Severance – S01E08 – What’s for Dinner ? – 17/20

Que cet épisode est frustrant. On sait très bien où il veut en venir, mais il prend tout son temps pour y arriver, parce qu’il s’agit en fait d’une longue transition vers l’épisode final. C’était donc un très bon épisode, mais il est arrivé un moment où on a bien compris qu’il se payait notre tête et gagnait du temps. Et ça, c’était tout de même dommage. Bref, j’ai hâte de voir le dernier épisode !

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I suppose that’s what you could called my good old days.

Irving

Pour la première fois, nous suivons la vie de l’outie d’Irving en ce début d’épisode. C’est particulièrement troublant : il passe apparemment son temps à peindre des tableaux qui représentent tous le tableau menant à la break room. Irving est donc un artiste qui utilise beaucoup de peinture noire – exactement le même genre que ce qu’il voit couler vers son bureau… Il peint en écoutant une musique qui est loin d’être celle qu’on pourrait imaginer pour son personnage et en évacuant une rage bien contenue dans les autres aspects de sa vie – celle de son innie comme celle de son outie que l’on rencontre alors qu’il lit au bord de l’eau avec son chien.

100%

L’épisode choisit pour une fois de nous montrer l’arrivée au travail des quatre employés au cœur de la série. S’ils paraissent au travail, on comprend vite que leur plan est déjà au point. Helly se tue à la tâche pour atteindre les 100% de son dossier. Tout le monde n’attend plus que ça dans le bureau, au point d’envisager de l’encourager pour qu’elle puisse bien le faire avant à 17h.

Tout le monde attend, oui, même Cobel et Milchick. Cette dernière en profite pour planifier une session de bien-être entre Mark et Mrs Casey. Bien sûr. Bon, on nous prépare pour ce qui sera le twist de fin de saison : Mark découvrant que Gemma est en vie, ou Mark découvrant que sa voisine est Cobel. Au choix. On attend !

En attendant, donc, Helly parvient à son 100%. C’est la fête pour les employés, qui sont ravis de voir l’objectif atteint. Ils pourraient pourtant vouloir mettre l’entreprise en échec, mais c’est qu’en fait, ils ont un plan en tête. Bon, arriver à 100% du tri de quelques nombres, ça s’accompagne d’une petite séquence en 8-bit dans les montagnes où Kier Eagan lui-même félicite Helly de son travail et lui dit qu’il l’aime. Creepy.

Cobel félicite en tout cas Mark car toute son équipe a réussi à atteindre l’objectif. Pour la fête (une gaufre-party) organisée, Mark demande alors à ce que ce soit Dylan qui soit récompensé. Ah. Le but est qu’il puisse rester à Lumon suffisamment de temps pour activer les puces Severance de ses collègues.

Bien-être

Avant d’en arriver à ça, Cobel souhaite en tout cas féliciter Mark avec une petite session de bien-être, en compagnie de Miss Casey. Le problème, c’est que quand il arrive sur place, il apprend qu’il s’agit de sa dernière session avec elle. En effet, elle vient juste d’être virée et sa pièce va disparaître pour de bon. Pour une fois, elle autorise donc Mark à l’interrompre pendant qu’elle lui lit des informations sur son outtie.

C’est l’occasion d’apprendre que la vie de Miss Casey a duré seulement 107h, et qu’elle a passé la plupart de son temps avec Mark. Ah. Elle est donc vraiment utilisée comme test pour les puces Severance, c’est dingue. Il devrait bien se douter que c’est étonnant comme information, mais ce n’est pas le cas. Au lieu de ça, il se demande surtout comment venir en aide à Miss Casey. Malheureusement, il ne le peut pas et ne se rend même pas compte qu’il s’agit de sa femme. J’ai quand même de grandes questions par rapport à ce twist. Il est rassurant de voir qu’elle est bien amnésique, comme les autres, mais quand Cobel demande à Milchick de la ramener en salle de test, on comprend bien qu’elle n’a probablement pas de vie à l’extérieur. Elle n’est qu’une innie et ça explique sûrement ses bizarreries.

La scène où elle rejoint son ascenseur, semblable à celui qu’Irving dessine, est terriblement triste. Qu’est-ce que Dichen Lachman est une actrice douée, bordel !

Les œufs

Malgré le départ anticipé en retraite de Miss Casey, dont la meilleure journée a été avec eux, la fête de la gaufre se déroule comme prévu. Avant qu’elle ne commence, Milchick leur apporte des œufs que Kelly trouve délicieux. Elle en parle brièvement avec Dylan, lui proposant encore d’être celle qui reste en arrière pour qu’il puisse revoir son fils. Ils sont toutefois sûrs qu’il ne s’agit là que d’une première étape de reconnexion…

La fête continue ensuite, avec un Irving qui remet de plus en plus en question sa foi envers Eagan, au point d’écraser un œuf dans son livre. Enfin, Mark et Helly ont l’occasion de s’interroger sur leurs actions, sachant bien qu’ils prennent un risque. Ils partagent leur peur de découvrir qu’ils sont des connards – même s’il n’y a aucun doute là-dessus pour Helly – et de se faire prendre, mais malgré tout, sont déterminés à le faire.

La fête est interrompue, finalement, parce que Milchick a un problème de management à régler. Cela fait angoisser nos quatre héros, mais ils n’ont pas plus d’information que cela. Nous si : Cobel vient de se faire renvoyer, contre toute attente, par une Natalie servant de porte-parole au Bureau – la hiérarchie de Cobel. C’est super violent : ils ont découvert la tentative de suicide d’Helly et le fait que Cobel passait beaucoup de temps avec la sœur de Mark, et ça ne leur plaît pas.

C’est finalement Milchick qui l’escorte hors de Lumon, après un très bref échange avec le Bureau de ses supérieurs – se contentant de confirmer qu’ils étaient là au moment où elle a été virée. Sans autre formalité. Elle a à peine un carton d’effets personnels quand elle se retrouve à prendre l’escalier – et pas l’ascenseur.

Pendant ce temps, les quatre raffineurs se préparent à une soirée difficile. Mark a beaucoup réfléchi à tout ça : il a peur de se réveiller en conduisant, ou en skiant. Il rappelle à ses collègues qu’il faut être prêts à tout et surtout qu’ils ont une mission très claire : ils doivent trouver quelqu’un à qui confier ce qu’il leur arrive, quelqu’un de confiance qui pourrait les aider à sortir de là.

Ce n’est pas évident comme projet. Avant de partir, Mark décide de leur lire un passage du livre de son beau-frère, rappelant que le temps leur appartient et qu’il n’est pas à leur patron. C’est beau. Dylan révèle qu’il connaît aussi par cœur le même extrait, et ça les fait tous sourire de partager ce secret interdit en commun.

Il est alors l’heure de se dire au revoir. Irving se demande ce qu’il aura pour dîner avant de partir, là où Helly est apparemment beaucoup plus stressée que lui. Elle décide donc de dire au revoir à Mark avec un peu d’humour, soulignant qu’ils sont peut-être mariés, puis avec un baiser, rien que ça. C’est trop précipité comme relation. Je sais que ça fait huit épisodes qu’on attend ce baiser, mais en vrai, je ne vois pas pourquoi et comment Helly suicidaire est désormais amoureuse du type qu’elle détestait. Mais bon, c’est comme ça.

La soirée

Après tout ça, Milchick revient pour conduire Dylan jusqu’à sa gaufre-party. Il s’agit en fait d’un dîner de quelques gaufres qu’il doit manger en solitaire dans la maison reconstituée de Kier Eagan, avant de se rendre dans le lit du fondateur. C’est tellement étrange comme délire. J’ai l’impression d’avoir changé de séries et d’être à nouveau dans Evil.

Il est révélé que la fête est en fait une petite orgie. Dylan doit mettre un masque de Kier pour se mettre au lit, puis il voit des strip-teaseurs (des deux sexes, tous avec des masques plus étranges et perchés) débarquer dans la pièce. J’imagine que c’est un sacré moment de vie pour un innie qui n’a jamais un instant à lui et ne peut jamais satisfaire sa libido.

Pourtant, Dylan se barre apparemment sans regret de cette soirée, le plus discrètement possible. Il se précipite alors vers la salle de la sécurité. Il fait alors tout ce qu’il faut pour que la procédure inversant les effets de la puce Severance puisse avoir lieu.

En parallèle de tout ça, Cobel laisse éclater sa rage d’avoir été virée. Elle n’était pas prête du tout pour ce rebondissement, continuant d’insulter Natalie dans sa voiture et détruisant une bonne partie de sa maison et de l’autel qu’elle y voue à Kier au passage. Elle est interrompue par l’arrivée de Mark qui lui demande si elle veut se rendre à la fête organisée par sa sœur.

Ah. C’est super lent dans la mise en place, et en même temps tout se rejoint enfin. C’est fou. Il serait temps que ça se fasse, ces révélations. Bon, bien sûr, Mark arrive au pire moment pour Cobel/Selvig, alors elle l’envoie balader. Finalement, elle se ravise et lui assure qu’elle prendra elle-même sa voiture pour s’y rendre, afin de pouvoir rentrer plus vite si besoin. C’est effectivement un bon plan.

Mark arrive donc chez Devon en premier, et on découvre que la fête est en fait organisée pour la sortie du livre de Ricken. Cela va être sympa d’avoir Mark qui se réveille sur place et récite tout le livre alors qu’il est clair que l’outtie ne l’a pas lu. 

Mark explique alors à sa sœur qu’il veut lui parler d’une décision radicale. Selvig choisit ce moment pour arriver et est évidemment curieuse quand elle est seule à seule avec Cobel. Il lui révèle donc qu’il envisage de changer de boulot… Cela semble traumatiser un peu Cobel, qui lui suggère de s’enfuir le plus loin et le plus vite possible de ces gens, avant de lui faire un câlin. Pile au moment où Dylan enclenche les boutons pour rendre les souvenirs de tout le monde. Y compris Helly, qui a subitement une vie pour le cliffhanger – je commençais à me dire qu’elle allait se réveiller à côté de Miss Casey !

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NCIS Hawai’i – S02E18 – Bread Crumbs – 16/20

Cet épisode m’a agréablement surpris. Malgré une structure narrative que je n’apprécie généralement pas (et que je critique à chaque fois avant de me rendre compte que si, elle fonctionne), l’épisode a su maintenir une tension constante et offrir un déroulé fluide. L’absence de Lucy est un peu moins ressentie grâce à la présence de Kate, qui a brillé dans cet épisode. Cependant, certains éléments étaient un peu trop prévisibles. Comme toujours dans les séries policières.

Spoilers

Tennant interroge un suspect déjà fait prisonnier lors de son transfert en hélicoptère.

Tennant en plein vol

L’épisode commence par une structure que je n’aime pas beaucoup, qui propose de dévoiler une scène mettant en danger un personnage avant de revenir en arrière pour expliquer ce qu’il s’est passé. J’ai toutefois apprécié de ne revenir que deux heures en arrière. On savait que Jane ne risquait rien et qu’on allait vite connaître les raisons de sa présence dans une grotte.

Elle monte à bord d’un hélicoptère pour interroger un suspect, Harriman. Ce dernier est le dernier à avoir vu l’agent spécial du NCIS, Craig Anton, qui a disparu mystérieusement et que Tennant souhaite retrouver, même si elle se doute qu’il est mort. Tennant veut des réponses, mais les choses tournent mal lorsque l’hélicoptère s’écrase sur une île déserte.

Harriman feint une condition médicale pour échapper à ses menottes, ce qui conduit à une lutte pour le contrôle de l’arme d’un Marshall. Le copilote perd le contrôle et l’hélicoptère s’écrase. Cela ajoute une couche de tension à l’épisode, mais je trouve cette partie de l’intrigue lourde et peu crédible. On voit tout de suite vers quoi on se dirige quand le prisonnier fait un malaise.

Je veux dire… il fallait que l’hélicoptère se crashe si on espérait retrouver Jane dans une grotte et ce n’était pas bien subtil que ça passe par la tentative d’évasion du prisonnier.

Survie

Tennant survit au crash, tout comme le copilote et un des Marshalls. Harriman, cependant, prend la fuite, et avec un flingue tant qu’à faire. Jane et le Marshall partent à sa recherche, mais se retrouvent pris dans une embuscade. Harriman tire sur le Marshall et pousse Tennant dans une grotte profonde. Ils sont coincés, et le Marshall est blessé. Cette partie de l’épisode ajoute de la tension et offre un déroulé fluide qui fonctionne bien… jusqu’à ce que Jane se mette en tête de soigner le Marshall avec du matériel médical qu’elle aurait conservé après avoir soigné le pilote. C’est gros, tout de même.

C’est en plus accompagné de flashbacks particulièrement soporifiques sur l’enfance de Jane. Bon, d’accord, ça nous permet d’apprendre qu’elle a toujours été une battante, su-per. C’est exactement le genre de flashback dont je ne vois pas franchement l’utilité, si ce n’est qu’il permet de combler le temps dans un épisode. Il n’avait rien de crucial, ce ne sera pas mon point du Bingo Séries, dommage.

Finalement, Tennant décide de sortir de la grotte pour chercher de l’aide. Elle réussit à rejoindre les forces de l’ordre et à sauver le Marshall, grâce au miroir de ce dernier qui permet de signaler sa position à un hélicoptère de recherches du FBI (merci Kate). C’est merveilleux comme les choses sont bien faites. Tout est bien qui finit bien, quoi. Bon, pas tout à fait : Harriman court toujours, en théorie.

Le reste de l’équipe

Harriman est finalement capturé par Kate et Kai, partis à pied à la recherche de Jane après avoir trouvé l’hélicoptère à moitié vide. Si le duo se forme de manière encore bien improbable (ça me fait rire de voir les scénaristes inventer mille excuse pour ça), j’ai beaucoup aimé le duo Kate/Kai. Ensemble, ils fonctionnent bien malgré des caractères différents. Kate est géniale dans cet épisode et compense tout à fait le rôle de Lucy. Lucy, encore absente malheureusement, manque un peu moins grâce à sa copine qui prend toutes ses scènes l’air de rien. Vraiment. Le coup du combat en se faisant passer pour la nana perdue dans la forêt ? C’est tellement un move digne de Lucy !

Sinon, il me reste à parler d’Ernie aussi. Ce n’est pas un personnage que j’aime beaucoup, mais j’ai apprécié le voir s’inquiéter pour Alex – même s’il ne le fait pas de la meilleure des manières. À la place de l’ado, je serais encore plus inquiet de le voir débarquer comme ça ! Dans le même genre, c’est un gros plus d’avoir toute l’équipe du NCIS Hawai’i qui se mobilise pour retrouver Jane, y compris Boom Boom et la médecin légiste que l’on voit moins d’habitude. Cela ajoutait un vrai plus à l’épisode selon moi, et ça, c’est plutôt cool.

NCIS – S20E18 – Head Games – 16/20

Cet épisode offre une (relative) bouffée d’air frais dans une saison très banale avec une intrigue un peu plus originale et capable de nous tenir un peu en haleine. L’équipe du NCIS se retrouve en effet à enquêter sur une affaire qui sort de l’ordinaire. Pas de quoi révolutionner le genre, clairement, mais un twist sympathique à ce genre d’enquêtes tout de même.

Spoilers

Une femme ne comprend pas pourquoi elle est accusée d’avoir poignardé son mari – alors qu’elle l’a fait.

Vraiment ?

L’épisode nous plonge directement dans le vif du sujet avec Rachel Donahue, accusée d’avoir poignardé son mari – et non seulement, l’équipe l’accuse, mais en plus on sait qu’elle a raison, parce qu’on a vu ce qu’il s’est passé. Ce qui m’a intrigué ici, c’est la complexité de la psychologie du personnage de Rachel qui affirme ne se souvenir de rien et semblait être totalement brainwashée au moment d’attaquer son mari.

Ainsi, elle est à la fois victime et suspecte, un mélange qui ajoute une tension palpable à l’épisode. Je m’attendais à une intrigue sur l’hypnose, ce qui doit forcément déjà exister dans d’autres séries procédurales. Du coup, le twist de l’implant médical était bien amené, et je dois dire que je ne l’avais pas vu venir. C’est une manière de proposer une intrigue suivant les tendances de la technologie et l’intelligence artificielle. Bref, c’était sympa, mais… vraiment ? Pas sûr que ce soit hyper réaliste pour 2023. En 2030, peut-être… On verra bien ce que le futur médical nous réserve !

Finalement, c’est plutôt sans surprise que le mari de Rachel, Logan, s’avère être le véritable cerveau de cette machination. C’était une révélation bien exécutée qui a ajouté une couche de complexité à l’épisode, mais à partir du moment où on a su qu’il avait été l’inspecteur mettant fin au projet d’implant médical, je me suis douté qu’il allait être lié d’une manière ou d’une autre à ce qu’il s’est passé.

En fait, il est responsable de la tentative de meurtre sur sa personne et je trouve ça plutôt marrant. Par contre, la série est clairement simpliste : même si elle a été empoisonnée à son insu, Rachel resterait sur le banc des accusés pour la tentative de meurtre, en vrai. Cependant, c’était divertissant à regarder et j’ai moins vu le temps passer que devant pas mal d’épisodes de la franchise.

Angoisse médicale

Parallèlement à l’enquête principale, Kasie traverse une crise personnelle qui… bon, ça ne m’a pas convaincu du tout. J’ai trouvé cette intrigue très lourde et répétitive, surtout après d’autres épisodes où Kasie s’était retrouvée en danger et n’en avait pas fait tout un flan. Je veux dire, elle risque bien plus sa vie en bossant au NCIS que ne pourrait le faire une maladie dégénérative.

Le fait que Vance intervienne pour la convaincre était un bon point en soi pour développer ce personnage qui se fait discret ces derniers temps, mais ça reste peu crédible venant d’un directeur. Je me vois bien débarquer dans le bureau de ma cheffe pour parler à demi-mot d’un diagnostic médical même pas encore tombé, tiens !

Vous l’aurez compris, le suspense autour de l’état de santé de Kasie m’a laissé indifférent, principalement parce que je ne les voyais pas commencer une intrigue de cette envergure au beau milieu d’une saison. Evidemment, le but était de proposer, comme toujours, une intrigue qui puisse être réglée sur un seul épisode. Par conséquent, sa décision finale est bien trop radicale et précipitée. En plus, ce n’est pas logique que Kasie fasse un choix qui ne m’a pas semblé logique. C’est un grand classique dans les séries, mais ici, ça ne fonctionnait pas pour moi : pourquoi refuse-t-elle de connaître le diagnostic ? Si ça ne change pas sa vie, autant le savoir. Je ne vois pas en quoi vivre sans savoir qu’on développera peut-être la maladie est une mauvaise chose.

Quant à sa liste de trucs à faire ? Déjà, c’est pas ouf comme liste niveau contenu, mais en plus, elle devrait continuer d’avoir envie de la faire si elle vit chaque jour comme le dernier. Non ?

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Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça devient efficace car on s’intéresse davantage aux personnages – limite on s’attache à eux. Bon travail, donc, et bon divertissement aussi.

Spoilers 

Un surfeur est retrouvé mort sur la plage, Max & Cole sont appelés pour mener l’enquête.

See, we already finish each other sentences.

Un peu trop de travail cette semaine pour regarder l’épisode dès jeudi matin, mais hors de question de prendre du retard dans la série alors que j’essaie de rester à jour dans mes visionnages lors de cette période plutôt creuse de diffusion. Bref, un samedi soir avec un peu de fièvre, c’est parfait aussi pour cette série.

L’épisode commence par un live où l’on entend quelques coups de feu, et hop, on est directement le lendemain : Max et Cole sont appelés pour étudier le corps retrouvé sur la plage. Pardon ? Comment ça on les appelle désormais sur les meurtres directement sans stratagème élaboré pour qu’ils tombent dessus par hasard ? C’est un peu dommage, j’aimais bien ce petit élément comique dans les premiers épisodes.

Cole & Simmons

Bon, tant pis, on fera avec. Ce début d’épisode voit donc notre duo rencontrer un personnage secondaire qui reviendra forcément à un moment ou un autre puisqu’elle est le médecin légiste du commissariat. Elle apporte un peu d’humour et surtout l’information que le corps retrouvé sur la plage est celui d’un surfeur. On s’en doutait un peu : on est sur une plage dès le début d’épisode, puis on sait par le générique de la série que Cole va avoir un moment où il est surfeur.

Et c’est donc celui-ci : ça se fait dès le début de l’épisode. Incroyable, Cole arrête enfin d’être fade ? Il suit les idées habituelles de Max : elle n’approuve pas du tout la méthode des autres flics du commissariat qui ne s’adaptent pas aux surfeurs qu’ils interrogent. Cole décide donc de se faire passer pour un surfeur, puis de se faire arrêter par Simmons, un des deux collègues cons qu’il subit depuis le début.

En quelques scènes, le personnage de Cole devient d’un coup plus intéressant : on découvre donc que Simmons est son ancien partenaire et il y aura clairement des choses à découvrir sur ce duo. Ils se détestent trop pour qu’on ne nous sorte pas une sacrée histoire dans leur passé. J’ai adoré les voir en tout cas se défouler l’un sur l’autre quand Cole demande à Simmons de l’arrêter. Le but ? Que ça se passe devant les surfeurs pour se les mettre dans la poche.

Il y en a une qui est fière, c’est Max. Le commissaire assiste à tout ça et est moins ravi qu’elle, mais la méthode fonctionne en vrai. S’il a bien envie de mettre à nouveau de côté Cole, il est forcé de reconnaître que c’est même plutôt efficace dans la suite de l’épisode. Alors que Cole entre sous couverture (avec des cheveux toujours impeccables malgré l’eau de mer), Max est mise de côté. Ce n’est pas elle qui se déguise, alors elle se retrouve coincée au commissariat.

Elle en profite pour poser des questions à Simmons sur son passif avec Cole. J’aime bien que ça permette de le découvrir plus et d’en apprendre davantage sur lui : c’est exactement ce que je reprochais au début de la série de ne pas nous le développer assez. Ainsi donc, il était partenaire avec Simmons, tout se passait bien entre eux jusqu’à une affaire qui a rendu Cole obsessif. Ensuite, on a trouvé la drogue dans sa voiture, et voilà, c’en était fini de leur amitié – même si Simmons reste convaincu que Cole est innocent.

Max profite ensuite du reste de l’épisode – et d’une planque – pour poser des questions plus ou moins discrètement à Cole sur cette affaire déclarée résolue par Li mais qui continuait de hanter le détective. Elle n’a pas de réponse immédiatement, évidemment : il veut en dire le moins possible.

Jesse & Marcy

En parallèle de tout ça, « Jesse », le nom sous couverture de Cole, s’intègre assez rapidement au groupe de surfeurs du début d’épisode – celui qui refusait de parler aux flics. Grâce à cette mission sous couverture improvisée, il apprend plein de choses sur les meurtriers potentiels du surfeur. Ils ont beau organiser une cérémonie en hommage à leur pote, ils sont étranges et Cole le sent bien. En plus, s’il est accepté par un des surfeurs, il y en a un autre qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de cet étranger dans leur groupe.

Il s’arrange donc pour l’exclure à un moment où tout le groupe de surfeurs s’isole, mais c’est mal connaître Cole. Il appelle Max et les deux se mettent à suivre les surfeurs. Cette filature est efficace : ils découvrent rapidement que le groupe deale de la drogue en la cachant dans des planches de surfs. C’est original comme idée. Tout cela les mène ensuite en planque pour suivre la drogue et essayer d’en savoir plus sur le meurtrier. Et c’est ainsi que les personnages se séparent.

Il n’en faut pas plus pour que Max décide de passer à l’action, contrairement aux ordres donnés par Cole. Elle s’infiltre donc dans une chambre de surfeur pour retrouver les sacs de drogue. Elle a beau porter des gants et ne rien toucher, elle me fait rire : elle a des cheveux tellement longs qu’elle ne peut qu’en perdre.

À distance, Cole s’inquiète évidemment pour elle alors qu’il suit en filature un autre type, mais il a tort : elle fait plutôt un bon boulot et trouve finalement une piste qui va lui permettre de se déguiser. L’avantage, c’est que l’actrice s’éclate chaque semaine. Elle se retrouve cette semaine avec une perruque blonde à faire rougir de jalousie Veronica de Riverdale et un accent franchement pas terrible. La voilà donc qui interprète Marcy pour obtenir plein de réponses de la part d’une femme qui bosse pour une compagnie qu’elle soupçonne liée au trafic de drogue.

C’est amusant à voir, même si déjà un peu répétitif de la secrétaire de l’épisode sur les sportifs. Après, on comprend bien le fonctionnement de Max : elle dit aux gens ce qu’ils veulent entendre et les flattent pour obtenir toutes les infos dont elle a besoin. Elle les transmet aussitôt à Cole qui, pour la troisième fois de l’épisode, lui demande de ne rien faire. Il devrait commencer à la connaître pourtant. S’il la met de côté, il demande toutefois l’aide de Simmons pour aller arrêter le suspect cerné par Max/Marcy.

Résolution

Malheureusement, Simmons trouve surtout un cadavre. Les trois détectives (bon, wannabe détective dans le cas de Max) enchaînent donc sur une conférence téléphonique qui leur permet d’ajuster un peu le plan. Je suis déçu qu’on n’en sache pas plus sur la soirée karaoké de Max qui avait l’air fun : on passe directement au lendemain où Cole prétend avoir été arrêté une nouvelle fois par les flics pour faire peur aux surfeurs et dépister les réactions des uns et des autres. Malin, efficace.

De son côté, Max continue de se faire passer pour Marcy, malgré un changement de garde-robe un peu étrange et pas du tout adapté à l’épisode où elle est censée infiltrer une entreprise en deuil. Le pantalon blanc, c’est osé. En tout cas, à l’aide d’une clé USB, elle parvient à pirater un ordinateur – se servant au passage de son meilleur ami-serviteur, Ricky. Je suis vraiment curieux sur l’identité réelle de ce partenaire ; et sur les raisons de sa fidélité à Max. Les scénaristes lui trouvent chaque fois un nouveau rôle, c’est un vrai couteau-suisse le type.

Max aussi, en vrai : elle passe d’infiltration sous couverture à balade dans les conduits d’aération de l’entreprise – absolument pas poussiéreux et ne salissant pas son pantalon blanc – pour observer sa nouvelle meilleure amie et leur suspect principal coucher ensemble. Il est alors révélé que ce sont eux qui ont manigancé les meurtres pour avoir chacun ce qu’ils veulent : le surfeur a tué le patron de sa copine pour elle, parce que le patron voulait supprimer son job en gros ; la copine a tué le surfeur pour que son copain devienne le chef de gang des surfeurs. Simple et efficace.

Tout aussi simple et efficace est l’intervention de Simmons dans l’épisode. Je trouve étonnant qu’il soit tant séparé de sa partenaire habituelle, par contre, parce qu’elle est sacrément peu développée par rapport à lui, d’un coup.

Bon, sinon, histoire d’avoir un peu d’action dans l’épisode, il est évident que Max tombe du conduit d’aération directement sur les meurtriers. Plutôt que de se débarrasser d’elle, ils en font aussitôt une prisonnière, mais comme Cole était au téléphone avec elle, il intervient aussi vite que possible pour lui venir en aide. Max, elle, peut découvrir que c’est bien Kathy sa nouvelle pote le cerveau de l’opération, tandis que Cole organise des recherches efficaces pour retrouver Max à l’aide de Ricky et de Simmons. Sacrée équipe.

Le truc un peu moins crédible ? Max est menacée par un flingue, on lui demande de se suicider, mais pas une seconde, elle ne sort de sa couverture et ne quitte son accent. Bien sûr, les flics arrivent pile à temps pour arrêter les méchants avant que Max ne meure, hein. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf que Max remarque une fois de plus que Li est super cassant envers Cole. Elle décide d’aller le défendre auprès de leur supérieur commun, ramenant au passage l’histoire de drogue datant de l’année précédente. On a ainsi la vision de Li : il avait peur de Cole parce qu’il n’a pas géré le meurtre non élucidé de son frère. Vivement que ça revienne le hanter dans un prochain épisode !

On n’a pas le temps pour creuser ça cette semaine, évidemment. À la place, on termine l’épisode par Max s’incrustant chez Cole pour parler avec lui – du fait qu’elle a failli mourir, certes, mais aussi de la fameuse affaire de l’année précédente. Finalement, ça se termine surtout par une petite danse sympa, et franchement la série est sympa et divertissante. Elle fonctionne de mieux en mieux chaque semaine.

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