The Nevers – S01E06

Épisode 6 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.

Spoilers

Comment résumer ça ? Bienvenue dans le futur, le passé, le présent. Accrochez-vous.

Do you wish to tell me your name ?

Je crois que j’aime bien me faire du mal. Franchement, j’adore cette série, mais elle est hyper galère à comprendre… et je laisse passer des semaines, et même des mois !, entre les épisodes qui ont déjà du mal à se suivre ! Vraiment, je ne suis pas malin et j’aime me faire du mal, mais voilà, je pense qu’il est peut-être temps aussi de voir ce dernier épisode.

L’attente sera moins longue avant le prochain, mais tout de même. La première scène m’a laissé bien perplexe, il faut le reconnaître. Nous suivons en effet une grande scène de guerre, avec une équipe parachutée sur un lieu de fusillade et… en vrai, je ne sais pas comment résumer ça : je ne connais pas les personnages (OK, il y a un visage connu, mais j’ai oublié son nom… Ah, Harriett ! Sauf que ce n’est pas Harriett, bordel)

On passe alors au chapitre 1, si l’on en croit le titre qui arrive quand les personnages arrivent dans une sorte de bunker avec un laboratoire. Est-ce vraiment la bonne série ? J’ai eu le bon résumé d’épisode avant, heureusement, ça aide. Une fois de plus, la série ne fait pas dans la simplicité et nous lance sur un bon gros mystère. Nous sommes clairement dans le futur, avec un petit côté Epitaph One de Dollhouse et une technologie à comprendre au fur et à mesure, avec notamment des pilules qui permettent de se faire passer pour mort du côté des détecteurs de respiration.

Déjà, côté intrigue, on note qu’il y a des anomalies spatiales et un air dont il faut vérifier la respirabilité. Il est question d’un mouvement « FreeLife », aussi. Mais bordel, qu’est-ce que c’est que… ce bordel ? Du coup, désolé, je vois bien des actrices qu’on connaît et des accents anglais, mais est-ce vraiment la même série ? Il faut arrêter les grands écarts à un moment.

Nous sommes clairement dans le futur par rapport à l’épisode précédent, mais il est toujours question de Galanthi à trouver – ça arrive grâce à des portails qui sont des anomalies spatiales les Galanthi – quand deux femmes s’injectent d’étranges produits. Elles ne doivent pas être anti-vax. Quant aux prénoms des personnages, personne ne semble vouloir donner de prénoms, on se contente donc de rangs – comme Stripe.

Les informations tombent au compte-goutte, avec un langage et une technologie Galanthi à décoder. Soit. Un Galanthi, on ne sait toujours pas ce que c’est et ça semble laisser certains vraiment confus. On a des soldats du futur qui semblent donc terrorisés face à des plants de tomates qu’ils prennent pour un Galanthi. On a compris : le futur, c’est la merde.

Derrière cette serre improvisée, il y a tout de même une porte qui intrigue notre équipe de héros. Et ils ont bien raison, parce qu’elle mène à un conduit dans lequel pend… des cadavres nus et ensanglantés. Sympathique. On apprend au moins que les FreeLife ne sont pas des gentils. Le Galanthi ? On finit par en voir un minuscule bout, avec un œil qui voit notre équipe.

Son espèce de magie finit par se répondre vers l’équipe, qui réagit en tirant sur le Galanthi, alors même qu’il est derrière une surface réfléchissant les balles. Il n’en faut pas plus pour blesser la femme qui semble prendre la direction des opérations depuis le début… Celle-ci se réveille alors dans une autre salle où sa pote la soigne et où de grandes décisions sont prises sur le Galanthi. Putain, mais pourquoi ne pas raconter tout ça de manière linéaire ?

J’suis pas venu ici pour souffrir, OK ? On dirait vraiment qu’ils font tout pour couler la série avant même qu’elle n’atteigne la surface. L’héroïne de cet épisode nous apprend donc que si les scientifiques sont pendus et saignés comme de la viande pas fraiche, c’est pour torturer le Galanthi. Les FreeLife le font ainsi souffrir parce qu’il s’était attaché à des humains. Soit. C’est plus ou moins confirmé par un FreeLife prisonnier ici.

Les deux femmes s’isolent encore pour continuer de parler sans fin, et ça nous permet d’apprendre qu’elles espèrent sauver le monde d’une guerre grâce aux Galanthis qui pourraient le réparer. Soit, bis. Je n’ai rien contre les séries de science-fiction, bien au contraire, mais ça semble tout de même partir beaucoup trop loin des considérations d’origine après trop de temps pour que ce soit bien convaincants.

Du coup, j’ai eu envie de décrocher et c’est parti en vrille super vite, avec une fusillade entre les différents personnages, parce qu’il y avait des traitres dans notre équipe et toujours cette capacité à passer pour mort grâce à la technologie. En fait, il faisait semblant d’être mort (faire le possum ?) pour mieux tuer par surprise. Vive les FreeLife !

Malheureusement, cela mène à la mort d’Harriett-qui-n’est-pas-Harriett (elle s’appelle ici Knitter, son rang dans l’armée). Avant de mourir, elle apprend que le Galanthi est reparti chercher de l’aide (dans le passé ?) et elle ne parvient pas à donner son prénom. Sa compagne de route (et de lit ? Le doute est permis), Stripe, se fait alors envelopper par le Galanthi et s’évanouit.

Chapitre 2… Retour à Londres et dans le passé, mais encore plus dans le passé que prévu. Nous suivons la vie de « Molly », qui travaille dans une boulangerie et qui n’est autre que True. Elle est draguée par un type qui ne semble pas trop à l’aise. On apprend assez vite que Molly est prête à accepter d’épouser Varnum… mais ce n’est pas ce type timide et charmant, c’est un autre client grossier qui l’amène auprès de sa mère malade et dont il souhaite que sa nouvelle femme s’occupe. OK ?

Je n’aurais peut-être pas dû lancer cet épisode ce soir, finalement, je ne suis pas du tout dans le mood pour dette histoire qui n’a rien à voir avec ce que j’attendais. En plus, encore une fois, la série est top, le casting génial, tout est magnifique à voir… mais l’histoire, ce n’est pas ça. Je me sens coincé dans ce type de série, en ce moment. Allez, Jérôme, c’est la moitié de l’épisode, il faut y croire, ça va devenir bien.

M’enfin, soyons honnêtes, j’ai eu envie de stopper et d’aller lire un résumé. J’ai aussi passé bien du temps à faire autre chose sur Twitter. Bref, là n’est pas la question, j’imagine ? Ce qu’il faut voir, c’est que Molly continue d’aller fréquemment à la boulangerie où elle travaillait alors que sa vie est de plus en plus misérable, avec des problèmes d’argent, une belle-mère de plus en plus malade et un mari qui meurt de la même maladie bien avant la mère. On comprend un peu mieux pourquoi elle souhaite se suicider dans le pilot, donc, elle a une vie misérable, digne du roman de Victor Hugo.

Pour s’en sortir, elle cuisine alors au type timide des gâteaux, mais lui est devenu papa. Une fois fait, elle hésite, puis se suicide. On sait toutefois qu’elle survit à sa chute dans la Tamise. C’est donc parti pour le chapitre 3, avec son arrivée dans l’hôpital psychiatrique. On y voit sa première vision, mais aussi sa rencontre avec Sarah. Ce qui est le plus étrange, toutefois, c’est qu’elle fait des références au futur en y arrivant.

Bizarre. Sarah la réveille pendant la nuit et c’est là que « Molly » finit par prendre conscience qu’elle n’est pas dans le bon corps. Il s’agit de Stripe, celle qui semblait diriger les opérations dans le chapitre 1. Attendez, on est en train de nous dire que True est depuis le début possédée par l’esprit d’une femme venue du futur ?

Quel bordel. Elle rencontre ensuite le médecin de la série et une petite vision lui permet de savoir qu’elle couchera avec lui – même si elle ne sait pas encore qu’elle a des visions. Elle en a la confirmation quelques minutes plus tard quand elle se fait attaquer comme dans sa première vision… puis que le médecin la soigne avec des pouvoirs aussi.

Nous y voilà donc : un Galanthi, un extra-terrestre ! – a donné des pouvoirs à tout plein de gens dans un Londres du passé pour sauver le futur. Et le médecin sait depuis le départ que True n’est pas elle-même alors ? Et pourquoi plus personne ne l’appelle Molly ? Et pourquoi on n’a pas commencé la série par cet épisode – en mieux écrit pour bien comprendre ce qu’il se passait ?

Tout ça nous explique bien en tout cas pourquoi True est si détonante dans le passé, pourquoi elle a tant d’informations et de capacités à se battre. Quelques mois plus tard, Sarah et Amalia sont contactés par un homme qui a entendu dire qu’elles étaient Touchées et qui est drôlement intéressé par ces pouvoirs qu’elles développent. Ah. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, franchement. True fait tout ce qu’elle peut pour convaincre l’homme qu’elle n’est pas si intéressante que ça en tout cas.

Elle ment donc sur ses pouvoirs, puis sur les lumières dans le ciel, affirmant qu’elle n’a fait que mentir pour soutenir Sarah… qu’elle n’hésite pas à trahir. Pas de surprise ici, franchement, mais elle se comporte vraiment comme une connasse avec elle, il n’y a pas à dire. En tout cas, Amalia passe quelques mois dans l’hôpital psychiatrique, en profitant pour faire du sport, pour être amie avec les Touchées qu’elle croise et pour apprendre à se comporter et parler comme une vraie lady.

La métamorphose est impressionnante et lui permet finalement de sortir de l’hôpital… mais pas de la manière dont elle l’attendait. En effet, elle est convoquée à une audience où l’on doit évaluer sa capacité à sortir, mais on lui refuse finalement à cause d’armes cachés sous son lit. Bien sûr, elle pourra s’en sortir car tout cela a attiré l’attention de Miss Bidlow. Reste encore à savoir qui elle est exactement, elle.

Elle lui parle en tout cas de Penance, et Amalia s’en confie à Horatio, le médecin. Finalement, tout ça nous mène au chapitre suivant. Dans celui-ci, nous suivons enfin ce qui arrive à l’équipe d’Amalia pendant que Penance est occupée à tenter d’empêcher l’exécution avec le reste des Touchés.

L’équipe d’Amalia est mise à mal dans la caverne, et True elle-même tombe alors dans une crevasse plus profonde encore. Elle parvient grâce à cela à atteindre le Galanthi sur lequel Bidlow expérimentait on ne sait trop quoi depuis tout ce temps, et ce n’est que là qu’Amalia comprend qu’elle n’a absolument aucun plan. Enfin, Amalia. Stripe, du coup.

Elle a une véritable crise de foi, d’un coup, et elle tente de mieux comprendre le Galanthi, ses intentions, son plan… Ce n’est pas gagné, mais au moins, je me sens proche d’Amalia d’un coup. Et puis, pourquoi on ne l’a pas vue rencontrer Harriett ? Elle est le portrait craché de « Knitter » du futur, quand même.

Le Galanthi réagit soudainement, mais ça fait tomber Stripe d’une plateforme. Au passage, elle a une vision, mais on dirait un mélange du passé de Stripe et de Molly plus qu’une vision du futur. On termine sur une scène sympathique où l’on apprend que Penance en savait plus que nous depuis le début, car elle avait appris de True tout ce qu’il fallait savoir.

True se réveille finalement dans la caverne après avoir entendu le Galanthi lui parler et lui dire de tout oublier. Elle est attaquée par quelques hommes-zombies bossant pour Bidlow, et remonte comme elle peut à la surface, avec l’aide d’une Touchée. Augustus lui vient également en aide avec quelques corbeaux, puis tous rentrent à l’Orphelinat.

Ils y retrouvent Penance et son groupe – avec une Harriett mourrant. Et cette fois, True prend la décision de raconter le futur à absolument tout le monde – ce qui aurait fait une bonne scène d’introduction à l’épisode pour qu’on comprenne mieux dès le départ ce que l’on tentait de nous raconter. Dans les derniers instants de cet épisode, nous apprenons finalement le vrai nom de Stripe : elle s’appelle Zephyr.

Ben OK. Cool pour toi, Zephyr Alexis Navine.

EN BREF – Cette mi-saison s’achève donc sur un épisode inutilement complexe qui en révèle beaucoup et donne bien envie de voir la suite… en 2022, apparemment. Concrètement, je considère cette mi-saison comme une saison, parce qu’une attente d’un an entre des épisodes, ce n’est pas autre chose. Je ne sais pas vraiment où ira la série, mais on en a quand même une meilleure idée avec cet épisode qui révèle énormément de choses. Je serai au rendez-vous pour la suite, en espérant plus de linéarité et de simplicité dans la narration. La patte de Joss Whedon est évidente à bien des endroits, mais là, vraiment, cette narration inversée, c’était n’importe quoi.

Evil – S02E05

Épisode 5 – Z is for Zombies – 14/20
Je suis déçu par cet épisode… Cela fait deux semaines que son titre me fait envie, mais je n’ai pas du tout accroché à l’intrigue (et à la critique) proposée, parce que c’était assez convenu et fade. Cela manquait de surprise dans l’exécution et la conclusion (prévisible). La deuxième intrigue était heureusement davantage intéressante, bien plus réaliste (surtout !) et dans les normes de la série. Si ça compense un peu, la chute est violente par rapport à l’épisode précédent qui était génial !

Spoilers

Le titre de l’épisode le résume à lui tout seul : une addiction aux films de zombies tourne mal.

I looked into his eyes and that wasn’t my dad.

Allez, des zombies, c’est parfait pour bien commencer ma nuit dis-donc ! Et c’était parfait pour la nuit des deux adolescentes que l’on suit en début d’épisode. Il s’agit de deux ados qui regardent un film de zombies… avant d’être surprise d’entendre un homme dans l’allée entre leurs maisons respectives. Par contre, je suis à l’ouest, moi, je n’ai pas reconnu l’une des gamines de Kristen !

Il faut dire, pas évident de la reconnaître quand on la voit SEULE dans sa chambre, qui n’était donc pas sa chambre. Et depuis quand elles ont une voisine pote avec une des gamines ? Les scénaristes se font plaisir, là. Quant à Kristen, elle est toujours aussi cheloue comme mère, à laisser sa fille sortir en plein milieu de la nuit. Et en plus, il y avait bien quelqu’un dehors, puisqu’il y a du sang dans l’allée.

Cela ne décourage pas les gamines qui, le lendemain soir, regardent à nouveau un film de zombies… au beau milieu du jardin, dans une toile de tente cette fois. Elles n’ont pas froid aux yeux, clairement, surtout quand elles voient ensuite un homme dans la chambre de la voisine. Euh ? Normal. Les deux filles rentrent, n’avertissent aucun adulte et… ne trouvent évidemment rien d’autre qu’un livre de zombies grognant dans le placard. Ah les livres audio.

Elles ne lâchent pas l’affaire en tout cas, et elles décident donc de se revoir encore une fois le soir suivant, avec un autre film de zombies. Comment en trouvent-elles autant ? Sérieusement ? Bon, elles entendent à nouveau du bruit dans la maison de la voisine, mais il ne s’agit finalement que de son père… ou pas. En effet, la gamine affirme ne pas le reconnaître quand elle le regarde dans les yeux. Et comme il a une étrange morsure à la main, ce n’est pas rassurant… sans être l’histoire de zombies que j’attendais.

La gamine de Kristen, Leïla, passe alors du temps à faire un câlin à sa mère pour parler de son étrange métier, de Leroux et pour se renseigner un peu sur le père de son amie et quoi faire pour l’aider s’il s’avérait posséder. Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe avec lui : le père est juste à bosser pour Amazon – pardon, pour CongoRun – et c’est ce qui le transforme en zombie.

Ah, une critique du capitalisme, quelle bonne idée. Pour résoudre ce problème, les filles se rendent dans une boutique vaudou – enfin, j’imagine ? La vendeuse leur donne deux fioles, une bleue pour le père, et une verte pour la personne qui le dirige. C’est quelque chose, ça, franchement. Je trouve l’intrigue vraiment peu convaincante par rapport à d’habitude, je suis trop triste.

Les gamines sont en tout cas ravies d’empoisonner le père, surtout que ça a une bonne conséquence : il oublie de se réveiller le lendemain et il échappe à un grave accident du travail avec fuite de gaz. Normal. Les gamines constatent en tout cas que leur bouteille a marché sur Brandon, le père de la voisine… et décident de continuer leur petite expédition. Elles trouvent donc la personne qui dirige les opérations à CongoRun et l’empoisonnent à son tour.

C’est bien facile, en plus : le patron vient de lui-même en pleine réunion syndicale improvisée par Brandon chez lui. Cela permet aux filles de mettre un peu de potion sur son chewing-gum, comme ça. Et c’est une bonne chose, car le lendemain, Brandon se voit offrir une promotion inattendue. Bon, bon, bon, vraiment pas convaincu par cette intrigue qui finit bien évidemment par Brandon prenant la place de son patron et dirigeant un certain nombre de zombies depuis chez lui. Ah, le capitalisme. Je ne sais pas ce que cette intrigue vient foutre là dans la série, on se serait plus cru dans Braindead pour le coup.

Sinon, une fois de plus, nous retrouvons David au séminaire où l’un de ses professeurs/prêtres saigne du dos et finit par lui avouer qu’il n’a plus envie de prier. Soit. Et comme le prêtre a l’impression que les saignements vont et viennent et qu’il hallucine, David lui propose tout simplement de mener une enquête, comme lui et son équipe font habituellement.

On commence donc par Kristen qui mène un entretien avec le père, pour mieux comprendre sa vie – et il y a de quoi faire, puisqu’il s’agit normalement de l’exorciste de la série. Au moins, ils font des économies à vouloir exorciser l’exorciste. Et Kristen est plutôt convaincante avec lui, on en oublierait presque qu’elle est possédée elle aussi, en théorie.

Quant à l’exorciste, il avoue avoir réussi à vaincre son addiction au tabac, mais pas l’addiction aux jeux en ligne. Voilà donc un prêtre qui joue régulièrement au poker en ligne, et qui mise même de l’argent au passage. Selon lui, il n’est donc pas forcément possédé, mais juste à devoir se battre contre ses addictions très humaines.

Kristen raconte tout ça à David et Ben, et ce dernier est prêt aussitôt à reprendre le travail… contre l’avis de ses collègues qui aimeraient le voir prendre une pause. Pourtant, il est bien pratique à expliquer comment les algorithmes fonctionnent sur l’ordinateur du prêtre pour expliquer ses multiples tentations récentes. Cela ne nous dit toujours pas pourquoi il saigne du dos, par contre.

Ben trouve étrange l’ordinateur du prêtre en tout cas, parce qu’il a nettoyé à 100% sa boîte mail. Je dois vous avouer, je suis jaloux de ce prêtre, ma boîte mail a vraiment besoin que je passe du temps à la vider moi aussi. Bon, pas autant, par contre, faut pas abuser. En tout cas, en hackant la boîte mail, Ben, Kristen et David finissent par entrer en lien avec son dernier contact, et la tournure de la conversation où ils se font pourtant passer pour le prêtre est loin d’être amicale.

Et pour cause ! Il a en fait contracté de nombreuses dettes de jeu, et il doit maintenant rendre l’argent vite. Pourquoi pas. Au passage, toute cette intrigue continue de perturber Kristen qui voit à nouveau son monstre à la tête enflammée quand elle demande à Ben des explications sur les pubs pour des sites de rencontres extra-conjugales qui s’affichent sur son ordinateur.

Euh. Pas besoin de les provoquer : c’est une femme mariée depuis un certain temps, évidemment que ce genre de pubs finit par apparaître. Quelle idée de ne pas avoir Adblock, aussi. En tout cas, tout ça laisse David quelque peu dans la merde, parce qu’il n’a pas envie de trahir une promesse mais n’en a pas trop le choix en théorie. En effet, il a promis de ne pas balancer les secrets de l’exorciste à sa hiérarchie… mais là, les dettes, c’est grave.

Et ce n’est que le début ! En effet, durant la nuit, Ben découvre que Leland et le prêtre ont des conversations nocturnes un brin étranges. David demande alors conseil à la sœur habituelle, Sœur Andrea, qui s’est imposée bien trop rapidement dans cette saison 2 je trouve. Elle est en tout cas de bons conseils, et elle est invitée à l’exorcisme de Leland le soir-même, de même que Kristen et Ben.

Leland continue de faire n’importe quoi pendant son exorcisme bien sûr, en rajoutant quinze tonnes à son surjeu d’acteur, jusqu’à ce que l’exorciste fasse un malaise. La sœur prend donc le relai de l’exorcisme avec David qui jette une eau bénite soudainement beaucoup plus efficace : la peau de Leland se met à brûler, carrément.

Bon. La sœur est assez cinglée pour mettre de l’acide, cela dit… Dans tout ça, l’exorciste prend un congé prolongé de six mois pour se soigner et David demande une aide plus conséquente d’Andrea… sans se douter une seule seconde qu’elle a remplacé l’eau bénite par de l’ammoniac. Of course. Promis, j’ai écrit la première phrase de ce paragraphe avant cette révélation. Je commence à connaître la série, il faut croire.

> Saison 2

 

Loki – S01E06

Épisode 6 – For All Time. Always. – 16/20 
Ben là, c’est problématique : je suis au bout de la saison, de la série, du temps, et je ne sais toujours pas ce que je pense de tout ça. D’un côté, c’était hyper bavard et explicatif ; de l’autre, je trouve que ça manque d’explications et de logique sur les voyages temporels. Faut-il que je regarde à nouveau pour me faire une meilleure idée ? Je ne sais pas trop. Je vois ce que ça lance pour le reste de la phase 4, je vois l’impact que ça aura… mais je ne vois pas tellement d’où ça vient, finalement. Ni où ça ira avec cette scène post-générique ?? WTF.

Spoilers 

Après le Vide au Bout du Temps, il y a la Citadelle du Bout des Temps et les réponses qu’elle contient.

We can’t take away people’s free-will.

Pas de générique du Marvel Studios pour ce dernier épisode, mais tout autant de frissons garantis avec un merveilleux montage audio des phrases cultes des divers films des dix dernières années, puis des discours cultes – de Martin Luther King à Greta Thunberg. Etonnant mix, franchement, mais l’idée est de nous introduire un tout nouveau lieu clairement important pour la mythologie du MCU.

Nous voilà donc après le Vide de la fin des temps… et Loki et Sylvie prennent encore le temps de papoter devant la porte de l’immense manoir où ils arrivent. C’est qu’elle a envie de défoncer la porte mais aimerait bien quand même qu’on la retienne et l’empêche de faire une connerie. Ce n’est pas exactement ce qui finit par se produire.

La porte s’ouvre toute seule et derrière elle, dans la Citadelle au Bout du Temps, se trouve… Miss Minutes. Allez, putain, je ne lui faisais pas confiance ! Elle assure à Loki et Sylvie que leur long voyage L’impressionne en tout cas, Lui, Celui qui reste à la fin de tout. C’est tellement… chelou. Miss Minutes est un hologramme après tout.

Elle a toutefois les bons mots pour Loki et Sylvie. Au premier, elle promet la victoire à New-York et la victoire contre Thanos ; à la seconde, elle promet une vie heureuse où elle pourrait vivre avec de joyeux souvenirs aux côtés de Loki. Elle leur promet une jolie place dans la timeline, avec des mensonges qui ne peuvent clairement convaincre personne et certainement pas Loki. Nos héros ne se laissent donc pas berner et se débarrassent de Miss Minutes, pour pouvoir continuer de progresser dans la citadelle.

C’est un peu longuet comme exploration, mais c’est bien logique après tout, il faut maintenir le suspense. J’imagine qu’une bonne centaine de théories au moins a dû exister sur l’identité de la personne derrière tout ça. Et finalement…

Ce n’est qu’un homme comme les autres, a priori. Il pourrait être un Loki que ça ne m’étonnerait pas. En tout cas, il n’a pas l’air de vouloir se battre avec Loki et Sylvie. Il mange sa pomme tranquillement, se cure limite le nez et n’en a rien à foutre de la présence d’une même personne en deux exemplaires pour le tuer.

Sylvie tente évidemment d’en profiter, en vain. On ne s’attendait pas à autre chose : chaque fois qu’elle est sur le point de l’attaquer, il disparaît, tel un hologramme. Oh, nos héros continuent de se méfier de lui, mais c’est en vain, là aussi. Au moins, cette fois, ce n’est pas bavard. Enfin, pas trop. L’idée est évidemment que l’homme en face d’eux sait déjà tout ce qu’il va se passer. Il a un script avec toutes les répliques de Loki et Sylvie et un TimePad qui sait déjà quand le téléporter et où.

Adieu le libre-arbitre, Il explique à nos héros qu’Il est celui qui a pavé le chemin pour eux. Il a fait en sorte qu’ils arrivent jusqu’à lui, mais Il a pris soin de leur tracer un chemin mouvementé capable de les changer. Et une fois que c’est expliqué, il leur montre qu’il les connaît bien en faisant douter Sylvie.

Une fois que c’est fait, Il explique la mythologie à découvrir et retenir pour comprendre le multivers : au 31e siècle, une version de lui était donc un scientifique qui a découvert l’existence des mondes parallèles. Si au départ, ça se passait bien avec des rencontres entre des variants très polis, ça s’est rapidement transformé en catastrophe et en guerre entre les univers.

Seulement, à force de détruire et conquérir des mondes, Alitoh a fini par être créer. Il s’agit d’un monstre capable de manger le temps et l’espace… mais ça n’effraya pas notre scientifique qui l’apprivoisa et stabilisa le sort du monde en mettant fin à la guerre des univers. Et malgré tout, il affirme avoir des variants bien plus maléfiques que lui !

Cela laisse nos héros face à un dilemme problématique : ils ont le choix entre laisser cet homme au pouvoir avec une TVA qui semble efficace ou le tuer… et craindre le pire pour le remplacer. Sylvie remarque bien qu’il risque de mentir, mais pour les convaincre, il leur explique qu’il est prêt à les laisser au contrôle de tout son empire, eux deux. Pfiou. C’est inutilement compliqué tout ça, mais c’est intéressant d’imaginer Loki et Sylvie en maîtres du temps, je reconnais. Après, ça ne plaît pas trop à Sylvie de se sentir comme un jouet dans les mains de ce Scientifique.

Tu m’étonnes. On est loin de la baston attendue pour du Marvel, en tout cas, et la conversation finit par être interrompue par le passage d’un seuil. Ce seuil, c’est celui après lequel il ne sait plus du tout ce qui va se produire. De toute manière, il s’en fiche : soit ils le tuent et d’autres variants de lui recommenceront la guerre des différentes branches temporelles jusqu’à ce que l’un d’entre eux arrive au pouvoir et recommence tout le cycle ; soit ils prendront sa place et il pourra vivre en liberté.

Le dilemme est intéressant, en vrai, mais je ne vois toujours pas précisément où la série va s’inscrire dans le MCU. Et bien sûr, le dilemme divise Sylvie, qui veut tuer l’Homme, et Loki, qui a peur qu’il dise la vérité et préfère réfléchir à sa proposition de prendre le trône. Enfin, bien sûr, il affirme qu’il n’en a rien à faire du trône et qu’il s’inquiète surtout pour l’univers – alors que de nouvelles branches temporelles commencent à se créer.

Franchement, autant j’adore les séries sur les voyages dans le temps, les multivers et tout, autant cette histoire me paraît compliquée à cerner. On ne sait pas trop d’où elle vient, où elle commence, où elle va, où elle se termine. Je sais bien que c’est tout le but de la saison, mais les enjeux peinent à me convaincre. Peut-être que c’était trop court ?

Non parce que Loki a beau dire à Sylvie « après tout ce temps, tu me prends pour ça », moi, je trouve que le temps est passé vite dans cette série. Par contre, les acteurs sont toujours aussi brillants, clairement. Les voilà qui se mettent à se battre dans une bonne scène d’action, jusqu’à ce que Loki empêche Sylvie de tuer Celui qui reste et lui affirme une fois pour toute qu’il ne veut pas le Trône, mais juste savoir qu’elle ira bien.

C’est l’heure d’un bon gros baiser entre eux, avant une trahison que je voyais venir depuis longtemps : Sylvie renvoie Loki à la TVA et achève Celui qui reste d’un bon coup d’épée. Sa réaction lui fait toutefois comprendre qu’elle s’est probablement trompée, parce qu’il ne change absolument pas de discours.

En parallèle, à la TVA, nous retrouvons Ravonna papotant avec Miss Minutes. Elle ne lui donne pas les fichiers qu’elle avait demandé, mais les dossiers qu’Il pense capable de lui plaire davantage. Humph. Elle fait en tout cas ses bagages après tout ça, mais elle est interrompue par Mobius qui vient se venger d’avoir été désintégré par elle.

Et la vengeance est un plat qui se mange (sans sauce) froid : il s’attaque directement à son autorité en envoyant B-15 révéler qu’elle n’était qu’une directrice d’école dans la timeline sacrée. Soit. Ravonna révèle en tout cas qu’elle en sait bien plus qu’on ne le pensait : elle sait que le seul avec du libre-arbitre est le Créateur, elle sait très bien tout ce qu’elle fait… mais elle part malgré tout à la recherche du libre-arbitre une fois Mobius neutralisé.

Non, vraiment, elle, je n’arrive pas à la cerner, pas plus que Celui qui reste à la fin de tout. La série mène à la mort de ce dernier et à la destruction de la Timeline sacrée aussitôt après. À la TVA, on assiste donc à la création d’une multitude de branches temporelles à tous les stades de la chronologie et, franchement, ça nous mène à de belles migraines si l’on commence à se demander comment le passé peut être altéré ainsi, hein.

En tout cas, c’est une sacrée performance d’acteur pour les héros de cette série, avec un Loki-2012 qui se sent trahi par Sylvie et déprime un temps. Une fois que c’est fait, il se précipite vers les archives pour expliquer à Mobius et B-15 tout ce qu’il vient de se passer… mais ceux-ci ne le reconnaissent pas. Pire, en lieu et place des Time-Keepers trône désormais une statue de Celui qui reste. Humph. Il aura forcément son rôle à jouer dans le reste du MCU, du coup ?

Et la scène post-générique ? COMMENT CA IL N’Y A PAS DE POST-GÉNÉRIQUE ET IL Y AURA UNE SAISON 2 ? Pfiou. QUAND ? Pourquoi ? Comment ? Je suis paumé.

EN BREF – J’attendais une série sur les voyages temporels et le multivers, un peu à la Endgame dans son exécution avec des branches et des rencontres d’alter-égos de personnages. Un bon gros fourre-tout plein de easter-eggs aux films passés et à venir, ça me convenait à 100%. La série m’a dérouté bien rapidement à ouvrir cette branche temporelle de la TVA, on ne va pas se mentir.

J’ai passé les six épisodes à tenter de cerner les enjeux de la série, les intérêts et motivations de la plupart des personnages et, à la vérité, j’ai l’impression d’avoir échoué à comprendre ce que voulait raconter la série. Alors oui, évidemment, la création du multivers à la fin avec toutes les branches temporelles est nécessaire pour la suite de la phase 4… mais Endgame nous avait déjà introduit l’idée des différentes branches temporelles, et WandaVision aussi en soi.

Là, on a une série qui reste déconnectée du MCU – je veux dire, ça commence en 2012, donc pourquoi est-ce que ça n’aurait un impact sur la timeline que dix ans plus tard ? Et pourquoi pas cent ? Et pourquoi pas un effet rétroactif ? Ou ça en a ?

La série pose plus de questions qu’autre chose, je suis paumé. En revanche, merveilleuse esthétique tout du long, casting au top, rien à redire sur le produit global. Juste, je ne sais pas quoi faire de ce scénario. Je m’attendais pourtant vraiment à ce que la série soit la plus complète et la plus proche du MCU… Verdict, je ne sais pas à quoi m’attendre. Une saison 2 ? Hell yes, je veux revoir ces personnages !

Par contre, pour raconter quoi ? Mystère.

Loki – S01E05

Épisode 5 – Journey into Mystery – 17/20 
Je n’arrive vraiment pas à savoir où la série souhaite aller avec cette intrigue, surtout si on doit l’inscrire dans l’univers plus global de Marvel, mais en tout cas, j’aime beaucoup l’humour présent dans cet épisode. C’est divertissant, les scènes d’action sont géniales et ça continue de surprendre de bien des manières, même si ça ne parvient toujours pas à me convaincre. Je ne sais pas, je n’arrive pas à m’expliquer ce qui me pose problème avec la série. Une chose est sûre : pas son casting, les acteurs sont géniaux ! Et son esthétique aussi. Tout va, sauf un bout du scénario, en fait…

Spoilers 

Loki rencontre de nouveaux variants, Sylvie change de plan.

Don’t die is not a plan, it’s a general demand of living.

Je ne me lasse vraiment pas du générique de Marvel Studios. Je sais que je le dis dans un tas de critiques cette année, mais c’est important de le souligner, je crois. L’épisode reprend de manière surprenante par l’accueil de la TVA et nous mène peu à peu vers l’ascenseur permettant d’accéder aux faux Time-Keepers. Et c’est un élément important à retenir !

En effet, Ravonna est frustrée de voir qu’on lui ment et elle n’hésite pas à se confier à Sylvie. Certes, Sylvie est aussi en train de la torturer, mais elles ont un point commun désormais : elles veulent comprendre le monde dans lequel elles vivent et savoir qui leur ment. Elles doivent donc faire équipe pour mieux comprendre ce qui arrive, et ça tombe bien : ça permet à Sylvie de savoir que Loki est peut-être en vie.

Oui, il a été désintégré, mais Sylvie apprend que tout ce qui est désintégré est en fait envoyé dans un Vide à la fin des temps. Ben voyons. A la fin des temps, tout finit par disparaître, mais personne ne sait pourquoi. Et c’est donc là que se trouve notre Loki-2012 et ses alter-égos étonnants, dont un alligator. Rien que ça. Pour le look, c’est dans une métropole dévastée que Loki se réveille. Les effets spéciaux sont vraiment beaux, mais on nous introduit rapidement un univers peu reluisant : le Vide. Pff. Toutes les séries nous font le coup, on se croirait dans le Charmed d’origine !

Et donc, dans ce Vide, il y a plusieurs variants de Loki, et rien que ça. Personne d’autre ne survit alors ? Il faut dire qu’il y a Alioth, une sorte de monstre qui s’assure que rien ne fasse demi-tour. Cela dit, les Loki sont trop habitués à survivre pour se laisser berner si facilement. Les Loki ? Nous avons un vieillard, un ado qui a tué son Thor, un noir et un alligator, qui est lui aussi un Loki.

J’imaginais tellement de choses pour le multivers dans cette série que je ne peux m’empêcher d’être déçu de voir tant de Loki être coincés dans un monde pseudo-apocalyptique avec un QG digne d’une tanière d’ados. Pfiou. Je suis super critique avec la série, je sais. Je passe un bon moment devant, mais je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on passe à côté de plein de possibilités et ça me fait peur pour l’ensemble de la Phase 4.

Voilà donc notre Loki coincé avec d’autres variants de lui-même qui racontent parfois des cracks sur leur Nexus event, sont tristes de ne plus pouvoir parler à Thor et ne semblent pas tellement se poser de questions sur le libre-arbitre. Moi, je continue d’avoir du mal à comprendre ce qui provoque les variants, franchement. Loki-2012 lui-même ne semble pas se poser la question. Il se contente d’exposer son plan de détruire Alioth et de retrouver Sylvie pour réussir à venir à bout de la TVA.

Comme tous ses interlocuteurs se contentent de rire, Loki-2012 sort donc du repaire du roi-ado et… découvre une dizaine d’autres Loki qui l’attendent ! Quel enfer. Sans trop de surprise, l’ensemble des Loki passe son temps à se trahir et à tenter d’être le roi dans le Vide. Je reconnais à la série une bonne dose d’humour grâce à ça, et ça manquait.

L’alligator nous mange une main de Loki et otus les Loki s’en prennent les uns aux autres dans une scène bien trop marrante…et presque trop courtes, finalement. Tout ça déprime pourtant la vieille version de Loki, parce qu’il se rend compte qu’ils ne changeront jamais. Malgré ça, le vieux, l’ado et l’alligator décident de venir en aide à Loki-2012.

Tous les quatre se décident donc à aller se rapprocher d’Alioth pour mieux comprendre comment le tuer, et ce n’est pas gagné quand il lui faut moins d’une minute pour détruire tout un navire de guerre le bombardant…

De son côté, Ravonna demande à Miss Minutes des informations sur le début du monde, puis sur la fin des Temps quand Sylvie s’en mêle. C’est l’occasion pour les deux femmes de faire équipe définitivement : elle décide d’aller dans le Vide avec un vaisseau capable d’y résister, de retrouver Loki et de détruire la personne qui serait derrière le temps. Mouais. Quel est le putain d’intérêt de faire tout ça ? Vivez vos vies de variants en paix, non ?

Retrouver Loki, OK, pour Sylvie. Le reste, je n’arrive pas à cerner les motivations des personnages. Sylvie non plus, apparemment : elle comprend que Ravonna est en train de la manipuler et n’a pas vraiment l’intention de trahir la TVA. Voilà qui me rassure. Sylvie a toutefois le temps de prendre le TimePad de Ravonna avant l’arrivée des hommes.

Ensuite, sans trop de surprise, elle se « suicide » en utilisant de quoi se désintégrer et rejoindre le Vide. Ma foi, c’est une sacrée foi dont elle fait preuve là : je n’aurais pas eu confiance en Ravonna sur l’ensemble de ce qu’elle lui avait appris. Par chance pour nous, elle n’a pas menti, Ravonna, et il existe bien un Vide. Quant à Sylvie, elle était cernée de toute manière.

Dans le Vide, elle n’atterrit pas du tout au même endroit que Loki-2012 par contre. En fait, elle manque de se faire bouffer par Alioth, mais elle est sauvée de justesse par… Mobius. Top. On nous dit que seul Loki survit dans le Vide, mais paf, on nous sort Mobius avec une voiture qui a survécu au moins une bonne journée. Le temps est confus dans la série. S’il n’y avait que ça de confus… Les scénaristes aussi semblent l’être parfois, avec une Sylvie qui décide de faire demi-tour et s’approcher d’Alioth.

Elle fait bien, car ça lui permet rapidement de retomber sur Loki. Elle ne parle pas du tout du TimePad qu’elle a encore avec elle, préférant affirmer que son plan est meilleur que celui de Loki. Elle ne veut pas tuer Alioth, mais l’enchanter. Son but ? Atteindre ce qu’Alioth garde, un passage vers l’après de la fin des temps. Mouais.

Avant de faire ça, ils prennent le temps de se séparer. Mobius reste avec le vieux Loki pour parler des variants et de sa surprise de découvrir un Loki-Alligator alors que Sylvie et Loki ont le temps pour un petit tête à tête. C’est l’occasion d’aborder la théorie de Mobius selon laquelle la relation un brin romantique entre eux – ça reste très platonique cela dit, ça peut encore être des jumeaux ? Je suis perturbé par tout ça – pourrait être un Nexus.

Bien sûr, il est aussi question d’une possible trahison de Loki envers Sylvie… mais je m’attends plutôt à l’inverse. C’est clairement la série de Sylvie à ce stade, je veux renommer cette série ! Sinon, niveau théorie, la série semble vouloir se diriger vers une multitude de branches temporelles créée par ce couple improbable de Loki qui se tiennent au chaud sous la même couverture.

Et pendant ce temps, à la TVA, on retrouve encore Ravonna en train de faire de la merde. Je n’arrive pas à voir quelles sont ses vraies motivations ni quel est son but à vouloir savoir qui est derrière tout ça – c’est clairement son Google hologramme là, je ne lui fais pas confiance. Bref, Ravonna interroge B-15, mais là encore, j’ai du mal à voir où ça veut en venir.

On se dirige en tout cas vers une fin d’épisode plutôt cool : Loki et Sylvie font équipe pour passer à travers Alioth en charmant le monstre alors que les trois autres Loki décident de faire demi-tour et de rester dans le Vide. Des Loki, quoi, ils font ce qu’il faut pour survivre. Mobius ? Il décide plutôt de repartir vers la TVA pour tout détruire. On verra ça au prochain épisode j’imagine. Peut-être. Je me suis planté sur toutes mes théories avec cette série.

Il est en tout cas intéressant de voir Loki et Sylvie faire face à Alioth. Malheureusement pour eux, ils ont bien du mal à détourner l’attention du monstre assez longtemps pour l’enchanter. Loki-2012 tente bien de faire distraction, mais ça manque de tuer Sylvie. Ils peuvent heureusement compter sur le vieux Loki qui a bien plus de pouvoirs qu’eux. Il est ainsi capable de créer toute une ville-leurre qui trompe le monstre.

C’est un véritable sacrifice de sa part, parce qu’il énerve Alioth au point se faire bouffer par lui… mais il kiffe ça le temps que ça dure, au moins. En parallèle, Loki-2012 apprend à faire comme Sylvie et à enchanter le monstre. À eux deux, ils parviennent donc à faire ce qu’ils voulaient : un portail s’ouvre devant eux et leur permet d’accéder à ce qu’il y a après le Vide de la fin des temps. Voilà qui me rend curieux.

Bien content de ne pas avoir à attendre pour voir le dernier épisode !