Tales of the City – S01E03

Épisode 3 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

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We should fuck.

Ben oui, on dirait bien que finalement, je suis parti pour m’en voir un par semaine. Ce n’était pas tellement calculé comme ça, mais bon, il faut s’y faire. C’est pas mal le dimanche soir, après tout. On verra bien. On commence par un reportage vidéo de Michael à la soirée d’anniversaire du pilot, mais ce n’était pas bien intéressant, franchement.

Dans le présent, on retrouve Michael en check-up médical, se renseignant sur le sexe sans préservatif, parce qu’il en est là de sa relation avec Ben. C’est rare d’avoir une série qui ose s’aventurer sur ce terrain-là, alors c’est plutôt chouette de voir ça. Le seul problème, c’est qu’en-dehors de la salle, Ben est en train de se faire draguer par Harrison. Et Harrison est l’ex de Michael, sinon ce ne serait pas drôle. Bien sûr, Ben n’aime pas beaucoup Harrison après ça, faisant une petite crise de jalousie à Michael, mais ça passait bien, y compris auprès de Michael qui trouve clairement ça sexy, quoiqu’il en dise.

Ce début d’épisode voit un problème de plomberie à Barbary Lane, mais c’est vite zappé – pour le moment. Je suis sûr qu’il en sera de nouveau question dans l’épisode suivant ! Anna a encore reçu une lettre de chantage, avec une photo d’elle et Thomas Nelsen. Ce n’est pas bien clair, mais elle a même droit à un coup de fil pour la faire chanter encore plus. Au moins, on sait de quoi il est question d’un coup : la personne qui fait ça veut récupérer Barbary Lane. Pourquoi pas.

De son côté, Mary-Ann est toujours aussi insupportable. Franchement, elle n’était même pas encore en scène qu’elle m’irritait déjà, et ça me faisait bien rire. Elle prépare donc un petit déjeuner au lit à Dede qui n’a rien demandé du tout et est insupportable avec… mais elle me fait de la peine quand même quand elle reçoit les papiers pour le divorce.

Elle essaie de se rendre utile comme elle peut dans la maison de Dede, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est d’être détestée par son assistant. Mary-Ann enchaîne ensuite par une visite à son premier mari, pour le rassurer sur le fait qu’elle ne dirait rien à Shwana et surtout pour lui raconter que Robert lui a envoyé les papiers du divorce. Bref, elle veut un « ami » à qui parler, mais ce n’est pas gagné. Il faudrait qu’elle comprenne que personne n’a vraiment envie d’être son ami dans San Francisco.

Pour la faire taire, il accepte tout de même un rendez-vous avec elle, le soir. Ils prennent donc un verre ensemble, et Mary-Ann le félicite sur Shawna… ce qui est le meilleur moyen pour ramener leur problème de couple sur le tapis. Ainsi donc, l’analyse de Mary-Ann est que Brian voulait qu’elle échoue dans son travail. C’est pourquoi elle ne lui a pas proposé de l’accompagner ; mais il ne lui a pas non plus proposé de venir avec elle.

Forcément, il finit par se casser de leur verre parce qu’elle est obstinée et ne voit que son côté de l’histoire, comme toujours. Brian se confie donc à sa meilleure amie, à nouveau, et c’est plutôt marrant à voir… jusqu’à ce qu’il lui demande de coucher avec. Euh o… kay ? Apparemment, ce n’est pas la première fois. Allons savoir.

Le lendemain, Mary-Ann retrouve Michael pour ne pas lui raconter l’angoisse de sa soirée et pour apprendre que Michael a eu une carte d’Harrison. Il lui confie ses doutes, parce que oui, malgré tout, il hésite à appeler le Harrison. Bon, allez, je vais laisser ça de côté et trouver que c’est une série vraiment bien écrite : la relation entre ces deux-là est vraiment chouette.

Shawna aperçoit la journaliste du premier épisode dans la rue et elle se sent forcée d’aller lui parler, à elle et son assistant Lucas. De toute manière, ce n’est pas bien long avant qu’elle ne l’invite chez elle. Forcément, la journaliste y trouve la photo que Shawna a récupéré chez Anna, et elle y reconnaît un bar bien trop populaire pour la communauté LGBT. Bref, elle voit une valeur à la photo que personne d’autre qu’elle ou Anna n’a vu pour le moment.

Le lendemain, elles se rendent donc à l’endroit où la photo a été prise, s’allongent par terre pour le principe et s’embrassent. Ouep, assez clairement, Shawna est en train de craquer pour elle. C’est toujours mieux que ces plans à trois, j’imagine.

Pendant ce temps, Jake et Margot se rendent à une fête de famille de Jake : sa sœur va avoir un bébé et organise une fête pour la révélation du sexe de son bébé. Elle voulait une fille, elle a un garçon et en pleure devant tout le monde… Mais le vrai nœud de cette intrigue, c’est que la mère de Jake est toute heureuse d’imaginer un petit-enfant venant de Jake et Margot.

L’air de rien, cela provoque de nouveau des problèmes de couple entre eux, parce que Margot se sent en permanence effacée sous les besoins de Jake. Outch. Il y a vraiment du bon dans cet épisode pour eux, une de mes scènes préférées étant celle du dessin de Margot effaçant progressivement la barbe de Jake. Alors par contre quand elle en a fait une boulette de papier, c’était évident que Jake la trouverait, hein. Et ce n’est pas fait de manière subtile/crédible.

Le soir, tout le monde se retrouve à la soirée des jumeaux, qui lancent une nouvelle mission d’artistes, le Twintertainment. Rien que ça. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir et l’occasion pour moi de capter que le jumeau était Monty de The 100.

Bien sûr, Mary-Ann ruine la soirée, sinon ce ne serait pas Mary-Ann : elle essaie d’aller parler à Shawna, bon quand même en suivant le conseil de Michael, mais tout est dit. Shawna n’a pas envie de lui parler et forcément, elle décide de se barrer… mais la journaliste ne la suit pas, préférant filmer la performance. Sympathique. Il faut dire que la performance est tellement perchée que je la comprends un peu, mais bon, tu laisses pas Ellen Page se barrer, quoi. Et du coup, Shawna décide… de se rendre chez Inka et Eli, le couple du plan à trois. Allez, ça me donne le point du Bingo sur le dîner, au moins.

Pendant ce temps, Jake ne se pointe pas à la soirée des jumeaux pour coucher à nouveau avec son rencard gay. Oups. Il invite Jake à passer la nuit, ce qui est l’occasion pour lui de découvrir à quel point Jake est complètement paumé dans sa vie. La seule certitude, c’est qu’il commence à se haïr le Jake, et son rencard a les bons mots pour lui faire comprendre qu’il ne fera que continuer de se détester s’il se force à rester avec Margot. Même s’il l’aime, ce n’est plus elle qu’il désire. Bim.

C’est évident ce qu’il dit, mais on sent à quel point c’est compliqué pour Jake. Il décide donc de parler à Margot, lui montrant le dessin et celle-ci lui explique donc qu’elle lui manque. La blessure est réelle pour Jake, et on tombe alors dans une scène de rupture d’autant plus violente que la série continue de nous montrer les vidéos tournées durant le premier épisode, où ils étaient un couple aimant.

On notera aussi que Ben et Michael font l’amour avec un harnais désormais que Ben a compris que Michael aimait le cuir. C’était marrant à voir et ça nous montre à quel point c’est un couple solide, prêt aussi à ne pas arrêter les préservatifs tant qu’ils ne sont pas tous les deux prêts.

La fin d’épisode se termine par Anna donnant rendez-vous à l’ensemble du casting pour leur apprendre qu’elle vend Barbary Lane. Oui, elle leur fait croire que c’est sa décision… C’est un peu violent tout ça, et ça tombe comme un coup de massue sur tout le monde. Et ça donne aussi envie de voir la suite, je le reconnais.

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Single Parents – S01E03-04

Épisode 3 – A Leash Is Not A Guinea Pig – 16/20
C’est vraiment une série sympathique : les personnages sont attachants et commencent à être un peu plus développés, sans que les gags n’empêchent de le faire, ce qui est parfois le problème des comédies. En trois épisodes, certains ont déjà eu l’occasion de changer un peu, et ce n’est pas plus mal.

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Spoilers

03

You’re a great dad, Angie.

Finalement pas d’humeur pour continuer mon rattrapage de Midnight Texas, malgré un sacré cliffhanger, je me suis décidé pour retenter le coup avec une comédie. D’ailleurs, j’ai vraiment une malédiction avec cette série : je sais que je n’en suis qu’au troisième épisode, mais je n’ai encore jamais eu droit à de la HD, et même avec une qualité pourrie, ça bug.

Anyway, ça m’apprendra à me contenter du streaming, j’imagine, mais ça explique pourquoi je n’arrive pas à me motiver pour la regarder, je pense. Pour cet épisode, l’idée est de reprendre avec Miggy qui organise une après-midi DJ pour les enfants, alors que le reste des parents se retrouve à parler planning, Will montrant une fois de plus qu’il est un cinglé qui connaît trop de choses sur la vie de Graham, le fils d’Angie.

Malheureusement, la fête des enfants tourne court : la machine du DJ enfume toute la pièce et Rory écrase le cochon d’Inde des jumelles… qui n’en ont absolument rien à faire quand, chez le vétérinaire, elles apprennent qu’il est mort. Du coup, on en revient vite à l’intrigue de Will étant devenu meilleur ami de Graham. Cela dérange Angie qui est jalouse de voir Graham avoir plus d’inquiétude sur la mort possible de Will que sur la sienne.

Il n’y a que dans une comédie qu’on peut voir des personnages se battre pour avoir en premier une coloscopie, mais c’était marrant, surtout quand Angie découvre qu’un des risques de la procédure pourrait être la mort. Bien sûr, ça révèle aussi qu’Angie a des problèmes de confiance non réglés : elle a peur que Will essaie d’être une figure paternelle alors qu’elle est censée être un père pour lui aussi. C’est l’occasion d’apprendre que Graham n’a jamais connu son père, aussi.

De son côté, Miggy a donc décidé de bosser dans la boutique de vin, et ce n’est pas un grand succès : il ne sait pas se servir d’un tire-bouchon et n’ose pas demander. C’est assez marrant à voir, parce que je suis du genre à galérer moi aussi, mais chut, personne n’a à le savoir. En revanche, tout le monde sait que Miggy est mauvais, mais les clientes les plus féministes et violentes de Poppy finissent par l’aider et l’encourager. C’est plutôt sympa à voir.

Les enfants, eux, restent pendant l’épisode sur l’intrigue du cochon d’inde mort. Rory décide d’organiser l’enterrement avec le soutien de sa mère, plutôt inquiète d’apprendre que Douglas est plutôt du genre à réprimer ses émotions et remplacer l’animal mort. Cela permet de développer le personnage de Douglas : il n’a jamais pris le temps de faire le deuil de sa femme, et c’est dans le magasin pour animaux qu’il finit par régler ses problèmes avec la mort.

Poppy fait donc ce qu’elle peut pour le réconforter et l’épisode se conclue alors sur l’enterrement de Pickle, qui n’est pas un enterrement, mais une célébration d’après Rory. C’est plutôt marrant là aussi, avec de bonnes idées : Anige encore sous anesthésie, Graham qui est tout triste, les jumelles qui sont forcées de parler de leur cochon d’inde… pour finir par danser avec Rory.


Épisode 4 – Beyoncé Circa Lemonade – 16/20
La série fonctionne bien avec un schéma d’écriture qui commence à se répéter : trois intrigues, deux duos et une pour les enfants sous la surveillance d’un adulte. Comme les duos changent à chaque épisode, les dynamiques sont différentes à chaque fois, alors il y a toujours une part de surprise. J’aime vraiment bien, mais ça n’est pas non plus très original. À voir sur du plus long terme ce que ça donnera !

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You’re a terrible babysitter and I’m a complicated young man.

Le gag d’entrée de l’épisode est bien vu : Will est au téléphone avec son ex-femme et Angie/Poppy se demandent avec qui il peut bien être. J’aime de plus en plus Poppy. Bon, l’intrigue de Will est donc que Mia, son ex, annule une fois de plus une visite pour voir Sophie. Autrement dit, le divorce pose plein de problèmes dans la vie de Will.

Par conséquent, Poppy décide de s’occuper de lui et de lui apporter une bouteille de vin pour boire avec… et découvrir qu’il passe sa frustration dans la cuisine. Il cuisine donc un tas de choses, ce qui fait peur à Poppy. Elle lui explique donc que sa colère doit passer ailleurs : elle lui propose alors le volleyball pour ça, car c’est comme ça qu’elle a fait.

Tout le monde la déteste complètement là-bas, mais bon, c’est extrêmement marrant à voir, parce qu’il évacue sa rage sur la balle… puis dans un match. Et il finit par énerver, malgré lui, Poppy en lui apprenant que son ex a offert un portable à Rory sans la prévenir, il y a plus d’une semaine. Les deux s’énervent complétement sur le terrain, et c’était marrant à voir, surtout qu’ils finissent par s’en prendre à l’arbitre.

La deuxième intrigue de l’épisode est sympathique : elle voit Jack être incapable de faire ses nuits, parce que Miggy ne l’a jamais entraîné à le faire. Cela lance malgré lui un concours entre Douglas et Angie pour savoir lequel des deux gérera au mieux le coucher du bébé. Le vrai problème, c’est surtout que Douglas dit que les femmes sont des êtres faibles qui craquent et vont chercher les bébés plutôt que de les laisser pleurer.

Y a de quoi provoquer un défi, c’est clair. L’intrigue est sympa, parce qu’elle n’est pas que l’occasion de blagues plus ou moins réussies, elle est aussi ce qui permet le développement d’une relation entre Douglas et Angie. On n’avait pas eu l’occasion de ça encore, et ça fonctionne bien : bien sûr que Douglas est un softie, lui aussi. Pour endormir les bébés, il leur chante une berceuse.

Le truc, c’est qu’avant qu’Angie ne s’en rende compte et qu’ils se réconcilient, il y a aussi une bonne engueulade au cours de laquelle Douglas a critiqué Graham qu’il trouve trop faible lui aussi. Et ça fait mal, parce que ça tape en plein dans une des peurs d’Angie. Et on la comprend : en parallèle de tout ça, Miggy est donc de corvée de babysitting, ce qui lui permet de découvrir que tous les enfants le considèrent lui-même comme un enfant. C’est plutôt marrant, mais une fois de plus, on se concentre un peu trop sur Insta-Graham à mon goût. Bon, le pauvre est victime de moqueries à l’école, y compris par sa petite copine.

C’est ce qui inquiète tant Angie : elle l’a élevé en faisant tout ce qu’il ne fallait pas faire, et maintenant, elle a peur qu’il n’ait pas les armes pour se défendre. Pourtant, alors que les jumelles organisent une fête dans le dos de Miggy pour que Graham reparaisse cool à nouveau, Graham apprend de Miggy ce que c’est qu’être cool.

Il n’hésite donc pas à larguer sa petite amie, rien que ça. En fin d’épisode, il le raconte à sa mère, qui est ainsi rassurée sur les capacités de son fils à se défendre… de mon côté, j’ai surtout aimé la fin d’épisode, qui voit Poppy et Will laisser derrière eux leur rage pour retrouver leurs enfants ; et qui voit tous les parents endormir leurs enfants. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir.

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Midnight, Texas – S02E06

Épisode 6 – No More M. Nice Kai – 16/20
L’épisode était de facture on ne peut plus classique pour la série, mais il possédait quelques bonnes surprises dans le traitement des personnages et les évolutions de ceux-ci. Ce sera un dont je me souviendrais longtemps, mais pas forcément pour les bonnes raisons du coup. Je suis très curieux de voir ce que donnera la suite, parce que je crois que c’est la première fois de la série que je me suis retrouvé vraiment surpris par un twist !

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You’re sleeping with a married woman and we broke up like five minutes ago.

Je pensais voir toute la saison en deux jours, et finalement, j’en suis à un mois complet depuis que j’ai commencé ! C’est fou comme le temps passe vite, parfois. Bon, en tout cas, je reprends ce soir, pour au moins un épisode, peut-être plus. On verra bien. Pour cet épisode, en tout cas, on reprend avec Patience qui demande à Manfred de lui faire confiance concernant Kai.

Pour cela, elle l’embobine en l’embrassant, ce qui tombe bien parce que c’est l’occasion pour Creek de revenir en ville. Elle ne comprend pas bien pourquoi Manfred lui a demandé de revenir en urgences si c’est pour le voir embrasser une autre, et je trouve ça brillamment amené comme intrigue. Même si je n’aime pas Creek et qu’elle ne manquait pas spécialement à la série, son retour est sympa. L’ex couple se rend au resto de la ville, histoire que Lemme continue de tester la nourriture. C’est top : l’ex vampire me donne deux points de Bingo que je pensais bien avoir rapidement avec cette série ; le déjeuner et le nom de la ville.

Bon, le but de cette réunion n’est pas mon jeu cependant, mais bien de parler de Kai et de ses vraies intentions. Pour en avoir une idée, Manfred propose à Lemme de retourner auprès de Kai pour récupérer ses pouvoirs ; histoire de voir s’il accepte ou s’il compte s’en servir pour autre chose. Bien sûr, Lemme hésite beaucoup, mais Olivia le réconforte en lui disant qu’ils pourront toujours adopter de toute façon. Lemme se décide donc à manger une pizza comme dernier repas, même s’il vient juste de manger.

Le problème, c’est que Kai refuse finalement de le faire redevenir vampire : il n’hésite pas à lui mentir, oups. Sur le chemin du retour, Lemme tombe sur son vendeur de pizza préféré, qui a eu un accident de moto.

Pendant ce temps, d’étranges coups de fil continuent d’être passé à Midnight. Ainsi, Manfred essaie de convaincre Creek qu’il n’est pas celui qui l’a appelé – leurs engueulades de couple montre qu’ils ont toujours une bonne alchimie et finissent par un baiser – alors que Patience doit gérer la colère de Kai qui n’aime pas trop avoir reçu un message de sa femme dédié à Manfred… sauf qu’elle ne l’a jamais laissé, bien sûr.

Patience fait alors la seule chose qu’elle sache faire : elle contacte Manfred pour lui en parler. Il n’en faut pas plus pour que Manfred et Creek comprennent aussitôt que quelque chose cloche. Ils décident donc de faire partir de la ville Creek au plus vite… ce qui leur permet de comprendre qu’ils sont coincés en ville. En effet, chaque fois qu’ils pensent la quitter, ils y reviennent.

De son côté, Joe avoue à son mec qu’il a recommencé à chasser des démons et il est soulagé de le voir accepter cette mission sans rien trouver à redire quand il pensait qu’il le prendrait mal, mais il se garde bien de parler du chasseur de démon. Pourtant, celui-ci débarque en ville, affirmant avoir reçu un message de Joe. Ce dernier cherche à comprendre le besoin qu’a cet humain de toujours aller chasser du démon, et ce n’est pas glorieux. Un flashback nous le montre en effet assister au meurtre de sa mère, par un démon.

Dans le genre recherché comme intrigue, on est sur une bonne base de néant, là, mais Joe se retrouve à l’embrasser, parce que ça le touche, apparemment. Il n’y a pas que ça qui le touche, parce qu’il couche avec le chasseur de démon, hein, et tant pis si ça fait des siècles qu’il est en couple. Le pire, c’est encore qu’il fait ça en plein milieu de la ville.

En parallèle, Fiji choisit de faire le mal histoire de sauver Bobo, et ce n’est vraiment pas brillant à voir. Elle retire de sa poitrine – de ses entrailles – une chrysalide, qui se transforme en papillon qui s’évapore. Et après tout ça ? Elle veut juste coucher avec Bobo. S’il est partant pour ça, il n’est pas bien rassuré de la voir choisir la voie du mal, même si c’est pour sa survie. Quant à Fiji, ça se traduit par une mèche blanche pour elle.

Une mèche blanche et beaucoup de changement de caractère : maléfique, elle aime encore plus le sexe (ça promet), le confort et les tons de voix de susurrant. Au secours. C’est toutefois grâce à elle qu’on obtient quelques réponses sur ce qu’il se passe dans la ville : elle retrouve Basil, le vendeur de pizza, et lui demande qui il est vraiment. Cela lui permet de révéler qu’il est un demi-dieu qui s’amuse à faire révéler les pires secrets des personnages par de faux messages vocaux. Et il confie tout ça à Fiji parce qu’en se vouant au mal, elle a tout simplement arrêté de s’inquiéter pour le reste des Midnighters, oups.

Ceux-ci cherchent évidemment à comprendre ce qui arrive, mais ils sont loin du compte. Il soupçonne Kai d’être responsable de tout ce qui arrive : comme il ne rend pas ses pouvoirs à Lemme, il est forcément mauvais à leurs yeux. Ils font donc ce qu’ils peuvent pour le prendre au piège. Bobo fait semblant d’avoir mal au dos et l’occupe, alors que Creek occupe Patience en lui parlant de ses sentiments pour Manfred, rien que ça.

Cela n’est efficace qu’un court instant ; et pas assez longtemps pour empêcher Patience de découvrir Lemme dans le sous-sol, à la recherche de la fiole avec ses pouvoirs. Elle se révèle un peu trop vite Patience, cela dit : Olivia lui met un couteau sous la gorge. Cela lui permet de récupérer rapidement ses pouvoirs de vampire… mais franchement trop rapidement.

À l’étage, Joe et Manfred travaillent ensemble sur la tête de démon du bureau de Kai, pour comprendre au mieux les pouvoirs du chaman (c’est un chaman pas vrai ?). Ce n’est pas glorieux, parce que la tête est encore en vie, et ça ne leur permet pas de l’emprunter comme ils le désiraient. De toute manière, Manfred est forcé de retourner à l’hôtel, parce que Creek a disparu. Cette idiote n’a pas perdu de temps à le redevenir en allant dans le bureau de Kai à la recherche de Manfred… et c’est ainsi qu’elle se fait kidnapper.

Le problème, c’est qu’à l’hôtel, il se passe encore plein de choses à cause de Basil : il a eu la bonne idée d’envoyer Walker, le chasseur, à la poursuite de Chuy. Ainsi, l’amant de Joe découvre que Chuy est un démon et ce dernier meurt de jalousie en rencontrant Walker, comprenant immédiatement ce qu’il se passe entre eux. Voilà donc Chuy qui révèle qu’il est un démon bien moche et colérique. Il finit par s’enfuir, mais pas avant d’avoir saccagé l’hôtel, et pas avant que Bobo se rende compte que Fiji est vraiment devenue maléfique.

L’épisode se termine donc sur Kai demandant au reste des Midnighters de se barrer de son hôtel et surtout de ne jamais y revenir, particulièrement si son nom est Manfred. Bien, ça paraît logique. Basil se révèle de lui-même comme le grand méchant et se barre, parce qu’il n’y a plus de secret à révéler en ville. Lemme explique donc aux autres que pour éviter qu’il ne revienne un jour, il faut vivre sa vie sans secret. Et voilà.

L’épisode pourrait se terminer là, mais il reste encore quelques petits trucs à régler. Déjà, Bobo nous informe que Creek est partie sans dire au revoir, puis il rejoint Fiji morte d’inquiétude et de regret. Ainsi donc, sa partie maléfique ne prend le dessus que quelques minutes, finalement. Bon, ça va, ils devraient s’en tirer à la gérer. Le cliffhanger de l’épisode est vraiment inattendu en revanche : Manfred laisse un message vocal à Creek pour lui demander des nouvelles et lui dire qu’il l’aime. Des nouvelles, il en a rapidement et elle l’aime aussi, derrière la porte de chez lui. Le seul problème, c’est qu’elle est désormais un fantôme, qui brûle devant lui. Putain, mais dégoûté ; je n’aimais pas beaucoup Creek, mais pas de là à la tuer comme ça, franchement. C’était surprenant, au moins.

> Saison 2

Fear the Walking Dead – S05E06

Épisode 6 – The Little Prince – 14/20
Moui. J’ai trouvé le titre de cet épisode tout de même drôlement trompeur. Si j’ai beaucoup aimé la manière dont certains personnages sont vraiment approfondis dans cet épisode et s’il y a eu de bonnes scènes, j’ai trouvé l’ensemble tout de même assez brouillon. Les intrigues ont encore du mal à se recouper et certains personnages prennent des décisions complétement débiles : après autant de temps dans une apocalypse zombies, je pense que tu commences en théorie à être plus malin que ça, quoi.

Saison 5


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Oh, you fixed the mop?

OK bon ben, c’est mal, mais j’avais la flemme de continuer mes 36 séries en cours et j’ai vu que cet épisode avait fuité, alors… Je n’ai pas résisté, et je me suis dit que j’allais le regarder dès aujourd’hui. En plus, ça fera ça de moins à faire demain !

L’épisode commence par tous les enfants dans le magasin de la station-service ; et c’est plutôt cool : on a Dylan qui lit, Max qui se prend un goûter et Annie qui prend une douche, pendant que tous les figurants regardent un dessin-animé. C’est magique. C’est donc un début super simple et beaucoup trop paradisiaque. Forcément, Morgan prend aussitôt la grosse tête et nous fait un joli discours résumant le début de saison, alors que tout le groupe est enfin réuni (enfin, pas tous, tous, Victor, Charlie et les autres sont encore dans leur coin). J’avoue que je n’ai que moyennement accroché à ce bon discours un peu cucul, surtout qu’on sait que ce ne sera pas aussi simple que ce qu’il dit !

Après le générique, il tente de contacter à nouveau Grace. Je suis content qu’on la retrouve dans la série, mais elle ne sert pas à grand-chose dans ce début d’épisode, si ce n’est à escalader des voitures qui faisaient une frontière naturelle à ne pas dépasser. Comme elle refuse de parler avec Morgan, ce dernier se retrouve à avoir un quotidien peu intéressant, il faut dire ce qui est. Tous les enfants et tous nos héros essaient de réparer l’avion, mais ils n’ont toujours pas exactement le même but : alors que Dylan parle avec Charlie, Annie lui rappelle que leur but à eux est d’aider les adultes à partir au plus vite pour reprendre leur vie.

Cela inquiète un peu June qui prend donc le temps de lui parler et de lui donner des conseils sur sa cheville foulée, alors que John et Dwight décident eux de continuer les recherches pour voir s’il n’y a plus aucun survivant à récupérer – surtout Sherry évidemment. John et Dwight continuent donc d’apprendre à se connaître, à parler respectivement de June et Sherry, et de la manière de survivre dans ce nouveau monde, qui n’est plus si nouveau à présent. C’est mignon tout plein de voir Dwight se confier à son nouveau best-friend, mais ça ralentit aussi beaucoup le rythme de la série.

Finalement, John trouve un nouvel indice pour remonter la piste de Sherry, qui a signé avec un logo de l’infini, me donnant un point du Bingo Séries. De toute manière, on voit aussi des 8 sur les étiquettes de prix de la supérette, puis sur le moteur de la voiture qu’ils fouillent, alors c’était vraiment un point facile à avoir. La voiture ? Oui, ils ont retrouvé une des voitures utilisées par Sherry, et au sein de celle-ci, John découvre une dernière lettre de celle-ci ; demandant à Dwight d’arrêter de la chercher et lui expliquant que c’est sa dernière lettre, surtout maintenant qu’elle a tué un homme. Sympa. Voilà, John, t’aurais mieux fait de ne pas la lire !

Voyant que Dwight a repris espoir en fouillant la maison devant laquelle était la voiture, John prend finalement la décision de ne rien dire. Je m’y attendais un peu, et c’est bien dommage. L’épisode devient ainsi un peu trop prévisible à mon goût, et comme il était déjà lent, j’étais déçu.

Bref, on s’ennuie un peu dans ce début d’épisode : les réparations de l’avion ne se passent pas comme prévu, ni du côté de la boutique, ni du côté de l’entrepôt de Daniel ; et on en est quand même à observer Morgan détruisant une serpillère pour se faire une nouvelle arme… Heureusement, Grace finit par nous ramener un peu d’action, en annonçant qu’elle a absolument besoin d’un générateur pour éviter une autre catastrophe nucléaire. Ah, bien. De l’action, ça manquait.

Bien sûr, Annie n’aime pas du tout l’idée de travailler avec des gens qui sont amis avec les travailleurs de l’usine nucléaire qui a tué ses parents. Elle est donc assez énervante à envisager de tourner le dos à ses nouveaux alliés, quand évidemment Dylan veut aider. Disons qu’on tourne un peu en rond avec ces personnages. J’ai beau adoré Alicia, ce n’était pas dingue de voir Annie, de nouveau sale, raconter sa triste histoire de vie… surtout qu’on n’apprend que peu de choses ; avec simplement l’idée que les parents ont laissé tous les enfants s’enfuir vers la forêt pour les sauver d’une horde de zombies arrivant.

Allez, tout de même : on apprend qu’Annie a vu ses parents avant qu’ils ne meurent, enfin plutôt, leur a parlé, à travers une porte. Contaminés par les radiations, ils n’ont pas voulu qu’Annie s’approche d’eux, mais ils lui ont demandé de veiller sur ses frères. Et puis, l’actrice qui joue Annie a été drôlement bien castée en plus, j’ai trouvé sa prestation vraiment réussie. La réponse d’Alicia est on ne peut plus bateau, mais dans une série comme ça, ça ne me surprend même plus et ça aurait pu être un argument utile pour qu’Annie change d’avis et accepte que ses alliés travaillent pour concrétiser le plan de Grace.

L’idée est donc de laisser tomber le générateur qui servait à regarder des films, à gérer la clim, l’eau chaude et les radios vers l’entrepôt ; ce qui rajoute de la tension pour tout le monde. Victor leur dit avant que le contact ne soit rompu qu’ils vont trouver une manière de venir les chercher, mais il sait très bien que ce n’est pas le cas. Sarah et Charlie restent positives, heureusement, et cherchent donc des solutions. Et elles en trouvent une… sur une affiche pour la bière de Jim. Euh… OK ?

Loin de tout ça, Grace et Morgan travaillent donc ensemble à aller brancher le générateur à l’usine nucléaire, pour refroidir un réacteur qui risque la surchauffe. C’est un peu le problème des apocalypses de nos jours, on est juste morts en six mois si tout le monde abandonne les centrales. Rapidement, Grace prend la décision de se sacrifier seule et demande à John de ne pas l’accompagner alors qu’elle se rend à la centrale pour réparer ce qu’elle considère être son erreur. Voilà qui est fait.

Un autre truc que j’ai beaucoup aimé dans cet épisode, c’est la relation June/Al : June devine qu’il s’est passé quelque chose dans la vie d’Al pendant qu’elle avait disparu, et elle lui propose donc son aide, essayant de la faire parler. Bien sûr, Al ne dit rien, mais ce genre de scène d’amitié fonctionne vraiment bien je trouve.

Et alors que Morgan rentre, il découvre dans le ciel que Charlie et Victor sont en train d’arriver. Oui, ils ont utilisé une montgolfière en forme de bière hyper discrète pour se rapprocher du reste de leurs amis. Ils redonnent ainsi espoir à tout le monde, à commencer par Alicia. Perso, j’ai trouvé ça complétement con et débile de leur part, et j’ai tout de suite eu en tête 150 scénarios de morts possibles pour ces personnages. Si on ne va pas jusque-là, évidemment que la montgolfière n’est pas un bon plan et qu’ils le comprennent vite.

Ils se retrouvent ainsi forcés d’atterrir dans la zone contaminée par les radiations et perdent le contact radio avec leurs amis ; ayant tout de même le temps d’entendre l’avertissement de rester à distance des zombies. Le truc, c’est que ce n’est pas si simple de rester à distance quand tu fais plein de bruit en atterrissant et que tu les attires. Morgan décide donc de partir à leur secours dans la zone contaminée, alors qu’Alicia termine l’épisode en décidant de passer une nouvelle frontière de zombies derrière laquelle les enfants se sont réfugiés, Annie préférant apparemment rester dans la zone pour écouter les dernières volontés de ses parents plutôt que de sauver tout le monde. Merveilleux cliffhanger.

Saison 5