That ’90s Show – S01E10

Épisode 10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Spoilers

Leia s’apprête à quitter la maison de ses grands-parents et doit dire au revoir à tout son groupe d’amis.

There was a fly on my junk.

Contre toute attente, Fez est également de retour dans cet épisode. Je ne pensais pas du tout qu’on le reverrait, mais ça m’a fait sacrément plaisir. Il est toujours capable de me faire rire à quasiment chacun de ses gags, que ce soit quand il se retrouve nu devant Red par accident ou quand il explique qu’enfiler un pantalon est trop compliqué pour lui – et sortir un billet de sa poche aussi.

Fez est de nouveau en couple avec Sherri, parce qu’ils se sont croisés au restaurant et que bon, pourquoi pas. C’est une bonne chose de retrouver Fez et c’était marrant de le voir vouloir impressionner Sherri par tous les moyens. L’avantage, c’est que ça permet de laisser la possibilité de le retrouver aussi en saison 2, j’imagine.

Bon, en attendant, il passe son épisode à vouloir régler les problèmes de Sherri, ce qui serait plus simple si son propriétaire n’était pas… Fenton. Ah, Jim Rash. Quel plaisir ! Bon, forcément, Fenton décide d’augmenter le loyer de Sherri et Fez d’aller dans le sous-sol des Forman pour se droguer. Il n’a plus son gang, mais il y a toujours Nikki et Ozzie pour ça. Définitivement, voir Ozzie et Fez interagir confirme qu’Ozzie n’est pas à la hauteur du tout, mais bon. C’était sympa, surtout qu’on se retrouve alors avec un flashback de la série d’origine – Eric, Jackie et Kelso reprennent une scène culte sans être vraiment là. On termine par Donna et Fez ensemble… Ah la nostalgie prend.

La conclusion de cette intrigue est simple, avec Fez qui offre des cheveux à Fenton en échange de travaux gérés par Fenton lui-même chez Sherri. Clairement, ça laisse une porte ouverte pour une présence de Fez en saison 2, et c’est tant mieux. Le retour du reste du gang serait sympa aussi, parce que certains n’ont vraiment fait que des apparitions.

Et sinon, du côté des ados ? Dès le départ de l’épisode, on nous fait bien comprendre que nous sommes sur une fin de saison. Ce sont les derniers instants de Leia chez ses grands-parents, alors elle fait une fête avec tous ses amis, stressant de savoir quoi faire des vingt-quatre dernières photos de son appareil. Dommage qu’elle en prenne une des fesses d’Ozzie.

En tout cas, le rythme est clairement accéléré dans cet épisode : Jay nous offre même un « BUUUURN » largement attendu – bordel, qu’il ressemble à Kelso – quand Nate se fait avoir par ses propres mots, comparant son fut de bière à un bébé qu’il vient de faire tomber dans les escaliers… comme sa mère l’avait fait tomber d’après Gwen. Franchement, je me demande pourquoi les scénaristes se sont subitement réveillés avec ce début d’épisode, mais l’alchimie entre tous les personnages semble enfin là.

Outre l’aspect festif (des années 90 hein), l’épisode gère en effet beaucoup mieux les dynamiques entre tous les personnages. C’est peut-être davantage copié de la série d’origine, mais ça fonctionne si bien que ça va être dur de les quitter. Bon, ça va être moins dur pour Leia, surtout quand elle apprend par Nate, devant tout le monde, que Jay va la larguer.

Il faut dire que Nate pensait que c’était déjà fait évidemment. Tout le monde se met aussitôt à commenter la situation – Ozzie a bien sûr son avis sur la question, puisqu’il a Etienne au Canada… et il m’a fait rire, merde ? – mais Leia vit très mal ce qu’il se passe. C’est plutôt logique. Elle m’a fait délirer avec sa bombe de fromage (je ne veux même pas savoir, la chantilly ça passe, mais du fromage sous cette forme ?) et la scène était excellente.

Cela permet aussi un bon quiproquo le lendemain quand Kitty est heureuse car sûre que sa petite fille reviendra vite la voir : son petit-ami est là, sa meilleure amie est là, sa salade de patates préférée est là. Bon, ça c’est ce que pense Kitty jusqu’à ce que Gwen lui annonce la rupture, une dispute entre elles et la salade de patate qui a rendu malade Leia.

Kitty essaie donc d’aller lui parler… mais ça fait plus mal qu’autre chose d’entendre sa petite-fille dire qu’elle veut quitter ce trou paumé. La pauvre n’était pas prête à ça, mais en même temps Donna qui revient plus tôt que prévu n’était prête à entendre que sa fille avait un petit ami dont le nom de famille est Kelso. C’était marrant à voir, jusqu’à ce que l’humour autour des Kelso devienne gênant : à quel moment une mère et sa fille commentent comme ça les cheveux de toute une famille ? Enfin, je veux dire… C’est bizarre non ? Bon qu’importe. L’essentiel, c’est que Donna est toujours aussi géniale et conseille à sa fille de parler avec ses amis avant de quitter Point Place.

Leia décide donc d’aller parler à Gwen, avec qui elle s’est engueulée la veille parce qu’elle approuvait la décision de Jay, pour au moins lui dire au revoir. Comme Gwen est partie lui chercher un cadeau, Leia se retrouve à parler avec Nate. Et à nouveau, comme dans l’épisode précédent, voir ces deux personnages ensemble fonctionne complètement. Ils ont une alchimie de dingue, bien plus que Leia et Jay.

Là, vraiment, la série est géniale : elle réussit à surprendre vraiment pour ses derniers épisodes. Ce duo n’a jamais été ensemble de toute la saison et à aucun moment on n’aurait pu le voir arriver avant l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça donne encore plus envie d’une saison 2. Gwen surprend Nate et Leia sur le point de s’embrasser, et elle… finit par être OK avec l’idée ? C’est dingue. On parle donc du copain de Nikki, du frère de Gwenn, du meilleur ami de Jay. C’est mal barré, cette affaire.

Les deux sont de vrais romantiques qui s’ignoraient depuis le début de l’été… alors ça donne envie de les voir ensemble. C’est triste comme tout, parce qu’en parallèle, Kitty fait tout ce qu’elle peut pour que Jay vienne s’excuser près de Leia et tente une relation à distance. C’est inattendu, mais il le fait donc en fin d’épisode, embrasse Leia et lui fait promettre de réfléchir à une relation à distance. Ah s’il savait.

C’est toutefois l’heure des au revoirs, sans certitude pour le casting de se retrouver pour une saison 2. Je suis bien content de savoir qu’il y en aura une, moi, car ça m’aurait laissé un vrai goût de trop peu. En effet, Gwen et Leia se disent au revoir, Gwen gérant totalement la situation avec Jay en temporisant les choses comme il faut. Nikki prend alors la dernière photo et est super sympa avec Leia… qui s’excuse donc de ce qu’elle lui fait – Nate n’a absolument pas trompé Nikki cependant, même s’il était sur le point de le faire.

La dernière scène est vraiment sympathique – même si je suis toujours aussi soulé par le surjeu et la surdramatisation d’Ozzie. Leia et Donna repartent vers Chicago avec la meilleure bande son possible. Le générique de fin donne un véritable sentiment de nostalgie, celui que j’attendais, parce que Kids in America sonne vraiment années 90 et que les photos prises par Nikki (soi-disant) sont toutes excellentes. J’ai hâte de revenir à Point Place pour une saison 2 !

EN BREF – La série a mis beaucoup de temps à trouver son indépendance par rapport à la série d’origine, mais aussi à trouver son propre rythme. Beaucoup de tentatives sont faites au cours des dix épisodes et elles sont loin d’avoir toutes été réussies. Pourtant, il y a de vraies bonnes idées et une vraie volonté de bien faire qui se ressent. L’humour est présent, je pense avoir ri au moins une fois à chaque épisode, et parfois beaucoup plus.

Bien sûr, Kitty et Red ont porté à bout de bras une énorme partie de la saison et les tests ont rendu insupportables certains personnages. Sur les deux ou trois derniers épisodes, l’alchimie est cependant enfin là et beaucoup de choses semblent moins forcées. Certains personnages ont commencé à être appréciables grâce à ça – on sentait qu’ils prenaient peu à peu leur indépendance des stéréotypes dans lesquels ils étaient enfermés au départ, parfois en renforçant le stéréotype d’ailleurs.

Qu’importe, tant que ça fonctionne ! Cela donne vraiment envie d’une saison 2, confirmée par Netflix. J’imagine que ça vaut le coup d’être en retard dans son visionnage, rien que pour ça. Bref, je suis content que Netflix se lance dans ce revival que je voyais vraiment d’un mauvais œil au départ. Je ne sais pas s’ils iront plus loin que la saison 2… mais c’est sympa de savoir qu’on aura encore vingt épisodes de plus à se mettre sous la dent. J’espère que ça ne trainera pas trop à venir.

That ’90s Show – S01E09

Épisode 9 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.

Spoilers

Kitty envisage de reprendre le travail alors que Leia est divisée entre amour et amitié.

Tuna forget your resume.

Les adolescents sont paniqués et déprimés par la rentrée qui approchent, à l’exception de Nikki. Décidément, elle commence à me plaire cette Nikki. Je ne comprends pas comment elle a pu être inutile pendant sept épisodes et comment d’un coup, elle arrive à me faire à peu près rire. Même Ozzie a réussi à me faire sourire dans la première scène, cela dit, donc ça en dit long sur mon état de fatigue, j’imagine. Cela n’a pas empêché les rires de me déranger.

Bref. Reprenons la critique : Leia se retrouve partagée bien malgré elle quand Jay lui propose, pour leur dernier samedi, un pique-nique romantique. Elle accepte immédiatement, avant que Gwen lui rappelle qu’elles devaient passer ce samedi-là ensemble. Bon, on est sur une situation classique de comédie, donc.

En parallèle du dilemme de Leia, nous suivons aussi Jay donner des cours de musculation à Nate… et pfiou, c’était si années 90. Les looks, la manière de filmer, les plans proposés… C’était naze comme tout, mais c’était très années 90. Et puis, à force d’avoir les épisodes qui passent, il faut bien reconnaître que je commence à apprécier Jay. Je ne pensais vraiment pas que ce serait possible.

En même temps, à chaque fois que je le pense, je change d’avis. Il reste le fils de Kelso après tout, et il a donc toujours la capacité d’être idiot et c’est insupportable. Il emmène donc Leia en rencard dans la forêt pour mieux voir le rocher de la Baise. Sinon, la série nous ramène Leo, allons savoir pourquoi, mais comme Netflix l’avait spoilé par sa miniature, ben… pas de surprise.

Le problème, surtout pour Leia, est que Jay se perd en route. Le pique-nique dure donc bien plus longtemps que prévu… et on se demande combien de temps il devait durer, hein. Je veux dire, elle est en retard avant même de le commencer – et tout ce qu’ils ont comme bouffe, ce sont des canettes de coca.

Malgré tout, Leo leur donne sa voiture pour qu’ils puissent rentrer plus vite. Cela n’empêche pas Leia d’être en retard… et Gwen ne le supporte pas. Elle est totalement insupportable dans cet épisode, franchement : elle veut absolument passer du temps avec sa nouvelle meilleure amie, je comprends, mais de là à lui reprocher de passer du temps avec son copain pour leur dernier week-end, c’est bon, quoi.

Elle en est au stade où elle fait virer Leia du country club où ils devaient passer la journée. Ce n’est pas cool du tout, et ça fait que Leia se retrouve à rentrer chez elle pour passer du temps avec Nate. Après une journée d’entraînement intensif, le pauvre Nate est complètement courbaturé de partout. Cela a apporté quelques gags pendant l’épisode, plus ou moins bons, et ça permet une jolie scène où Nate est malin. Incroyable, non ?

Il explique donc à Leia qu’elle manquera beaucoup à Gwen, plus que ce qu’elle peut imaginer. En effet, Gwen n’est pas si populaire et cool que ça au lycée apparemment, Leia ne sera donc pas la seule à se sentir isolée et invisible. Cela mène à une réconciliation facile entre les filles et me pose vraiment problème : Leia affirme à Gwen qu’elle est sa meilleure amie… et je ne vois pas pourquoi. Enfin, je veux dire, elles ont passé un été ensemble, je veux bien, mais elles ont été trop vite présentées comme amies par les scénaristes.

Sans la moindre surprise, l’épisode termine par un cliffhanger qu’on a tous vu venir depuis que Leia et Jay se sont mis à flirter ensemble : Jay se rend compte que Leia va repartir à Chicago et qu’il n’est peut-être pas fait pour une relation longue distance. Comment faire ?

Je le comprends, c’est un secret que je n’ai pas percé non plus. Autrement, dès le début de l’épisode, les scénaristes ont pris la décision de séparer Nikki du reste du groupe, parce qu’elle les trouvait trop idiots et qu’elle, elle était pressée de retourner à l’école. Cela lui donnait définitivement un côté Jackie, mais en même temps, c’était plutôt bienvenue de la voir avoir avec des scènes avec Red et Kitty.

Comme souvent cette saison, ils ont une des meilleures intrigues : Kitty souhaite reprendre le travail parce qu’elle a adoré passer l’été avec des ados et parce qu’un poste d’infirmière vient de se libérer au lycée du coin. La ficelle est un peu grosse, mais ça permet de bons gags tout du long, avec Red qui est d’abord contre mais est finalement celui qui ramène son CV à Kitty.

Quant à Kitty, elle se met à stresser et imaginer des cas médicaux improbables à soigner au lycée, ce qui apportait des scènes over the top bien senties. Franchement, la série fonctionne.

That ’90s Show – S01E08

Épisode 8 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.

Spoilers

Les ados sont paniqués quand Kitty confisque leur drogue sans le savoir, par accident.

You save yourself son of a bitch. I respect that.

Le titre est assez on the point pour cet épisode : un orage empêche tous les personnages de sortir de la maison, ce qui fait que Red passe tout son temps à réparer la maison. Il termine vite son travail, cependant, alors Sherri profite de l’occasion pour se servir de Red et le faire venir chez lui. Oui, évidemment, Sherri était encore là, y compris après avoir renversé Red en vélo, apparemment.

On se débarrasse donc de Red pour l’épisode, ce qui était le but de Kitty de toute manière. Elle souhaite en effet donner à l’Eglise des objets ayant appartenu à Red, et il l’en empêche. Une fois parti, elle se lance donc dans une énorme opération de rangement qui va lancer l’épisode. C’est plutôt une bonne idée, parce qu’au passage, Kitty récupère malgré elle le pot dans lequel les ados cachent leur drogue.

Vraiment, on se retrouve totalement dans les années 70 comme ça… sauf qu’on devrait être dans les années 90. L’avantage de tout ça est que ça nous propose de nouveaux duos : les ados sont paniqués et se séparent pour chercher toute la maison. Pour éviter les distractions, les duos ne sont pas les mêmes que d’habitude, parce qu’on sait que Nikki et Nate ensemble, ça n’aurait pas donné grand-chose d’efficace.

Cela permet de mieux explorer les personnages, même si mettre dans la même pièce, Gwen & Nate, supposés frère et sœur, paraît tout de même être l’idée de base la plus simple. Ils sont immédiatement séparés par Kitty, malheureusement… Avant de passer l’épisode à se chamailler. Si les chamailleries sont celles de frère et sœur, ça n’empêche pas la série d’être un peu lourde avec ce duo.

Kitty accuse clairement un de ces objets de déco d’être responsable des chamailleries entre eux, mais les problèmes sont plus ancrés que ça : ils ne communiquent pas assez, tout simplement. Les réconciliations entre eux ? Oh, ça se fait autour des pères de ces deux-là : Nate regrette l’absence du sien et est énervé de voir Gwen avec le t-shirt trop petit qu’il lui avait offert, mais une fois que ça se met à communiquer entre eux sur cette absence, tout va mieux.

Même Kitty est pote avec eux désormais, et ça, c’était lourd. Bon, pas autant que Sherri qui appelle le père de Nate au Japon depuis la maison de ses voisins.

La drogue ? C’est le duo Ozzie et Jay qui remet la main dessus en premier, dans le garage. Oui, parce qu’il y a plein de cartons à explorer, alors c’est compliqué de savoir précisément où Kitty avait mis la drogue. Red récupère malheureusement la veste dans laquelle Jay essaie de cacher la drogue, après l’avoir enfilée… Ce qui refait paniquer tous les ados un temps.

Finalement, Ozzie et Jay parviennent à remettre la main sur la drogue sans trop de mal, en s’infiltrant chez Gwen & Nate, toujours occupés avec Kitty. Cela aurait été trop logique d’envoyer les occupants de la maison sur place, j’imagine. Cela dit, le duo Ozzie/Jay apportait un peu d’humour et fonctionnait mieux. Je n’ai pas apprécié Ozzie pour autant, hein. J’étais content de le voir se prendre des pièges à souris, et Jay aussi, parce que Jay, je l’aime bien, mais il est lourd parfois.

La prise de drogue finale par tous les ados reste l’une des meilleures scènes de ce revival, ce qui fait que je ne sais plus quoi penser. Je suis généralement contraire ce genre de scènes, inévitablement, mais force est de constater que plein de petits gags de l’épisode culminaient d’un coup dans cette avant-dernière scène.

Pendant ce temps, Leia est embarrassée de devoir montrer son suçon fait par Jay aux autres, soi-disant. Nikki est la seule à s’y intéresser – quelle surprise. Ce n’est pas exceptionnel à la base, mais plus on avance dans l’épisode, plus ça fonctionne. Je me suis surpris à rire à quasiment chaque réplique intentionnellement drôle venant de Nikki. Ce doit être la première fois que ça arrive autant devant un épisode de la série, et surtout avec Nikki.

Forcément, Nikki est plus expérimentée que Leia quand il s’agit d’amour, alors elle fait tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Leia. Ce n’est pas évident quand elle se met à stresser au point de vouloir faire du ski à chaque baiser pour être sûr de ne rien toucher par accident – ou quand elle touche réellement le sexe de Jay par accident… mais n’arrive plus à décrocher sa main.

L’humour était lourd – je préfère éviter de parler du gag du parapluie ; le générique est toujours un plaisir, même avec cet étrange remix… et l’épisode me paraît être l’un des meilleurs depuis le début de la série. C’est la première fois que j’ai l’impression que chaque adolescent a vraiment son rôle à jouer dans l’épisode et que personne n’en fait trop dans son rôle. Surtout, le fait que les gags fonctionnent et reviennent régulièrement au cours de l’épisode, de manière naturelle, est rassurant. Enfin, j’ai adoré le personnage de Nikki, que ce soit par l’humour qu’elle apportait ou le côté plus sensible (bien que prévisible) des doutes sur sa relation.

Après, et contre toute attente, ce sont finalement les adultes que j’ai moins aimé… C’est la première fois, mais j’ai l’impression d’être une vraie girouette désormais. Quant au cliffhanger de l’épisode, il prépare déjà la fin de saison, et ça c’est triste : l’été touche à sa fin, les emplois du temps du lycée du coin sont là.

9-1-1 Lone Star – S04E05

Épisode 5 – Human Resources – 18/20
Je me suis laissé prendre au piège de cet épisode bien plus rapidement que d’habitude, probablement parce que les deux intrigues tournaient autour de personnages que j’aime beaucoup et qu’on ne voyait pas assez cette saison. Au-delà de ça, il s’agissait d’une intrigue un peu trop prévisible d’une part et d’un vrai retournement de situation, d’autre part. La série regagne en qualité avec de tels twists et des réactions qui paraissent bien plus crédibles et logiques que dans les épisodes précédents, tandis que le fil rouge renforce le suspense. Vivement l’épisode suivant, en fait.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent à la caserne, mais pas forcément pour ce à quoi on s’attendrait.

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That’s crazy. I mean, ridiculous. That’s ridiculous.

Le temps passe bien trop vite cette semaine, ça doit être un effet secondaire de ma nouvelle vieillesse – ou de ma seconde jeunesse, selon le point de vue. Quoiqu’il en soi, un nouvel épisode de la série est disponible et il fallait bien que je le vois à un moment ou un autre. Pourquoi pas maintenant, donc ?

L’épisode reprend par une scène un peu étrange lorsque, comme moi, on a oublié le cliffhanger précédent. Seulement voilà, on nous prépare à l’explosion d’une bombe à la caserne et pour ça, on voit un jeune homme faire un test sur un bus scolaire et quelques mannequins qu’il explose avec plaisir. C’est presque sans urgence ou problème, sauf qu’il le fait avec un but bien précis ensuite et angoissant. C’est un problème, surtout quand il est surpris par un randonneur qui va vite regretter d’avoir croisé son chemin. Enfin, il n’a pas le temps de le regretter cela dit, parce qu’il est rapidement tué.

Cette introduction est vite oubliée pour reprendre sur d’autres intrigues, et je dois dire que je me suis fait happer plus rapidement que bien d’autres fois par cet épisode. Il n’avait rien de plus, je crois, mais ça fait quelques jours que je n’ai pas regardé de séries alors ça doit jouer, tout leur univers me manquait. Pourtant, ça commence par Owen qui veut vendre sa moto, et ça, c’est pas dingue. Mateo fait planter la vente d’Owen en parlant de greffe et de dons d’organes, cela dit.

On enchaîne avec les ressources humaines qui se pointent à la caserne pour mener une enquête. Au départ, tout semble indiquer que l’enquête est menée contre Owen, parce qu’il a eu tendance à utiliser des insultes et à entretenir une culture « cow-boy »… mais contre toute attente, la vraie raison de la présence des ressources humaines est que Marwan a osé dire qu’une femme était folle – celle du mobil-home roulant.

Ma foi, j’aime bien l’idée qu’elle soit assez folle pour s’en plaindre ensuite – surtout que je me suis souvent dit que les pompiers avaient beaucoup de liberté dans cette série. Cela me semble assez justifié comme plainte, en vrai, même si le côté « elle m’a fait me sentir en danger » est rigolo quand on se souvient qu’elle était prête à se laisser mourir.

Marjan semble prendre la nouvelle plutôt calmement au départ, mais dès qu’elle sort du bureau où elle est interrogée, elle se met à se plaindre au reste de ses coéquipiers. Elle recommence au passage à lancer quelques insultes envers cette femme, mais Owen réussit à la calmer à peu près. Il y a quand même un problème : il refuse qu’elle parte en intervention avec eux tant qu’elle n’a pas l’esprit reposé.

C’est plutôt un bon signe de la part d’Owen, et presque surprenant de sa part : c’est rare qu’il soit un bon manager et un capitaine ! Il ne le sait pas encore, bien sûr, mais il met aussi Marjan en danger : elle est abordée par l’homme du début d’épisode – celui avec le goût pour une bombe, pas celui qui s’est fait tuer – qui semble intéressé d’abord par Owen, puis par Firefox. Il connait bien toute la caserne, toutes les interventions passées et interroge Marjan un peu en détails.

Celle-ci le trouve louche, mais elle se laisse balader malgré tout, allant lui chercher un prospectus pour qu’il puisse postuler quand il lui demande, après avoir expliqué qu’il est un ancien soldat. Pourquoi pas ? Eh bien, parce qu’elle le laisse seul du côté du matériel des pompiers. Ce n’est jamais la meilleure des idées.

L’homme vole une radio sans qu’elle ne le remarque parce qu’elle a vraiment la tête ailleurs. Et ce n’est pas fini pour elle ! L’épisode m’a bien fait rire ensuite : Marjan se retrouve face à Mitch et Lila, le couple qui se plaint d’elle, pour s’excuser. Elle le fait, même si ce n’est pas évident et même si on sent bien qu’Owen n’est pas aussi sincère qu’elle. Lui, il ne comprend pas comment l’homme peut s’en être tiré avec une simple amende.

Effectivement, c’est clairement abusé, mais bon, il s’est réconcilié avec Lila donc j’imagine qu’elle n’a pas porté plainte pour l’enlèvement, et le reste bon, il a perdu sa maison déjà. Cela a dû coûter bien cher. Le couple est donc désormais SDF et a une page GoFundMe. La vraie raison derrière toute cette intrigue est donc que le couple espère des excuses publiques de la part de Marjan, sur son compte Insta. Et ils souhaitent que Firefox mettent un lien vers leur cagnotte, évidemment.

Cela paraît simple, mais l’éthique de Marjan est clairement attaquée sur ce coup-là : elle ne souhaite pas partager une telle cagnotte, car ce serait leur donner raison. Si elle ne le fait pas, elle risque toutefois un procès.

La deuxième intrigue est encore plus intéressante et se concentre sur Grace, ce qui est toujours une bonne manière de me convaincre. J’ai bien aimé ce qui était proposé en plus, même s’il y avait une bonne partie de l’épisode qui était trop prévisible. Ainsi, on se retrouve avec Linus, un petit garçon, qui appelle le 911 à plusieurs reprises pour de petites urgences bien à lui.

Il ne connaît pas sa table de sept (génial cette astuce qui me fait regretter de pas être américain et de ne pas avoir su ça enfant), il fait cramer un plat… mais ce qui intrigue principalement Grace, c’est qu’elle entend que sa mère fait la sieste au milieu d’une journée de cours et semble confondre de plus en plus les mots.

Elle s’inquiète donc de la situation de ce petit garçon, mais ne semble pas faire le lien sur le problème que pourrait avoir la mère. Elle en parle à sa supérieure, Sara, qui est d’une inutilité assez incroyable et lui laisse la liberté de faire son choix, lui rappelant tout de même que si Grace se trompe et qu’un flic se pointe, il y a toujours le risque que les services sociaux s’en mêlent au moindre petit objet pointu qui pourrait poser problème.

Grace passe donc sa soirée à ressasser ses doutes. Comme elle est mariée à Judd, elle a la chance d’avoir du soutien à la maison et les bons conseils. Plutôt que d’envoyer un flic, il conseille à Grace de se rendre chez la famille pour voir ce qu’il en est. C’était la meilleure des idées : la femme est en fait un plein AVC. Grace arrive pile à temps pour la prendre en charge.

Bien sûr, ce n’est pas si évident que ça de la prendre en charge correctement, alors Grace appelle également Tommy pour s’en sortir. J’ai beaucoup aimé ce segment de l’épisode, parce qu’on comprend bien que Grace est paniquée. Autant elle est capable de garder son sang-froid au téléphone, autant vivre la situation de stress est totalement différent pour elle. Tommy est heureusement capable de la réconforter et de lui indiquer la marche à suivre.

Il était intéressant de voir les rôles inversés pour ces deux-là, mais aussi de voir l’explication qu’elles ont ensuite, avec Grace qui s’excuse de s’être emportée pour rien quand Tommy a déjà pardonné de toute manière. En plus, la mère s’en tire parfaitement bien et tout est bien qui finit bien. Ou presque.

En effet, on enchaîne sur une autre intervention avec un immeuble complètement en feu. Cela n’est pas censé être bien différent des autres interventions, mais on comprend que le feu a été mis par le cinglé qui veut faire exploser la caserne, alors ça dessine un fil rouge tout de même inquiétant pour la suite. L’homme a volé une radio et note toute la procédure et les temps de réaction des pompiers. Bref, il les dissèque pour pouvoir leur faire le plus mal possible par la suite.

Ce n’est jamais agréable de savoir qu’une telle menace plane sur des personnages qu’on adore. Evidemment, la série n’en dit pas beaucoup plus sur le sujet dans cet épisode. En revanche, elle insiste pour le cas Marjan. Firefox se retrouve une fois de plus à devoir sauver une personne qui ne veut pas quitter sa situation de danger : ayant le vertige, un homme refuse de passer par la grande échelle pour être sauvé, préférant mourir. J’ai aimé voir Marjan essayer du mieux qu’elle pouvait de faire des efforts de langage.

En revanche, Paul n’a pas sa patience : il donne un coup de poing à l’homme pour l’assommer et le sortir de la situation dans laquelle il est. J’ai ri, mais ça m’a paru totalement abusé comme coup. Ainsi, quand il retourne voir les ressources humaines ensuite, je me suis dit qu’il était là pour prendre les devants d’une future plainte. Finalement, ce n’est pas le cas : il plaide le cas de Marjan auprès de la représentante RH, espérant qu’elle puisse appuyer pour que Marjan ne soit pas obligée de s’excuser dans les conditions voulues par le couple.

Elle ne peut malheureusement pas le faire – ou plutôt, elle l’a déjà fait et ça n’a mené à rien. Paul a toutefois le plaisir de se faire draguer au passage, parce que la représentante RH est en fait une ancienne camarade de classe qui le reconnaît à son sourire. La drague était mignonne, mais Marjan doit toujours s’excuser.

Elle le fait donc, expliquant qu’elle aurait dû éviter le terme « folle » pour utiliser plutôt celui d’opportuniste avide de frics. Bim. Marjan décide de démissionner car elle refuse de continuer à travailler pour un département qui l’oblige à s’excuser. Je quoi ? C’est n’importe quoi ? Bon dieu, ça m’a énervé.

Après NCIS Hawai’i et Grey’s Anatomy, c’est donc au tour de 9-1-1 Lone Star de se débarrasser pour un temps d’un personnage ; ce n’est vraiment pas ma saison apparemment. Comme pour la première, la nouvelle sort de nulle part et je ne m’y attendais pas du tout. J’étais content d’avoir un épisode se centrant de nouveau sur Marjan. Il est juste super frustrant de la voir quitter la série, provisoirement puisqu’elle promet de revenir pour le mariage (où en est le divorce de TK et Carlos d’ailleurs ??), en chevauchant la moto d’Owen qu’elle rachète. A bientôt pour de nouvelles aventures, je suppose. En attendant, il faudra composer sans Marjan, qui quitte l’Etat après avoir démissionné de la caserne. Bon, Owen promet de lui garder sa place tant qu’il est là, mais bon… C’est un départ frustrant, même si l’actrice semble sous-entendre qu’elle continuera d’apparaître. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont fait ce choix si ce n’est pas une demande de l’actrice, franchement.

J’imagine qu’il va falloir attendre de voir ce qu’ils ont en réserve.