Moon Knight – S01E06

Épisode 6 – Gods and Monsters – 18/20
Le temps passe décidément très vite devant cette série : j’ai eu l’impression que l’épisode ne durait que dix minutes, et c’est toujours très positif quand c’est le cas. La deuxième moitié de saison était très solide et plus intéressante à suivre, ce qui n’empêche pas d’être lucide sur quelques problèmes qui se sentent à nouveau dans cet épisode : il faudrait plus de six épisodes, et il faudrait aussi qu’on arrête de nous cacher une partie de l’action. Ceci mis à part, la série était efficace, et cet épisode aussi !

Spoilers

Marc doit trouver un moyen de revenir dans le monde des vivants pour stopper Ammit et Harrow.

You are the only real superpower I’ve ever had

Il ne faut jamais désespérer : je finis bien la saison avant d’aller voir le dernier Thor au cinéma, et ça, c’est très cool. Je suis totalement en train de me jinxer, je sais, mais eh, c’est le début des vacances, laissez-moi savourer comme il se doit. Enfin pas tout à fait comme il se doit : le générique Marvel Studios est une fois de plus dégagé de l’épisode au profit d’une musique douche et très sympathique plus entendue depuis un moment.

D’ailleurs, c’est peut-être aussi parce que l’épisode reprend sur une scène plus vue depuis un moment : Marc/Steven est ainsi aperçu dans l’eau après avoir été tué par Harrow et ses hommes. J’étais à peu près sûr qu’il avait eu la présence d’esprit de filer Ammit à Layla avant qu’elle prenne la décision maligne de courir, mais ce n’est pas le cas.

Autrement dit, Harrow récupère vite la déesse et ça nous laisse Layla face à une situation compliquée où elle voit le gourou de secte obtenir enfin ce qu’il veut. Il a de bonnes intentions pourtant, à déclarer qu’il veut sauver le monde. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : il vient de tuer Marc/Steven pour arriver à ses fins tout de même.

Cela nous laisse Layla en pleurs, et on comprend bien pourquoi, même si, une fois de plus, la série est tellement rushée que c’est difficile d’avoir vraiment de la peine en même temps qu’elle. Elle laisse finalement le corps de Marc dans l’eau et récupère le scarabée d’or, bêtement laissé là par Harrow. Grâce à celui-ci, elle a une boussole qui la mènera droit à Ammit, et donc à Harrow pour se venger. Par contre, elle fait bien de se dépêcher à monter dans une des voitures des fidèles d’Harrow parce que lui, il commence directement à purifier le monde des mauvaises personnes, comme on le sait depuis l’épisode précédent.

Le savoir est une chose, le voir faire est plus inquiétant : il tue ainsi des policiers, possiblement avant qu’ils ne commettent un péché, et il en tue clairement plus de la moitié. Cela est une deuxième raison suffisante pour que Layla décide d’aller nous tuer Harrow… mais elle est interrompue par les cadavres au sol. En effet, Teweret parle à travers eux pour la prévenir du plan de Marc et Steven de ressusciter pour lui venir en aide, avec Khonshu.

Layla se voit attribuer la mission de casser la statuette du dieu pour le faire revenir. Seulement, voilà, le temps presse. Par chance pour elle, Harrow se rend justement dans la chambre des pyramides où repose la statue de Khonshu afin d’y ressusciter définitivement Ammit. Cela ne lui prend pas beaucoup de temps de venir à bout des juges et de mener à bien son plan, mais Layla aussi est rapide, au moins.

Finalement, Harrow accepte de devenir l’avatar d’Ammit alors que de son côté Layla réveille Khonshu. Le problème, c’est que ce dernier espère aussitôt qu’elle deviendra son avatar. Il n’a pas tout compris, je crois. Elle refuse heureusement de travailler en tant qu’esclave pour lui, et son consentement a beau être remis en question, Khonshu n’a pas le choix de se plier à sa décision. Il a pourtant besoin d’un avatar pour mettre fin à cette résurrection d’Ammit.

Marc n’est toutefois plus là pour être son avatar : il est désormais au paradis où Teweret lui demande de profiter de sa paix maintenant qu’il l’a obtenu. Bon, la paix, c’est donc un champ de blé ? Ce n’est pas exactement le plan de vie de Marc : il souhaite revenir en arrière pour sauver la vie de Steven. Il renonce au paradis et revient bien en arrière, abandonnant définitivement cette possibilité pour lui. Vraiment, c’est sympa la mythologie égyptienne. Au moins, je redécouvre des détails avec cette série.

Marc n’a aucun mal à retrouver la statue de sable qu’est devenu Steven, et je trouve ça un peu trop simple et rapide. Après tout, l’épisode ne dure que 45 minutes, alors bon, il fallait bien que ce soit rapide. Plutôt que de le sauver, Marc comprend assez vite qu’il est en train de devenir lui-même une statue de sable. Il lui prend la main au passage et les deux terminent donc en statue.

Par chance, ce sacrifice de Marc permet aux portes de notre monde de s’ouvrir à nouveau. Bon, ils sont tout de même pressés par Osiris pour les franchir : celui-ci ne souhaite pas voir deux âmes lui échapper comme ça, alors il envoie une vague de sable les abattre. Pas de bol pour lui, Teweret veille toutefois au grain et les aide.

Grâce à ça, Marc et Steven reviennent à la vie juste à temps pour Khonshu : il était en train de se battre avec Ammit, et autant dire qu’il perdait. Il retrouve donc Marc et est surpris par le changement : après son passage par le royaume de Duât, Marc est désormais en paix avec lui-même, passant plus simplement de Marc à Steven que jamais. Grâce à ça, il est possible pour eux d’utiliser les avantages de chacun : Steven négocie donc avec Khonshu pour s’assurer que le dieu égyptien les libère une fois qu’Ammit sera de nouveau enterrée.

En attendant, Layla se sent forcée d’accepter une proposition de Teweret qu’elle avait refusé avant : elle accepte d’être son avatar temporaire, ce qui fournit une scène un peu drôle, mais sans plus. Il n’y a pas de temps à perdre en humour pourtant : Harrow a lancé son plan pour nourrir Ammit et ça craint énormément. Tous les disciples d’Harrow et Ammit se mettent à juger au hasard les égyptiens dans la rue. Ceux qui meurent nourrissent donc Ammit qui gagne sacrément en taille.

C’est le moment que Steven et Marc choisissent pour arriver : ils s’en prennent aussitôt à Harrow dans une jolie scène d’effets spéciaux, alors que le combat entre Ammit et Khonshu reprend. Le duel entre les dieux est ancestral et s’appuie sur une différence d’opinion majeure. Ammit cherche encore à la comprendre, en vain apparemment. Elle espère que Khonshu pourra s’allier à elle, surtout qu’il est sur le point de perdre face à elle.

Et pourtant, il est important de respecter son libre arbitre. Et pendant que les dieux en reviennent à se battre encore une fois, les avatars en font autant. Cela permet une chouette scène de retrouvailles entre Layla et Marc – puis Steven. Il ne semble pas s’inquiéter plus que ça de voir que Layla est désormais un avatar aussi, bizarrement. Par contre, les deux (trois) se lancent dans un sacré combat contre Harrow.

La scène d’action est efficace et j’aime bien voir Steven se battre dans son costume – autant que de voir Layla affirmer qu’elle est une superhéroïne égyptienne. C’est la première à l’écran si je ne me trompe pas, et c’est cool que la série prenne le temps de le reconnaître. En plus, ça se fait juste avant que Marc soit sur le point de perdre face à Harrow et que Khonshu ne se fasse tuer par Ammit. Bref, c’est vraiment pas un bon timing cette affaire, surtout avec Layla aussi prise à parti par les fidèles d’Harrow et Ammit.

Pourtant, nos héros s’en sortent… mais on ne sait pas exactement comment car nous ne sommes pas Layla, témoin de ce qu’il s’est passé. Comme suggéré dans l’épisode 3, il y a bien une autre personnalité en Marc et Steven. J’ai bien cru que ça n’allait jamais arriver. Nous n’en savons pas plus immédiatement, l’urgent étant de stopper Ammit avant qu’elle ne tue Khonshu ou avant qu’elle ne parvienne à son but. Quelques chants en Ancien Egyptien et c’est réglé : Ammit est aspirée en Harrow, son avatar.

Il ne reste plus qu’à tuer Harrow pour que tout soit terminé définitivement. C’est du moins ce que Khonshu insiste à dire… mais Layla est capable de stopper Marc avant qu’il ne commette l’irréparable. Khonshu n’a d’autre choix que de libérer une fois pour toute Marc cette fois-ci et la libération le ramène tout droit à l’asile psychiatrique où il est en session avec le Dr Harrow.

Marc et Steven comprennent toutefois assez vite que c’est du grand n’importe quoi cette réalité : ils ont bien conscience que la réalité est ailleurs et ils y reviennent, quitte à finir la saison à se réveiller dans l’appartement du début, sanglé au lit. Il y a désormais deux poissons et tout va bien – mais on a besoin d’une deuxième saison désormais pour avoir toutes les réponses. Au moins, cette saison est assez clairement conçue pour être une série plus longue. Je ne m’y attendais pas avec Marvel. Par contre, je m’attendais à une scène post-générique. Je suis donc resté patiemment devant mon écran.

Assez vite, on en arrive à découvrir qu’Harrow est désormais en asile psychiatrique. Il n’y reste pas bien longtemps : un homme vient le chercher, tuant au passage au moins un infirmier. Le problème, c’est qu’on nous révèle bien vite que l’homme, Jake Lockley, est l’avatar de Khonshu. Et Jake Lockley, évidemment, est la troisième personnalité de Marc et Steven. Eh ben super.

EN BREF – Si la série est excellente et fait passer un vrai bon moment, si le temps passe vite sur les derniers épisodes, si les réponses apportées sont intéressantes, je ne peux m’empêcher de remarquer que je ne suis pas fan du format en six épisodes. Ce n’est pas surprenant, hein, ça a toujours été le cas, mais je trouve que ça se sent particulièrement dans ces épisodes, notamment au tout début quand tout était rushé et rapidement présenté. Trop rapidement.

Pour le reste, la série est tout bonnement excellente, avec un casting impeccable et de jolies musiques. Malheureusement, il reste ce problème de rythme qui explique probablement le fait que la série soit si critiquée de manière négative. Je suis bien plus nuancé : c’est une excellente histoire, je suis content d’avoir pu la binger et je suis content de l’avoir terminée. Si saison 2 il y a, je serai au rendez-vous. S’il n’y a pas, je serai déçu.

Par contre, on ne va pas se mentir, d’ici la suite, je vais clairement oublier les trois quarts de ce que je viens de voir. Je n’aime pas le bingewatching, j’aurais mieux fait de la suivre lors de sa diffusion en direct !

The Orville – S03E06

Épisode 6 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.

Spoilers

Laura Huggins obsède toujours Gordon apparemment.

This family is stronger than time.

Attendez, mais tout le monde chante cette saison ? Après Bortus, c’est au tour de Gordon de nous révéler qu’il a des talents de guitariste et surtout de chanteur. Je ne m’y attendais pas du tout, mais en même temps, je ne m’attendais pas non plus à voir tout l’équipage du vaisseau en si bonne tenue. Franchement, Kelly était méconnaissable, non ?

Bon, peu importe, vous me direz, l’essentiel est donc que Gordon organise une soirée chez lui et qu’Isaac souhaite en profiter pour parler avec Charlie. Celle-ci n’a pas du tout envie de passer du temps avec un Kaylon cependant, préférant clairement draguer son collègue le plus direct qui lui fait découvrir les téléphones portables et les selfies. C’était plutôt drôle à voir, surtout quand Bortus se prend au jeu du selfie.

Cependant, l’idée principale est surtout de réintroduire le personnage de Laura Huggins – aka Leighton Meester – dont Gordon est fou amoureux. Et ça ne peut pas être une coïncidence quand juste après cette scène, on nous apprend que John a réussi à créer une machine à voyager dans le temps grâce aux outils qu’il a sur l’Orville.

Si tout commence de manière fun avec l’idée d’un sandwich envoyé dix secondes dans le passé ou trois mois dans le futur, il est rapidement question de créer de nouveaux univers à cause de paradoxes temporels et du problème de l’arme de destruction massive que cette avancée scientifique pourrait provoquer. C’en est trop pour l’Amiral habituel qui décide de mettre un terme aux recherches de John.

L’Orville est ainsi envoyée auprès d’une équipe scientifique pour ne pas garder ça sur le vaisseau… mais le vaisseau de l’équipe scientifique est détruit quand ils arrivent sur place. Pire, des Kaylon les attendent et sortent de leur cachette immédiatement pour les attaquer. Par chance, il n’y a pas que l’Orville sur place, mais aussi d’autres vaisseaux. Malheureusement, l’Union ne fait clairement pas le poids dans cette bataille spatiale.

C’est problématique, car on voit quelques vaisseaux de l’Union être clairement désintégré sous nos yeux. Ils explosent et on sait très bien ce que ça représente comme nombre de victimes. Owaza ordonne vite la retraite, mais c’est tout de même trop tard : les Kaylon sont déjà au courant de l’appareil que l’Orville possède.

Si le vaisseau n’est pas encore détruit, ce n’est donc pas pour rien : ils espèrent bien pouvoir détourner l’objet – l’appareil Aronov – et s’en servir à leur avantage. Talla, puis Gordon une fois celle-ci blessée, ont donc pour ordre de détruire l’appareil alors que le vaisseau est bloqué par les Kaylon, l’attirant progressivement à eux.

Tout pourrait bien se terminer, mais détruire une machine à remonter le temps, ce n’est jamais facile. Gordon l’apprend par lui-même quand celle-ci envoie une décharge inattendue et inexplicable qui le touche de plein fouet et le vaporise dans les airs. L’avantage reste que cette décharge permet à l’Orville d’échapper aux Kaylon.

Reste le problème que Gordon a disparu. Alors qu’ils cherchent un moyen de comprendre où leur lieutenant a bien pu passer, l’équipage de l’Orville reçoit un message d’environ 400 ans dans le passé, avec pour signature… Gordon Malloy. Oh. Le message ? Gordon explique être coincé sur Terre depuis six mois environ, en 2015. C’est une chance pour lui qu’il soit sur Terre, ma foi.

Ca l’est d’autant plus que la série nous révèle bien vite qu’il est resté bloqué là-bas jusqu’à l’âge de 96 ans. Et si on pourrait être triste pour lui, j’ai fait pause pour lire l’article de presse annonçant sa mort : oui, ils se sont fait chier à écrire un vrai article, pas juste du lorem ipsum, et ça permet d’apprendre que Gordon s’est… marié à Laura Huggins. Ben tiens. Et pas que ça : il s’est fait une carrière de pilote hyper estimé par ses collègues (forcément, il a du talent dépassant les connaissances universitaires) et une famille, avec un fils, rien que ça, et… deux petites-filles au moment de sa mort à 96 ans, en 2068 le… 12 juillet. Oh bordel, on est le 12 juillet aujourd’hui.

Coïncidence ? Je ne crois pas. Bon, reste à savoir si l’équipe est capable d’aller l’aider ou non. En effet, tout semble indiquer que s’il est mort, c’est que l’échec a déjà eu lieu. Cependant, les paradoxes temporels et les dimensions parallèles laissent une possibilité pour que l’Orville puisse faire en sorte de le sauver. Le problème ? Les lois l’interdisent. Une fois n’est pas coutume, Ed ignore les lois et demande à son équipe de faire en sorte de venir en aide à Gordon. Après tout, il les appelle à l’aide depuis le passé, c’est difficile d’ignorer ça.

Le vaisseau est donc propulsé dans le passé par des efforts conjoints de John et Isaac. Tout semble fonctionner à merveille, jusqu’à ce que John fasse quelques calculs : au lieu d’atterrir en 2015, date à laquelle Gordon a décidé par lui-même d’aller avec sa fixette sur Laura, ils sont désormais en 2025. Gordon est donc coincé là depuis 10 ans, et je le vois déjà décider de rester sur Terre parce que merci bien, mais il a une jolie vie avec Laura.

Pour ne rien arranger, l’équipage a un autre problème : ils n’ont pas assez d’énergie pour retourner dans le futur. Leur seule possibilité d’y arriver ? Récupérer une substance encore non découverte dans les entrailles de la Terre. Pour cela, il faut encore compter sur Isaac passant incognito au XXIe siècle par contre, parce que John ne peut y aller : il doit d’abord inspecter le vaisseau pour s’assurer que tout fonctionne, y compris le système leur permettant de respirer à bord.

C’était tout étrange en tout cas de voir le look des acteurs changer pour se diriger vers la Terre. Kelly, Ed et Charlie s’habillent donc comme on le fera dans trois ans, et ça leur va si bien. C’est amusant à constater, mais ça l’est encore plus quand on voit Isaac utiliser un simulateur lui donnant apparence humaine, car on découvre l’acteur qui se cache derrière le robot. Le plus impressionnant est le jeu d’acteur ici : malgré l’absence de costume, il se comporte comme un robot – mais un robot qui espère pouvoir parler avec Charlie.

Il a du bol pour ça : il se retrouve à faire équipe avec lui, alors que Kelly et Ed ont pour mission d’aller chercher Gordon. Après dix ans, celui-ci est déjà devenu pilote respecté et ça fait tout aussi bizarre de le voir en costume de pilote. Il est encore plus sous le choc que nous quand il voit Kelly et Ed, par contre.

Comme je m’y attendais, Gordon n’a pas tellement envie de rentrer « à la maison » cependant. Cela fait dix ans qu’il est sur Terre et ses chefs débarquent pour lui reprocher de ne pas avoir respecté les lois l’obligeant à se faire invisible une fois coincé dans le passé. Aucune interaction pendant dix ans sans certitude de la survie de l’Orville dans la bataille contre les Kaylon ? Tu m’étonnes qu’il ignore les lois !

Il indique donc à Ed et Kelly qu’il n’a pas l’intention de rentrer avec eux, et il leur présente au passage Laura, sa femme, et Edward, son fils. C’était assez inévitable. Entre rester avec sa famille ou aller dans le futur sur l’Orville pour être jugé pour des crimes stupides, le choix est vite fait. Autant rester avec sa voiture à la plaque « Oville » sans r, hein.

Je veux dire, Leighton Meester, enceinte en plus ? Pas étonnant qu’il préfère le passé. Il est tombé amoureux d’une Laura qu’il connaissait déjà et sur laquelle il fantasmait depuis toujours – mais il a quand même attendu trois ans avant d’aller la trouver. Et sept ans plus tard, il est marié avec un enfant et un autre à venir.

Il est aussi sacrément énervé après ses supérieurs qui se permettent de débarquer et de le juger parce qu’il a brisé les lois. Le problème étant que les lois sont de la merde, là, mais j’ai beaucoup aimé tous les commentaires glissés l’air de rien sur notre siècle. Il est évident que l’équipage de l’Orville déteste le XXIe siècle pour plein de raisons. Gordon, pas tant que ça… Et ça impressionne Ed et Kelly qu’il soit capable de pardonner un siècle laissant tant de dégâts à réparer.

Notez aussi que tuer des animaux sera illégal dans 400 ans, au point d’être considéré comme un serial killer. Bon, le ton monte en tout cas très rapidement entre Gordon et ses supérieurs hiérarchiques, principalement parce qu’après dix ans, il ne considère pas spécialement qu’ils soient ses supérieurs. Il leur explique aussi calmement que possible qu’il compte bien rester sur Terre au XXIe siècle après tout ce qu’il a vécu. Et sans trop de surprise, Laura finit par l’entendre quand il souligne que ses supérieurs ont pris trop de temps à venir.

La scène est plutôt touchante et ça fait du bien de retrouver Leighton Meester dans un rôle où elle est plus efficace que dans How I met your father, hein. Elle explique toutefois à Gordon qu’elle a toujours su, au fond d’elle, qu’il venait du futur : il ne s’est même pas inquiété pendant la pandémie, c’est dire.

Pendant ce temps, Charlie et Isaac cherchent donc à aller récupérer du dysonium sur Terre. Pour y parvenir, Charlie a la bonne idée d’entrer dans un bar plein de motards et de parier pour avoir une moto. Le pari ? Que le plus fort des motards ne soit pas capable de gagner un bras de fer contre Isaac. Trop facile.

La série est vraiment géniale pour ce genre de scènes, parce qu’on y retrouve enfin l’humour des débuts, qui manquait ces derniers temps. Et j’aime qu’on le retrouve avec des personnages qu’on ne connaissait pas à l’époque (Charlie) ou pas comme ça (Isaac). Franchement, les deux acteurs font un très bon duo, principalement parce qu’ils se détestent mais qu’Isaac cherche désespérément à commencer une conversation avec Charlie.

Cela fonctionne d’autant plus qu’elle n’en a pas du tout envie et que l’actrice est très douée pour les mimiques. Bien sûr, toutes les scènes humoristiques sont excellentes, notamment quand ils se retrouvent à visiter une maison pour en extraire ce dont ils ont besoin. Et comme ça prend du temps d’extraire du dysonium du sol, ils ont enfin le temps de parler.

La scène est plutôt bouleversante en son genre : on y découvre que tout ce qu’Isaac souhaite dire à Charlie, c’est merci de lui avoir sauvé la vie… sauf que Charlie n’a pas vraiment envie d’entendre ça de sa part. Il faut dire qu’il ne sait pas exactement ce qu’il a fait comme tort à Charlie, mais les scénaristes ont un plan pour qu’on continue de l’apprécier. Non seulement Isaac est responsable de la mort de sa meilleure amie après sa trahison de l’Orville, mais en plus Charlie était amoureuse de sa meilleure amie.

Elle ne saura jamais si les sentiments étaient réciproques, parce que la meilleure amie est morte avant que la relation ne puisse vraiment voir le jour. Il y a de quoi en vouloir à Isaac pour un moment, c’est clair. Bref, on comprend mieux la rancune de Charlie et le dysonium est récupéré, c’est donc parfait.

Parfait ? Non, il reste un problème : Ed et Kelly refusent de lâcher Gordon comme cela. Ils se pointent une nouvelle chez lui, gâchant une jolie soirée télé en famille, pour tenter de le récupérer par la force – avec l’aide de Talla. Gordon refuse, il est armé suffisamment pour empêcher Talla de s’en prendre à lui et tout est bien qui finit… mal. En effet, Kelly et Edd paraissent être de gros cons sur ce coup-là. C’est extrêmement étonnant de les voir si fermés d’esprit pour une fois, et extrêmement frustrants.

Leur menace finale est donc d’aller chercher Gordon dix ans plus tôt, quand il n’aura aucun souci à les suivre, et tant pis si ça signifie effacer le fils de Gordon de l’existence. Bon, il est plus probable qu’un univers parallèle soit créé avec cet épisode, vu ce que propose la série.

En tout cas, ça donne une conclusion triste à cet épisode, même si Gordon optimise comme il peut en expliquant à Laura que leur famille est plus forte que le temps. C’était joliment dit, mais ça n’empêche pas Ed et Kelly d’aller chercher Gordon dans le passé, puis de lui reprocher à demi-mots de ne pas toujours leur avoir fait confiance.

L’abus est total là. Bon, sinon, à retourner dix ans dans le passé comme ça, ils ont créé tout de même un gros problème : ils n’ont lus ce qu’il faut pour voyager dans le temps. Ce n’est qu’un demi-problème cependant : ils n’ont pas besoin d’un appareil pour aller dans le futur, juste de couper le bouclier du vaisseau qui les protège aussi quand ils passent en vitesse lumière de se retrouver projetés dans le futur.

C’est simple, mais efficace comme solution : nos personnages retournent bien vite dans le futur. Gordon s’y révèle sacrément heureux d’être là et affirme à Kelly et Ed qu’ils ont fait le bon choix en faisant passer leur devoir avant le reste. Mouais. C’est un grand mouais sur ce coup-là, mais c’est la conclusion de l’épisode : ils sont heureux de pouvoir se boire une petite bouteille de whisky à trois, et tout est bien qui finit bien.

Enfin, pas pour moi, mais bon, qui suis-je pour juger le futur ?

Sinon, je ne sais pas où le caser dans la critique, mais eh, John et Talla se sont embrassés dans l’épisode. Et ça semble parti pour être un couple durable, l’air de rien ?

Moon Knight – S01E05

Épisode 5 – The Psych Ward – 19/20
Dans une série plus longue, ce serait probablement un 20 car cet épisode est tout à fait dans le genre de délires que j’aime habituellement. Il explore vraiment en profondeur le personnage principal de la série et nous permet d’obtenir quelques réponses tout en proposant un bon paquet d’émotions. Mon problème vient justement de là : les émotions ont du mal à prendre sur un personnage qu’on connaît depuis moins de six heures. Je dois être sociopathe. En plus, l’intrigue n’avance pas tellement avec ce versant psychologique, et c’est intrigant en étant si proche de la fin.

Spoilers

Marc et Steven sont coincés dans un asile… à moins que ce ne soit une métaphore.

You’re not suppose to see. That’s the whole point of you.

Enfin le générique de Marvel Studios ! Et c’est toujours un plaisir de l’entendre, croyez-moi. Le début d’épisode est en revanche super bizarre, avec un flashback dont on ne comprend rien d’abord, puis la reprise sur le cliffhanger de l’épisode précédent… qui enchaîne sur un cri de Marc dans le bureau du docteur Harrow. Forcément.

Cet épisode semble prêt à s’amuser avec le concept de l’asile psychiatrique proposé lors de l’épisode 4, et c’est plutôt une bonne idée, je trouve. Par contre, le docteur explique un peu rapidement ce qu’il en est peut-être : pour faire le point sur ses traumas, les gens s’imaginent des châteaux, des labyrinthes… ou des asiles. Chacun son imagination. Perso, je n’ai jamais eu à vivre ça, et j’espère ne pas avoir à le traverser, même si les séries le vendent toujours bien.

Franchement, ça donne presque envie de se faire interner… mais pas vraiment quand même. Toujours est-il que Marc est rapidement anesthésié à nouveau par les infirmiers quand il essaie de s’enfuir, et qu’il en revient… au cliffhanger, encore. Cette fois-ci, en revanche, il prend le temps de converser avec l’hippopotame, Taweret, la déesse est enfants et femmes. Elle est là pour garder l’après-vie, le royaume de Douât.

Marc et Steven sont donc morts, et ils imaginent ce royaume comme un asile psychiatrique pour réussir à faire face à la situation. En revanche, la situation change bien vite : Marc est d’abord persuadé qu’Harrow a bien raison, puis il ouvre une porte pour prouver la réalité dans laquelle il pense être. Nos trois personnages sont alors sur un bateau qui mènera au paradis ou un bateau sur lequel ils seront jetés par-dessus bord pour rester bloqués éternellement dans le sable d’un enfer. C’est charmant.

Pour connaître leur sort, Taweret arrache les cœurs de Steven et Marc, afin de les juger grâce à une balance. La mythologie égyptienne dans ce qu’elle fait de mieux, donc. De nouveau, la balance pose problème à ne pas réussir à pencher d’un côté où de l’autre. Taweret explique rapidement que c’est parce que les cœurs qu’elle vient de leur arracher sont incomplets. A eux de réussir à retourner dans l’asile pour que tout soit complet à nouveau, sinon, elle sera forcée de détruire l’esprit de chacun d’entre eux.

Le but est donc de faire face à son passé, et pour ça, chaque porte de l’asile mène bizarrement à un souvenir. Pour nous le montrer, on commence par des extraits de la série, mais assez vite, il est question d’une rue qui dérange dans les souvenirs de Marc. La pièce suivante, visitée par Steven quand il entend un garçon l’appeler à l’aide, est pleine de cadavres – les victimes de Marc. S’il se justifie en affirmant qu’il s’agit uniquement de criminels que Khonshu lui disait de tuer, il y at tout de même un petit garçon qui inquiète Marc et attire l’attention de Steven.

Le petit garçon réussit donc à nous les séparer : Marc ne veut certainement pas aller vers lui, mais Steven le fait. Il découvre alors qu’il avait un petit frère, et que ce petit frère lorsque Marc lui a dit de le suivre dans une grotte qui a fini coulé sous l’eau de pluie. Le petit frère s’est donc noyé alors qu’il était sous la surveillance de Marc.

Steven se retrouve alors dans la maison de son enfance, en plein milieu de l’enterrement. C’est l’occasion pour lui de retrouver Marc, qui est là aussi pour assister à une scène terrible : Marc, l’enfant, est accusé de la mort de son frère par la mère. C’est extrêmement violent, mais elle n’arrive pas à pardonner ce qu’il s’est passé.

C’est problématique, et Marc n’apprécie pas de voir Steven tenter de monter à l’étage de la maison. Chaque étage montre un souvenir plus douloureux pour Marc cela dit : un anniversaire où sa mère n’est pas venue, un autre où elle lui a reproché explicitement la mort de son frère, une fois de plus, mais avec l’alcool en plus cette fois. Et dans sa chambre ? On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé pour Marc, mais ce n’est pas bon signe.

Le Marc adulte empêche Steven de pénétrer dans la chambre, le faisant plutôt sortir dans la rue où ils voient un Marc adolescent quitter définitivement la maison familiale puisque sa mère n’est pas soignée et prise en charge correctement. Pas évident tout ça. Malgré tout, Marc adulte n’assume toujours pas ce qui est en train de se passer et essaie à nouveau d’empêcher Steven d’assister à tout ça.

Bon, il faut se faire une raison : Steven est une création de son esprit pour se faire à une vie de merde, clairement. Le souvenir suivant les emmène dans le désert égyptien où Marc est responsable de la mort du père de Layla. Rien de bien nouveau après l’épisode précédent, mais on voit ça surtout pour apprendre que Marc était prêt à se suicider quand Khonshu l’a contacté pour la première fois. Il s’est arrangé pour que Marc devienne son cavalier de la nuit, outil de sa vengeance.

Bon, il reste des mystères et des choses à régler, mais c’est un bon épisode pour enfin apprendre à connaître le personnage principal et tout comprendre de ce qu’il s’est passé avant le début de la série. Les pièces manquantes ne sont pas pour tout de suite : alors que la balance semble s’équilibrer de nouveau, Steven et Marc retrouvent Teweret.

Celle-ci a peur de ce qui est en train de se passer : le plan d’Harrow est en train de se réaliser, et les esprits sont jugés trop tôt. Le seul plan est désormais de stopper Harrow en demandant l’aide d’Osiris pour ressusciter Steven et Marc, puis pour leur permettre d’être réunis à Khonshu pour survivre.

C’est original comme plan, mais ça ne règle pas tout. Il faut encore que Marc assume la fin du voyage dans son passé. Il ne veut pas le faire toutefois, et ça se comprend parce que clairement il a créé Steven à partir des souvenirs de son petit frère. Comme Steven refuse de se contenter d’un récit du passé, Marc fait une petite crise et se retrouve à nouveau face au Dr Harrow. Bizarrement, c’est lui qui réussit à convaincre Marc de montrer le passé à Steven.

Nous les retrouvons donc dans la chambre d’enfance de Steven, mais il ne reconnaît pas tout. Et pour cause : il comprend enfin que c’est Marc qui a décidé de le créer, dans son esprit, pour ne plus avoir à supporter sa réalité difficile, avec notamment une mère qui le bat à l’aide d’une ceinture. Le pauvre. Les pauvres. La crise existentielle qui suit est extrêmement difficile pour Steven : il comprend qu’il n’est pas la personnalité originale, mais ça, je m’en doutais. Il découvre aussi que sa mère est morte, ce qui n’est pas très surprenant non plus, parce qu’après tout, on l’a vu lui téléphoner, mais jamais lui parler directement.

Le problème, c’est que Steven se réveille alors dans l’asile, face au Dr Harrow. S’il se prend d’abord un verre d’eau dans la tronche, Harrow est rapidement capable d’expliquer à Steven tout ce qui est arrivé. Sa mère est bien morte, et il faut qu’il en prenne conscience grâce à un appel téléphonique. Bien sûr, Steven ne pouvait pas sans rappeler : Marc a bu et a évité autant que possible de se souvenir de l’enterrement de sa mère.

La double scène est poignante : d’un côté, Steven prend conscience de la mort de sa mère en parlant avec le Dr Harrow, de l’autre, Marc assiste à nouveau au jour de l’enterrement. Il n’a pas réussi à rentrer chez lui malgré la demande de son père… et hop, Steven a fini par prendre le dessus. C’est le moment où les vies de Marc et Steven ont commencé à entrer en conflit l’une avec l’autre, parce que Marc ne supportait plus sa réalité et ne pouvait plus faire face à son deuil.

C’est terriblement simple comme idée, mais ça fonctionne. Bon, par contre, ça ne fonctionne pas pour équilibrer les cœurs et la plume de la justice, loin de là. Teweret leur explique donc ne pas avoir d’autres choix que de les laisser faire face aux cadavres du royaume qui vont venir les jeter par-dessus bord.

Elle était pourtant de leur côté pendant tout ce temps, mais elle ne peut pas faire autrement que de laisser justice divine se faire. La fin d’épisode voit donc Marc tenter de faire face aux morts pendant que Steven se cache… Mais rapidement, Steven comprend qu’il ne peut laisser Marc tout faire : ils ne sont qu’un après tout. C’est tout de même intéressant de voir qu’il y a deux esprits pour un seul corps et que la création de Marc n’est pas si immatérielle que ça. Steven parvient donc à sauver Marc, mais il passe par-dessus bord au passage.

Comme trop souvent avec les mini-saisons, je ne suis pas encore assez attaché au personnage de Steven pour vraiment pleurer face à la scène, mais son sort est tout de même horrible : Marc ne parvient pas à arrêter le bateau ou à le récupérer avant qu’il ne se change en statue de sable. C’est terrible, ma foi. Et dès lors que Steven devient statue de sable, les cœurs s’équilibrent avec la plume, laissant Marc pénétrer le paradis. Tout ça ne va toutefois pas l’aider à aller arrêter Harrow par contre. Je pensais pourtant que ça serait réglé à ce stade de la série.

Nous verrons bien ce que réserve le dernier épisode, écoutez.