Riverdale – S05E10

Épisode 10 – The Pincushion Man – 12/20
Je retrouve le Riverdale que j’aime avec cet épisode, parce que j’ai pleuré de rire. Vraiment. Tout est ridicule, tout est expédié sans qu’on ne sache pourquoi l’idée est venue aux scénaristes et rien ne va. Du coup, tout va. Jamais déçu, j’en ai fini par être surpris d’un truc vraiment logique. Sinon ben, ça ne va nulle part non plus a priori, étonnante fin de mi-saison là.

Spoilers

Les scénaristes se souviennent qu’ils ont lancé des intrigues pour chaque personnage lors du saut dans le temps, et ils sont bien emmerdés de devoir essayer de les gérer en plus du reste maintenant. Ah, et comme c’est une mi-saison, on a aussi une évasion de prison.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

You didn’t crash on purpose, did you ?

AH BEN ENFIN ! Je suis à jour dans la série (pour peu de temps puisque l’épisode 11 va sortir) et Jug embrasse enfin Tabitha. Il était temps. Cela se fait sur une chanson de Duran Duran après un épisode où on n’a pas pu la voir elle, ça n’a aucun sens, c’est gratuit et ça aurait été plus logique dans l’épisode 8, mais bon.

On enchaîne sur sa carrière d’auteur qui patine toujours autant, avec un magazine qui veut publier un extrait de ce qu’il écrit… mais pas un de ceux qu’ils ont déjà. Cela nous confronte à nouveau Jug à un syndrome de page blanche. Il en retire l’idée que la meilleure solution est pour lui de se droguer à nouveau, comme à l’époque de sa première panne d’écriture. Il demande donc de l’aide pour cela à Tabitha, car il veut être surveillé.

C’est bien drôle, parce qu’il fait ça après… avoir rompu avec elle ? Il souhaite qu’ils restent amis parce qu’il a foiré toutes ses relations précédentes ? DAFUQ. Seulement, quand c’est Jess, l’ex de Jug, qui débarque avec ses champignons hallucinogènes chez Pop’s, Tabitha refuse de laisser Jughead gérer l’affaire tout seul. Elle se présente donc à Jess comme la nouvelle copine de Jug et se comporte comme telle même après son départ.

On nous rappelle aussi que Jug a des problèmes d’argent d’ailleurs, malgré ses deux jobs et son absence de loyer à payer. Eh, ça m’a fait rire. Tabitha surveille donc Jug lorsqu’il prend des champignons… mais pas en permanence, hein, seulement de temps en temps. Comme il fait ça dans le bunker en plein milieu de la forêt, il y a franchement une chance sur deux pour que ça parte en vrille en cours de route sans qu’elle ne soit là pour savoir ce qui lui arrive.

Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe : elle revient à temps pour le voir danser à moitié à poil au lieu d’écrire la suite de son roman, comme prévu. Désespérée pour lui, elle décide donc de le menotter et de se barrer à nouveau. BEN OUI. Laisse un type drogué menotté sans surveillance, quelle bonne idée.

On se retrouve alors à devoir suivre un étrange fantasme de Jug qui parle à la fois à Jess, puis à Betty, avant de coucher avec elle. Ou Jess. Ou l’extraterrestre qui les mate ? Allez savoir.

Une chose est sûre, le lendemain matin, Jug n’est plus menotté et a écrit un nouvel épisode nommé Transsubstantiation quand il voit à nouveau une étrange lumière l’éclairer. Quand Tabitha décide de venir le libérer, par contre, elle trouve bien le script imprimé par une imprimante magique et invisible… Mais aussi une menotte en sang, beaucoup de traces de sang et pas de Jug. Oups.

Allez, pour reprendre l’enquête fil-rouge de cette saison, Betty a totalement pardonné à Glen ? Ecoutez, je ne sais pas. On a fini l’épisode précédent sur une Betty révoltée et là, elle est toute calme après avoir couché avec lui, à écouter ce qu’il souhaite faire de l’enquête. C’est tellement… Riverdale, quoi.

Glen ne veut donc pas voir Jughead approcher de l’affaire (plutôt une bonne idée) et suppose que tous les meurtres ne viennent pas du même tueur. En fait, il soupçonne même le père de Betty d’être responsable de quelques-unes des morts sur lesquels ils enquêtent désormais de manière officielle. Le FBI est dans la place, yay.

On repart donc sur l’intrigue du père de Betty et celle-ci écoute les interrogatoires de son père, parce que pourquoi pas, c’est si logique d’enquêter sur la disparition de ta sœur en enquêtant sur ton père. Elle découvre donc que son père trouvait ses victimes comme les prostituées trouvent aujourd’hui les clients : sur un site internet. OK.

Loin de cette intrigue, je me retrouve à regretter ce que j’ai écrit dans les épisodes précédents : Juniper et Dagwood deviennent hyper chiants dès qu’ils ont une ligne de dialogue. En effet, ils ont poussé un autre gamin de l’école du haut des escaliers parce qu’il leur a dit que Polly était morte. Et ils n’en ont rien à foutre. Forcément. Ils ont probablement le gène du serial killer eux aussi.

Cela intéresse drôlement Glen quand Betty lui en parle, mais c’est parce qu’il est en fait là pour étudier sa famille et la propension à combattre les gènes chez eux. Une baffe plus tard et voilà que Betty est de nouveau célibataire.

Vous vous souvenez quand Veronica a déclaré à Archie qu’elle divorçait ? En fait, la décision était apparemment unilatérale, parce que Chad n’a pas du tout envie de se séparer d’elle finalement. Roh, qu’il aille comprendre qu’il a envie de se faire Kevin ou Fangs ailleurs, sérieux. À la place, il fait suivre Veronica et a donc des photos de Veronica en train d’embrasser Archie.

Cela motive bizarrement Veronica à rentrer au plus vite à New-York pour lui parler en personne, parce qu’elle est persuadée d’être responsable de leur accident d’hélicoptère. Le lien entre les deux ? Aucune idée. Ecoutez, elle vend ça comme un truc logique : elle a voulu la mort de on mari, elle est restée avec lui par pitié et culpabilité, et maintenant, elle veut divorcer donc doit le faire en personne. Ils ont vraiment sorti les rames pour que ça paraisse logique par rapport à d’habitude.

Une fois à New-York, Veronica découvre que Chad a fort envie de la séduire à nouveau. Bordel, elle est mariée à un Hiram avec encore moins de charisme, c’est n’importe quoi. Il lui fait toute une soirée romantique, avec dîner à la chandelle et petite danse romantique… Et non, toujours pas, mec, t’es juste creepy. Tellement, d’ailleurs, que Veronica se demande si son mari n’a pas volontairement fait en sorte que l’hélicoptère s’écrase.

EUH ? Tu viens de manger ce qu’il t’a offert et tu te demandes s’il a voulu te tuer pour que vous soyez ensemble à jamais ?? Drôle de sens des priorités. C’est en tout cas sans surprise que le lendemain matin, Veronica découvre qu’il n’a pas signé les papiers du divorce. Pire encore, en bon ersatz d’Hiram, il a piégé Veronica en ayant des affaires louches dans sa boutique. Si elle divorce, il n’hésitera pas à la balancer aux autorités. Super. Elle n’a plus qu’à faire de même ?

Non, elle préfère appeler son Archie-chou et lui expliquer qu’elle passera quelques jours de plus à New-York finalement. Il le prend plutôt mal, mais ce n’est pas non plus comme s’il avait le choix. Oui, de son côté, Archie reste bien sûr à Riverdale pendant ce temps. Il n’est pas pour autant sans intrigue, puisqu’il voit débarquer son ancien sergent, celui qui l’a refourgué à Riverdale une fois qu’il ne servait plus à rien. Le militaire débarque pour lui dire qu’il souhaite lui donner une médaille, mais Archie ne comprend vraiment pas pourquoi il mériterait une médaille après avoir perdu dix de ses hommes.

Il s’oppose même à l’idée en classe face à ses recrues, c’est dire. La vérité finit par être suggérée par une journaliste du New York Times : la mission aurait été piégée depuis le début. La journaliste souhaite donc parler à Archie pour voir ce qu’il en est et lui faire quelques révélations sur les coulisses de ce qu’il s’est passé… Soit, mais Archie semble avoir tourné la page de cette mission il y a bien longtemps. Il en parle tout de même à son oncle en prison, parce que pourquoi pas ?

Contre toute attente, Reggie se fait réembaucher par Hiram. Ce dernier lui reproche de l’avoir trahi lors du match, mais Reggie s’en excuse alors tout va bien. Je ? Il l’a littéralement viré par crise d’égo, évidemment que Reggie a fait sa vie ensuite ?

Du côté de Cheryl, le bonheur est apparemment parfait avec Minerva. La grand-mère lui reproche donc d’être trop heureuse avec sa nouvelle copine, ce qui explique que les arbres ne sont plus assez rentables pour la famille Blossom. Le problème de tout ça, c’est que ça laisse Nana vulnérable aux propositions indécentes de Reggie qui débarque pour récupérer les plantations Blossom afin d’en faire profiter Hiram. Arrêtons de réfléchir.

Cheryl prend très mal d’apprendre que les érables sont vendus par sa grand-mère, mais elle s’en fout pas mal : elle a fait déclarer Nana sénile plusieurs années auparavant. Le contrat n’est donc pas valable, et tant pis pour Reggie qui était félicité par Hiram juste avant d’apprendre ça. Pour s’en sortir de cette affaire, Reggie décide de foutre le feu aux érables… avec des effets spéciaux tellement mauvais que même moi je me sens capable de faire mieux ??

Au moins, ils ne font pas la même erreur du côté d’Hiram. Lui, il décide de faire s’évader de prison tous les prisonniers, parce que ça ne l’arrange pas tellement d’avoir une prison à cet endroit. Bon, les histoires sordides d’Hiram, ça fait longtemps que j’ai arrêté d’essayer de les comprendre. En tout cas, l’évasion de la prison est un point tournant important pour l’épisode. On nous y annonce que Pénélope s’évade avec joie – alors qu’elle a demandé à y aller elle-même.

Bon, c’est une chance : elle peut courir chez sa fille la prévenir que les flammes approchent grandement de la maison. Nana en déduit aussitôt que c’est de la faute de la malédiction et qu’elles devraient sacrifier Minerva pour s’en sortir.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Minerva se barre bien vite. On pourrait croire que l’urgence de la situation presse ensuite les femmes Blossom à appeler les pompiers (enfin… il ne doit rester que Fangs dans la « caserne », mais c’est mieux que rien). Il n’en est rien. Pénélope décrète qu’il faut au contraire prier pour que le vent souffle dans un sens contraire.

Venant d’elle, pourquoi pas. Par contre, Cheryl n’y trouve absolument rien à redire ??? Et pour prier, elles… ALLUMENT DES BOUGIES ? POUR LUTTER CONTRE UN INCENDIE ? Mais qu’elles crèvent toutes les trois ! Le pire, c’est encore que le vent se lève. Une tempête permet donc de sauver les personnages, et le lendemain, Hiram est quand même heureux car tout s’est plus ou moins déroulé comme prévu.

Au lycée, Kevin nous balance que Toni est obligée de rester au lit parce qu’enceinte, pour justifier sa disparition subite. C’est du coup à lui et Archie de se coller aux visites du lycée pour les réunions parents-profs. Joie. Tout cela part en vrille quand les tolards en fuite décident de s’attaquer au lycée. Pour quelle raison ? AUCUNE PUTAIN D’IDÉE, mais Archie peut ainsi avoir quelques scènes où il se bat et parvient à en mettre KO.

Il sauve aussi de justesse la vie de Kevin, alors que les quelques parents (11 !!) venus assister à la visite observent tout ça sans dire un mot. Cela n’a aucun sens, hein. Pourtant, la série parvient à en trouver et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé ça bien joué : les prisonniers sont payés par Hiram pour foutre le bordel dans tout Riverdale, et en particulier au lycée.

C’est raccord avec tout ce qu’on sait. J’aurais pu le deviner si je n’avais pas posé mon cerveau à côté il y a deux épisodes. On apprend tout ça de la part de l’oncle d’Archie qui vient évidemment à la rescousse pour sauver son neveu. Ce dernier se retrouve à devoir convaincre son sergent qu’il n’a que des idées de merde, sans pour autant désobéir directement aux ordres. L’avantage de tout ça, c’est qu’il va finir par mériter sa médaille ! Pourtant, le lendemain, il déclare qu’il n’acceptera pas la médaille et sera même prêt à dire toute la vérité… mais qui Washington croira-t-il ?

Il y a pire dans le genre intrigue débile : les jumeaux ont droit à un double gâteaux même s’ils ont failli tuer quelqu’un. De leur grand âge, Alice leur permet aussi d’aller ouvrir la porte de la maison, dans un quartier qui craint de ouf si on en croit les premiers épisodes de cette saison. En fait, ça craint tellement qu’il y a deux prisonniers en pleine évasion derrière la porte : Chip et Charles.

Ceux-ci débarquent avec des flingues (ça, ça n’a aucun sens) pour un repas de famille. C’est l’occasion pour Betty d’apprendre que sa mère a continué d’aller voir Charles en prison régulièrement et qu’elle avait l’intention de les y marier. Autant le faire maintenant qu’ils sont en train de s’évader et de retour dans la maison familiale. WTF.

Betty ne dit rien et le mariage a bel et bien lieu, juste avant que Glen ne débarque. Bien sûr que les jumeaux ouvrent la porte pour Glen, qui est RAVI de se retrouver au sein de la famille Cooper. Ils sont tous si cinglés. Il assiste donc au mariage de Charles, son ancien pote de promo du FBI… Mais… MAIS ? Vas-y, je laisse tomber.

J’ai explosé de rire, et puis c’est tout. Le pire dans tout ça, c’est que Betty se retourne à nouveau contre Glen, balançant que son mec (ex ?) fait des recherches sur la famille Cooper et le mettant encore plus dans une situation de merde vis-à-vis de Charles en train de le braquer. Tout ça se termine donc en petit jeu proposé par Charles aux jumeaux : Monsieur Pelote.

Le but est de transpercer Monsieur Pelote (Glen, donc) avec une aiguille (un couteau de cuisine). Betty parvient quand même à convaincre Charles que ce n’est pas cool de traumatiser les jumeaux, avant d’accepter de planter un couteau dans Glen. Une fois que c’est fait, elle balance le couteau – toujours propre et sans trace de sang, hein – sur Chip. Oh non, le pauvre ! On a connu des nuits de noces plus joyeuses : Charles se fait lui tirer dessus par sa mère qui voulait juste le désarmer à l’origine. Sérieusement, qu’est-ce que je regarde ?

Le lendemain, on apprend que Charles et Glen sont encore en vie. En revanche, on n’apprend rien du sort du nouveau beau-frère de Betty. L’épisode se termine de ce côté-là sur Betty qui continue l’enquête sur la disparition de Polly toute seule, en entrant sous couverture comme camionneuse. MORT.

Compteur d’Archie à poil : On n’a pas eu le temps pour ça, dommage !

Riverdale – S05E09

Épisode 9 – Destroyer – 11/20
Bof. Je me rends compte que je n’ai absolument rien à dire sur cet épisode. Les différentes intrigues avancent avec leur lot habituel de contradictions et de trucs illogiques, mais c’est tellement courant que j’ai posé mon cerveau sur le côté et j’ai simplement profité de l’épisode. Ouais, on peut profiter de tous ces trucs marrants. Ce n’est pas assez naze pour être hilarant, c’est juste… Bof.

Spoilers

Archie est incapable d’être un bon coach apparemment, parce que son équipe perd tous les matchs. Encore un coup des extra-terrestres, j’en suis sûr !


She was taken by someone. Not some…thing.

On est vraiment sur une intrigue concernant les extra-terrestres, je n’arrive pas à y croire putain. On en est encore et toujours bloqués avec les Hommes-Mites pour Jug. Il reçoit ainsi une copie d’élève qui raconte l’enlèvement d’un enfant (castor ?) par les extraterrestres pour se faire opérer. Le tout avec des détails et des illustrations. Franchement, c’est plutôt cool et imaginatif pour un lycéen.

Jug ne le voit pas de cet œil-là et préfère aller montrer tout ça au proviseur. Weatherbee est bien incapable de l’aider à quoique ce soit, cependant. Forcément. Jug décide donc d’avoir ensuite un entretien avec l’élève qui lui confirme qu’il raconte là ses rêves… avant de voir son prof lui demander si tout ça peut être vrai. J’ai tellement ri.

Sans trop de surprise, il raconte ça à ses parents qui se rendent aussitôt auprès du principal pour se plaindre du comportement tordu de ce prof. Loin d’être soutenu par Weatherbee, Jug se prend alors un savon alors que son élève est changé de classe. Mais… ? Je suis à peu près sûr que ça ne se passe pas vraiment comme ça la vie aux États-Unis, mais bon, soit.

Après le cliffhanger de l’épisode précédent, Alice est en pleine dépression, forçant Betty à la prendre en charge comme si elle était sa mère. Bref, sept ans ont changé, rien n’a changé. C’est comme ça que commençait l’épisode précédent, et c’est tellement vrai. En plus, le sang est du AB négatif, comme celui de Polly, alors que c’est super rare.

Glen et Betty en tirent la conclusion très logique que Polly est forcément morte et ça se termine en Betty qui envoie chier son mec (enfin… son plan cul du coup ?) de manière super violente. Cela la pousse aussi à consulter Cheryl pour savoir si elle préférait ne pas savoir que Jason était mort pour garder espoir, parce qu’elle veut savoir quoi dire à sa mère. La scène entre cousines est presque mignonne… mais Betty en tire la conclusion qu’il vaut mieux mentir à Alice. MORT DE RIRE.

Bon, l’avantage, c’est qu’elle a raison, tant qu’on n’a pas de preuve formelle de la mort de Polly, elle peut encore être en vie, c’est comme Schrödinger. Du sang, ça ne veut pas dire la mort. Alice va aussitôt beaucoup mieux, alors que Betty reprend ses vieilles habitudes et raconte sa vie à Jug, qui a toujours l’assurance de son job chez Pop’s et qui lui conseille de parler de Polly au malade des extraterrestres au bord de l’autoroute. Fallait bien qu’il serve à quelque chose.

Et puis, après la fin d’épisode précédent, on sentait bien que les intrigues allaient se rejoindre. Cela ne manque pas : le fou affirme que les aliens sont ceux qui s’en prennent à Polly, et cette fois, Betty est encore plus énervée. Elle s’en prend donc à Jug, qu’elle ne croit pas une seconde quand il s’agit d’extraterrestres. La pauvre Betty est obsédée par le souvenir de sa dispute avec sa sœur… avant qu’on nous rejoue la carte de la mandarine.

Un zoom sur les yeux de Betty nous montre ainsi qu’elle part à nouveau en vrille, et il n’en faut pas plus pour qu’elle charge son pistolet… d’une seule balle. Son nouveau but dans la vie ? S’en prendre aux camionneurs qui profitent des filles faisant le tapin au bord de l’autoroute. Bad Betty fait donc capoter tout un réseau de prostitution avant de retomber sur le camionneur qui a vu Polly pour la dernière fois.

Le pauvre se fait alors tabasser par Betty, puisque c’était son but. Elle s’en veut d’avoir abandonné sa sœur et de ne pas avoir été capable de la trouver alors qu’elle était à proximité depuis tout ce temps. Son nouveau but dans la vie est donc de la venger, quitte à tuer ce bon père de famille qui aime quelques écarts de temps à autres.

Finalement, elle ne le tue pas, préférant le garder attacher à un arbre toute la nuit et s’associer avec Jug pour retrouver son étudiant. Ouep, Lerman, le type qui rêve d’extraterrestres a disparu du haut de ses 14 ans (il en fait 18 au moins) et ça inquiète Jug. Betty retrouve très vite Lerman, mais il semble plus être somnambule qu’autre chose – Jug est persuadé qu’il est hypnotisé par les extra-terrestres, évidemment.

Les parents sont logiques à parler de somnambulisme… jusqu’à ce qu’il soit question d’une disparition d’une durée d’une semaine, avant qu’il ne soit retrouvé au bord de l’autoroute. Et voilà, Betty est à bord du vaisseau spatial, elle aussi. C’est d’autant plus mystérieux tout ça que Lerman et ses parents déménagent juste après.

Bon, sinon, l’épisode finit très mal pour Betty quand elle rentre chez elle : Glen a débarqué et a révélé à Alice que Polly était probablement morte. Il se décide aussi à reprendre enfin l’enquête, n’en déplaise à Betty. Au moins, Alice est contente d’avoir un vrai agent du FBI (pour une fois !) pour s’occuper de l’affaire.

Autrement, si vous voulez rire un coup (que faites-vous à lire une critique de cette série autrement ?), sachez qu’Archie découvre les lows du football américain : son équipe enchaîne les défaites, mais c’est salé en plus avec un bon 40 à… zéro. Pour motiver l’équipe, Veronica décide donc de débarquer dans les vestiaires et de leur annoncer qu’elle remettra 10 000$ au premier qui marquera. Quelle belle manière de souder une équipe quand cette connasse pourrait donner 1000 à chacun. Ce sont des ados, de toute manière, ont-ils vraiment besoin de 10 000 ??

Le problème, selon Archie, ne vient pas tant de la motivation des joueurs, mais juste de celle du public. Ils n’en ont pas du tout, et c’est déprimant. Même les cheerleaders n’ont pas envie d’être là, alors que leur coach est plus occupé à embrasser Veronica dans les vestiaires, comme au bon vieux temps. Au secours.

Veronica se débrouille donc pour trouver un nouveau public à son équipe : elle s’arrange avec Tabitha pour que Pop’s devienne sponsor officiel et organise un petit-déjeuner, alors qu’Archie invite tout le lycée à venir au petit-déj via le micro du lycée. On passera sur le prof qui interrompt tous les cours sans autorisation pour parler de manière hyper familière avec jurons, hein, tout le monde a l’air de trouver ça super cool de sa part.

Par contre, personne ne vient à Pop’s hein, à part les joueurs, dont le meilleur veut se barrer de l’équipe, et Reggie, qui vient les narguer. Il leur demande aussi officiellement de se retirer de la ligue, parce qu’ils souillent l’honneur de celle-ci, rien que ça, à perdre chaque semaine. Cela déprime Archie, mais ça motive Veronica à retourner voir son père pour parier avec lui que les Bulldogs seront capables de marquer contre son équipe. Les enjeux du pari ? Ils sont nazes, mais ça concerne la participation à la ligue.

De toute manière, Archie perd son meilleur joueur, Derek, qui préfère rejoindre Stonewall, donc il ne peut plus jouer le moindre match. Veronica a alors une idée de génie (c’est elle qui le dit, certainement pas moi) : elle invite T-Dub, un joueur célèbre, pour remotiver les troupes d’Archie et pour que d’autres lycéens rejoignent l’équipe.

C’est si efficace que ça agace Hiram au point de virer Reggie. Ce dernier décide en représailles d’aller encourager les Bulldogs qui vont être ravis de le voir arriver, j’imagine, vu qu’il vient juste de tous les appeler « losers ». Le match peut donc avoir lieu, avec Cheryl se mettant à chanter Stupid Love de Lady Gaga pour soutenir les Bulldogs. Eh les gars. C’était déjà gênant de la voir faire ça quand elle était supposée être lycéenne, mais maintenant qu’elle est l’adulte sur place ??

C’est plus gênant que la défaite des Bulldogs, je crois. Ouais, ils jouent contre Stonewall et n’arrivent pas à gagner, forcément. Le but d’Archie est toutefois qu’ils soient capables de marquer au moins une fois. Pas facile, mais quand ça se fait sur du Ruelle, c’est plutôt bien parti. Ils marquent finalement, acclamés par toute la ville, représentée par… Veronica, Tabitha (????) et Reggie. Je suis mort, comment Reggie a-t-il pu être si vite accepté ?

Après avoir tout fait pour que le bonheur de Toni se brise, voilà donc que Cheryl souhaite réparer ce qu’elle a cassé ? Elle organise une réunion de couple entre Kevin et Fangs pour tenter de les réconcilier, sans succès. C’était littéralement son but de les faire rompre ?

Cela mène à une analyse plutôt surprenante de la part de Fangs : il comprend que Kevin a honte d’être gay, qu’il se planque dans les bois depuis le début pour ça et que c’est ce qui lui fait peur dans le mariage. MOUAIS. Je vais rester sceptique sur tout ça, mais bon, Kevin se fait ensuite tabasser en draguant un inconnu dans le sauna (j’ai ri tellement ça se voit venir à des kilomètres) et se confie à son père, chez qui il s’est réinstallé.

On ne saura pas ce qu’il en est du loyer pour Fangs et Toni, d’ailleurs. Pardon, on s’en fout, le but était d’écouter Kevin se confier à son père et lui dire qu’il avait honte d’être gay à cause d’une réflexion de sa mère l’ayant poussée bien malgré elle à aller draguer dans les bois. Si on peut appeler ça de la drague.

Voilà pour moi ce soir. La critique de l’épisode 10 sera publié demain matin à 8h55, juste avant la sortie du prochain épisode sur Netflix, j’imagine ? 😉

BORDEL, JE VAIS ÊTRE À JOUR !

Compteur d’Archie à poil : +1
Il est timide Archichou cette saison, mais il a une jolie casquette bleue de coach pour avoir bien l’air ridicule.

Riverdale – S05E08

Épisode 8 – Lock & Key – 14/20
Un énorme sentiment de « tout ça pour ça » se dégage de l’épisode qui n’était absolument pas convaincant du côté de la crédibilité, comme toujours. Par contre, je me suis bien amusé des différents jeux de relations mis en avant par les scénaristes dans l’épisode. On sent venir les trois quarts de ce qui arrive, c’est beaucoup trop rapide, mais eh, c’est Riverdale. Et pas si pire.

Spoilers

Kevin & Fangs ont une grande annonce à faire au groupe, un truc qu’on ne voit pas venir du tout, ce qui provoque chez Cheryl une réaction qui n’a absolument aucun sens et sera le thème de l’épisode, forcément.


Flex for my followers.

Putain mais sont-ils seulement sérieux ? Les premières secondes de l’épisode ont suffi à m’énerver puissance 1000. Une des rares réussites de ce saut dans le temps, c’était quand même que Kevin & Fangs forment enfin un couple à peu près solide, et voilà que l’épisode commence par Kevin trompant son mec avec un camionneur entre deux camions. C’est d’un ridicule.

Il rentre ensuite tranquillement auprès de sa colocataire et de son mec qu’il embrasse sans remords. Le lendemain, on les retrouve dans un sauna où on nous explique qu’ils ont choisi d’avoir un couple ouvert – Kevin ne trompait donc pas vraiment son mec. En fait, Fangs était content de ne pas être monogame quand il faisait des tournées, mais maintenant qu’il est de retour à Riverdale de manière définitive, le couple ouvert ne lui correspond plus trop.

Tss. Ah, ils ont aussi un gros projet à annoncer, comme si on n’avait pas deviné qu’il s’agissait du bébé de Toni. Le couple s’est aussi fiancé et souhaite élever l’enfant de Toni avec elle, à trois. Lol. Cela ne semble choquer que Cheryl dans l’affaire, parce que les autres sont logiquement heureux et que moi je suis blasé. Blasé d’avoir attendu cinq épisodes pour en arriver là alors qu’on savait déjà depuis le début ce qu’il allait en être ?

Bref, Cheryl s’énerve après Toni parce qu’elle n’était pas au courant de ce projet de son ex – ce qui n’a donc aucune légitimité. Bien qu’elle comprenne les arguments de Toni qui sont bien logiques (un problème médical qui fait qu’elle doit avoir des enfants jeunes si elle en veut), Cheryl décide aussi que ça met un terme à tout espoir d’une romance entre elles qu’elle l’élève avec Kevin et Fangs. Euh… OK ?

Cheryl étant Cheryl, elle décide bien vite de semer le chaos dans ce bonheur de Toni, sous les conseils de la nana qu’elle a voulu arnaquer. Cette dernière, en échange de son silence, demande simplement un tableau.

Cheryl, elle, décide d’appeler tous ses amis pour les faire venir au bar et s’excuser gentiment devant Toni, puis organiser une fête pour eux… Loin d’être une babyshower, la soirée sera… une soirée-échangiste. Alors pardon, mais qu’est-ce que c’est que ce foutage de gueule ? En tout cas, c’est efficace. Kevin essaie en effet de convaincre Fangs que c’est une excellente idée de coucher avec un autre camionneur à cette soirée échangiste.

Pendant ce temps, mon compteur d’Archie à poil va exploser, je crois. Ou alors, c’est la libido de Betty, je ne sais pas trop. Autant le scénariste de l’épisode précédent était fan du couple Veronica/Archie, autant avec celui-ci, on repart sur les scènes de cul gênante entre Betty et Archie. Nous voilà donc en fantasme libidineux chelou d’Archie en pompier.

On note que ça se passe chez Betty alors qu’on nous avait dit que non, ce n’était pas possible avec les jumeaux. Au passage, je souligne que j’aime beaucoup Juniper et Dagwood cette saison, ce sont les enfants les plus appréciables de la télé puisqu’ils n’ont aucune existence, aucune réplique et se contentent de jouer les plantes vertes sans un bruit au fond des scènes. On a eu un gros plan dans cet épisode pour nous montrer qu’ils faisaient des colliers de pates. Super.

Je préfère ça à les entendre gémir la disparition de leur mère, cela dit. Oui, Polly est toujours portée disparue et même lorsqu’un corps est ENCORE retrouvé à Riverdale, ce n’est toujours pas le sien. Ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle de Betty qui est très occupée à mener l’enquête – ou à confier à Kevin qu’elle couche avec Archie, on ne sait pas trop ce qui compte le plus pour elle… C’est peut-être le Tueur au Sac Poubelle, si on en croit ses cauchemars.

Ses cauchemars mettent d’ailleurs un terme à la relation sans prise de tête qu’elle mène avec Archie – celui-ci recommençant à s’interroger sur sa propre relation avec Betty.

De son côté, Veronica envisage de détruire son appartement et en fait part à Archie. Je devrais plutôt dire qu’elle drague Archie en refusant de parler à son mari, la pauvre. Pas de quoi s’inquiéter cependant, parce que Chad tient encore à son couple avec Veronica : il drague une autre nana riche devant Katy Keene.

Je n’en peux plus de Katy Keene alors même que je ne regarde pas la série. Ils en font vraiment des caisses là, non ? C’est insupportable, mais pas autant que Veronica qui fait alors des selfies avec Archie et l’invite au bar alors qu’elle voulait que tout aille vite du côté des travaux ? Il n’en faut pas plus pour qu’Archie regrette sa relation avec Veronica, surtout que Betty l’exploite pour oublier ses cauchemars, quoi.

Voilà donc Archie et Veronica qui se remettent à faire les travaux de l’appartement de celle-ci, et sans Jackson cette fois. Cela permet à Veronica de se confier un peu à Archie sur ce qui lui manque dans sa vie, et ce qui lui manque, c’est clairement Archie. Celui-ci se garde bien de lui dire qu’il couche avec Betty, avant de demander si Chad sera présent à la soirée échangiste. Lol. Il le sera, de même que Reggie, parce que pourquoi pas ?

En parallèle, Jug fait appel à une anthropologue qu’il prend pour son psy et qui lui explique pépère qu’il est sûrement en train de réprimer un trauma. Il refuse aussitôt un groupe de parole où il pourrait se libérer de son trauma, et ça ne semble pas trop convenir à Tabitha. Pourtant, le trauma est évident pour lui quand, en plein milieu d’un cours, il se met à apercevoir des aliens.

D’ailleurs, si le look prof va méga-bien à Veronica, on note que pour Jug, ce n’est vraiment pas une réussite. On se demande sérieusement s’il a pris une douche à chaque fois qu’il apparaît à l’écran, je ne comprends pas. Une chose est sûre, si j’étais un alien, il ne serait pas ma priorité à enlever ou rencontrer.

Perturbé par ce qu’il voit, Jug demande alors à son anthropologue de l’inviter à une séance de parole en groupe où il se débloque un autre souvenir d’alien marchant vers lui. Pardon, mais c’est ridicule. Voilà, c’est dit, encore. Tout ça inquiète Tabitha en tout cas : elle poursuit Jug quand il fuit la question de son anthropologue/psy…

La question ? A-t-il déjà eu des black-outs ? La réponse est oui, évidemment, et ça le fait se remettre en question : il est persuadé d’avoir été enlevé par des extra-terrestres avant… PUTAIN TU TE DROGUES À TES SOIRÉES, EVIDEMMENT QUE T’AS DES BLACKOUT DUCON.

Tout ça nous mène à la soirée échangiste, bizarrement, parce que Jug refuse de la sauter pour rester avec Tabitha (le choix du verbe n’est pas innocent, non). Ils s’y rendent donc ensemble, en bon petit couple qu’ils ne sont pas officiellement, et y retrouvent Chad, demandant à Archie pourquoi toutes les nanas sont bonnes (so weeeeeird) et Kevin, qui retrouve lui-même son plan cul du début d’épisode qui est un plan cul régulier de Fangs lors de ses tournées en camion. Magique, je n’avais vraiment pas vu ça venir.

Dans le même genre, quelle surprise de voir Veronica tirer au hasard la clé d’Archie lors de la soirée. Elle se retrouve donc à pouvoir faire tout ce qu’elle veut avec lui, ce qui d’un coup fait changer d’avis à Chad sur les règles du jeu. J’ai ri du sourire de Cheryl, c’est vrai, mais putain, les scénaristes ne se foulent pas sur les idées de scénario à ce stade. Veronica se décide donc à rentrer chez elle avec son mari, et ça met un terme à la soirée pour eux. OK ?

Dans le même genre, Jug est totalement bourré avant même le tirage au sort, ce qui fait que Tabitha veut le ramener chez lui. Par chance, il récupère ses clés à elle, alors tout va bien. Ils s’en vont, sans récupérer la clé de Jug. Dans le même genre, Veronica n’a pas récupéré sa propre clé, hein. À quoi bon faire quelque chose de logique ?

Et à quoi bon faire cette soirée quand la seule vraie surprise vient du couple Reggie et Fangs ? J’ai beaucoup ri, surtout que Reggie est apparemment partant pour tenter des choses avec Fangs. Non, vraiment cette série, putain. Pour les autres couples formés, Jackson finit avec la nouvelle pote de Cheryl, Betty avec Archie, Kevin avec son plan cul (ça tombe bien hein ?) et Toni avec Cheryl.

Loin d’être d’humeur à faire l’amour, Cheryl préfère inviter Toni à venir vivre chez elle, dans ce que Toni appelle clairement un musée des horreurs. Ouais, Toni n’est pas non plus d’humeur sexuelle pour cette fois, et on est plus sur une rupture, y compris amicale, qu’une scène de couple.

Dans le même genre, et c’est étrange, il en est de même pour Rick et Kevin. Ce dernier s’interroge plutôt sur ce que Fangs raconte de lui à son plan cul, et bizarrement… Rien. Il ne se passe rien non plus avec Reggie et Fangs. Malgré tout, Kevin décide de balancer à Fangs qu’il n’est pas prêt à se marier. Euh ? OK.

Comme c’est étonnant, Fangs le prend mal et souligne qu’ils vont devenir pères ? Il s’énerve rapidement, d’accord, mais il a 100% raison. Et comme on ne connaît absolument pas le passé de ces deux-là, dur de bien comprendre et d’être à fond dans cette intrigue – même si c’est de loin la meilleure intrigue gay de la série je crois ? (Après Cheryl et Toni, donc).

Bref, on le voyait venir : personne ne profite de la soirée pour coucher. Jug est bourré et s’endort sur le canapé où Tabitha s’occupe de lui (elle est motivée purée) alors qu’Archie avoue à Betty qu’il a encore des sentiments pour Veronica. Bordel, ils ne se sont pas vus pendant sept ans, quel foutage de gueule. De toute manière, Betty s’en fout, parce qu’elle a surtout besoin de son ami pour faire face à ses traumas ; pas d’une échappatoire sexuelle.

Bon ben… OK, I guess ?

Le lendemain, Jug continue de voir des aliens après la douche (très drôle, la serviette mise par-dessus le ventre pour cacher les nouveaux kilos) alors que Cheryl se fait draguer par Minerva. Bon, on le voyait venir, celle-ci avait surtout envie de passer sa soirée échangiste avec Cheryl, pas avec Eric (j’imagine que Jackson, c’est son nom de famille ?).

Veronica, elle, cherche à tout prix à voir Archie pour lui annoncer qu’elle est sur le point de divorcer. Yep, c’est ce qui a émergé pour eux de la soirée échangiste : Veronica n’était pas heureuse après tout. Apparemment, entre deux scènes de cul avec Betty, Archie s’en était rendu compte. IL lui dit donc qu’il a couché avec Betty avant de se remettre à embrasser langoureusement son ex. Allons bon.

Le cliffhanger de l’épisode s’éloigne à nouveau de ce méli-mélo romantique pour finir sur Polly. Cette dernière prend le temps de téléphoner pendant l’épisode à sa mère, puis à Betty. Lors du second appel, elle indique être au bord de l’autoroute, dans une petite cabine… Sauf que la cabine téléphonique est pleine de sang quand Betty et Alice y arrivent. OUPSIE. Au moins, on sait pourquoi elle était terrifiée au téléphone.

Compteur d’Archie à poil : +1 seulement, mais ça ne saurait s’arrêter là maintenant qu’il est de retour avec Veronica.

 

What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.