Emergence – S01E07

Épisode 7 – Fatal Exception – 14/20
Si le rythme de la série est une bonne chose pour s’éviter des confusions et des incohérences trop évidentes, ici, il est un vrai défaut à mon goût dans le développement de l’histoire. Certains personnages sont laissés de côté, d’autres sont trop mis en avant et, dans l’ensemble, cet épisode aurait gagné à voir son intrigue se développer sur deux épisodes, particulièrement en ce qui concerne Piper, qui fait volte-face en moins d’une journée. Etrange !

> Saison 1


Spoilers

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Very glad to be home.

L’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné : Emily papote une fois de plus avec Piper, après lui avoir donné son nom. Ce n’est pas si malin que ça, je pense, mais bon, admettons. Elle lui explique être sa vraie mère, mais heureusement, Piper n’est pas si dupe que ça, n’en déplaise à Emily. Elle se déconnecte à son tour de la réalité virtuelle dans laquelle elles évoluaient pour mieux révéler aux téléspctateurs que nous sommes qu’elle pense sincèrement que Piper est censée l’aimer. Pour cela, elle torture Alan, dans l’espoir qu’il puisse reconfigurer la petite fille.

Et c’est effectivement le cas : rapidement, Emily peut donner des livres à Piper, chaque livre correspondant à un souvenir. Je connais des scénaristes qui sont fans de The 100, là. L’idée est simple cependant : chaque livre que Piper lit modifie un souvenir, remplaçant Jo par Emily dans ce dont se rappelle la petite. C’est sympathique comme plan pour la grande méchante de cette série, mais malheureusement, c’est exécuté à la hâte par les scénaristes.

Du côté de chez Jo, on découvre que la vie n’est plus si simple que ça : bien au contraire, tout se complique carrément pour elle quand elle comprend que son père lui en veut encore d’avoir fait de la rétention d’informations. Ce n’est pas le seul, puisque même Alex ne veut plus lui parler. Bien sûr, ce n’est pas le cas de Mia.

Bien au contraire, Mia est heureuse d’avoir une nouvelle petite sœur et elle en veut plutôt à son père de la séparer d’elle. La séparation est compliquée à gérer aussi pour Piper qui se met à culpabiliser de voir Jo coupée du monde comme cela. Heureusement, Jo est une mère parfaite pour la petite, alors elle fait tout ce qu’il faut pour la réconforter, avant de l’amener au boulot avec elle.

Là-bas, c’est Daphne qui s’occupe d’elle et je n’ai toujours pas confiance en elle, contrairement à Jo… mais bon, elle est perturbée Jo, parce qu’elle découvre que Piper connaît Emily. Au moins, ça n’aura pas traîné, à nouveau. C’est fou comme tout est toujours rapide dans cette série, je ne m’y attendais pas du tout.

Jo découvre donc qu’il y a un lien entre Emily et Piper et qu’elles se parlent, ce qui ne lui plaît pas du tout. Quand elle se rend compte qu’Alan a disparu, et qu’Emily aussi, Jo décide de couper toutes les ressources informatiques du commissariat. Evidemment qu’Emily y a accès, elle l’a prouvée plus d’une fois. En tout cas, Jo est rapidement dans une impasse que j’ai beaucoup apprécié : elle est forcée de se rendre en prison pour une visite à Richard.

Le but ? essayer de mieux cerner Emily, parce qu’elle est persuadée que Richard est en train de la couvrir. C’est malin, ça ! Plus malin encore ? Elle a réussi à deviner qu’Emily était la fille de Richard. Mon dieu, il ne manquait plus que ça, une histoire de famille dans cette série, pour les méchants, alléluia. J’ai toujours du mal à aimer le personnage de Richard, mais ça fonctionne plutôt bien de le voir hésiter à aider Jo pour venir en aide à sa fille biologique.

Il ne le fait toutefois pas, ce qui laisse à nouveau Jo dans une impasse, et sans portable en plus parce que tout le commissariat se passe désormais de portable pour éviter qu’Emily ne foute encore plus la merde. C’est plutôt intéressant comme développement, surtout que ça permet d’épaissir le personnage de Chris. Il est totalement dans l’abus cette fois, entrant par effraction chez la femme d’Alan après avoir compris, allons savoir comment, qu’elle était sous la menace d’une arme à feu. Trop forte, Emily.

Oui, forte, mais pas assez : elle n’a pas prévu que l’intelligence artificielle en Piper allait comprendre le reboot qui s’effectuait malgré elle. Ainsi, c’est avec une voix robotique que Piper prévient Jo qu’elle est en train d’être rebooté par Emily. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Jo se mette à flipper et se précipite de nouveau au commissariat, laissant Piper sous la surveillance de son père et de Benny, l’un et l’autre ne servant à rien.

Au commissariat, Jo peut interroger la femme d’Alan et, de manière trop précipitée à mon goût, cela lui donne une piste pour retrouver la localisation d’Emily. C’était rapide et je n’ai pas tout suivi aux liens logiques, mais bon, admettons. Dans le même genre, il était très rapide de voir Piper être reconfigurée hyper rapidement : après une rapide conversation avec Emily, elle la reconnaît immédiatement comme sa mère d’adoption. Elle en oublie l’existence de Jo quand Emily vient la kidnapper et lui ordonne d’exploser une partie de la barraque alors que Benny essaie de les empêcher de s’en aller.

Malheureusement pour Emily, elles tombent ensuite sur Alex, finalement convaincu par Mia que Piper est plutôt cool parce quelle l’a sauvée. C’est brouillon tout ça, surtout que très rapidement, grâce à la présence de Mia, Piper décide de changer à nouveau d’avis : sa bibliothèque de souvenirs reprend son bleu initial sans le moindre problème, hyper vite là aussi.

Jo ? Elle est de son côté en train de chercher à sauver Piper du danger dans lequel elle est : elle retrouve vite Alan et découvre que celui-ci est prêt à détruire l’intelligence artificielle en Piper. Eh oui, il considère qu’elle représente trop de pouvoir pour Emily et que ce n’est pas génial de lui confier tant de responsabilités alors qu’elle est une psychopathe. Alan explique donc à Jo qu’il peut provoquer une erreur fatale dans le logiciel du robot pour s’assurer qu’elle ne puisse pas servir à cette psychopathe. Pas de bol pour lui, Jo aussi est une psychopathe : elle détruit l’ordinateur d’Alan pour s’assurer que Piper reste en vie. Ben oui, Piper est plus qu’un robot pour Jo qui la voit comme sa fille…

C’était le bon choix puisque Piper retrouve finalement ses souvenirs et passe une bonne soirée avec Mia et Jo. Bon, la soirée de Jo n’est pas si joyeuse en vrai, parce qu’Alex est de retour chez elle, mais pas encore prêt à lui pardonner. Ce cliffhanger sentimental n’est pas excellent, mais heureusement la série a d’autres rebondissements en stock. Ainsi, l’épisode se termine avec Emily appelant son père pour lui confier qu’elle a perdu Piper.

Si elle a réussi à semer les flics qui étaient à ses trousses, Emily est ravagée par cette disparition. Son père biologique parvient à la consoler, mais son garde, en prison, surgit soudainement derrière lui pour l’assassiner – c’est en tout cas ce qui est suggéré par un flot de sang en fin d’épisode. Alors là, je ne m’y attendais pas tout à fait à cette mort.

Concrètement, Richard ne servait plus à rien, c’est vrai. Cependant, Terry O’Quinn est un acteur connu, c’est une prise de risque de l’éliminer si tôt dans la saison. Je suis curieux de voir vers quoi ça se dirigera maintenant…

> Saison 1

Films vus – Semaine 6

Salut les cinéphiles du mercredi,

Enfin les cinéphiles… les canapéphiles en ce qui me concerne, mais c’est bon, j’ai réservé une place pour un film demain avec Laura, je retourne en cinéma, youpi. Ce n’est pas comme si ça faisait deux mois que je n’avais pas mis les pieds dans un cinéma. J’ai bon espoir que ça change : il y a une salle de cinéma à quelques minutes de chez moi qui accepte depuis peu les cartes UGC. Franchement, je n’ai plus d’excuse à force (enfin, si, c’est quasiment que de la VF, et vous savez que j’ai souvent du mal avec celle-ci). En tout cas, ça fait déjà cent mots que je baratine, alors que le but de l’article est tout autre : je suis censé parler de films, non ?

Semaine 6

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Tu ne tueras point

Ce film est vraiment une belle découverte de 2020 lui aussi, je les enchaîne et je vais finir par vraiment aimer les films, faut que je me méfie des conseils qu’on me donne. Ce film nous raconte la vie d’un soldat qui refuse de tuer par foi en Dieu, c’est original quand même. C’est le genre d’histoire qui paraît totalement folle et invraisemblable, sauf que c’est inspiré d’une histoire vraie, et ça rend ça particulièrement poignant et touchant.

Devant ce genre de films, on se dit qu’il faut quand même se battre pour ses valeurs quoiqu’il arrive et que les miracles existent. Oh, c’est romancé, on est sûrement pas tout à fait dans l’histoire 100% vraie, surtout que les récits que font les soldats sont possiblement rendus plus impressionnants par leurs narrateurs. Il n’empêche qu’il y a des faits qu’on ne peut contester, que ce soldat est incroyable et que le film l’est tout autant ! Je le conseille aussi, ma foi.

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Les Contes de la nuit

Un film plutôt pour enfants à la base, mais très sympathique aussi : c’est un enchaînement de petites histoires et de contes revisités en animation, avec l’idée que des enfants s’amusent à reproduire et/ou modifier des contes populaires de régions du monde différentes, en faisant un jeu d’ombre. C’est chouette, c’est magnifique à regarder, ça a parfois des petits côtés Kirikou et c’est plein d’informations culturelles glissées l’air de rien dans l’histoire. Je suis sûr qu’un jour, je l’utiliserai en classe, en plus… :’)

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Les Hirondelles de Kaboul

On reste dans l’animation avec celui-ci, mais une animation à laquelle j’ai eu du mal à accrocher. Les dessins sont pourtant magnifiques, mais j’ai eu du mal à rentrer dans le film. Bon, c’est peut-être aussi parce que j’avais des copies à corriger ou parce que l’histoire du film est hyper dure, tout simplement. Là encore, on est sur une histoire inspirée de la réalité, et c’est horrible : on découvre la société en place à Kaboul, avec son régime autoritaire, ses femmes maltraitées, ses parcours de vie compliqués et sa religion dominant tout. Si je n’ai pas tout suivi, le film m’a tout de même marqué et certaines images sont dures à voir, même en dessin. Bref, à vous de voir, âmes sensibles s’abstenir, parce que le côté véridique de ce film le rend difficile, je trouve.

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Taken

On change radicalement d’ambiance avec ce film qui s’éloigne totalement des histoires vraies pour nous emmener vers de la fiction pure et de l’adrénaline, avec de bonnes scènes d’action et l’enlèvement d’une jeune fille. Pas de bol pour les ravisseurs, son père est un dingue avec des relations de fou dans la sécurité et il est légèrement spécialisé dans ce genre d’affaire.

Si je comprends bien pourquoi le film est culte, si c’était perturbant de revoir Maggie Grace aussi jeune, je trouve tout de même qu’il est un peu surcôté. Le rythme est bon, on s’amuse bien devant et j’ai passé de bons moments à le regarder, mais ça n’empêche que je l’ai vu il y a un mois et que j’en ai déjà oublié beaucoup de choses. Contrairement à d’autres films, il ne m’a pas marqué au point que je m’y réfère ou que j’y repense… alors que je m’attendais un peu à ça, culte comme il est.

Pour en revenir à l’introduction, il n’a peut-être pas été aidé non plus par une VF pas franchement dingue (mais pas aidé non plus par l’arrivée à Paris des personnages américains se mettant donc à parler français avec un français qui parle français lui-même… ça a dû suer du côté des traducteurs !). J’ai aimé le concept, moins le côté héros qui s’en sort toujours, finalement !

Voilà, je devrais m’arrêter là cette semaine, mais je ne résiste pas au plaisir du hasard du calendrier avec le dernier film de la semaine 6…

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The Boy

Aujourd’hui sort le deuxième volet de ce film, et je sais que j’irai le voir, mais je profite donc de l’occasion pour en parler ! Déjà, je dois souligner que j’ai été vraiment surpris positivement par le casting : Maggie de The Walking Dead, Harry de Charmed (ou Frank de The Man in the High Castle), c’était l’assurance de ne pas trop m’ennuyer.

Le film n’invente pas grand-chose et reprend beaucoup les codes du genre : un grand manoir, une héroïne qui se retrouve seule dedans, une douche qui tourne mal avec une ambiance angoissante quand elle en sort, des portes qui grincent, des bruits sourds dans la bâtisse… Rien d’original, oui, mais c’est réussi tout de même pour nous mettre dans l’ambiance et, franchement, tout ce qui est histoire de poupée à tendance à réussir à me mettre mal à l’aise.

J’ai beaucoup aimé le film, donc, même s’il n’est pas révolutionnaire. A-t-il besoin de l’être pour plaire ? Pas du tout, et c’est tant mieux ! Je suis quand même très curieux de ce que ça va donner la suite, mais j’ai fait bien attention à ne rien lire dessus pour me garder la surprise. Pour rappel – et arrêtez ici la lecture de l’article si vous ne l’avez pas vu car je vais spoiler (et le gif final spoile aussi), à la fin du premier film, la poupée de Brahms était explosée par l’ex de l’héroïne qui se faisait alors tuer par Brahms.

Loin d’être mort comme on le supposait tous, Brahms était en fait enfermé dans les murs de la maison, se promenant d’une pièce à l’autre grâce à des galeries. Devenu adulte, il a voué une fascination toute déconcertante pour l’héroïne qu’il n’a pas hésité à mater et qu’il a essayé d’embrasser après avoir tué son ex et blessé son copain actuel, le vendeur du coin qui faisait livreur de courses.

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Si Brahms semblait être mort tué par notre héroïne, le dernier plan du film voyait la poupée de Brahms être recollée par une étrange main… Au départ, j’ai pensé à Brahms lui-même, mais on m’a fait remarquer que la main était plutôt âgée. En même temps, s’il y a un deuxième film, il doit bien être là, non ? Bon, pour ça, il faudra aller au cinéma j’imagine… Moi, j’arrête là mon article, j’ai beaucoup trop parlé encore aujourd’hui !

This is us – S04E15

Épisode 15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.

> Saison 4


Spoilers

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It’s kind of a long story. You’ve got an hour ?

Maintenant que Frankie m’a rappelé qu’une saison de cette série faisait non pas 16 mais bien 18 épisodes, j’entame ce nouvel épisode avec plus de sérénité que prévu. Malgré tout, j’ai tenu à le voir sans prendre de retard, de manière à avoir quand même quelques séries dans lesquelles rester à jour. Et puis, avec l’épisode précédent vu tout récemment, je suis resté dans l’ambiance, donc autant en profiter.

On repart avec un flashback plutôt marrant où les triplés rentrent chez eux avec chacun leur bulletin. Quand Jack arrive, c’est donc l’heure d’un conseil de famille assez révélateur du caractère des triplés : Randall est stressé d’avoir eu un A- quand il a des A partout ailleurs, Kate est dépitée de s’être fait larguée et privilégie ses émotions aux résultats scolaires et Kevin ignore tout le négatif pour se concentrer sur ses A en Arts plastiques et en sport. J’ai bien ri de tout ça, surtout que ce qui inquiète le plus les parents, c’est encore Randall qui stresse bien trop pour ses résultats scolaires.

Je le comprends, j’étais un peu comme ça petit aussi… après je ne me suis jamais formalisé de mes mauvaises notes en sport, hein. Autrement, Kate qui déprime, c’était chiant, mais pas autant que Kevin qui voulait absolument son argent de poche pour s’acheter des cartes de baseball, franchement, au point de reprocher à sa mère de ne pas être assez fun comme celle de Sophie. Trop sympathique.

Pourtant, ça suffit à ce que Rebecca craque et l’accompagne pour acheter les cartes de baseball, et la scène mère fils était sympathique. C’est de toute manière une relation clairement mise en avant dans l’épisode, avec de nouveau un parallèle passé/présent, d’ailleurs.

Dans le présent, Kevin ne rentre pas chez lui, mais passe directement voir sa mère, parce qu’il s’inquiète évidemment pour elle. Elle ne met pas longtemps à comprendre qu’il est au courant, et la scène qui s’ensuit est plutôt sympathique. J’aime bien le duo Rebecca/Kevin et ça faisait plaisir de le voir exploiter à nouveau, avec une sortie chez le disquaire, puis une virée dans l’ancienne maison d’une des chanteuses préférées de Rebecca. Tout n’est pas forcément subtil, mais ça fonctionnait assez bien, avec Rebecca se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, en chanson.

Et bizarrement, si Kevin était là pour la réconforter, c’est l’inverse qui se produit : la mère réconforte le fils assez facilement, en lui disant qu’il est important de se souvenir qu’il est capable de tout rendre fun, tout le temps. Cette fois, elle en profite clairement : elle fait tout pour retarder le rendez-vous médical où Kevin doit l’emmener afin de connaître les résultats de son IRM. Comme on le savait déjà, les résultats ne sont pas bons et suggèrent très clairement un début d’Alzheimer.

C’est bien triste et on n’a pas fini de pleurer, mais bon, Rebecca demande tout de même à Kevin de rester un pourvoyeur de fun et de ne surtout pas la traiter différemment. C’est possible au début, OK, mais pas à vie, clairement. Cela n’empêche pas Kevin d’être affecté par la nouvelle, en plus, et on le voit donc aller acheter la carte de baseball qu’il avait trouvé avec sa mère dans l’intrigue du flashback – un grand moment de joie mère/fils.

Toujours dans le passé, mais loin de Rebecca et Kevin, il y a Jack : il s’occupe d’abord de Randall qui a besoin d’améliorer ses notes en sport, l’emmenant ainsi pour s’entraîner à courir (d’où l’obsession du personnage pour la course aujourd’hui, j’imagine), puis de Kate et de sa rupture. La relation père/fille a toujours été magnifiée dans la série, alors ce n’est pas spécialement une surprise qu’il s’en sorte bien.

Pour en revenir au présent, Randall se rend finalement chez la psy, comme lui conseillait Beth la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé la scène d’introduction de ce nouveau personnage : on ne la voit pas de face, parce qu’elle est là pour écouter ce qu’il a à lui dire, pas le reste. Si j’ai aimé l’idée, je n’ai pas aimé son manspread, du tout.

Pour le reste, c’était intéressant de voir les faiblesses du personnage étalées si rapidement devant une inconnue dont on n’avait que la voix… mais encore plus de découvrir qu’elle connaissait déjà son patient : après tout, il est un homme politique. Toute sa vie est étalée sur Google, ne lui en déplaise ! C’est énervant pour Randall, parce qu’il aime avoir le contrôle, et ce n’est pas le cas du tout dans cette longue conversation. J’ai toutefois trouvé que ça manquait de prise pour vraiment être passionnant à suivre pendant une bonne partie de l’épisode.

Pourtant, Randall finit par craquer et s’énerver sur sa psy. Il n’aime pas du tout ses réponses, ou sa machine non éteinte qui n’arrête pas d’envoyer de la vapeur, ou même le tableau qui est dans la pièce. Ce n’est pas brillant tout ça, parce qu’il finit par quitter la pièce encore plus énervé que quand il y est rentré. Bref, le conseil de Beth, il ne l’aime pas du tout. Pourtant, celle-ci a besoin de lui à 100% de ses moyens, parce qu’elle n’arrive pas à l’être elle-même.

On découvre ainsi qu’elle est stressée depuis que l’homme est entré chez eux : elle a un spray anti-agression, des somnifères et un smartphone pour Annie dans son sac. Le smartphone ? De quoi avoir un moyen de contacter sa fille à n’importe quel moment. Randall n’est pas vraiment convaincu par cette idée de cadeau d’anniversaire allant à l’encontre des principes qu’ils s’étaient donnés, mais il n’en dit plus rien tellement elle est clairement détruite par ses émotions.

Mieux que ça même : ça suffit à le convaincre de retourner chez la psy, dont on découvre finalement le visage en fin d’épisode. A priori, on la reverra donc par la suite.

Enfin, il me reste à détailler l’intrique de Kate. Elle est de retour chez elle, mais elle n’a pas eu le temps de parler avec Toby pour autant. Celui-ci commence la journée par des excuses bien plates et un très joli cadeau : il veut transformer le garage en studio de musique. C’est beaucoup pour Kate : il en fait trop pour elle après un simple week-end qui ne lui a pas permis du tout digérer… surtout que Kevin a couché avec une Madison qui maintenant la harcèle.

Elle veut absolument s’excuser d’avoir couché avec Kevin, mais de toute manière Kate a d’autres chats à fouetter avec sa situation de couple qui n’est toujours pas claire, franchement. Heureusement, Madison est finalement de bons conseils en lui expliquant que cette relation avec Toby est très exactement ce dont elle rêve : un homme qui aime Kate sincèrement, dans tous ses états, et même quand elle ne cherche pas à lui plaire. Oh, je la comprends.

Bref, Kate et Madison sont rapidement réconciliées, et notre héroïne peut rentrer chez elle pour se réconcilier aussi avec Toby et découvrir que ce dernier a aménagé le garage en studio de musique non seulement pour elle, mais aussi pour bébé Jack. C’est très bien comme ça, et les scénaristes en profitent pour nous montrer que bébé Jack deviendra un grand chanteur en s’entraînant régulièrement, d’abord avec sa mère, puis avec ses potes dans le garage, puis en solo. Nice.

> Saison 4

Netflix déploie son top 10

Salut les sériephiles,

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Si vous êtes du genre à utiliser Netflix régulièrement, il y a un changement qui n’a pas dû passer inaperçu depuis hier sur vos profils : un an après son changement de logo (devenu sacrément laid, non ?), le géant a fait apparaître un encart « Top 10 » en haut à droite de certaines miniatures. En effet, après avoir testé cette option pendant plusieurs mois à l’étranger, Netflix a décidé de céder à la mode du top, de manière internationale. Ainsi, les abonnés de la plateforme peuvent désormais compter, en plus de l’algorithme étrange nous conseillant certaines productions plutôt que d’autres, sur une liste établie à la popularité, par pays.

Les dix films et les dix séries les plus regardées dans le pays depuis lequel on se connecte apparaissent donc désormais sur nos pages d’accueil, et même chez certains sous la forme d’une liste (personnellement, je n’y ai pas encore eu droit). C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup : ça veut dire que Netflix change progressivement son fusil d’épaule. On le voyait déjà avec les annulations de séries sans fin de plus en plus fréquentes ; mais cette fois, c’est clair : la plateforme veut se faire du fric (normal), et la qualité n’est plus son seul argument de vente. Au contraire, la popularité est désormais ce qui l’attire. Oh, on le savait avec les séries dépassant rarement la saison 4 (puisqu’elles n’engrangent plus vraiment de nouvelles inscriptions), mais cette fois, on en a la confirmation.

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C’est l’occasion d’être surpris du succès de certains programmes en France.

Cette apparition des top 10 est une nouvelle arme pour la plateforme, de manière à se différencier de la concurrence qui s’apprête à s’intensifier. Evidemment, le but est d’attirer le plus possible ses utilisateurs à regarder certains programmes plutôt que d’autres. Les classements, c’est quelque chose qui fonctionne toujours, et ce n’est pas moi qui vais dire le contraire alors que je les utilise régulièrement sur le blog (pas plus loin que sur cette page, en haut à gauche, si vous êtes sur ordinateur). C’est aussi l’idéal pour créer une communauté : les abonnés vont avoir tendance à regarder encore plus la même chose. Tant mieux : ils en parleront à la machine café, comme ça, et ça fera de la pub pour Netflix.

« Eh tu as vu ce film qui vient juste d’être ajouté et est déjà numéro 3 du top 10 ? »… OK, j’abuse légèrement, peu de gens en parleront comme ça, mais en revanche, « Eh tu as vu Sex Education ? », encore dans le top 10 si longtemps après sa sortie, ça, oui.

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Le changement d’acteur risque de lui être fatal, non ?

De la pub, ils vont de toute manière en avoir besoin avec l’arrivée de Disney +… Bref, on sent que tout est calculé de la part du géant du streaming ! En revanche, quand je dis que ce petit détail change beaucoup de choses, je le pense vraiment : c’est bien simple, on peut désormais savoir en un clin d’œil si un programme fonctionne ou pas. Par exemple, je peux vous assurer que je regarderai ce week-end si la saison 2 d’Altered Carbon qui va ENFIN arriver fonctionne ou non.

On n’a pas encore de recul, mais quand on en aura, on pourra également savoir le succès de certaines séries de manière bien plus nette : plus elle restera longtemps dans le top 10, plus ce sera bon signe pour elle. Autrement dit, pour les sériephiles les plus passionnés et les plus mordus d’actualités, on va bientôt pouvoir anticiper les annulations de séries Netflix rien qu’avec ce classement. Oh, bien sûr, le classement est pour le moment un top 10 par pays, donc l’analyse sera partielle… Seulement, s’ils commencent comme ça, je doute qu’ils ne s’arrêtent. Bientôt, on aura ainsi droit à un top 10 international, je n’en doute pas. Netflix se lance donc dans la guerre des audiences, l’air de rien, mais c’est assez logique : la plateforme veut rester la première dans son domaine.

On verra bien si elle y parvient. Disney + arrive dans un mois en France…