The Rookie – S06E09 – The Squeeze – 15/20

La fin de saison approche à grands pas. Le problème, c’est que la saison était courte : on sent donc que certains détails sont précipités et que le brouillon global ne fonctionne pas totalement. Ce n’est pas grave tant que les personnages portent la série sur les épaules, ça le devient quand le personnage qui porte la moitié de l’épisode est un antagoniste qui n’a pas beaucoup de rapport avec ce pourquoi je regarde la série.

Spoilers

Tim est rapidement accusé de meurtre, alors que lui, il accuse la psy.

Tant que je suis sur ma lancée, autant continuer cette saison et la terminer, non ? C’est ma réflexion du lundi soir, histoire que vous le sachiez. Et que vous compreniez pourquoi cet article sort si tard.

Points forts

– Tim n’est pas con : il comprend très bien qu’il est question de la psy quand le suicidaire lui dit « elle connaît mon secret ». Cela me rassure. Je suis plutôt content aussi de voir qu’une enquête est lancée pour savoir exactement ce qui est arrivé – et que Tim soit à moitié accusé. C’est plutôt logique, et ça permet d’en revenir au fait que John est celui qui le représente en tant que syndiqué.

– Le duo Celina/Lucy me plaisait dès son annonce et ça continue de fonctionner quand on les voit emménager ensemble. Celina est un personnage qui a vraiment su trouver sa place dans la série, l’air de rien. Avoir John qui lui propose de mener l’enquête pour innocenter Tim était vraiment sympathique, parce qu’elle parvient toujours à me faire rire avec ses mimiques.

– Angela appelant Wesley pour s’assurer que Tim ne soit pas jeté sous les roues du DA est une excellente idée. J’adore la voir si protectrice, ça fonctionne toujours qu’elle soit représentée comme une lionne.

– On nous a vendu une nourrice parfaite pour Angela et Nyla, mais c’était trop beau pour être vrai. On découvre dans cet épisode qu’elle bossait en fait pour un criminel, pas pour une star. C’est excellent de voir Wesley ne pas se démonter face au gangster qui se pointe chez lui et tout aussi bon d’avoir Nyla et Angela qui confrontent la nourrice directement au commissariat. Que ça permette à Lucy d’avoir une nouvelle mission sous couverture, c’est top.

– John fait plutôt un bon enquêteur quand il s’y met. Le chantage fait à la psy ? C’était marrant à voir, autant que son utilisation de son rôle syndical pour tenter de la mettre en difficulté.

– Monica capable de torturer quelqu’un ? Eh, ça me plaît.

Points faibles

– On nous vend que Monica est une excellente avocate dont personne ne se méfie, mais elle ne sait pas du tout s’entourer. Sérieusement, avoir comme alliée la psy qui est incapable de ne pas stresser et de ne pas se vendre, ce n’est pas bien malin de sa part. Elle est assez naïve, en plus, pour se vendre encore plus et en continuant de faire du chantage sur des flics. Tu parles d’une bleue comme psy, elle enchaîne toutes les pires boulettes. Ainsi, elle décide de dénoncer Tim comme possible meurtrier. Le faire accuser, c’est bien pratique. Que Gray se laisse balader par un mensonge si gros, c’est idiot.

– Toujours sur Monica : elle embauche une garde du corps qui est la même qu’Angela et assure que c’est une surprise ? Mais bordel, c’est improbable. On passe beaucoup trop de temps à la suivre, aussi. Je suis là pour regarder une série sur des policiers, pas sur une avocate criminelle qui ne fait que de la merde et cherche à savoir qui veut sa mort quand la réponse est « à peu près tout le monde ». C’était beaucoup trop long. OK les scénaristes l’adorent, mais ça devient lourd de passer tant de temps avec elle.

– La rupture entre Lucy et Tim me tape sur le système à peu près autant que possible. Dans cet épisode, ils continuent de se comporter comme un couple dans une grande partie des interactions, et la réaction de Tim qui a voulu se séparer de Lucy a de moins en moins de sens.

– J’adore voir Lucy sous couverture comme je l’ai déjà dit dans les points forts, mais honnêtement, je trouve qu’elle est embauchée beaucoup trop vite en tant que nourrice. C’était nécessaire pour l’intrigue cependant, surtout que, soyons honnêtes, la fin de saison approche comme elle est très courte.

– Lucy prend trop de risques sous couverture : quand elle voit Monica, elle devrait de base s’enfuir. C’était sûr qu’elle allait faire une bourde. En plus, son move de laisser la tablette bruyante par terre, c’était étrange.

– Une fois de plus, on se retrouve avec des conversations privées, des enquêtes secrètes et des échanges qui ne doivent surtout pas être écoutés… Tous enregistrés par les bodycams de John et Celina. Ce n’est pas bien malin.

– La psy craque trop vite sous la pression mise par… Schmitty !

– C’est dommage que Tim soit très absent de l’épisode ou qu’Aaron ne soit plus jamais vu chez la psy. Cette dernière négocie déjà son départ de la série, mais bon, il n’y a aucun scénario où je la vois survivre à la saison, en vrai.

– Le cliffhanger était bien naze, mais bon, il fallait bien trouver quelque chose pour lancer la fin de saison.

– Dernier point faible parce que ça m’a fait rire : Eric Ramsey ou Eric et Ramzy ? La question se pose.

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Station 19 – S07E06 – With So Little To Be Sure Of – 12/20


Encore une série dans laquelle j’ai eu du mal à me plonger après trois mois à attendre de trouver le temps de la reprendre, peut-être parce que la structure de l’épisode manquait de consistance. J’avais du mal à voir où ils voulaient en venir et la chronologie étrange était un choix auquel je n’ai pas adhéré. J’aime bien quand on me raconte les choses dans l’ordre et en direct – même si je regarde avec plusieurs mois de retard, oui, j’aime le temps qui passe normalement. Bref, je n’ai pas aimé l’intrigue plus que secondaire qui est proposée.

Spoilers

Pendant que Vic attend de savoir si elle peut garder son job, on a droit à le plein de flashbacks que je n’arrive pas à caser dans la série. Mais bon.


Mental health is not a timebomb.

Allez, tant que j’y suis, il est temps de reprendre aussi cette série. Oui, oui, je suis sur toutes les séries à la fois depuis  hier, mais bon, je suis enfin en vacances, il faut bien en profiter et j’ai bonne intention de finir au plus vite toutes les saisons entamées – j’ai un podcast « fin de saison » à préparer. Au-delà de ça, je m’étais arrêté sur un sacré montage résumant toute la série et l’évolution du personnage d’Andy. Je sais désormais que je ne suis pas prêt à voir la toute fin de cette histoire. J’ai si peur d’être spoilé, en plus, mais étonnamment, pour le moment, personne ne m’a rien gâché. Bref, je pars confiant et on verra combien de temps ça me prendra de tout regarder.

Natasha

Le job de Vic est en danger quand cet épisode reprend. C’est au maire de décider si elle le garde ou non, et c’est compliqué pour lui de se sentir humilié par une pompier face aux caméras, tout en la conservant en poste. Andy comme Natasha font tout ce qu’elles peuvent, cependant, espérant bien réussir à la garder avec elles. Natasha cherche donc à expliquer au maire pourquoi Vic est une femme exceptionnelle dont la caserne a absolument besoin – et pas que pour Crisis 1. Bref, elle passe son épisode à essayer de convaincre le maire.

Printemps

La structure de l’épisode est quelque peu déroutante, commençant par un flashback nous indiquant que nous sommes de retour au printemps précédent. Je n’aime pas quand les séries Shondaland se lancent dans cette structure, même si c’est un classique pour elles. Bref. Ce flashback est surtout l’occasion de nous montrer Jack être un pompier à nouveau. Sachez que c’est quelque chose qui ne me manquait pas du tout, ça fait longtemps que j’ai l’impression qu’on a fait le tour de ce personnage de toute manière.

J’ai eu du mal à me plonger dans l’épisode. J’étais motivé, mais cette structure était perturbante : pourquoi revenir en arrière ? On dirait les tours de passe-passe du covid quand il fallait réintégrer des choses filmées avant une coupure brutale et inattendue. Bref, il y a toute une intrigue sur un vieil homme et un jeune homme qui se pointe à la caserne et deviennent amis avec nos héros. C’est très clairement artificiel dans la manière dont c’est écrit. Morris, le vieil homme, finit par apprendre la mort du jeune dans l’ambulance. Nos pompiers ne parviennent pas à le maintenir en vie jusqu’à l’hôpital. C’est si triste.

De son côté, Maia passe son épisode à penser à son frère. Elle qui n’en parle jamais d’habitude aurait donc passé son temps depuis le printemps dernier à en parler ? A se préparer à la maternité pour ça ? Est-ce que l’avoir croisé ne serait pas une raison plus logique pour la faire angoisser de manière violente sur sa propre santé mentale et sur celle des enfants qu’elles vont élever avec Carina que ce flashback artificiel ? Honnêtement, je n’ai pas suivi la chronologie de l’épisode, je ne sais pas quoi en penser. Eh, ça me fait plaisir d’avoir quelques scènes de Carina et Maia heureuses, mais… pourquoi revenir en arrière ?

Eté

L’été précédent, la vie continuait pour la caserne. Maia et Carina espéraient avoir un bébé et étaient heureuses ensemble, ce qui fait toujours plaisir. Morris, le vieil homme rencontré au printemps, continuait d’être SDF mais n’avait plus personne pour s’occuper de lui. Des travaux lui font donc croire qu’il est de retour au Vietnam et c’est à Vic et Andy de le ramener à la réalité comme elles le peuvent. Ce ne doit pas être évident de voir la santé d’un ami se dégrader sans pouvoir rien faire comme ça. La série cherche évidemment à faire passer un énième message social, mais ça fonctionne bien. Après, ils n’avaient pas grand-chose à dire de l’été apparemment ?

Automne

L’automne précédent voit les pompiers continuer de s’occuper de Morris comme ils le peuvent. Ils lui trouvent donc un manteau pour faire face au froid lors d’une distribution de manteaux. Je ne veux pas critiquer les donations populaires comme ça, mais franchement, je n’ai jamais vu des vêtements d’aussi bonne qualité en France dans ces contextes, hein.

De son côté, Vic passe du temps avec Morris. Je tiens à souligner à quel point l’actrice est magnifique dans son look automnal. Je sais, ça n’a rien à voir avec l’épisode… mais voilà, ça m’a plus intéressé que l’histoire de Morris apparemment. Pourtant, tous les pompiers se concentrent sur celle-ci, avec aussi Sullivan qui tente de trouver un entretien à Morris. Malheureusement, il ne pourra pas le passer et espérer avoir un logement : tous les documents dont il a besoin sont retirés en même temps que sa tente et le reste du campement de SDF.

Du côté de Maia, c’était un automne de la déprime parce qu’elle n’était pas près de devenir maman, à nouveau. C’est insupportable à quel point le personnage est mis de côté de l’épisode. En fait, cette histoire avec Morris sort tellement de nulle part qu’il est normal de ne pas trouver pour chaque personnage une manière d’être rattaché à ça… mais vraiment, c’était trop visible.

Hiver

Durant l’hiver, Sullivan est dépité de savoir que Morris repart à la case départ – et même pire que ça, parce qu’il n’a plus aucun papier officiel. Seulement, pas de quoi s’inquiéter pour lui, il se remet vite de ses émotions quand Natasha propose qu’il emménage avec eux. La formulation suppose en effet qu’elle est prête à vivre avec lui et c’est le cas. Moi, jamais de la vie j’accepterai de vivre avec un connard qui monte sur le lit avec ses chaussures là. Ils sautent tous les deux sur le lit sans retirer les chaussures ? Mais wtf !

Et puis, ce coup de « l’hiver dernier », je n’arrive pas à resituer chaque personnage à chaque fois. On a suivi les personnages pendant cette période et… pourquoi Maia est-elle à ce point concentrée sur son envie d’être maman et les injections qu’elle fait ? Elle était en froid avec Carina à ce moment-là, non ? Je ne comprends rien à la chronologie.

Bref, on s’en fout de toute manière parce que les scénaristes concentrent l’épisode sur Morris. Ainsi, son campement de SDF se reconstruit, puis prend feu. C’est ainsi qu’il meure et que Vic apprend son décès de la bouche d’Andy, après avoir été mise de côté au moment d’aller éteindre l’incendie. Soit. Psychologiquement, c’est dur pour tout le monde. Vic décide donc d’organiser le groupe de paroles qui suit, aidant chacun d’entre eux à parler de ce qu’il s’est passé. Morris est mort parce qu’il a refusé de quitter sa tente.

Travis aurait aimé pouvoir intervenir avec Vic, mais celle-ci ne pouvait pas parce qu’Andy lui a dit de rester à la caserne. Vic a fait le choix de s’en prendre publiquement au maire et maintenant, elle ne peut plus intervenir. Oui, elle aurait pu convaincre Morris de ne pas retourner dans sa tente, mais ce qui est fait est fait. Moi, j’en ai fait la déduction logique qu’on était de nouveau dans le présent, mais c’était étrange d’y revenir sans crier gare.

Si Vic trouve les mots pour les autres, elle a du mal à les trouver pour elle. Le groupe de paroles tourne donc super mal en fin d’épisode : elle est frustrée de la mort de Morris, quelqu’un qui donnait sa vie pour les autres.

Le problème ? Elle aussi elle fait ça, et elle se sent sans défense. La crise d’angoisse est surprenante parce que même si ça fait plusieurs épisodes que Vic ne va pas bien, là, ça semble sortir de nulle part dans l’épisode. Elle était celle qui gérait le mieux ses émotions dans absolument tout l’épisode. C’est le problème d’être revenu en arrière, j’imagine.

Finalement, Travis s’occupe de Vic en fin d’épisode et lui fait un câlin, ce qui permet de relativiser un peu. En plus, Natasha apprend à toute la caserne qu’elle a réussi à sauver Crisis 1. La discussion avec le maire était animée, mais voilà, Vic pourra continuer de gérer ce programme. Et la mort de Morris est finalement oublié au profit d’une soirée joyeuse à la caserne. Bon, d’accord, on a aussi droit à son enterrement où il n’y a personne d’autre que toute la caserne.

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NCIS Hawai’i – S03E05 – Serve and Protect – 13/20

C’est chiant que cette saison 3 soit un peu moins bonne que les précédentes, surtout quand on considère le fait qu’il s’agit de la dernière. Je suis toujours frustré et énervé de savoir la série annulée pour un spin-off tout naze sur la jeunesse de Gibbs, sérieusement. Je vais tout de même la terminer, en espérant ne pas avoir que des épisodes comme celui-ci – des épisodes aussitôt oubliés, en fait, tellement ils sont creux et n’apportent pas grand-chose ni à l’intrigue générale, ni aux personnages.

Spoilers

Lucy est chargée de la protection d’une femme russe.

Lucy

C’est toujours un plaisir d’avoir un épisode qui se centre sur Lucy, parce qu’elle est très clairement le meilleur personnage de la série, et de loin. Pour autant, cet épisode est typiquement le genre d’épisodes qui n’aura aucun impact sur la suite de la série, et ça fait qu’il est compliqué de rester parfaitement concentré devant lui. En plus, c’est frustrant de savoir que je m’approche de la fin de la série, parce qu’elle n’est malheureusement pas renouvelée.

Tout de même, l’épisode est plutôt sympathique, permettant de jolies scènes d’action pour Lucy lorsqu’elle doit protéger la fille de la famille de russe d’une bombe de peinture ou d’une voiture qui explose. Lucy est tout simplement géniale quand il est question d’action, mais elle l’est aussi quand il s’agit de voir son personnage être développé.

Elle n’apprécie pas tellement être comparée à la russe par celle-ci, affirmant qu’elles viennent de familles similaires. J’aime bien l’idée, car ça permet d’enfin en savoir un peu plus sur la famille de Lucy. Je doute qu’on nous offre beaucoup d’autres occasions par la suite et il faudra se contenter de ces quelques miettes.

Du côté de la russe, tout est bien qui se termine bien, comme toujours dans les séries CBS. Elle obtient donc un asile politique comme elle le voulait et est sauvée d’une mort certaine par Lucy à plus d’une reprise. À force de la sauver, Lucy finit par s’attacher à cette femme russe et envisage presque de passer tout son temps avec elle. Heureusement, il y a Kate pour l’attendre et la remettre dans le droit chemin. Après 12h à voir sa copine se mettre en danger et se perdre dans les bois où les méchants voulaient la tuer, Kate est bien heureuse de retrouver Lucy. Ne sont-elles pas mignonnes ?

Fil rouge

Cette saison 3 se distingue des précédentes par l’existence d’un fil rouge. Celui-ci se résume grosso modo à la présence de Sam, que je n’apprécie toujours que moyennement. Dans cet épisode, on avance toutefois : il ne reconnaît toujours pas la vraie raison pour laquelle il est, mais Jane confirme ses soupçons peu à peu et il lui permet d’intégrer un peu plus ses secrets. Pour autant, comme je n’aime pas Sam, j’ai trouvé que c’était plus long qu’autre chose comme scènes, et je n’ai pas tellement accroché.

Après, sa présence rend un peu plus crédible les interventions héroïques de Jane, donc il n’apporte pas que du négatif. Clairement, s’il n’était pas là, la conclusion de l’épisode aurait été exactement la même : Jane serait intervenue pour sauver Lucy in extremis alors que Lucy semblait avoir la situation parfaitement sous contrôle jusqu’à cet instant. Au moins, cette saison, Jane a quelqu’un avec qui parler quand ça arrive. C’est un début.

Kai

C’est bien beau de se concentrer autant sur Lucy, Sam et Jane, mais ça laisse de côté les autres personnages de la série. Sur l’épisode diffusé cette semaine-là, c’est donc à Kai d’avoir ses cinq minutes de gloire avec quelques scènes. On découvre donc qu’il a une copine en on/off. Il s’agit bien sûr d’une agent qui ne bosse pas sur l’île mais qui y vient pour quelques jours.

C’est chouette de le voir heureux pour une fois et l’épisode se termine sur un joli baiser pour lui. Maintenant, je me demande si l’actrice introduite dans la série pour jouer sa copine est juste-là pour être une guest ou si elle ne reviendra pas plus tard. Franchement, cet ajout à l’intrigue ne servait à rien pour l’épisode ou le développement de Kai… À moins que ça ne cache quelque chose pour plus tard ?

Je sais, j’en attends trop pour une série procédurale.

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NCIS – S21E05 – The Plan – 15/20

Comme chaque fois que je reprends la série, c’est un plaisir de retrouver les personnages – et le générique. L’intrigue fonctionnait plutôt bien pour cet épisode, avec un cas de la semaine permettant de développer bien plus l’un des personnages et la dynamique avec d’autres. Pour une fois que la série s’embarrasse avec une dynamique sur long terme ! Je ne peux qu’approuver.

Spoilers

L’enquête de la semaine nous présente le père de Jess.

ADN

Il est amusant de voir que le cas un peu plus léger de la semaine soit 100% raccord avec le reste de l’épisode. En effet, on commence par nous présenter le fait que McGee a passé un test d’ADN pour faire plaisir à sa femme. Une fois n’est pas coutume pour une série américaine, McGee se retrouve donc avec une demi-sœur dont il ne sait rien. Et ça fonctionne bien pour le reste de l’épisode, lançant quelques répliques de base sur ce que permet de déterminer l’ADN.

Finalement, McGee se retrouve donc partiellement danois et avec une demi-sœur du côté de son père, son père étant juste un donneur de sperme. On passe à côté de la catastrophe, j’imagine.

Le cas de la semaine

On ne va pas se mentir, je ne regarde pas la série pour les enquêtes, parce qu’après autant de temps, on sait parfaitement comment elle fonctionne les enquêtes. Elles ont du mal à nous surprendre, si je le dis plus gentiment. Ainsi, cette semaine, il est question d’un agent international qui se fait griller alors qu’il est dans un sous-marin. Le problème, c’est qu’il est forcé de faire exploser le navire pour s’en sortir. Tout le monde est ainsi convaincu qu’il est mort.

Seulement voilà : une semaine plus tard, son arme de service est utilisée pour un meurtre aux USA. C’est d’autant plus gênant que son agent de liaison a disparu lui aussi, et que l’agent en question n’est autre que… le père de Jess.

Tout ça finit par une recherche d’arme biochimique hyper dangereuse qui serait dans la nature et par un leurre bien sympa auprès des méchants. Simple et efficace comme intrigue.

Le père de Jess

Toute l’intrigue de l’épisode est finalement une excuse pour nous présenter davantage la famille de Jess. Elle n’a pas qu’une sœur, mais aussi un père dont elle ne porte pas le nom : l’agent Chen. Ben tiens. Une fois de plus, on se retrouve avec une agent dont toute la famille trempe dans le NCIS. Je me demande à quel point c’est réaliste par rapport aux véritables agents.

Qu’importe. L’épisode nous fait un peu de suspense pour savoir si le père de Jess peut être un méchant, mais évidemment, ce n’est pas le cas. C’est un gentil entraîné dans une histoire qui le dépasse un peu. Sa fille finit toutefois par le retrouver, l’interroger et réussir à clarifier son nom. Tout est bien qui finit bien, et une fois que c’est fait, l’enquête peut reprendre d’un côté…

Cela dit, c’est l’autre côté qui était un peu plus intéressant à suivre : Jess a donc un père ? Il est temps que celui-ci rencontre les collègues de sa fille, et notamment Jimmy. L’occasion pour nous de découvrir que Jess n’assume pas tout à fait sa relation avec Jimmy, puisqu’elle n’en parle pas à son père. Pire encore, le père de Jess a de grandes ambitions pour elle : elle est censée suivre un plan bien précis qui lui permettra de devenir directrice du NCIS.

Pas de bol, depuis qu’elle est dans l’équipe-A et qu’elle a perdu tous ses coéquipiers il y a deux ans, elle est complètement déviée de ce plan. Et dans ce plan, il n’y a pas non plus Jimmy. Franchement, c’est une manière très simpliste de nous développer le personnage de Jess, mais j’aime bien ce que ça donne. On ne peut pas en attendre beaucoup plus de ce genre de séries.

Ainsi, Jess finit par refuser un poste au Japon que son père lui donnait sur un plateau d’argent et qui aurait pu permettre de booster sa carrière. Cela rassure certes partiellement Jimmy, mais ce n’est que partiel, parce que cela pose tout de même la question de ce qu’elle souhaite vraiment dans le futur – elle se dit heureuse « right now », en ce moment, donc. Et le futur ? Elle veut se contenter du présent, mais je n’arrive pas à être convaincu que ça suffise à Jimmy. Après, il rencontre son beau-papa et ça se passe bien. Tout est bien qui finit bien, donc. Et moi, je suis content de voir que ces deux personnages forment un couple de plus en plus solide.

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