Salut les sériephiles,
Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?
Rendez-nous les années 2000
Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.
Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.
Le projet est simple
Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.
À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.
Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?
On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.
Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.
À quoi s’attendre ?
Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.
Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.
Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :
Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.
Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.
Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…
C’est dispo sur Amazon, oui, oui
En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.
Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.
Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.
Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !




