Evil – S02E06

Épisode 6 – C is for Cop – 19/20
Un léger problème de rythme sur une des intrigues m’empêche de monter à 20/20, mais c’était un formidable épisode qui a trouvé le moyen de me faire réfléchir à un sujet sensible en l’attaquant sous un angle nouveau. Et au-delà de ça, l’ambiance de la série réussit toujours à fournir quelques frissons, tout est écrit de manière hyper efficace et, ouais, je suis rassuré car j’ai retrouvé avec cet épisode le niveau que j’attends de la série, pas comme lors du précédent. Bien content de savoir qu’il y aura une saison 3 !

Spoilers

Le trio se retrouve bien malgré lui à devoir essayer de prouver qu’un policier était possédé quand il a tué une femme noire qui n’avait rien fait.

I need you not so say anything.

Je vais regretter de voir cet épisode déjà, parce que l’attente avant le prochain sera longue… mais au moins, je serai à jour dans la série. Et puis, j’ai vu des tweets positifs et après la catastrophe de l’épisode vu hier, je me dis que ça ne me fera pas de mal de l’attendre avec une note positive. La première scène m’a déjà largement mis dans le bain, avec un épisode qui traite de plein fouet l’actualité : un policier blanc (eh Eric Monreaux de Filthy Rich, encore une saison que je n’ai pas terminée !) tue une femme noire de quatre balles quand il la voit prendre un flingue sur le siège passager.

Le problème, c’est qu’elle prenait un portable, pas un flingue. Et quel rapport avec la série ? Eh bien, là, surprise, un représentant du syndicat de police demande à notre équipe d’enquêter sur cette affaire, parce que le policier est croyant et affirme avoir vu un pistolet. C’est… osé. Il affirme avoir été possédé et, bon, comment dire ?

Ce n’est pas bien crédible tout ça, et ça laisse toute notre équipe sans voix. Bon, il faut dire aussi que le prêtre avec eux leur a demandé de ne rien dire de tout l’entretien pour limiter leur réaction. Et il a bien fait : ils ne croient pas une seule seconde que le type pourrait vraiment avoir été possédé. Ils ne voient en lui qu’un raciste. J’imagine que la série va vouloir nous instiller le doute désormais et je ne sais pas si c’est une bonne idée. Ils en sont capables, en revanche.

Déjà, le flic reconnaît Kristen, parce qu’il connaît ses quatre filles – elle est repérable lors des sorties en famille. Par contre, le flic est un beau gosse au sourire permanent, c’est dur de croire sincèrement ses regrets. Il paraît toutefois honnête avec notre équipe, puisqu’il reconnaît qu’il n’aurait peut-être pas tiré si la femme face à lui n’avait pas été afro-américaine.

Humph. Le prêtre au-dessus de David veut tout de même que l’enquête soit menée, et ça laisse notre équipe vraiment perplexe. Cela dit, Kristen est un peu forcée de se ranger de son côté quand elle retrouve sa pote flic et que celle-ci lui fait un laïus assez incroyable sur un moment où elle a failli un tuer un homme avec son fils dans les bras car elle a confondu une serpillère et une mitraillette. Ah.

Je crois que c’est la première fois que je vois ce genre d’intrigue traitée ainsi et, sans rien justifier des erreurs commises par les policiers, je dois dire que c’est assez hallucinant comment c’est bien défendu. Disons qu’on comprend un peu mieux certaines erreurs quand elles sont présentées dans un contexte d’épuisement, d’habitude, d’entraînement, de peur… Cela ne justifie rien, mais ça fait froid dans le dos. Vraiment.

Kristen s’en remet toutefois, parce qu’elle n’a pas trop le choix et parce que sa policière de pote continue d’enquêter sur le meurtre de Leroux, soupçonnant à nouveau sa femme. Elle a un alibi, oui, mais son nouveau copain n’en a pas. C’est gênant… mais ça ne dure pas longtemps. Le lendemain, la pote flic revient donc chez Kristen pour l’interroger parce qu’elle a trouvé l’alibi du copain.

Cette fois, Kristen se sent un peu plus cernée que d’habitude quand sa pote, Mira si j’ai bien entendu, lui pose des questions et vérifie ses couteaux, pour le principe. Humph. Kristen est hyper grillée à regarder en permanence dans la direction de l’arme du crime, mais heureusement, la pote ne voit rien. Par contre, Kristen lui ment aussi en affirmant être rentrée chez elle après l’exorcisme et avoir vu Lexie encore réveillée.

Du coup, elle se rend auprès de sa fille pour… vérifier son propre alibi. Magique. Elle demande donc plus ou moins à sa fille de mentir pour elle et, vraiment, chaque fois qu’on voit une des gamines seules, ça va beaucoup mieux que quand elles sont à quatre. Il n’y a pas photo. En tout cas, Lexie accepte ce que lui dit sa mère, avant de lui faire remarquer que Ben avait mis en place une alarme qui aurait de toute manière empêchée Kristen de sortir. En théorie. En pratique, elle se souvient d’avoir tué Leroux…

En tout cas, tout ça fait douter Lexie qui s’en confie logiquement à sa grand-mère. Le problème, c’est que la grand-mère est en train de partir en vrille elle aussi.

Déjà, le début d’épisode nous révèle que c’est elle qui utilise le fameux livre indiquant les titres des épisodes. Je ne pense pas que ce soit un hasard dans cette série, surtout que ça nous révèle que le livre est dans la chambre des filles. Après ça, on la voit ensuite avec un étrange autel et une divinité nouvelle, Eddy. Et elle demande à son autel d’aider Lexie à toujours dire la vérité, ce qu’elle fera face aux flics. Humph.

De son côté, Ben est de nouveau torturé par sa démone qui, pendant qu’il dort, lui plante quelques couteaux dans le bras. Flippant, ma foi. En tout cas, il est peu réveillé le lendemain au moment de regarder la caméra que portait le policier, Jimmy, sur lui au moment de l’accident où il a tué une femme de sang-froid, pensant qu’elle le menaçait. Il ferait pourtant bien de le faire, parce que David remarque au poignet de Jimmy un tatouage.

Ce tatouage correspond une fois de plus aux symboles trouvés en saison 1, et ça pose un tas de questions sur une possible possession, questions que personne ne veut vraiment se poser dans la série. Kristen se renseigne auprès de sa pote flic qu’elle n’arrête pas de voir dans l’épisode parce que David se souvient très bien avoir vu ce même tatouage au poignet d’un autre flic. Et il en a une preuve vidéo : au cours de l’année qui précède l’épisode, il s’est fait contrôler cinq fois, et l’un des flics avait ce tatouage.

La série aborde au passage un vrai problème de contrôle au faciès quand Kristen remarque qu’aucun flic ne l’arrête jamais alors que David y a eu droit cinq fois en un an, au point d’avoir une application sur son téléphone pour enregistrer tout ce qu’il se passe. Flippant. Et d’autant plus gênant à voir en tant que blanc qu’on sait très bien que les scénaristes n’iraient pas jouer avec ça si ce n’était pas vraiment ce qu’il se passait dans la réalité.

Bref, revenons-en au tatouage : il semble prouver l’appartenance de Jimmy à un gang nommé « Les Protecteurs ». Plutôt qu’une possession, ce serait donc un gang, et ça fait peur. Par contre, quand notre équipe en parle au prêtre au-dessus d’eux, celui-ci essaie de leur faire changer d’avis et de passer au cas suivant. C’est mal connaître David : autant il ne voulait pas de cette affaire, autant une fois lancé, il ne veut plus s’arrêter.

L’enquête les mène sur le tournage d’une série télévisée qui inspire le gang des Protecteurs, parce qu’il vient de là. Le producteur n’est pas franchement un exemple de vertu, avec un racisme qui pointe sous la surface, ça fait peur. Hollywood. Au secours. Et ce n’est que le début : le grand jury décide d’innocenter Jimmy et l’affaire s’arrête aussitôt. Pour l’Eglise.

David, lui, n’aime pas trop la protection accordée aux flics entre eux, ni la manière dont le producteur hollywoodien l’a traité. Et alors que Kristen, David et Ben sont envoyés dans un monastère où ils ne pourront plus parler le lendemain, voilà que David et Ben sont tous les deux harcelés par des flics qui leur font un contrôle en voiture, pour le principe. Charmant.

L’épisode continue aussi l’intrigue des terreurs nocturnes de Ben, évidemment. La démone l’interroge sur un ancien emploi qu’il a laissé tomber alors qu’il n’aurait pas dû, car ça aurait pu sauver quelques bébés au passage. Soit.

En tout cas, Ben ne fait plus l’erreur de garder ses cauchemars pour lui. Cette fois, il en parle à Kristen qui est légèrement devenue experte en la matière au cours de la saison 1. Elle lui file donc un bracelet bleu pour qu’il puisse faire fréquemment des tests de réalité avec. Un test de réalité consiste à vérifier qu’on est encore en réveillé en se créant une habitude (ici une fois par heure, vérifier que le bracelet est à son bras) qui ne se reproduira pas une fois endormi (le bracelet ne sera plus là).

Kristen est plutôt douée pour le coup, elle donne de bons conseils, notamment l’alarme en phase de sommeil profond uniquement pour désactiver la terreur nocturne. On note quand même que Ben arrive à s’endormir assez facilement malgré tout ce qui lui arrive quand il dort et malgré de nombreuses sessions de jeux en réalité virtuelle.

L’avantage, c’est que tout ça lui permet effectivement de prendre le contrôle de son rêve quand la démone revient le torturer. Et là, contre toute attente, Ben prend le dessus mais se retrouve aussi à se battre contre la démone avec David, qui lui affirme avoir toujours été là. Il n’en faut pas plus pour que Ben se décide à rendre une visite nocturne à David, afin de mieux comprendre ce qui lui arrive. Il en profite pour le questionner sur des grandes questions morales et, si je suis 100% honnête, j’ai un peu décroché de la scène, par fatigue. Pourtant, c’était sacrément intéressant et ça mène Ben à demander à ce qu’on le pardonne.

La fin d’épisode repart sur autre chose, totalement autre chose, avec Kristen qui pense entendre ou voir quelqu’un dans son jardin. Elle enchaîne alors les erreurs : plutôt que d’appeler le 911 (elle compose pourtant le numéro pour le Bingo), elle décide de contacter Mira… avant de sortir dans le jardin avec l’arme du crime. Et dans le jardin, elle voit… Leroux.

C’est hyper problématique. Déjà, l’épisode devrait être terminé, parce que ça fait quarante minutes. Et ensuite, ses filles ne l’entendent pas ? Et ensuite, elle est dans le jardin où Mira va arriver avec l’arme de son crime ? Et elle est pleine de culpabilité ? Elle voit l’homme qu’elle a tué ? C’est hyper gênant. Rien ne va.

La scène n’avait rien de flippant, mais l’ambiance l’était, parce qu’on voyait bien où ça allait mener. Et ça ne manque pas : Mira et sa coéquipière débarquent super vite, et elles ne mettent pas longtemps à apercevoir l’arme du crime, que Kristen avait saisi d’instinct plus tôt pour se protéger. C’est si con.

Comme elles ont eu le temps d’interroger Lexie, Mira et Anya comprennent vite que Kristen est coupable du meurtre. Kristen elle-même finit par le dire… Seulement voilà, Mira décide de protéger son amie, parce que c’est son amie, que Leroux était un serial-killer et qu’il méritait de mourir. Elle a déjà dit à son supérieur qu’il fallait lâcher l’affaire car on ne saurait jamais le coupable ; et elle s’en va donc en affirmant à Kristen qu’elles affirmeront avoir fait fuir un homme noir de son jardin.

Oh bordel. Oh ce racisme ! Oh, je voulais tellement croire Mira quand elle se disait une bonne flic en début d’épisode. J’ai laissé son discours me ternir mon jugement, mais pas du tout en fait ? Voilà, cet épisode est violent pour ça, parce qu’il ne dit rien, il nous laisse juge de ce qu’il se passe et ne revient même pas à Jimmy. Doit-on vraiment croire que ça peut être une erreur de jugement dans la précipitation et le stress quand c’est un problème bien plus important ? C’était osé.

Et dans le même genre, le prochain épisode, dans un mois !!, promet aussi d’être osé, car il sera en grande partie silencieux apparemment. Le cliffhanger voit nos héros arriver dans un monastère où ils doivent confirmer un miracle – un cadavre miraculeusement confirmé dans un monastère, donc – mais sans prononcer le moindre mot, car c’est la règle à observer là-bas. Hâte de voir ça ! Et joli parallèle à la fin d’avoir ce moine qui leur fait signe de silence quand la police vient de décider de taire un meurtre…

> Saison 2

 

Debris – S01E13

Épisode 13 – Celestial Body – 19/20
La fin de saison est vraiment réussie. Elle contient pile le bon équilibre entre les réponses qu’on attendait depuis treize épisodes et les nouveaux mystères, c’est-à-dire pile le bon équilibre pour lancer agréablement la saison 2 l’an prochain. Malheureusement, il n’y aura pas de saison 2. Le potentiel était là, il était maîtrisé ; la qualité était là ; tout était génial avec cette série ! Je suis vraiment déçu.

Spoilers

Finola et Bryan récupèrent George pour se rendre auprès du débris qu’il a localisé en fin d’épisode précédent.


It’s emotional convergence

Quelle tristesse, l’annulation de cette série, franchement ! Je passe une très bonne soirée devant ces derniers épisodes, moi. J’en veux d’autres ! Je me répète, je sais. Le début d’épisode est un brin mystérieux avec le réveil d’une femme qui semble contrôlée par les débris quand elle se lève sans réveiller son conjoint et rejoint d’autres gens, comme hypnotisée, vers un canyon.

Tous sont venus en voiture, tous ont abandonné leur voiture, tous sont en larmes. On ne sait pas ce qu’ils regardent et ils ne semblent pas partis pour un suicide collectif, bizarrement, alors que ce serait la suite logique. Ah ce générique. J’adore. J’adorais. Humph.

Après le générique, Bryan et Finola sont prévenus par Maddox de l’évasion d’Ash, réalisée grâce à de nombreux débris ingérés en lui. Ils n’ont pas trop le temps de parler cela dit, parce qu’ils arrivent au laboratoire de George et que celui-ci, entouré d’aluminium, a très envie de fuir le plus vite possible de ce laboratoire. Et pour cause ! Il a remarqué l’approche d’une étrange silhouette constituée de débris.

Bryan et Finola l’emmènent alors avec eux pour retrouver le débris que George a localisé à la fin de l’épisode précédent. Et comme on s’y attendait, ça les amène tout droit sur leur prochaine affaire, le canyon où sont toujours alignés tous les gens vus au tout début de l’épisode. Ils sont debout, fixes, ne bougent pas, pleurent, regardent l’Est… et sont bizarres.

On passe dans la cour des grands pour ce débris : il a fait venir des gens de beaucoup plus loin que d’habitude. Ils sont tous venus en voiture. Finola et Bryan s’inquiètent de ne pas avoir de combinaisons, parce que ces gens se comportent comme les scientifiques de l’épisode précédent, qui ont rapidement commencé à mourir.

Ceux-ci se comportent un peu différemment par contre : ils ont une convergence émotionnelle. Ils pleurent en même temps. Ils ont un fou rire en même temps. Ils s’énervent en même temps. Purée, ce sont de sacrés figurants, en vrai, ils sont bons à enchaîner les émotions. Et ça donne envie de voir les cas que la saison 2 auraient pu nous ramener, parce que cette nouvelle phase des interventions est prenante.

Bon, ce n’est peut-être pas l’avis de Bryan et Finola par contre, parce qu’ils se retrouvent à devoir faire le tour des différentes voitures pour savoir qui est qui, alors que George trouve rapidement le débris qu’ils recherchaient. Du côté des figurants, tous sont de jeunes parents et habitent dans un certain périmètre quand même, ce qui permet de théoriser leur lien commun et leur hypersensibilité. De là, la théorie la plus logique serait que le débris se nourrit de leurs émotions.

Le problème, c’est qu’il y a de plus en plus de gens qui arrivent sur le canyon, et ça fait peur à Finola qui ne veut pas que Maddox retrouve son père. Effectivement. George éloigne toutefois Bryan pour un tête à tête avec sa fille. Il veut lui expliquer qu’elle peut toucher le débris sans souci, mais aussi qu’il pèse le poids d’un immeuble à cause de la connexion sentimentale entre tous les figurants et lui.

Pour bouger le débris, il faudra donc accepter de couper cette connexion, et tant pis si couper cette connexion signifie que tous les figurants perdent leur mémoire. Oui, oui, tous les souvenirs de tout le monde vont disparaître. Et Finola n’aura pas le choix d’accepter ça, parce qu’Influx arrive. Comment George le sait-il ?

Parce qu’il a appelé Influx, bien sûr. Arf. Je ne le sentais pas, lui ! Finola est pertubée par ce qu’il lui dit, et je suis bien d’accord avec elle, ça n’a pas trop de sens tout ça. Le père révèle alors à sa fille qu’il a fait exprès de mourir pour pouvoir renaître. Il est totalement perché, et il a l’idéologie d’Influx : il refuse que les débris soient donnés aux différents gouvernements les transformant en armes. Non, il veut les donner au peuple pour qu’ils se protègent des gouvernements.

Oula. C’est qu’on part en vrille super vite dans cet épisode, avec George qui explique à sa fille que ce nouveau débris ne permettra pas de construire une carte, mais offrira à l’humanité la possibilité de transcender vers un plan supérieur. Oula, bis. Ce choix de mots, je ne l’aime pas du tout, ça ne m’évoque pas de bons souvenirs de l’été dernier.

En ce qui concerne Influx, on en revient rapidement à Ash qui se retrouve à bosser avec… John Noble. Ah ben effectivement. Il joue ici un terroriste carrément flippant dans la manière dont il tue les gens : il met fin à la vie de clients d’une station essence (mais pourquoi les américains continuent-ils d’utiliser ces boutiques quand on voit le nombre de films et séries où ça tourne mal une fois dedans ??) en les tordant dans tous les sens. Franchement, ça fait froid dans le dos. À 72 ans, il gère de fou cet acteur.

Et les choses empirent quand ces terroristes arrivent dans le dos de Finola alors qu’elle parle à son père. Celui-ci utilise une métaphore subtile, lui expliquant qu’il a dû la pousser dans la piscine pour qu’elle apprenne à nager seule. Nous voilà donc au moment où il la livre aux bras des terroristes pour qu’elle apprenne à penser comme lui.

Il continue d’occuper Bryan au téléphone, puis papote un peu avec John Noble. On découvre que George en sait beaucoup plus que prévu, parlant d’une télésphère créée par les débris la veille à Orbital. Pendant ce temps, Finola tente de gagner la confiance d’un des terroristes en parlant avec lui. C’est en vain. Elle réussit bien à en mettre un à terre, mais Ash est plus rapide qu’elle et lui rappelle qu’il est là aussi.

Comme elle ne parvient pas à s’enfuir, elle assiste impuissante aux actions d’Influx. Et ce n’est pas glorieux. Le personnage de John Noble – Otto – serait prêt à tuer tout le monde lié au débris, mais pas George : il demande au terroriste de simplement inverser la fréquence pour que tout le monde survive… sans souvenirs. C’est terrible pour Finola, parce qu’elle comprend que Bryan aussi va perdre ses souvenirs. Noooon. On n’a même pas eu la moindre petite avancée de ship entre eux.

Finola est forcée aussi par son père de manger une pilule qui lui permet de garder ses souvenirs, et ça me rend bien triste pour elle parce qu’elle résiste en vain à un truc qui lui ferait du bien. Elle finit par bouffer sa pilule et le débris est désactivé. Tant pis pour tous les jeunes parents qui perdent la mémoire. Tant pis pour Bryan.

Celui-ci parvient pourtant à se relever et se souvient de Finola… Mais il souffre malgré tout de la charge qu’il a pris de plein fouet. Comme il se souvient de tout et que c’est étrange, les terroristes interrogent Otto sur ce qui a pu se produire. Et celui-ci a rapidement la réponse : il reconnaît Bryan comme le coéquipier de Garcia et Ming. Tous les trois sont des agents qui ont été heurtés par un débris. Les injections que prennent Bryan doivent donc l’empêcher de développer quelque chose qui pourrait lui faire du mal à cause d’un débris.

Seulement voilà, ça semble aussi donner à Otto le pouvoir de lui faire mal à distance. C’est étrange. Finola a tout juste le temps de renier son père avant qu’il s’en aille, puis se retrouve avec Bryan à comprendre qu’il va falloir appeler au plus vite Maddox pour lui expliquer tout ça. Seulement voilà, Maddox a autre chose en tête.

La série recommence aussi à se concentrer sur Dario, le fils de Maddox et Julia. Celui-ci ne semble plus en mesure de parler ou comprendre ce qu’il se passe, mais vu l’insistance qui est faite sur celui-ci, j’imagine que ça ne durera pas.

De son côté, Maddox bosse donc avec une russe, encore et toujours, en lui livrant des débris. Allez comprendre. J’espère que la fin d’épisode me permettra de voir l’intérêt de cette intrigue. En plus, il lui donne des débris avant de lui dire qu’il ne peut pas la laisser partir et qu’il lui propose une autre voie.

Finalement, Maddox rentre chez lui, retrouve sa femme qui ne s’est pas suicidée même si elle n’était pas loin de le faire et redonne à son fils la capacité de parler. En effet, il a utilisé des débris pour le soigner, comme je m’en doutais depuis le début. Vraiment, cette intrigue aura été une plaie jusqu’au bout.

Le bout, nous y sommes justement, avec deux cliffhangers plutôt bien foutus. Le plus intéressant à mon sens consiste à voir George et un autre terroriste apercevoir à nouveau l’étrange silhouette qui les suit à pied, à la manière de It Follows, ma foi. Ce pourrait être la mort ? On ne saura jamais, mais ça a l’air d’être un compte à rebours vraiment prenant.

Le deuxième cliffhanger se concentre à nouveau sur Dahkeya, l’amérindien qu’on avait vu il y a deux épisodes et qui est rejoint ici par la boule de lumière. Alors que je le pensais détaché de l’intrigue, on nous révèle qu’il bosse finalement avec Influx, qui a aussi dans une caverne une copie de Finola. Allez comprendre ! On ne saura jamais.

EN BREF – Une excellente saison 1, maîtrisée de bout en bout, avec peu d’épisodes en-dessous du lot. Vraiment, c’est un regret que ce soit une série de network, car elle méritait vraiment d’avoir le temps de s’installer et se constituer une fanbase solide. Elle n’a rien à envier à Fringe par exemple. Je dirais même que j’ai préféré cette première saison à la première de cette série Fox que j’adorais pourtant. C’est dire.

Je regrette vraiment énormément l’annulation de cette série, j’ai eu l’occasion de le dire des dizaines de fois, parce qu’elle apportait vraiment une touche de science-fiction réussie qu’il me manquait beaucoup ces dernières années. J’espère retrouver assez vite quelque chose avec la même efficacité, mais ce n’est pas gagné.

Quant aux cliffhangers… Vraiment, j’aurais adoré savoir de quoi il en retourne et suivre la série quelques années de plus. Il faut se faire une raison, malheureusement.

 

Debris – S01E12

Épisode 12 – A Message from Ground Control – 17/20
Eh bien, je suis toujours aussi fan de la série, même après plusieurs mois. Je n’ai aucun doute, c’était l’une des meilleures nouveautés de la saison et c’est vraiment dommage de la voir annulée car les mystères et complots qu’elle renferme sont géniaux. J’espère trouver d’autres informations sur ce qu’aurait été la série en cas de saison 2, et je vais tout de suite me jeter sur le dernier épisode de la saison !

Spoilers

C’est bien de collecter les débris dans le même hangar, mais faut pas s’étonner quand ça part en vrille après.


They are weaponizing Debris !

Je continue mon masochisme dans mes visionnages en terminant cette première saison de Debris ce soir. On ne va pas se mentir, j’ai longuement hésité, surtout que j’ai plein d’autres saisons à terminer… mais j’ai tellement adoré l’ensemble de cette saison que je me dis qu’il est temps pour moi de la terminer. Bien sûr, je vais regretter de replonger dans les aventures de Finola et Bryan pour ne finalement pas avoir de conclusion, mais en même temps, je regretterais de ne pas voir la fin de saison, je me connais trop.

Bref, c’est parti pour une soirée déprime devant une série géniale qui méritait vraiment d’avoir sa saison 2, mais qui ne l’aura pas. C’est bien dommage. L’épisode commence par un scientifique en train de faire l’inventaire des débris à Orbital, l’immeuble du gouvernement, et ça me donne déjà tellement d’idées de ce que la série aurait pu proposer sur du long terme. C’est frustrant, vraiment.

Le pauvre scientifique chargé de faire cet inventaire, Kelso, se rend compte que certaines boîtes de débris se mettent à bouger seule… avant de se faire exploser le crâne par un débris transperçant une boîte pour aller rejoindre un morceau plus important du vaisseau. Oups. C’est un brin flippant de bosser comme laborantin pour le gouvernement dans ces cas-là. On enchaîne sur l’excellent générique de cette série qui me manquait et qui clairement me manquera encore plus à partir de demain maintenant.

Après le générique, nous retrouvons le père de Finola qui retrouve lui son laboratoire – probablement secret d’ailleurs. Finola et Bryan se rendent également auprès de lui pour l’aider à reprendre ses marques et pour lui reprocher d’avoir fait le voyage seul alors qu’il est toujours recherché par le reste des agents fédéraux du monde entier. Et on les comprend, parce que George a une information capitale : il se souvient qu’Influx voulait cartographier les différents débris ; ceux trouvés et ceux qu’ils restent.

Un morceau de débris leur permettrait en effet de trouver l’ensemble des débris. Eh, ça accélèrerait vachement le rythme ! Tout ça est le fruit du travail de Laghari, qui est celui qui permettait à George d’avancer tout ça. Soit. Finola s’interroge quand même sur les capacités cérébrales de son père, parce qu’elle se demande bien pourquoi il se souvient de ça et pas des raisons pour lesquelles Maddox veut le tuer.

Bryan interrompt toutefois ses inquiétudes avec ce qu’il s’est passé à Orbital. Il faut dire que c’est inquiétant, parce que des débris de n’importe où dans le monde pourraient aussi être appelés jusqu’à Orbital. Ce serait gênant, surtout à cette vitesse. Nos héros ont aussi un autre problème : tous les scientifiques d’Orbital sont dans une sorte de transe.

Certains regardent le mur, d’autres déplacent des boîtes avec des débris pour les aligner tranquillement dans un entrepôt. Le but ? Les boîtes s’envolent vers un portail et reviennent après l’avoir traversé, sans débris. C’est gênant : nos héros se sont donnés du mal pour récupérer les débris tout de même, alors ce n’est pas cool de les voir disparaître ainsi. Quant aux scientifiques, ils sont tous emmenés en urgence en infirmerie.

Comme d’habitude, la série prend son temps pour mettre en place ses mystères, mais elle ne lésine pas non plus sur les hypothèses et explications, avec une poche dimensionnelle. Finola n’arrive pas à la désactiver, par contre, et les scientifiques sont tous rappelés hors de l’infirmerie. Ils convulsent tant qu’ils sont retenus sur place, ils marchent sans se presser vers l’entrepôt d’Orbital dès qu’ils le peuvent ; le tout pour s’aligner à nouveau face à un mur.

C’est un brin étrange cette série quand elle s’y met, mais ça marche bien. Pour ne rien arranger, Lester, un des scientifiques bossant avec Finola, se fait projeter en arrière quand il tente de bouger l’une des boîtes de la ligne s’étant formé pour aller vers la poche magnétique. Quand il se relève du choc, il est aussi possédé que les laborantins d’Orbital, et il finit tout simplement par aller s’aligner avec eux. Cette fois, Bryan et Finola se sentent dépassés, parce qu’il ne semble pas y avoir d’activité des débris sur place, et ça ne fait que commencer.

En effet, un des laborantins meurt après quelques convulsions supplémentaires. Par chance, George peut aider sa fille avec quelques bonnes théories, comme d’habitude. Par contre, lui aussi il est dans une situation inquiétante, parce qu’il y a une étrange brume blanche autour du laboratoire quand il y remet l’électricité…

On verra plus tard, j’imagine. En attendant, l’idée qu’il a donnée à Finola fonctionne : le portail ne parvient plus à retirer les débris des boîtes. Mieux encore, ça permet à Finola de comprendre qu’il se passe quelque chose en-dessous d’eux. Et effectivement, en sous-sol, ils trouvent un amoncellement de débris au plafond d’un autre laboratoire.

Ce n’est pas n’importe lequel : c’est celui dans lequel nous voyons régulièrement Maddox. Cette fois, ça y est, Finola et Bryan découvrent que Maddox a pour but de transformer en armes les débris. Et ça énerve particulièrement Finola de se rendre compte qu’ils le font en utilisant les notes de George en plus. Elle est tellement énervée que pour une fois elle va confronter directement Maddox, qui répète à qui veut l’entendre que tout est de la faute d’Influx quand il fait la même chose qu’eux.

Maddox affirme aussi que les autres gouvernements font de même et, très franchement, je le crois quand il accuse les anglais d’en être au même stade que lui. Cela dit, Finola est rapidement forcée de retourner dans Orbital, parce que tous les « possédés » se mettent à bouger à nouveau pour aller s’en prendre aux bornes neutralisant le portail. Le problème, c’est qu’en les touchant, il se désintègre. C’est peu rassurant pour les possédés : ils ont le choix entre mourir de l’intérieur ou être désintégré pour l’instant.

Pour ne rien arranger, Bryan finit par avoir à nouveau des visions. Il peut enfin entrer en communication avec les débris, yay. Cela lui permet d’avoir un orgasme sur place – ou d’après ce qu’il dit à Finola de tout comprendre. Il comprend donc qu’il doit protéger tous les scientifiques qui sont possédés en les laissant faire ce que les débris doivent faire. Ouep, Bryan se range du côté des débris et assure avoir la foi en eux. Même Finola n’est pas aussi folle et craint le pire : elle a désormais peur des débris… mais c’est Bryan qui lui demande de croire. Dingue.

Elle fait toutefois confiance à Bryan et elle laisse donc le portail se rouvrir pour que les dernières boîtes le traversent. Ce n’est toutefois pas suffisant : il manque encore un débris selon Bryan, qui fait en sorte de le retrouver. Cela permet la constitution finale de la machine que les débris étaient en train d’assembler… et ça ressemble à une petite lune capable d’hypnotiser Finola. Elle reste admirative devant la boule de lumière qui se créé.

Ah, la fameuse boule de lumière, on y arrive. Oh lala, ça va être tellement frustrant que la série s’arrête dans l’épisode suivant. Finola rappelle alors son père pour tout lui raconter, mais celui-ci est occupé autrement : il a trouvé le débris qu’il recherchait. Pas de bol, les espions (russes ?) de Maddox l’ont trouvé aussi apparemment.

Contre toute attente, nous retrouvons aussi Ash, le terroriste que j’avais oublié et qui est capable de voir ce que voient les gens qu’il a touché lui-même. Grâce à ça et un petit examen médical qu’il réclame, il parvient à s’enfuir. Il connaît les codes, après tout. Il s’enferme finalement dans l’infirmerie où il utilise des défibrillateurs pour… se téléporter, emprunter gentiment la voiture d’une pauvre femme qui n’a rien demandé et rejoindre enfin un autre terroriste d’Influx. La fin de saison sera donc une course poursuite vers ce débris.

 

 

The Nevers – S01E06

Épisode 6 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.

Spoilers

Comment résumer ça ? Bienvenue dans le futur, le passé, le présent. Accrochez-vous.

Do you wish to tell me your name ?

Je crois que j’aime bien me faire du mal. Franchement, j’adore cette série, mais elle est hyper galère à comprendre… et je laisse passer des semaines, et même des mois !, entre les épisodes qui ont déjà du mal à se suivre ! Vraiment, je ne suis pas malin et j’aime me faire du mal, mais voilà, je pense qu’il est peut-être temps aussi de voir ce dernier épisode.

L’attente sera moins longue avant le prochain, mais tout de même. La première scène m’a laissé bien perplexe, il faut le reconnaître. Nous suivons en effet une grande scène de guerre, avec une équipe parachutée sur un lieu de fusillade et… en vrai, je ne sais pas comment résumer ça : je ne connais pas les personnages (OK, il y a un visage connu, mais j’ai oublié son nom… Ah, Harriett ! Sauf que ce n’est pas Harriett, bordel)

On passe alors au chapitre 1, si l’on en croit le titre qui arrive quand les personnages arrivent dans une sorte de bunker avec un laboratoire. Est-ce vraiment la bonne série ? J’ai eu le bon résumé d’épisode avant, heureusement, ça aide. Une fois de plus, la série ne fait pas dans la simplicité et nous lance sur un bon gros mystère. Nous sommes clairement dans le futur, avec un petit côté Epitaph One de Dollhouse et une technologie à comprendre au fur et à mesure, avec notamment des pilules qui permettent de se faire passer pour mort du côté des détecteurs de respiration.

Déjà, côté intrigue, on note qu’il y a des anomalies spatiales et un air dont il faut vérifier la respirabilité. Il est question d’un mouvement « FreeLife », aussi. Mais bordel, qu’est-ce que c’est que… ce bordel ? Du coup, désolé, je vois bien des actrices qu’on connaît et des accents anglais, mais est-ce vraiment la même série ? Il faut arrêter les grands écarts à un moment.

Nous sommes clairement dans le futur par rapport à l’épisode précédent, mais il est toujours question de Galanthi à trouver – ça arrive grâce à des portails qui sont des anomalies spatiales les Galanthi – quand deux femmes s’injectent d’étranges produits. Elles ne doivent pas être anti-vax. Quant aux prénoms des personnages, personne ne semble vouloir donner de prénoms, on se contente donc de rangs – comme Stripe.

Les informations tombent au compte-goutte, avec un langage et une technologie Galanthi à décoder. Soit. Un Galanthi, on ne sait toujours pas ce que c’est et ça semble laisser certains vraiment confus. On a des soldats du futur qui semblent donc terrorisés face à des plants de tomates qu’ils prennent pour un Galanthi. On a compris : le futur, c’est la merde.

Derrière cette serre improvisée, il y a tout de même une porte qui intrigue notre équipe de héros. Et ils ont bien raison, parce qu’elle mène à un conduit dans lequel pend… des cadavres nus et ensanglantés. Sympathique. On apprend au moins que les FreeLife ne sont pas des gentils. Le Galanthi ? On finit par en voir un minuscule bout, avec un œil qui voit notre équipe.

Son espèce de magie finit par se répondre vers l’équipe, qui réagit en tirant sur le Galanthi, alors même qu’il est derrière une surface réfléchissant les balles. Il n’en faut pas plus pour blesser la femme qui semble prendre la direction des opérations depuis le début… Celle-ci se réveille alors dans une autre salle où sa pote la soigne et où de grandes décisions sont prises sur le Galanthi. Putain, mais pourquoi ne pas raconter tout ça de manière linéaire ?

J’suis pas venu ici pour souffrir, OK ? On dirait vraiment qu’ils font tout pour couler la série avant même qu’elle n’atteigne la surface. L’héroïne de cet épisode nous apprend donc que si les scientifiques sont pendus et saignés comme de la viande pas fraiche, c’est pour torturer le Galanthi. Les FreeLife le font ainsi souffrir parce qu’il s’était attaché à des humains. Soit. C’est plus ou moins confirmé par un FreeLife prisonnier ici.

Les deux femmes s’isolent encore pour continuer de parler sans fin, et ça nous permet d’apprendre qu’elles espèrent sauver le monde d’une guerre grâce aux Galanthis qui pourraient le réparer. Soit, bis. Je n’ai rien contre les séries de science-fiction, bien au contraire, mais ça semble tout de même partir beaucoup trop loin des considérations d’origine après trop de temps pour que ce soit bien convaincants.

Du coup, j’ai eu envie de décrocher et c’est parti en vrille super vite, avec une fusillade entre les différents personnages, parce qu’il y avait des traitres dans notre équipe et toujours cette capacité à passer pour mort grâce à la technologie. En fait, il faisait semblant d’être mort (faire le possum ?) pour mieux tuer par surprise. Vive les FreeLife !

Malheureusement, cela mène à la mort d’Harriett-qui-n’est-pas-Harriett (elle s’appelle ici Knitter, son rang dans l’armée). Avant de mourir, elle apprend que le Galanthi est reparti chercher de l’aide (dans le passé ?) et elle ne parvient pas à donner son prénom. Sa compagne de route (et de lit ? Le doute est permis), Stripe, se fait alors envelopper par le Galanthi et s’évanouit.

Chapitre 2… Retour à Londres et dans le passé, mais encore plus dans le passé que prévu. Nous suivons la vie de « Molly », qui travaille dans une boulangerie et qui n’est autre que True. Elle est draguée par un type qui ne semble pas trop à l’aise. On apprend assez vite que Molly est prête à accepter d’épouser Varnum… mais ce n’est pas ce type timide et charmant, c’est un autre client grossier qui l’amène auprès de sa mère malade et dont il souhaite que sa nouvelle femme s’occupe. OK ?

Je n’aurais peut-être pas dû lancer cet épisode ce soir, finalement, je ne suis pas du tout dans le mood pour dette histoire qui n’a rien à voir avec ce que j’attendais. En plus, encore une fois, la série est top, le casting génial, tout est magnifique à voir… mais l’histoire, ce n’est pas ça. Je me sens coincé dans ce type de série, en ce moment. Allez, Jérôme, c’est la moitié de l’épisode, il faut y croire, ça va devenir bien.

M’enfin, soyons honnêtes, j’ai eu envie de stopper et d’aller lire un résumé. J’ai aussi passé bien du temps à faire autre chose sur Twitter. Bref, là n’est pas la question, j’imagine ? Ce qu’il faut voir, c’est que Molly continue d’aller fréquemment à la boulangerie où elle travaillait alors que sa vie est de plus en plus misérable, avec des problèmes d’argent, une belle-mère de plus en plus malade et un mari qui meurt de la même maladie bien avant la mère. On comprend un peu mieux pourquoi elle souhaite se suicider dans le pilot, donc, elle a une vie misérable, digne du roman de Victor Hugo.

Pour s’en sortir, elle cuisine alors au type timide des gâteaux, mais lui est devenu papa. Une fois fait, elle hésite, puis se suicide. On sait toutefois qu’elle survit à sa chute dans la Tamise. C’est donc parti pour le chapitre 3, avec son arrivée dans l’hôpital psychiatrique. On y voit sa première vision, mais aussi sa rencontre avec Sarah. Ce qui est le plus étrange, toutefois, c’est qu’elle fait des références au futur en y arrivant.

Bizarre. Sarah la réveille pendant la nuit et c’est là que « Molly » finit par prendre conscience qu’elle n’est pas dans le bon corps. Il s’agit de Stripe, celle qui semblait diriger les opérations dans le chapitre 1. Attendez, on est en train de nous dire que True est depuis le début possédée par l’esprit d’une femme venue du futur ?

Quel bordel. Elle rencontre ensuite le médecin de la série et une petite vision lui permet de savoir qu’elle couchera avec lui – même si elle ne sait pas encore qu’elle a des visions. Elle en a la confirmation quelques minutes plus tard quand elle se fait attaquer comme dans sa première vision… puis que le médecin la soigne avec des pouvoirs aussi.

Nous y voilà donc : un Galanthi, un extra-terrestre ! – a donné des pouvoirs à tout plein de gens dans un Londres du passé pour sauver le futur. Et le médecin sait depuis le départ que True n’est pas elle-même alors ? Et pourquoi plus personne ne l’appelle Molly ? Et pourquoi on n’a pas commencé la série par cet épisode – en mieux écrit pour bien comprendre ce qu’il se passait ?

Tout ça nous explique bien en tout cas pourquoi True est si détonante dans le passé, pourquoi elle a tant d’informations et de capacités à se battre. Quelques mois plus tard, Sarah et Amalia sont contactés par un homme qui a entendu dire qu’elles étaient Touchées et qui est drôlement intéressé par ces pouvoirs qu’elles développent. Ah. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, franchement. True fait tout ce qu’elle peut pour convaincre l’homme qu’elle n’est pas si intéressante que ça en tout cas.

Elle ment donc sur ses pouvoirs, puis sur les lumières dans le ciel, affirmant qu’elle n’a fait que mentir pour soutenir Sarah… qu’elle n’hésite pas à trahir. Pas de surprise ici, franchement, mais elle se comporte vraiment comme une connasse avec elle, il n’y a pas à dire. En tout cas, Amalia passe quelques mois dans l’hôpital psychiatrique, en profitant pour faire du sport, pour être amie avec les Touchées qu’elle croise et pour apprendre à se comporter et parler comme une vraie lady.

La métamorphose est impressionnante et lui permet finalement de sortir de l’hôpital… mais pas de la manière dont elle l’attendait. En effet, elle est convoquée à une audience où l’on doit évaluer sa capacité à sortir, mais on lui refuse finalement à cause d’armes cachés sous son lit. Bien sûr, elle pourra s’en sortir car tout cela a attiré l’attention de Miss Bidlow. Reste encore à savoir qui elle est exactement, elle.

Elle lui parle en tout cas de Penance, et Amalia s’en confie à Horatio, le médecin. Finalement, tout ça nous mène au chapitre suivant. Dans celui-ci, nous suivons enfin ce qui arrive à l’équipe d’Amalia pendant que Penance est occupée à tenter d’empêcher l’exécution avec le reste des Touchés.

L’équipe d’Amalia est mise à mal dans la caverne, et True elle-même tombe alors dans une crevasse plus profonde encore. Elle parvient grâce à cela à atteindre le Galanthi sur lequel Bidlow expérimentait on ne sait trop quoi depuis tout ce temps, et ce n’est que là qu’Amalia comprend qu’elle n’a absolument aucun plan. Enfin, Amalia. Stripe, du coup.

Elle a une véritable crise de foi, d’un coup, et elle tente de mieux comprendre le Galanthi, ses intentions, son plan… Ce n’est pas gagné, mais au moins, je me sens proche d’Amalia d’un coup. Et puis, pourquoi on ne l’a pas vue rencontrer Harriett ? Elle est le portrait craché de « Knitter » du futur, quand même.

Le Galanthi réagit soudainement, mais ça fait tomber Stripe d’une plateforme. Au passage, elle a une vision, mais on dirait un mélange du passé de Stripe et de Molly plus qu’une vision du futur. On termine sur une scène sympathique où l’on apprend que Penance en savait plus que nous depuis le début, car elle avait appris de True tout ce qu’il fallait savoir.

True se réveille finalement dans la caverne après avoir entendu le Galanthi lui parler et lui dire de tout oublier. Elle est attaquée par quelques hommes-zombies bossant pour Bidlow, et remonte comme elle peut à la surface, avec l’aide d’une Touchée. Augustus lui vient également en aide avec quelques corbeaux, puis tous rentrent à l’Orphelinat.

Ils y retrouvent Penance et son groupe – avec une Harriett mourrant. Et cette fois, True prend la décision de raconter le futur à absolument tout le monde – ce qui aurait fait une bonne scène d’introduction à l’épisode pour qu’on comprenne mieux dès le départ ce que l’on tentait de nous raconter. Dans les derniers instants de cet épisode, nous apprenons finalement le vrai nom de Stripe : elle s’appelle Zephyr.

Ben OK. Cool pour toi, Zephyr Alexis Navine.

EN BREF – Cette mi-saison s’achève donc sur un épisode inutilement complexe qui en révèle beaucoup et donne bien envie de voir la suite… en 2022, apparemment. Concrètement, je considère cette mi-saison comme une saison, parce qu’une attente d’un an entre des épisodes, ce n’est pas autre chose. Je ne sais pas vraiment où ira la série, mais on en a quand même une meilleure idée avec cet épisode qui révèle énormément de choses. Je serai au rendez-vous pour la suite, en espérant plus de linéarité et de simplicité dans la narration. La patte de Joss Whedon est évidente à bien des endroits, mais là, vraiment, cette narration inversée, c’était n’importe quoi.