This is us – S05E01

Épisode 1 – Forty Part.1 – 18/20
Je ne m’attendais pas à un épisode aussi réussi. L’équilibre entre la crise sanitaire, la crise sociale américaine et les intrigues en cours est très justement trouvé, ce qui fait que l’on passe assez bien par un tas d’émotions. La série parvient à nous faire prendre un recul nécessaire sur une période peu évidente, que les personnages traversent donc avec nous, et pour ça, je leur tire mon chapeau. En revanche, j’ai déjà eu plus d’émotions avec les Pearson, alors je me prépare pour le second épisode.

> Saison 5


Spoilers

Let’s shock the world and be married.

Madison est enceinte de jumeau, et la série fait le choix de reprendre très exactement sur cette annonce balancée à Kevin comme si de rien n’était. Madison reconnaît que ce n’est pas la période idéale, surtout avec « the virus thing ». Oh. Le Covid19 est donc immédiatement une préoccupation de la saison, et c’est un peu abusé, je trouve, parce qu’il n’en était pas du tout question l’an dernier, mais en même temps, ça fonctionne extrêmement bien.

L’essai clinique de Rebecca est annulé, mais ce qui inquiète le plus Beth et Randall ? Tom Hanks a le coronavirus. Oh purée, je me souviens, ça nous avait tous choqués à l’époque ; l’ampleur que ça semblait prendre d’un coup en atteignant le monde entier d’un coup. Il y a plus choquant pour la série et pour cet épisode heureusement : Kevin se rend donc chez sa sœur et lui annonce, à elle et Toby, que non, il n’est pas le nouveau Batman… mais il va être papa. Parce que Madison est enceinte. Boum.

La réaction de Kate est géniale, parce qu’elle est clairement sous le choc. Toby en rigole, le voisin observe toute la scène qui se passe dans le jardin de Kate et Toby où les quatre se font un câlin. Bon, il y a tout de même un problème dans cette scène de câlin : chacun se fait un câlin perso, alors qu’il est clair qu’en couple, tu peux te permettre un peu plus que ça. En même temps, j’aime cette scène qui nous propulse bien dans le monde post-covid19, de manière fluide. La série s’en tire bien, ouf.

De retour chez lui, Randall découvre la galère du coronavirus à la maison, avec Beth qui veille à la sécurité de sa maison, tout en lui annonçant la nouvelle grossesse de la famille. En parallèle, Kevin propose à Madison d’être en quarantaine avec lui, tout de même. Elle refuse d’aller chez lui, mais il accepte aussitôt de vivre dans sa « petite » chambre d’amis, qui semble faire à peu près la taille d’un appartement parisien, hein.

De son côté, Randall est confronté à la fois au virus et à l’annonce de la grossesse de Madison… mais le message qu’il envoie à Kevin est encore lourd de leur dispute, de même que la réponse de celui-ci. J’ai beaucoup aimé la scène des textos, avec d’abord la version à laquelle ils songent l’un et l’autre pour se réconcilier des lourdeurs qu’ils ont eu la mauvaise idée de s’envoyer, avant une version neutre et formelle du même SMS.

Pour ne rien arranger, Randall découvre ensuite l’affaire de Minneapolis ayant relancé le Black Lives Matter. Quel début d’année super lourd, quand même. Les scénaristes font vraiment le bon choix d’intégrer tout ça à la série, la catharsis est efficace et nécessaire. Voir des personnages que l’on aime confrontés à tout ça fait du bien, tout de même, même si c’est horrible. C’est fou, hein ? C’est ça, l’espèce humaine, j’imagine.

Randall a heureusement sa psy pour s’occuper de lui, mais à distance, en visio, évidemment. Cela reste difficile pour lui de s’ouvrir, et ça l’est encore plus quand il a une sœur qui fait un million de protestations et de dons… au point d’en énerver Randall et Beth. J’ai ri, c’est un petit détail dans l’épisode, mais ça passe tellement bien ; autant que les filles qui leur demande de changer de chaîne parce que la noirceur de ce monde est trop lourde pour elles. Les pauvres.

La famille finit devant une émission familiale, que nos triplés avaient l’habitude de regarder ensemble. Kevin et Madison sont justement devant la même émission de télévision, parce que c’est tout ce qu’il nous reste à faire durant la quarantaine, non ? Kevin et Madison sont clairement en train de tomber amoureux l’un de l’autre, là, et ça fait tellement plaisir à voir. Franchement, ils font un beau couple – parfaitement inattendu, mais un beau couple. Pfiou. Ce n’est que là qu’apparaît le générique de la série. J’ai l’impression d’avoir déjà digéré un épisode entier, mais non, ça ne fait que douze minutes.

Après le générique, nous voilà donc à l’anniversaire des triplés, le premier depuis la dispute Kevin/Randall, mais aussi le premier depuis le Covid19 et le Black Lives Matter. Cela fait beaucoup d’un coup. La série parvient assez bien à gérer ses gestes barrières, même si évidemment, on nous zappe certains baisers. Tous les acteurs ne sont pas aussi séparés, cependant, puisque Beth et Randall ont droit à quelques presque baisers.

Pour son anniversaire, Randall refuse donc les avances de Beth et nous fait toute une crise d’identité sacrément flippante. S’il dit aller mieux grâce à sa psy, il balance en effet à Beth qu’il n’est probablement pas né quarante ans plus tôt : en une journée, il est improbable qu’un bébé soit né, abandonné dans une caserne de pompiers, puis dans un hôpital et paf, adopté. Effectivement.

Il est donc temps pour un flashback loin du Covid, et là-dessus, la série peut s’en tirer assez bien : c’est facile pour eux avec les flashbacks de changer de sujet au moins un peu. Tant mieux ! On remonte dans le temps pour voir William le jour de la naissance de Randall, mais aussi le jour où il a appris que sa copine était enceinte.

Et à ce moment-là, c’était l’amour fou entre eux. Comme suggéré l’an dernier, il est temps pour nous d’en savoir plus sur la mère de Randall, qui ne se réveille pas après l’accouchement. Il y a de quoi paniquer pour ce pauvre William. Il appelle aussitôt au secours, et les ambulanciers ne parviennent pas à la réveiller.

Les ambulanciers ont de la peine pour lui et ils font ce qu’ils peuvent pour sauver sa femme, mais c’est en vain. Voilà donc la mère biologique de Randall qui meure le lendemain de son accouchement, après avoir repris un peu de drogue. La mère biologique de Randall ? Elle a un frère mort et elle s’insère assez vite et bien dans la série, honnêtement. Elle est très chouette et elle fait promettre à William, avant la naissance du bébé, de faire en sorte que le bébé soit au sein d’une super famille.

En parallèle de la panique de William, nous retrouvons Jack et Rebecca sur le point de se rendre à la maternité, quand ils pensaient encore avoir des triplés ce jour-là. La scène est sympathique, mais on sent que les scénaristes ne sont pas très inspirés sur une journée que l’on connaît déjà bien. On découvre ainsi que Jack a oublié la radio pour que Rebecca puisse écouter de la musique, et ça le fait paniquer.

On enchaîne grâce à ça sur un petit discours de Rebecca sur les hommes, et bon, c’était un peu naze ce discours sur les hommes qui sont des petits garçons par moments, tout ça tout ça. La série nous a habitué à mieux, je trouve. Et pendant que Jack trouve une radio dans l’hôpital, William arrive donc, pris de remords d’avoir abandonné son bébé…

Pour les quarante ans des triplés, nous retrouvons enfin Rebecca et Miguel : ils sont en quarantaine dans la cabane familiale, où Kevin et Kate sont venus leur rendre visite. Tout va bien… sauf que Randall n’est pas là. Kate, qui a toujours eu un terrain dépressif, vit tout ça super mal, surtout avec le coronavirus qui rôde toujours.

Pendant ce temps, Kevin sort de la douche dans une scène qui n’est là que pour l’audience et apprend que Madison est tombée sur le ventre pendant celle-ci. Allez, c’est cadeau, joyeux anniversaire Kevin. Les séries vont vite m’énerver, parce qu’ils ont des masques super cool en vrai, alors que bon, je me suis vite lassé. Une fois chez l’obstétricienne, Madison apprend donc qu’il n’y a plus qu’un bébé dont le cœur bat.

Pourtant, Kevin ne perd pas espoir, et il lui en redonne autant que possible, lui proposant même de se marier juste avant d’apprendre qu’effectivement, les deux bébés vont bien. Pfiou. Comment en un épisode arrivent-ils à nous rendre l’insupportable Madison aussi géniale que ça ? Elle est juste parfaite pour Kevin, lui annonçant qu’elle n’a pas l’impression qu’il est cassé et qu’elle est prête à oublier ce qu’il lui a dit… sauf qu’il n’en a pas envie.

Puisque nous en sommes aux quarante ans des triplés, on en revient au flashforward de l’an dernier. Rebecca va donc se perdre en chemin en allant faire des courses pour ses enfants. C’est dur, parce que le matin tout allait bien pour elle ; et c’est dur parce que je n’avais pas capté que ça arriverait si tôt. En revanche, là, pour le coup… ils n’avaient pas anticipé le Covid19 quand Rebecca était dans un magasin ou au restaurant.

Chez Randall, ce sont les filles qui décident de faire plaisir à leur père pour son anniversaire. Oh, Tess aimerait bien voir son oncle, tout de même, alors que Déjà, elle, veut juste passer sa journée avec Malik, puisqu’elle l’a rencontré un an plus tôt. Leur dispute tourne vite court quand elles comprennent que Randall ne va pas bien du tout. Pff. Avec l’année qu’on passe tous, il pourrait se réconcilier avec son frère vite fait quand même.

C’est un peu ce que fait Randall avec Malik. Cela fait plaisir de les voir en bons termes, mais c’est dommage que ça passe par Randall au fond du trou pour en arriver là. Bizarrement, Malik prend le temps de parler avec son beau-père plutôt que de se précipiter vers Déjà. Sans trop de surprise, ça avait été annoncé après tout, la série prend le temps de faire passer des messages sur le Black Lives Matter : Malik fait partie des mouvements de protestation, forcément. Il a regardé la vidéo des huit longues minutes où la police a étouffé un homme qui demandait juste à respirer, et il a marché ensuite avec son père. C’est fou.

La série est super touchante dans la manière de mettre tout ça en scène, avec aussi un flashback de Randall adolescent découvrant un autre cas de racisme à vomir. Dans le présent, il reçoit un appel de Kate, puis un SMS pour l’informer que Rebecca est perdue en ville – avec une serveuse qui n’ose pas la toucher, bien joué dans le recyclage de cette scène. Il n’en faut pas plus pour que Randall prenne la route vers la cabane… Sans prévenir Beth ? Bon, vite, le deuxième épisode !

> Saison 5

This is us (S05)

Synopsis : La vie des Pearson s’apprête à être bouleversée, à la fois par la fin de saison 4 et sa dispute entre Kévin et Randall, mais aussi par le Covid19.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

418.jpg

Pour commencer, je suis bien trop curieux de découvrir cette saison. Les Pearson me manquent depuis un moment maintenant et je suis content qu’on revienne avec un double épisode. Ils sont, en ce qui me concerne, les premiers personnages américains que je connaissais à essuyer les conséquences du coronavirus et je me demande comment tout ça va être mené.

La saison américaine va être très particulière cette année, et le reconfinement en France nous le dit bien : la saison commence en retard, elle risque aussi de finir avant… L’exercice doit être sacrément compliqué pour les scénaristes puisqu’ils ont déjà revu l’écriture de la saison afin d’y intégrer une intrigue Covid, mais n’ont pas forcément envie d’être stoppés en plein élan. Le modèle Netflix risque de s’imposer peu à peu même sur les networks si l’on continue comme ça : ne diffuser que les saisons qui ont une conclusion va forcément finir par être envisagé… En attendant, on va souffrir d’annulations brutales.

Nous n’en sommes pas là pour l’instant, et intégrer les masques et gestes barrières va déjà être une bonne idée pour s’assurer que la série puisse continuer son tournage un peu plus longtemps. Drôle de période que 2020, surtout qu’il y a aussi les élections américaines à prendre en compte cette année, avec le mouvement Black Lives Matter qui ne peut être ignoré non plus par les scénaristes… Plus que jamais, le quotidien des Pearson va être bousculé par ce qu’il se passe en coulisses et la saison va avoir un intérêt aussi pour ça, en espérant qu’on ne perde pas trop les personnages au milieu des dramas en cours.

Voir aussi : Le récap This is us avant la saison 5

Note moyenne de la saison : 16/20

S05E01 – Forty Part.1 – 18/20
Je ne m’attendais pas à un épisode aussi réussi. L’équilibre entre la crise sanitaire, la crise sociale américaine et les intrigues en cours est très justement trouvé, ce qui fait que l’on passe assez bien par un tas d’émotions. La série parvient à nous faire prendre un recul nécessaire sur une période peu évidente, que les personnages traversent donc avec nous, et pour ça, je leur tire mon chapeau. En revanche, j’ai déjà eu plus d’émotions avec les Pearson, alors je me prépare pour le second épisode.
S05E02 – Forty Part.2 – 20/20
Il fallait effectivement laisser un peu plus de temps aux scénaristes pour nous dégager le canal lacrymal. Cet épisode commence de manière habituelle pour la série, mais plus il avance, plus la qualité augmente. Les scènes magistralement écrites s’enchaînent les unes après les autres, les personnages et les intrigues reprennent leurs droits sur l’actualité et la série en a encore dans le ventre, même si c’est parfois un brin too much.
S05E03 – Changes – 16/20
Même si l’épisode est moins bouleversant que beaucoup d’autres de la série, il a ses excellents moments pour me faire adorer encore plus certains personnages. Il a aussi ses points faibles malheureusement, du côté des flashbacks en ce qui me concerne, parce qu’ils n’ont pas réussi à piquer mon intérêt pour l’instant. Ca commence à manquer de substance et de choses à raconter dans le passé, je crois, surtout quand il y a tant à dire du présent en 2020.
S05E04 – Honestly – 16/20
Les parallèles établis dans cet épisode entre les différentes intrigues sont très bons, et même meilleurs que d’autres fois, mais j’ai eu du mal avec certains éléments. Les révélations inattendues après cinq saisons à côtoyer certains personnages que l’on a l’impression d’avoir exploré sous toutes les coutures, c’est très étrange, et ça fait deux saisons que ça dure. Ca me conforte dans l’impression qu’il va falloir abandonner le passé à un moment pour se concentrer sur le futur. En attendant, c’est toujours très bon comme série, malgré ces drôles de réécriture.
S05E05 – A Long Road Home – 16/20
J’ai trouvé le rythme de l’épisode assez étrange, voire décousu, avec des intrigues très séparées les unes des autres. J’ai beaucoup aimé chacune d’entre elles, mais ça manquait d’un petit quelque chose par rapport à d’autres fois, sans que je n’arrive à mettre exactement des mots sur ce qu’il m’a manqué. En tout cas, une chose est sûre, la série ne perd rien de sa force de frappe, avec une fin d’épisode qui a réussi une fois de plus à me prendre par surprise.
S05E06 – Birth Mother – 17/20
L’épisode nous remet toutes les pièces du puzzle ensemble et je dois dire que ça fonctionne plutôt très bien ; même si j’y ai mis de la mauvaise foi au départ parce que ce n’était pas trop ce que j’avais envie de voir. Finalement, l’histoire proposée est dingue, mais reste parfaitement crédible, et comme toujours poignante. Je n’ai pas eu le rush d’émotions que j’en attendais – je suis sans cœur – mais à la fin de l’épisode, j’ai bien senti qu’il s’était passé quelque chose quand même. Et puis, encore une fois, c’est un épisode dont je me souviendrai un moment, celui-ci…
S05E07 – There – 16/20
Je m’attendais à beaucoup de choses, et cet épisode n’est finalement pas aussi grandiose que je ne l’imaginais. Il est quelque peu alourdi par ses flashbacks, peu utiles et montrant vraiment que la série s’essouffle de ce côté-là, atteignant progressivement ses limites naturelles ; mais a l’avantage d’être très prenant dans l’ambiance qu’il instaure dans le présent. Disons que pour une fois dans une série, les longueurs de l’épisode sont justifiées et bien trouvées pour nous mettre dans la peau du personnage… mais inévitablement, ça en fait trop, et c’est trop long.
S05E08 – In the Room – 18/20
C’était plutôt mal parti pour cet épisode, parce que je trouvais ça long et pas forcément bien amené… mais finalement, les scénaristes prouvent qu’ils ont encore leur force de frappe habituelle avec cet épisode qui réussit à mettre une petite claque bien comme il faut à tous ses téléspectateurs. La force émotionnelle est là, et elle est d’autant plus importante que nous sommes toujours en pleine crise sanitaire. Cet épisode ne l’évoque pas directement, mais il est pourtant tellement représentatif du monde dans lequel nous évoluons désormais. Une réussite !
S05E09 – The Ride – 14/20
L’épisode n’est pas tout à fait exceptionnel pour être honnête, il ressemble fort à un épisode bouche-trou, qui permet de faire la transition vers une nouvelle étape. Le synopsis officiel lui-même ne dit pas autre chose de toute manière : plusieurs trajets en voiture mènent les familles de la série vers une nouvelle étape de la vie. C’était bien. Ca aurait pu être mieux, probablement.
S05E10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !
S05E11 – One Small Step – 13/20
Décidément, je n’accroche pas tellement ces dernières semaines, et il faudra encore attendre deux semaines avant le suivant. Cet épisode est sympathique, mais je me suis quand même ennuyé par moment, parce qu’il est assez prévisible et se concentre sur un personnage qui n’est pas mon préféré, loin s’en faut. C’est comme ça.
S05E12 – Both Things Can Be True – 16/20
Les développements proposés par cet épisode sont vraiment sympathique et redonne un peu de rythme à la série en s’intéressant davantage aux relations entre les personnages qu’aux personnages en eux-mêmes, comme cela a beaucoup été fait cette saison. Chaque intrigue avait son petit moment prenant et l’ensemble était ainsi assez chouette à suivre, surtout qu’elles abordent des thématiques que l’on ne voit pas forcément exploitées de cette manière ailleurs.
S05E13 – Brotherly Love – 17/20
L’épisode aborde des sujets bien complexes et, à vrai dire, trop complexes pour que ma critique les aborde tous et leur fasse justice. Parlons-en en commentaire, et en attendant, célébrons la fluidité d’écriture de cet épisode qui rend plus simple que jamais des sujets de société encore parfois tabous ou juste jamais exploités. Une belle performance d’écriture, donc, emmenée par des acteurs qui savent ce qu’ils font et sont toujours excellents.
S05E14 – Music and Mirrors – 16/20
Avant sa fin de saison qui approche à grands pas, la série trouve une nouvelle fois le moyen de marquer un coup juste, même si ça a pris son temps. Ce n’est pas forcément un épisode qui me restera à l’esprit quand je penserai à la série, mais ça ne l’empêche pas pour autant d’être efficace.
S05E15 – Jerry 2.0 – 16/20
Un épisode très sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison en plantant un peu partout la graine du doute et des possibilités scénaristiques. Chaque personnage semble être sur le point de se lancer dans une grande étape, l’air de rien, et ça fonctionne bien comme préparation pour la suite. Du coup, je vais enchaîner tout de suite avec l’épisode 16, désolé pas désolé, c’est l’avantage d’être en retard.
S05E16 – The Adirondacks – 15/20
Je ne devrais pas l’écrire ici car c’est déjà un spoiler, mais sachez que j’ai tellement envie de mettre une mauvaise note à cet épisode que c’est dur de rester neutre. Une sorte de darkest timeline semble se mettre en place dans cet épisode qui, à une exception près, nous propose franchement une tournure décevante pour les intrigues qui me plaisaient le plus cette année. Bon. On verra ce que donnera la dernière saison de la série, mais elle part mal.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

To The Lake – S01E08

Épisode 8 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

> Saison 1


Spoilers

Selon Anya, Misha s’est donc suicidé, et ce n’est pas la première fois qu’il y pensait. On le sait aussi, alors… c’est crédible, mais j’ai une idée en tête et ça va être dur de la déloger de là. Pour la première fois, j’ai donc un élan de sympathie pour Ira. Elle aura au moins servi à ça : conserver l’espoir que Misha est encore en vie et ne s’est pas fait avaler par la glace… même si Pavel nous réduit nos espoirs avec le duvet retrouvé.

En plus, Anya retrouve un corps dans le lac… mais ce n’est pas Misha. Oups. Elle s’enferme alors dans son deuil et annonce à Ira qu’elle oublie tout : elle n’a plus de souvenirs d’enfance et commence même à oublier que Misha est mort. C’est con. Enfin, ce qui n’est pas si con, c’est qu’il est évidemment encore en vie, comme je m’y attendais.

Il est malin à faire semblant de se suicider… mais il se prend quand même dans un piège à loup, le pauvre. Ca n’a pas l’air de faire du bien. Pendant ce temps, Polya, Lyonya et Marina sont donc dans la cave obscure de la vieille proprio, et la série se fait plaisir sur la réalisation avec un filtre noir et blanc vraiment bon. Je me suis même demandé s’il y avait vraiment l’obscurité totale sur le plateau de tournage. Marina est vrillée, la pauvre, et accepte de faire le chien, alors que Polya essaie de négocier avec sa geôlière.

Rapidement, Lyonya devient bucheron-esclave de la proprio, lui mentant comme il peut pour tenter d’être libéré, délivré. Ce n’est pas très efficace et il se retrouve à devoir bouffer de la moisissure dans un seau avec les deux femmes de sa vie. Ca tourne au film d’horreur avec Marina qui pète un câble, fait le chien pour mordre son mari avant de vouloir lui faire l’amour à proximité de Polya. Ils sont dans le noir après tout. Alors oui. Mais non.

Polya est toujours très cool et n’hésite pas à le frapper, n’ayant pas envie d’entendre son père faire l’amour. Elle n’a pas de chance cela dit, parce que la proprio profite du temps qu’elle a pour se mettre une perruque, du maquillage et tout préparer pour coucher avec lui. Oui, oui, elle le déteste, mais il l’excite apparemment.

Ce n’était pas une bonne idée de vouloir coucher avec par contre, parce qu’il réussit à prendre le dessus en retirant sa chaussure, puis en faisant tomber le lit et en se servant de l’armature de celui-ci pour la tabasser. C’est original. Il est tout de même bien aidé par le fait que Misha se libère du piège à loup en tirant dessus. Bref, il prend le dessus sur la femme, puis libère sa fille et Marina, avant d’aller voir quel est cet homme si proche d’eux.

Il découvre qu’il s’agit de Misha, et il le sauve comme il peut, même s’il est en sale état avec le froid et le piège à loup. Misha est vite rétabli, donc, et il explique qu’il a fait croire à son suicide. Il marque des points auprès de Polya qui est admirative, là. Le lendemain, ils libèrent la proprio et se barrent tous ensemble.

En parallèle, sur le bateau du lac, Ira et Pavel continuent de coucher ensemble, alors qu’Anya note tout ce qu’elle peut, tant qu’elle s’en souvient. Elle vit son deuil d’une étrange manière, tout de même. C’est assez insupportable pour Sergey qui descend donc à l’étage inférieur, pour mieux apercevoir la coucherie de son ex, prenant son pied à être vue, clairement. Cela vire alors à la catastrophe avec un crash d’avion sortant de nulle part. Wow, si ça ce n’est pas un point du Bingo Séries, je ne sais pas ce que c’est.

Un chinois (je crois ?) sort de l’avion en parachute, et c’est vraiment bien foutu dans la série, je trouve. Les effets spéciaux, la réalisation, ça me plaît beaucoup cette production russe, honnêtement. Le problème, c’est que le chinois nous prend en otage Pavel. Il est aussi malade, accessoirement. Le smartphone de Pavel traduit tout, c’est quand même pratique, mais le chinois refuse de croire quand Pavel promet de le guérir.

C’est con, parce que c’était vrai. Tout ce qu’il gagne à ne pas le croire, c’est un couteau dans l’œil de la part de Pavel et quelques coups de fusil de la part de Sergey. Bref, il meurt et nous laisse Pavel blessé, à se soigner torse nu dans un bateau sans fenêtre. LOGIQUE. Le lendemain, Pavel décide de se barrer pour aller soigner des gens, n’appréciant pas d’avoir tué quelqu’un.

Bon, alors oui, mais d’où sortait l’avion ? Est-ce que c’est la guerre ? Impossible de le savoir pour l’instant… Il nous faudra des réponses pour une saison 2, franchement, là c’est chaud. C’est chaud aussi pour Ira qui ne fait preuve d’aucune compassion et agresse aussitôt Pavel pour qu’il reste avec elle. Bizarrement, ce n’est pas ce qu’il fait. Bizarrement aussi, Ira décide ensuite de s’en prendre à Anya lorsqu’elle rentre à la cabane.

Son fils est censé dormir, mais ce n’est pas le cas, alors il entend tout de sa mère crisant sur Anya après avoir passé une nuit à lire son journal intime. Dedans, elle apprend ainsi qu’Anya a fait exprès de mettre un emballage de capote dans la poche de Sergey pour qu’elle le trouve (aah… c’était donc ça le flashback, tout s’explique) ; et qu’elle voulait se trouver quelqu’un absolument pour pouvoir garder Misha.

Voilà qui est fait. Bien sûr, Ira en profite pour dire qu’elle a couché avec Sergey, aussi. C’est bien pour foutre la merde avant le retour de Misha. Cela dit, en chemin, Misha et compagnie s’arrêtent pour cause de voiture en panne, finalement réparée de justesse par… un type venant du monastère juste à côté. Pardon ?

Le père Noël prend alors le temps de marier Lyonya et Marina, puisqu’ils lui demandent – enfin, à la base, Marina voulait baptiser son enfant, mais c’est déjà trop tard. Le mariage a lieu, et Misha et Polya en profitent pour se marier aussi. N’importe quoi franchement. Tout peut donc bien se terminer : les deux couples sont mariés par le père Noël et retournent au bateau où ils retrouvent Sergey et Anton, contents de les revoir.

Les retrouvailles sont au top entre eux… Et ça se termine trop bien pour se terminer comme ça. Sans surprise, parce que ça faisait partie de nos théories, le bateau est donc en train de cramer. Anya était à y brûler son journal et Ira à dormir. Tout le monde se précipite donc vers elles pour tenter de sauver ce qu’on peut du bateau qui était légèrement à l’origine du titre de la série.

En plus, ils ne se doutent pas qu’ils sont aussi espionnés par une bande de chinois (ou japonais, toujours ?). Pour une série inspirée d’un roman intégralement couvert en une saison, ça se termine sur un sacré cliffhanger. Espérons que Netflix œuvrera à son renouvellement… mais je n’y crois pas trop. C’était quand même sacrément cool !

Et pendant ce temps, Laura tentait de compléter sa grille de Bingo Séries par tous les moments : « Y a des hiéroglyphes, c’est un avion. »

EN BREF – La série est une vraie bonne surprise et pour une première tentative du côté des productions russes, je ne suis pas déçu, loin de là même. J’ai trouvé que tout se tenait super bien et que c’était très engageant du côté de la réalisation, mais aussi du côté du scénario. Le roman me fait envie maintenant, c’est malin, histoire de voir comment tout ça est écrit.

J’ai beaucoup aimé que la série confirme pas mal de clichés que l’on se fait de la Russie, parce que ça doit vouloir dire qu’ils sont vrais. Au-delà de ça, la frontière entre épidémie et invasion de zombies est souvent fine, mais là, la série réussit à être passionnante sans basculer dans la science-fiction la plus dingue. Les personnages sont attachants, les situations plutôt bien amenées dans l’ensemble et j’aime le parti pris qui est que l’épidémie n’est finalement qu’une toile de fond justifiant toutes les aventures de ces personnages, sans en être le centre.

Sur la fin, c’est même le problème : l’épidémie est totalement négligée au profit de bien d’autres éléments… mais bon, on était tellement à fond à ce moment-là, ce n’était pas bien grave. Bref, je vais prier une saison 2. Et boire de la vodka en attendant de savoir si elle verra le jour.

> Saison 1

 

To The Lake – S01E07

Épisode 7 – 17/20
C’est un bon épisode qui trouve encore des choses à raconter alors qu’on sent qu’on approche de la fin de l’histoire. J’ai vraiment de la peine pour certains personnages et je trouve que ce qu’on rajoute pour retarder la fin n’est pas toujours hyper sympa pour eux. Les scénaristes aiment bien faire souffrir les personnages, c’est tout… mais je ne crois pas à tout ce qu’on essaie de me faire croire.

> Saison 1


Spoilers

Aucun virus ne tue tout le monde, une transfusion suffit et arrêtez de poser des questions les gars, sérieux, Pavel n’est pas médecin… et les scénaristes non plus. Si j’ai avalé The Rain, je peux avaler ça Par contre, supporter le personnage d’Ira, c’est autre chose. Elle apprend qu’Anya va bien, et elle veut aussitôt lui révéler qu’elle a couché avec Sergey. Pff. Lui, il préfère s’inquiéter de son père.

Je n’avais pas bien capté, mais dans l’épisode précédent, Boris nous a fait un petit malaise cardiaque qui fait flipper tout le monde. Finalement, il survit au moment où Pavel allait l’ouvrir. C’est malin. Il est heureux de voir qu’Anya a survécu… mais il meurt tout de même. Alors là, vraiment, je suis perplexe. Au moins, ça reporte le vrai problème de l’épisode pour Ira.

Elle décide de partir avec Paveil qui a désormais un vrai remède et veut aller au labo le plus proche. Ils embarquent Anton avec eux, même si ce n’était pas tellement le plan de Sergey. Il est contre, et ils partent donc tous ensemble. En route, ils tombent sur la voiture de Lyonya.

Ils sont bien embêtés parce qu’il faut choisir à nouveau la marche à suivre. Misha prend du galon et met en place tout un plan pour aller à la rescousse de sa Polya chérie, surtout qu’il y a des traces de sang dans la neige… Mais tous les autres sont contre, parce qu’ils savent que c’est déjà trop tard pour les sauver. La dispute voit Misha partir seul devant pour finalement s’effondrer en crise d’épilepsie.

Il est du coup inconscient et ne peut pas empêcher le reste du groupe de repartir… TO THE LAKE. On y arrive donc enfin sur le lac, avec le fameux bateau. C’est bien, c’est celui de Lyonya, mais ils le squattent sans le moindre scrupule maintenant qu’il n’est plus dans l’équation. C’est tout de même cool de savoir que ces personnages arrivent à bon port. C’est un début en tout cas.

Malheureusement, à peine arrivé, Sergey remarque que quelqu’un a forcé le cadenas. Ils ne sont donc pas les seuls à avoir eu l’idée de ce bateau. On découvre donc ce bateau déserté, mais avec la crainte que quelqu’un débarque à n’importe quel moment. La crainte est encore plus vive quand ils se rendent compte que le charbon est chaud et qu’il y a un couteau plein de sang…

Ailleurs sur le bateau, Sergey et Pavel retrouvent ensuite un cadavre aux jambes coupées et… dévorées. Mais c’est charmant. On se dirige finalement vers des zombies ? Je ne sais plus sur quel pied danser avec eux, mais c’est beaucoup trop réaliste comme virus extrême finalement. Bon, le problème, c’est qu’on a toujours un taré qui rôde autour du bateau finalement.

Quand il revient avec sa hache, il s’en immédiatement compte et avance avec précaution. Cela ne l’empêche pas de se faire avoir comme un bleu par Sergey. Ce dernier le force à quitter le bateau, mais il a le temps d’apercevoir Ira et Anya qui sont complètement débiles à ouvrir une porte. Si aucune question n’est posée, l’homme raconte tout de même sa vie et précise qu’il mourrait de faim, n’avait rien mangé depuis deux semaines et que c’est pour ça qu’il a finit par manger son pote.

Sympa. Ne perdant pas le Nord, l’homme essaie tout de même d’utiliser un couteau pour s’échapper en attaquant Sergey… mais c’est sans compter le fusil qui finit par le tuer. Lentement. De retour au bateau, Sergey peut enterrer son père. Enfin. Enneiger son père. Je n’aimais pas tellement le personnage, de toute manière.

Après tout ça, Ira essaie d’apprendre à Pavel comment conduire et il en profite pour lui dire qu’elle est belle… et coucher avec, dans une voiture. Ca paraît presque confortable. En parallèle, Sergey apprend à Anton comment pêcher et Misha fait des choses cheloues avec la glace du lac. Il inquiète sa mère qui sait bien que tout peut être lié à Polya, qu’il a dû abandonner au bord de la route. Pas évident comme premier amour, pas étonnant qu’il s’énerve contre sa mère après ça.

Le reste de l’épisode, j’ai eu plus de mal à accrocher, avec une scène Sergey/Ira, puis Misha qui continue de fuir sa mère. Au secours. Je me suis un peu plus marré avec Pavel et Ira découvrant qu’une voiture a été volée, parce qu’il a dû laisser les clés dans la voiture. Je ne la sens pas tellement cette histoire de voiture volée… On a ensuite un vieux renvoi de paternalisme avec Sergey approuvant la relation entre son ex-femme et Pavel. Au secours, bis.

Bon, les choses tournent mal cela dit : Misha a disparu et tout le monde pense qu’il est sous le lac. C’est terrible comme scène, mais bon. Il y a une voiture qui a disparu, les gars, il est parti chercher Polya. C’est quand même dur pour Anya en revanche.

Pendant ce temps, Lyonya traîne le corps de Marina comme il peut à travers bois. Elle est consciente, mais son bébé est mort, et c’est dur. Polya est avec eux, épuisée, à dormir avec des cauchemars qui lui font apparaître son militaire mort. Ils finissent par tomber sur des toilettes, et dans celles-ci, Lyonya découvre une autre femme avec un fusil. C’est bon signe.

Il la fait prisonnière et l’enferme dans son abri sous-terrain, avant d’emmener sa fille et sa femme enceinte dans la maison. Il a bien l’intention de sauver Marina comme il peut. Polya, elle, préfère siffler les réserves d’alcool pour se réchauffer, en écoutant son père se justifier comme il peut sur ce qu’il fait pour survivre. Elle préfère le voir servir de la nourriture à la maîtresse de maison, même s’il s’y refuse.

Marina ? Elle est une vraie psychopathe à présent, refusant de se faire à l’idée qu’elle a perdu son bébé et lui chantant une berceuse. Avec la lumière verte l’éclairant, elle fait peur et paraît complètement cinglée… alors que la pauvre, j’ai vraiment de la peine pour elle. Polya aussi : elle chante même avec.

Lyonya fait son deuil en brûlant le sac dans lequel était le bébé de Marina et ça tourne très mal : sa fille lui indique où est l’alcool à boire, il se bourre… et ne se réveille pas au petit matin quand Marina cherche son bébé.

La proprio, elle, elle est bien réveillée. Elle demande donc à Marina de lui ouvrir car son bébé serait là. Ah Marina, on t’a perdu, décidément. Il n’en faut pas plus pour que Polya soit faite prisonnière à son tour. Toute la famille devient donc prisonnière et Marina en profite pour annoncer à Lyonya qu’il n’est pas le père du bébé. Oups.

> Saison 1