To The Lake – S01E06

Épisode 6 – 16/20
Si les enjeux sont plus intéressants dans cet épisode, l’écriture prend son temps dans l’épisode et approfondit les personnages avec des flashbacks pas forcément utiles pour la compréhension globale de la série. En plus, à ce stade de la série, on est déjà attaché à eux, c’est bon, pas la peine d’en faire des caisses comme ça. C’est dommage !

> Saison 1


Spoilers

Drôle de début d’épisode dans une maison désertée et à l’ambiance verte vraiment sympathique. On y suit toutefois un homme gradé qui a tué ses deux enfants et sa femme, parce qu’il est lui-même contaminé. Il tente ensuite de brûler tout le monde, mais s’effondre trop rapidement pour cela. C’est con tout de même.

« Cette toux n’a rien d’anormal » ? Sérieusement Sergey, c’est tout ce que tu trouves à dire en voyant ta nouvelle femme cracher du sang ? Ben putain. Les choses dérapent pour la série, mais Anya est assez maligne pour décider de s’isoler seule dans une voiture. Elle veut les suivre pour les 140 km restants : soit elle sera simplement enrhumée et pourra les suivre en voiture, soit elle s’arrêtera quand ça n’ira plus.

Malgré tout, cette maladie fait peur à tout le groupe de héros, et particulièrement à Lyonya qui sait bien que ce n’est pas bon signe pour eux d’être à proximité d’une malade. Il décide donc de mettre en place une quarantaine pour les cas contact d’Anya. Ca ne s’invente pas ça, merci le Covid d’avoir banalysé le « cas contact » pour cette critique.

Bon, Ira et Anton montent donc avec Lyonya et sa famille, ce dernier étant content et fier de savoir qu’ils n’ont pas galoché Anya, ou sa famille. Aha. Ta fille a juste couché avec, mais OK. Bon, il ne le sait pas, le pauvre, mais c’était marrant. Tout ce petit monde finit donc par se diviser de manière intéressante et sécuritaire, sur approbation aussi de Pavel. J’aime bien l’idée.

Par contre, un flashback nous ramène un an et demi plus tôt, et je ne suis pas convaincu du tout par cette idée-là. Au contraire, même. On y suit la rencontre d’Anya et Sergey, histoire de découvrir qu’Anya était en fait censée être une psy pour le couple Sergey/Ira. Seulement, Ira n’a pas voulu venir. Et elle est surprise que son mari couche avec Anya ensuite ?? Par contre… On m’explique l’intérêt de la scène de sexe entre eux plus tard dans l’épisode, à part pour permettre le full frontal flou de Sergey ? C’est si étrange.

Bon, pour en revenir au présent, Anya est trop faible et malade pour tous les suivre finalement. Ils sont forcés de s’arrêter, dans une maison qui est celle du début d’épisode. Il n’en faut pas plus pour que Marina hurle en voyant les cadavres quand elle tombe sur eux. Pavel monte vraiment en grade dans cet épisode, et c’est tant mieux, parce que j’ai fini par bien l’aimer – un peu comme Misha, qui a la présence d’esprit de cacher le flingue aussi, on sait jamais, des fois que ça les prenne de vouloir tuer sa mère.

Un très bref flashback nous révèle que Pavel était médecin et s’est pris du sang contaminé dans la tronche, sans tomber malade. Il devient donc officiellement le seul à pouvoir s’approcher d’Anya. Tant mieux. Il est également l’expert en geste-barrière, celui qui fournit des masques à Anton et Ira (putain, Ira, tu ne sais pas prendre les masques correctement toi par contre) et grosso modo celui qui sera peut-être capable de les soigner tous. Son immunité ? Il la rapproche des croque-morts pendant la peste. C’est vrai, ça arrive après tout. Devenons tous croque-morts pour survivre au covid. Pardon.

Bon, il faut en revenir à la série. Anya tente rédiger son testament sur son carnet, mais ce n’est pas gagné du tout, alors que Sergey est dans le déni le plus total de sa condition Il refuse d’envisager qu’elle soit malade, ce qui effraie tout le monde.

Lyonya décide ainsi de diviser la maison en deux pour ne plus avoir à approcher Sergey ou Boris, et Marina est en grand stress de devoir vivre dans une telle maison. Comme on est dans un épisode flashback, on la découvre découvrir qu’elle est enceinte dans les toilettes d’un bar où elle commande ensuite du whisky. Logique. C’est là qu’elle rencontre Lyonya. Elle n’est pas enceinte de lui ? Ben ça alors. Je veux bien pour l’intérêt du flashback, mais l’information aurait pu être donné autrement. Dans le même genre, on a aussi un flashback pour Boris qui est donc alcoolique depuis suffisamment longtemps pour avoir tiré dans la jambe de son fils quand il était gamin et qu’ils partaient à la chasse. Ca nous remet en contexte la scène de l’épisode 3 où il voulait partir à la chasse, ma foi.

On a aussi un flashback pour Polya qui a donc dû voir sa mère mourir : elle était encore vivante, techniquement, mais Lyonya a décidé de la débrancher. Il faut dire qu’il avait Marina, déjà. Pas étonnant que Polya soit si déglinguée derrière, la pauvre. Enfin, ça n’excuse pas tout. Polya raconte tout ça à Misha… qui prend la décision d’aller chercher le flingue. Oups.

Pendant qu’il fait ça, Polya découvre qu’Anya est devenue aveugle, et la scène est vraiment bien foutue. Anya est flippante à voir, Polya assez réactive pour lui mentir et aller chercher Misha. Et elle fait bien, parce que Misha est en train d’envisager le suicide. Elle l’en empêche in extremis et la scène entre eux est plutôt poignante : Misha finit par souligner à Polya qu’il n’est pas amoureux d’elle et il la rejette. Polya demande donc à son père de partir loin, le plus loin possible. C’est triste.

Comme Marina avait grosso modo la même demande, Lyonya accepte et fait ses adieux au reste du groupe. Ira reste bizarrement avec Anya et Sergey, mais il faut souligner tout de même que Misha lui a été confié par Anya. Elle n’est pas dans le déni, elle, et elle sait qu’elle va mourir, alors vraiment, elle met en ordre ses affaires.

Boris, lui, il préfère prier pour que tout aille mieux, et ça fait bien marrer son fils. Bon, cette relation n’est vraiment pas ma préférée pour la série, et ça finit par Sergey qui se bourre la gueule et s’évanouit dans une piscine. Ira le retrouve juste à temps dans son suicide, heureusement. Elle le sauve, et elle, elle l’embrasse. Puis, elle couche avec, alors que Pavel est en train d’essayer de sauver Anya avec une transfusion de sang non contaminé. C’est malin, ça. Et franchement, ça y va entre Ira et Sergey…

Finalement, Anya retrouve assez de force pour ouvrir les yeux, et la porte. La transfusion de sang était efficace et elle est heureuse de survivre… par contre, elle sera moins heureuse de retrouver son mari, je pense.

Sinon, on a un autre cliffhanger bien horrible : Marina perd son bébé, fait une crise et la voiture de Lyonya, Marina et Polya termine dans le fossé… Les trois sont encore en vie, mais ça n’arrange pas leurs affaires, forcément.

> Saison 1

 

To The Lake – S01E05

Épisode 5 – 19/20
Cet épisode est hyper prenant, et hyper stressant, et hyper réussi, en fait. Certes, il y a un moment où j’ai un peu décroché de ce qu’il se passait par manque d’intérêt pour quelques personnages, mais dans l’ensemble, vraiment, je suis surpris par cet épisode. Et vous l’aurez compris, c’est une surprise très positive.

> Saison 1


Spoilers

Anton est donc abandonné au bord de la route, et personne ne s’en rend compte. Ira et Sergey s’occupent de Pavel, Boris, qui conduit la voiture où est Anton, pense qu’il est en train de dormir sous les couvertures. J’ai de la peine pour Anton, parce que même si c’est un gamin et que les gamins sont insupportables dans les séries, il est plutôt débrouillard là.

On le suit donc traverser la forêt jusqu’à la ville la plus proche – bon, OK, pas malin de s’éloigner de la route – où il voit des militaires tuer des gens. Le pauvre est habillé en rouge, donc même s’il est habillé en rouge, il est rapidement grillé. Un soldat est chargé de le poursuivre et le retrouver, et là Anton nous montre qu’il est plus que malin que prévu en se cachant plutôt bien.

Il est trahi par ses empreintes malheureusement, et un soldat le retrouve, lui demande de se retourner et braque son arme sur lui… Ailleurs, notre groupe de héros passent un barrage de l’armée sans trop de problème, mais en voyant la population être embarquée en bus. Ils entendent aussi à la radio qu’on demande de les laisser tranquille.

C’est plutôt bon signe, mais ça pose problème quand Boris se rend enfin compte que son petit-fils n’est pas dans la voiture. J’ai de la peine pour lui, et tout le groupe veut aussitôt faire demi-tour. Enfin, aussitôt… Ira et Sergey se précipitent pour sauver leur enfant, inévitablement, mais Anya n’est pas du tout de cet avis. Elle craint pour leur survie s’ils recroisent l’armée qui ne les laissera pas passer dans une zone de quarantaine.

Finalement, c’est Misha qui parvient à résoudre ce problème sans souci : grâce à quelques maths d’Asperger, il en vient à la conclusion qu’ils ont deux heures pour retourner chercher Anton. Ils s’exécutent aussitôt et je dois avouer que c’est un brin stressant, c’est vrai : tout le groupe arrive à l’hôpital grâce à Boris repérant ses empreintes dans la neige (décidément !) et on ne sait pas ce qui est arrivé à Anton.

Il n’est plus là, mais Sergey trouve la pièce où il aurait dû être exécuté. Ils auraient dû trouver son corps, mais il n’y a qu’une flaque de sang et un extincteur. Tout est dit, je pense. En-dehors de l’hôpital, Ira finit par péter un gros câble quand elle découvre un tas de cadavres énorme, laissés là par l’armée. Cela craint : tous les patients et médecins de l’hôpital ont donc été tués par l’armée. Une manière comme une autre de limiter la contagion, j’imagine.

Pavel fout en tout cas une bonne baffe à Ira qui était inconsolable jusque-là, et je trouve ça super efficace. Il lui rappelle que c’est bon signe de ne pas trouver Anton parmi les cadavres et parvient à la convaincre de bouger. Un hélicoptère leur délivre alors des tracts pour leur dire que la zone est en quarantaine et qu’il faut se rendre à la gare routière la plus proche pour se rendre aux autorités qui les emmèneront vers des centres de soin.

Super. Persuadés qu’Anton s’y trouve désormais, ils se rendent donc à proximité de la gare où tout un tas de gens sont réunis et embarqués dans des bus. Là, la situation escalade rapidement vers une situation encore pire : Ira est persuadée de voir Anton et se précipite dans un bus pour mieux se rendre compte que le gamin en question n’est pas le sien. Ce n’est même pas le même pull, sérieux, bigleuse.

Le problème, c’est que l’armée ne veut plus les laisser partir. Boris se sacrifie donc et sort un fusil à proximité d’un soldat pour le menacer et permettre à son fils et ex-belle-fille de s’enfuir ensuite. Ils sont arrêtés par un autre soldat qui n’hésite pas à les menacer aussi.

Cela force Lyonya à agir aussi… mais Marina refuse de le voir partir et lui vole son fusil. La tension est vraiment bonne et à son comble, il est donc temps de… nous taper un flashback. Raaah.

Six heures plus tôt. Whaaaat ? Non merci. On en revient à Anton sous son lit d’hôpital, et c’est inattendu. Ce qui est attendu en revanche, c’est le soldat mis KO par un coup d’extincteur. On avait bien vu qu’il y avait un extincteur au sol quand Sergey passe dans la pièce. Anton est donc sauvé de justesse par une médecin qui décide de l’aider ensuite et de s’enfuir avec lui.

Son plan ? S’enfuir dans les bois. Anton se tord la jambe au passage, lui raconte toute sa vie et atterri dans la maison de cette médecin qui en a beaucoup trop vu à mon goût. On enchaîne les clichés qui n’en sont peut-être pas avec aussi un mari ivre mort et un ami évanoui sur la route. Honnêtement… J’ai ri.

Elle organise aussitôt un grand QG pour prévenir la population de son village de ce qui est en train de se passer en ville. Elle le fait juste à temps puisque l’armée débarque pour les retrouver. Ils ont la présence d’esprit de se cacher dans une cave et sont sauvés de justesse par un homme ronflant dans une pièce à côté. Si tout le monde dans le village n’était pas encore convaincu de la nécessité d’aller se planquer et de fuir l’armée, les choses deviennent claires quand l’homme ronflant se fait tuer par l’armée, juste pour éviter d’avoir à le déplacer.

C’est rassurant. L’armée russe a vraiment une belle image dans cette série, dis donc. Tout le village se met alors en marche vers la barraque d’un ermite que connaît la médecin et qui peut leur fournir des armes. On les voit alors s’entraîner à tirer, sans grand-succès, puis se remettre en marche avec chacun un fusil pour aller confronter l’armée. Avant ça, la médecin prend encore le temps de prévenir Anton qu’elle va s’en aller elle aussi, en le laissant sous la surveillance de Sveta et des autres

Pendant la marche, il y a encore un homme qui considère que ce plan est de la folie, mais un petit chant plus tard et tout le groupe arrive au village et à la gare. C’est pile à temps : ils arrivent au moment où Ira et Sergey font de la merde.

Sergey soulève le fusil d’un soldat et ça vire aussitôt à l’émeute générale. Ainsi, les habitants du village sont tous là avec des armes pour tuer les soldats, qui ne s’attendaient pas à ça L’effet de surprise fonctionne bien, et la médecin peut même prévenir Ira et Sergey qu’elle a leur fils.

On oublie légèrement la moitié du casting, mais on se concentre sur le couple super chelou de la médecin et de son voisin. Quand la médecin ramène Ira chez elle, c’est toutefois trop tard. Anton a été chassé par les autres enfants, parce qu’il est moscovite et que la maladie vient de Moscou. Ah, les gosses je vous jure.

Heureusement, Ira finit par retrouver Anton dans une grange, et tout est bien qui finit bien, malgré un racisme anti-moscovite très présent. Qui finit bien ? C’est sans compter sur Anya qui se met à tousser dans sa voiture au moment où la médecin propose à Anton d’envoyer un texto à Dieu. C’est malin, ça. Le cliffhanger final est inattendu et bien triste, purée, j’aime bien Anya moi, c’est naze de la voir tousser du sang devant Misha et à proximité de Sergey. Vas-y, faut pas les contaminer !

> Saison 1

 

The Mandalorian – S02E01

Épisode 1 – The Marshal – 17/20
Quasiment deux fois plus long que certains épisodes de la saison 1, cet épisode est à mon sens beaucoup plus réussi : non seulement, on retrouve les effets spéciaux et l’esthétique coûteuse de la série, mais en plus, le personnage principal est plus attachant maintenant qu’on lui file des répliques. Grâce à ces quelques dialogues, la série parvient ENFIN à proposer des enjeux un peu plus limpides, à la fois à l’échelle de l’épisode, mais aussi de la saison. Bref, ça s’annonce mieux grâce à toute l’introduction de la saison 1. Par contre, c’est encore long à bien des moments et avec une telle durée, ça donne vraiment l’impression d’avoir vu un mini-film.

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Spoilers

Tell me where the Mandalorians are and I walk out of here without killing you.

Oh la, ça commence mal avec D+ qui me sort le résumé en français et qui m’annonce un premier épisode de 55 minutes. J’étais pourtant en train de vanter les épisodes de 38 minutes si agréables, moi ! Bon, le visionnage en HD, ça aide vraiment bien à se replonger dans l’univers, et le résumé de deux minutes donne l’impression qu’il y a eu une vraie série… pourtant on sait bien la vérité : toutes les répliques de la saison 1 sont dans ce résumé. Ou presque.

Ce début de saison nous remet en tout cas immédiatement dans l’ambiance : la première scène voit bébé Yoda et le Mandalorian marcher dans une ville. Pendant une minute. Il ne se passe rien d’autre. C’est fou. Alors, oui, c’est joli à voir ; oui l’ambiance de cette nouvelle planète est top avec des murs tagués et tout, mais oui, j’ai l’impression de perdre une minute de ma vie. On se croirait dans un épisode de Julie Lescaut où il était important de voir les flics arriver et se garer et sortir leur arme et sortir leur brassard et sortir de la voiture et la verrouiller et… enfin l’action. BREF.

Je ne vais pas me faire des amis, je sais. Pourquoi suis-je encore là ? Parce qu’il y a une partie de la série que j’aime bien quand même, notamment cet univers, le travail de l’image et, bien évidemment, la musique. Et Baby Yoda. BREF. Je m’égare tant dans cette critique ! Le Mandalorian arrive donc dans un club de boxe où il demande à voir Gor Koresh.

Nous n’avons pas vraiment plus d’informations que ça, mais la tension grimpe rapidement entre les hommes, sans que Baby Yoda n’intervienne. Il est toujours marrant celui-ci et il est à surveiller pour apprécier la série à fond. En tout cas, on apprend que les Mandalorian intéressent toujours tout le monde dans la galaxie pour le Beskar qui vaut cher dans leur armure.

Le Mandalorian, lui, n’est pas du tout effrayé par son interlocuteur le menaçant rapidement avec plusieurs hommes de main. Il est là pour trouver un autre Mandalorian et Gor Koresh aurait sa localisation. Ce n’est expliqué que plus tard qu’il le fait afin de pouvoir voyager clandestinement, comme le lui avait dit l’armurière en saison 1. Bon, franchement, ça me confirme ce que j’en pensais : la saison 1 n’était qu’une gigantesque introduction.

La preuve ? Gor Koresh finit par lui avouer qu’il connaît un autre Mandalorian, à Tatooine… Retour en saison 1, donc. Avant ça, on a toutefois une très bonne scène d’action qui rappelle à tout le monde ce qui fait le succès de cette série : il n’y a pas photo, la photographie est impeccable, les effets spéciaux aussi. Mando nous met K.O tout un tas d’hommes et d’alien en deux temps trois mouvements, puis il torture Gor Koresh jusqu’à avoir toutes les informations dont il a besoin.

Une fois que c’est fait, il l’abandonne à son triste sort, lui ayant promis qu’il ne mourrait de toute manière pas de sa main Il n’est pas très malin Gor Koresh, ça puait le piège à mille kilomètres. Rapidement, le Mandalorian revient donc sur Tatooine avec bébé Yoda. Comme il s’agit d’un retour en saison 1, on retrouve (avec plaisir ?) la garagiste bavarde de l’an dernier. Bizarrement, elle est encore plus bavarde et cette fois, le Mandalorian lui répond. Dans l’entre-saison, il semble être devenu beaucoup plus humain. Peut-être que Bébé Yoda a une bonne influence sur lui, finalement.

Rapidement, Mando lui expose son désir d’aller trouver un autre Mandalorian dans le village de Mos Pelgos, même si la garagiste n’en avait jamais entendu parler avant. Elle lui explique où est la cité minière qu’il recherche, sans croire vraiment à son plan. Mando lui emprunte donc sa moto, toujours là, et lui abandonne son vaisseau pour que les droids le réparent. Non, vraiment, c’est un nouveau Mando, c’est pas possible ??

Le Mandalorian arrive donc ensuite à Mos Pelgos où il demande à voir le Marshal dans le bar du coin. Ah, l’espace, tout se passe toujours dans le bar du coin, j’adore. Quand le Marshal arrive, on a un gros plan sur le visage du Mandalorian, et ça me fait quand même rire de me rappeler qu’ils ont embauché un super acteur pour l’incarner alors qu’on ne voit jamais son visage. Ce gros plan, c’est inutile. Le Marshal, en revanche, a plus de chance : il n’est pas un Mandalorian, il peut donc retirer son casque sans mal et révéler qu’il est un acteur connu.

Bébé Yoda continue de boire tout ce qu’il trouve et de n’avoir qu’un rôle mineur à jouer, alors que le Marshal se présente comme étant Cobb Vanth. S’il n’est pas Mandalorian, il a bien une armure toute pourrie qui date. Il a acheté son armure à des Jawas, tout simplement. Evidemment, on continue de nous caser tous les noms possibles de la mythologie Star Wars.

Le Mandalorian n’apprécie pas tellement que le Marshal, Cobb Vanth donc, porte l’armure d’un Mandalorian sans en être un. La tension dramatique – beaucoup trop accentuée pour ce que c’est – grimpe une nouvelle fois lorsque Mando demande à Cobb de retirer l’armure, ce que celui-ci n’a pas l’intention de faire.

Alors que la série vire au western, toute la planète semble se mettre à trembler et la panique gagne la ville minière. Tout le monde rentre précipitamment alors que débarque une sharknado de sable. Pardon, on ne sait pas trop ce qu’il en est, en vrai, mais le sable bouge comme s’il était de l’eau et une espèce de baleine en surgit pour bouffer du bétail. Tristesse.

Cobb semble considérer que cet incident justifie qu’il garde la vie sauve, et Mando accepte de l’écouter, allons savoir pourquoi. Il est ainsi révélé que ce dragon Krayt terrorise tout Mos Pelgo depuis bien longtemps. Cobb demande l’aide de Mando pour s’en débarrasser, en échange de l’armure. Et Mando accepte. Il n’a pourtant pas besoin de ça, mais cela dit, j’aime beaucoup le fait que cet épisode parvienne enfin à présenter des enjeux clairs pour la saison – retrouver un Mandalorian – tout en développant sa propre intrigue.

Ce n’était pas toujours le cas en saison 1. La longueur de l’épisode ? Elle s’explique par un vrai souci du détail sur les décors que l’on voit en long, en large et en travers. Et ça marche mieux. Elle s’explique aussi par un flashback sur la situation de Tatooine. À la destruction de la deuxième Death Star, la planète s’est cru sauvée pour de bon. C’était sans compter sur d’autres milices : le Collectif minier a ainsi réduit en esclavage Mos Pelgo. Cela a forcé Cobb a fuir dans le désert.

Tel un Messie, il s’est cru sur le point de mourir, avant d’être sauvé de justesse par les Jawas. Dans leur vaisseau, il a donc acheté une vieille armure de Mandalorian qui traînait. Grâce à ça, il a pu devenir le Marshal, le héros sauvant Mos Pelgos de la tyrannie du Collectif minier. Oh, la scène « d’action » qui en découle est plutôt drôle à voir, parce qu’il les tue tous en ne se prenant qu’une balle en retour. C’était facile de les tuer, donc ; et c’est facile d’être un héros avec une armure de Mandalorian.

Tout ces flashbacks se déroulent alors que Cobb et Mando se rendent à la poursuite du dragon à tuer. En chemin, ils sont menacés par une petite horde de chiens aliens flippants et peu hospitaliers… Mais c’est sans compter sur le Mando et ses capacités diplomatiques. Il n’a aucun mal grâce à sa maîtrise de plusieurs langues à convaincre les chiens qu’il est leur ami. Il peut ensuite rencontrer les propriétaires de ses chiens, une race extra-terrestre qui parle en grommelant et en utilisant un langage des signes… que Mando maîtrise aussi.

OK, admettons. Pour nous, ce n’est pas exceptionnel, parce qu’on ne comprend pas grand-chose à ce langage du peuple du sable, mais bon, Cobb non plus, alors on a quelqu’un à qui se raccrocher. En plus, Baby Yoda est toujours là pour être mignon. Le Mandalorian nous évite un vrai incident diplomatique antre Cobb et les hommes du sable qui ne s’entendent toujours pas du tout à cause de différents géopolitiques sur les ressources d’eau qu’ils se volent. Voilà qui est passionnant… et surtout, voilà qui est vite réglé par le Mando à coup de flammes et de jolis discours. Si seulement ça pouvait suffire à maintenir la paix dans la vraie vie…

Le lendemain, tout ce petit monde se rend près d’une cave avec des réserves de Sarlac où se terre le monstre à tuer dans cet épisode. On découvre ainsi que le peuple du sable le nourrit depuis plusieurs années, pour qu’ils dorment le plus longtemps possible dans sa caverne sans venir les embêter. Le truc, c’est que c’est un plan qui n’a pas l’air au point : le dragon krayt n’hésite pas à manger l’homme qui lui apporte à bouffer, plutôt que la bouffe en question. C’est con.

Les hommes du sable ont donc besoin de renfort pour venir à bout du dragon, qu’on nous schématise comme un monstre bien trop énorme pour une petite armée. Le seul espoir d’en venir à bout est donc pour le Mando de proposer en renfort de l’armée du sable les hommes de Mos Pelgos. Ce n’est pas si simple puisqu’il faut encore les convaincre, mais on arrive très rapidement (vraiment, très très rapidement) à une scène où Cobb fait un petit discours politique suffisant pour que tout le monde soit motivé à s’allier entre ennemis afin de se débarrasser de la menace du dragon.

La coopération n’est pas évidente, surtout que les hommes du sable font tout de même tomber des explosifs en plein milieu de Mos Pelgos. La scène est amusante et tout l’épisode ressemble vraiment à un mini-film, je trouve, surtout qu’on sait bien qu’on arrivera au bout de cette intrigue à la fin de l’épisode. Le plan pour battre le monstre est rapidement exposé, et l’on passe ensuite à l’action de l’épisode. Et là, WOW.

Déjà, le format d’image s’agrandit naturellement lorsque le dragon sort de sa tanière, ce qui rend l’ensemble bien plus impressionnant. Ensuite, la scène d’action est magistrale : les effets spéciaux qui nous montrent le Krayt sont magnifiques, et sa dangerosité n’est plus à prouver rien que quand on voit ses dents. Le plan a pourtant ses failles, puisque le dragon n’est pas con et recule quand il se fait d’attaquer, au lieu d’avancer vers des explosifs qui en viendraient à bout.

A force de se faire canarder, le dragon s’énerve toutefois et sort un peu plus, révélant une nouvelle arme en sa possession : il vomit sur ses ennemis. C’est un dragon après tout : s’il ne crache pas des flammes, il crache de l’acide qui tue un bon paquet de figurants… et si les explosifs le ralentissent, ils ne le tuent pas.

Le dragon revient donc à la charge depuis le sommet de sa caverne, forçant Cobb et Mando à entrer en action avec leurs armures. Ils peuvent voler vers le monstre et tenter de le tuer en tirant sur ses flancs. Pourquoi ne visent-ils pas ses yeux ? Mystère ! En tout cas, tout ça semble bien compliqué et ils ne semblent pas prêts de venir à bout de ce dragon qui est un monstre sacrément puissant. On perd donc encore pas mal de figurants à cause de son acide et d’un autre coup de sa part, où il revient par l’arrière du front.

Face à cette situation intenable, Mando n’hésite pas à se sacrifier : il envoie dans les airs Cobb en lui demandant de veiller sur Baby Yoda, puis se fait bouffer par le dragon. Oh, s’il se fait bouffer, il n’est pas totalement débile : il le fait avec un sacré chargement d’explosifs. Baby Yoda ? Il regarde tout ce qu’il se passe sans intervenir. Il fait bien, parce que si tout le monde pense que c’en est fini du Mandalorian, ce n’est évidemment pas le cas. Il réussit à ressortir de la gueule du monstre en tirant quelques coups de laser, et une fois en-dehors, il peut réussir à faire sauter les explosifs… qui ont résisté à l’ingestion par le dragon malgré ses crachats d’acide ?? Admettons.

Tout le monde est content d’avoir réussi à venir à bout du monstre, même si le Mandalorian est finalement celui qui a fait tout le travail quand eux se contentaient de mourir, hein. Il peut enfin repartir, en étant accompagné de Baby Yoda toujours, mais aussi de la certitude d’avoir un nouvel allié à Tatooine. Et puis, il a récupéré l’armure. En revanche, soyez assurés que la menace rôde toujours pour la suite de la saison, puisque son ennemi est là à regarder tout ce qu’il se passe. Bim, générique de fin. Pfiou, je suis fan du générique de fin, encore et toujours.

> Saison 2

The Mandalorian (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, le Mandalorian se voyait confier un objectif (enfin !) puisqu’il devait retrouver ses semblables. Et puisqu’il ne sait pas que son ennemi court toujours, notre petit Mando, toujours accompagné de Baby Yoda, n’hésitera probablement pas à s’en faire de nouveaux, parce qu’après tout, il est un chasseur de prime et est habitué à se faire des ennemis.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, je crois que mon masochisme n’est plus à prouver cette fois, parce que me revoilà devant cette série alors que j’ai du retard dans d’autres beaucoup plus intéressantes… ou en tout cas, d’autres que j’ai plus envie de voir. Pourquoi ? Ben le format aide bien, c’est court, ça me permet de retourner plus vite à mes copies ; puis c’est dispo facilement sur Disney+… L’autre raison, qui n’est pas à négliger, c’est que la saison 1 m’a paru n’être qu’une introduction.

Franchement. Il ne se passait pas grand-chose en saison 1. OK, c’était beau à voir, mais on ramait beaucoup à trouver un semblant d’histoire et surtout à entendre des répliques… parce que personne ne semble avoir payé un scénariste pour les dialogues. Ah lala. Peu d’enjeu, beaucoup de lenteurs, je ne garde pas un souvenir impérissable de la série, mais il y a un mais : j’en garde beaucoup de souvenirs. Je n’ai pas l’impression d’avoir attendu dix mois entre les saisons ! C’est peut-être parce que 2020 est une année si particulière, ça, ou parce que la plateforme n’est arrivée qu’en avril en France.

En tout cas, ce reconfinement commence par la sortie d’un nouvel épisode de la série de la plateforme qui cartonne le plus pour l’instant, c’est vraiment bien joué de leur part… et j’aime toujours le mode de diffusion d’un épisode par semaine, c’est hyper agréable et confortable tout de même. Est-ce suffisant ? On verra bien, et on va le voir tout de suite avec la critique du premier épisode de cette saison 2.

Moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – The Marshal – 17/20
Quasiment deux fois plus long que certains épisodes de la saison 1, cet épisode est à mon sens beaucoup plus réussi : non seulement, on retrouve les effets spéciaux et l’esthétique coûteuse de la série, mais en plus, le personnage principal est plus attachant maintenant qu’on lui file des répliques. Grâce à ces quelques dialogues, la série parvient ENFIN à proposer des enjeux un peu plus limpides, à la fois à l’échelle de l’épisode, mais aussi de la saison. Bref, ça s’annonce mieux grâce à toute l’introduction de la saison 1. Par contre, c’est encore long à bien des moments et avec une telle durée, ça donne vraiment l’impression d’avoir vu un mini-film.
s02e02 – The Passenger – 17/20
Baby Yoda est mal élevé, les scénaristes nous pompent une scène d’Harry Potter et le générique de fin reste mon moment préféré… mais il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas reconnaître que cette saison 2 relève enfin le niveau en nous donnant une vraie histoire à suivre, que ce soit en fil rouge ou épisode par épisode. Contrairement à la saison 1, j’ai enfin l’impression d’avoir des dialogues, même s’ils sont parfois à sens unique, et c’est tant mieux.
S02E03 – The Heiress – 15/20
Cet épisode reprend davantage le format de la première saison, en ce qui concerne le temps, les intrigues ou l’introduction de personnages, et je continue de trouver dommage qu’avec un tel budget et une telle audience, la série ne prenne pas davantage le temps de développer des dynamiques et interactions entre personnages, justement. Finalement, c’est donc un épisode qui a pas mal de classe visuellement, mais qui n’est qu’une grosse transition vers la suite du voyage de nos héros. Un épisode 3, en somme, je ne peux pas leur en vouloir.
S02E04 – The Siege – 17/20
Après la transition de la semaine dernière, on avance davantage dans la saison et ça fonctionne mieux ainsi : à force, l’intrigue se construit et est bien plus palpitante lorsque l’on connaît les personnages. En revanche, j’ai trouvé les twists beaucoup plus prévisibles cette semaine, et il y a un Baby Yoda qui commence à me taper sur le système parce que la mignonnerie a bon dos, mais elle ne justifie pas tout. Je n’en dis pas plus dans cet avis, pour les spoilers, c’est dans la critique complète !
S02E05 – The Jedi – 18/20
Des révélations ! De la construction de personnage ! Une photographie magnifique ! Des dialogues ! Tout ce que j’attendais en saison 1 est enfin là, ce qui confirme que la première année n’était qu’une vaste perte de temps – euh pardon, introduction avec un générique exceptionnel et un gros budget. C’est juste beaucoup plus intéressant maintenant que c’est lié aussi à un bon scénario.
S02E06 – The Tragedy – 20/20
Allez, je ne boude pas mon plaisir face à cet épisode, et j’y mets la meilleure note parce que je ne vois pas trop ce que je pourrais attendre de plus de cette série. Dans cet épisode, j’ai eu droit à une guest que j’adore, une bonne construction de personnages, une intrigue qui ne perd pas de temps, une belle scène d’action et des moments… tragiques, comme l’indique le titre de l’épisode. Très chouette !
S02E07 – The Believer – 18/20
Outre la musique et les scènes d’action toujours aussi bluffantes, cet épisode trouve mes bonnes grâces en développant plus que jamais certains personnages. Il est agréable de voir que les scénaristes mènent leur barque avec plus d’efficacité cette saison, se servant de tout ce qui a été introduit l’an dernier pour proposer de vrais bons épisodes. En revanche, tout un potentiel est sous-exploité… mais bon, on fait avec !
S02E08 – The Rescue – 18/20
Je ne suis pas aussi hypé que lors des précédents épisodes, parce que je manque de prise dans l’univers pour vraiment comprendre tous les enjeux de ce qui se joue dans l’épisode, mais une fois de plus, le spectacle proposé dans cet épisode est impressionnant et réussi. La conclusion de cette saison 2 est intense et boucle une intrigue de deux ans avec efficacité et brio, tout en annonçant l’expansion de l’univers – c’en est presque dommage de l’avoir annoncé avant.

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