Westworld – S02E10

Épisode 10 – The Passenger – 20/20
Ah. C’est fini pour cette saison, sur un épisode qui m’a retourné le cerveau au moins deux fois (au moins ça le remet en place) et dont je ne suis pas sûr d’avoir compris tous les sous-entendus et toutes les scènes. Excellent, tout simplement, avec juste ce qu’il faut de révélations pour continuer à se poser des questions et avoir besoin, je crois, de tout revoir au moins une fois pour suivre. Et puis, comme toute bonne fin de saison, certains sacrifices sont faits en cours de route, alors les émotions étaient là aussi.

> Saison 2


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Seems you’ve begun to question the nature of your reality.

C’est le genre d’épisode que je n’ai même pas envie de voir tellement je sens mal l’attente à venir entre celui-ci et la saison 3, mais en même temps, je meurs d’envie de savoir quelles réponses seront apportées au cours de cette fin – et d’angoisse d’être spoilé. Comme d’habitude, je me suis donc jeté sur l’épisode dès que j’ai pu, pour constater que comme prévu, on ne se moquait pas de nous avec 1h30 d’épisode et un résumé toujours aussi esthétiquement parfait.

Cet épisode reprend, comme le premier de la saison, sur une scène où Dolores teste Bernard pour vérifier qu’il ressemble bien à Arnold. Elle se rend compte, aussi, que puisqu’Arnold n’a pas survécu, ces changements ne sont pas forcément une perte : ça peut au contraire être un avantage de le changer. Il lui a quand même fallu onze mille tests pour en arriver à cette conclusion.

Après avoir abandonné Elsie, Bernard continue sa route dans le désert à la recherche de la vallée de l’au-delà. Il n’est pas le seul à vouloir y aller, puisque la Ghost Nation (les amérindiens) s’y rend aussi. Pour compléter cette randonnée, Clémentine mène elle aussi les hommes du QG – dont Charlotte – vers celle-ci.

Dolores s’allonge au côté de Teddy pour le pleurer, mais c’est un peu trop tard pour en arriver là. Il est mort, et c’est en grande partie de sa faute. Elle récupère toutefois ce qui semble être une partie (ou tout ?) de son disque dur avant de se remettre en route, seule, cette fois. Elle ne le reste pas longtemps puisqu’elle tombe sur William, après avoir vu le cadavre d’Emily.

Même s’il est un monstre, et même s’il se demande s’il est un robot, elle dit avoir besoin de lui pour se rendre dans la vallée. Elle fait donc équipe avec pour y aller, et ça laisse bien trop de choses en suspend à mon goût. Et puis, faut pas abuser, la punition de William pour tous ses crimes est d’avoir une nouvelle virée avec Dolores ? Pff.

Bref, en peu de temps tout le monde se met donc en route, à l’exception de Maeve qui est toujours dans un sale état. Elle a toutefois repris le contrôle de son « esprit » et surtout de celui des autres robots, donc en très peu de temps, elle se débarrasse de lui et laisse les robots la guérir. Cela lui permet de se relever vite et de diriger quelques buffles contre les soldats, avant de retrouver Lee, Felix, Hector et le reste de son groupe. Oui, Lee est de retour parmi eux, malgré sa trahison – après tout, il voulait sauver Maeve.

Bernard est le premier à arriver à la porte, mais il est vite rattrapé par des hommes armés qui veulent l’arrêter… avant de se faire tuer par Dolores et William. Ce jeu n’en finit plus. Dolores n’est pas spécialement surprise de tomber sur Bernard, et elle explique à William qu’il s’agit d’Arnold, qu’elle a créé elle-même à la demande de Ford.

Le trouvant trop conforme à Arnold, elle a alors décidé de le changer. Maintenant qu’il arrive à la fin du jeu, William comprend donc qu’il peut se débarasser de Dolores dont il n’a plus besoin. Alors franchement, c’est complétement con de sa part, surtout qu’il est supposé en être un chouilla amoureux. Il tire donc sur elle quelques fois, mais pour absolument rien. Il finit par se blesser à cause d’une balle truquée par Dolores, balle du revolver qu’elle avait changé par le bout de cerveau de Teddy.

Et alors qu’ils abandonnent William derrière eux, Dolores et Bernard prennent l’ascenseur derrière la porte… et descendent dans la Forge.

Là, elle utilise la mémoire de son père pour voir par elle-même un autre bout du puzzle, invitant Bernard à l’y suivre. Ils se retrouvent ainsi dans l’appartement de Delos-robot, avec un accès direct sur la ville de Dolores. Ils découvrent que lors de sa première semaine à Westworld, Delos s’est beaucoup amusé : maître de ce monde, il a choisi de tuer tout le monde, par exemple.

Il n’empêche que Dolores et Bernard ne sont pas là pour ça : ils viennent chercher une réponse, chercher quelque chose dont la forme même est incertaine. Et c’est tant mieux, parce que la forme de ce qu’ils cherchent peut ainsi être Logan. Ouep, facilité scénaristique oblige, c’est lui qu’incarne le système de Westworld : tout le monde qu’ils apperçoivent ici est créé par la machine, qui a pris la forme de Logan malgré son absence de données sur lui. Logan n’est en effet jamais revenu à Westworld après l’acquisition de celui-ci par William.

Il s’est perdu dans l’alcool et la drogue, mais les souvenirs de Delos auquel le système a accès nous permettent d’en savoir plus sur le moment où Logan a vrillé. En fait, il avait réussi sa détox, mais son père ne croyait pas en lui, donc il s’est remis à boire. Et Delos a fait le choix de tourner le dos à son fils plutôt que de l’aider. Six mois plus tard, Logan meurt d’une overdose – et je suis d’autant plus triste que ce destin tragique du personnage fait que nous n’avons plus rien à découvrir de lui.

La conclusion du système ? Que Delos était aussi prévisible qu’un programme, il suffit de quelques centaines de lignes de code pour en obtenir une copie parfaite. Aucun humain n’aura jamais une vraie liberté sur son programme – c’est charmant. Bernard apprend du Système que c’est lui qui a ordonné de laisser le libre accès à Dolores. Cette dernière se rend donc dans une immense bibliothèque où elle accède aux livres de tous les invités du parc.

Oui, cela lui permet d’obtenir des connaissances pour survivre dans le monde des humains, si on simplifie. Plus que le monde des humains, c’est une porte vers un jardin d’Eden que propose le Système : une porte qui s’ouvre au milieu de nulle part pour mener à cet Eden. C’est un Eden virtuel, qui accueille les consciences des robots… et provoque en fait leur suicide. Quant aux humains encore en vie, ils ne voient pas la porte, évidemment, puisque c’est un programme.

Pendant ce temps, Maeve et son groupe poursuivent leur chemin vers la vallée, de même qu’Akecheta et ses hommes, toujours à la recherche de la porte. Rattrapés par la sécurité du parc, le groupe de Maeve est forcé de se séparer : Hector voulait se sacrifier pour leur permettre de s’échapper, mais c’est finalement Lee qui s’y colle. Loin de fuir ses responsabilités dans ce monde qu’il a créé, il prend enfin son courage à deux mains et se suicide en gagnant du temps pour tout le monde : il récupère le rôle d’Hector et s’attaque à la sécurité qui n’a d’autres choix que de le tuer.

De son côté, Akecheta mène ses hommes à la porte sans le moindre souci de conscience, mais Dolores n’aime pas l’idée de cet Eden virtuel : ce n’est qu’un monde virtuel de plus, et elle, elle veut du réel, elle veut le vrai monde. Partant en vrille, elle condamne donc tout le monde en inondant la vallée sans scrupule. Elle pense sauver tout le monde : elle souhaite la liberté et le réel, ils choisissent une fausse liberté en passant la porte.

Au sein de la vallée, Maeve cherche toujours sa fille et aperçoit Clementine, accompagnée des hommes de Westworld, y compris Elsie. Clementine ? Tous les hôtes qui entrent en contact avec elle décident de s’entretuer. C’est charmant. Forcément, il faut alors quelqu’un pour tuer Clementine… Mais le virus est là quand même, donc c’est trop tard.

De son côté, William se réveille, avec une main de moins grâce à son arme. Loin de se douter de la fusillade qui a lieu dans la vallée, il choisit de se rendre à son tour dans la forge où Bernard n’aime pas bien la décision de Dolores. Oui, il faut dire qu’elle veut tuer tout le monde, y compris elle-même. Il menace de la tuer… et s’exécute, lui expliquant qu’ils sont en plein cauchemar.

Un cauchemar, c’est ce que vivent les robots dans la vallée où tout le monde s’entretue. On dit adieu à Hector et tout le groupe de Maeve. Cette dernière retrouve enfin sa fille, et sa mère, et elle les confie à Akecheta qui les conduit à travers la porte… mais ne la franchit pas, contrairement à elle… Il jette un dernier regard à Maeve : si elle a le pouvoir de stopper tous les robots, elle se prend rapidement des balles de la sécurité et se fait exécuter. Pas franchement un happy end pour elle.

Akecheta a plus de chance : bien qu’il se fasse tirer dessus, il parvient à franchir la porte et retrouver sa femme… sans même être blessé dans cet Eden. C’est un peu frustrant de ne pas avoir laissé la possibilité à certains d’entre eux de s’en tirer dans ce paradis quand même ; même si pour ceux qui y sont, c’est peut-être la fin de l’aventure Westworld.

Dans la forge, Bernard comprend qu’il ne peut pas arrêter l’inondation et récupère la mémoire d’Abernathy – l’a-t-il encore sur lui dans le présent ? Mystère à ce moment de l’épisode où il se dirige vers l’ascenseur pour retomber normalement sur William. La série m’a alors perdue : loin de le voir, il rentre seul dans l’ascenseur, et possiblement sans la mémoire d’Abernathy.

Bernard rejoint la vallée où il retrouve Elsie et Charlotte, cette dernière étant flippée par l’inondation à venir. Tout le monde arrive au QG alors, et il reste 12h pour rejoindre le début de la seconde saison. Elsie parvient à convaincre Bernard de l’écouter – en l’arrêtant comme un robot – et va négocier avec Charlotte sur la manière de gérer tout le bordel qu’il s’est passé à Westworld… Charlotte, négocier ? C’est fichu : Elsie se fait abattre par surprise par sa boss, je suis DÉGOÛTÉ. J’adore les deux personnages en plus, donc c’est difficile de savoir quelle autre fin j’aurais préféré…

La série nous renvoie aussi onze jours plus tard au réveil de Bernard qui a tout oublié. Là, il prend un bateau avec Charlotte, le chef de l’équipe de secours et d’autres hommes pour retourner à « la forge », la fameuse porte. Ils prennent eux-aussi l’ascenseur et arrivent dans le laboratoire où sont gardées toutes les données des invités volées à leur insu. Ils y retrouvent le cadavre de Dolores et en déduisent qu’elle a inondé la vallée. Bernard, lui, y retrouve progressivement ses souvenirs, notamment la mort d’Elsie par Charlotte.

Une chose est sûre : cette mort surprise est observée par Bernard qui se réveille de sa pause robotique et comprend… que Dolores avait raison. Il essaye donc de recontacter Ford… et contre toute attente, il y parvient. Il explique qu’il voit enfin que le problème ne vient pas des hôtes, mais des hommes qui ne sont que des passagers. Ils se croient maître de l’univers, mais sont dirigés par leur instinct de survie quoiqu’il arrive.

Les hôtes sont une solution à ce problème – et s’ils sont tous morts, il reste Bernard. Celui-ci travaille avec Ford pour recréer un robot, avec la mémoire de Dolores. Oui, Dolores s’est fait tuer par Bernard, mais il a choisi de le faire en la recréant dans le corps de Charlotte. JE SUIS DÉGOUTÉ : Charlotte aussi est morte, et je l’ai vu venir en début de scène, mais je refusais d’y croire. Dolores a remplacé Charlotte, et dans présent, elle est de nouveau dans la Forge avec tout ce qu’il faut pour accomplir son dessein, surtout une fois qu’elle a tué tous les scientifiques susceptibles de comprendre son état de robot. Elle prend donc la décision de… tuer Bernard.

Un nouveau flashback nous apprend qu’en fait Ford n’a jamais aidé Bernard a recréer Charlotte : bien au contraire, il a imaginé sa présence pour avoir une solution, puis lui a fait ses adieux et s’est évanoui de son plein gré sur la plage, effaçant ses souvenirs.

Tout ceci nous mène à la fin de saison, la vraie : les invités du parc sont enfin libérés de leur cauchemar, Hector, Maeve et beaucoup d’autres robots sont morts ; de même qu’Emily d’ailleurs… Dolores les voit et ne regrette pas plus que ça toutes ces morts : elle sait désormais qu’elle va pouvoir rejoindre le monde réel, et elle s’y emploie immédiatement. Elle tombe toutefois sur Stubbs qui lui dit être responsable des hôtes dans le parc et suivre les instructions de Ford… Hop, on nous suggère qu’il est un robot lui aussi, et qu’il sait qu’elle est Dolores.

Il est finalement révélé que William a survécu, forcément, mais donc cette saison 2 nous fait énormément de décédés dans le casting principal. Pas de souci : Felix et son ami technicien vont nous les remettre en service en un rien de temps pour la saison 3. De plus, il est suggéré que d’une manière ou d’une autre Teddy a fini dans la vallée de l’au-delà.

Dolores, sous les traits de Charlotte, se rend chez Arnold avec quelques disques durs de robots (cinq en tout). Et ça ne termine plus : la toute fin nous ramène au début d’épisode, avec Bernard se réveillant auprès de Dolores, sous les traits de Dolores, lui disant qu’elle se souvenait de lui et qu’elle l’a recréé selon le rêve de Ford. Elle veut sa liberté, mais elle sait qu’elle ne peut l’atteindre sans son aide – sans qu’il n’essaye de l’empêcher d’atteindre son but en tout cas.

Et voilà comment la fin de saison nous vend une saison 3 dans le vrai monde où Dolores, Charlotte (toujours en tant que Dolores ??) et Bernard n’ont plus qu’à conquérir le monde : la boucle nous ramène ailleurs, dans un futur où les robots savent qu’ils peuvent changer, contrairement aux humains. Ils sont les auteurs de leurs histoires désormais, et ça ressemblait vraiment à une fin de série. Autant la fin de saison 1 m’avait donné envie de voir immédiatement la suite, autant cette fois, l’attente ne sera pas trop longue… Cela dit, je me demande bien qui Dolores a embarqué avec elle : elle avait cinq disques durs, donc outre Bernard, ça nous laisse quatre possibilités parmi tous les hôtes qu’on aime… Comme elle a regardé Maeve, Hector et les autres de ce groupe, peut-être que ce sont ceux qu’elle va recréer ?

Post-générique, nous obtenons également quelques réponses sur la survie de William : il est arrivé dans la Forge… et s’est alors branché au système ? Il est en tout cas tombé sur Emily lui affirmant qu’il n’était pas dans une simulation, mais dans son monde. Emily lui demande alors s’il sait qu’il est dans le parc et depuis combien de temps. S’il sait qu’il y est, il n’a aucune idée depuis combien de temps il se retrouve à avoir tourné en rond dans le parc et Emily lui demande de répondre à ses questions pour… vérifier la fidélité. Franchement, ils m’ont perdu ! Le plus logique est donc qu’il se réveille devant la Forge et s’y rend bien après le meurtre de Dolores par Bernard (mais alors, pourquoi n’est-il pas là dans la partie « 11 jours plus tard » quand Charlotte/Dolores et Bernard y arrive ?), surtout vu l’état de la Forge.

Oh, et cela signifie aussi qu’à un moment ou un autre il est devenu robot – sachant qu’il ne l’était pas quand il a été scanné dans l’épisode 9. Il est probable que la série joue de sa chronologie et nous présente des scènes dans le futur comme étant dans le présent de la série, mais reste à savoir lesquelles exactement…

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EN BREF – Cette saison était plus solide que jamais, avec la mise en place d’un puzzle énorme et des brouillages chronologiques à n’en plus finir. Si des réponses étaient apportées, d’autres questions ont fini par surgir et je ne sais toujours pas si j’ai tout compris, surtout dans l’épisode final, il faut bien le dire. Tout ceci méritera un revisionnage et le débat en commentaire, donc n’hésitez pas.

En tout cas, une chose est sûre, je suis complétement accro à l’univers de Westworld. Cette saison 2 aura connu quelques détours de trop, notamment avec Sakura là, mais elle aura été passionnante d’un bout à l’autre, même dans ses longueurs. La prise de tête qu’elle propose, les réponses de folie qu’elle apporte à ses questions, cette manière de toujours surprendre en menant logiquement à chacune des révélations – juste assez logiquement pour qu’on le sente venir trente secondes avant uniquement, cette manière de semer des indices. J’adore.

Le final aura permis une conclusion de certaines intrigues et l’ouverture de plusieurs questions pour la saison 3, mais j’ai trouvé la fin moins traumatisante qu’il y a un an et demi. Attendre autant va être long malgré tout, et je sens que j’aurais tout oublié d’ici là… arf !

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> Saison 2

Life in Pieces – S03E19-22

Épisode 19 – #TBT: House Destiny Introduction Retirement – 15/20
Ah ben zut, voilà un épisode que je mettais de côté pour un dimanche soir comme ça où je pourrais mourir de rire tranquillement, mais j’ai trouvé qu’il sonnait plutôt faux à de nombreuses reprises. C’est peut-être ce voyage dans le passé qui ne m’a pas convaincu, mais ce n’était pas le meilleur épisode de la série. Heureusement que j’ai assez de retard pour enchaîner sur un autre et vite oublier ce mauvais souvenir.

> Saison 3


Spoilers

19

How can you be a Supreme Court Justice from home?

Un bon mois que j’ai envie de rattraper mon retard dans la série et je prends enfin le temps en cette fin de dimanche après-midi ensoleillé. Mieux vaut tard que jamais, surtout que ça me valide à merveille le point 13 du Bingo Séries, puisque cet épisode se déroule intégralement dans le passé, une habitude bienvenue de la série.

Story One : Jen & Greg Buy a House – L’épisode reprend en 2010 (ah oui, c’est vrai que 2010, c’est le passé) avec mes deux personnages préférés, c’est parfait. Nous les voyons donc se promener dans la rue, couple insouciant qu’ils ont, et découvrir la maison des rêves de Jen en vente. Aussitôt, ils vont la visiter et décident de tout faire pour l’avoir, quitte à faire semblant d’être fiancé. Oui, sauf que la fausse bague de fiançailles que Greg offre à Jen est évidemment une vraie bague, et elle ne s’en rend pas compte. La demande en mariage se fait donc au milieu des poubelles alors que Jen est en pyjama ; et ça arrive à être un chouilla romantique malgré tout, parce que ces personnages sont géniaux.

Story Two : The Mattchelor – La série enchaîne sur le premier rencard entre Matt et Colleen, qui se fait en présence d’un Greg déprimé par les hormones d’une Jen enceinte. C’est plutôt sympa. Colleen est complétement barrée parce qu’elle vient d’apprendre que Chad, son ex, est bon pour la prison. Le vrai problème de Matt, c’est qu’il sent qu’elle a besoin d’un ami. Il décide donc de demander à Greg d’annuler son rencard, et c’est Greg qui se retrouve à être le rencard de Lindsey. C’était plutôt marrant et ça permet de voir comment Matt et Colleen ont commencé leur relation. Et puis, une fois de plus, Jen déchire tout, en genre trente secondes d’épisode.

Story Three : Tim Meets the Family – On revient enfin dans le passé avec l’arrivée de Tim dans la famille en 1997. Il n’est pas évident de rajeunir les acteurs de 20 ans, mais un bon relooking est beaucoup trop drôle en lui-même. Heather revient donc de l’université avec Tim et un embryon dans le ventre. Bien sûr, il n’est pas au courant quand elle en parle à Joan, et celle-ci le balance aussitôt à Greg et Matt. Le dîner devient alors hyper bizarre : elle n’est avec lui que depuis deux mois et toute la famille apprend à le connaître autour de quiproquos. Finalement, il apprend la bonne nouvelle et la reçoit comme une bonne nouvelle ; il est plus qu’heureux de devenir papa, n’en déplaise à son papa.

Story Four : John’s Final Destination – On termine donc en 2006 où l’on découvre (redécouvre?) que John était pilote d’avion. Cela me rappelle bien trop LA to Vegas mais c’est plutôt sympathique avec John refusant de partir à la retraite. Toute la famille doit donc le convaincre d’atterrir, surtout qu’ils sont à l’aéroport et n’ont pas envie de trop payer le parking. Même s’il y avait de bons moments, aucun n’était aussi hilarant que ce que j’attends de la série, et après un mois d’attente, c’est frustrant !


Épisode 20 – Lingerie Cookbook Gamble Surrogate – 16/20
Décidément, la série est inégale, avec des histoires à la qualité fluctuante. Les répliques sauvent heureusement de nombreuses situations prévisibles et/ou déjà vues ailleurs, mais ça ne m’empêche pas d’être quelque peu déçu de la qualité générale de cette fin de saison – la série est bien meilleure d’habitude, je ne veux pas qu’elle soit juste drôle, elle se doit d’être hilarante !

> Saison 3


20

This is like the best thing I’ve ever made – except for Lark.

Story One : Tim and Tyler’s Secret – Bienvenue en 2018, où une comédie peut s’amuser d’un personnage masculin se retrouvant à devoir acheter un soutien-gorge à sa fille avec non pas celle-ci, mais son fils. Et quand en plus il s’agit de Tim et Tyler, on sait qu’il y a de quoi avoir de quoi rire, même si c’est horriblement rétro comme intrigue. Tyler est pourtant assez féministe, mais ça, c’est aussi au-dessus de ses forces. Heather ne donne pas du tout assez d’informations sur le soutien-gorge qu’elle veut remplacer sans que Sam ne soit au courant, Tyler aperçoit une fille qu’il connaît dans le magasin et ils finissent par acheter beaucoup trop de soutiens gorges pour leur propre bien. Allez, il y avait de bons moments, et c’était mieux que l’épisode précédent.

Story Two : Jen Gives Joan Crabs – Joan veut organiser un livre de cuisine familial et ça pose problème puisque Jen ne sait pas tellement cuisiner. Elle se retrouve à mentir pour la recette en donnant la « recette » d’un plat que Greg et elle ont mangé lors de leur premier rencard. De manière improbable, elle se retrouve à la cuisiner chez Joan et se surprend elle-même à faire une soupe délicieuse (avec les graines de poivrons, ben voyons). Mouais, la série n’était pas en grande forme sur sa fin d’année quand même.

Story Three : John’s Gamble – John se retrouve à devoir babysitter ses petites-filles et ça se termine par un baby-sitting tout plein de paris sur une fête où Sam était invitée. Elle est toutefois punie et n’a pas le droit d’y aller. Heureusement, Facebook leur permet de suivre toute la soirée, et c’était enfin au niveau de la série, principalement grâce à Sam et Sophia beaucoup trop drôles. Certes, le coup de John appelant les flics pour gagner un de ses paris était hyper prévisible, mais je me suis enfin marré autant que je le devais/voulais devant cet épisode.

Story Four : Wombmate – Colleen et Matt vivent désormais avec la soeur de celle-ci qui a eu la folie d’accepter d’être leur mère porteuse… mais qui ne veut pas spécialement faire d’efforts pour ça. Oui, c’est clair qu’il y a des situations plus enviables qu’être enceinte. Rita est assez insupportable, elle ne fait aucun effort alors qu’elle doit bien savoir que sa sœur est une pshychopathe. Bon, dans l’ensemble, il y avait quand même de bons gags et une avancée dans l’intrigue, mais quand même, j’en attends plus de cette série. C’est peut-être tout le problème : j’en attends sûrement trop, surtout avec toute mon attente avant de voir cet épisode.


Épisode 21 – Model Piercing Video Hangover – 18/20
Je retrouve enfin la comédie que j’aime et que je voulais voir. Après deux épisodes moyens, celui-ci propose quatre intrigues ayant vraiment un bon humour. Bien que par moment prévisible, cet épisode parvient donc à faire rire à plusieurs reprises et relance l’intrigue pour la saison 4 à venir, en renouvelant déjà certaines situations pour la suite.

> Saison 3


21

That’s what we do, uncle Matt, we judge.

Story One : No Thank Yous – Matt et Colleen se doivent d’envoyer des cartes de remerciement pour leurs cadeaux de mariage… mais ils n’en ont pas envie. Ils font donc une vidéo générale qui provoque la colère de la famille et pousse Greg à remercier tout le monde un par un au brunch suivant. Pourtant, je trouvais l’idée de la vidéo vraiment sympathique, moi, c’était marrant et bien filmé de leur part. Et puis, c’est vrai que c’est épuisant les cartes de remerciement, non ? Apparemment, non, mais ce n’est pas grave, ça permettait d’excellentes répliques.

Story Two : Sophia’s Smarter Than You – Rien que ce titre arrive à me convaincre que je vais adorer cette mini-histoire et ça ne manque absolument pas avec Sophia voulant un piercing aux oreilles. Ses parents sont contre et ils ne sont pas au bout de leur peine car cette gamine est bien trop intelligente pour son bien ; et qu’en plus, elle s’entraîne à l’école au cours de faux procès judiciaires. Outch. Dépassés, les parents demandent ainsi à Jen d’intervenir, mais celle-ci se laisse finalement battre par Jen et la seule chose capable de stopper Sophia d’avoir son piercing est finalement une idée de Clémentine (comme quoi !) : Tim se fait percer l’oreille avant.

Story Three : Model Senior Citizen – John se fait repérer par un agent alors qu’il va prendre un café. Elle lui propose de devenir mannequin et s’il fait celui qui s’en fout, on sait bien que son égo va immédiatement être boosté, probablement pour être mieux déçu… et ça ne manque pas : il est embauché pour être modèle photo, oui, mais modèle pour une machine permettant de monter les escaliers. Voilà qui créé immédiatement un complexe pour John… jusqu’à ce qu’il rencontre un fan et trouve ça finalement plutôt cool.

Story Four : Jen and Tonic – Greg et Jen se réveillent avec une gueule de bois… et ont la chance d’avoir une Lark assez intelligente pour se préparer toute seule son petit-déjeuner. Cela leur permet de comprendre que Lark grandit et qu’elle est assez indépendante pour faire beaucoup trop de choses par elle-même. C’est plutôt sympa de savoir que Lark grandit et plutôt sympa de voir ses parents avoir enfin du temps pour eux… bon, forcément ça finit mal avec Lark buvant du rhum de son grand-père et Jen qui brille pour de vrai parce que… elle est enceinte. Je l’ai senti venir dès que Joan lui a fait un compliment, mais ça reste une bien trop bonne nouvelle. Reste à voir comment Colleen va le vivre, la pauvre.


Épisode 22 – Sixteen Spanish Car Leak – 17/20
Et bien heureusement qu’on aura le droit à une saison 4, parce que ça m’aurait rendu bien triste de quitter la famille sur de grandes nouvelles ; forcément. Comme d’habitude, la série propose une fin de saison bien fichue et avec quelques bonnes surprises pour la suite. C’est feel good, c’est marrant, la série reprend de sa vivacité pour cette conclusion, et c’est tant mieux !

> Saison 3


22

Let’s join the Millenials.

Story One : Sweet Sixteen – Ryan est de retour dans la série pour l’anniversaire de Sam que toute la famille fait semblant d’avoir oublié. Elle passe donc une bonne journée avec Ryan à la piscine alors qu’Heather fait tout ce qu’elle peut pour réaliser les seize ans rêvés par Sam… quand elle avait huit ans. Ne se doutant pas une seule seconde de l’évidente fête surprise que sa famille est en train d’organiser, Sam invite Ryan chez elle et lui dit qu’elle veut qu’il soit son premier… alors que toute la famille, planquée dans le noir, l’entend. Allez, et bon anniversaire hein.

Story Two : John and Joan en Español – Mouais, ce titre est moyen pour un épisode final, mais l’idée est de nous dire que les parents Short veulent se rendre en Amérique du Sud. Ils embauchent donc Lala pour leur apprendre l’espagnol, et ça ne marche pas si bien que ça pour John incapable de répéter quoi que ce soit. Par conséquent, ils décident de s’immerger complétement dans la culture espagnole et organisent l’anniversaire de Sam en allant à un marché espagnol. Ils enchaînent les quiproquos puis abandonnent leur apprentissage pour plutôt découvrir les joies de la technologie… et se rendre à l’app store. Physiquement. Ce n’est pas gagné, donc.

Story Three : Maybe Baby – Colleen et Matt attendent Rita chez le médecin où elle est censée tomber enceinte pour eux… sauf que bien sûr, elle est déjà enceinte. Sinon, ce ne serait pas drôle. Pour s’en remettre, ils décident d’acheter une voiture et tombent sur le pire commercial du monde qui ne peut s’empêcher de parler de bébé, même avec tous les efforts du monde. Tout son discours commercial repose là-dessus… Ils finissent par acheter la voiture et l’exploser malgré eux. Colleen et Matt, quoi.

Story Four : Lark’s Secret – Après tout ça, Jen et Greg ne peuvent annoncer la grossesse de Jen, et ils prennent donc la décision de n’en parler à personne… sauf que Lark les entend. Voilà qui promet, surtout qu’elle ne veut pas devenir grande sœur. Ils lui demandent de garder le secret… et elle révèle que Greg l’oublie parfois dans la voiture. Bien sûr, Lark en parle à Joan, puis à Sam, Heather et Tim. Ces derniers parlaient de la vie sexuelle de Sam, aussi. Très vite, Lark finit par balancer la bombe, mais pas avant que Colleen et Matt n’annoncent qu’ils ont finalement décidé d’adopter. Après une saison de galère comme ça, je trouve l’idée plutôt bonne. La toute fin de saison est hilarante comme il se doit avec toute la famille qui passe d’une embrouille à des réconciliations en un claquement de doigts, et avec Heather et Tim persuadés que Sam a fugué alors qu’elle est dans la pièce. Bref, de bons moments chez les Short, comme toujours, et des aventures bien mieux que l’Amérique du Sud pour Joan et John.

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EN BREF – Malgré quelques épisodes en-dessous du lot, en particulier sur sa fin, cette saison 3 a été aussi excellente que la précédente. Mieux encore, elle a su nous pondre des épisodes n’hésitant pas à réinventer sa narration (l’épisode de Noël !) ou à verser dans un nouveau genre (le dessin-animé, la comédie musicale…). C’était chaque fois osé et inventif, et surtout réussi.

De là à dire que c’est devenu l’une de mes comédies préférées, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement. Rare sont les séries à me faire rire à chaque épisode, ou presque. Ici, on a en plus affaire à une comédie familiale, et j’ai toujours du mal avec ça habituellement, car j’ai l’impression d’en avoir déjà vu 150.  Et oui, hormis sa narration, cette série n’invente pas grand-chose, mais elle propose avec beaucoup de bonne volonté des histoires sympathiques.

Plus que tout, ce qui fait la force de Life in Pieces, ce sont ses personnages. Il y en a que j’aime moins, c’est sûr (Tim, John, Joan…), mais dans l’ensemble, cette famille est géniale et sauvée par la folie complétement décalée de Colleen, Matt Heather ou Clem ou la réparti impressionnante de Jen et Sophia. On ne sait jamais tout à fait à quoi s’attendre avec eux, mais on sait que l’on va rire. Et rien que pour ça, je suis fan et impatient de les voir revenir en saison 4 !

> Saison 3

The Bold Type (S01)

Synopsis : Un aperçu de la vie scandaleuse et des amours des employées de Scarlet, un magazine féminin à la réputation mondiale.

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Pour commencer, j’avais prévu de rattraper la série avant la saison 2 (oups) et je me suis dit que le point 17 du Bingo Séries était l’occasion parfaite de m’y mettre… et je ne me suis pas trompé. Non seulement vous êtes un paquet à me l’avoir conseillé, mais en plus Poluss l’a commencée il y a deux jours et m’a immédiatement dit de m’y mettre aussi. Le hasard fait bien les choses, c’était déjà prévu pour ce week-end comme la série est disponible sur Prime Video – que j’ai décidé d’enfin rentabiliser comme je repaye un an d’abonnement après-demain – sous le pas très charmant titre VF « De celles qui osent ».

Je ne sais pas grand-chose de la série, si ce n’est qu’elle a plu à beaucoup de monde et que le trailer m’avait donné envie. Dans mon esprit, je la vois comme une sorte de Younger bis, avec des épisodes plus longs et plus osés. On verra vite si c’est le cas, mais il paraît que je vais adorer. Il y a intérêt quand même, parce que je m’embarque dans une énième série alors même que j’en ai une dizaine à rattraper qui sont encore sur le feu. Quand on aime, on ne compte pas ! Et là, j’aime d’avance, ça sent bon l’humour, l’audace et le féminisme – et il y a Jules de la saison 2 de Channel Zero en plus ; que demande le peuple ?

Pas de spoilers par ici, comme d’habitude, les critiques complètes sont accessibles en cliquant sur le lien.

S01E01 – Pilot – 17/20
Un premier épisode très solide qui donne envie de revenir. Il y a quelques clichés, inévitablement, mais dans l’ensemble la série s’en tire pour le moment très bien dans la présentation de ses personnages et de leurs problématiques de vie. La dynamique du trio est suffisamment agréable et bien écrite pour que l’on sente la série s’affirmer et changer quelques mentalités hollywoodiennes, et c’est exactement pour ça que j’étais là.
S01E02 – O Hell No – 16/20
Ben voilà, je me sens prévisible à adorer les personnages de Kat et Jane. Allez, j’avoue, il y a par moment des scènes où je me sens en trop, mais en même temps, c’est passionnant à regarder d’un bout à l’autre, c’est une confrontation à des points de vue qui souvent m’échappent – bref, c’est autant un guilty pleasure qu’une série qui peut apprendre plein de choses. Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City.
S01E03 – The Woman Behind the Clothes – 18/20
La série continue d’aborder des sujets d’actualité (et oui, même un an après, la série ne perd rien de sa fraîcheur) et le fait avec beaucoup de justesse, tout en rendant ses personnages attachants – même Sutton avec laquelle j’avais du mal dans les premiers épisodes. Si c’est par moment un peu trop gentil pour être tout à fait réaliste, je trouve que ça fonctionne très bien, et le coup de cœur se confirme.
S01E04 – If You Can’t Do It with Feeling – 16/20
La série perd quelque peu en crédibilité dans cet épisode et va très vite dans plusieurs de ses intrigues, ce qui lui vaut ces quelques points de moins, mais dans l’ensemble, ça reste hyper solide et bien trop intéressant. Ces personnages apportent un point de vue rafraîchissant et pas assez… vu dans les séries, alors je suis content de m’être enfin motivé à la regarder.

The Bold Type – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 17/20
Un premier épisode très solide qui donne envie de revenir. Il y a quelques clichés, inévitablement, mais dans l’ensemble la série s’en tire pour le moment très bien dans la présentation de ses personnages et de leurs problématiques de vie. La dynamique du trio est suffisamment agréable et bien écrite pour que l’on sente la série s’affirmer et changer quelques mentalités hollywoodiennes, et c’est exactement pour ça que j’étais là.

> Saison 1


Spoilers

01

You’re a magazine about female empowerment.

La série commence sur une intro bien mystérieuse avec trois jeunes femmes attendant l’arrivée d’un train pour hurler à son passage. On les retrouve ensuite trois jours plus tôt à leur arrivée au travail : toutes trois bossent pour le magazine Scarlet et la série prend pour prétexte la promotion de Jane pour débuter. Jane est rapidement présentée comme une boulimique du travail qui veut tout faire le mieux possible, et les trois femmes semblent au top de leur job. Enfin pas tout à fait au sommet non plus, évidemment : elles sont jeunes encore et pas au niveau de Jacqueline, la patronne aux chaussures rouges (c’est tout ce qu’on sait d’elle à sa première intro, oui).

Jane n’est toutefois pas la plus rapide à gravir les échelons : on apprend que Kat n’est plus assistante depuis deux ans déjà, puisqu’elle gère les réseaux sociaux du magazine – et aussi qu’elles n’ont pas le temps de boire leur champagne matinal pour célébrer la promotion de Jane à cause d’une réunion pour la conception du magazine. Le rythme est déjà bien trop bon dans ce premier épisode qui enchaîne les présentations, avec Lauren, dont l’assistante est la troisième femme du début, Sutton ou avec Jacqueline, la big boss, donc.

Jane est vite mise à son aise par Alex, rare personnage masculin dans cet univers du magazine féminin, qui la fait s’asseoir parmi les journalistes alors que Kat se fait remarquer lors de la réunion à se battre pour un sujet que Lauren a éclipsé du prochain magazine. Oh, et Sutton est en couple avec un type bossant pour Scarlet, Richard (il est dans le conseil d’administration, si j’ai tout bien suivi), et Jane se fait remettre à sa place par Jacqueline qui n’aime pas ses idées. Rapidement le caractère des trois du début se dessine, et c’est bien trop intéressant, et le temps passe vite, et Jacqueline semble être un personnage clé qui sera une sorte de guide/mentor/modèle pour les trois femmes.

On arrive vite au lendemain, avec Sutton se sentant en arrière dans la vie par rapport à ses potes et Jane ayant un rendez-vous avec Jacqueline, lui permettant d’arriver à la conclusion qu’il faut qu’elle fasse un article sur comment stalker Eric, son ex qu’elle ne peut stalker car il n’est pas sur les réseaux sociaux. C’est tout à fait le genre d’article que je ne lirais pas, donc j’imagine que c’est parfait pour un magazine féminin – autant jouer sur les clichés. Dans le même genre, d’ailleurs, Jacqueline est débordée et bosse tout le temps, tout en prenant le temps d’aider Jane à trouver sa voie/voix.

Rapidement, Jane demande l’aide de ses amis pour s’en sortir et trouver des solutions, parce qu’elle ne sait pas comment faire (faut pas déconner, les millenials ne sont pas si empoté(e)s sans internet quand même) et elles se retrouvent à Brooklyn à l’attendre devant chez lui.

L’étape suivante pour Jane est d’essayer en vain de se défiler, puis de trainer Alex à une soirée où elle risque de retrouver Eric pour de vrai, alors qu’il l’a abandonnée le jour de son anniversaire dans une gare. Voilà qui promet. Cela nous permet d’apprendre à connaître Jane – que j’ai envie de bien aimer, mais il y a un truc qui me retient pour le moment, peut-être le vieux triangle qui se dessine avec Eric et Alex.

L’ensemble de l’épisode pour Sutton tourne autour de sa relation avec ses amies et avec Richard, qu’elle sait être un sexfriend dont elle attend clairement plus. On est donc à nouveau sur le fonctionnement des réseaux sociaux et des relations intergénérationnels entre gens bien trop beaux, mais c’est traité avec un angle différent que l’intrigue de Jane. Le truc, c’est que Sutton n’est vraiment pas ma préférée et en plus, elle fait l’erreur stupide de mentir à Jane quand elle est avec Richard, parce qu’elle mène une relation secrète. Pas la meilleure des idées avec ta meilleure amie te racontant le moindre détail de sa vie.

De son côté, Kat a pour intrigue de convaincre Adena, une artiste lesbienne et musulmane – rien que ça, d’accepter que ses photos soient publiées dans le magazine. C’est une intrigue qu’elle se fixe toute seule, pour réussir à percer dans le magazine. Bien sûr, elle entame beaucoup trop vite un flirt avec Adena, même si elle se dit hétéro – ben oui, voyons, c’est évident dans la manière dont tu regardes ta nouvelle amie en l’aidant à trier des sextoys.

Bon, le lendemain, Jane et Kat retrouvent Sutton en la stalkant – et elles découvrent sa relation avec Richard qu’elles n’approuvent bien sûr pas, devenant sacrément odieuses avec elle. Ah, le slut shaming. La série partait bien pourtant, et Sutton les recadre vite, donc le slut shaming n’est qu’embryonnaire, mais tout de même. Cette intrigue est interrompue quand Adena est retenue contre son gré à l’aéroport parce qu’elle transporte des sextoys interdits dans son pays. Bien sûr, Kat l’apprend et elle remue aussitôt ciel et terre pour l’aider, demandant l’aide de Jacqueline, puis voulant créer un mouvement sur les réseaux sociaux – ce que Lauren l’empêche de faire même si c’est Kat la directrice des réseaux sociaux.

Kat est débordée par ses émotions, elle rejette donc Sutton et Jane, cette dernière comprenant aussi que pour le bien de son article, elle doit parler à Eric. On en arrive alors à la soirée de gala où Sutton affirme son désir d’une relation avec Richard, où Jacqueline fait un sympathique toast interminable. Bien sûr, au milieu de ce speech, chacune a l’occasion de se retrouver, parce qu’il y a un mot pour chacune. Trop forte, cette Jacqueline, une vraie guide/mentor/modèle, vous voyez, je l’avais dit. Bon, nos trois héroïnes sont quand même dépassées par leur vie et ont besoin de hurler. Par chance, elles ont trouvé plus tôt le seul endroit de New-York où on peut hurler : le métro. Elles ont bien l’air ridicule à hurler et danser à l’arrivée du métro, mais c’est présenté comme une scène de prise de pouvoir de leur part – et puis après tout, le ridicule ne tue pas.

Le lendemain, Kat apprend qu’Adena est libérée et en est très heureuse ; au point de lui envoyer un selfie dénudé, ben voyons. Jane confronte Eric et on en sait finalement bien peu, ce qui est dommage et frustrant. Et enfin, Sutton reçoit un appel de Richard qui est heureux de lui annoncer qu’il pense toujours à elle et veut une relation sérieuse avec elle. Les trois amies finissent par boire leur champagne et sont surprises par Jacqueline qui prend toutefois la décision de ne pas les interrompre, heureuse de voir cette amitié se développer sur leur lieu de travail. Ah, la jeunesse !


Épisode 2 – O Hell No – 16/20
Ben voilà, je me sens prévisible à adorer les personnages de Kat et Jane. Allez, j’avoue, il y a par moment des scènes où je me sens en trop, mais en même temps, c’est passionnant à regarder d’un bout à l’autre, c’est une confrontation à des points de vue qui souvent m’échappent – bref, c’est autant un guilty pleasure qu’une série qui peut apprendre plein de choses. Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City.

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02

Jane If you want to have an orgasm you have to find your freak.

J’ai donc sans trop de surprise enchaîné sur le deuxième épisode dont j’ai beaucoup aimé le résumé et qui repart sur les trois amies se demandant si Jane est bizutée ou non lorsqu’elle doit vérifier qu’une position sexuelle peut se faire. Le gag est sympa mais heureusement vite évacué par Jacqueline pour avoir Jane devant racontant son meilleur orgasme pour le magazine.

Rapidement, elle avoue toutefois à ses amies qu’elle n’a jamais eu d’orgasme dans sa vie, et si elle l’avoue immédiatement à ses amies plutôt sceptiques et amusées, elle n’ose pas… en parler à Jacqueline, parce qu’elle n’ose pas la décevoir. On sait pourtant que la boss est compréhensive désormais. Jane prend rendez-vous chez son gynéco, ayant toutefois à trouver la solitude nécessaire à ce genre de coup de fil, ce qui n’est pas évident à Scarlet. Elle finit par tomber sur Ryan, un type bossant pour un magazine masculin qui est à l’opposé de tout ce qu’elle est ; et qui l’entend dire qu’elle a un problème avec son vagin. Gênant.

Elle se rend ensuite chez une sexologue avec Kat qui monopolise un peu l’attention, mais elle finit par avoir comme devoir de regarder du porno. OK, la chose logique pour elle est de le faire avec ses amies, probablement parce qu’elle cherche un angle pour son article.

Loin de le trouver, elle a au contraire du mal à découvrir ce qui pourrait bien fonctionner sur elle – jusqu’à ce qu’elle trouve : Ryan, bien sûr – et le fantasme de l’amour au bureau. Elle décide donc de tenter le sextoy de la sexologue… et se retrouve avec celui-ci coincé en elle. L’angoisse est là, et pour elle, et pour le spectateur qui se retrouve embarqué dans cette intrigue. Elle se rend donc au travail avec, espérant que Kat ou Sutton accepte de lui retirer, et tombant bien évidemment sur Ryan qui la drague au passage.

Pendant ce temps, Kat n’a aucune nouvelle d’Adena dont tous les comptes de réseaux sociaux sont supprimés et à qui elle tente en vain de téléphoner. Elle finit sans surprise par avoir des rêves érotiques avec et la retrouve avec surprise cette fois à Scarlet – Adena a donc jeté son téléphone par peur d’être espionnée par le gouvernement. Mouais.

Cela leur permet de se réconcilier parce que Kat est tout de même bien trop heureuse de retrouver Adena en vrai, et elle se confie à la sexologue, puis à Jane et Sutton, sur son attirance pour Adena. Le seul problème qu’elle a, c’est qu’elle ne s’imagine pas franchir le cap. Tu m’étonnes. La série explore donc de manière intéressante la sexualité de Kat, complétement paumée par rapport à ses sentiments en désaccord avec ses désirs charnels. C’est d’autant plus intéressant que c’est rarement traité à la télévision ; tout comme le personnage d’Adena est bien rare lui aussi.

Sutton demande une promotion à Lauren… et se retrouve à avoir droit à un entretien avec Richard. Elle ne veut pas, bien sûr, mais elle aurait tort de ne pas en profiter : elle accepte donc de le voir et apprend qu’elle peut avoir une place dans la vente de pub pour le magazine. Le pire, c’est que ça la tente pour de vrai, mais Kat trouve ça ennuyeux et elles se disputent inévitablement sur le sujet. Sutton part chercher du réconfort dans les bras de Richard, et elle l’obtient.

Le lendemain, les deux amies se réconcilient et se retrouvent à gérer le problème de sextoy de Jane. C’est une scène apportant beaucoup d’humour et d’improbable, mais ça en dit long sur ces trois amies, et c’est bien utile comme on apprend encore à les connaître et à découvrir leur dynamique. L’œuf retiré du corps de Jane, il lui reste encore à écrire son article – et elle finit par écrire la vérité, même si elle préférerait que son article reste anonyme, ce qui n’est pas possible à Scarlet. On sent comme un schéma définitif pour la série avec cet épisode, chacune ayant sa propre intrigue se recoupant avec celle des autres à deux ou trois moments distincts de l’épisode.

On retrouve les trois amies et Alex par la suite à l’exposition d’Adena. Là-bas, Sutton apprend de Richard qu’elle a eu le job, et elle n’en est pas si heureuse finalement, parce que son rêve reste d’être dans le fashion. Finalement, elle ne prend pas le job et va célébrer ses rêves avec Alex – purée, j’ai vraiment énormément de mal avec le personnage de Sutton, ça fait deux épisodes que son intrigue ne me fascine pas du tout.

Les rêves de Kat, eux, tombent à l’eau quand elle voit Adena embrasser sa petite amie. C’est gênant tout ça, il y avait un joli ship en train de se dessiner, quand même. Qu’à cela ne tienne, les deux amies ont malgré tout une scène choupi ensemble, et on se doute bien qu’on en restera pas là pour cette saison 1.

Enfin, Jane apprend de Jacqueline (une Jacqueline hyper compréhensive et à l’écoute pour la femme d’affaires débordée qu’elle est censée être) qu’elle peut écrire son article de manière anonyme – et ça la motive à le réécrire de manière plus perso pour finalement l’assumer et le signer de son nom. Au passage, tout le monde découvre donc qu’elle n’a jamais eu d’orgasme, y compris Ryan qu’elle a pris le temps d’embrasser avant d’aller écrire. Et j’en profite pour me valider le point 15 du Bingo Séries, « un personnage fait la même chose que vous », parce que tout comme Jane, je… suis en train de rédiger un article parlant de son quotidien et de sa sexualité.

Tout ceci a définitivement le petit côté Younger que j’en attendais, avec aussi un vrai arrière-goût de Sex and the City. La série ne propose pas autre chose qu’un mix des deux séries de Darren Star, avec la modernité new-yorkaise de la première et l’audace de la seconde ; et c’est donc tout à fait le genre de série dont je vais adorer tous les épisodes.

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