J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E03 – Chunnel – 17/20

Je trouve que l’épisode est court, mais il propose tout de même plein de choses : en fait, il ne perd pas de temps et la série me plaît de plus en plus, puisqu’elle réussit à prendre par surprise sur certains détails. Et puis, surtout, Tatiana Maslany ! Au-delà du casting, j’aime beaucoup comment tout est mené de front (pas toujours hyper efficacement) et comment la série révèle peu à peu les secrets des personnages. Bref, ça fonctionne très bien et j’ai hâte, hâte, hâte de voir la suite.

Spoilers 

Le tueur est sur la piste d’Hazel.

Would you get me a pretty poney ?

En théorie, je devrais commencer mes visionnages de la semaine (oui, je sais qu’on est samedi, écoutez, la canicule n’aide pas) par Euphoria, mais la réalité est que j’ai plutôt envie de continuer cette nouvelle série. Il faut croire que la saison 3 est vraiment de moins bonne qualité si elle n’arrive plus à me ramener ! En attendant, donc, j’ai lancé ce troisième épisode parce que la série m’a beaucoup plu la semaine dernière. Je suis un peu déçu que cet épisode ne dure que 30 minutes par contre.

La première scène de cet épisode est tellement surprenante. Nous y voyons un cam boy complètement à poil et tout fier de nous montrer son cul, apparemment. Je m’attendais vraiment à autre chose en lançant l’épisode, parce que la série semblait avoir abandonné cette idée du camboy. Et en même temps, il y a une enquête en cours, n’est-ce pas logique de nous montrer un peu le type de contenu que Paula aime visionner ?

Paula galère un peu à choisir comment s’habiller en début d’épisode, et on comprend vite pourquoi : elle a rendez-vous avec son ex et Mallory pour parler d’Hazel. Cela sent tellement le traquenard, elle est motivée d’accepter, franchement. Le couple veut déménager et propose désormais à Paula de les suivre : ils veulent carrément emménager avec elle et lui payer tout ce dont elle a besoin.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle se vexe, et je la comprends un peu : son ex la traite comme une gamine. Ceci dit, je vois aussi le point de vue de Karl. Il lui parle si mal quand il lui rappelle qu’elle a une vie de merde, mais honnêtement, il est vrai qu’elle a une vie de merde et qu’elle ferait mieux d’accepter le déménagement. Genre, juste, fuis cette vie de merde ? Elle est carrément harcelée par téléphone au même moment, quoi.

Elle n’a vraiment pas envie de quitter sa petite vie apparemment : elle cherche donc à se prendre un avocat, parce qu’étant la mère de l’enfant, elle a une bonne chance d’obtenir la garde. Malheureusement, ce n’est que ça : une chance. Et est-elle prête à prendre le risque ?

Elle hésite suffisamment pour faire des recherches sur Boise, où Karl veut emménager. Ses recherches s’orientent surtout sur la vie que pourra avoir sa fille là-bas, et j’aime bien ce détail. Elle fait ses recherches, évidemment, au travail. J’aime beaucoup le fait que ça permette de continuer de développer ses collègues également, et la relation de dingue entre eux.

Rapidement, la série parvient à nous donner un petit coup de stress aussi : Paula reçoit un appel lui rappelant qu’elle doit toujours de l’argent à son arnaqueur. Et elle le doit avant 15h. Cela la stresse assez pour qu’elle essaie d’appeler plusieurs fois Gonzales, en vain. La policière est occupée ailleurs, malheureusement.

Paula se retrouve à devoir gérer la situation seule et le fait toujours depuis son lieu de travail. C’est dommage, parce que sur place, elle a une collègue qui n’est vraiment pas une bonne amie : quand elle voit que l’ordinateur de Paula est resté ouvert, elle n’hésite pas à mener sa petite enquête. Elle va tellement en faire un article, en plus !

Paula, elle, se rend à la banque et y effectue un virement sur le compte qu’on lui a donné. Son espoir est simple : pouvoir tracer où va l’argent, tout simplement. Elle fait donc un virement d’un dollar sur le compte et est fière d’elle, au point de se moquer de la personne qu’elle a au bout du fil pour lui faire remarquer qu’elle a désormais l’adresse où est arrivé l’argent. Ce n’est pas un souci pour le maître-chanteur qui l’informe alors qu’il va tuer Trev. Là, Paula comprend que quelque chose cloche : elle lui fait remarquer que Trev est mort. La série nous révèle alors que le maître-chanteur est Ash, une amie de Trev. Elle n’est pas au courant que Trev est mort et l’appelle aussitôt – en vain, évidemment.

Une autre situation qui donne vraiment envie que Paula se barre au plus vite de chez elle, c’est que le tueur de Trev est toujours à sa recherche. Je ne comprends pas trop pourquoi il veut absolument la retrouver alors qu’elle ne l’a clairement pas vu. En tout cas, il y met les grands moyens : il se rend dans le restaurant où Paula s’est rendue aussi, puis cherche les écoles à proximité.

Cela lui permet, ensuite, de déposer des paires de baskets au nom d’Hazel dans toutes les écoles du coin, en expliquant qu’il les a trouvées à proximité de l’école. C’est une dinguerie, tout simplement. Cela demande une sacrée patience en plus : il a mis des traqueurs sur chaque paire, mais il faut encore qu’Hazel les récupère et que les baskets bougent.

Notre espoir en tant que téléspectateur est simple : il faut qu’un autre enfant récupère les baskets et que le tueur s’en rende compte avant de faire de la merde. C’est toutefois peu probable et quand les baskets se mettent à bouger, il est dur de ne pas avoir un petit coup de stress, tout de même. Bien sûr, le tueur tombe bien sur Hazel… mais elle est accompagnée à ce moment-là par Mallory. Oh no. C’était si évident que je ne sais pas comment je ne l’ai pas vu venir avant ! Mallory dépose Hazel à son entraînement de foot – où Paula continue de se faire draguer par son collègue coach et où Karl revient à la charge pour faire déménager Paula. Je ne comprends pas comment Paula reste si calme et gère sa journée comme si de rien n’était. Elle est plongée dans une histoire de chantage sordide, mais elle prend encore le temps d’annoncer à Karl qu’elle va se battre pour la garde et ne pas déménager. Pardon, mais comment c’est possible ?

En parallèle, la police mène son enquête sur le meurtre de Trev. Nous retrouvons Gonzales dans la maison de Trev : elle mène son enquête avec la police scientifique. Sur le toit, elle trouve de nouveaux indices, puis s’intéresse à l’enquête de voisinage. Elle gagne au passage un chat et une information intéressante : Trev avait un petit-ami.

Elle espère que la piste pourra leur servir, mais elle se rend compte qu’elle a affaire à un pro et ne le sent pas trop. Gonzales pense surtout que Trev s’est fait tuer par vengeance, parce qu’il devait arnaquer plein de gens. C’est une bonne théorie, je trouve. En attendant, la policière doit toutefois appeler le petit-ami de Trev, dont le vrai nom est Jeff, pour lui annoncer sa mort. C’est horrible parce qu’elle le fait au moment où nous le voyons suivre Mallory jusqu’à chez elle.

Le tueur est un bon psychopathe, qui parvient à faire semblant de pleurer. La scène est à ça d’être drôle, en plus, parce qu’on sait à quel point il est hypocrite et comment il réussit à balader Gonzales. La policière ne se doute de rien, ce qui permet à l’assassin de continuer sa journée comme si de rien n’était. Il suit donc Mallory qui part faire un tour en vélo, et on se doute bien que ça va mal finir pour elle.

Je m’attendais tellement à ce qu’il la renverse en voiture. Finalement, il préfère la faire tomber par surprise et lui mettre un sac plastique sur la tronche. Mais quel taré ? Le pire, c’est qu’il se rend compte qu’il a la mauvaise victime à cause du tatouage que Paula avait à la cheville. Il laisse quand même Mallory pour morte (le fait qu’elle respire encore en fin d’épisode, dans son sac poubelle, me terrifie) après l’avoir dépouillée.

La série nous laisse évidemment aussi sur deux autres cliffhangers : Ash contacte quelqu’un pour lui annoncer la mort probable de Trev (elle appelle cette personne « babe », ça sent donc la relation amoureuse ?) après avoir vu les scellés de la police sur la maison ; Gonzales découvre que les empreintes de Paula sont partout dans la maison (pas une vraie découverte) et sur le toit… mais surtout que ses empreintes sont déjà dans le système. Paula cache apparemment un passé tout aussi sordide à Portland. Pas si soccer mom que ça, donc ?

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E02 – YABA – 17/20

Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et peut-être même plus sanglants. Une chose est sûre : la série fonctionne et est diablement efficace pour l’instant. J’ai déjà hâte de voir la suite. Quelle idée de voir ces épisodes le jour même de la diffusion, maintenant, il faut que j’attende !

Spoilers 

Paula est paniquée par sa découverte et elle se laisse guider par sa peur – qui lui dicte des choses parfois inattendues.

I think I’ll solve a murder instead. It’s fun too. You should try it sometimes.

Je peux bien caser 36 minutes de visionnage supplémentaire avant d’aller me coucher, pas vrai ? L’épisode reprend a priori sur son cliffhanger avec des plans de la maison de Trevor et Paula qui se cache dans la maison… mais on nous sort finalement un flashback. Est-ce que je suis convaincu par cette structure ? Non, car je ne supporte plus les flashbacks dernièrement – je sais que c’est nécessaire parfois, mais là, rien n’empêchait de monter cette histoire dans un ordre linéaire, si ?

Bon, l’avantage, c’est que Trevor est encore en vie. Je trouvais ça étonnant que la série se débarrasse si vite de son lead masculin sexy – en le mettant en slip, certes, mais tout de même. On retrouve Trevor en vie dans sa baignoire puis dans un bar. J’ai d’abord cru qu’il parlait à son père, mais la scène tourne très clairement à la romance gay et ça m’a tendu. Trev est clairement en train de manipuler un daddy pour se récupérer de la thune, non ? Pourquoi faut-il toujours que les bisexuels dans les séries soient psychopathes, arnaqueurs ou salopards, hein ?

Et en même temps, je dis ça, mais il est plutôt honnête avec lui, à parler de son envie de projet immobilier pour étudiants et à écouter les conseils de ce daddy qui veut apparemment l’aider à faire fortune. Touché par ça, Trevor lui explique qu’il a déjà mis 30% de l’argent de son projet de côté et qu’il aimerait vraiment qu’il investisse avec lui. Comment son mec pourrait-il dire non à Trevor ?

Apparemment, il ne peut pas. Ils passent tout de même la nuit séparés, parce que le copain aurait un job et des responsabilités. Trevor n’en est pas moins accro à son mec – et lui fait comprendre en envoyant une dickpic avec un bonbon qu’il continue à manger après. Etrange.

Contre toute attente, c’est le lendemain matin qu’un tueur s’en prend à Trevor. OK. Je m’y attendais quand j’ai vu son slip, et la petite musique qui pouvait facilement tourner au drame ironique. Le tueur ne laisse aucune chance à Trevor, en plus, c’est terrible et on ne nous épargne pas les détails de la manière dont il se fait tuer.

Le tueur qui sort de nulle part a priori ? C’est son mec. Je ne m’y attendais pas, franchement. Le type décide ensuite de faire un grand ménage dans la maison, mais c’est pour mieux retrouver une clé USB. Quand il va mettre toutes ses affaires dans sa voiture, le tueur ne fait pas attention à Paula. C’est pourtant le moment qu’elle choisit pour se rendre chez Trevor. Il ne la voit pas s’introduire dans la maison comme nous ne l’avions pas vue repérer cet homme dans l’épisode précédent.

Et voilà, fin du flashback, retour au présent pour le générique : Paula entend le meurtrier de Trevor s’approcher. Elle n’a vraiment pas de chance, franchement. Se faire arnaquer comme ça par un type, le traquer pour mieux le trouver mort, elle a un karma de merde. Elle se cache dans un placard et fait bien : ça lui permet de voir les chaussures du tueur, qu’elle identifiera plus tard comme celles de Trevor.

Je n’ai pas trop compris pourquoi elle s’est mise à bouger alors que le tueur se servait d’une scie, par contre. Autant rester immobile dans ce cas-là non ? Comme pour me contredire, son portable sonne alors. Elle a bon espoir de ne pas être entendue, mais bien sûr, le tueur l’a bien repérée. La musique est une nouvelle fois ô combien top pour un thriller et de l’action. Elle s’échappe comme elle peut par la fenêtre de la salle de bain, sur le toit.

Elle tombe dans les poubelles et réussit à se couper le bras. J’en retiens qu’il vaut mieux laisser la police faire son travail, putain. En plus, évidemment, elle réussit à se barrer au volant de sa voiture MAIS pas sans laisser un sac plastique derrière elle. C’était sûr. Il y aura l’adresse de son bar préféré, c’est évident.

Elle s’éloigne à toute vitesse de la maison de Trevor, puis finit par s’arrêter pour s’occuper de sa blessure au bras et appeler le 911 – bon, sauf que Karl l’appelle au même moment. Elle a la drôle d’idée de décrocher et de devoir gérer le drama insupportable et inutile de sa fille (elle n’avait qu’à pas être une soccer mom) qui veut ses nouveaux crampons. Paula a plutôt peur d’avoir été suivie elle, mais quand ça commence enfin à s’arranger pour elle, Karl se sépare d’Hazel et recommence à lui parler de la garde qu’elle n’aura jamais.

La menace des avocats est efficace sur Paula : elle décide finalement de ne pas appeler le 911. C’est la pire des idées, franchement ! Elle raccroche et continue sa journée comme si de rien n’était. Je ne comprends pas. Enfin, si, et c’est ça le pire : je comprends bien que la menace des avocats lui fait faire n’importe quoi.

Pendant ce temps, la voisine de Trevor voit le chat de celui-ci débarquer chez elle avec… la langue de Trevor. Bon dieu, voilà une scène inattendue.

Paula tente ensuite de soigner son bras comme elle peut, et alors qu’elle le fait, elle est bombardée de messages et d’appel, principalement du boulot, mais aussi d’un certain Steve qu’elle ne connaît pas et de Karl. Paula ignore son téléphone, ce qui est une mauvaise idée, et se rend plutôt chez son ex, où elle tombe comme prévu sur Mallory, la nouvelle copine de Karl. C’est terrible comme elle a l’air parfaite cette copine.

Bon, en revanche, parfaite, mais maligne à essayer de faire avouer à Paula ce qu’il se passe ou son alcoolisme pour lui retirer la garde. Bitch. La scène où Paula remet Mallory à sa place est exceptionnellement parfaite – j’adore comment elle lui dit très justement qu’Hazel est sa fille et que c’est à elle, pas à Mallory, de pourrir sa vie. Paula n’en est pas moins très en retard à son travail. Elle s’y rend finalement pour mieux se faire engueuler comme une gamine par sa boss. Elle est un peu insupportable, même si elle a raison. Je m’attendais vraiment à ce que le harcèlement sur son téléphone mène à autre chose et je suis surpris que ce ne soit pas le cas – il reste qu’elle reçoit beaucoup de messages de Steve sans savoir qui il est.

Forcément, ça aura un impact à jouer, mais pour l’instant, elle doit d’abord bâcler son travail en rushant comme elle peut… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par l’arrivée de Gonzales à son boulot. Cette dernière est l’enquêtrice que Paula a contacté dans le premier épisode et qui débarque pour laisser une chance à Paula de raconter sa version des faits : le corps de Trevor a été retrouvé.

Paula est assez maligne pour dire toute la vérité. La vérité est étrange, toutefois. J’ai adoré la scène où ses deux collègues voient l’inspectrice et se mettent à bitcher sur Paula, pour savoir ce qu’elle a bien pu faire. Ils m’ont fait tellement rire là où la série aurait dû choisir la voie du drama. C’est un drama après tout, surtout que Tatiana Maslany déchire tout dans sa prestation.

De manière étonnante, Gonzales décide de croire Paula quand elle lui explique sa version des faits et sa peur des avocats de son ex. Je ne sais pas, c’est un peu déroutant : elle était sur la scène de crime, n’a pas signalé le crime et est la seule à avoir un mobile a priori, à ce stade de l’enquête. D’ailleurs, j’ai hâte de savoir le mobile du mec.

De manière encore plus étonnante, Paula décide de dire toute la vérité à ses collègues : elle parle d’abord de rencontre amoureuse, puis avoue qu’elle ne l’a pas croisée sur un site de rencontres. Tatiana Maslany est une actrice incroyable, je suis tellement heureux de la revoir sur mon écran – sa prestation suffit à comprendre le besoin de parler du personnage ; même si elle semble terriblement isolée et sans aucune personne à qui faire confiance. Elle mérite tous les rôles du monde, non ? Elle est incroyable dans cette scène où elle s’ouvre totalement à ses collègues et est au bord de la dépression. Les collègues me font plus rire qu’autre chose, eux, mais je ne sais pas pourquoi elle leur fait confiance.

Pour autant, la vie continue et c’est peut-être le plus impressionnant : elle parvient à continuer de vivre comme si de rien n’était au milieu de tout le bordel qui lui arrive. C’est sûrement ça qui donnait l’impression, dans la bande annonce, d’avoir à nouveau affaire à Orphan Black. Ainsi, Paula se rend ensuite à l’entraînement de foot de sa fille où elle est désormais coach. Elle y rencontre le fameux Steve qui envoyait plein de messages et qui est un autre papa divorcé, mais prend encore le temps de s’occuper de sa fille. Elle est une mère incroyable avec elle. Mallory peut dire ce qu’elle veut, Paula est une bonne mère qui explique à sa fille qu’elle est une badass (YABA : You’re a badass).

En parallèle, la collègue de Paula se rend auprès de leur boss pour proposer un papier et se faire remarquer pour une promotion en tant que journaliste. On voit bien où ça va, surtout quand son papier n’est pas assez bon aux yeux de la boss qui veut quelque chose de plus accrocheur. La collègue va tellement raconter l’histoire de Paula, c’est fou.

Loin de s’en douter, Paula passe ensuite une soirée parfaite avec Hazel. Elle est loin aussi de se douter qu’un tueur est à présent sur ses traces. Devant la maison de Trevor, le tueur retrouve le sac plastique oublié par Paula. Il contient les fameux crampons d’Hazel. Comment ça, la police n’a pas trouvé ce sac suspect juste à côté de la maison ? Ah lala que c’est frustrant. Pendant que les flics visionnent des heures de sexe entre Trevor et ses clients prêts à être arnaqués, le tueur lui est déjà sur la piste d’Hazel. Et avec un prénom pareil, ça va être facile de remonter jusqu’à Paula, je pense.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E01 – Magnets – 15/20

Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un peu trop pour que je sois vraiment à fond. Je sens tout le potentiel, l’histoire est vraiment bonne, il y a plein de personnages secondaires que l’on a envie de suivre et… Tatiana Maslany, bordel, quel bonheur de la retrouver ! Sans être exceptionnelle, la série m’accroche juste ce qu’il faut pour peut-être réussir à m’embarquer toute la saison. Je sens qu’elle peut devenir excellente ; j’ai bon espoir.

Spoilers 

Paula est séduite par Trevor, un jeune qu’elle paie pour passer du bon temps sur internet.

And I’ll fall asleep, I’m old and broken.

Avant même de commencer, la série a déjà un excellent bon point : l’épisode ne dure que 40 minutes. Il ne manquerait plus qu’un générique pour que ce soit parfait et devinez quoi ? La série a un générique ! C’est exactement le format que je regrette et ça commence si bien pour que la série puisse devenir un coup de cœur. Reste à savoir quel événement viendra bouleverser l’héroïne pour que ça en fasse une bonne série.

En attendant, la première réplique est pour Tatiana Maslany dans le rôle de Paula qui veut tuer quelqu’un avec un pistolet à glu ? Est-ce que le rôle est écrit pour elle ? Je ne sais pas trop. J’aime déjà l’ambiance de cette première scène qui est un vrai exemple d’introduction des personnages : Paula, mère célibataire débordée qui essaie d’installer son appartement comme il faut pour récupérer la garde de sa fille Hezel alors que son ex Karl est psychorigide parle avec Trevor.

La conversation semble toute gentille, elle lui raconte vraiment ses problèmes comme elle le ferait avec un ami. Le problème, c’est que Trevor n’est pas son ami. C’est un jeune homme qu’elle paie pour des sessions d’une heure, et ce ne sont pas des sessions de psy. Non, non, très vite la première scène tourne au sexe virtuel entre eux. Ma foi, c’est un début de série quoi. Il faut toujours du sexe dans les premières scènes, désormais. C’est un effet de mode assez visible.

Le lendemain, Paula écoute de la bonne musique en allant au boulot, puis fait ce qu’elle peut pour gérer à la fois sa fille qui l’appelle et ses collègues. Bordel, il y a beaucoup trop de visages connus dans ses collègues ! C’est plutôt une bonne chose, mais j’attends encore de voir si j’aime la série. Elle a ce qu’il faut, mais pour l’instant, je ne suis pas encore à fond dedans. Paula édite des textes et fait du fact checking, soit. Sa boss est exigeante sur les deadlines, pas sur le factchecking ; elle lui vend une promotion pour la motiver ; ses collègues sont drôles.

Après tout ça, Paula fait une pause aux toilettes. Vous vous doutez bien que si on voit ça, c’est qu’elle n’y va pas que pour soulager sa vessie. Elle préfère en effet regarder une vidéo de Trevor en ligne. Il est déjà à poil en pleine journée, avec un pote tout aussi sexy bien sûr. Cela dit, Paula n’est pas là pour se toucher au taf, elle veut juste réserver une session d’une heure avec lui le soir même.

Il est sacrément dispo pour un type sexy ce monsieur. C’est tellement bizarre la relation qu’on nous présente – elle le paie, il semble heureux de la retrouver et entretient très clairement l’illusion d’une relation amoureuse. Quel job absolument atroce que le sien.

Cela dit, durant la soirée parfaite qu’elle a booké, quelqu’un frappe à la porte de Trev. Il va ouvrir la porte et ce n’est pas une bonne nouvelle qu’il y a derrière, bien au contraire : c’est un autre homme, cagoulé. Celui-ci tabasse Trevor devant la caméra. Paula est paniquée et ne sait pas quoi faire : elle décide donc de filmer l’agression pour que ça arrête l’homme. Ce n’est malheureusement pas le cas, l’homme cagoulé se contente de regarder la caméra et de parler à Paula dans une langue que je ne connais pas. Les sous-titres me disent que c’est du serbe. C’est déjà ça.

Bien sûr, Paula contacte ensuite la police. J’aime bien l’enquêtrice qui lui rend visite et est immédiatement sceptique de ce qu’elle voit. Elle informe Paula qu’il peut s’agir d’une arnaque, que tout ça paraît bien faux et qu’on pourrait bien l’avoir filmée ou tenter de l’extorquer. C’est une bonne chose qu’elle soit divorcée, au moins, son couple n’est pas trop en danger. Cela ne calme pas Paula qui a bien peur de s’être faite avoir, même si elle défend Trevor à plus d’une occasion. Elle est sûre qu’il vit près d’elle, même si elle ne sait pas où exactement et a plein d’arguments pour le défendre.

Si cette intrigue est intéressante, on est sur un premier épisode de série et il faut introduire plein d’autres choses. La détective s’en va donc après avoir expliquée à Paula que les gens humains comme elle sont des magnets pour les arnaqueurs et Paula doit reprendre le cours de sa vie. Le lendemain, elle se rend donc chez Karl pour récupérer sa fille. On ne peut pas dire que ça se passe à merveille avec son ex : oh, la conversation est civile, mais c’est suffisamment bien écrit pour qu’on sente qu’il s’agit d’un couple divorcé avec des tensions.

Hezel met trois plombes à venir voir sa mère, mais elle finit par venir et Paula peut reprendre sa vie familiale : une vidéo TikTok, une soirée pizza, un appel de Trevor pour lui dire qu’il est kidnappé. Oh, oups, pas si vie familiale tranquille que ça ! Trevor réclame donc de l’argent et ça sent bon l’arnaque habituelle. C’est triste. Quand Paula trouve la force de lui raccrocher au nez, un deuxième appel, du « kidnappeur » cette fois, l’informe que Trev va mourir si elle ne paie pas.

La police lui explique qu’il faut ignorer les appels, une fois de plus. Le lendemain, c’est Hezel qui décroche le téléphone, parce que sa mère est sous la douche. Paula est terrifiée de ce que sa fille aurait pu entendre ou de ce qui aurait pu se passer, alors elle l’engueule, avant de la réconforter. La chantilly suffit vraiment ? Tant mieux.

J’ai eu un peu peur dans la scène suivante que ça tourne en kidnapping d’Hazel devant l’école, mais finalement, la série met en place son côté thriller d’une manière bien plus subtile : alors que ses collègues factchecker parlent de l’IA qui remplace progressivement leur job (je commence à les apprécier, je crois), Paula reçoit un appel sur son lieu de travail. C’est un appel de Trevor, évidemment.

S’il continue de lui faire croire qu’il va mourir, elle finit par le confronter et lui dire ouvertement qu’elle sait qu’il s’agit d’une arnaque. La série prend une tournure que j’aime quand Trevor fait tomber le masque et révèle qu’il s’en fiche pas mal : elle va devoir payer car ils savent toute sa vie. Outre ce qu’elle a pu dire, Paula prend conscience que la caméra a montré beaucoup de choses aussi : le planning scolaire de sa fille ou de ses activités extra-scolaires par exemple.

Terrifiée, Paula se dit qu’il faut peut-être contre-attaquer. Moi, je me demande surtout ce que Trevor et son complice attendent pour commencer à attaquer vraiment. Il est évident que Paula va voir sa vie détruite par cet événement, sinon il n’y aurait pas de série. Le plus frustrant est toutefois que la police n’a pas le temps pour elle. La détective est excellente à lui faire un fact check (ironique, non ?) de la réalité : elle n’est pas sa pote, Paula devrait suivre ses conseils plutôt que de mener son enquête de son côté.

Pourtant, l’enquête de Paula est plutôt excellente : elle parvient même à déterminer une adresse approximative pour Trevor à partir de la vidéo de son agression simulée. C’est convaincant, mais toujours pas assez pour la police, donc. Malgré les conseils très explicites de la détective, Paula ne change toujours pas de numéro pour autant, ce qui permet à son ex de l’appeler pour lui dire qu’elle aura bien sa fille pour les vacances. Paula considère que c’est une bonne nouvelle, mais je n’en suis pas si sûr : Trevor sait qu’elle voulait partir avec elle, après tout.

Comme elle a un peu de temps le soir après s’être occupée de sa fille, Paula finit par appeler son opérateur pour changer de numéro. Elle n’est pas encore sûre de le faire, comme c’est loin d’être évident. La pression psychologique s’apprête tout de même à monter d’un cran : quand elle dépose sa fille le lendemain chez Karl, ce dernier l’informe qu’il a reçu un appel de Trevor.

Il ne comprend pas pourquoi son ex a probablement couché avec un jeune de 20 ans et lui a raconté toute sa vie. Il met un terme à l’idée des vacances mère-fille, forcément, mais prévient aussi qu’il va prévenir ses avocats et que ça pourra jouer sur la garde. Oui, il fait tout ça sans même savoir exactement qui est Trevor, juste parce que ce gamin de 20 ans semble être un peu dérangé.

S’il savait la vérité, ce serait bien pire pour elle. Coincée dans un embouteillage en rentrant chez elle, Paula s’énerve. Elle a bien raison de s’énerver, je trouve, parce qu’elle est aussi coincée dans sa vie. Elle décide donc, sur un coup de tête, de se rendre dans la rue où elle imagine que Trevor vit. La voilà donc qui traverse une bonne partie de l’Etat pour rejoindre sa ville et enquêter jusqu’à trouver sa maison.

Armée d’une batte de baseball (mais que compte-t-elle faire au juste ?), elle sonne à la porte. Celle-ci n’étant pas verrouillée, elle peut carrément entrer dans la maison, qui est à proximité de la mer et de l’aéroport. La voilà qui se met à fouiller toute la maison. Franchement, la maison est bien plus belle que son appartement. Le problème, c’est qu’en fouillant la maison, elle finit par tomber sur le cadavre de Trevor, dans la baignoire.

Si je m’y attendais depuis qu’elle fouillait la maison, je ne m’attendais vraiment pas à ce cliffhanger. Parce qu’évidemment, le tueur de Trevor arrive pile à ce moment-là. Ah putain, c’est un cliff vraiment efficace qui me donne envie de poursuivre la série. Ce n’est pas raisonnable à 23h, et pourtant, regardez-moi bien le faire !

PS : la BO de la série est incroyable, j’adore !

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