Agents of S.H.I.E.L.D – S05E19

Épisode 19 – Option Two – 18/20
La série trouve le moyen de contourner le problème d’Infinity War sortant le même jour que cet épisode avec brio, retardant à la semaine prochaine le « crossover » inévitable avec le film. En attendant, cet épisode ne chôme pas et ne se repose pas sur ses lauriers, avec une vraie montée de la tension, de l’humour bienvenue, des théories scientifiques à gogo et une sous-intrigue que je me sens bête de ne pas avoir vu venir !

> Saison 5


Spoilers

19.jpg

This, right here, this is how we lose.

Hors de question d’attendre pour voir cet épisode, je me suis jeté dessus dès que j’ai pu, quitte à mettre un réveil plus tôt et commencer ma journée avec dix minutes de retard malgré tout. Tout va bien, ou plutôt tout va mal ; trop de suspense avec Avengers Infinity War.

Cet épisode démarre dans l’espace assez loin de la Terre, et le thème de l’invasion est assez clair. Alors que Talbot est en boucle sur des nombres dans sa tête, on a des zooms sur la Terre peu rassurants. Le S.H.I.E.L.D est en pleine réunion et… ça dérape rapidement.

Il est excellent de les voir s’engueuler tous les uns les autres et j’adore l’ajout de quelques nouveaux parlant parmi les figurants – Daisy s’en prend à Yoyo et Fitz tour à tout, Jemma descend Fitz, Yoyo est seule au monde et finit par s’en prendre à Coulson… et les nouveaux ne savent plus où se mettre. C’est tout bête, mais c’est assez marrant.

Deke introduit l’idée d’un multiverse et essaye de se convaincre que sa vie n’est pas en danger si ses grands-parents parviennent à sortir de leur boucle temporelle. J’ai adoré cette scène qui voit les relations familiales tordues de ces trois-là enfin mises au premier plan. Les théories de Deke sont sympas, mais je suis plutôt du côté Fitzsimmons qui est plus logique en ce qui concerne la science.

Talbot prévient Coulson que les nombres dans sa tête sont ce qui permet l’invasion à venir : il a donné la localisation de la base à un vaisseau ennemi. Nous voilà dans la merde : le vaisseau ennemi sort de nulle part – alors que tout semblait partir pour le mieux dans cet épisode et qu’ils sont coupés du reste du monde. Hop, c’est donc comme ça qu’ils expliquent l’absence de nos agents dans les événements d’Infinity War, ce qui est plutôt une bonne idée.

Coulson fait n’importe quoi lorsque l’hologramme réapparaît et barricade la base pour 15 ans en proposant de passer en mode « attaque nucléaire » (l’option 2 du titre). Cela introduit pas mal d’humour dans l’épisode et c’est nécessaire car on sait bien qu’on approche du fin horrible, désespérante et complexe.

En parlant de désespoir, Yoyo tente désespérément de convaincre Mack qu’elle a fait les bons choix et qu’elle veut juste les protéger. Cela sent bon la rupture entre eux – avec un Mack qui ne la comprend plus et ne la regarde plus pareil depuis ses bras coupés. J’ai beaucoup aimé cette scène d’explications entre les deux. Il était temps d’enfin aborder cette relation de plein fouet !

Avant tout cela, Daisy est chargée de mettre Robin en sécurité, ce qui lui permet de ne pas être dans la base au moment de l’attaque car elle suit la piste de Cybertek pour sauver Coulson. Comme elle est à l’extérieur de la base, il est question de New-York et du début d’Avengers Infinity War confirmant mes craintes : le film aura bien un impact sur la série, et l’on ne veut pas ça. Elle récupère le « cocktail » de Garrett qui pourrait sauver Coulson et qui nécessite un dernier ingrédient… Que Daisy sait où trouver.

Yoyo apprend la mission secondaire de Daisy et désespère encore un peu plus : elle comprend qu’ils sont en train de perdre et qu’elle n’a pas sauvé le monde. L’épisode passe alors ensuite dans une sorte de film d’horreur : les aliens débarquent et tuent Thomas, l’un des plus ou moins figurants et s’en prennent ensuite à Deke, qui heureusement connaît la base comme sa poche. Il explique à toute la base qu’il s’agit d’une race extra-terrestre peu charmante : ils ont des griffes capables de les tuer et ont l’habitude de laisser l’obscurité derrière eux car ils ont la capacité de voir dans le noir.

Yoyo est chargée de s’occuper de Talbot. Le plan se met en place rapidement et est loin des disputes du début d’épisode. Yoyo doit ramener Talbot pour l’évacuation, mais ce n’est pas évident avec une race extraterrestre capable de couper toute électricité. Elle a des bras robotiques, je le sentais pas trop ; mais ça finit bien pour elle, contre toute attente.

Fitz et Jemma se séparent, ce qui ne plaît pas à Deke… et ne me plait pas trop non plus quand Léo et son garde se retrouvent dans le noir. Il faut dire que l’invasion est en cours et que leur seul moyen de partir est de contourner la procédure nucléaire en cours, ce que les extra-terrestres semblent savoir car ils détruisent le panneau de contrôle sans le moindre remords. Nos héros sont coincés dans le Light house, qui de toute façon survivra à tout ça puisqu’on l’a vu dans le futur.

Il n’empêche que Deke est dégoûté : le voilà coincé comme dans le futur alors qu’il n’a même pas vu la mer. Côté humour, on retrouve également Piper parlant avec un agent qui aurait dû mourir il y a bien longtemps et qui est pourtant toujours là.

Fitzsimmons sont désormais séparés, mais Jemma rassure Léo en lui disant que Deke est encore là. Ils en font tellement autour de lui que n’importe qui ayant vu Infinity War sait parfaitement comment ça va finir, et je vais entrer dans la complexité de faire une critique qui ne spoile pas le film.

Coulson annonce que la salle de contrôle est cernée, mais Deke et Fitz ont réussi à les rejoindre avant et trouvé une solution au problème d’électricité : les flammes suffisent à faire de la lumière. Dans le labo, Jemma se retrouve toute seule avec Talbot et ça sent très mauvais. Sa méfiance est totalement endormie malgré les menottes de celui-ci, donc il n’hésite pas une seule seconde à tirer sur Jemma et entrer à son tour dans la chambre du Destructeur des mondes pour récupérer les 100% de Gravitonium. Oh mais non, ils partent en vrille sévère là, pas Talbot !

Il apporte toutefois la solution parfaite à l’épisode car il a désormais des pouvoirs super-héroïques : il sauve tout le monde d’un petit geste de main de rien du tout, parce que le Gravitonium, c’est cool. Il est ainsi capable de les réduire en miettes, de manière littérale.

Au labo, Jemma se réveille et découvre, avec Piper et Yoyo, qu’il n’y a plus de Gravitonium car Talbot s’est servi. Celui-ci est tout content d’avoir réussi à sauver la situation et il kidnappe Coulson l’air de rien en jouant les super-héros et en parvenant à s’évader de la séquence d’apocalypse nucléaire du Lighthouse. C’est quelque peu étrange comme résolution de l’épisode, mais voici la base sauvée… pour l’instant.

De son côté, Daisy est absente de tout l’épisode et on ne la retrouve qu’à la toute fin en train de… déterrer sa mère. Oh putain, tellement de rappels des saisons précédentes ! Il est logique de sauver Coulson avec les pouvoirs de Jiaying cela dit : elle pouvait se régénérer de toutes ses blessures. Si en plus on m’annonce que Dichen Lachman est motivée à reprendre son rôle d’une manière ou d’une autre, ce dont je doute, ce sera Noël avant l’heure.

Quant à Infinity War, débrouillez-vous pour le voir d’ici la semaine prochaine, car nos héros ne vont pas tarder à attendre parler de ce qui se déroule au Wakanda à mon avis, et il est juste impossible que ça ne finisse pas par affecter la série.

> Saison 5

 

 

Suits – S07E15-16

Épisode 15 – Tiny Violin – 17/20
Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.

> Saison 7B


Spoilers

 15

I am a lawyer after all.

Le résumé de cet épisode se concentre clairement sur l’intrigue Jessica, qui a certes quitté la série mais n’a jamais eu autant d’importance que depuis sa décision de la quitter. Pourtant, on reprend sur Mike qui reçoit la visite de Nathan, puisque celui-ci a besoin d’un apport financier pour un gros cas qu’il a lancé à propos d’enfants empoisonnés… Comme il n’a pas de preuve, ça reste un cas risqué pour Mike (ce n’est pas sans rappeler Burden of Truth tout ça), mais il se lance à corps perdu là-dedans.

Mike tourne le dos à la firme pour retourner à la clinique qui a bien besoin de son aide, puisqu’ils font des erreurs de débutants fondées sur des quiproquos stupides. Mike recommence faire du pro bono et le fait bien, avec des combats de coq qui fonctionnent.

Il est contacté par Andy Forsyth, un avocat de Seattle qui souhaite l’avoir comme partenaire, et comme il ne fait pas les choses à moitié, il propose aussi un poste pour Rachel qui monterait les échelons encore plus vite que Mike.

Rachel finit par débarquer dans l’épisode pour apporter la touche d’humanité au cas des enfants malades, au moment où Mike est dégouté de ne pas pouvoir les soigner et aussi, surtout, parce qu’il est perturbé par la proposition de job idéal qu’il vient de recevoir : une clinique, mais avec les moyens d’une firme.

En ce qui concerne la clinique, Mike n’y va pas avec le dos de la cuillère, en faisant en sorte de remonter au maximum le chèque des coupables, mais en prenant des risques pour ça. Et ça ne manque pas : les avocats ennemis s’en prennent à la clinique, car c’est un excellent moyen de tout stopper… Ils retirent simplement l’argent des fonds de la clinique et il n’y a plus personne pour aller en procès.

Mike le vit très mal : Nathan le tient pour responsable et il se persuade que tout est la faute d’Andy Forsyth, qui bossait pour ses ennemis. Ben voyons. La clinique est donc hors-jeu à cause de cet Andy qui a proposé un job de rêve à Mike, mais un job qui n’existe pas… encore. Mike propose à Nathan de créer ce job et cette firme, et lui promet de trouver l’argent, un demi-million de dollars.

Il demande à Donna de l’aider financièrement, et si elle refuse en soulignant qu’il n’est pas prêt à prendre un job plus élevé à la firme. Il n’empêche qu’elle contacte Louis pour qu’il lui donne l’argent, et il le fait sans plus de réflexion que ça. OK.

Harvey et Donna effectuent « un retour à la normal » avec deux bouteilles de scotch qui sont assez claires pour indiquer que ce n’est pas une relation de travail normale, sérieusement. Bon, Stanley Gordon débarque et casse immédiatement l’ambiance avec un nouveau procès de toute manière. Harvey accuse immédiatement Louis car son idée d’accuser Jessica n’a pas fonctionné.

Ce nouveau procès ramène Donna Scott (aka Scottie) dans la série, et c’est beau comment j’avais oublié son existence alors qu’elle était plutôt importante. Bien sûr, Scottie a critiqué la firme pour rétablir sa crédibilité lors d’un procès six mois plus tôt et elle refuse de se contredire devant un juge le lendemain, ce qui est pourtant le seul moyen de gagner pour Harvey et Louis.

Cependant, il suffit d’une conversation entre Harvey et Louis pour qu’une nouvelle solution soit trouvée, comme toujours. Elle consiste à revenir auprès de Robert Zane pour obtenir son aide. Cela permet à Rachel d’avoir un dîner avec sa famille (malheureusement hors écran) où elle récupère les infos nécessaires pour aider sa firme et décrédibiliser la demande de Jack Soloff (un autre qui faisait son retour dans cet épisode).

Harvey récupère la main et il récupère aussi Scottie qui revient lui manger dans la main sans la moindre raison logique et valable. Heureusement pour elle, elle se renseigne un peu sur la situation d’Harvey et comprend que Donna est toujours un problème dans sa vie personnelle. Du côté pro, Stanley refait une offre improbable : il suffit de reprendre tous les anciens partenaires à la firme pour que le procès soit annulé.

Cela leur permet à Donna de comprendre la vérité derrière cet énorme cas et ça bouleverse toute la série : Robert Zane prévoit une fusion de sa firme et de celle d’Harvey et Louis. Ou pas : Harvey le confronte et il n’était pas au courant de ce qui était en train de se passer.

Harvey rentre à la firme pour découvrir que Jessica a une fois de plus besoin de son aide : elle ne peut plus exercer à Chicago non plus et pour se venger, elle a besoin de son meilleur partenaire. Du coup, il peut bien mettre de côté sa bataille pour sauver la firme.

Si c’était un bon épisode, et même un excellent épisode qui réunit tout le casting pour pousser Harvey à aider Jessica à la fin, j’ai trouvé vraiment dommage de se passer du duo Mike/Harvey que l’on ne reverra plus exercer ensemble d’ici la fin de l’épisode suivant vu la tournure des choses.


Épisode 16 – Good-Bye – 18/20
Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.

> Saison 7B


 16

I’m taking on the city of Chicago. Believe me, my eyes are wide god damn open.

Ah, ça y est, nous y voici ! Difficile d’aborder cet épisode final de manière sereine quand ça fait près d’un an qu’on en entend régulièrement parler, entre le fait qu’il propose un backdoor pilot pour la série centrée sur Jessica (dont on n’a plus eu de news depuis un moment) et qu’il marque les départs de Rachel et Mike. Autant dire que je meurs d’impatience autant que je ne le redoute ! Cet épisode a beaucoup à faire, avec deux intrigues séparées qui ont intérêt à se rassembler à la fin.

Louis demande de l’aide à Zane et se fait envoyer paître. Ce n’est pas une bonne chose et il s’en plaint à Donna, s’énervant comme toujours. Heureusement pour lui, Alex a la bonne idée de lui conseiller d’utiliser son dictaphone pour retrouver des preuves les aidant. Il contacte ensuite un ancien associé qui permet à Louis d’affronter Stan, en criant de nouveau, pour changer. Cela ne le mène nulle part, parce que Stan avait vu le coup venir.

Alex en profite pour proposer de devenir partenaire à son tour, et ça semble être un peu trop sorti de nulle part, donc pour une fois, je rejoins Louis quand il s’énerve. En parallèle, Mike continue de bosser pour la clinique, et le procès se passe bien, malgré quelques inconvénients forcément. Le sol de l’école a été reconstruit avant les tests demandés par la clinique, protégeant la compagnie qui a empoissonné les enfants. Rachel débarque à ce moment-là pour affirmer que le job proposé par Andy était réel, ce qui redonne une porte de sortie au couple.

Ils trouvent rapidement une solution et ça tombe bien, parce que Donna vient chercher Mike afin d’obtenir de l’aide pour la firme. Elle a vu Louis s’énerver et être en train de perdre, en même temps. Mike a alors la bonne idée d’aller au bout de la fusion, mais de demander à Zane de l’aide. C’est plutôt sympathique comme idée : Zane rejoindrait Spector/Litt, ce qui permettrait de sauver leur firme – mais qui lui impose de quitter la sienne.

La série garde le suspense autant que possible, mais Zane débarque au dernier moment pour sauver la firme, demandant toutefois que son nom arrive en premier sur les papiers et le mur. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, dis donc. C’est une perspective intéressante pour la suite de la série.

Pendant ce temps, Rachel voit Andy en cachette et apprend que le job est toujours disponible. Elle en parle à Mike et ils décident donc de se marier précipitamment au cas où ils déménageraient rapidement. Rachel demande ainsi à Donna d’organiser un mariage – et mieux que ça de l’avancer de six semaines. C’est sûr, ce n’est pas quelque chose qui prend des mois de préparation un mariage comme le leur. Rachel demande particulièrement à Donna de ne pas prévenir Jessica et Harvey pour ne pas ruiner leur affaire – et donc Donna commence par les prévenir.

Mike a finalement sa grande victoire dans le procès : ils gagnent un million de dollars pour chaque enfant malade. Et cette victoire lui fait tellement de bien qu’il décide de partir à l’autre bout du continent du jour au lendemain avec Rachel. Normal.

Dès son arrivée à l’aéroport de Chicago, Harvey reçoit des menaces qui en disent long sur l’affaire qu’il prépare. De son côté, Jessica est toujours en couple avec Jeff qui nous marque son retour dans la série – et c’est une bonne chose, parce que ça doit vouloir dire qu’il sera aussi casté pour la série sur Jessica. L’intrigue est claire : elle n’est pas la bienvenue à Chicago où elle est en guerre, mais c’est exactement pour ça qu’elle veut y rester. Logique.

Des flashbacks nous montrent aussi que son père l’a élevée pour se sentir en guerre permanente. Suits continue selon ses habitudes : ils nous proposent des flashbacks dont on n’a jamais entendu parler avant qui comme par hasard correspondent parfaitement à la situation actuelle du personnage. Et c’est usant.

Harvey et Jessica qui s’associent, c’est un duo plutôt chouette et j’ai bien aimé l’intrigue, surtout parce que l’actrice embauchée pour jouer l’avocate de la ville était cool – beaucoup trop jeune pour le rôle, mais c’est une série alors cool quand même. Jessica comprend rapidement qu’elle complote contre le maire et essaye donc de faire ce qu’elle peut pour s’en sortir.

Malgré tout, elle cache des informations essentielles à Harvey, du genre qu’elle tente de sauver de l’expulsion sa tante par le procès sur lequel elle lui a demandé de l’aide. Et elle fait parce qu’elle était pauvre quand elle était jeune ; et parce que son père est mort il y a deux mois. Moui. C’est un développement intéressant du personnage, mais ça aurait été bien que ça se fasse autrement que par un énième mensonge à Harvey. Ils sont censés être partenaires et se faire confiance, mais ils ont passé la saison à se tirer dans les pattes – maintenant qu’elle n’était plus dans la série, ils auraient pu trouver d’autres moyens de la garder. Enfin bon.

Harvey se débrouille pour passer un deal avec le constructeur qui les menace d’expulsion alors que Jessica tente de se réconcilier avec sa cousine et sa famille. Elle se fait également harceler par le même homme qui avait attaqué Harvey à l’aéroport et le message est clair : Chicago est bien plus dangereuse comme ville.

Rapidement, Jessica reçoit un chèque du constructeur immobilier pour qu’elle lâche l’affaire, surtout que Harvey n’a finalement pas ce qu’il faut pour être avocat à Chicago. Elle renvoie Harvey à New York pour le mariage de Mike et Rachel, tout en s’assurant de couvrir ses arrières. Elle s’est embauchée un paparazzi pour sa sécurité, ce qui lui permet d’avoir des preuves du chantage par le promoteur et de lancer un procès contre lui. Puisqu’elle n’est plus avocate, elle n’a rien à perdre et elle peut lancer un procès fédéral dépassant son influence à Chicago.

Le problème, c’est que l’homme la menaçant ne bosse pas pour le promoteur immobilier, mais pour le maire. Sans trop de surprise, Jessica reçoit alors une offre de job du maire : il comprend bien qu’il a besoin d’une femme comme Jessica bossant pour lui plutôt que contre lui. Il lui propose ainsi un marché clair : si elle prend le job, alors elle trahit sa famille en acceptant que le projet immobilier se fasse.

Et elle accepte. Elle commence donc à bosser pour le maire dès le lundi suivant, malgré les avertissements de Jeff lui expliquant qu’il y a une enquête en cours contre le maire (ou contre le procureur ?) à cause du meurtre de la première personne à avoir plainte contre eux. Magnifique. Finalement, il faudra peut-être se passer de Jeff dans sa série.

De retour à New-York, Harvey, qui n’est jamais que le témoin de Mike, débarque juste à temps pour un immense mariage organisé par Donna en une journée. Comme si c’était possible. J’avais déjà réagi comme ça à leur premier mariage, cela dit. Aussi sceptique que je sois, il a suffi de quelques notes de musique d’une chanson bien trop connue pour m’avoir et me prendre aux tripes. C’est leur dernier épisode, putain. Et en plus, il y a Sheila et Louis dans les invités (énorme déception de ne pas avoir une scène Rachel/Louis en revanche) !

Les deux personnages ont ainsi leur happy end au son de All of me avec un sympathique échange de vœux. C’est bien, ça fait de l’entraînement pour Meghan Markle. Mike rejoint Harvey pour lui annoncer qu’il est prêt à le faire partenaire lui aussi, mais Mike l’arrête : sa décision est prise. Il part à Seattle avec Rachel. C’est juste de l’autre côté du pays, et effectivement, ils ne pourront pas revenir autant que Jessica dans la série après ce départ précipité – et qu’est-ce que c’est précipité !

J’ai beaucoup aimé la partie sur Jessica, parce que j’adore Jessica (et Gina Torres), mais je continue de penser que c’était une mauvaise idée de faire cet épisode en parallèle du départ de Rachel et Mike. On ne profite pas assez du tout de ce couple emblématique, et comme on sait qu’ils s’en vont, j’avais juste envie de plus de scènes avec eux. Heureusement que l’épisode durait 55 minutes quoi.

17

EN BREF – Je ne peux pas parler d’épisode final ou d’adieux ratés, mais l’épisode, malgré ses dix minutes supplémentaires, avaient bien trop de choses à gérer et était précipité. Je regrette amèrement d’avoir été autant spoilé sur son contenu, car ça manquait aussi de surprises en cours de route pour décrocher un 20. Très franchement, cet épisode aurait pu servir de fin de série et j’ai du mal à croire que les audiences seront vraiment au rendez-vous pour la saison 8. De mon côté, j’ai tendance à aimer les séries qui se réinventent totalement en cours de route, alors on verra bien ce que ça donne.

Il n’empêche que les départs de Mike et Rachel sont précipités ; et que je conserve mon impression d’origine : le savoir avant de voir cette demi-saison était dommageable. Je suis bien plus marqué par celui de Jessica qui était une vraie surprise que par ceux-là pourtant autrement important. Je n’aime vraiment pas ces annonces de casting ; arrivées comme départs ; qui l’air de rien nous préparent trop aux différentes possibilités. Et dans le cas de Rachel et Mike, c’était forcément un mariage.

Pour en revenir à la saison dans son ensemble, je l’ai trouvée plutôt bien construite avec finalement juste ce qu’il fallait à chaque épisode pour mener à cette conclusion qui a donné du fil à retordre aux scénaristes – au point de conclure les intrigues de Louis avec deux épisodes d’avance. Dans l’ensemble, on a eu droit à du Suits très classique sur cette saison 7 et je ne suis plus aussi fan que je ne l’ai été, car ils n’arrivent plus à me surprendre.

> Saison 7B18

The 100 (S05)

Synopsis : La saison 4 était une véritable course contre la montre pour sauver l’humanité menacée d’extinctions par des radiations. Elle se terminait de manière foudroyante avec un renversement total des prémices de base de la série : Octavia prenait la tête des 12 clans Grounders et des rescapés de Skaikru dans un bunker, Raven trouvait un moyen de retourner sur l’arche avec ses amis et Clarke était laissée pour morte sur Terre. Six ans et une semaine plus tard, le bunker est inaccessible sous les débris de Polis, l’arche n’est pas retombée et Clarke vit avec Madi, une deuxième nightbleeda enfant qui a survécu aux radiations. Elle est devenue la grounder qui voit d’un mauvais œil l’arrivée des nouveaux sur Terre à bord d’une énorme navette de prisonniers… Qui sont-ils ? Mystère !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

15.png

Pour commencer, je trouve ce time jump ambitieux et je n’étais pas spécialement motivé quand j’ai appris qu’il y aurait six ans d’écart entre les deux saisons. Les personnages risquent fort d’avoir énormément changé durant ce laps de temps… En même temps, force est de constater que ça va relancer la série dans une toute nouvelle direction, et qu’elle en avait besoin pour respirer un peu – malgré les radiations.

Étant beaucoup trop fan de cette série, il n’a pas fallu longtemps pour que je sois convaincu du retournement de situation qui fasse de nos héros les grounders de la série. Cela promet de jolis ravages. Je me doute que Clake et Madi ne resteront pas seule bien longtemps, et j’ai espoir que ces messages radio soient entendus de tous depuis six ans sans que personne ne puisse lui répondre.

Il est à noter que la Terre est dans un sale état après le passage des radiations. On ne sait pas trop où se situe Clarke après le passage de Praimfaya : elle dit être dans le seul coin vert de la planète… j’imagine que ce ne sera pas trop loin de Polis.

J’ai énormément de théories, mais je me suis torturé à ne surtout rien voir de cette nouvelle saison avant l’heure. Je débarque donc avec un œil neuf et plein d’espoir ! Ci-dessous, mon avis sans spoiler ; pour les critiques complètes, il suffit de cliquer sur un titre d’épisode.

Note moyenne de la saison : 19/20

S05E01 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.
S05E02 – Red Queen – 18/20
Même si cet épisode se détache beaucoup des intrigues proposées la semaine dernière, il nous permet enfin de répondre à beaucoup de questions laissées en plan par le premier épisode. Muni d’un cliffhanger efficace, cet épisode nous fait aussi comprendre que la saison va passer bien vite grâce à la décision prise en fin de saison dernière. La série se renouvelle en continuant à respecter sa mythologie, et malgré quelques facilités scénaristiques, autant dire que… ça a de la gueule.
S05E03 – Sleeping Giants – 19/20
Ah oui, bon, bien, j’avais envisagé pas mal de scénarios et ce qu’il se passe dans cet épisode n’en fait pas partie – et je commence à comprendre certains mouvements de fans car j’imagine qu’on a là quelques scènes qui devaient être dans les trailers. Et c’est exactement pour ça qu’il ne faut pas regarder les trailers, pas de faux espoirs comme ça. À la place, je me suis fait balader par quelques rebondissements de cet épisode et je suis très intrigué par les élargissements de l’univers proposé dans cet épisode. Au-delà de ça, le rythme est toujours aussi bon et il n’y a que deux petits détails qui m’ont fait retirer un point. Vivement la suite !
S05E04 – Pandora’s Box – 20/20
L’épisode n’a duré que 42 minutes, mais quand je pense à tout ce qu’il s’est passé dedans, je me dis que c’est comme si j’avais vu un film de 2h. Bien qu’un peu déçu par des facilités scénaristiques en milieu d’épisode, je comprends bien pourquoi elles étaient nécessaires afin que cette saison avance bien plus rapidement qu’elle ne l’avait fait jusque-là. Et non seulement elle avance, mais en plus la mythologie s’étend et les relations entre personnages changent vite. Passionnant.
S05E05 – Shifting Sands – 19/20
Avec cet épisode, j’ai l’enfin qu’on entre vraiment pleinement dans ce qui était promis pour cette saison. Franchement, ça part dans tous les sens, le rythme est excellent, les dynamiques entre personnages toujours aussi bien travaillées et je ne retire un point que parce qu’il y a un ou deux rebondissements prévisibles que les personnages n’envisagent pas. M’enfin quand même, cette saison est extrêmement solide et passionnante à suivre.
S05E06 – Exit Wounds – 19/20
Oh lala, mais qu’est-ce que j’aime cette série. Tout dans l’écriture de cet épisode fonctionne parfaitement : plus on avance, plus j’aime autant les « méchants » que les « gentils », plus les dynamiques entre les groupes se complexifient, plus les personnages évoluent d’une très jolie manière, plus les épisodes passent, plus je crains de voir l’un d’eux mourir. Non, franchement, la série s’en tire à merveille cette saison, avec une intrigue extrêmement bien maîtrisée. Et puis, OK, ça aide que cet épisode se concentre beaucoup sur un personnage que j’adore, c’est vrai.
S05E07 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !
S05E08 – How We Get to Peace – 19/20
Je surnote légèrement l’épisode parce que je n’ai pas du tout vu venir une bonne partie de ses twists, mais pourtant, il prend bien le temps de les mettre en place progressivement tout au long de l’épisode. Cette saison 5 est exceptionnellement bien écrite, et les frissons étaient une fois de plus au rendez-vous pour cet épisode !
S05E09 – Sic Semper Tyrannis – 19/20
Cet épisode traite en parallèle plusieurs intrigues qui en arrive aux mêmes points de tension et se font écho tout au long de l’épisode, proposant une vraie unité dans la montée en tension et réussissant à rendre ces quarante minutes parfaitement palpitante. Tout le monde a son moment de gloire, on retrouve des personnages qu’on n’a pas assez vu cette saison et j’adore, tout simplement.
S05E10 – The Warriors Will – 16/20
Bien que très chouette, cet épisode a eu du mal à me convaincre sur le plan logique : à plusieurs reprises, on nous présente une situation comme la plus parfaitement logique quand ce n’est pas du tout le cas. Cela affaiblit beaucoup la série par rapport à d’habitude, et en plus, elle se concentre aussi sur une intrigue que j’aime moins… Rien ne va plus ! Heureusement que l’ensemble reste passionnant à suivre – et plein d’un bon suspense.
S05E11 – The Dark Year – 19/20
Rien qu’au titre de cet épisode, je hurlais « ENFIN ! », parce qu’il promettait d’apporter les dernières réponses manquantes avant la fin de saison. C’est effectivement le cas et tout se met en place pour un excellent final, avec en plus la masse de moments à s’arracher les cheveux ou à frisonner. Yep, j’ai retrouvé les frissons devant cet épisode – et il fait toujours 28°C ici, alors ce n’est tout de même pas rien !
S05E12 – Damocles – Part One – 19/20
J’ai crié contre ma télé, je me suis arraché des cheveux et torturé des méninges : c’est le signe des bons épisodes, je pense. Beaucoup de bonnes choses dans cette première part, beaucoup de stress et de peur aussi Je ne sais pas dans quel état on me retrouvera après le dernier épisode ; ni si on me retrouvera, mais je suis pressé de le voir.
S05E13 – Damocles – Part Two – 20/20
Quel voyage, quelle saison ! Non seulement, la série s’est rachetée une deuxième jeunesse cette saison, mais en plus, cet épisode final se paye le luxe de me surprendre sur toute la ligne de son dernier acte que je n’avais pas envisagé une seule seconde avant cet épisode. Bien écrit, bien interprété, complétement fou, cet épisode final ne fait que me rappeler que The 100 est l’une de mes séries préférées… et possiblement ma préférée dans toutes celles encore en diffusion aujourd’hui.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

The 100 – S05E01

Épisode 1 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.

> Saison 5


Spoilers

01-2.jpg

How the hell am I gonna make it 5 years?

 La série reprend par un flashback, comme je l’espérais. 42 jours après Praimfaya, Clarke décide de se frayer un chemin hors du bunker de Becca recouvert de débris et de cendres. Elle a un long chemin à faire : elle espère retourner à Polis et retrouver sa mère et ses amis. La Terre est loin d’être aussi charitable qu’elle ne l’était : elle retrouve la jeep enfouie sous terre, constate des orages poussiéreux et son arrivée à Polis est loin d’être joyeuse.

En effet, la tour s’est effondrée sur le temple contenant le bunker, comme on l’avait compris en fin de saison dernière. Elle fait tout son possible pour accéder à la porte, divisant ses dernières rations de nourriture comme elle peut. Il est assez clair qu’elle y passe plusieurs jours avant de retrouver un bout du trône qu’elle a la mauvaise idée de déterrer. Le temple manque de s’effondrer sur elle. Certes, elle y survit, mais c’en est fini de ses espoirs du bunker.

Son deuxième mois s’achève avec son abandon de Polis. Elle était sûre de pouvoir y vivre, mais c’est désormais impossible. Elle se fait un campement comme elle peut et comprend qu’elle aura du mal à tenir cinq ans toute seule et sans ressource. Pas évident pour elle d’espérer survivre sans ressource.

De manière logique, elle retourne à Arkadia où elle retrouve les affaires de Jasper : l’ipod de Maya (je n’ai jamais aimé ce perso, mais putain, elle a de bons goûts musicaux en fait), les lunettes, sa lettre d’adieu à Monty. C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là qu’elle craque et qu’elle comprend qu’il avait possiblement raison. Oh.

Sans eau depuis 48h, elle envoie ses adieux avec la radio de la jeep qui a quand même énormément d’essence, heureusement pour elle. Elle roule sans trouver d’eau et s’arrête prête à mourir… C’est donc là qu’il se met enfin à pleuvoir.

Maintenant qu’elle a bu, elle reprend la route et tue malgré elle des animaux qu’elle se fait un plaisir, oui, oui un plaisir, de manger. La vie n’est pas de tout repos : elle est immédiatement confrontée à un nouvel orage et une tempête de sable qui lui font perdre les panneaux solaires. C’est donc ainsi que fonctionnait la jeep, à l’énergie solaire. J’ai soit raté l’info il y a très longtemps, soit ça n’avait jamais été explicitée, mais c’est enfin plus clair.

Sans jeep, elle décide de continuer sa route à pied pour mieux s’effondrer en plein désert, faute d’eau. Elle se réveille bouffé par un oiseau, ce qui est bon signe : si un oiseau a survécu, c’est qu’il y a de l’eau et de la bouffe. Oui, mais elle n’arrive pas à tenir le rythme de vol de l’oiseau. Sa crise de nerfs qui suit n’est pas évidente à jouer et même elle n’est pas tout à fait capable de la tenir à merveille. Par chance, alors qu’elle envisage le suicide, l’oiseau repasse dans le ciel et la mène sur un coin de la planète minuscule mais de toute évidence épargné par Praimfaya.

Elle y trouve une forêt, de l’eau, des animaux à tuer et un les restes d’un clan plein de cadavres tués par les radiations. 58 jours et la voilà donc remise sur pied : elle a un campement, de la nourriture, de quoi parler à Bellamy en espérant qu’il l’entende. Tout va bien ? C’est donc le moment qu’elle rencontre Madi.

Celle-ci n’est pas motivée à lui parler, contrairement à Clarke qui n’espère que ça. Madi emmène Clarke droit dans un piège à ours, sympa. Son but est clairement de la tuer, mais elle s’arrête quand elle s’aperçoit que la blonde a elle aussi du sang noir. Clarke rampe au campement et se suture comme elle peut ; heureusement pour elle, elle est douée en médecine.

Malheureusement pour elle, elle n’est pas maligne : elle s’endort et se fait voler ses affaires par Madi qui ne la tue pas pour autant. Madi est petite, mais elle est pleine de ressources ; elle sait même pêcher. Elle n’est pas disposée à parler, jusqu’à ce que Clarke gagne sa confiance en lui faisant des dessins.

Six ans plus tard, Clarke a appris à pêcher et Madi à conduire ; et c’est une relation petite sœur/grande sœur qui se met enfin en place, ou mère/fille selon les moments. C’est intéressant de voir Clarke sous cette nouvelle perspective qui la rapproche un peu plus d’Abby. Comme le suggérait la bande-annonce du comic con de San Diego cet été, Clarke a raconté toute son histoire à Madi et lui a appris l’anglais – alors qu’elles parlaient pourtant toutes les deux le Trigedaslang, ça aurait été plus simple de s’y tenir. Et alors que Clarke continue de faire des dessins à Madi, alléluia, l’épisode prend alors le temps d’aller faire un tour dans l’espace !

J’étais vraiment persuadé que nous n’y aurions pas droit à ce stade de l’épisode. C’est merveilleux et le fan en moi jubile : on retrouve Raven capable de se battre contre Echo (et gagner !), ce qui était parfaitement improbable en saison 4. Monty s’occupe de la cuisine d’algues (avec un tablier beaucoup trop drôle), Bellamy est au commandement, surveillant Eden, le seul point verre sur Terre, et espérant réussir à capter un signal radio terrestre, laissant Emori à l’écoute.

La série tarde cependant à nous remontrer Murphy, qui est apparemment devenu une corvée digne de nettoyer les toilettes pour tous, même pour Emori qui préfère faire des tours dans l’espace que de revoir son… ex ? Oh. C’est pas juste.

Murphy joue les ermites dans un coin du vaisseau, et même s’il vit désormais seul, il a quand même eu le temps pour une coupe de cheveux. Assez vite, on le retrouve aussi imblairable que ce qui l’était en saison 1, probablement frustré d’être coincé dans l’espace puisque Raven ne trouve pas de solution au manque de carburant pour redescendre sur Terre. C’est vrai qu’en fin de saison 4, le groupe avait écarté ce problème d’un simple « sounds to me like a 5-year problem », sous-entendu Raven aura 5 ans pour trouver une solution… mais bon, ça ne se fait pas comme ça non plus du carburant. Ma seule vraie déception de cette intrigue dans l’espace ? Pas de bébé ! Franchement, ils auraient pu nous sortir un petit de cinq ans et demi pour Monty & Harper, ça aurait été sympathique comme tout, mais bon. Ils vivent d’algues dans l’espace, ils ont peut-être eu des scrupules à se reproduire – et n’avaient pas de quoi faire des vêtements aussi, sûrement.

Toujours est-il qu’en se battant avec Bellamy parce que Murphy adore être un chieur qui fout des coups de poings sans raison, Murphy aperçoit soudainement un vaisseau en orbite de la Terre, juste au-dessus d’Eden. Ils se précipitent pour en parler aux autres, toutefois Bellamy est assez malin pour leur dire de ne pas entrer en contact car ils ne savent pas à qui ils ont affaire.

Ils ont en tout cas affaire à quelqu’un qui a les moyens d’envoyer un vaisseau sur Terre et Raven essaye aussitôt d’entrer en contact, sans y parvenir.

De son côté, Clarke voit donc arriver la navette « Gagarin » pleine de prisonniers et décide de planquer Madi. Ainsi, la nightbleeda a survécu si longtemps parce que, comme Octavia, elle se cachait dans le sol pour éviter que les prêtres la retrouvent lorsqu’ils cherchaient un futur commandeur ; et c’est aussi pour ça qu’elle s’en est prise à Clarke, effrayée de ce qu’elle pourrait lui faire. OK, ça se tient ; de même que sa survie pendant deux mois alors qu’elle avait genre 5/6 ans : elle était dans son village après tout.

Clarke observe de loin les nouveaux arrivants et comprend vite qu’ils sont clairement hostiles : outre les muscles et les armes, ils sont des clichés sur pattes de vrais prisonniers. Et ils sont là pour récupérer leur planète. Forcément. Ils sont dirigés par une femme dont on ne connaît pas encore leur nom, mais donne ses directives à au moins un type malin et un meurtrier de masse. Cela promet. Commeelle se demande ce qui est arrivé à la planète « pendant que nous dormions », il y a fort à parier qu’ils aient trouvé un moyen d’hiberner… de mieux en mieux !

Comme deux hommes retrouvent Madi, celle-ci se protège en tirant sur eux et en se ratant. Très vite, l’instinct maternel de Clarke se déclenche et elle s’attaque aux hommes. L’un d’entre eux étant sur le point de tuer Clarke, Madi est forcée de commettre son premier meurtre. Elle empêche Clarke de tuer le second homme car il a voulu la laisser en vie… mais Clarke affirme qu’il n’y a pas de gentils. Humph ! Adieu le jardin d’Eden.

Tout cela nous a été expliqué par sa voix off en début d’épisode, mais ça reste frustrant de la voir se comporter de la manière dont Indra s’est comportée avec eux. Tenter un dialogue ou rester cachée aurait été malin, là, elle provoque volontairement une guerre. Bon, et en même temps, l’homme a effectivement voulu tuer Madi, ce n’est pas une bonne chose.

Dans l’espace, l’arche est confrontée à un nouveau dilemme : ils ont assez de carburant pour aller sur le vaisseau qu’ils voient encore en orbite, mais pas assez pour faire l’aller-retour. Certes, l’autre vaisseau semblait avoir du carburant, mais est-ce le bon, est-ce suffisant ?

Monty n’a pas du tout envie de partir, mais la décision du groupe est prise. Plutôt que de se contenter de survivre sur l’arche, ils veulent retourner sur Terre et c’en est donc fini de leur paix relative. J’espère quand même que l’on aura quelques flashbacks de tout ça, même si toutes les informations utiles semblent déjà nous être communiquées.

Si Murphy et Emori ne s’entendent plus vraiment, la dynamique entre Raven et Murphy semble plus solide que jamais, et pourtant Raven a supporté Emori comme colocataire pendant pas mal de temps. Que le couple le plus solide de la série, Memori parfaitement !, soit séparé comme ça est rageant, mais comme j’ai toujours adoré les interactions entre Raven et Murphy, et particulièrement en saison 4, je suis heureux de les voir en si bons termes et à deux doigts de les shipper. Le travail des scénaristes est bon et on sent que la tension Memori est toujours là dans leur manière de se parler alors qu’il y a une sorte de non-dit entre Raven et Emori, Raven semblant avoir du mal à la supporter.

En parallèle et sans surprise vu le rapprochement Murphy/Raven, Echo & Bellamy sont enfin un couple, merci ! Depuis le temps que je les voulais ensemble ! Il n’aura fallu que trois saisons et six ans, après tout. Il est révélé qu’Echo ne veut pas redescendre sur Terre pour des raisons  autres que celles de Monty : Octavia l’a exilée après tout, et même Bellamy a mis trois ans à pardonner Echo le presque meurtre d’Octavia (mouais : il l’a aussi sauvée de son suicide deux jours après). Tout ça paraît être de l’histoire ancienne maintenant qu’ils forment tous une grande famille de l’espace et Bellamy est persuadé que sa sœur saura pardonner Echo…

Octavia ? Toujours dans son bunker à observer un combat à morts entre deux grounders. Humph, pas tout à fait ce que j’espérais du Bunker et pas tout à fait bon signe pour Echo, ni pour Bellamy d’ailleurs. Cela sent bon la catastrophe où nos héros vont se retrouver à se faire la guerre entre eux alors qu’ils s’aimaient six ans plus tôt. Comme l’a bien expliquée Clarke à la radio que personne n’écoutait, chacun des groupes contre lesquels elle s’est battue avait ses raisons de vouloir leur mort, comme elle avait les siennes de les vouloir morts.

Je ne suis pas sûr d’être prêt, en revanche, à voir nos héros avoir des raisons de s’entretuer comme ça !

> Saison 5