Synopsis : Trois ans plus tard, Alex s’est retranchée en Italie où elle vit sous une fausse identité et n’a plus de nouvelle de personne. Jusqu’à ce que, évidemment, elle se retrouve embarquée dans une histoire qui la dépasse et met en danger la vie de ceux qu’elle aime.
Pour commencer, j’ai déjà un mois de retard dans cette dernière saison raccourcie, et ça en dit long sur mon estime de la série qu’ABC a bien évidemment annulée lors des upfronts. Pourtant, ça partait bien pour Quantico : c’était une vraie bonne surprise en début de saison 1, une sorte de cop show qui n’avait rien du procédural et à la vaste intrigue de complot réjouissante.
Et puis, semaine après semaine, la série s’est perdue en route en multipliant les fausses pistes et les fausses révélations, avec un schéma d’épisode toujours identique et partant toujours plus en vrille. En fin de saison 1, j’aurais dû arrêter, car je savais désormais qu’ils ne parvenaient pas à gérer une saison complète sans partir dans des intrigues à la mords-moi-le-nœud que plus personne ne suivait avec assiduité. Pourtant, je suis revenu en saison 2 et wouh, que j’étais motivé par son premier tiers qui débutait vraiment bien… avant de se perdre à son tour dans des intrigues encore plus poussives et ridicules que la saison 1.
Conscient du désastre face aux audiences en berne, la production a heureusement rectifié le tir au deux tiers et proposer un dernier arc qui était réussi. Avec un peu de temps, de résumés chopés sur le net et de motivation, j’ai fini par tout démêler de cette saison 2 et sa fin me plaisait bien, en répondant à quelques questions et sans jamais hésiter à renouveler le casting. Sa dernière scène était certes censée être une fin de série, mais elle avait un goût de trop peu.
Du coup, me revoilà prêt pour la saison 3 même si j’ai oublié les trois quarts des intrigues et même si je sais que quelques-uns de mes personnages préférés ne seront pas de la partie. Ce n’est pas grave, je garde confiance en la série pour sa fin et je me lance avec espoir dans cette dernière saison. A priori, ils ne peuvent de toute manière pas faire pire !
Moyenne de la saison : 15/20
S03E01 – The Conscience Code – 12/20 Si la série se renouvelle, ce n’est pas franchement pour le meilleur : j’ai éclaté de rire une ou deux fois tellement les situations proposées n’ont pas la moindre logique ou cohérence. Cependant, il y avait du rythme dans l’épisode, alors ça restait agréable à regarder. Disons que loin d’être un drama, c’est devenu une comédie qui ne se rend même pas compte de son potentiel comique. Tout cela me rappelle un peu les pires moments de Prison Break ou la saison 1 de The Catch, c’est mauvais, mais ça a le potentiel de devenir un guilty pleasure. Je reste par curiosité, mais je doute qu’ils assumeront de n’être plus que ça, malheureusement.
S03E02 – Fear and Flesh – 16/20 Quanticose renouvelle du tout au tout, avec une musique omniprésente et de nouveaux codes la rapprochant plutôt d’un procédural que du drama sérialisé qu’elle était jusque-là. Cet épisode est bien plus convaincant que le précédent (et ça me soule, je comptais la tailler tout du long). La série n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était (une fois de plus !), reste assez médiocre et peu crédible dans l’ensemble, mais le rythme est bon et ça se regarde – avec plaisir, en plus !
S03E03 – Hell’s Gate – 16/20 Ben merde, j’ai l’impression de regarder une toute nouvelle série, tout en étant déjà attaché aux personnages. Comme en fin de saison 2, je trouve le rythme bon et les intrigues intéressantes. En plus, cette fois, pas la peine de se prendre la tête sur un gros fil rouge. Ils ne savent pas les gérer ? Très bien, ils l’ont supprimé pour ne garder que les intrigues romantiques d’un épisode à l’autre, alors que chaque épisode aura son intrigue procédurale plutôt prévisible (mais pas sur toute la ligne dans cet épisode). C’est très efficace comme formule, divertissant comme il faut et cool à la fois !
S03E04 – Spy Games – 14/20 Malgré une intrigue tellement prévisible que je me suis mis à la comprendre avant même qu’elle ne soit dévoilée (et au coupable absolument pas surprenant), cet épisode gagne des points dans son écriture des personnages qui continuent d’être développés de manière sympathique. C’est une bonne surprise : la série n’est pas géniale, mais bien mieux que ce que je ne craignais et que ne le laissais envisager son premier épisode.
S03E05 – The Blood of Romeo – 14/20 Un épisode plutôt sympathique, toujours pas très original dans son écriture, mais assez efficace. La série est pleine de scènes peu crédibles, mais on est habitué à présent, et les thèmes choisis sont toujours assez originaux pour donner envie de rester malgré tout. En plus, on approche de la fin, ce serait dommage de s’arrêter maintenant.
S03E06 – The Heaven’s Fall – 14/20 Malgré une énorme surprise en cours d’épisode – et une mauvaise surprise qui plus est – ces quarante minutes ne parviennent pas à être aussi passionnantes que les scénaristes le voudraient. La série a du cran, certes, mais ce n’était plus à démontrer, et tout ça laisse donc surtout un sentiment de frustration plutôt que l’impression d’avoir vu un excellent épisode.
S03E07 – Bullet Train – 15/20 Un léger mieux avec l’intrigue de cet épisode qui parvient presque à être haletante par moment. En revanche, sur le long terme et l’ensemble de la série, ce n’est toujours pas ça. Je n’attends plus de miracle de leur part de toute façon, je me contente de ce qu’ils donnent, quitte à être déçu une fois de plus.
S03E08 – Deep Cover – 16/20 Procédural tout ce qu’il ya de plus classique cette semaine pour la série, mais c‘est assez efficace grâce aux relations et dynamiques entre personnages. Il y a aussi un rebondissement que je n’aurais pas cru possible venant d’eux, mais cette saison est définitivement bien plus déprimante que les précédentes, alors j’aurais dû le voir venir.
S03E09 – Fear Feargach – 13/20 Franchement, ça pourrait être bien si ce n’était pas si convenu. Les épisodes sont hyper-prévisibles, avec des « rebondissements » visibles dès le départ, parfois à un point où ça en devient gênant : la simplicité d’écriture aurait été très pertinente il y a 15 ou 20 ans, mais en 2018, on peut faire un peu plus original. Heureusement, il reste les personnages, qui sont ceux qui me font revenir pour voir la conclusion de tout ça !
S03E10 – No Place is Home – 15/20 À trois épisodes de la fin de la série, on sent que les scénaristes reprennent des forces et tentent de sérialiser ce qui était devenu un procédural. Bref, je pense qu’ils jouent le tout pour le tout, n’hésitant pas à avoir encore une fois la gâchette facile. Au point où on en est, plus rien ne peut surprendre venant d’eux, mais ça donne quarante minutes plutôt bien fichues malgré des raccourcis scénaristiques et une intrigue vue et revue.
S03E11 – The Art of War – 16/20 Zut. Si la série manque de beaucoup de choses, elle a su retrouver un intérêt pour son arc final avec un grand-méchant et de bons rebondissements constants. On quitte de nouveau le procedural pour revenir à une série sur le mode du feuilleton, et ça fonctionne plutôt bien. Certes, on ne retrouvera jamais la crédibilité – mais au moins, le divertissement est là.
S03E12 – Ghosts – 16/20 À défaut d’être parfaitement écrite, la série possède encore son lot de surprises et le budget est toujours présent dans les décors. En fait, c’est ça, tout l’argent de cette saison 3 est passé dans les décors et la musique entêtante, mais ça en améliore la qualité, mine de rien. Et puis, nous sommes en plein arc final après tout.
S03E13 – Who Are You ? – 16/20 Un bon épisode de conclusion pour cette saison 3, mais pas vraiment ce qu’on attendrait d’une fin de série. Les scénaristes espéraient apparemment une saison 4, qu’ils n’ont pas eu. La conclusion fonctionne toutefois comme fin de série et continue de faire de Quantico une série hybride, hyper prévisible dans ses intentions, mais osant toujours braver les codes narratifs habituels. On n’aura jamais vraiment su qui elle était, finalement. Ah, ça tombe bien, c’est le titre.
Épisode 7 – Breaking Down the Story – 13/20 Cet épisode était chargé en informations et avait un bon rythme, ce qui permet de relever un chouilla la note habituelle. Ce n’était toujours pas brillant et la cohérence n’y est plus depuis longtemps, mais je suis pressé que le plus gros secret de Jane, enfin dévoilé, ait son impact sur l’enlèvement que racontent ces dix journées.
Malgré mes revisions, je suis assez pris dans l’histoire pour m’autoriser une pause et voir enfin ce septième jour.
Jane se réveille sur le canapé de Bird après un cauchemar de fusillade dans un bar, le fameux raid ayant mal tourné et lançant cette série. Jacob, extrêmement chiant dès le matin mais qui réussit malgré tout à être le personnage que je préfère (et de loin) s’occupe d’elle. Il lui prépare une omelette et tente de la garder chez son père, mais ce n’est pas si facile avec une tête brûlée comme elle.
Elle se rend donc au studio où elle n’a pas droit d’entrer, mais avec un chantage pas crédible au garde, elle réussit à rejoindre Matt en un claquement de doigts. Elle lui redit tout son délire de Red étant quelqu’un existant et ayant kidnappé Lake, mais cette fois il la croit.
Il décide donc de l’aider à mener son enquête dans les décors de leur série qui sont une réplique exacte du bar où a lieu le raid qui a mal tourné.
De son côté, Bird continue son enquête au commissariat et il commence à se confronter à quelques murs hiérarchiques. Le beau-frère de Jane, Tom, débarque et empire sa situation en parlant du coup de fil de Lake à Jane, un développement énorme… dont le commissaire n’était pas au courant. Il se met en tête de retrouver Bird au plus vite, parce qu’il venait de lui demander d’être au courant du moindre rebondissement.
Il ne le fait donc pas et rejoint Jane au studio. Bird comprend vite que les différentes simulations de Jane et Matt ne sont pas bien réalistes et il casse tout leur travail en un claquement de doigt. Ils comprennent vite que l’un des flics véreux n’était pas dans le bar pour un simple braquage, mais bien pour un meurtre ; et c’est pour ça que ça a mal tourné.
Al se décide enfin à confronter son mari sur ses coucheries passées et elle le fait au moment où ils s’apprêtent à revoir leur médecin pour avoir un enfant. Logique comme timing, pas vrai ? Ah ben non, pas vrai. Mais bon.
Énervée, elle quitte la clinique au moment où le médecin était prêt à les voir, parce que eh, pourquoi pas faire perdre le temps de tout le monde ? Elle se rend chez Jane où elle tombe sur Pete, complétement bourré. Il est là parce qu’il veut des réponses sur les mensonges de son ex-femme. Les deux passent pas mal de temps ensemble et c’est l’occasion d’un tas de faux raccord dans le jardin de Jane autour d’une bouteille en plastique de je ne sais trop quoi.
Al l’interroge sur sa rencontre avec Jane et comprend… que Lake n’est pas la fille de Pete, mais de Tom ! J’ai tellement ri. Je pensais que la série ne pouvait pas devenir plus mauvaise et hop, voilà Al en larmes qui appelle sa sœur pour lui dire qu’elle connaît son secret et lui provoquer une crise d’angoisse. Qu’importe, elle est désormais avec Bird et poursuit l’enquête sans lui révéler la petite crise de paternité qui est en train de se dérouler dans sa vie. Elle préfère le draguer, c’est bien plus drôle comme ça. Il l’amène à la morgue (un beau premier rencard) où il obtient quelques informations de plus sur la prostituée tuée dans le raid – notamment que son identité n’était pas inconnue, mais simplement effacée des serveurs.
Pendant ce temps, Gus finit par rappeler Jane lui ayant laissé 150 messages au moins rien que dans cet épisode. Il est donc en vie et il veut la voir, mais seul à seul, sans Bird en qui il n’a pas confiance. Elle s’exécute en apparence et questionne Gus tant qu’elle peut, mais il lui dit simplement d’arrêter de parler. Elle révèle donc que pour une fois elle était plus intelligente que d’habitude et a ramené Bird avec elle. Celui-ci n’a toutefois pas plus de succès qu’elle et réussit simplement à énerver Gus qui les abandonne au bord de la route.
Et juste après, Bird apprend que la voiture de police dans laquelle était Lake la veille était celle de Gus. Ah. Bien. La série nous le confirme aussitôt puisque Gus est vu en train d’acheter un jouet : c’est lui qui a enlevé Lake. Bird a obtenu l’information de ses collègues, mais il n’aurait pas dû leur faire confiance car ils ont tout balancé au commissaire. Celui-ci est sacrément en colère contre Bird, car il avait déjà une affaire en cours contre Gus et que Bird a tout compliqué.
Le commissaire lui retire l’affaire de Lake et Bird le vit assez mal pour décider de remettre sa plaque et son flingue : il refuse d’abandonner en cours de route cette enquête.
De son côté, Al est bien décidée à dire toute la vérité à Pete et elle tente de lui parler, mais Pete est aussi bourré que dépressif d’avoir perdu Lake. Il l’interrompt dans sa révélation pour lui dire que Lake est la chose la plus importante dans sa vie, et la moins foirée, et la plus chouette, etc. Du coup, Al ne lui dit rien et devient aussi menteuse que sa sœur.
Lorsque Jane rentre, Al lui révèle qu’elle n’a rien dit à Pete totalement bourré dans la chambre de Lake ; mais elle lui avoue également qu’elle ne peut plus la blairer. Jane aurait pourtant besoin de sa sœur, mais tout ce qu’elle a pour finir cette journée, c’est son ex et les affaires de sa fille. Mouais.
Épisode 12 – The Box of Polaroids – 17/20 Malgré une sous-intrigue qui me blase depuis dix épisodes au moins, cet épisode réussit à conclure pas mal de choses et sonne presque comme une fin de saison à lui tout seul. Pourtant, il reste un ultime épisode qui devrait réussir à nous porter vers la conclusion de cette longue saison 2, qui aura souvent trainé en longueur.
L’intro de cet épisode nous éloigne totalement de son cliffhanger précédent avec une baston dans une cour de récréation. Oh, bien sûr l’idée est de nous montrer que Bryce n’a pas toujours été le connard qu’il est aujourd’hui, et le pire, c’est que ça fonctionne. Gamin, il était plutôt chouette à empêcher Justin de trop se faire massacrer et à lui donner de la nourriture qu’il volait à la cantine, mais bon, quand même.
Le cliffhanger de l’épisode précédent est ainsi rapidement résolu avec Justin empêchant Clay de faire une grosse connerie – et gérant au passage Bryce qui est assez con pour se rapprocher puis dire qu’il va aller appeler les flics. Bref, tout ça pour ça, Justin menace Bryce puis ramène Clay chez lui, remarquant au passage qu’ils sont suivis.
C’est enfin à Justin de témoigner le lendemain, et il prévoit de balancer Bryce pour Jessica. La mère de Clay est aussi de retour pour le petit déjeuner et s’excuse d’avoir foutu la merde dans la famille. Elle veut une conversation privée avec Justin, qu’elle commence devant Clay évidemment.
Bien sûr, elle doit en révéler plus à Justin, mais il refuse d’en parler à Clay. Il lui dit toutefois qu’il y a d’autres choses qui seront dévoilées au procès concernant Hannah et lui, ce qui promet. On nous rappelle aussi que Bryce était son meilleur ami – au point de lui faire ses nœuds de cravate, si ça ce n’est pas un signe.
La mère d’Alex appelle Zach, inquiète comme jamais de voir qu’Alex a fermé sa porte à clé. Zach est aussi inquiet de découvrir ses sms au réveil, en fait : Alex l’a prévenu qu’il avait reçu une balle, un flingue et qu’il avait ainsi compris quoi faire.
Au lycée, Bryce et Chloe se font une petite thérapie de couple et c’est terrifiant de voir comment Bryce la manipule encore et toujours. C’est juste horrible. On a deux scènes sur ce couple, mais c’est suffisant pour m’achever côté patience : les scénaristes rebalancent Chloe en pâture et dans les bras de Bryce, qui parvient à lui faire dire qu’il est un gars bien et qu’elle l’aime. C’est tordu, c’est tellement tordu !
Pour notre bien psychologique, le coach engueule également Bryce à cause du Clubhouse : c’est lui qui lui en avait confié les clés et il s’inquiète désormais pour la boîte de polaroids dont il a entendu parler. Si celle-ci a disparu, Bryce met toute l’équipe sur le coup pour la retrouver au plus vite. Oui, mais ça fait du bien de voir Bryce être un peu torturé pour une fois.
Olivia s’inquiète pour Justin, surtout quand elle voit sa tronche clairement défoncée – mais nous on a l’habitude des blessures des héros pour distinguer présent et passé.
Justin témoigne donc au procès et il n’est pas tendre avec Bryce, qu’il traite de menteur. En revanche, il est très tendre avec Hannah qu’il idéalise. Loin du simple rendez-vous au toboggan qu’on leur connaît, le couple Justin/Hannah a aussi à son actif une nuit dans la chambre d’Hannah. Après avoir entendu ses parents se disputer et après s’être engueulé avec son beau-père, Justin s’est enfui pour aller chez Hannah, qui l’a laissé dormir sur son lit alors qu’elle se contentait du sol. De ça, je retiens qu’ils faisaient un très joli couple et que c’est con d’avoir eu Justin pour tout planter.
En effet, il se sent forcé de montrer la photo d’Hannah sur le toboggan à Bryce, et celui-ci, du coup clairement jaloux parce qu’Hannah l’avait rejeté l’envoie à tout le lycée. La nuit chez Hannah n’avait pas grand-chose à foutre là et en rajoute une couche dans la vie bien remplie et pas crédible de l’ado
Le sujet suivant est bien sûr le viol de Jessica, et il n’hésite pas à dire toute la vérité, vérité aussitôt remise en question par l’avocate de la défense.
Elle fait soi-disant bien son boulot car le jury (qu’on ne voit absolument jamais de face au cours de la saison, histoire de bien nous faire comprendre que ça peut parfaitement être nous) ne croirait pas vraiment Justin. Pourtant, il paraissait bien crédible, mais c’est aussi parce qu’on connaît le personnage. C’est sûr que quand Jessica souligne que les journalistes le présentent comme un drogué, ça paraît tout de suite moins évident qu’il dit la vérité.
Jessica s’énerve de voir que son viol est ignoré, mais elle rappelle aussi à sa mère qu’elle n’a pas envie de se retrouver en procès et d’être trainée dans la boue comme Hannah, ou comme Chloe.
Zach et Alex s’arrangent pour sécher les cours et viennent au procès, où Clay comprend qu’il doit passer par son nouvel ami dans l’équipe de foot, Scotty, pour faire tomber Bryce. Scotty nous rappelle que Montgomery aussi à ses problèmes : il est en fait SDF à temps partiel, quand son père le bat. C’est bien beau, mais Monty est surtout celui qui a menacé tout le casting à tour de rôle cette saison.
La révélation tombe franchement à plat car elle sort de nulle part avec tout le casting déjà sûr que tout est sa faute. Enfin tout le casting… Juste Clay, Tony, Alex et Zach. Et Scotty, donc, car c’est lui qui révèle la planque de Monty et qui explique qu’il est le connard les torturant. C’est aussi lui qui a les polaroids, même s’il n’en parle pas à Bryce.
Monty n’a pas spécialement envie d’aider Clay et compagnie, mais quand Alex sort son flingue et le menace, il est bizarrement beaucoup plus coopératif. En fait, il les manipule pour se débarrasser d’eux, qui sont tous complétement stupides. Il laisse en effet Alex seul avec Monty qui le balade en ville, puis loin de la ville.
Évidemment, Monty en profite pour récupérer le flingue des mains d’Alex qui n’ose pas lui tirer dessus et se barre, révélant qu’il n’a jamais eu les photos. Cela force Alex et Clay à venir voir Jess pour qu’elle dise enfin toute la vérité, soutenue par eux, mais aussi Justin, Tony, Ryan, Courtney et Zach tous là pour lui dire qu’aussi seule soit-elle, ils sont là pour elle. Jessica trouve donc ce qu’il faut en elle pour aller dire la vérité à la police, avec également Justin pour la soutenir dans ses dires.
Oh, le père de Jess n’en est pas ravi, mais il est moins reconnaissant du courage de Justin pour dire la vérité – vérité qu’il obtient en fait, parce que c’est vrai qu’il l’ignorait encore (il savait Jessica violée, mais il ne savait pas par qui). Et tout le reste du casting se retrouve donc au commissariat, soulagés de cette accusation. Il n’empêche qu’en parallèle, le jury en est à délibérer après les derniers mots du procès. Tony se rend donc auprès d’Olivia pour la soutenir, et il retrouve un bonnet d’Hannah dans la boutique. C’est gros, mais c’est le moment cheesy de l’épisode.
On en a un autre au cinéma entre Hannah et Clay qui continuent de parler ensemble malgré la mort de celle-ci. Clay reconnaît ne pas pouvoir l’oublier, jamais – et c’est tout ce qu’elle souhaite – ni même lui pardonner. Et on en reste là.
Allons savoir pourquoi, Tony décide également de révéler tout son passé à Caleb, surtout concernant Lucas. En retour, Caleb se dit terrifié, mais amoureux. Pas le temps d’en parler cela dit, car Tony apprend qu’il est temps d’avoir le verdict du jury – jury que l’on découvre enfin, mais qui reste aussi anonyme qu’il doit l’être. Tout l’épisode a permis de l’introduire, et c’est un jury qui n’a rien compris à la série que nous regardons : ils trouvent que le lycée n’est pas coupable. Nous voilà bien.
Ce n’était pas non plus mon premier coupable sur la liste non plus, cela dit. Et alors que la saison semble toucher à sa fin, on assiste à l’arrestation de Bryce (yay !) et à celle de Justin, complice du viol. Il savait parfaitement ce qu’il restait car la mère de Clay l’en avait averti, mais ça reste particulièrement cruel à voir, surtout que ce n’est pas ce que Jessica voulait. C’est un bon rebondissement de la part des scénaristes, même si je m’y attendais un peu – contrairement aux autres. L’arrestation de Bryce et Justin se fait devant le tribunal, et j’en attendais pas moins de la part des flics : cela se fait devant un parterre de journalistes. Bryce aurait mieux fait de vivre caché.
Sinon, le sentiment de fin de saison de ce cliffhanger est à contraster avec une dernière intrigue dont je suis moins fan : Cyrus revient parler à Tyler maintenant qu’il lui a déglingué sa réputation avec ses photos Facebook. Il se rend compte que Tyler est en train de partir en vrille, mais il ne fait rien pour l’aider – à part lui dire qu’ils sont encore amis, histoire de.
Évidemment, le principal les convoque tour à tour, avec leurs parents, et Tyler prend cher parce que Cyrus a tout révélé de lui-même, inquiet de ce que pourrait faire son ami. Le photographe en profite donc pour mettre le principal dans la merde afin de s’en tirer : on veut le mettre dans une autre école pour gamins difficiles ? Très bien : il rappelle que toute l’équipe de foot devrait y être après la baston générale qui a eu lieu.
En sortant de chez le principal, il tombe nez à nez avec Cyrus et son père, et clairement l’amitié Cyrus/Tyler en prend un coup. Ah lala, je ne peux plus me les piffrer ces deux-là – en même temps, je n’ai jamais vraiment pu cette saison.
Sans trop de surprise, Kevin se fait virer de l’école par le principal. Oh, ça se termine quand même dans le dialogue : Kevin avait tout prévu, y compris les dossiers des élèves sensibles à surveiller pour éviter un autre drame, du genre celui de Tyler, quoi. Et sans surprise non plus, le principal n’y jette même pas un œil.
Quant à Tyler, contrairement au reste du casting, il finit seul.
Épisode 13 – Bye – 18/20 Pourquoi ? Juste pourquoi ? Alors qu’il y avait de quoi faire une bonne conclusion – et une belle conclusion – les scénaristes prennent le chemin de la violence et des décisions quelque peu incompréhensibles ; probablement pour s’obtenir une saison 3. Je trouve cette fin plus ouverte que celle de la saison 1 et je reste incertain sur quoi en penser. Comme l’an dernier.
Life is divided into « Hannah » and « After Hannah ».
J’aurais dû m’en douter : cet épisode dure 15 minutes de plus et commence par un avertissement. Bon, j’ai eu la chance d’être spoilé à plusieurs reprises sur un des événements de l’épisode, merci Twitter et Facebook, et les gens en général, car personne n’est fichu de tenir sa langue (je veux dire, la saison est sorti il y a une semaine). Bref.
Cet épisode débute un mois plus tard et semble être bon pour nous lancer une saison 3 à lui tout seul. Nous en sommes déjà à une confrontation au tribunal pour Bryce et Jessica, parce que la justice américaine va bien vite dans cette série. Sans surprise, Bryce dit vouloir être érigé en exemple à ne pas suivre tout en accusant la culture du viol dans laquelle il baigne depuis toujours : bref, il se dédouane et passe pour un bon samaritain. Quel connard, ce personnage !
Face à lui, Jessica a l’opportunité de s’adresser à lui pour tout lui reprocher. En voix-off, nous avons toutefois Clay parlant dans un procès, donc on se doute que ça va dépasser cette simple confrontation. Jessica est déchirante dans ses accusations et les scénaristes font le très mauvais choix d’enchaîner sa brillante scène avec une d’Hannah. Le problème, c’est que l’actrice jouant Hannah est loin d’être aussi convaincante que Jessica. D’ailleurs, le montage de l’épisode se semble forcé de faire un flashback du viol d’Hannah, quand celui de Jessica n’avait pas besoin d’être montré… ça en dit long.
Les scénaristes prennent aussi le temps de réaffirmer un message qu’ils avaient fait passer dans l’épisode précédent : toutes les femmes peuvent (et sont) victimes d’hommes mal-intentionnés. Après Jessica et Hannah, nous avons donc le témoignage de Courtney, harcelée par Montgomery, celui de Nina et celui d’Olivia, victime d’un viol plus jeune. Puis Sheri. Puis la mère de Clay. Puis Mackenzie. Puis la mère de Jessica. Toutes ont une histoire différente, mais toutes ont la même histoire. Les choses sont claires.
Si le message est louable, il est frustrant de se dire qu’à ce stade de la série, il ne sera toutefois entendu que par des gens déjà convaincus. Bon, quant à Bryce, il s’en tire avec trois mois de liberté conditionnelle. Trois mois.
À l’inverse, Justin est en prison. Contrairement à Bryce, il n’a pas de parents riches pour le libérer, et comme il est mineur, il ne peut être libéré. Sympa. La mère de Clay lui apprend donc au passage qu’elle a quitté la firme pour travailler sur des cas comme celui de Jess avec l’avocat d’Olivia. C’est une porte ouverte pour la suite.
Bryce change de lycée et se rend dans un lycée privé. Le pouvoir de l’argent. Charmant. Il pourra y jouer au foot – et s’attaquer ainsi à Zach qui a repris son poste dans l’équipe – et continue sa vie avec Chloe.
Il y a un nouveau conseiller à l’école, ou plutôt une conseillère, et elle s’occupe de Tyler qui semble avoir grandi en un mois. La coupe de cheveux doit aider, mais il paraît tellement grand que l’actrice doit être toute petite. Tyler paraît sacrément apaisé… jusqu’à ce que Mackenzie lui apprenne qu’elle va au bal avec un autre.
Les parents d’Hannah se rendent auprès d’un prêtre pour organiser un enterrement à leur fille. Six mois après. Ils semblent galérer un peu à trouver une église qui accepte de le faire, mais quand c’est le cas, ils demandent à Clay de parler à l’enterrement. Voici donc notre voix-off de l’épisode qui prend sens.
Clay continue bien sûr de parler avec Hannah, l’amenant au cinéma et à la boutique des Baker en vente. Il finit aussi son tatouage du point-virgule en mémoire d’Hannah et trouve une forme de paix en lui. Le lendemain, l’enterrement se fait en présence de tout le casting – avec une Olivia déterminée à ce que les ados présents vivent leurs rêves et un Clay qui fait un discours, voyant Hannah se pointer dans l’Église. Oh, il fait part de sa rage et de son attente du jour où il ne fera que l’aimer sans penser à tout ça.
C’est une bien jolie cérémonie, même si la série en fait un tout petit peu trop dans le pathos en vidant l’Église. Cela dit, il est clair cette fois que l’on se débarrasse d’Hannah définitivement : elle quitte l’Église et s’en va dans la lumière, sous le regard de Clay, qui cite Skye (c’était donc à ça qu’elle servait cette intrigue : « I can love you and still let you go »). Celui-ci reste un peu plus longtemps après la cérémonie, ce qui lui permet de parler un peu avec le prêtre définitivement moderne et compréhensif. C’est une série américaine après tout, bien sûr que la religion devait à un moment ou un autre entrer dans l’équation.
Après la cérémonie, tout le monde se retrouve au café du coin – à commencer par Jessica et Alex. L’intrigue de ce dernier est vraiment laissé de côté parce qu’il y avait beaucoup plus à faire avec sa tentative de suicide et sa haine de Montgomery (arrêté par les flics, d’ailleurs, même s’il nie tout). Il demande toutefois à Jessica de sortir avec lui, et ça c’est cool.
Justin finit par être libéré de prison à temps pour venir au café et probablement participer à la grande fresque murale pour Hannah. Zach est heureux de le voir, même s’il est énervé de savoir que son ami a écopé de six mois de liberté conditionnelle, contre trois pour Bryce. La justice, c’est magnifique.
Ryan décide de faire une année en Europe, Courtney est heureuse en couple et la mère de Clay force son fils à parler avec Justin. Il lui annonce que ses parents veulent l’adopter pour éviter qu’il ne finisse loin du lycée. La scène est possiblement l’une de mes préférées cette saison : la relation entre ces deux frères de fortune est un gros point fort de la saison et je n’aurais pas cru que ça pourrait fonctionner comme ça. Justin le force presque à venir au prochain bal, mais Clay le fait pour son frère.
Tony et Caleb se réconcilient définitivement, Jessica se dit en paix pour son procès. Olivia annonce à Clay qu’elle déménage à New-York… et lui donne une nouvelle liste d’Hannah qui aura décidément laissé énormément de choses derrière elle. Si elle fait un roman de 13 K7 pour lesquelles elle a voulu se suicider, sa liste de raisons pour rester en vie tient sur une page A4 bien vide. Pas étonnant qu’elle fasse le choix de se suicider après ça, finalement ; mais il est à noter qu’elle écrit que ce n’est pas la faute de Clay. La liste est pleine de raisons idiotes, de ses parents, de Clay, de l’écriture, de son rêve de New-York. Onze raisons pour rester en vie, c’est tout ce qu’elle trouve, et elle nous le fait avec des titres Word digne d’un travail de primaire – allez, collégien.
Bref. Le message de la série se clarifie également : elle n’a trouvé que onze raisons ce jour-là, mais il y aura toujours plus de raisons de rester en vie. Pour les trouver, il suffit de ne pas regarder cette série qui avait la possibilité de finir sur de bonnes notes positives, mais a choisi un tout autre chemin.
Et oui, le retour de Justin provoque des tensions sans que personne ne s’en rende compte : son beau-père est toujours énervé après lui et, à défaut d’avoir sa mère pour s’en venger, il a toujours Justin.
De retour au lycée où la saison de foot est annulée, Monty est énervé après Justin lui aussi, et il veut se venger, mais pas sans le soutien de Bryce. Le problème, c’est que Bryce veut se racheter une conduite et lui dit clairement de le laisser tranquille.
Tyler et Cyrus prennent le temps de parler, et de se réconcilier aussi ; mais pas assez pour que Cyrus soit ami avec tout de même. La vie de Tyler est toujours aussi dramatique à souhait – et j’aurais aimé que les scénaristes lui écrivent une autre conclusion. Même avec un peu de muscu dans les pattes, il continue de se faire harceler et se fait carrément agresser par Monty dans les toilettes. La scène est violente et, même si je déteste Tyler, je me suis dit qu’après tout, je ferais peut-être mieux d’arrêter la série. Les scénaristes ne savent pas s’arrêter, hein ?
Non seulement il se fait tabasser, mais en plus il se fait violer. Quand j’ai su qu’il y aurait un viol dans cet épisode (le spoiler indiqué ci-dessus), je m’attendais à Chloe – toujours avec Bryce, mais c’est donc finalement Tyler qui l’est par un balai tenu par Monty. Pff. Mais pourquoi, juste pourquoi ? Tyler n’est même pas vraiment responsable de l’annulation de la saison de foot, soyons sérieux quoi (non pas que ça justifierait quoique ce soit, hein). La violence ne s’arrête pas là : il rentre chez lui, ment à ses parents et continue bien sûr de saigner.
Chez lui, Alex joue avec Zach et lui apprend que sa vie sexuelle va mieux, puis qu’il a peur du bal : il ne veut pas y rester simplement assis et Zach lui propose d’apprendre à danser malgré son handicap. Ça, c’est plutôt cool, mais il leur reste 25 minutes pour tout foutre en l’air. Et ils n’hésitent pas : Justin s’installe chez Clay, dans sa chambre avec ses comics, et dit à son frère qu’il est heureux. Malheureusement, il a encore de quoi se droguer. Il hésite en repensant à lui-même enfant, mais il le fait malgré tout. Pourquoi, juste pourquoi ?
La série nous apprend également que c’est Nina qui a récupéré les photos du Clubhouse. Par rapport à tout le reste, je ne peux pas dire que j’en ai grand-chose à faire. Elle décide de brûler toutes les photos, prenant une décision collective, mais bon.
Quelques jours plus tard, le bal est là. Justin apprend à faire ses nœuds de cravate avec Clay et ils s’y rendent ensemble. Tony s’y rend aussi – avec Caleb lui faisant une visite officielle – et Tyler… eh bien, il retrouve ses fusils de fin de saison dernière. Nous y voilà donc.
Au bal, les choses se passent pourtant bien, avec Jess et Alex venant ensemble, Tony et Caleb dansant ensemble et Courtney étant apparemment forcée de présenter sa petite amie aux autres. Cela semblait beaucoup trop forcé – comme les trois quarts des scènes de Courtney cette saison, personnage le plus sous-exploité sérieusement.
Clay est apparemment ami avec Cyrus et son clan, Mackenzie danse avec son mec, Alex offre un verre à Jess n’étant toujours pas apte à danser, Justin et Zach semblent sympathiser. Et tout va bien : tout le monde se met à danser, Jess embrasse Alex (mais Justin est jaloux). Oui, tout va bien, sauf Tyler que tout le monde a oublié. Je ne suis pas prêt : je l’étais en début de saison, mais pas maintenant.
Bryce est là aussi au bal et il vient narguer tout le monde avec sa flasque d’alcool. Le problème, c’est qu’à avoir tant dansé, Justin ne se sent pas super bien, et Clay s’en rend compte. Jess aussi. Mais pourquoi, juste pourquoi ? Laissez-la être heureuse avec Alex putain. Et qu’elle sorte de ce bal !
Alors que Clay s’amuse bien au bal, le DJ décide subitement de mettre « The Night we met » et dévaste Clay. Tony part immédiatement à sa recherche, Jess le voit en pleine dépression au milieu de la piste. Tout le casting le rejoint pour pleurer avec lui dans un slow collectif – tout le cast sauf Justin bien sûr, et tout le reste des lycéens fait son slow comme si de rien n’était.
Hop, c’est ma nouvelle scène préférée de la saison –et même de la série, j’avoue que j’ai un peu craqué sur ces notes de musique. La scène suivante voit Jessica venir s’occuper de Justin, seul dans les vestiaires. Il lui avoue penser à se suicider parfois mais il a toujours voulu être en vie (pour elle, si je termine ce qu’il pense). Elle sait. Et ils s’embrassent. Et ils couchent ensemble.
Sérieusement. SÉRIEUSEMENT ? Une saison pour ça ? Autant vous le dire, je suis énervé. C’est n’importe quoi. Bon, je me calme. Je sais, je sais, ce n’est qu’une série et shipper Alex et Jess était très con de ma part quand on voit tous les regards qu’elle a lancé à Justin toute la saison et qu’on pense au fait que Justin a fait un mois de prison pour elle mais… quoi ? Il était tellement cool de la voir aller de l’avant avec Alex. Non, franchement, c’est un point que je ne comprends bien dans l’écriture – et surtout, elle va si vite à se déshabiller et son choc post-traumatique semble disparaître en un claquement de doigts, c’est dur à comprendre – et ils n’en parlent pas. Puis, j’ai vraiment bien trop de peine pour Alex, et ça me fait chier aussi parce que Jess est mon personnage préféré, et cette scène m’a pris par surprise.
Pas le temps de m’attarder là-dessus cela dit : Mackenzie reçoit un SMS de Tyler et en avertit Cyrus qui en avertit le reste du gang, hésitant sur la marche à suivre (euh… 911 ? Je sais que Tyler est leur « pote » mais à un moment donné, faut pas déconner). Tout le gang ? Non, Jess prend le temps de se maquiller après avoir trompé Alex (ça ne passe pas) et tombe sur Chloe qui lui annonce être enceinte. Ils n’y vont pas à moitié dans les cliffhangers.
Clay demande à Justin de fermer les portes et de ne pas appeler la police, avant d’aller directement confronter Tyler et sa mitraillette. Oh, Tyler n’en a pas après Clay et ne veut pas lui faire de mal, mais ça ne gagne du temps à personne ce qu’il fait là. Justin et Jessica découvrent dans quelle situation est Clay, mais il leur dit de rentrer, et ils le font sagement. Ils sont bien disciplinés face aux armes dans cette série, quand même, ils font toujours ce qu’on leur dit de faire.
Finalement, Clay trouve les mots pour empêcher Tyler de faire la plus grosse erreur de sa vie, en lui disant grosso modo ce qu’il a voulu dire à Hannah depuis deux saisons. Cela fonctionne, mais ça laisse Clay avec la mitraillette en main à l’arrivée des policiers. Il est en compagnie de Jessica et Justin, et tout son discours en voix-off nous laisse dans l’incertitude : est-ce son procès ? Celui de Tyler ?
Mystère, que l’on verra en saison 3 si saison 3 il y a – j’avais cru la voir renouvelée, mais apparemment non. J’ai énormément de mal avec ce final, qui avait de bons moments (notamment la page tournée pour Hannah) mais aussi un ensemble de très mauvaises décisions dans les storylines de Jess, Justin et Tyler.
Oh, ce viol, ils s’en justifient dans le Beyond the Reason qui suit, mais tout de même. Justification ? Oui. Un homme sur six est victime dans sa vie d’une agression sexuelle (pour le coup, j’en avais aucune idée, j’avoue, ça me paraît énorme) et ils voulaient juste aborder ce sujet grave, de même que la fin avec la fusillade ; un sujet plus que d’actualité (qui ne devait pas l’être quand ils ont écrit). Il n’empêche que c’est un viol très visuel, même s’ils évitent certains plans, impuni, incompréhensible et qui semble juste servir le scénario. La violence des coups suffirait à justifier son désir de vengeance, aller si loin, c’était… vicieux.
Et je ne suis pas sûr que c’était nécessaire – c’était juste un moyen de faire parler d’eux. Faire parler d’eux, mais entamer des conversations aussi… ce qui est tout le but de la série après tout. Bref, comme en saison 1, je finis incertain sur quoi en penser.
EN BREF – Quoiqu’il en soit, cette saison est de qualité inférieure à la première, parce qu’elle se disperse bien trop. Toute l’intrigue de Tyler est traitée à part du début à la fin, et c’est dommage, parce qu’elle peine à être passionnante. Une bonne partie de la saison contourne le procès pour développer en parallèle l’ensemble du casting et ce n’est pas toujours brillant (Skye, quoi)… En plus, la perte d’Hannah dans la narration s’est rapidement révélée être un problème. Au départ, j’étais convaincu par la nouvelle narration assurée par les différents témoins du procès, mais très vite, c’est devenu encore plus ennuyant qu’Hannah, principalement parce qu’ils n’avaient pour certains rien à apporter à l’intrigue (Courtney) ; et pour d’autres trop de choses (Zach).
Quant au procès, on se doute dès le départ qu’il ne mène nulle part, et je suis triste qu’on en sache plus sur l’avocate de la défense, je la sentais louche, et non. Dernier gros point noir de l’effacement d’Hannah dans la série : la disparition du point de vue féminin, difficilement porté par Jessica tout au long de la saison. Courtney est totalement inutile, Olivia est là mais jamais en interaction directe avec les adolescents, Sheri… je ne sais pas quoi en dire, elle est là quand les scénaristes ont besoin d’elle, quoi. C’est dommage car la série se veut féministe, mais perd son point de vue féminin en cours de route – et Jess le ramène sur le tapis de temps à autre, pas toujours avec succès.
Où sont les femmes ?
Au-delà de ces problèmes, la saison est pleine de rebondissements et est plutôt bien écrite pour garder l’attention tout du long. Tous les personnages sont toujours aussi toxiques les uns pour les autres, incapables de dire la vérité, gardant des secrets destructeurs et montant en pression à chaque épisode. Je veux dire, j’ai utilisé 27 fois le verbe « énerver » en 13 épisodes, et j’ai pourtant essayé de le contourner autant que possible. Donc oui, c’est une série très toxique et néfaste, et la voir sur le long terme n’a pas aidé, parce que j’ai fini par être moi-même énervé (après eux, cela dit).
Cela dit, ma conclusion reste la même qu’en saison 1 : c’est au moins une série qui a le cran d’aborder les sujets qui fâchent, et qui le fait plutôt bien parfois. Et même quand elle le fait mal, elle le fait, et c’est important aussi d’avoir le moyen d’en parler.
Face à de tels épisodes, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.
Épisode 4 – Hospitium – 15/20 C’est reparti pour un épisode long et dans lequel on n’a pas l’impression qu’il se passe grand-chose, alors que les scénaristes s’occupent tranquillement de chacune des pièces de l’échiquier. Tout ceci mène à un cliffhanger intrigant, après 40 minutes à voir se faire et se défaire des jeux d’alliance capitaux pour le futur de chacun.
It knows that humans are weak, most humans are, but not the ones in this camp.
Après Shadowhunters, c’est à Colony de me faire croire que je travaille un peu mon latin en regardant des séries, parce que son titre signifie ici « amitié » en latin. Bon, le truc, c’est qu’en anglais, le mot a évolué aussi pour désigner un hospice à une époque, alors mystère.
L’introduction de l’épisode était une fois de plus un grand mystère, avec un rendez-vous entre un officiel et le leader de la Résistance, McGregor. Bien sûr, leur conversation a lieu dans un monde civilisé, avant l’arrivée des clicks, des RAP, des envahisseurs, des aliens (je ne sais plus comment les appeler à force).
Suite à son rendez-vous lui permettant d’obtenir des informations top secrètes, McGregor s’enfonce dans la forêt et rejoint sa planque – ressemblant au camp, donc c’est probablement le point de départ de celui-ci – d’où il tient un site internet sur les conspirations venues d’au-dessus. Il rentre ensuite auprès de sa famille pour passer une nuit pas si tranquille où le FBI le fait arrêter. Il est heureux de se dire que cette arrestation confirme ses théories de conspiration, mais le FBI l’informe qu’aux yeux du monde, il passe désormais pour un pédophile avec plein de pédo-pornographie sur son ordinateur. Charmant.
Les Bowman reviennent dans leur cabane et communiquent leurs nouvelles informations à Bram et Snyder. Ce dernier n’est pas vraiment surpris car il avait entendu les rumeurs des RAP, nos méchants depuis le début de la série. Comme le souligne Bram, les RAP essayent en fait de convaincre tout le monde qu’ils sont les gentils de l’histoire, et ça renverse tout ce qu’on savait de la série jusqu’à présent. Quant à l’alien que les Bowman ont vu en début de saison, il s’agit possiblement d’un des ennemis des RAP.
Au matin, ils sont réveillés par une alarme sonnant dans le campement. McGregor veut en effet faire un petit discours matinal qu’il a dû travailler toute la nuit : il signale que le RAP leur ment. Maintenant qu’il parle, il veut leur faire croire qu’ils sont amis, mais ce n’est pas le cas. En effet, il parle d’un ennemi que personne n’a vu, et McGregor préfère convaincre ses troupes que détruire le RAP est la meilleure chose à faire pour que le message passe que la Terre n’a pas l’intention de céder son terrain facilement.
La journée poursuit ensuite comme si de rien n’était, avec les enfants à l’école (et Katie mentant à son fils) et les parents forcément convoqués par McGregor. Il a bien remarqué que ceux-ci n’étaient pas motivés par la destruction du RAP.
Les Bowman préfèrent en effet interroger leur ennemi (et possible allié), donc Katie négocie comme elle peut avec McGregor, révélant des informations qu’elle n’avait pas écrit dans son cahier avec tout ce qu’elle savait sur les envahisseurs… Et pour cause : elle vient juste de l’apprendre de la part de Snyder, qui lui transmet des rumeurs. Ainsi, elle explique que le but des extra-terrestres est de se servir des usines pour créer un bouclier géant dans l’espace les protégeant des vrais ennemis. McGregor n’apprécie pas de voir les Bowman s’opposer à lui, quand bien même il est évident qu’ils ont raison, et maintenant qu’il sait que Katie ne lui a pas tout dit, il est évident que l’escalade qui va suivre va être rapide et néfaste pour tout le monde.
De son côté, Bram s’incruste sur un atelier qui n’est pas le sien pour espionner un peu les activités des résistants. Il découvre ainsi des câbles électriques, à côté de fertilisants et d’essence… Ils construisent une bombe. Il transmet aussitôt l’information à ses parents qui sont bien coincés dans ce camp désormais, ne faisant pas confiance à McGregor et ne sachant pas trop quel plan d’attaque adopter.
Bram demande tout de même à sa mère si l’ennemi est toujours les RAP, mais elle est bien plus philosophe que ça. La guerre est différente : c’est une guerre contre eux-mêmes. Katie et Will recontactent Vincent : ils savent qu’il n’est pas tout à fait de l’avis de McGregor. Ils arrivent à le convaincre qu’il ne faut pas détruire le RAP ; et comme Vincent est le second de McGregor, ils comptent sur lui pour le faire changer d’avis.
Oh, évidemment, ça ne se passe pas bien pour Vincent, et Snyder s’en rend compte. Il se débrouille donc pour s’enfuir au plus vite, parce qu’un rat est un rat. En plus, Vincent débarque avec des informations très troublantes : ils ont détruit le RAP et McGregor veut le renvoyer vers la colonie de Seattle… en compagnie d’une bombe. Cela ne plaît pas du tout aux Bowman qui savent qu’il y a des innocents à Seattle.
Hop, Bram est envoyé saboter la bombe alors que ses parents ne s’inquiètent pas de l’absence de Snyder et font équipe avec Vincent pour récupérer le RAP. Malheureusement, McGregor les voit venir de loin et malgré un joli plan séquence, il parvient à les arrêter. Pire : il réussit à convaincre Vincent de repasser de son côté, parce que Katie a des informations dignes d’un agent-double.
Ils ne sont aussi pas franchement aidés par Snyder qui se fait rattraper par la sécurité du camp, perdant une chaussure au passage.
Pendant ce temps, Broussard et Amy arrivent à San Francisco, autre colonie dont le Golden Gate Bridge a été réduit à néant. Amy souhaite se rendre dans la ville pour rejoindre un collègue résistant qui aura probablement des informations utiles pour eux. Bien évidemment, Broussard n’est pas motivé par l’idée, comme d’habitude. Le chemin jusqu’au Nord va être long !
Amy parvient à récupérer les coordonnées du camp de la part son collègue, mais Broussard était sûr que celui-ci était en train de les trahir. Trahison ou pas, il remarque des oiseaux s’envolant dans le ciel et veut aussitôt s’enfuir, car il sait ce que ça signifie : quelqu’un arrive. Et ce quelqu’un tue le résistant de San Francisco, comme d’habitude.
Amy et Broussard parviennent à s’échapper in extremis, mais cette fois, Broussard commence à se méfier d’Amy. Cela commence à leur faire beaucoup de péripéties et coïncidences fâcheuses en sa présence, et il n’est pas sûr de pouvoir lui faire confiance : peut-être qu’elle le mène dans un piège ou veut simplement mener les autorités au camp. Broussard n’a toutefois pas vraiment beaucoup de choix et accepte de continuer son chemin avec elle, quitte à traverser une rivière à pied. Je ne sais pas trop si je lui fais confiance finalement – jusque-là je l’aimais bien, mais dans cet épisode, je commence à me poser des questions sur elle.
De l’autre côté, Amy découvre des prospectus vantant les mérites de « New Seattle » : le but est d’attirer les marcheurs vers une colonie, avec plein de promesses de propagande. Elle en parle à Broussard qui finit par s’excuser de s’être méfié d’elle. Mouais. Ils se font une scène au coin du feu, ce qui me paraît une bien mauvaise idée : concrètement, ils restent pourchassés en tant qu’électrons libres. Leur feu n’est pas une bonne idée.
Pourtant, ils ne se font pas repérer et reprennent la route le lendemain. Ils retrouvent la chaussure de Snyder… et le camp, complétement déserté. Allons bon, il ne manquait plus que ça : tout le monde a disparu. Reste à savoir s’ils sont dans une chronologie différente (genre quelques jours plus tard) ou si le campement a migré au cours de la nuit, après l’arrestation des Bowman (auquel cas : qu’en est-il de Bram et des enfants ?).
C’est un cliffhanger étonnant, qui remet aussi pas mal de choses à plat pour la suite : je pensais sincèrement que tout se passait en parallèle cette saison, avec le contact radio perdu pile au bon moment dans l’épisode 3. Finalement, ce n’est peut-être pas le cas et ça ouvre la porte à de nombreuses théories. Wait & see.