Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

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Those About to Die (S01)



Synopsis : Un péplum situé à Rome en 79 après Jésus Christ, lorsque les combats de gladiateurs et
les courses de chars étaient encore à la mode.

Pour commencer, je sais que j’ai un milliard de séries à rattraper et de saisons à terminer, mais il faut bien dire que ce ne serait pas un été tout à fait normal si je n’avais pas aussi une série d’été à regarder. Alors bien sûr, il y a la nouvelle série d’Eva Longoria qui m’attend bien patiemment, mais aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais tester et commencer la série Those about to die qui est une série diffusée sur Amazon depuis le 18 juillet et qui m’intéresse moyennement si je suis honnête.

En effet, je n’ai jamais été très fan de péplum. Mais voilà, le casting est sympathique. On retrouve Anthony Hopkins dans le rôle de Vespasian et puis également Iwan Reon que j’avais bien aimé jusque-là dans les rôles dans lesquels j’ai pu le voir. C’est à peu près tout ce que je sais de la série.

J’ai bien sûr vu un bout de la bande annonce qui m’a l’air très sympathique, même si je ne m’attends pas à une rigueur historique des plus incroyables, mais en même temps, ce n’est pas pour ça qu’on regarde ce genre de série. C’est uniquement pour le sang, la violence… C’est un péplum, je n’en attends à rien de plus !

Pourquoi me lancer dans un péplum ? Aucune idée. Je suis toujours passé à côté des séries sur cette époque, en grande partie parce que de toute manière, j’ai fait plus de 10 ans de latin et que du coup j’ai l’impression un, de connaître un peu trop les détails de ces histoires et deux de voir uniquement les incohérences quand je regarde ce genre de séries. Mais voilà.  Euh, il faut pas toujours chercher à se justifier, hein ? J’ai envie de commencer la série : en réalité, je me suis dit pourquoi pas ? Et j’ai commencé la série.

Note moyenne de la saison :

X-Men ’97 (S01)

Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…

Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !

Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.

S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20
Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20
Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra.
Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible​. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20
L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20
Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial.
Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20
L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité.
Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20
Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20
Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20
Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !

En bref

X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.

Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.

Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !

Resident Alien – S03E05 – Love Birds – 16/20

La saison avance vite, inévitablement puisqu’elle est trop courte, mais j’aime beaucoup les directions que ça prend dans cet épisode. Toutes les intrigues sont de plus en plus reliées entre elles. Ce n’est pas simple pour rédiger mes critiques, bien sûr, mais c’est extrêmement cool à suivre quand c’est le cas, puisqu’on voit les liens se faire entre eux en direct… et ça permet d’élaborer quelques théories, en vrai.

Spoilers

Harry est fou amoureux d’Heather, au point d’en oublier un peu la Terre.

You should be more like Heather.

J’ai honte et je n’ai aucune explication de pourquoi je n’ai pas vu cet épisode avant. Fan de la série, je me suis arrêté à mi-saison et je me suis comporté comme si je l’avais finie… alors que non. Je n’ai aucune explication du pourquoi du comment et je me suis surpris récemment, devant un épisode de NCIS, à me dire que c’était dommage de ne plus avoir de série sur les aliens en ce moment dans mes visionnages. Bref, rien ne va et je ne comprends pas pourquoi j’ai attendu si longtemps. Une chose est sûre, je suis vraiment content d’avoir quelques épisodes de plus à regarder. Et je reprends avec plaisir !

L’épisode commence par un homme qui se transforme en grande flaque d’eau quand il touche la boule organique venue d’Harry. Le personnage d’Enver Gjokaj se voit alors confier la tâche de ramener la boule à Harry, car c’est le seul qui puisse s’en servir.

Heather

Heather qui chie sur la statue de la liberté ? Pouvait-il y avoir meilleur moyen de reprendre la série pour moi ? Probablement pas. L’idée est qu’Harry est complètement fou amoureux d’elle, son oiseau qui l’emmène voir les USA depuis le ciel et l’aide à critiquer les humains. Ensemble, ils font des danses nuptiales d’oiseaux (non mais vraiment cette série, c’est génial) et libèrent les oiseaux en captivité, mais tout ça signifie aussi qu’ils oublient un peu le fait que le monde des humains est sur le point d’être détruit.

Asta est heureuse de voir Harry être heureux, bien sûr, mais elle aimerait aussi qu’il se concentre un peu. Elle l’envoie donc se renseigner au commissariat, où Harry tombe pile à temps pour découvrir que Mike et Olivia ont un carnet avec un croquis chimique représentant un élément des Gris. Cela intéresse bien sûr Harry, mais il est tellement bizarre au quotidien que les policiers ne comprennent rien à ce qu’il se passe.

Ils sont préoccupés par leur propre vie de toute manière : les gens se moquent d’Olivia qui croit aux aliens, Harry est toujours amoureux de Lena et change complètement d’attitude quand il la croise dans la rue. Cool de voir qu’elle est toujours dans la série.

Même si le monde est sur le point d’être détruit, Asta décide de soutenir le couple d’Harry et Heather. Elle les invite donc chez elle pour un repas bien particulier : D’Arcy, contre la relation, prépare un poulet rôti – brillant – et Heather se retrouve à picorer des graines sur la table, devant les hôtesses. C’est amusant, mais ce n’est jamais qu’une distraction par rapport à l’intérêt de la scène : Harry a décidé une nouvelle fois de quitter la planète.

Ce n’est pas rien : il veut s’installer sur la planète d’origine d’Avian – le vrai nom d’Heather – mais bon, pas de quoi s’inquiéter ! Il promet de trouver le plan des Gris avant de disparaître et de le confier à la Général pour qu’elle puisse les débarrasser des Gris. Au passage, il informe aussi ses amies que Ben est régulièrement enlevé par les Gris. Dingue.  

Asta & D’Arcy

Si D’Arcy promet de ne rien dire à Ben, elle en cauchemarde trop pour que ça reste un secret bien longtemps. En attendant, Harry continue de coucher tout le temps avec Heather et Asta fait le ménage en imaginant un moyen de se débarrasser de l’oiseau une fois pour toute – en s’arrangeant pour qu’elle rompe. Le problème, c’est qu’elle compte trop sur un comportement humain de la part d’Heather, alors qu’elle ne garde aucun secret avec Harry. Voilà donc comment Harry se planque pour écouter tout ce que ses amies disent de lui dans son dos. C’était une bonne scène franchement, surtout quand Harry dit quatre terribles vérités aux filles.

Les deux meilleures amies sont géniales ensuite à prétendre ne pas être d’accord avec ce qu’il a dit, alors que bien sûr que oui ; il a eu une analyse parfaitement juste des deux femmes. Il dit ainsi qu’Asta aide les autres pour qu’ils l’aiment et que D’Arcy est une amie pourrie incapable de rendre l’amour qu’on lui donne. Cela la fait réfléchir à sa promesse à Asta de ne rien révéler à Ben – promesse encore plus difficile à tenir maintenant qu’elle se souvient avoir vu Ben se faire enlever quand il était enfant. Oui, c’est nouveau : ça lui est venu en rêve. Inévitablement, D’Arcy finit par se rendre chez Ben, se comporter bizarrement et finir par lui avouer ce dont elle se souvient. Espérons que ça permette de débloquer quelques souvenirs de Ben.

Autrement, j’avais totalement zappé qu’Asta en était à récupérer Jay à sa mère adoptive – l’adolescente veut venir vivre avec sa mère biologique car la mère adoptive ne veut pas qu’elle se barre en Europe. Asta non plus, mais bon, c’est une adolescente. La scène était super touchante, en vrai. Bon, par contre, Jay s’installe bien vite, je trouve. À voir ce que ça donnera dans un futur proche – au moins, tous les épisodes de la saison sont disponibles, c’est l’avantage de reprendre si tard mon visionnage.

Les Gris

Pendant ce temps, Harry continue d’enquêter sur les Gris et sur ce qu’ils cachent. Il se rend dans le bunker de l’armée pour récupérer une substance du vaisseau alien, mais McCallister en profite pour faire une petite expérience. Le but est d’utiliser les yeux du chasseur d’alien pour avoir désormais un détecteur qui permette de reconnaître les aliens. Pratique.

Du côté de Ben et Kate, il n’y a pas que les Gris qui posent problème. Max est de plus en plus en train de commencer sa crise d’adolescence, décidant désormais de laisser son père faire son travail à sa place. Quand sa mère le force à travailler, Harry se retrouve à devoir faire les devoirs de Max, l’occasion pour Max de rencontrer à nouveau Heather et de ne pas trop l’aimer quand elle le vire de chez Harry directement.

Cela dit, Max a besoin d’un projet scientifique, et il décide donc de voler le caldera d’Harry – un mélange chimique avec l’élément pris au vaisseau des Gris. C’était plutôt drôle, surtout que Max utilise vraiment le caldera lors de la fête de l’école où il devait présenter son projet chimique. Harry débarque à temps pour l’empêcher de faire n’importe quoi, heureusement : il déclenche l’alarme incendie de l’école pour éviter que tout le monde n’assiste à la démonstration d’un caldera ; surtout qu’il ne sait pas ce que ça fait.

Il le découvre alors : cela inverse la gravité terrestre, pour que les Gris puissent survivre sur Terre. En flottant.

Kate

Kate, elle, se montre très intéressée par le documentaire sur Olivia qui avoue en connaître tout un rayon sur les extra-terrestres. Forcément, Kate est perturbée par l’histoire des chouettes qui serait un faux rêve ajouté par les kidnappeurs d’une autre planète et elle demande plein d’infos à une Olivia qui comprend aussitôt que Kate pense avoir été enlevée, même si elle lui dit le contraire. Le soir même, Kate trouve une nouvelle cicatrice dans son cou, qui ressemble bien à la marque d’une puce laissée là par les aliens.

Cela fait un bon cliffhanger, mais ce n’est pas le dernier : Heather se fait menacer par les Gris et se retrouve à devoir bosser pour eux. Elle a pour mission de lui voler son ADN, ce qui ne devrait pas être trop compliqué quand il en est encore à chanter son amour pour elle dans sa cabane. Très bonne chanson, qu’est-ce qu’Alan Tudyk s’éclate dans ce rôle ! La trahison fera mal à Harry.

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