rend à un gala concerne un simple vol d’alcool donc il n’est pas coupable, bien évidemment. Énervé par la manière dont il est traité, Jefferson est sur le point de craquer, ses pouvoirs se manifestant… Ses pouvoirs ? Sans m’être renseigné avant ni même avoir vu la bande-annonce, je pense pouvoir affirmer qu’il contrôle l’électricité.

Finalement, il se rend tout de même à Garfield High, le lycée dont il est principal pour un gala de charité où une sénatrice le présente. La soirée se déroule à merveille, jusqu’à ce que son ex-femme vienne lui rappeler qu’Anissa a été arrêtée ce soir et que ce n’est pas si bien. Bon, si c’est son ex-femme, il y a encore clairement beaucoup de flirt entre eux ; donc il faudra voir ce que propose cette saison comme explication sur cette rupture entre Jeff et Lynn. Jeff veut reconstruire sa famille e tout cas.

Pendant ce temps, Anissa autorise sa petite sœur, Jennifer à se rendre en boîte, du moment qu’elle est chez elle à 22h15. Tu parles d’une grosse soirée. Sans surprise, Jennifer ne rentre pas à temps et son père se met à sa recherche, ce qui est simplifié par Anissa la balançant et un smartphone qui la trace.

Bien sûr, Jennifer rencontre quelques problèmes au Club 100, oui, oui, celui du gang. Forcément, elle drague le mauvais type qui doit de l’argent au gérant du club et accepte de prostituer Jennifer pour payer sa dette. Étrangement, elle n’est pas trop d’accord. Quant à Jeff, il a vu sa fille dans la boîte et part à sa recherche plus concrètement, ce qui mène à une escalade bien trop rapide pour être crédible. Autant pour Jennifer, ça passait bien comme intrigue de la voir se retrouver rapidement dans une situation qui la dépasse, autant pour Jefferson, dire vouloir régler les choses « de manière calme » en tentant de forcer une entrée dans une pièce gardée par un homme… Je n’ai vraiment pas accroché à cette introduction du « justicier » du coup, c’était simplement mal écrit de le voir s’énerver et s’en prendre à un garde qui, comme par hasard, avait un flingue.

Très rapidement, ça part en fusillade dans tous les sens, mais on ne sait pas bien pourquoi car on n’en voit rien d’autre que la panique. Jeff utilise ses pouvoirs pour neutraliser tous les gardes, mais il refuse de se montrer auprès de Jennifer qui rentre chez elle. Là-bas, elle se fait engueuler par une Anissa peu convaincante du côté du jeu d’actrice – elle paraissait plus à la limite du rire qu’énervée. Je ne sais pas, je n’ai pas accroché.

Toujours dans l’escalade dont on ne sait pas bien pourquoi ni comment elle se met en place, Jeff se retrouve ensuite face à une voiture de police souhaitant l’arrêter. Les policiers ont la bonne idée d’utiliser des tazers contre lui, après lui avoir dit de « mettre son cul de noir » au sol. Ce n’était pas la meilleure des idées d’énerver Jeff qui se sert des tazers pour électrocuter les policiers avant d’exploser leurs voitures.

Malgré tout, Jeff est blessé par balle et se rend chez un vieil ami qui le recoud, Gambi. Grâce à celui-ci, on apprend que Black Lightning a pris sa retraite il y a neuf ans car Lynn, sa femme à l’époque, n’en pouvait plus de le voir revenir en sang régulièrement. Il a même traumatisé Anissa – dont on comprend pourquoi elle a voulu devenir médecin j’imagine.

Là pour le coup, on repasse dans une écriture beaucoup plus maîtrisée et intéressante. Cela change d’avoir un super-héros qui est papa et j’ai bien aimé la scène où il retrouve Lynn chez lui. Tous les deux sont encore amoureux, mais divisés sur la question de Black Lightning. Elle ne veut pas le voir de retour, donc il lui ment sur le sujet, mais refuse malgré tout de coucher avec elle pour qu’elle ne voit pas sa blessure.

À la télévision, on annonce pourtant déjà en grande pompe le retour de Black Lightning, car c’est l’événement de la soirée. Les scénaristes en profitent pour caser que lui est vu comme un justicier illégal parce qu’il est noir alors que d’autres sont acclamés en héros… J’y vois déjà une sorte de clin d’œil à l’Arrowverse. Ils ont beau dire que les séries ne sont pas faites pour se croiser, tout indique que ce sera le cas un jour – et même, je trouve ça nul que ce ne soit pas le cas. En tout cas, ce retour inquiète les méchants.

Le lendemain, la vie reprend son cours pour le père de famille heureux de faire un jogging avec ses filles. Au boulot, il refuse l’installation de détecteurs de métaux dans l’école, parce que son école n’est pas une prison, n’en déplaise à Kara, une « collègue » qui aimerait bien être plus que ça.

Cette conversation est suivie par un problème devant l’école avec Jennifer harcelée par le mec qu’elle a dragué la veille dans le club et qui a tenté de la prostituer. Anissa vole à son secours et le met à tête, ce qui mène la petite frappe à vouloir sortir son flingue. Heureusement, Jeff est attiré par tout le bruit et l’empêche de déraper. Mouais.

Suite à cet incident, Jeff s’énerve contre ses filles et recontacte Latavious, un ancien élève qui est aussi le cousin de Will, l’agresseur de Jennifer. L’idée est surtout de nous introduire Freeland, la ville où tout se passe, comme une ville corrompue jusqu’à la moelle épinière. Latavious a pour vrai prénom Lala et il s’occupe d’enfants de manière ultra-violente.

Pendant que les deux négocient, Will est occupé à enlever Anissa et Jen. Dès qu’il apprend la nouvelle, Jeff obtient l’accord de Lynn pour reprendre du service et il se rend chez Gambi. Celui-ci est tailleur et il a passé les neuf dernières années à… préparer un costume parfait pour le super-héros. OK, pourquoi pas, faut bien occuper son temps libre. Y en a bien qui écrivent un blog, pourquoi pas d’autres qui s’amusent à faire des costumes pare-balles.

Sans trop de suspense, Black Lightning parvient à sauver ses deux filles en dégommant au passage le motel de Latavious et l’ensemble des hommes qui s’y trouvent pour le protéger, y compris ceux à moitié à poil profitant juste du motel, en fait. J’ai un peu de mal pour le moment concernant la « moralité » de ce héros qui dégomme tout le monde sans distinction juste parce qu’il est énervé. Je viens de me bouffer 23 épisodes d’Arrow et s’il est loin d’être toujours clean, il ne s’en prend qu’à ceux qui lui cherchent des noises, pas à tout le monde. Du coup, ça me laisse un peu perplexe pour l’instant.

Concernant les pouvoirs de Black Lightning, les effets spéciaux sont bons… mais en revanche faut qu’on m’explique comment l’électricité maintient Will dans les airs et comment il survit à une telle décharge dirigée directement sur le corps.

Finalement, Latavious qui s’enfuyait est pris en otage par le grand-méchant du coin qui le menace et lui demande de s’occuper du retour de Black Lightning.

En cliffhanger, Anissa est traumatisée par ce qui vient de lui arriver et découvre qu’elle a des pouvoirs. Nous aurons donc droit à une origin story, et c’est tant mieux, même si l’actrice n’a pas su me convaincre dans toutes ses scènes. Je suis toujours friand des débuts des super-héros, alors c’est cool !

Sinon, la série prend tout de même le temps de rappeler le bien qu’a fait Black Lightning avant sa retraite, avec un vieillard qui nous sort une VHS à la qualité d’image mieux qu’un blu-ray et sur laquelle se trouve des images d’un sauvetage du super-héros.

Du côté de la réalisation, on est sur du classique CW. Le casting est majoritairement composé de personnes de couleur, ce qui est un vrai changement pour une série de cette chaîne, et ça fonctionne bien. Côté bande-son, on nous sert du rap en veux-tu en voilà, ce qui est possiblement la partie de la série à laquelle j’accroche le moins, car ce n’est pas mon style musical du tout – même s’il y avait quelques musiques sympa et que le tout collait bien à l’ambiance que veut créer la série. En revanche, après Luke Cage, tout ça fait quelque peu copié/collé.

Finalement, je sors du visionnage de ce pilot en étant mitigé. D’un côté, la série a de la gueule et propose des angles d’attaque nouveaux qui me plaisent bien (le papa superhéros, principalement) sans être redondants ; de l’autre, je ne suis pas convaincu par l’écriture. De manière parfaitement incompréhensible, je me retrouve à beaucoup aimer Jeff et l’ensemble de sa dynamique familiale, mais à ne pas aimer du tout Black Lightning…

Je continuerai pour me faire une meilleure idée, mais je suis mitigé, vraiment.