Riverdale – S05E03

Épisode 3 – Graduation – 12/20
La fin d’une ère de drames est arrivée ! Sympathique fin de saison 4 pour la série qui ne parvient absolument pas à trouver son équilibre entre nostalgie et avancée de l’intrigue. Comme d’habitude, tout semble rushé après une attente interminable et le mot que j’ai le plus utilisé dans la critique est : ridicule. Je n’attendais pas autre chose de cet épisode, de toute manière, mais ça me donne encore plus envie d’arrêter définitivement la série. Ce que je ne ferai pas, let’s go saisons 5 et 6 maintenant. Oh boy.

Spoilers

C’est le dernier jour de lycée, celui de toutes les décisions radicales.


Are we just doomed to be haunted by this town for the rest of our lives ?

Ce début d’épisode sent bon la fin de saison alors même que nous sommes au début, merci le covid. Cela sent bon la connerie aussi : Jug nous fait un petit récap des plus gros psychopathes de la série, laissant de côté Edgard mais ajoutant Jellybean à la liste – oui, il compare sa petite sœur à la Cagoule Noire. Elle n’a absolument rien fait, sérieusement, c’est ridicule.

Tout aussi ridicule est la suite de cet épisode et nous n’en sommes qu’à moins de trois minutes : FP décide de se barrer avec sa fille à Toledo pour l’éloigner de Riverdale, mais pas avant d’avoir remis la main sur tous ses complices. Pour cela, il a besoin qu’Hiram abandonne son poste de shérif (et apparemment il le fait sans opposer de résistance ?) et qu’Archie lui ouvre sa salle de gym où se planquent les complices.

  1. Comme d’habitude, la série décide de nous débarrasser d’une intrigue en deux scènes et on peut ainsi enchaîner sur une toute autre ambiance : la nostalgie des départs et des fins. Il s’agit en effet du dernier jour de lycée de tous nos héros, et chacun se prépare en étant hanté par la ville. Jug et Betty se contentent de réfléchir à tout ça, mais Archie est hanté par un rêve de son père qui ne pensait pas vivre pour voir ce jour où son fils obtient son diplôme (outch… bonne utilisation de cette scène en vrai, mais ça fait mal comme l’acteur est mort) et Cheryl l’est par le souvenir de son frère.

Veronica ? Elle se rappelle le tout début de la série, où elle promettait de rester du côté de son père quoiqu’il arrive. Bon, les choses ont un peu changé en cours de route, forcément. On en arrive alors à la fin des cours et, pour le dernier jour, on a droit à l’ouverture d’une capsule temporelle datant de 1945. Il semble assez clair que le but est de faire un peu d’humour et d’avoir la tristesse et nostalgie d’une fin de lycée.

C’est plutôt chouette avec aussi des livres-photos pour se souvenir du lycée et des meurtres – chouette. On enchaîne vite toutefois sur Archie qui apprend qu’il va devoir redoubler. Il préfère toutefois mentir à tout le monde et dire qu’il passera l’été au lycée. Ceci étant réglé, on peut dire adieu au lycée de la meilleure des manières pour cette série, c’est-à-dire de manière absolument pas crédible avec tous les étudiants bien silencieux lors de la dernière minute de cours.

Jamais ça ne peut se passer comme ça, franchement. Les cris de joie à la sonnerie ? Tiennent-ils vraiment jusqu’à la sonnerie ? Ils s’embrassent en tout cas de joie – histoire de nous rappeler que Kevin finit en couple, contrairement à Archie et Veronica. C’est vrai que je n’aurais pas parié là-dessus si on m’avait demandé avant… mais pas de quoi s’inquiéter tout de même : on a une scène avec un Archie à moitié à poil en train de se réconcilier avec Veronica.

Plutôt que de réconciliations, je pense plutôt qu’il faut voir ça comme un adieu. Rien de tel qu’un dernier baiser et un moment au lit pour se dire au revoir, après tout. Et ceci étant fait, il faut envisager le futur de nos héros à présent : Archie continue de mentir sur son avenir proche alors que Jug envisage de partir à Toledo finalement.

La série semble avoir du mal toutefois à équilibrer la balance entre passé et avenir – et puis, Toni qui fait la fierté de sa grand-mère ou Archie en tenue de diplômé, qu’est-ce qui est le plus ridicule et le moins crédible ? J’en suis arrivé à espérer un autre meurtre pour la cérémonie de remise de diplôme – où Toni est habillée en rouge, comme promis, même si c’est la seule. À défaut d’un meurtre, on a droit au discours de Betty, tout aussi plein de nostalgie et de tristesse d’une période qui précède « l’ère de drame ». Putain, meuf, ton lycée n’a duré que trois ans, hein.

Allez, hop, les scénaristes peuvent cocher une case de plus dans les choses très attendues d’une fin de lycée. On enchaîne avec la remise de diplômes pour tous nos étudiants, et ça me fait toujours autant rire de voir des ados de 30 ans être fiers d’avoir le bac, hein. Après ne mentons pas, le casting est plein de gens très beaux, du côté des enfants comme des parents, alors le petit montage musical fonctionne plutôt pas mal – en plus, c’est Archie qui nous fait une petite chanson. Archie ? Il reçoit une enveloppe vide et sans diplôme… mais pourquoi reçoit-il quelque chose franchement ?

Qu’il soit là, OK, mais qu’il monte sur scène et soit pris en photo, c’est ridicule. C’est un mot qui n’est pas assez fort pour cette série de toute manière, et je dois dire que j’étais mort de rire à la fin de la scène quand il voit les quatre soldats de 1945 au fond du gymnase s’en aller dans une vibe très YMCA. On se marre bien avec cette série de toute manière… Et il n’en faut pas plus pour qu’Archie se décide à rejoindre l’armée. Après la prison, il fallait bien sécuriser une autre case du bingo fantasme chelou des scénaristes.

Au rang des intrigues à boucler, il y a aussi la mère de Cheryl, encore et toujours, qui débarque cette fois-ci pour dire qu’elle est prête à aller en prison. Soit ? Je ne vois pas bien l’intérêt, mais eh, si ça fait plaisir aux scénaristes, tant mieux. Alice et FP ? Ils finissent en couple eux aussi, dans un baiser langoureux absolument pas crédible juste avant le départ de FP. Celui-ci renfile sa veste de serpent avant de partir avec Jellybean qui n’a pas une réplique de l’épisode. Elle semble OK avec la décision de son père ? Tu parles d’une ado.

En parlant d’ado, justement, Veronica cède ses parts de Pop’s à Pop. Les scénaristes arrêtent vraiment d’essayer d’avoir la moindre once de cohérence, c’est beau. Au passage, elle récupère tout de même un menu de chez Pop’s pour la capsule temporelle de cette promo de Riverdale. Eh, j’imagine que le but est de faire un goodie à vendre méga cher : la capsule contient plein d’objets collector après tout. Il est même fait référence aux Pussycat et à Josie. Putain, mais on a tous oublié Josie en quatre saison ! Après, ce n’est pas forcément le plus drôle hein ! Jug met un bonnet et Archie un marteau de son père ? Quel putain de rapport avec le lycée ?

Je les imagine bien cinquante plus tard ouvrir la boîte et se dire que vraiment, il n’y a que de la merde dedans. La veste en cuir peut être cool à la rigueur. Tout ça se termine par une petite soirée bière sur les gradins du lycée pour se promettre de se retrouver un an plus tard. Enfin, s’il peut : il s’est inscrit à l’armée et part dès le lendemain matin, hein.

Veronica en profite pour ne pas le soutenir et rompre une fois de plus – même si c’est implicite – parce que bon, le pays est en guerre et qu’il y a des moyens plus simples d’obtenir son diplôme, franchement. Tout ça interroge Jug sur les tensions existant entre Veronica et Archie… Alors Betty se met à culpabiliser d’un coup mais promettre que ça fait quelques temps que ça arrive. Elle balance donc à Jug tout ce qu’il s’est passé et il lui pardonne bien vite son petit baiser, préférant ben… baiser. Pardon, le jeu de mots était trop simple.

Cela dit, au rang des ruptures et sans crier gare, Cheryl annonce aussi à sa copine qu’elle ne veut plus aller à la fac avec elle. À la place, elle reste à Riverdale pour « réparer les dégâts » et ne pas forcer Toni à choisir entre elle et sa famille. C’est ridicule. Pardon, je l’ai encore écrit. Je devrais me défier de faire une critique de la série sans ce mot.

En attendant, je peux continuer de dire que cet épisode était pas mal ridicule, avec la mère d’Archie qui semble n’en avoir rien à foutre que son fils parte à l’armée avec sa veste de lycéen. RIDICULE BORDEL. Elle semble même fière, alors qu’il prend une décision radicale sur un coup de tête. Le voilà donc qui s’en va en compagnie de Jug qui n’a plus de bonnet. Plus de bonnet et plus d’honneur, aussi, parce qu’il s’en fout de savoir que son meilleur ami a embrassé sa copine.

Bon, ben écoutez, OK, si vous voulez hein ; il n’y avait plus le temps de gérer ce drama de toute manière. Jug pardonne Archie, Veronica pardonne Betty, et hop. Hop, on peut finir cet épisode sur Archie qui monte dans son bus et Veronica qui regrette de ne pas l’avoir serré une dernière fois dans ses bras.

Il n’en faut pas plus pour qu’on nous sorte une vieille voiture d’absolument nulle part pour que Betty puisse emmener Veronica à la poursuite de son copain qui était en plein trip flashbacks (allez, je me compte les deux scènes où il est torse nu). Contre toute attente, la voiture rattrape le bus et chacun peut se dire au revoir. Je veux dire, Archie arrive même à faire en sorte que le bus se gare pour qu’il dise au revoir à tout le monde. Il finit ainsi en couple avec Veronica – et tant pis pour la crédibilité où la sécurité routière (pas de ceinture, un parking en plein milieu de la route, des adieux au beau milieu d’une route… et le tout devant le panneau Riverdale).

Tout ça a clairement l’impact d’une fin de saison… mais pas encore, eh ! Il reste encore une scène pour Betty et sa grand-mère qui reviennent au manoir Blossom ou une petite voix off pour Jug. Il est temps de passer aux adieux des autres héros : Veronica part ainsi en vacances avec sa mère, alors que Betty fait un roadtrip avec la sienne avant de partir à la fac. De toute manière, son mec et elle, ce n’est plus la folie des débuts, hein.

Une distance s’installe entre eux, et Jug n’en a rien à faire que sa copine se barre, préférant qu’elle se concentre sur Yale. Il est très clair que c’est une rupture douce-amère entre eux, et ça force Jug à déménager de chez Betty… pour aller se mettre dans la maison vide d’Archie. Que fait sa mère ? On ne saura jamais. J’imagine qu’elle est partie chez sa copine ?

Le problème d’une maison vide ? Ben, l’électricité est coupée ; puis le gaz. Pas comme dans le bunker perdu au milieu de la forêt ???? C’est là que Jug s’installe jusqu’à la fin août où il se fait un dernier moment chez Pops à se demander si un an plus tard, il reviendrait voir tous les autres.

La série nous répond vite à cette question : oui, il revient à Riverdale un an plus tard… mais il est le seul à le faire. J’ai pas mal ri, même si je m’y attendais. En plus, on nous fout un ersatz de Betty et Archie en couple avant que Jug balance qu’il lui aura fallu six ans pour revoir ses amis.

Euh mec, ce ne sont pas des amis si vous n’arrivez pas à vous capter au moins une fois en six ans. Quel foutage de gueule. Un saut temporel, je veux bien ; mais soyez cohérents un peu bordel !

Compteur d’Archie à poil : +3
En comptant les flashbacks, par contre. En tout cas, ça ne fait que conforter l’avance que j’avais sur le pari d’origine.

The Outpost – S04E04

Épisode 4 – Going to Meet the Gods – 16/20
Franchement, l’intrigue de cette saison est ambitieuse pour la série puisqu’elle permet de réunir différents pans d’intrigues des saisons précédentes pour nous donner l’impression que tout était pensé depuis le début. Et ça fonctionne vraiment bien, au point que je me demande si ce n’était pas le cas. Pourtant, on revient vraiment de loin avec cette série, mais je suis pris dans l’intrigue qu’ils proposent. Limite, j’en viens à me dire que revoir la première saison ne me ferait peut-être pas de mal. C’est dire !

Spoilers

Deux décide de se rendre auprès des Dieux, laissant Falista gérer l’Outpost comme elle peut – pas évident avec Tobin qui ne trouve pas sa place entre son pouvoir royal et ses envies de résistance.

You’ve seen the gods as I have

Il paraît que sur un blog de critiques séries, c’est pas mal de regarder des épisodes de temps à autres et de publier des articles, alors me revoilà avec la suite de cette saison. Dingue de me dire que ça fait déjà une semaine que j’ai commencé à la regarder, parce que je n’ai pas du tout l’impression que sept jours sont passés.

Tant mieux, écoutez, ça limite la perte de mémoire sur les prénoms et l’impatience ! Cette semaine reprend sur une scène inattendue, avec Deux qui annonce à Falista qu’elle compte s’en aller. Oups. Ce n’est pas exactement ce qu’on attendait après la fin de l’épisode précédent, mais voilà que le kinj de Deux fait des siennes : elle brille de vert d’un coup, signe qu’il est temps pour elle d’aller rencontrer les Dieux.

De son côté, Tobin meurt d’envie de boire de la bière, comme d’habitude. Il se rend donc à sa taverne préférée, fermée sous ses ordres, dans l’espoir que Munt pourra lui donner ce qu’il veut. Avec le marché noir lancé par Janzo, cependant, ça semble stresser plus qu’autre chose Munt. En plus, une fois que Munt est parti chercher sa bière, Tobin tombe nez à nez avec Garret.

Celui-ci est le plus mauvais menteur possible, affirmant avoir emprunté un livre qu’il n’a même pas en main, mais Tobin n’est pas beaucoup plus doué en mensonge franchement. L’échange permet en tout cas au roi d’annoncer à son nouveau marshal qu’il est un peu déçu de son absence de réactivité à piéger Luna.

S’il savait que la conversation est clairement épiée par toute une partie de l’Outpost ! En effet, l’ambiance est toujours aussi festive une fois le roi disparu avec une très petite dose de bière : Janzo mène une opération illégale qui marche vraiment bien. Il a été élevé par la bonne mère pour ça, après tout, et Munt ne manque pas de lui faire remarquer.

Janzo se dit toutefois stressé de l’illégalité de tout ce qu’il mène, alors que Garret est limite en train de mener une révolution dans son coin à critiquer le Prime order qui vient de se rétablir avec deux de ses amis. De toute manière, Garret a rapidement d’autres préoccupations en tête : comme prévu, Luna joue toutes ses cartes pour mener la vie qu’elle souhaite, affirmant que si elle devait être menée devant Falista, elle lui dirait tout du complot de Talon.

C’est problématique pour Garret qui est bien forcé de la laisser jouer et boire dans la taverne. Là aussi, d’autres préoccupations ne tardent pas à arriver pour lui : le groupe de Talon revient enfin à l’Outpost… et elle est loin d’avoir l’armée espérée : tous les Blackbloods sont morts après tout. Zed est en pleine dépression après la mort de Corven, mais ça n’empêche pas tous les autres de tenir une réunion secrète. L’avantage, c’est que je me fais tout de suite un point de Bingo avec « Let it go » répété à deux reprises.

Ouais, Zed passe de la dépression à l’énervement assez vite quand on lui reproche de ne pas être revenu plus tôt pour sauver son peuple puis quand Wren lui affirme ne pas tout comprendre aux textes de sa mère. Il insiste pour qu’elle travaille au plus vite à rattraper son retard dans les études pour devenir la meilleure Grande Prêtresse possible.

Ce nouveau rôle stresse toutefois Wren, surtout qu’elle sait qu’elle doit aussi se débrouiller pour être une excellente mère pour son enfant. Niveau modèle, Yavalla ne l’aide pas trop à savoir comment faire l’un ou l’autre, donc je comprends le stress qui lui tombe sur les épaules, mais en même temps, comme Janzo, je ne m’inquiète pas trop pour elle. Et je tiens à dire, parce que j’y ai pensé pendant cette scène que Gwynn ne me manque finalement pas cette saison, alors que j’étais sûr que j’allais détester son absence…

Bon, on a récupéré Tobin, c’est peut-être pour ça. Tout n’est pas perdu. D’ailleurs, pendant tout ce temps, Tobin continue de se balader durant la nuit, ce qui lui permet de tomber sur des soldats transportant les cadavres des prisonniers de l’épisode précédent. Pas mal de s’en souvenir, j’aime bien que la série ne tombe pas dans certaines facilités cette saison : les corps ne disparaissent jamais tout à fait dans l’Outpost.

Cela choque Tobin qui en parle aussitôt à Falista en étant sûr que tout vient de Deux… sauf que Falista est au courant des agissements de Deux, et qu’elle n’hésite pas à lui dire. Elle est convaincue que Deux fait ça sur ordre des Dieux et que ça suffit bien à tout justifier. La foi plus forte que la raison ? Pas sûr que ça passe auprès de Tobin. Pas sûr que ça passe non plus de savoir que pendant que tout ce drama se déroule, Munt et sa compagne font n’importe quoi dans la chambre royale, finissant même par sauter sur le lit – sans le moindre sous-entendu, hein. L’humour était là un peu trop perché, même pour moi, mais soit.

Il fallait bien équilibrer les moments émotions de l’épisode, notamment quand Talon déprime de la mort de tout son peuple. Bon, je la comprends sur le plan théorique, mais dans la pratique, elle a été élevé dans un monde sans Blackblood, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle a perdu – et ça n’a pas l’air si génial d’être Blackblood quand on y réfléchit : on écoute une Grande Prêtresse comme Yavalla, quoi. Ou comme Wren, désormais. Trois épisodes après l’enterrement de Gwynn, nous voilà donc à une cérémonie funéraire pour rendre hommage à tous les Blackbloods morts. La cérémonie est portée par le chant de Wren, et je dois dire que c’était plutôt magnifique à entendre tout ça – je me demande quel genre de langue c’est, par contre ; ont-ils pris une langue existante ou ont-ils inventé quelque chose ?

Je me pose vraiment des questions inutiles, je sais. Bon, la cérémonie me plaît, mais elle ne plaît pas à tout le monde par contre : Zed se barre en cours de route et Talon est convoquée chez Falista. Cette dernière propose à Talon un poste de Gouverneur pour guider les quelques Blackbloods restants… ce qui serait possible si Talon n’était pas aussi impie !

Loin d’être dans la foi de Falista, Talon reconnaît un logo que Falista lui indique être la Marque des Sept. La reine comprend donc que Talon aussi a des visions et qu’elle voit les dieux, sauf que Talon n’appelle pas vraiment ça des Dieux. Elle se barre donc sans la moindre considération pour la reine qui s’énerve après elle et a une autre vision, préférant aller consulter Zed et Wren sur la Marque des Sept.

Elle souhaite aussi savoir où Deux s’est barrée, de manière à la poursuivre – et tant pis pour Wren qui comptait sur leur présence pour d’autres rites funéraires. Pas facile d’être Wren dans cet épisode. Pas facile non plus d’être Luna : elle est vite repérée par Tobin et même si elle parvient à s’échapper de lui en lui foutant un petit coup dans l’entrejambe, elle prend ensuite tout son temps pour aller chez Talon.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit emmenée devant le couple royal. Falista la questionne bien sûr sur d’éventuels complots contre elle et contre toute attente, Luna décide de rester loyale à Garret. Elle ne balance donc personne et se fait condamner à mort.

Oh, pas de quoi s’inquiéter par contre : elle est rapidement libérée par Garret, prévenu par Tobin de l’exécution à venir le lendemain matin. Il faut dire que Tobin est de plus en plus perturbé par sa femme : elle a une soif de sang vraiment gênante à force. Elle permet la mort des prisonniers et elle condamne Luna malgré son jeune âge, sans envisager une seconde d’en faire autre chose qu’un exemple. C’est problématique pour tout le monde, et Garret et Tobin arrivent donc à trouver un terrain d’entente là.

Finalement, Tobin travaille contre sa reine sans même le savoir. Ce qui est bien, c’est que Luna est libérée sans souci par Garret et qu’elle tombe au petit jour sur Talon et Zed. Je suis content, j’ai eu peur de la perdre pour quelques épisodes. C’est ma nouvelle préférée, après tout ! Elle a même l’occasion de se confier ensuite à Talon lors d’une pause qui n’a aucun sens dans l’intrigue, mais qui permet cette conversation.

En parallèle, Wren est convoquée par Falista qui se lance dans ses propres recherches sur l’Histoire des Blackbloods. Elle comprend bien que ceux-ci sont gouvernés depuis toujours par ses Dieux et les rituels qui vont avec, et elle veut plus d’informations sur eux. Malheureusement, Wren n’a pas grand-chose à lui dire, même quand Falista menace de mort Janzo.

Ce dernier est en effet arrêté puisqu’il continuait de maintenir ouverte la taverne de manière totalement illégale. Il y avait tellement de monde que ça ne pouvait rester un secret bien longtemps, et ça ne l’a donc pas été : arrêté, il est amené auprès de Falista qui se sert de lui pour faire parler Wren. Ce n’est pas très compliqué, il suffit d’un petit Kinj rouge et d’une menace de mort pour que Wren parvienne à négocier deux jours de plus avant de devoir apporter la moindre réponse à une reine qui est en train de virer psychopathe plus vite qu’il ne faut pour le dire.

Je suis triste pour le personnage de Falista que j’aimais et qui est s’éloigne de plus en plus d’une possible rédemption. Ainsi, pendant que l’on apprend de Wren le confiant à Janzo que Falista veut se renseigner sur la fin du monde, nous constatons aussi que Falista est en roue libre quand elle s’énerve d’apprendre la fuite de Luna. Elle rappelle également à Tobin que les Dieux sont ceux qu’elle a décidé de suivre désormais – et que comme il s’agit de Dieux, elle fera tout ce qui leur plaira. Flippante.

Le cliffhanger de cette semaine ? Il est du côté de Luna, Talon et Zed. Ceux-ci rattrapent en effet Deux au moment où elle s’apprêtait à entrer dans une étrange caverne, gardée par les Lu-Qiri, et notamment Vikka. Cette dernière refuse désormais d’obéir à Zed, forcé d’utiliser le King violet pour la faire fuir.

Cela permet à notre trio de héros de s’approcher davantage de Deux pour voir ce qu’elle fait : elle entre en contact avec la déesse que nous voyons depuis le début de saison. Elle fait même un peu plus que ça : elle lui donne toute l’énergie vitale aspirée dans l’épisode précédent, permettant donc à la déesse de se libérer de son sarcophage, plus fraiche que jamais. Les problèmes ne font que commencer.

Riverdale – S05E02

Épisode 2 – The Preppy Murders – 10/20
Pourquoi construire des personnages cohérents et proposer une résolution satisfaisante aux intrigues commencées depuis la saison 3 quand on peut bâcler un truc inconsistant et enchaîner les moments ridicules ? C’est une vraie question que semblent se poser les scénaristes – et la réponse est simple : pas besoin de le faire, ça roule. Comment font-ils pour être renouvelés chaque année ?

Spoilers

Bret contacte Betty au milieu de la nuit pour obtenir son aide alors que Veronica découvre bien malgré elle que son père sombre à nouveau du mauvais côté de la force.


Now if you’ll excuse me, I have to take out the trash and you’re lucky it doesn’t include you.

Oula, mais le résumé repart sur des choses que j’ai oubliées, moi. Allez, je vais faire comme si je me souvenais de tout et me lancer quand même dans l’épisode. Archie est de retour chez sa mère – je ne comprends pas où il est censé dormir – pour un peu de boxe. Il est clairement perturbé par l’épisode précédent et décide ensuite d’aller suer un peu sur la tombe de son père. Dans le genre inutile, bordel.

L’épisode reprend sur le couple Archie/Veronica exactement où nous en étions dans le précédent : ainsi, Archie découvre une nouvelle fois que Veronica veut faire comme si de rien n’était jusqu’à la fin du lycée, contrairement à lui. La scène est vraiment une répétition de l’épisode précédent, sauf que cette fois, Archie décide de se barrer, tellement il n’est pas d’accord.

Il va passer ses nerfs à la salle de sport où Hiram décide de l’attaquer pour venger l’honneur de sa fille. Oh bordel. Il va avoir du boulot dans cet épisode, alors, parce que Veronica manque également de se faire tuer par trois des Malloy qui veulent l’exécuter contre une benne à ordure. Par chance, Hermosa redébarque dans cet épisode pour la sauver. Pff.

Cela n’empêche pas Veronica de s’inquiéter pour son père qui reprend ses activités de mafieux. Vraiment, quelle vie. Déjà que cet épisode nous rappelait qu’elle était aussi serveuse du Pop’s, la voilà qui s’associe désormais avec Hermosa pour reprendre les activités de son père. Rien ne va dans cette phrase, puisque les deux sœurs sont toujours censées se détester, mais en plus, Hermione se range derrière elles pour leur venir en aide. Au secours.

En tout cas, les filles se décident à manipuler Hiram pour bien lui faire comprendre qu’il doit leur céder ses parts de son entreprise. Le coup de poker se grille à des kilomètres, mais bien sûr, ça fonctionne sur Hiram – pourtant tabassé par les hommes de main de sa fille, hein. S’il est en sang quand il parle de tout ça à Veronica, il est plutôt en forme le lendemain quand il explique aux filles qu’il est prêt à leur céder ses parts.

Le problème, c’est qu’il ne s’attend pas du tout à ce qui suit : Hermione demande le divorce pour devenir une Housewife de New-York. C’est d’un ridicule !

Autrement, pour ne rien arranger dans la vie d’Archie, voilà que sa mère débarque dans sa chambre une deuxième fois de l’épisode pour lui demander de témoigner au procès du tueur de son père – histoire d’apaiser ses charges et sa peine : l’idée serait de le pardonner. Archie n’a toutefois pas envie de revoir le meurtrier de son père – ni le père de celui-ci qui continue de s’accuser de ce qu’il s’est passer. Il tente ainsi d’écrire une lettre, en vain.

Quand en plus il apprend que le fils a finalement décidé de se dénoncer, Archie nous fait tout un laïus sur le fait que lui ne se serait pas enfui après un tel accident. Mouais. Quel super-héros, dis donc ! Sinon, pour rire un coup, c’est dans cet épisode que la mère d’Archie découvre la vidéo avec le film d’Archie menacé par la Cagoule noire. Elle a les larmes les moins crédibles de la télévision, on ne sait pas pourquoi elle ne capte que maintenant ce qu’est la vie de son fils ET on enchaîne sur Archie qui s’énerve sans raison et dégomme la télévision, pour le plaisir.

Archie est en tout cas énervé de savoir que sa mère a vu la VHS, parce qu’il refuse d’être vu comme une chose fragile. Pff. La mère appelle à nouveau l’oncle Frank pour qu’il parle à Archie, mais plutôt que de parler, ça finit en séance de boxe où Archie nous dégomme son oncle avant de finir en larmes dans ses bras. So much drama.

Tout ça ne servait à rien, hein, mais ça conclue aussi l’intrigue de l’oncle qui accepte de se rendre à la police, surtout qu’il a maintenant une avocate. J’ai ri. Quant à Archie, maintenant qu’il est en paix avec lui-même, il écrit au juge pour lui demander d’être clément avec l’assassin de son père.

Une autre intrigue commence à 3h du matin lorsque Bret décide d’appeler Betty depuis sa prison. D’où est-il possible d’appeler à 3h du matin quand on est en prison ? Il se dit en danger et prêt à parler d’informations confidentielles si Betty s’arrange avec Veronica pour être mis en isolation au plus vite. Betty fait ce qu’elle peut, mais malheureusement, Brett se fait tuer au cours de la nuit, alors nous ne saurons pas ce qu’il comptait leur dire. C’est original venant de lui.

Bon, notre couple d’enquêteurs se rend ainsi à la morgue pour savoir ce qu’il en est, et ils découvrent qu’au-delà des multiples coups qu’il a pris, les yeux de Bret sont arrachés. Sans trop de surprise, l’étape suivante pour notre couple est d’aller voir Charlie. Mais bordel, pourquoi font-ils confiance à ce type ? Cela n’a toujours aucun sens.

Ils cherchent ensuite à retrouver David, mais c’est pour mieux retrouver son cadavre, pendu. Cette fois, ce suicide attise les soupçons de Betty qui trouve que c’est un suicide trop propre pour être vrai. Quelle experte ! On voit à la tronche de son frère qu’elle touche juste. Cela dit, pas de quoi s’empêcher de vivre pour autant, hein, ainsi on a ensuite une pause pour nous rappeler que nous sommes dans une série lycéenne. Bim, Jug obtient une lettre d’acceptation pour la fac. Ben écoute, on est content pour toi ?

Comme on s’en fout, on reprend ensuite au beau milieu d’une autre nuit où Betty est réveillée par Donna. Cette dernière l’informe que Joan est morte aussi, assassinée – ce que Betty découvre le lendemain -, et qu’elle craint désormais pour sa propre vie. Bien sûr, après tout ce qu’il s’est passé, elle peut aller se faire voir, hein. On ne saura finalement pas ce qu’il advient d’elle, puisqu’en partant de chez eux, Betty et Jug sont détournés de leurs intentions premières.

Ils trouvent en effet une énième VHS qui leur montre que le cinglé derrière tout ça n’était pas David, mais un autre homme qui n’hésite plus à entrer dans la maison et faire des vidéos où il menace la petite sœur de Jug en train de dormir. C’est quelque chose : elle ne sent même pas le couteau posé sur elle quand elle dort ?

En tout cas, toute la famille se rend désormais à l’hôtel… où Betty explique à Jughead qu’elle pense savoir qui est derrière tout ça : elle est enfin ENFIN sur la piste de Charles. On ne sait pas pourquoi ça lui prend dans cet épisode, mais elle confronte aussitôt Charles qui avoue tout. C’était bien la peine d’attendre si longtemps en saison 4 pour que ce soit expédié comme ça. En plus, bim, ça y est, Betty trouve le mouchard sur le téléphone, sait que Charles a tué Bret et comprend même qu’il est en couple avec Chic.

Laissez-moi rire, ça fait des mois qu’elle n’a aucune idée de ce qu’il se passe et là d’un coup, c’est bon ? Non, vraiment, cette série, c’est quelque chose. Après, si Charles avoue absolument tout ce qu’il a fait, il refuse de se faire appeler l’auteur. Il affirme ne pas être celui qui tourne les vidéos, et ça nous ramène encore en arrière sur cette intrigue. Autant vous dire que j’ai soupiré un grand coup.

Il est enfin révélé que derrière ces vidéos, nous avons finalement Jellybean, la petite sœur insupportable de Jug. Elle le fait pour… … … que son frère n’aille pas dans sa fac/lycée. J’ai tellement ri. C’est le pire mobile possible, franchement. Elle a ensuite embrigadé son copain, Ricky, pour faire d’autres films, puis, à la découverte du Blue Velvet, elle a eu l’idée des reconstitutions. Ben ma foi. Je me suis fait balader par cette intrigue, je suis presque vexé. La première fois où j’ai soupçonné Jellybean, c’est dans l’épisode précédent uniquement, sans trouver de raison pour laquelle elle ferait ça.

La seconde et dernière fois, c’est le coup de la lame sur la joue, qu’elle ne sent pas. En tout cas, tout ça se termine en pétard mouillé. Tout le monde pardonne à Jellybean et hop, on tourne la page. OK. Deux saisons d’attente pour ça, vraiment, quelle série.

Enfin, au lycée, les blouses pour futurs diplômés arrivent, et elles font péter un câble à Cheryl parce qu’elles sont bleues. Passionnant son intrigue pour cette saison 5. C’est légèrement mieux avec Toni, mais bon, ce n’est toujours pas exceptionnel pour autant. Elle fait comme si elle n’était pas si affectée par les décisions de sa belle-famille, mais bien sûr que ça l’affecte.

Il nous faut toutefois une vraie intrigue pour ce personnage alors Cheryl décide d’offrir une rédemption au nom Blossom à Riverdale. Génial. Le but est de s’attirer les faveurs de sa belle-famille, mais ce n’est pas si simple : elle organise une réunion familiale en visio pour tenter de rouvrir son usine familiale. Ce n’est pas un grand succès, et ça la pousse à se rendre demander aussi conseil à sa mère. Cette dernière lui conseille… de partir en vacances.

On avance, dis-donc. En vrai, oui : Pénélope se démerde pour faire assassiner tout le conseil de famille en maquillant ça en suicide pour le bien du nom de la famille. C’est d’un ridicule incroyable, mais ce n’est rien par rapport à la mise en scène. Vraiment, cette série !

Compteur d’Archie à poil : 0
Il était trop occupé à taper sur son oncle pour retirer son t-shirt d’énervement apparemment.

The Outpost – S04E03

Épisode 3 – The Gods Thank You – 16/20
J’en suis presque à regretter de n’avoir que trois épisodes de retard parce que j’aurais été capable d’enchaîner sur un quatrième. Cette saison me plaît bien même si je ne vois pas encore tout à fait vers quoi elle se dirige à terme. Pas besoin d’y être pour savourer le voyage, heureusement, et l’épisode s’est une fois de plus laissé regarder tout seul là.

Spoilers

Tobin doit à présent apprendre à se servir de son Kinj alors que Wren comprend le pouvoir qu’être Grande Prêtresse pourrait lui donner.

We get two lives for one with you.

Comme d’habitude, on reprend exactement là où nous nous sommes arrêtés, et ça me fait bien plaisir de voir Tobin être perturbé par ce qui lui arrive. Il refuse toutefois d’obtenir l’aide de Deux pour apprendre à gérer son Kinj, ce qui est une grossière erreur. Il veut apprendre cela pour être en mesure de protéger Falista, mais ce n’est pas si évident que ça.

Il galère donc un moment à Nightshade, devant un Munt qui a continué de me faire rire. C’est finalement le désir d’alcool qui débloque son Kinj, mais sa joie est de courte durée : il a aussitôt une vision où la déesse l’appelle Levare et lui demande de la rejoindre. Oups. Au moins, il va comprendre ce que Falista disait quand elle affirmait voir les dieux.

En attendant de lui en parler, il regarde Falista prendre un bain et lui donner quelques conseils sur le Kinj. C’est vrai que c’est une experte en la matière, dis donc. Elle continue d’être terrifiée qu’on essaie de la tuer, mais ça n’empêche pas le couple royal de passer de bons moments en amoureux quand même.

Une fois que c’est fait, Tobin aussi a envie de prendre un bain, et il demande alors à Munt de devenir son valet. Euh… OK ? Il assure avoir confiance en lui pour le masser et le nettoyer, et bon. Allez, ça ajoute à l’humour de la série, tout en étant un choix pas si illogique : Munt a des connexions un peu partout dans le royaume et des oreilles dans l’Outpost.

Il lui souffle malgré lui (comme toujours) une très bonne idée : faire appel à Garret pour retrouver l’assassin de Falista. Enfin, celle qui a tenté d’être son assassin. Bien sûr, Garret refuse toujours de bosser pour les Trois, mais quand il apprend que Tobin en fait partie, tout commence à changer pour lui. Sans trop de surprise, Garret finit par accepter de prêter serment pour servir Tobin, mais seulement Tobin. Pas Falista, en qui il n’a pas encore confiance, et certainement pas Deux. Il suffirait pourtant de la tuer et de filer son pouvoir à Garret, et hop, on n’en parle plus. Cela ne risque pas d’arriver cependant, Garret a clairement peur quand il voit le kinj sur le front de Tobin… Par contre, il est content d’entendre que Tobin a suivi son conseil de tuer Trois à la première occasion.

Une fois que c’est fait, Falista inviste Wren, Talon et Zed à prendre le thé. C’est l’occasion de leur montrer la nouvelle déco… mais surtout de leur demander des conseils pour que les Blackbloods soient traités comme des égaux dans l’Outpost. Son but est politique : elle cherche la loyauté des Blackbloods parce qu’elle a besoin d’alliés.

Talon refuse que son peuple soit acheté, mais Wren est toutefois la Grande Prêtresse qui doit prendre la décision de ce que Falista peut leur offrir. Sans l’accord de Talon, Wren passe donc un marché avec Falista, qui leur offre ce que Gwyn avait toujours refusé. Effectivement, elle est prête à donner des terres pour tous les Blackbloods, même ceux restés en arrière dans le Plan of Ashes.

Si Wren n’est pas encore sûre de devenir Grande Prêtresse, elle veut en effet y retourner pour retrouver tous les textes abandonnés derrière elle par Yavalla. Tout l’histoire de son peuple, de sa culture et de sa religion est contenue dans ses textes après tout. En revanche, ça ne plaît pas à Janzo de savoir qu’elle est prête à mettre le bébé en danger là-bas.

Elle, elle est convaincue qu’elle a une bonne idée, et elle est a même envie de ne laisser personne derrière elle une fois là-bas. Y compris le frère de Zed, donc. Cela fera un épisode intéressant, mais entre temps, le couple est interrompu par Munt en recherche d’alcool. Janzo a encore les réserves de sa mère et comme il apprend que la demande d’alcool vient du roi lui-même, il comprend qu’il y a un business à se faire.

Comme sa mère. Quand Munt le souligne par contre, il refuse que le speak-easy en train d’être monté soit comparé à l’œuvre de sa mère… et pourtant !

En parallèle, Garret a donc accepté de reprendre le job de Marshall de son père et a pour objectif de retrouver la nouvelle, Luna. Alléluia, elle a enfin un prénom ! Peut-être que je l’avais raté dans les premiers épisodes, mais je suis content de voir que c’est un truc facile à retenir pour une fois. En tout cas, il ne met pas longtemps à retrouver Luna puisqu’elle est chez Talon.

Et bien sûr, Talon est la première qu’il veut voir en sortant de prison. Cela fait une bonne petite scène d’action où Luna arrive sans mal à s’échapper par les égouts… Par contre, là-bas, elle retrouve les vingt cadavres qui ont servi à ressusciter Tobin. Le truc, c’est que lui pense qu’il n’y a eu qu’un cadavre… Je ne sais pas si Garret a compris ce qu’il avait vu, mais en tout cas, il comprend que Luna a besoin d’aide.

Même si son job est de l’arrêter, il la ramène donc chez Talon… qui arrive carrément à le convaincre de veiller sur elle pendant qu’elle ira dans le Plan of Ashes. L’abus est total, honnêtement, mais bon, c’est une série après tout. Et oui, finalement, c’est dès cet épisode que Talon, Wren et Zed se rendent dans l’autre plan pour retrouver les textes sacrés et les autres Blackbloods.

Ce fut rapide. Par contre, Talon continue de penser que c’est trop tôt pour y aller, parce qu’elle a peur de ce que les Lu-Qiri pourraient faire une fois sur Terre. Elle n’a pas envie de perdre le contrôle de plus de Lu-Qiri. C’est presque intelligent, mais Wren refuse de l’écouter et hop, le trio se rend dans l’autre plan.

L’avantage, c’est qu’il n’y aura finalement pas à craindre les Lu-Qiri : dès leur arrivée, nos héros se rendent compte qu’ils sont tous morts. Le problème, c’est que le massacre s’étend aussi aux Blackbloods dont la majorité est morte à présent. Allez, un problème de moins à régler sur Terre : ils n’auront pas besoin de beaucoup de terres pour s’installer…

Plus sérieusement, ça ajoute aussi un problème : les blackfists. Je les avais oubliés, mais ils sont responsables de ce qui est arrivé. À leur tête, on trouve une certaine Issa. Au moins, elle affirme ne pas savoir ce qu’il est advenu de Corven, qui est donc probablement encore en vie. Quant à Issa, bon, elle ne doit pas beaucoup tenir à la vie : elle s’en prend directement à Talon et Zed, après avoir menacé la vie de Wren et de son bébé. T’es pas bien maligne toi.

Il était assez chouette de voir Wren se venger en tuant Issa d’un coup de lame dans le dos, mais ça ne réglait pas le problème. Déjà, ça ajoute des Blackbloods morts à la liste. Ensuite, ça leur fait prendre conscience qu’ils n’ont trouvé aucun enfant parmi les cadavres. Vraiment chouettes, les Blackfists.

En tout cas, tout ça permet finalement à Talon de comprendre que Wren est enceinte. On ne lui décernera pas l’award du personnage le plus intelligent ou le plus rapide à comprendre ce qu’il se passe, hein, mais la scène entre Talon et Wren est plutôt sympathique quand elle se produit. J’ai aimé voir Talon s’occuper aussitôt de Wren et se réjouir pour ses amis. Je suis un peu trop bon public, je sais.

En plus, il y a de grosses facilités scénaristiques tout de même, notamment dans la manière dont Zed retrouve Corven bien rapidement et arrive à le convaincre de les rejoindre. C’est totalement idiot : Corven sert clairement d’appât pour retrouver Wren, Talon et Zed à ce stade. Et ça ne manque pas : Wren a à peine le temps de voir que Corven a réussi à sauver les textes sacrés qu’elle se prend une flèche en pleine poitrine.

Bordel, je n’étais pas prêt. J’ai sursauté comme un bleu sur ce coup-là, et j’ai même possiblement laissé échapper un petit bruit de surprise, hein. Finalement, la blessure semble plutôt superficielle pour Wren et nos héros sont sauvés de justesse de ces Blackfists sortant de nulle part par une certaine Nedra et ses hommes, sortant eux aussi de nulle part.

Il s’agit des derniers Blackbloods qui ont réussi à protéger et cacher les enfants. Voilà donc ceux qui rentreront à l’Outpost : une poignée d’adultes et plein d’enfants. Bien. J’en oublie presque de parler de la décision la plus inutile de l’épisode : les scénaristes décident de tuer Corven. Il ne le mérite pas vraiment, franchement… Il se sacrifie donc pour sauver Zed, ce qui signifie que les deux frères sont enfin réconciliés. Mais ça n’a pas d’intérêt puisqu’il meurt aussitôt. On aurait pourtant pu garder ce personnage ?

J’imagine que ça posait problème d’avoir un triangle Corven/Wren/Janzo… et je ne me plains pas de pouvoir me passer d’un triangle amoureux dans une série pour une fois. En plus, comme Gwynn n’est plus non plus dans l’équation, vraiment, il n’y a plus de triangle amoureux du tout dans la série. C’est une bonne chose… Mais ça ne servait quand même à rien de tuer Corven, surtout que le choix de Wren était fait. Et puis, ça tombe en fin d’épisode, comme ça, pour le fun. Ce n’est même pas très marquant…

Finalement, à l’Outpost, Garret décide de confronter Tobin sur les vingt cadavres et… Tobin le savait ! Au moins, ça nous explique pourquoi il s’est remis à l’alcool. Par contre, ça ne plaît pas du tout à Tobin que Garret lui fasse remarquer que Gwynn s’est sacrifiée pour son peuple, elle ; elle n’a pas compté sur le peuple pour se sacrifier pour elle. Oups.

L’alcool et le kinj ne font pas bon ménage sur Tobin, dont le pouvoir semble monter à la tête. Ou plutôt, ça lui fait perdre la tête. À l’inverse, le pouvoir monte bien à la tête de Falista : alors qu’elle fait une sortie dans l’Outpost pour s’assurer que les gens apprennent à l’aimer en s’occupant d’enfants, elle tue un homme qui refuse de se soumettre à elle. Oh, au départ, elle utilise son Kinj uniquement pour le torturer, mais on sent bien qu’elle perd le contrôle.

Au passage, elle voit aussi la déesse qui semble ravie de découvrir que le Kinj Rouge redevient ce qu’il a toujours été. On comprend bien que chaque Kinj a le pouvoir aussi changer la personnalité de son hôte… Et ça rend Falista beaucoup plus manipulable aux envies meurtrières de Deux qui n’hésite pas à lui dire de faire enfermer tous les opposants au pouvoir désormais.

Le problème de ce plan, c’est que Garret est justement en train de réunir des opposants qui seraient en faveur de Talon dans son coin. Cela met donc en danger nos héros, surtout que Luna entend Garret raconter ça tranquillement et soi-disant discrètement à Janzo. Ils se sentent beaucoup trop en confiance auprès de Luna, alors qu’elle n’hésitera pas à les trahir pour survivre… Ils n’apprennent rien, apparemment.

Après, moi, je n’ai pas confiance en Luna, mais c’est parce que je l’adore trop pour imaginer qu’elle sera gentille jusqu’au bout.

De son côté, Tobin s’est donc remis à l’alcool et il est prêt à utiliser son Kinj pour en boire plus. Le Kinj n’est pas si facile à maîtriser par contre, et Tobin se retrouve attiré bien malgré lui dans le tombeau de la déesse qu’ils voient tous en vision depuis le début de saison. Oups. Celle-ci est ravie de voir Levare venir à elle, mais Tobin est terrifié par ce monstre.

Par chance, son pouvoir finit par fonctionner à nouveau et le ramener à l’Outpost où il se rend directement auprès de Falista. Sans trop de surprise, Falista est ravie d’apprendre qu’il a vu les Dieux… quand lui est terrifié d’avoir vu un monstre. Il va peut-être enfin comprendre qu’il est en train de perdre Falista pour de bon – mais ça me fait chier ça, parce que j’aime bien le personnage de Falista, j’ai envie qu’elle puisse avoir une rédemption complète à un moment.

Le cliffhanger de l’épisode ? Il m’a pris par surprise, je dois dire : Deux se rend dans la prison où sont réunis tous les opposants du royaume et… elle aspire leur énergie vitale, à tous. Wow. C’est un power move parfaitement inattendu. Une fois de plus, je ne vois pas trop le but de tout ça, mais avec la réplique donnant son titre à l’épisode, « les dieux vous remercient », j’imagine que le but est d’aider les yeux à ressusciter de plus en plus ?