The 100 (S04)

Ci-dessous, mon article sur cette saison, avec mes avis à chaud à la diffusion de chaque épisode.

Avis : La série est enfin de retour ! Après un début qui m’avait laissé de marbre quelques épisodes en saison 1, The 100 a su conquérir mon coeur par son rythme vif et ses questions de vie ou de mort toujours très bien traitées. La saison 1 s’est emballée et a débouché sur une seconde saison extrêmement ambitieuse, qui n’a pas hésité à tordre le cou aux conventions et à poignarder les traditionnels schémas de triangles amoureux. Et la saison 3 ? C’était une hécatombe, autant du côté des personnages tués que des fans déçus de la mort de leur favoris. J’en fais partie, évidemment, puisque Lexa était quand même le meilleur personnage du monde et que Bellamy a eu une énorme période de n’importe quoi en début de saison.

J’ai malgré tout su passer au-dessus et apprécier le développement de l’intrigue qui, si elle ne m’a pas toujours plu, était extrêmement addictive. Les épisodes sont riches, les relations entre personnages toujours bien traitées (à l’exception Murphy/Harper, j’avoue) et les répliques parfaites. Après trois saisons, j’ai même fini par apprécier Murphy qui partait de loin, parce que je n’ai jamais pu le piffrer dans Continuum. Autant dire que, contrairement à beaucoup, je trouve que la série a su évoluer avec cohérence et pertinence, même si je n’approuve pas tout. En fait, c’est précisément ça qui est bien : la série n’a jamais pris le temps de s’occuper de ce que voulez les fans, elle a développé son histoire un peu indépendamment. Et du coup, ça donne une superbe trame générale, que beaucoup refuse de voir, j’ai l’impression, parce qu’ils sont énervés par la mort d’un personnage ou d’un autre. Ben oui, mais c’est justement ça qui fait que c’est une bonne série, que les gens regarderont encore dans dix ans. Sans tout ça, la série ne serait probablement déjà plus là.

Je suis donc tellement impatient de débuter cette saison 4 que j’ai commencé par un rewatch de la saison 3, terminé avant-hier. Je suis prêt, et j’en ai marre de cette introduction, alors je vais la faire courte pour le résumé des derniers épisodes. Clarke a réussi à sauver la Terre d’Alie… mais a annoncé à Bellamy que, non, ils n’avaient pas sauver la Terre car le monde est envahi de radiations qui sont prêtes à les tuer dans les six mois à venir. Oups. Quant à Octavia, elle a décidé de tuer Pike de sang-froid pour se venger de la mort de Lincoln, même si le grand méchant de la saison venait de lui sauver la vie. Reoups. La saison 3 s’achève sur ces deux bons cliffhangers qui concluaient un épisode ayant choisi la voie de la facilité et des petites incohérences, j’espère donc que la nouvelle salve d’épisodes saura gérer correctement cette base, d’autant qu’avec la mort d’Ontari, il n’y a plus de Commander. Ça va saigner !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6 | Saison 7

Note moyenne de la saison : 17/20

01-2.jpgÉpisode 1 – Echoes – 18/20
Looks like saving the world will have to wait.

Oh putain, The 100 est de retour en très grande forme, je suis tellement heureux (et peut-être pas tout à fait objectif non plus). Comme prévu, l’absence de commander vient foutre la merde dans la coalition. Je suis plutôt content du parti pris de l’épisode qui est de commencer tout de suite après la fin de l’épisode précédent. Cela permet de découvrir le chaos laissé par la City of Lights, malgré aussi une légère incohérence avec les aller-retours dans la tour (alors que normalement, ils sont censés escalader pour monter, hein). C’est un détail qui s’oublie vite tellement il se passe de très bonnes choses dans cet épisode ! L’épisode prend le temps de réintroduire vraiment chaque personnage, et c’est tout ce que je lui demandais.

Du côté de Polis, c’est donc le chaos dans les rues et tout le monde en veut à Wanheda ou au 13e clan, ce qui est assez logique. Le but de l’épisode est donc de réussir à stabiliser la coalition, ce qui n’est pas très original mais plutôt logique. Clarke et Bellamy décident de ne rien dire pour les radiations, même si à la fin de l’épisode, la majorité du casting est en fait au courant. Tant mieux, on ne s’attarde pas trop là-dessus. Parmi les choses que j’adore dans cet épisode : Roan est vivant ! Je n’aime pas beaucoup l’acteur, mais je suis bien content que le personnage soit encore là, car il peut encore apporter pas mal de choses. Et cet épisode le confirme assez rapidement, avec l’ajout de rebondissements autour de sa guérison-miracle qui permettent de ne pas voir le temps passer et le développement de sa relation de confiance avec Clarke, qui permet de réinstaurer la coalition. Comme d’hab, la série privilégie les avancées politiques à travers les relations entre ses personnages (ce qu’on retrouve aussi pas mal avec le couple Abby/Marcus et l’amitié Marcus/Indra, trop chou). Cela fonctionne très bien pour l’avancée de l’intrigue.

Autre chose que j’adore ? Echo, qui donne carrément son nom à l’épisode ! J’adorais le personnage en fin de saison 2 et je pensais que l’on en avait malheureusement fini avec elle lors de sa trahison de Bellamy en saison 3. Le résumé m’a mis la puce à l’oreille, mais la voir gagner une telle importance au sein de l’épisode, c’était juste jouissif ! J’espère qu’elle va réussir à mettre de l’eau dans son vin et survivre, car vu son tempérament de feu, j’ai juste envie de la voir survivre le plus longtemps possible. Ce qui est quand même peu probable avec The 100. Je suis déjà satisfait de savoir qu’elle survit à l’épisode, ce n’était pas gagné.

Toujours à Polis, Murphy et Emori se retrouvent et décident de fuir ensemble. C’était une partie un peu plus faible pour l’épisode, mais qui correspond bien aux personnages. Et c’était toujours plus solide qu’Octavia que tout le monde pardonne en deux secondes pour Pike. Je ne peux pas voir Pike, mais quand même, je m’attendais à un peu plus de remous. Ah et enfin, Jaha est toujours aussi chiant. Quatre saisons que j’attends de le voir y passer, et toujours pas, c’est frustrant !

Du côté d’Arkadia, c’est toujours assez désert avec seulement Raven, Monty, Harper et Jasper. Pourtant, chacun a son moment de gloire : Raven souffre encore et toujours, mais elle répare l’internet (et ça, c’est la classe), Harper et Monty font la fête et couchent une nouvelle fois ensemble (j’adore l’effet de répétition avec Raven qui les interrompt à chaque fois) et Jasper… continue de sombrer dans sa spirale dépressive. C’est un soulagement, pour deux raisons. Sa dernière scène dans l’épisode précédent ne me plaisait pas, son sourire ne disait rien qui vaille. En fait, il est juste blasé de la vie, et ça colle très bien à l’évolution du personnage. J’avais l’impression qu’il était bizarrement guéri de tout ce qu’il a traversé et cet épisode confirme que non. J’ai même cru qu’ils allaient vraiment le laisser se suicider. Double soulagement donc, celui de la cohérence de l’évolution du perso, et celui de le savoir en vie. Pour au moins six mois, donc, à en croire Raven, décidément oiseau de mauvais augure (c’est un jeu de mot sur son prénom et le poème de Poe, laissez tomber).

Enfin, le fan de Clexa en moi est contenté des scènes qui continuent de nous torturer de sa disparition. Quant au cliffhanger, il est un peu facile, mais ça fonctionne très bien. Les radiations arrivent les gars, va falloir songer à reconstruire Mountweather !

02.pngÉpisode 2 – Heavy Lies the Crown – 16/20
No I don’t want us to survive, I want us to live

C’est parti pour une petite dose de survie, qui commence par un flashback sur les dégâts provoqués par Alie et l’introduction d’un nouveau personnage qui va apporter beaucoup de choses je sens : Ilian. Cette intro est un peu discutable car trop rapide, surtout en ce qui concerne la mort de la mère, mais on sent une volonté d’avancer vite, comme souvent avec cette série.

On retrouve donc ensuite Ilian à Polis, faisant partie d’un groupe cherchant à se venger du peuple du ciel en tuant le roi pour prendre sa place. Bien qu’un peu simpliste, cette intrigue paraît dans la droite ligne de ce qui s’est fait jusque-là. Roan n’étant pas en mesure de combattre s’entraîne avec Echo, que j’adore toujours autant, malgré (grâce à ?) son fort caractère.

Pendant ce temps, Kane et Octavia tente de convaincre l’ambassadeur derrière lequel s’est rangé Ilian qu’il ne faut pas tuer le roi. Le complot politique ne renonce évidemment pas et Octavia finit par tuer l’ambassadeur par surprise. C’était froid et parfaitement exécuté, prouvant une fois de plus l’évolution dingue du personnage qui fait ce qu’elle a à faire pour survivre. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle Octavia, sans parler de son look mille fois plus sexy qu’avant que je valide totalement. Du coup, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure pour comprendre qu’Ilian sera son nouveau love interest. Ça me va, je n’avais jamais pu blairer Lincoln de toute manière. C’est un peu rapide puisque ça fait moins de dix épisodes quand même, mais on n’y est pas encore.

En parlant de ship, cet épisode confirme définitivement la relation Kane & Abby, même si celle-ci décide finalement de retourner à Arkadia où elle sera plus utile.

Du côté d’Arkadia, justement, les Skaikru sont de retour. Deux intrigues se déroulent dans cet épisode pour eux : d’un côté, nous avons Bellamy, Monty, Harper, Nate & Bryan qui se rendent à la Farm Station, de l’autre, le reste du casting qui réapprend à vivre. Côté Farm Station, l’intrigue est excellente.

La solution proposée par Monty pour survivre aux radiations, vivre dans les vaisseaux ayant déjà résisté aux radiations, est aussi simple qu’efficace de la part des scénaristes. En revanche, voir le groupe se séparer m’inquiète toujours autant.

L’intrigue de la semaine à la Farm Station était assez simpliste et réaffirmait le personnage de Bellamy en position de leader. Clairement, il ne fait pas le meilleur des choix à long terme, mais y préfère le court terme. Cela marche bien comme dilemme, même si ce Riley sort quand même de nulle part. J’ai aimé la manière dont la décision sauver tout le monde/sauver les esclaves divisait profondément tout le monde, et notamment les couples. Nate & Bryan peinaient à me convaincre l’an dernier tant leur relation semblait uniquement là pour compenser Lexa auprès des fans LGBT, mais leur couple fonctionne finalement bien à cet égard, apportant encore des nuances avec une touche personnelle plus forte aux décisions de ce type.

Bon, cela dit, le coup de l’explosion qui tue tous les « méchants » esclavagistes, c’est un peu gros : pas de garde à l’entrée ? personne en expédition pour revenir en hâte les attaquer ? La série ne m’a pas habitué à de tels raccourcis et j’espère qu’on aura quand même quelques conséquences à tout cela.

Quant à ceux qui restaient à Arkadia, ils sont tout autant divisés. C’est Clarke qui s’en prend plein la gueule (comme d’hab) dans cet épisode et c’est elle qu’il faut suivre pour bien tout comprendre (forcément, c’est l’héroïne). Elle a en effet des choix conséquents à prendre, puisqu’elle doit choisir de révéler ou non ce qu’elle sait. Raven la presse à dire la vérité pour trouver des solutions globales, Jasper, qui est totalement parti en vrille, la confronte à ses choix passés et Jaha, devenu chauve entre deux épisodes, lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas mieux que lui. J’aime beaucoup l’évolution de Clarke qui permet d’atterrir à la solution du compromis dans un discours politique à la langue de bois finalement assez réaliste. Raven reste fidèle à elle-même dans ses choix et opinions, ce qui est un vrai plus.

Concernant Jaha, inutile de dire qu’il m’énerve toujours autant et que j’aimerais le voir y passer, le personnage tournant en rond dans des regrets qu’il ne semble pas véritablement avoir. L’ombre du père de Clarke n’a jamais été aussi présente que dans cet épisode, que ce soit avec Abby renonçant à son alliance ou Clarke passant du côté des dirigeants (et trahissant donc les opinions de son père). C’est un parallèle sacrément efficace.

Enfin, Jasper est certes parti en vrille, mais ça correspond à l’évolution logique du personnage et ça apporte une bonne dose de comique. Sa relation avec Monty est une vraie bonne chose qui réussit à résonner de sincérité malgré tout ce qu’ils ont traversé. Ce n’était pas gagné. Par conséquent, l’épisode est très bon du point de vue de l’évolution de chacun, continuant à s’attarder notamment sur les cicatrices de chacun (la jambe de Raven, bien sûr, mais aussi Bryan et Jasper torses nus, parce qu’évidemment, c’est aussi une bonne excuse pour faire de l’audience), mais use de ficelles un peu grosses et de raccourcis décevants côté intrigue.

N’empêche qu’on a un vrai fil rouge et que je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire pour la fin de saison (de série ?), avec des choix drastiques pour savoir qui survivra.

03.pngÉpisode 3 – The Four Horsemen – 16/20
Chosing who gets to live or die is your speciality

Malgré une bonne migraine, je ne résiste pas à l’envie de lancer cet épisode à la première occasion. Sans grande surprise, cet épisode voit l’intrigue des radiations s’accélérer avec l’arrivée de Grounders malades à cause de celles-ci à Arkadia. Parmi eux, Luna, qui a d’une manière ou d’une autre quitté sa plateforme à un moment. Il faut dire qu’à peu près tout le monde y est mort, ça a dû la motiver.

À Arkadia, Jaha agite un nouvel espoir avec une tablette sortie d’on ne sait où, encore une fois, au plus grand désespoir de Raven qui, aussi chiante soit elle, a plus que raison dans toutes ses intrigues cette semaine. Murphy et Emori se planquent dans une cave et n’arrivent pas à régler leur problème de couple. Comme d’hab, Murphy choisit donc de retourner à Arkadia et y apprend en quelques minutes que la planète est foutue grâce à un débat entre Raven et Abby (qui n’est pas sans rappeler les problématiques de l’Arche en saison 1). Là encore, donc, Raven a raison même si son choix est atroce et Murphy interférant n’est vraiment pas une bonne idée, même si la raison évoquée est logique. Je suis assez dégoûté du parti pris des scénaristes qui est de donner tort à Raven alors qu’elle pense à la survie du plus grand nombre, et la tournure des événements me fait envisager une fin de saison avec uniquement une centaine de survivants, puisque les grounders contaminés y passent les uns après les autres. Luna pourrait probablement se sauver toute seule avec son sang et, peut-être, la flamme…

Oui, mais Roan réussit à perdre la flamme dans cet épisode, c’est bien joué ça quand même. Cela permet d’approfondir un peu la relation Octavia/Indra après l’absence de cette dernière la semaine dernière. Octavia devient la tueuse de l’ombre du royaume, j’adore l’idée. L’intrigue lui permet de retomber sur son futur mec et surtout sur Gaia, la fille de… Indra ?

Si cela sort totalement de nulle part, c’est plutôt juste par rapport à ce l’on sait du personnage (rien de précis, justement). Son histoire familiale est cohérente par rapport aux premières saisons et à la relation Indra/Octavia. Quant au plan qui permet de sauver la flamme, il est prévisible mais efficace, alors pourquoi pas. Tout cela nous mène malgré tout à une guerre civile inévitable, surtout avec Ilian qui est prêt à détruire toute technologie VS Arkadia qui mise tout là-dessus VS Octavia « Skairippa » prête à buter ceux qui s’en prendront au roi.

Loin de tout cela, Clarke et Bellamy accompagnent Jaha à la recherche de son bunker miracle, construit par une secte. C’est l’occasion pour la série d’augmenter encore sa mythologie et cette partie qui faisait bien aussi intrigue de la semaine (comme pour la flamme) a réussi assez rapidement à piquer ma curiosité. Malheureusement, cela n’apportait rien puisque tout le monde est mort dans ce bunker. C’était donc une intrigue perdant encore un peu de temps, exactement comme l’annonçait Raven et exactement comme la semaine dernière.

La fin de l’épisode voit Murphy logiquement annoncer à Emori qu’il faut rentrer à l’Arkadia et Clarke faire sa liste de 100 survivants (et l’abandonnant trankilou dans son bureau, LOGIQUE). Le cliffhanger est plus que prévisible avec Luna survivant grâce à son Nightblood et offrant un nouvel espoir au genre humain. Nous voilà bien.

En définitive, comme en fin de saison l’an dernier, chaque épisode apporte son/ses intrigues de la semaine pour faire avancer la trame générale, avec intro et conclusion, puis petit cliffhanger pour faire revenir. Ce n’est plus tout à fait du grand The 100 comme avant, mais ça reste très efficace et divertissant, avec des personnages vraiment bien définis et à l’évolution logique. Il est un peu regrettable que tout le monde ne puisse pas avoir son temps d’écran, mais les choix faits sont toujours pertinents.

Bon, sinon, il serait cool que The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D arrêtent de s’échanger les acteurs comme ça.

04.pngÉpisode 4 – A Lie Guarded – 18/20
Yu gonplei ste odon Octavia kom Skaikru

Mon dieu, cet épisode commence par un éclat de rire général… Autant dire que ça fait tout de suite peur tellement ce n’est pas habituel. Il faut dire que la survie sur Terre semble s’être sensiblement compliquée, avec carrément la peur de la pluie désormais. Cette intro fonctionne plutôt bien en resituant Jasper comme le connard de service (il a clairement pris la place de Murphy désormais) et Monty comme un allié proche de Clarke…

Ce qui ne peut évidemment pas durer et, effectivement, Jasper trouve la liste des 100 noms rédigés à l’épisode précédent. Il se fait gentiment arrêter par Clarke qui accorde un peu trop vite sa confiance à Monty malgré tout. C’est donc lui qui révèle à tout le monde la liste des cent noms, bon courage, Clarke, surtout qu’elle est toute seule à l’arche… avec Jaha, qui passe dans cet épisode de type ridiculisé à type qui sauve tout le monde avec l’idée d’une loterie. Clarke a néanmoins eu l’occasion d’expliquer un peu sa liste, avec des choix sacrément logiques mais douloureux, basé sur des statistiques et des moyens de préserver la race humaine. C’est presque trop intelligent pour Clarke. La liste était en fait l’intrigue de la semaine, mais elle est tellement intégrée au fil rouge qu’il est difficile de la considérer comme telle.

De leur côté, Abby, Raven, Luna, Nyko, Murphy, Emori, Miller, Jackson et quelques autres ne sont donc pas à l’arche, mais à la recherche d’un laboratoire pour créer un vaccin anti-radiation avec le sang de Luna. C’est une bonne chose de séparer autant le casting, surtout que l’air de rien, on commence à connaître vraiment beaucoup de personnages et il est évident que l’on peut en tuer quelques-uns… C’est donc Nyko qui y passe en premier, guérisseur des Grounders que l’on connaissait depuis pas mal de temps et qui a droit à une fin un peu bâclée, protégeant Luna d’une mort certaine. Luna étant Luna, elle en profite pour se barrer alors que le sort de l’humanité repose sur elle. Joie. Raven réussit à la convaincre de rester, se trouvant au passage une utilité après avoir été laissée pour compte à cause de sa jambe.

L’histoire des drones est un bon prétexte à ce développement et à celui de Murphy qui se retrouve tiraillé entre Skaikru et son désir de survie avec Emori. Les graines d’un conflit à venir sont clairement plantées, notamment avec Abby (qui n’est pas loin de se suicider inutilement dans cet épisode). Cette partie de l’épisode permet à ce gros groupe de découvrir le laboratoire de Becca, ouvrant de nouvelles perspectives pour la suite, tout en les protégeant des actions de Roan qui part en vrille à Polis.

Dans la capitale, justement, Octavia est enfin confrontée par Kane sur toutes les conneries qu’elle fait depuis quelques épisodes. J’adore le personnage, mais force est de constater qu’elle ne fait pas du bien pour la paix à long terme, instaurant un climat de peur plutôt que de respect… ce qui est un peu synonyme chez les Grounders. Il n’est donc pas surprenant de la voir se faire virer et partir à la recherche d’Indra, qu’elle ne trouvera pas.

Bellamy est parti en chasse avec un obscur inconnu et s’est fait capturer par les hommes de Polis où il est ramené auprès de Roan et Kane. Ce dernier doit alors réparer les erreurs du figurant accompagnant Blake et qui a beaucoup trop parlé, mais c’est peine perdue : avec toutes ces histoires d’arche pouvant sauver les Skaikru et de Nightblood caché, Roan n’a plus confiance et rompt l’alliance avec Skaikru, gardant Kane & Bellamy comme otage, ordonnant de capturer également Octavia & Indra, puis de tuer tous les autres, Skaikru comme Trikru. Cool, des figurants en moins et des actions qu’il ne regrettera pas du tout.

La guerre est ainsi lancée et Octavia s’enfuit pour prévenir l’arche que l’armée de Polis arrive pour s’en prendre eux (il est évoqué qu’Indra fait de même avec Trikru). Skairippa se fait rattraper en route par Echo et ses hommes, et après un excellent combat entre les deux, elle se fait transpercer par l’épée de la guerrière Azgeda et tombe dans un ravin. Octavia est donc laissée pour morte aux yeux d’Echo qui l’annonce à Bellamy. Octavia étant Octavia et The 100 étant malgré tout une série, O survit et remonte sur son cheval. Reste à savoir si elle arrivera à temps pour prévenir l’arche et si elle survivra à ses blessures une fois fait.

Je suis légèrement déçu par cette survie vraiment trop énorme pour être pleinement crédible dans une série qui jusque-là ne s’est jamais (trop) foutu de nous à ce niveau-là. Cela aurait été une belle mort pour le personnage, mais je ne suis pas sûr que le fandom s’en serait remis cette fois, déjà qu’ils votent encore pour Lexa. Non parce que sa survie est déjà difficile à avaler, mais qu’en plus son cheval la retrouve… Ce n’est pas un chien, normalement, un cheval.

Bon, allez, admettons, l’épisode était vraiment top et ne s’est pas gêné pour tuer quelques personnages tout en s’assurant de foutre la merde niveau politique, et c’est après tout tout ce que j’aime dans cette série.

05.pngÉpisode 5 – The Tinder Box – 15/20
Azgeda is coming. Army. War is here.

Vont-ils retrouver des téléphones portables et tous se mettre à draguer en ligne dans cet épisode ? Si à la vue du titre, la question pourrait presque paraître légitime, on se doute bien que non, malgré tout.

Maintenant que j’ai fait cette blague pourrie, je me sens prêt à commencer la critique.

L’épisode commence au bunker où toute la technologie semble impeccable après pas loin de cent ans sans avoir servi, et quand je dis impeccable, je ne parle pas que du fait que ça fonctionne mais aussi que c’est propre. Pourquoi pas, mais j’aimerais bien avoir une chambre qui prenne aussi peu la poussière, moi aussi. Enfin bon, ce n’est pas trop l’intérêt de cette scène qui développe deux situations en parallèle.

D’un côté, Abby et son fidèle Jackson craignent de ne pas réussir à reproduire le nightblood, ce qui serait sacrément con quand même, de l’autre Raven a une migraine (c’était déjà suggéré la semaine dernière) qui lui fait croire qu’elle s’envole… quand en fait, elle a une attaque cérébrale. Oh, ça sent les conséquences de la City of light, et je me suis dit que ça allait être joyeux si ça se généralisait (Raven étant la première à en avoir été déconnectée, et étant aussi la seule à avoir gardé autant de connaissances de son passage là-bas. J’entendais d’ici le « We didn’t save anyone » de Clarke. J’étais très loin du compte, lol).

Octavia est toujours bien mal en point cette semaine (logique) et sans trop de surprise, elle tombe sur celui que je voyais comme son futur love interest, Ilian. À Arkadia, on découvre que le troc continue avec Niylah, qui trouve ainsi le moyen de revenir dans la série, l’air de rien. Parce que quand je dis que ça continue, moi, je trouve surtout que ça commence, mais bon. C’est très mignonnet entre Clarke et elle, jusqu’à l’arrivée d’Ilian et Octavia. Qu’il est mignon lui aussi de l’avoir ramenée, ça permet à Clarke de la sauver avec un massage cardiaque (mouais, toujours pas convaincu par super-Octavia) et à O’ d’annoncer la guerre.

Du coup, tout le monde s’empresse de vaquer à ses affaires, laissant à Ilian le loisir de traîner dans la base de ceux qu’il tient pour responsable de la mort de sa famille. Bien joué Clarke, tu as juste oublié l’essentiel sur ce coup-là et ça va te revenir dans la gueule.

Arkadia fait ce qu’elle peut pour prévenir la guerre qui arrive évidemment à leur porte, et Monty propose un plan digne de Pike qui ravit énormément sa chérie, forcément. Je n’aime pas bien l’insistance autour de Monty depuis deux épisodes, ce n’est vraiment pas bon signe dans une série comme The 100. Ou peut-être suis-je juste trop parano.

Clarke se propose de parler à Roan pour lui retourner le cerveau, un grand classique de la série et un art dans lequel elle excelle, alors on comprend bien la confiance aveugle de Monty. Et il faut dire qu’à eux deux, ils mettent sur pied un plan qui fonctionne merveilleusement bien et permet effectivement la discussion, alors même que l’armée est bien plus nombreuse qu’eux. On notera au passage que ce n’est pas une armée bien maligne de n’avoir même pas un éclaireur, mais bon, ils ont pris la confiance en pensant tuer Octavia. Ma pauvre Echo, si tu savais.

Bon, je passe le moment moyen où Riley pique sa crise et celui pas beaucoup plus crédible où Bellamy décrète qu’Octavia est forcément en vie, quand n’importe qui d’autre aurait pu réussir à prévenir Arkadia. Comme il faut occuper un peu l’épisode, Clarke et Roan mettent un temps dingue à trouver une solution évidente : partager le vaisseau. Ils se décident à le faire au beau milieu de la fameuse cave de l’an dernier, réutilisation sympa d’un lieu déjà vu.

Pendant ce temps, Monty échange sa place avec Bellamy (non, je n’ai pas du tout imaginé le coup fourré venir) pour que celui-ci aide Echo à convaincre Riley de ne pas buter Roan. Tout ceci est très efficace dans la montée en tension, car j’ai bien peur que Roan ne passe pas la saison, vu qu’il est déjà embauché ailleurs. Fort heureusement, il ne meurt pas des mains de Riley, et toute cette intrigue qui occupe pourtant une bonne partie de l’épisode est finalement… parfaitement inutile.

En effet, une autre sous-intrigue de l’épisode dévoile toute cette importance à ce moment-là, celle qui voit Octavia être soignée par Niylah (c’est donc pour ça qu’elle est de retour !) et apprendre qu’Ilian est à Arkadia aussi. Elle comprend aussitôt que c’est la merde et elle a bien raison, car il prévoit juste de tout faire péter. Et avec des arguments absolument pas convaincants, Octavia est tout simplement incapable d’empêcher Ilian d’accomplir son plan.

Ainsi, si finalement tout le monde survit à l’épisode (j’ai vraiment cru que Monty allait y passer tant le début ressemblait à un adieu au personnage, j’ai même cru qu’il allait se faire buter parce que tout le monde se précipiterait à Arkadia en oubliant les otages, mais non, il survit pépère), l’épisode surprend avec la destruction d’Arkadia, longuement mise en scène histoire qu’il soit bien évident que c’en est fini de toute cette partie de la série.

Ce n’est jamais que la base même de The 100 que d’avoir l’arche. Personne ne tue Ilian, alors que pourtant il y aurait de quoi, et les scénaristes ne nous pondent heureusement pas la mort de Jasper – car oui, j’ai envisagé un instant de voir Jasper en feu sortir de l’arche. Ils en auraient été capables à une époque, mais je crois que j’en attends vraiment trop d’eux désormais. En effet, Octavia survit beaucoup trop facilement (une fois de plus) elle aussi, et la série finit par manquer vraiment de crédibilité.

Cela fait quelques épisodes de cette saison (et à vrai dire, les deux derniers de la trois aussi) que je trouve que les facilités scénaristiques se multiplient et c’est bien dommage, car ils proposaient jusque-là des enjeux sérieux avec des vraies conséquences. Cette année, j’ai l’impression qu’ils sont frileux de la gâchette après les révoltes des fans l’an passé sur les morts de Lexa et Lincoln. Si c’est ça, le fandom a vraiment diminué l’intérêt et la justesse de la série, et c’est bien dommage.

En même temps, je comprends que CW essaye de les calmer aussi si l’impact sur les audiences est négatif, mais, franchement, la série était plus prenante quand elle tuait ses personnages principaux sans crier gare (plus prenante, peut-être, mais surtout plus crédible, car là, j’ai l’impression d’en revenir à une banale série ado où l’on sait que tout le monde va survivre, avec une structure à la semaine qui oublie parfois son fil rouge – ou l’étend inutilement).

En revanche, j’aime assez le jeu de pouvoir qui s’est déroulé dans cet épisode, comme toujours, et la démonstration, une fois de plus, que quand deux grands pouvoirs s’opposent, il faut se méfier des dégâts que peuvent faire les petits. Du coup, ça redonne des points à l’épisode, car il y avait au moins l’élément de surprise de ce côté-là : à leur place, j’aurais tué Monty, et même Kane, mais sauvé le vaisseau. Au moins, cette fois, c’est sûr : tout le monde sera Nightblood ou les humains ne seront plus.

Les quatre premiers épisodes partent ainsi en flammes en même temps que la liste des 100 personnes et mes espoirs d’une fin de saison qui repart à cent personnages. Jolie surprise pour conclure l’épisode, donc.

J’aimerais pouvoir en dire autant de Raven, mais bon… Les scénaristes ont pété un sérieux câble. Son attaque cérébrale lui donne en fait la solution : il faut simplement dire adieu à la gravité pour réussir à créer du Nightblood (jolie dédicace possible à Finn avec la notion de « spacewalk », mais ils ne la font même pas). Avec son euphorie, elle est juste insupportable et ça semble beaucoup trop sauter le requin comme disent les ‘ricains. Même les informations qui suivent ne sont pas bien crédibles malgré de jolis termes scientifiques, tant Raven paraît d’un coup être investie de super-pouvoirs.

Pourtant, quand il s’agit d’intégrer le fait qu’ils sont en train de tuer Raven comme ça après quatre saisons, les choses sont beaucoup moins claires pour moi, car j’adore le personnage et je trouvais vraiment bien son évolution – notamment sa jambe qui ne guérit jamais. Bon, la disparition de son mec de la saison 2 en cours de route était un peu grosse, mais à part ça, ils avaient réussi à construire un bon personnage. Son côté totalement dingue cette semaine m’a rebuté, mais je n’ai pas pour autant envie de la voir quitter la série. Je dois être un peu schizo.

De ce côté de l’intrigue, on notera aussi des coupes budgétaires assez importantes dans le casting, avec simplement une mention de Luna, en train de dormir quelque part dans le bunker, et la disparition de Murphy et Emori. Je pense que le budget est parti en flammes avec la destruction d’Arkadia (j’ai commencé avec une blague pourrie, c’est normal de finir comme ça).

Quant au cliffhanger… J’ai beaucoup moins de doute sur la survie d’Abby (ils trouveront bien une solution) que sur la survie de Raven. Et j’ai aimé la manière dont ils ont justifié que ça ne touchait que Raven et Abby. Clarke n’a pas fini de culpabiliser d’avoir voulu sauver sa maman à Polis. Bref, c’est un épisode qui me laisse très mitigé : le rythme était celui de d’habitude la tension a fini par prendre un peu et la surprise a explosé en fin d’épisode, mais entre temps, la crédibilité et la cohérence générale ont encore pris un coup qui affaiblit mon avis général sur la série.

Alors, la note baisse, en espérant que les scénaristes me prouveront le contraire et me feront regretter de demander plus de crédibilité dans les blessures et morts. Je suis tellement attaché aux personnages que la mort d’un d’eux me fera de toute manière beaucoup trop chier – sauf si c’est Jaha, ou Ilian, allez.

06.pngÉpisode 6 – We Will Rise – 16/20
It’s the end of the world Kane, darkness is all we have left.

The 100 est enfin de retour après une bien trop longue semaine de pause !

Les personnages n’ont pas eu tant de répit : Arkadia est toujours en flamme sous la pluie au début de cet épisode. Jasper en profite pour continuer à voir la vie du bon côté et être insupportable, cette fois avec Jaha, qui traverse une petite crise de foi en arrière-plan de cet épisode.

Pendant ce temps, la foule s’en prend à Ilian, qui est protégé par Kane, allez savoir pourquoi. Il veut juste éviter que ça ne parte trop en vrille, en gros, mais ça fait un moment que c’est le cas pourtant et ça manque d’éléments concrets pour nous expliquer son comportement, je trouve.

Raven s’entraîne à s’envoler dans l’espace sans y parvenir pour autant, malgré les encouragements de Murphy (non). Elle finit par s’énerver violemment après lui et ses blagues stupides et c’est Luna qui parvient à la calmer. La relation entre ces deux-là est une des choses les plus étranges de cette saison, mais ce réconfort tout maternel de Luna était sacrément beau et, finalement, crédible bien que surprenant. Murphy ne pardonne pas si facilement à Raven qui s’en est pris physiquement à lui – mais bon, ces deux-là remontent à la saison 1 quand même – et laisse sa place à Luna, qui ne l’entend pas de cette oreille et tente de le raisonner. À eux deux, ils parviennent à focaliser l’attention de Raven et à trouver la solution à leurs problèmes. Comme la semaine dernière, l’écriture est bonne, mais l’on sent de plus en plus cette saison que les problèmes sont créés juste pour être surmontés en fin d’épisode.

Du côté d’Arkadia, tout n’est pas entièrement détruit, à commencer par la chambre de Clarke et ses dessins de Lexa. Les scénaristes jouent un jeu dangereux : Clarke entretient désormais sa relation avec Niylah, contre l’avis de la moitié du fandom qui veut la voir avec Bellamy et de l’autre moitié qui veut la voir célibataire à vie dans la glorification de Lexa. De mon côté, j’aime beaucoup la transition proposée avec les dessins de Clarke représentant Lexa (non, ils n’ont pas brûlé). Quant à Niylah, c’est un bon personnage qui mérite des approfondissements, mais que j’apprécie de plus en plus à chaque fois. Elle est tout dans la douceur, ce qui est un contraste avec la majorité des personnages que l’on connaît, et donc plutôt une bonne chose. Jusque-là, on n’avait que Monty qui avait ce type de caractère, et encore.

Octavia, à l’infirmerie parmi les nombreux blessés, révèle qu’elle en veut toujours à Bellamy pour la mort de Lincoln. C’est décidément un épisode qui prend le temps de faire le deuil des personnages perdus l’an dernier (ou il y a un mois ou deux, pour les personnages). Clarke savait bien que ça prendrait du temps à O, mais Bellamy lui répond assez justement que le temps, ils n’en ont plus. Ces scènes permettent de concrétiser un peu l’évolution des dynamiques et ne font pas trop forcées, même si le simple fait qu’on voit autant leur but est un peu dérangeant.

Octavia est ensuite aidée par Niylah, ce qui est une bonne chose car ça développe les deux personnages à la fois. O se retrouve alors seule à l’infirmerie avec Ilian dont les gardes ont disparu, et bien sûr la conversation n’est pas des plus amicales.

L’ensemble d’Arkadia n’est pas mieux, avec un discours de haine à l’encontre d’Ilian se faisant entendre de la part du papa d’un gentil petit garçon de cinq ans. CINQ. CIIIIINQ. Pardon, c’était tellement ridicule, je suis traumatisé. Bon, ce nouveau personnage est le Pike 2.0 en gros, et c’est donc un peu énervant.

Monty avertit ainsi Kane, et c’est frustrant, car j’aurais aimé le voir monter en grade, faire un grand et beau discours pour apaiser la haine. Les scénaristes ont fait évoluer Monty, mais en même temps, il doit rester ce pion de second rang et c’est un peu énervant à force. Après son sacrifice du dernier épisode, il aurait pu se faire entendre un peu plus. Mais non, il n’est pas un leader et les scénaristes ne veulent de toute évidence pas qu’il le soit. Et Harper est aux abonnées absentes cette semaine, dommage.

Octavia, encore elle, part ensuite en vrille et veut se venger d’Ilian, du moins en théorie : elle veut surtout se venger de ce qui est arrivé à Lincoln, donc elle livre le prisonnier à la foule en colère. Et quand elle se retrouve dans la position de Pike, prête à abattre Ilian de la même manière que l’avait été Lincoln, elle explose en larmes et s’enfuit. Je sais bien que tout ça, c’était il y a un an pour nous et qu’on a eu le temps de l’accepter, mais ça continue de me faire mal pour les personnages.

Autant j’ai apprécié le dessin de Lexa, autant le flashback du headshot de Lincoln, ce n’était peut-être pas si nécessaire. On sent que ça remue le couteau dans la plaie, et pourtant, je n’ai jamais été fan de Lincoln. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils n’avaient plus le droit de le montrer à l’écran aussi, puisqu’ils tardent à nous montrer son visage. En tout cas, ils n’ont pas eu le budget pour Pike, clairement, et ça m’est bien égal.

Avec l’aide de Jaha et Kane qui font équipe pour la première fois depuis bien longtemps, et la complicité inutile de Monty, Ilian peut quant à lui s’enfuir à son tour. Bref, Arkadia est parti en vrille cette semaine, pour finalement rentrer dans les rangs bien gentiment.

Avant tout ça, Clarke, Bellamy et Roan ont pris la décision d’aller porter le carburant au bunker de Raven et compagnie. En effet, Arkadia est désormais totalement allié avec Azgeda pour créer du Nightblood. Il y a bien sûr quelques péripéties en cours de route avec Trikru qui en veut encore à Azgeda qui, dans sa déclaration de guerre, a détruit quelques villages en chemin pour Arkadia lors du dernier épisode.

Ces péripéties ne m’ont pas passionnées, j’avoue, car l’on sait bien que ni Clarke, ni Bellamy n’y passeront. Il restait un peu de suspens autour de Roan, mais c’est assez vite clair qu’il est bon pour survivre lui aussi, et il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait une bonne course poursuite en jeep/camion, ce qui n’est clairement pas ce qui m’intéresse dans la série. En plus, l’absence d’Echo dans la garde rapprochée du roi n’est pas hyper logique, même si on peut imaginer qu’elle est repartie pour Polis afin d’y assurer l’ordre. Cela dit, quand on voit les mauvaises décisions qu’elle prend, Roan pourrait changer de second.

Sans vraie grande surprise, l’épisode se termine sur une mauvaise nouvelle supplémentaire : une flèche de Trikru a suffi à percer un baril en métal (?) et le carburant est perdu à jamais. Clarke en informe alors Murphy & Luna, qui sont chargés d’annoncer à Raven la mauvaise nouvelle, qui ne pouvait pas plus mal tomber car elle avait enfin réussi à trouver le moyen de sauver tout le monde avec tout le carburant dont ils disposaient. Du coup, elle prend assez mal la nouvelle et fait une nouvelle attaque cérébrale (je ne sais comment la qualifier en fait) bien plus violente qu’il y a deux épisodes. Inutile de préciser que Murphy court chercher Abby – que l’on n’a pas vu de l’épisode, donc, de même que Jackson ou Emori.

C’est marrant comment ils profitent de ce bunker pour cacher la moitié du casting comme si de rien n’était. Autant avec Arkadia ou Polis, c’est crédible parce qu’on connaît la taille gigantesque dont ils disposent, autant on ne connaît du bunker que la salle principale (et l’endroit où Luna dormait désormais) alors il y a une information qui nous manque. Et puis même si c’est crédible ailleurs, il y a des personnages qu’on ne voit plus depuis quelques épisodes sans explication, comme Miller et son copain. Ce n’est pas du tout frustrant après leur évolution à peine forcée en saison 3.

Si l’épisode ne monte pas beaucoup plus haut en terme de note, c’est justement à cause de toutes ces absences du casting (mais avec tant de personnages en même temps…) qui donnent envie de lire des dizaines de fanfics sur chacun d’eux (et en même temps, dur d’imaginer ce que peuvent faire Abby, Miller ou Emori dans ce bunker). Pour ça et parce que leur schéma narratif devient vraiment trop répétitif avec chaque semaine des personnages confrontés à un problème dont la solution est trouvée vers la 30e minutes histoire de laisser le temps de créer un nouveau problème.

L’évolution générale et les dynamiques entre personnages restent excellentes, mais je trouve ça trop schématique et ça ne me dérangeait pas autant avant. C’était peut-être le cas quand même, mais ça me semblait moins gros, peut-être par manque d’habitude. Si c’est vraiment ça, alors je vais peut-être me lasser et finir par descendre de plus en plus mes notes en saison 5. Oui, il y a une saison 5, c’est officiel !

Oh, et pour conclure, je dois dire que le changement de générique fait mal à voir : Arkadia y est désormais détruite et la nuit tombée ! C’est un bon choix de la part de la série de se mettre à jour comme ça; j’ai adoré les différents changements proposés au sein du générique pour coller au mieux à la situation proposée. On dirait une deuxième moitié de saison, déjà, mais il est possible que ça le soit.

07.pngÉpisode 7 – Gimme Shelter – 16/20
Why don’t you make a fire? You’re good at that.

Comme prévu et malgré quelques détours, il semblerait bien qu’Ilian et Octavia soient faits pour être ensemble. Alors qu’ils s’enfuient d’Arkadia, ils sont surpris par de la pluie radioactive, enfin, et c’est l’excuse parfaite pour les mettre à moitié nus dans une grotte. Ben, tiens. On notera l’absence de traces de coups sur le corps d’Ilian. Son visage est toujours tuméfié de tous les coups qu’il s’est pris dans l’épisode précédent. Même si Octavia ne veut pas lui parler, ils finissent par faire un peu plus connaissance.

Octavia se laisse consumer par ses regrets et ses envies de vengeance au point de tenter de se suicider. Ilian la sauve et, bien sûr, puisqu’ils sont toujours à moitié nus, la tension sexuelle grimpe aussitôt d’un cran. Déprimée, elle l’embrasse alors pour sentir quelque chose d’autre. Sans grande surprise, cela finit en scène de sexe censurée pour ces deux-là. Depuis l’introduction d’Ilian, il était à peu près sûr qu’on en arriverait là et ce n’est pas si mal fichu. Il aura fallu moins d’une saison pour qu’Octavia tourne la page Lincoln et, en même temps, on sent bien que tout ça n’est pas encore résolu.

Ce n’est pas franchement un couple de rêve sur le papier, mais cela reste intéressant à voir. Il est juste dommage qu’Ilian soit à ce point détesté de tout le reste du monde. Au petit matin, le couple se sépare, mais Octavia baisse les armes et décide de le ramener chez lui. Oh, ce couple n’a pas fini de nous surprendre.

Après des épisodes et des épisodes d’entraînements inutiles, Arkadia se fait malgré tout surprendre et c’est le chaos. Il y a un connard qui s’en prend à Harper et finit au sol. Bellamy et Kane ont la gentillesse de le sauver quand même, avant de se déshabiller comme le reste du casting. Oh, les scénaristes ont donc trouvé l’excuse parfaite pour foutre tout le monde à poil. Bien joué.

Harper passe le reste de l’épisode à culpabiliser de ne pas l’avoir aidé, alors qu’il a juste tenté de lui arracher ses vêtements pour se protéger, hein. Du coup, elle pleure sa mort. Mouais. Une fois de plus, l’écriture est un peu étrange : où est Monty pour la réconforter ? Nulle part, et la pauvre se retrouve à devoir se contenter de Kane qui, lui, n’a qu’une radio pourrie pour parler à sa chérie… Même Niylah aurait été plus crédible dans le rôle de Kane vis-à-vis d’Harper.

Bellamy quant à lui décide une fois de plus de jouer au héros : comme il ne peut trouver Octavia, il décide d’aller sauver un duo pris au piège de la pluie noire. Pas de bol pour lui, sa jolie jeep se retrouve coincée dans la boue et il doit reconnaître son incapacité à sauver tout le monde. Pas facile tous les jours la vie de héros. Il finit par rentrer à la base pour apprendre qu’Octavia n’a pas donné signe de vie. Voilà, voilà, les scénaristes ne sont vraiment pas cool avec notre petit Blake.

Clarke arrive au bunker et apprend d’Abby qu’à défaut d’aller dans l’espace, la moelle épinière de Luna peut suffire à créer du Night Blood, si on est prêt à le tester sur un humain. C’est marrant, ça me rappelle Mount Weather comme solution, hein. Et apparemment, Abby aussi vit mal la comparaison et la solution qu’elle vient de trouver.

Emori entend tout, parce que c’est Emori, et parce qu’il faut bien nous rappeler qu’elle est là, aussi, et qu’elle est le sacrifice le plus évident pour tester le transfert du sang de Luna, grande absente de l’épisode, une fois de plus. Clarke part ensuite en expédition avec elle en direction de la villa d’Allie où se sont installés Murphy et Emori. Ah ben oui, ça a de la gueule forcément, et surtout ça explique où ils ont disparu.

Murphy était juste en train de danser et faire la cuisine. J’approuve, je fais pareil. Avec cette explication sortant d’un peu nulle part, j’ai même cru un moment qu’ils allaient nous sortir Miller de derrière un placard (hum, mauvais jeu de mots pour un homo ?), mais non, il est toujours aux abonnés absents. Je comprends de moins en moins comment ils gèrent le casting, sérieux.

Ce retour à la vie moderne est une claque pour Clarke qui peut enfin prendre une douche chaude et retrouver le plaisir d’un bon lit deux places. Son réconfort est toutefois de courte durée, parce que faudrait pas que l’actrice prenne trop ses aises : alors que dans la cuisine, Emori s’active pour se casser, elle se fait surprendre par un Natif agressif. Malgré les protections de la villa largement mises en avant juste avant, celui-ci a réussi à pénétrer dans la baraque en cassant une vitre et s’attaque à elle pour de la bouffe. Incapable de le maîtriser, elle est finalement sauvée in extremis par John.

Elle prétend alors connaître son agresseur et vouloir le tuer, mais il paraît très vite clair qu’elle ment afin d’avoir un cobaye. C’est une sacrée performance de la part de l’actrice et je continue d’apprécier de plus en plus ce personnage. Et ça me fait chier, j’aime vraiment tout le monde dans cette série, les prochaines morts vont être dures. Clarke finit par en arriver après un long, long, temps de réflexion à la conclusion qu’elle tient son cobaye et Abby finit l’épisode en lui injectant du Night Blood, en présence aussi de Roan, même si nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il a pu faire de son épisode sans Clarke. Les scénaristes révèlent alors qu’Emori mentait et ne connaissait pas ce type. Ce dernier rebondissement est vraiment sans surprise tant c’était évident et c’est dommage de finir là-dessus, même si ça offre un cliffhanger intéressant sur la survie ou non de ce cobaye.

Quant à « Memori », ils sont plus amoureux que jamais dans leur désir commun de survie. Purée, ne me les tuez pas, plus ça va, plus je les adore.

En conclusion, cet épisode prend le temps d’approfondir un peu les personnages d’Octavia, Bellamy et Memori avec trois intrigues qui se déroulent en parallèle et permettent aussi de voir quelques moments de transcendance pour Ilian, Kane et Harper. La multiplicité des intrigues et l’arrivée de la pluie noire aide à camoufler un peu l’écriture routinière de la saison. Cette fois, il ne s’agit pas vraiment de trouver une solution à un problème, mais plutôt d’attendre la fin du problème pour la pluie. Quant au cobaye, tout cela se déroule sans surprise, car on sait bien dès le départ qu’ils trouveront quelqu’un sur qui tester.

Il y a de fortes chances que le test échoue… et que quelqu’un d’importance décide de tester une deuxième version de ce remède. Ou pas, on verra, c’est une supposition en l’air, comme j’avais pu le faire précédemment pour Octavia et Ilian. Bon, autrement dit, The 100 continue son jeu de domino et d’écriture stratégique pour que tout se mette peu à peu en place. Cette semaine, c’est bien fait, malgré un casting de plus en plus variable et de moins en moins logique.

Cependant, la seule solution que j’y vois, c’est de tuer quelques personnages… et ça, non merci.

Capture d'écran 2017-03-30 12.39.59.pngÉpisode 8 – God Complex – 18/20
I’ll be here if you come back. When. I mean, when.

Comme d’habitude, cet épisode se divise en trois intrigues traitées de manière inégale en termes de temps et d’importance. En revanche, contrairement à d’habitude, les scénaristes surprennent par des rebondissements qui viennent une nouvelle fois renverser la donne.

Tout d’abord, une première intrigue concerne la rédemption de Bellamy, encore et toujours. La semaine dernière n’a pas suffi, il faut maintenant ramener le personnage à un point où il est capable de lâcher prise et d’oublier sa culpabilité. Facile : il suffit pour ça de lui fourrer un Jasper toujours aussi insupportable dans les pattes.

Cette intrigue est de loin celle qui m’a le moins plus dans l’épisode, même si j’ai apprécié les références à la première saison de la série, du « whatever the hell we want » à la quête des fruits hallucinogènes. C’est une bonne chose d’en revenir à ces éléments-clés du passé, car cela solidifie la série de manière agréable, lui donnant un suivi plus crédible que l’invention perpétuelle de nouveaux éléments.

De plus, il était intéressant de voir Jasper marquer des points malgré son fichu caractère depuis Maya. Le personnage a beaucoup trop changé, mais ce côté « recherche du fun » était après tout ce qui le caractérisait en saison 1. Quant à Bellamy, il ne se ressemble plus du tout et le voir enfin lâcher un peu de lest était plutôt positif également, même si je n’aime pas du tout la manière dont c’est finalement amené. Il faut qu’une figurante sexy que nous n’avons jamais vu le drague pour qu’il change d’avis, et ça, c’est un peu n’importe quoi et contre-productif par rapport au personnage. Dans le même genre, j’aurais aimé voir Harper passer de son stade de dépressive du début d’épisode à fêtarde. Pourtant, la fête est une bonne chose et j’aurais aussi apprécié qu’on s’y attarde un tout petit plus longtemps, pour les voir profiter de la vie. La scène de 4×4 en début de saison 3 où ils chantent tous ensemble reste l’un de mes moments préférés dans cette série et je n’aurais pas été contre un développement dans ce sens. Cependant, on a déjà passé beaucoup de temps sur Bellamy cette saison, et j’espère qu’on avait là une conclusion (même s’il serait intéressant de connaître leurs hallucinations dans Arkadia).

La seconde intrigue se déroule bien loin d’Arkadia. La production a enfin remis la main sur l’ensemble du casting censé se trouver dans le bunker de Becca, et c’est ainsi l’occasion de les voir tester les radiations sur leur cobaye. Cette première scène de l’épisode se déroule pour ma part sans la moindre surprise avec un début d’expérience rassurant qui finalement foire totalement et laisse ce pauvre type mourir dans d’atroces souffrances.

Il faut alors trouver un nouveau cobaye et cela tombe, comme prévu, sur Emori ; surtout qu’ils ont l’excuse de son mensonge pour se rassurer. Clarke découvre en effet qu’elle lui a menti sur l’identité du premier cobaye et, apparemment, ça justifie de tenter de la tuer, n’en déplaise à Murphy. Le couple est emprisonné aussitôt. Ce n’est pas trop du goût de Luna qui se ridiculise un peu dans sa révolte vouée à l’échec et son combat contre Roan.

Tout cela m’a un peu laissé perplexe tant l’intrigue restait prévisible, mais j’ai aimé là encore la référence au passé de la série. Raven dresse la première le parallèle évident avec Mount Weather et, une fois de plus, cela permet de solidifier l’ensemble de la série tout en expliquant assez rapidement et facilement les enjeux de cette nouvelle décision de Clarke, surtout que ça vient de Raven qui s’était bien fait torturée en fin de saison 2.

Ma scène préférée est un peu centrale dans cette intrigue : Emori demande à Murphy d’arrêter de la protéger. Elle est prête à se sacrifier, mais elle veut encore le protéger pour qu’il ne soit pas le prochain sur la liste. C’est merveilleux et hyper bien joué de la part des deux acteurs. Les supplications de Murphy à Clarke, notamment, sont magistrales et s’appuient elles aussi sur les relations passées entre les deux personnages. Je n’en demandais pas tant.

De ses supplications, j’en ai tiré l’évidence du sacrifice de Clarke. Franchement, je n’en attendais pas moins vu les doutes de l’ensemble des personnages et sa scène avec Roan ; mais la petite phrase bien placée de Murphy l’a vite confirmé. Clarke décide de se sacrifier et tester le nightblood elle-même. De manière moins prévisible, le personnage d’Abby semble bien différent cette semaine. Elle hésite à sacrifier Emori, là où je m’attendais à la voir se faire stopper par Clarke. Bon, ça, à la rigueur, ça colle à peu près au perso.

En revanche, la voir péter un câble et détruire le laboratoire, ce n’est pas des plus crédible et on va mettre ça sur son cerveau désormais défectueux comme celui de Raven. Franchement, elle n’a pas hésité dix secondes à lui injecter le nightblood et la clé de la City of Light en fin de saison 3, là où les risques étaient infiniment plus grand ; alors il n’y a pas trop de raisons d’en arriver à de tels extrêmes (même si ça reste une réaction compréhensible de parents). J’ai envie de noter également que personne ne semble en vouloir à Abby, pas même Emori et Murphy libérés, alors qu’elle vient juste de tuer tout le monde. La libération de Memori est également une aberration, car je doute qu’ils pardonnent si facilement la situation dans laquelle on les a fichus – et notamment à Miller qui a suivi aveuglément les ordres (franchement le faire revenir pour ça, ce n’est pas cool).

J’ai aussi envie de dire qu’ils abandonnent bien vite le combat : il suffit d’attendre la prochaine pluie noire pour savoir si Clarke survit ou pas. Et de toute manière, l’espèce humaine est déjà sauvée car Luna survit, de même que des enfants nightblood (on sait qu’il en reste qui ne faisaient pas partie du conclave, normalement). Je dis ça, je ne dis rien.

Et effectivement, je ferais mieux de ne rien dire car de toute façon, la dernière intrigue de cet épisode permet de trouver une nouvelle voie vers la salvation. L’intrigue Jaha/Kane, redevenus de grands amis, apporte en effet une solution qui avait été un peu trop vite écartée en début de saison.

Si je déteste Jaha, je suis assez content de le voir, pour une fois, avoir raison de persister sur son délire de secte quand il se rend compte que la religion de Niylah reprend les mêmes termes et symboles que celle-ci. Ce que j’aime surtout dans cette intrigue, c’est la manière dont toutes les pièces du puzzle s’emboîtent de manière évidente alors qu’à aucun moment je n’y avais pensé avant. Pourtant, j’avais tout en main moi aussi. Il me reste toutefois le souci du rapport entre Becca et la secte, mais les hommes que l’on voit à la fin du 3×07 pour l’accueillir sortent peut-être du bunker, et de là, tout se tient.

Cette intrigue voit également le retour d’Indra, égale à elle-même, c’est-à-dire beaucoup trop violente et agressive pour être un bon leader politique, même si elle se laisse convaincre par Kane de temps à autre. Agressive ? Et bien oui, Trikru est toujours en guerre contre Azgeda, et donc contre Skaikru. Je n’ai pas trop aimé la manière dont Indra tue tous les Azgeda sur son chemin, car cela va encore provoquer des remous politiques et des combats par la suite, ni la manière dont les relations avec Gaia, sa fille, semble soudainement apaisées.

En revanche, j’ai adoré la façon dont Gaia était réintroduite, avec toutes les réponses que cherchaient nos héros, l’air de rien. Cela s’inscrit tout à fait dans la mythologie de la série et justifie un peu mieux l’invention du personnage de Gaia. C’est peut-être le plus gros point faible de cette saison finalement, le fait que le personnage-clé sorte de nulle part en début de saison. Toutefois, comme je ne la voyais pas obtenir une telle importance, c’est plutôt réussi je pense, car ce sont finalement tous les éléments de peu d’importance (la secte, le bunker inefficace, Gaia, la religion Trikru…) qui permettent d’apporter une nouvelle solution.

Cette dernière est efficacement trouvée par Monty, qui prend encore de l’importance dans cet épisode. Harper s’en rend bien compte et n’a pas l’air d’aimer ça beaucoup plus que moi. La scène du couple ressemblait fortement à une scène d’adieu et Monty a tellement pris du grade cette année que je me retrouve à sursauter pour lui à chaque scène. Je ne donne pas cher de sa peau ou de celle d’Harper, il me paraît de plus en plus évident que l’un d’eux ne passera pas la saison. Ils sont censés être bien plus secondaires que ça, et finalement, ils ont éclipsé Miller & Bryan qui avaient pris un peu d’importance l’an dernier, mais pas autant. C’est un peu la même chose pour Memori qui éclipsent Jasper (surtout), mais je vois moins l’un d’entre eux y passer. Peut-être à tort.

Enfin, l’absence d’Octavia ne m’a pas du tout dérangé, contrairement à ce que j’aurais pensé si on m’en avait parlé a priori.

Donc si je résume : l’épisode est très solide car il s’appuie sur les fondations de la série à de nombreuses reprises, tout en proposant un renversement de la situation avec la découverte du bunker et l’échec du Nightblood. La découverte du bunker, aussi immense soit-il, ramène de plus une ancienne problématique sur le devant de la scène : il va falloir faire une liste de qui peut survivre. Et comme cette fois, c’est Trikru qui garde le temple, il y a fort à parier qu’Azgeda va être mis de côté. La merde géopolitique est bonne pour un nouveau traité et de nouveaux combats, et j’aime beaucoup cette perspective.

C’est un épisode d’autant plus réussi que pas un instant je n’imaginais le retour de cette secte dans la série ou l’échec de la solution Nightblood. Je voyais déjà Clarke survivre aux radiations dans la machine et j’ai aimé la manière dont ils ont réussi à me surprendre !

Capture d'écran 2017-04-27 16.43.14.pngÉpisode 9 – DNR – 17/20
Not much point of fighting at the end of the world…

J’ai l’impression que ça fait un an que je n’ai pas regardé The 100, je suis tellement heureux qu’ils soient de retour après cette pause de trois semaines ! Si l’épisode a mis plus de temps à me happer que d’habitude, je l’ai fini sur les rotules. Alors, ma séance chez l’ostéopathe ce matin n’a pas aidé car j’ai fonctionné comme un zombie toute la journée, mais cet épisode, vraiment, m’a vidé émotionnellement. Je m’explique.

Plusieurs intrigues s’entremêlent cette semaine et aucune n’est de tout repos. Oh, nous avons bien Octavia et Ilan qui commencent par jardiner puis passer la journée au lit à nous dire que l’hiver (la mort) arrive. Non, sans déconner, la référence à Game of Thrones me paraît inévitable. Peu importe, tout ça n’est qu’une introduction pour nous faire croire qu’Octavia se repend. Finalement, Ankara (oui, oui, c’est un prénom, pas une ville), une pote d’Ilian, décide de s’en prendre à elle.

Il n’en faut pas plus pour qu’Octavia se réveille, le déclic se fait et paf, la revoilà guerrière. L’évolution de ce personnage est folle, elle se consume à petit feu à chaque meurtre, je le sens de plus en plus mal pour son futur.

À Arkadia, Jaha est de retour avec Monty pour déclarer l’existence du bunker. C’est intéressant, mais je n’ai pas aimé du tout la mise en avant, une fois de plus, de Monty dans sa relation avec Harper. Finalement, c’est elle qui a fini par me saouler. Elle est clairement en pleine dépression et décide donc de rester faire la fête avec Jasper plutôt que de se rendre au bunker. Autrement dit, elle décide de se suicider. Cela mène à une scène très forte entre Monty et elle qui a tout de la pire rupture dans une série. Il lui balance quand même qu’elle est lâche avant de se barrer. Oh Harper, mais ressaisis-toi.

Ils sont tout un groupe de jeunes à agir comme ça, car la vie sur Terre est trop compliquée à gérer, trop douloureuse. Monty ne peut tolérer ça, mais sa petite amie et son meilleur ami en sont là. Jaha essaye bien de les forcer à venir, mais sans surprise, ça ne fonctionne pas. C’est Bellamy le plus intelligent sur ce coup, c’est très bon de le retrouver : il fait prendre conscience à Jaha que ce n’est pas sa décision de les forcer à survivre. Il les a bien envoyés mourir sur Terre, après tout. C’était une bien jolie scène, avec même une apparition inattendue de Wells. Et puis, me sentir de nouveau Team Bellamy après tant de temps, c’était cool.

La majorité d’Arkadia se met donc en route pour Polis et le bunker, sans savoir ce qui les y attend. Avant cela, Bellamy prend le temps de dire au revoir à Jasper et Harper, tous deux dans une fête perpétuelle qu’il avait rejoint la veille malgré tout. Cette scène d’au revoir, particulièrement entre Bellamy et Jasper, était déchirante, à coup de répliques entendues et ré-entendues tout au long de la série. Oh, ce « Whatever the hell you want » m’a cloué sur place. Je suis tristesse infinie, sachez-le.

Monty décide finalement de rester à Arkadia auprès d’Harper et Monty. Ce sacrifice parfaitement romantique est très joli, puisqu’il dit rester au cas où ils changent d’avis. J’aime bien l’idée, mais… l’amoureux transi qui reste pour sauver sa copine, on sait tous que ça va mal finir. Je suis à peu près convaincu que Monty va finalement mourir pour sauver une Harper comprenant trop tard qu’elle tient effectivement à la vie, comme Monty le souligne justement dans cet épisode. Je tiens à dire direct que ça va être atroce et que je ne suis pas prêt non plus. DNR. Oui, ne me réanimez pas, je suis un cas perdu avec cette série. En plus, ce DNR de Jasper me rappelait évidemment LOST et ce n’était pas une bonne chose.

Il est quand même question de suicide collectif et il est à peu près sûr que tous ne pourront survivre. La série a été assez avare en cadavre cette année, je crains le pire, franchement.

Pendant ce temps, Clarke, Roan, Abby, Miller et Jackson arrivent à Polis pour découvrir le bunker. C’est évidemment un piège pour tuer Roan, puisque Trikru est toujours en guerre contre Azgeda. Clarke sauve juste à temps Roan (ben évidemment) mais Azgeda était déjà sur le coup. Echo dirige à merveille ses troupes, organisant un blocus autour du bunker et gardant tout le monde en otage.

Tout le monde, sauf Wanheda, que le roi Roan demande à voir, bien sûr. À six jours de la fin du monde (enfin, ce sera probablement en avance histoire de rajouter du drama), Roan est bien remis de sa blessure du début de saison et est drôlement prêt à écouter Clarke.

Celle-ci parvient à le convaincre de parler pacifiquement à Indra. Oh, le pacifisme grounder est relatif, bien sûr. La réunion au sommet se fait en présence des treize colonies et se conclut sur la décision de faire la guerre pour récupérer le bunker, faute d’une Lexa pour convaincre tout le monde de ne pas se taper sur la gueule.

Oh Lexa, que tu manques à cette série. C’est fou quand même l’impact de ce personnage. Lincoln est totalement zappé désormais, de même que Finn par exemple, mais Lexa est encore le moteur d’une bonne partie de la série. Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ils m’ont fait espérer son retour improbable en plus, puisque Clarke se fait pote avec Gaia pour devenir la nouvelle commandeur (ça aurait été pratique l’an dernier quand même). C’était sans compter sur la connerie infinie d’Abby qui a peur que la flamme tue Clarke et révèle qu’elle n’est Nightblood que grâce à la science. Bordel.

C’est Roan qui pousse Abby à révéler ce qu’elle sait, alors qu’Abby était quand même prête à le tuer en début d’épisode et est désormais sa prisonnière. Du grand n’importe quoi Abby cette saison !

Finalement, Roan, qui a tout prévu, décide d’éviter la guerre en organisant à Polis les Hunger Games un dernier conclave entre les treize clans (y compris Skaikru donc). Le vainqueur gagnera le bunker pour son clan et basta. La bataille se fera dans l’ensemble de la ville. Et alors que Clarke et Bellamy se rendent compte qu’ils sont dans la merde, Octavia débarque, prête à faire la guerre. Oh…

Ce conclave est une bonne idée je trouve, mais ça va rapidement se résumer à Octavia/Indra/Echo. Et si Octavia doit tuer Indra, on aura franchi une ligne de non-retour. Et puis, je n’ai pas envie qu’Echo ne meurt non plus. Genre, l’idée est géniale, mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

Une dernière partie de l’épisode traite elle aussi du suicide, plus directement encore, et c’est probablement celle qui m’a le plus épuisé émotionnellement. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai toujours eu un gros faible pour Raven. Je n’aime pas bien son évolution cette année, forcément, car tout est fait pour la diriger vers sa mort prochaine. Je refuse toujours de croire qu’ils vont se séparer d’elle, je me dis qu’une fois dans l’espace, elle va nous trouver une nouvelle solution à tous leurs problèmes…

Et pourtant, plus on avance, plus il me paraît évident qu’elle ne survivra pas. Elle continue de partir en vrille tout au long de l’épisode, sous la surveillance de Murphy et Emori. Ces deux-là sont égaux à eux-mêmes, donc parfaitement géniaux tout du long. Ils craignent d’avoir été abandonnés derrière par Clarke & co, donc ils se préparent à aller survivre seuls dans le bunker de Becca.

Finalement, Miller et Jackson débarquent juste avant leur départ, s’excusant de leur retard et proposant de les amener. Avant d’en venir à la scène qui m’a achevé, parlons justement de Miller et Jackson. Cet épisode nous les montre en train de se draguer très ouvertement, avec les sourires complices qui vont bien. Je suis hyper mitigé sur cette intrigue, parce que nous n’avons pas de news de Bryan depuis des plombes et Miller est déjà en train de le remplacer. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer comme intrigue autour de ces relations. Jackson n’avait jamais eu de vie personnelle jusque-là, je suis donc surpris… mais en même temps, ça colle très bien aux deux personnages comme relation. Si ça peut permettre de revoir plus souvent Miller, je ne suis pas contre. Alors en revanche, si c’est pour nous faire un code 307 (= la mort de Lexa), non merci.

J’envisage déjà le pire, oui, mais cette série me veut du mal, je crois. Il n’y a qu’à voir la scène finale entre Raven et Murphy. Raven a décidé d’aller se suicider dans l’espace, parce qu’il n’y a que là qu’elle se sent bien. C’est une information que l’on se traîne depuis la saison 2 et c’est absolument génial comme conclusion pour le personnage, mais j’ai du mal à digérer sa décision quand même. Et Murphy aussi. J’ai adoré leur scène où Murphy s’excuse du mal qu’il lui a fait et où elle l’absout véritablement. Leur relation dans cet épisode était juste parfaite. C’est peut-être l’amitié la plus improbable mais la plus réussie de la série, avec jamais la moindre ambiguïté…

C’était une vraie scène d’adieu. Il reste encore quelques épisodes, mais j’ai du mal à voir Raven revenir de certains points de non-retour qu’elle a franchi. Elle passe l’épisode à voir Becca et à lui parler. Ce retour de l’actrice est sympa, mais ces hallucinations sont vraiment mauvais signe.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce retour, mais il m’a épuisé et vidé. Je ne sais pas si je vais tenir la fin de saison à ce rythme-là.

Capture d'écran 2017-05-04 13.36.24.pngÉpisode 10 – Die All, Die Merrily – 20/20
The rules are not the problems, Marcus, the game is.

Cela faisait bien longtemps qu’un épisode de série ne m’avait pas retourné le cerveau comme l’a fait ce nouveau volet de The 100. Je me sens complétement arnaqué, trahi et stupide de ne pas l’avoir vu venir. Il y avait des indices, bien sûr, mais quand même…

Comme prévu, cet épisode se consacrait au conclave, des Hunger Games version CW. Et franchement, pas la peine de nous pondre une saga de films pour que ce soit efficace, cet épisode réussit parfaitement à faire monter la tension et les enjeux, avec pas mal de surprises malgré sa prévisibilité par ailleurs.

Déjà, dans les surprises, il faut que je parle des tributs. Bien sûr, Octavia défend Skaikru, mais j’ai été surpris par le choix de mettre un inconnu au lieu d’Indra parmi les Trikru. Bon, c’était sûrement pour ne pas tuer trop de gens importants d’un coup, parce qu’à côté de ça, nous avions Roan (je m’attendais à Echo !), Ilian et… Luna dans les tributs. Oui, Luna débarque de nulle part dans cet épisode, avec toujours sa vendetta habituelle contre le reste de l’humanité. Elle demande donc à avoir l’accès au bunker pour tous les regarder crever.

Sympa la meuf.

Sans perdre trop de temps, l’épisode prend le temps des préparatifs : Octavia se fait les tatouages de Lincoln, reçoit une épée d’Indra (qui prévoit clairement une alliance si elle gagne) et des conseils de Kane et Bellamy. Ce dernier lui propose la stratégie de la fille sous le sol : il suffit de se planquer et de tuer le dernier. Cela paraît une bonne solution. Leurs adieux se contentent d’un May we meet again.

Ailleurs, Clarke envisage un temps de tricher avec Jaha, mais Marcus leur fait remarquer que ce serait particulièrement con. Clarke tente également une alliance avec Roan, mais celui-ci l’envoie bouler. Pourtant, il est rapidement évident que les paroles de la blonde ne tombent pas dans les paroles d’une sourde en qui concerne Echo.

Un premier quart de l’épisode s’achève donc autour de cette préparation et il est ensuite temps pour le sort d’être favorable à nos héros de chaque clan. Le début du conclave est très esthétisé et c’est une réussite je trouve de nous montrer chacun des personnages à son début. Bien sûr, à ce stade, il est difficile de ne pas espérer une alliance ou une pirouette à la Katniss pour ne pas tuer tout le monde. Les scénaristes le savent bien et décident d’en jouer assez vite.

En théorie, nous savons vite quels sont les clans qui finiront le combat, et pourtant, Trikru tombe assez vite. Ce n’est qu’une demi-surprise comme nous avons un quasi-figurant pour le faire, mais tout de même ! Les tributs tombent les uns après les autres, souvent de la main d’un Roan drôlement bien soigné de sa blessure de la saison dernière.

L’épisode suit avant tout Octavia, forcément, et nous la voyons échapper autant que possible à tous les combats, tout au long de l’épisode : Trikru, Luna, Ilian… Oh, ce dernier lui propose une alliance, qu’elle refuse. Il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui sauve la vie. Et quand elle accepte enfin son aide, il se prend une flèche dans le cou. Putain, le coup de l’arc me fera sursauter à chaque fois, dans toutes les séries, depuis Dollhouse.

Bon, à propos de cet arc, il faut bien que j’en parle : Echo fait de la grosse merde. Par crainte de voir son peuple perdre, elle décide d’entrer en cachette dans l’arène pour tuer tout le monde, sauf Roan. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente idée, qui correspondait bien à ce que l’on sait d’Azgeda. Bien sûr, Bellamy découvre le pot à rose et va se confronter à la guerrière. J’ai beau avoir envie de les shipper, il faut reconnaître que c’est de plus en plus compliqué. Roan déshonore finalement Echo en la surprenant.

N’empêche que, même si j’adore Echo, elle a tué Ilian et je la déteste pour ça. Je l’ai même insultée si vous voulez tout savoir. Octavia est forcée d’achever son nouveau copain et cela marque la première grosse perte de cet épisode. Elle entend ensuite Bellamy parler avec Roan et ainsi les adieux de son frère, qui a toute confiance en elle pour gagner. C’était mignon tout plein, on va dire.

Roan épargne finalement Bellamy qui ne parvient pas pour autant à sortir de l’arène sans se faire mystérieusement enlever… J’ai trouvé un peu dommage cette scène qui rend difficile d’être pleinement à fond dans la fin du conclave. Clairement, on comprend dès lors que ça va partir en cacahuète à un moment et qu’ils s’entretuent pour rien. Oh, j’ai eu l’espoir que le massacre s’arrête là cependant.

C’était avoir beaucoup d’espoir : Octavia et Roan font alliance contre Luna et, bien sûr, ils se retrouvent tous les trois pour le combat final. Luna est beaucoup trop forte, nous l’avons vu dans tout l’épisode, et elle réussit sans trop de mal à les maîtriser. Quand en plus, la pluie acide s’en mêle, c’en est fini de nos héros. Et c’est ainsi que Roan se fait achever. Oh !

Je n’ai jamais adoré ce personnage, mais c’est une fin quand même bien violente pour un acteur adoré et… pour un autre ship avec Clarke. La blonde n’est pas Wanheda pour rien, elle finit par collectionner les amants morts. Bon, certes, Roan n’a jamais eu l’occasion de l’être, mais cela faisait une saison et demi (déjà !) que leur flirt était permanent.

Il reste donc Octavia et Luna. La fin n’a pas énormément de suspens avec le classique coup du « je suis caché dans l’armoire, suis mes traces de sang… ET NON, j’étais derrière, CREVE PETASSE ». Je caricature cependant d’excellentes scènes en disant ça : j’ai adoré la relation entre Luna & Octavia cette semaine. Toutes les deux se battaient pour Lincoln et ses idées. Comme en plus Octavia achève Ilian, cela remuait pas mal de choses de parler autant de Lincoln. Le personnage d’Octavia évolue donc à la perfection.

Lorsqu’elle gagne le conclave, elle annonce à Gaïa qu’elle veut partager le bunker équitablement entre les clans. C’était bien la peine de tuer tout le monde. Bref, la meilleure solution est atteinte à quelques épisodes de la fin de saison et à trois jours de la fin du monde…

Difficile de ne pas sentir l’anguille sous roche, mais difficile aussi de l’imaginer précisément. Pendant que tout le monde se concentrait sur le conclave, Skaikru a investi le bunker et scellé la porte derrière lui. Clarke a décidé de s’y installer avec son peuple et fuck le reste de la planète… enfin, le reste de la planète, moins Bellamy, qu’elle a pris le temps de faire enlever. Kane en revanche, le mec de sa mère !, il peut rester à crever à la porte. Sérieusement ?

Clarke a fait beaucoup de merde dans les saisons précédentes, mais elle y était toujours forcée à un moment ou un autre. J’aurais dû me douter que la voir se rapprocher de la ligne de conduite de Jaha était mauvais signe, de même qu’apprécier un peu plus Jaha.

Clarke vient donc de condamner Kane, Octavia (dont elle ne connaissait pas le sort, OK), Jasper, Monty, Harper (qui l’ont choisi ?), Raven et tous ses alliés, avec bien peu de remords apparents. OH PUTAIN CLARKE MAIS TU FAIS DE LA MERDE !

Voilà, le temps où j’étais de nouveau capable d’apprécier Clarke vient de s’évaporer, je crois. Il reste encore une bonne brochette d’épisode dans cette saison et je suis du coup particulièrement ravi de voir qu’ils ont une approche innovante. Tout ce que j’imaginais est remis à zéro, avec de nouvelles alliances et dynamiques.

Il va falloir que ceux en-dehors du bunker se trouvent une nouvelle solution, car je doute que la série sacrifie la moitié de son casting comme ça… Ce serait absolument dingue de finir la saison sur leur mort à tous, mais j’ai du mal à l’imaginer. Tel que c’est parti, j’imagine plutôt des difficultés à l’intérieur du bunker (qui forcera peut-être à sortir ?) et une géopolitique qui va encore être bien complexe avec d’anciens alliés qui voudront se tuer. Et puis surtout, les 12 clans restants vont vraiment former une alliance cette fois.

En conclusion, cet épisode m’a totalement laissé bouche bée, cela faisait longtemps que des scénaristes ne m’avaient pas baladé à ce point… sans compter que le taux de la mortalité de la saison vient de monter en flèche d’un coup, quoi !

vlcsnap-2017-05-14-17h07m58s443.pngÉpisode 11 – The Other Side – 19/20
Yesterday we were right. Today, we have to live with being wrong.

The 100 avait beaucoup de travail à faire pour que je pardonne à Clarke après l’épisode précédent, mais force est de constater qu’ils ont trouvé un très bon moyen d’y parvenir. J’étais impatient de voir l’épisode, parce que je n’ai pas pu le voir suite à un emploi du temps très chargé (je vous en parle dans l’article à la semaine très vite) avant dimanche. Et qu’arrivé dimanche, quelqu’un avait déjà eu l’occasion de me dire qu’un personnage important mourrait (je hais les spoilers, vraiment ; mais bon, comme cette phrase est valable un peu pour la moitié des épisodes de The 100).

Alors bon, déjà, ils nous pondent que Clarke et Jaha ont fait en sorte de récupérer Bellamy, Marcus et Octavia, mais c’est un peu gros qu’ils n’aient trouvé que Bellamy alors que c’est le seul qui était là où il ne devait pas être ! Cette première scène est toutefois forte en stress et émotions. Bellamy et Abby finissent par contacter l’extérieur et Clarke découvre sa connerie.

Seulement, il est déjà trop tard car Jaha s’en mêle et refuse de partager le bunker. Il parvient à faire emprisonner Bellamy avec l’aide de Miller, devenu sacrément méchant maintenant qu’il a sa barbe. Bellamy passe une bonne partie de l’épisode à tenter de se libérer de ses chaînes, se déchirant les poignets au passage.

De son côté, Clarke déprime et justifie ses (mauvais) choix comme elle peut, une intrigue qui heureusement ne prend pas tout le temps de l’épisode, mais seulement deux scènes. La première voit Abby sembler d’accord avec sa fille et Jaha, même si on sent bien que ses doutes vont forcément la faire changer d’avis. La meilleure scène pour Clarke est toutefois celle qu’elle passe dans les bras de Niylah, qui incarne une fois de plus la douceur loin des prises de tête politique. J’aime vraiment beaucoup le personnage et la relation. Finalement, tout est dans le non-dit entre elles. Les sentiments ne sont jamais explicités, mais la Grounder est toujours là en cas de besoin, à l’écoute. Je trouve que cela est mieux pour Clarke, ça vaut bien plus que les longs discours et les prises de tête géopolitiques avec Bellamy (ou même Lexa… oui, j’ai écrit ça). Les scénaristes ont réussi à leur développer une relation aux antipodes de ce que Clarke a pu connaître avec Finn ou Lexa, une relation qui n’en est pas vraiment une finalement, mais qui est pleine de sincérité. Bref, je suis vraiment convaincu, c’est comme ça.

Sans grande surprise, Abby décide de piéger Murphy qui devait surveiller Bellamy. J’ai de la peine pour Murphy, qui est forcé de redevenir le connard lâche qu’il était. J’aurais aimé qu’il libère Bellamy, même s’il est vrai que Clarke avait parfaitement raison de le mettre à cette position. J’ai adoré ce résumé du personnage comme un survivant prêt à tout pour survivre, c’était très juste.

Une fois Murphy inconscient, Bellamy et Abby piègent Jaha qui passe pour un bon con. Juste avant d’ouvrir la porte, Clarke confronte Bellamy, au point d’essayer de lui tirer dessus. J’ai sursauté comme un bleu sur mon siège de bus, je m’attendais même à ce qu’elle tire vraiment dans sa jambe, j’ai même envisagé qu’elle le tue à cause du spoiler que l’on m’avait dit. Oui, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit autrement, mais avec Clarke, tout est possible tellement elle était déterminée et tellement le personnage est parti loin la semaine dernière. Finalement, elle laisse Bellamy ouvrir la porte.

De l’autre côté de cette porte du bunker, il ne s’est pas passé grand-chose pendant l’épisode. Octavia et Indra ont passé l’épisode à attendre, même s’il a aussi été révélé qu’Echo s’était fait bannir par son roi. Cela me paraît à des années lumières cet épisode d’Hunger Games ! Puisque j’adore le personnage d’Echo, j’étais heureux de la voir approuver le plan d’Octavia.

Quand la porte s’ouvre, Bellamy retrouve donc sa sœur, ce qui permet de jolies réconciliations (enfin) et un « I love you ». Seulement, Octavia fait de la merde et vire Echo. Comme la fin de saison approche (seulement 13 épisodes ?!), il est évident qu’elle fait une grosse erreur en ne permettant pas à Echo de rentrer dans le bunker. Ou alors c’est simplement parce que je l’adore.

Octavia a donc finalement eu raison d’attendre son frère et Bellamy a eu raison de garder confiance en la diplomatie de sa sœur. Cette dernière est clairement la nouvelle Heda des treize clans réunis et elle annonce à Jaha, Kane (qui réapparaît pour le fun), Abby, Clarke et Bellamy que la problématique de début de saison est de nouveau valable. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le bunker et il va falloir décider qui se fait virer. Malheureusement, je suis déjà spoilé par l’annonce du départ d’un acteur, mais bon…

Au-delà de cette grosse intrigue nous rabâchant toutes les deux minutes qu’il faut sauver la race humaine (leurs mots, pas les miens), Raven doit surtout se sauver elle-même. La petite voix dans sa tête lui fait apparaître Sinclair. J’ai bien aimé ce retour, même si comme l’autre fois, je trouve un peu aberrant que ce ne soit pas Finn qui apparaisse. Bon, quoiqu’il en soit, ça fonctionne très bien ce désir de survie pour Raven et j’ai aimé ce trio improbable qui donne de bonnes scènes sur les choix radicaux de Raven.

En quelques scènes, elle trouve la solution à son problème médical (et à celui d’Abby, du coup, même si plus personne n’en parle). Raven choisit la vie (et le congélateur), risque tout pour se soigner et y parvient (en revanche, elle a l’intelligence de trouver une solution pour survivre, mais elle prépare pas du tout son réveil du congélo, elle est un peu conne, tout ça pour ajouter du suspens. Ce n’est finalement pas elle qui y passe toutefois et il faut regarder du côté d’une dernière intrigue pour le savoir.

Et la dernière intrigue, c’est bien sûr la fête d’Arkadia, qui m’a mis plus mal à l’aise que jamais et a fini par me faire verser une larme, comme je suis mignon tout plein quand je m’y mets. Bon, l’épisode débute sur la mort de Riley. Tant mieux. Ce personnage aura été aussi inutile qu’insupportable tout au long de la saison. Ici, il ne sert qu’à mourir et offrir une porte de sortie à tout le monde : l’overdose. C’est osé pour une série de traiter le suicide collectif à la drogue, mais The 100 met les deux pieds dans le plat.

Monty décide de se barrer, comprenant son impuissance. Une nouvelle scène avec Harper permet de nous offrir une nouvelle rupture, de manière un peu trop répétitive. Cela dit, Harper a clairement la meilleure réplique de l’épisode, ce « you’re not enough to make me wanna live and I’m not worth dying for » était parfait. Cette scène était belle et puissante, ça fonctionnait très bien. Je me doutais un peu qu’Harper hésitait encore, depuis le départ, j’étais persuadé qu’elle changerait d’avis au dernier moment. Le dernier moment n’était pas encore tout de suite, mais un peu plus tard dans l’épisode.

C’est durant la nuit que tous les jeunes restés faire la fête décident de leur overdose finale… Y compris et surtout Jasper, devant la lune rouge radiation. Monty le trouve juste à temps pour tenter de l’empêcher de se suicider, mais Jasper a pris sa décision et refuse une dernière fois de survivre. Quel gâchis ! Deux saisons que j’espérais sa rédemption pour le voir simplement s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Il était mon personnage préféré en saison 1 et les scénaristes l’ont emmené dans une spirale dépressive terrifiante. Ces derniers mots à Monty ne disent pas autre chose : il lui demande de ne pas porter sur la conscience cette mort. Putain, je n’aimais pas Maya, mais ça aurait été peut-être mieux qu’elle survive finalement. N’empêche que ça fait deux saisons qu’on est là-dessus, c’est très bien joué de la part des scénaristes. Je suis dégoûté du suicide de Jasper et, en même temps, j’en suis soulagé. Ils ne gâcheront pas plus le personnage qu’avec ce suicide collectif. Je suis triste de ne plus revoir le personnage, de ne pas avoir droit à un arc où on le retrouve fun et cool. La fin de saison 3 m’avait fait espérer du positif pour son personnage, mais non. Au moins, il meurt dans les bras de Monty, il ne pouvait pas en être autrement, et à nouveau, l’importance du « I love you » final souhaité par Jasper en dit long.

Oui, j’ai versé ma larme à voir Monty effondré de la mort de son meilleur ami. Le personnage de Monty prend cher depuis deux ans, ses deux parents sont morts (il a tué sa mère deux fois quand même LOL), son meilleur ami est mort et sa petite-amie lui a fait vivre l’enfer, est complice du suicide de son meilleur ami et comprend finalement qu’elle l’aime au moment de mourir.

Harper choisit comme prévu de survivre. Cela devrait être un soulagement, mais je ne sais pas comment elle va pouvoir revenir de cette connerie. Elle a beau dire à Monty qu’elle l’aime, celui-ci ne l’aime plus. Il ne lui répond pas et il est à peu près certain qu’il lui en voudra toujours pour Jasper.

Bref, c’était encore un épisode bien condensé pour la série, qui nous laisse avec la perspective d’une dernière journée sur Terre où Skaikru a 12h pour choisir qui survit, où Raven est seule à des kilomètres de Polis (mais plus proche du bunker de Becca cela dit) et où Monty et Harper ont des choses à régler et une capitale à rejoindre. Ajoutons-y Echo et quelques troubles politiques qui ne vont pas manquer de semer la zizanie pour arriver à un épisode final avec de très bonnes bases. Je suis pressé de voir ça ! 

12Épisode 12 – The Chosen – 18/20
There’s only room for a hundred arkadians in this bunker

La fin de saison approche à grands pas, je sais donc que je ne suis particulièrement pas prêt pour les rebondissements à venir, mais je fais comme si. C’est donc parti pour un nouvel épisode, qui commence sur un véritable chaos dans le bunker, avec Skaikru viré des lieux un peu brutalement (mais ils l’ont cherché). Miller semble mal en point, mais il est dans les bras de Jackson… ils vont finir en couple ces deux-là. On découvre un papa à la recherche de son fils, John à la recherche d’Emori et la découverte par Skaikru de la situation tendue : 300 d’entre eux sont voués à mourir. Oh, ça va être tendu. Jaha fait son relou comme d’hab (et ce n’est que le début de cet épisode), mais oui, c’est le bon choix, même s’il est horrible.

Pas le temps de souffler : dans son coin, Raven est soulagée d’apprendre qu’elle a sa place et qu’on va venir la chercher. Marcus apprend au passage qu’Abby est malade, les scénaristes n’ont pas donc oublié cette histoire.

Très vite, les pions se mettent en place : Bellamy et Clarke vont chercher Raven. C’est bien Clarke, tu te casses une fois de plus au lieu d’assumer les conséquences. Bon, elle met un peu sa vie en danger avec 23h pour faire un aller-retour de 20h. Pire que mes trajets en bus interminables de la semaine dernière leur délire. Sans grande surprise, Murphy et Emori décident de partir avec eux. Je trouve ça particulièrement parfait, car il est dès lors évident qu’ils vont finir tous ensemble dans le bunker de Becca. Cela ne manque pas : Murphy révèle son plan à Bellamy. Pas de bol, il le fait sans vérifier qu’il n’est pas écouté, et bien sûr Écho écoute tout. Ah putain, Murphy, t’es plus malin que ça d’habitude.

Allez, je vais commencer ma critique par ce groupe-là, parce que ses troupes s’agrandissent au fur et à mesure. Le couple Memori est toujours choupi tout du long, Murphy faisant tout ce qu’il peut pour survivre avec Emori. C’est une vraie bonne surprise dans la série, ce couple, mais du coup, j’ai toujours peur qu’ils s’en prennent à eux. Cela ne manque pas non plus de se produire, mais Echo arrive juste à temps pour sauver la vie d’Emori (et des autres) quand leur camion se fait attaquer par… on ne sait pas bien à vrai dire, probablement des Trikru qui n’ont pas eu leur place dans le bunker.

Avant l’accident, Bellamy et Clarke ont droit à leur petite scène de réconciliation et, après celui-ci, Echo s’arrange pour avoir sa place dans le bunker de Becca. Voilà, le shipper Echo/Bellamy que je suis est ravi de cette situation. Sans camion, notre petit groupe passe un appel désespéré à un ami et tombe bien évidemment sur Monty et Harper. Je le sentais venir, il faut bien le dire, et ça fonctionne parfaitement. C’est de toute manière le bon choix pour ce nouveau couple : jamais Harper n’aurait pu accéder au bunker (entre la dose de radiations qu’elle s’est déjà bouffer et le fait qu’elle n’était même pas sur la liste de Clarke à l’origine, elle avait peu de chance de gagner la loterie… mais on y revient après dans la critique).

Du coup, il faut dire ce qui est, j’ai aimé cette partie de l’épisode. Le combat dans la neige (des cendres ?) m’a fait regretter de ne pas avoir mis un point neige dans le Bingo (oui, en plus, j’avais hésité), mais ça rendait très bien avec le sang. Le second bunker se remplit super vite et tous comprennent qu’ils en sont là : ils ont le choix entre abandonner Raven sans certitude d’avoir une place dans le bunker de Polis ou se rendre auprès d’elle pour tenter de survivre un peu plus longtemps… Le choix est vite fait.

Les voilà qui débarquent donc auprès de Raven qui se sera fait chier tout l’épisode à regarder un compteur de 23h défiler pendant 10h, comprenant qu’il est trop tard pour aller jusqu’à Polis. Clarke nous sort de derrière les fagots un ultime plan : leur petit groupe peut retourner dans l’espace pour survivre. Et avec Monty et Raven à leur côté, retourner sur l’Arche semble a priori tout à fait possible, quitte à survivre dans le bunker en attendant. Cela sent bon le sacrifice ultime d’un personnage la semaine prochaine, mais cette intrigue m’a laissé bouche bée, il faut bien l’avouer. Cela promet une saison 5 dans l’espace (sauf retournement de situation, encore), ça me laisse bien curieux, surtout avec Echo et Emori dans le tas.

Du côté de Polis, les Arkadians font de la merde tout au long de l’épisode, poussés par Jaha. Ils s’en prennent d’abord à Niylah qui ne leur a pourtant rien fait et qui est sauvée in extremis par Octavia. Celle-ci a vraiment gagné en potentiel depuis la mort de Lincoln et fait de loin une bien meilleure Heda que Clarke (et même que Lexa, je dois bien l’avouer) en mettant tout le monde d’accord. Elle s’oppose enfin à Jaha, publiquement, et déclare la mort de son peuple s’ils ne sont pas capables de se décider au plus vite à choisir qui seront les cent à survivre.

C’est la thématique de l’épisode et ça prend pas mal de temps et prises de tête. Les dirigeants décident d’organiser la loterie proposée par Jaha pour savoir qui seront les 364 personnes à sacrifier, une bien mauvaise idée qui heureusement n’aboutira pas mais aura permis de bonnes scènes : le père de Miller décide par exemple de sauver son fils en ne mettant pas son nom dans l’urne, Abby décide elle aussi de se sacrifier pour sauver une vie de plus et Jaha… nous fait du Jaha, donc de la merde, et met au point un plan pour s’attaquer aux Grounders. C’est la pire des idées du monde et heureusement Marcus finit par lui faire entendre raison.

Seulement, il est déjà trop tard puisque les Grounders sont aux portes du bunker pour venir chercher les cent qui survivront et les Arkadians sont prêts à se battre. Marcus et Jaha décident alors de gazer tout le monde et de sauver les cent personnes sur la liste de Clarke. Et c’est tout. Du coup, Abby reste contre son gré. J’ai un gros doute sur le sort de Miller, parce que la scène va trop vite. Je crois qu’il est sur la liste, mais j’ai un doute. Bryan est toujours aux abonnés absents, ce qui est bien dommage, et Jackson devrait s’en tirer, puisque c’est l’un des deux médecins de Trikru, je pense que Clarke lui avait fait sa place.

Du côté des sacrifiés, il ne reste donc plus grand monde que l’on connaît, car Niylah est graciée par Octavia. Les places de Bellamy et Clarke sont vacantes, mais je ne sais pas s’ils vont oser les remplacer pour autant. Il reste donc le père cherchant son enfant et prenant la tête de la révolution Arkadians… pas sûr que ce soit très intéressant de les voir la semaine prochaine, mais on devrait quand même voir les humains succomber aux radiations. Charmant programme.

Je ne sais pas bien ce qu’ils nous réservent pour le dernier épisode car nous avions déjà là une bonne fin de saison : Monty a eu le temps de dire à Harper qu’il l’aimait (zut, ma théorie tombe à l’eau), Clarke a compris que son nightblood était possiblement un échec en se prenant une dose de radiation, Octavia est la meilleure leader possible. Je suis toujours spoilé sur le départ d’un acteur néanmoins, donc je me doute que nous sommes loin d’avoir vu les derniers rebondissements du côté de Polis. Je suis aussi très intéressé par l’évolution des relations du casting qui est supposé aller dans l’espace, surtout autour d’Echo, il faut bien le dire.

Seulement, tout ça pourrait faire l’objet de longs développements en saison 5. Il y a fort à parier que le final se terminera par les rayons nucléaires tuant les humains et le groupe dans l’espace, avec peut-être aussi un cliffhanger à Polis. Hop, ce n’est jamais qu’une théorie et je risque fort de me tromper, la série parvenant à me surprendre à chaque fois. Vivement la semaine prochaine, même si je n’ai pas envie d’être privé plusieurs mois de la série ensuite.

14Épisode 13 – Praimfaya – 18/20
 Now we know the many ways we might die today. Why don’t you tell us the way to live?

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode de la saison et il y a énormément à faire encore. Finalement, les scénaristes prennent le pari d’ignorer rapidement le bunker pour se concentrer uniquement sur les huit qui veulent retourner dans l’espace. C’est intéressant, mais ça finit par être un peu prévisible malgré le suspens de savoir s’ils survivront tous.

Avant cela, Bellamy et Octavia se disent adieux dans une scène très touchante où le grand frère n’a même pas le temps de dire adieu à sa sœur. On sent bien que les scénaristes savent qu’ils n’ont pas le temps de tout gérer, Clarke n’a ainsi pas le droit de dire au revoir à sa mère, mais Bellamy a le temps de caser sa petite référence mythologique. Oui, parce que voyez-vous, pour cette fin de saison, Bellamy se révèle hyper littéraire : il cite Prométhée, puis les oxymores. Bon, Bellamy passe encore, mais alors qu’Octavia le corrige sur la comparaison avec Prométhée, faut m’expliquer parce qu’elle était censée vivre sous une trappe et n’avoir jamais eu le moindre cours. Mais bon.

Côté bunker, on ne sait pas trop quelle est la réaction d’Abby ou des autres au réveil, mais Indra encourage Octavia à faire un discours d’unification pour que ça ne parte pas en vrille. C’est l’occasion de savoir que Gaia, Jackson et surtout Miller sont bien en vie et sain et sauf dans le bunker quand les radiations anéantissent Polis. Le bunker survit donc sans souci. Next.

Oui, next, justement, il reste une heure et demi avant que les radiations n’atteignent l’île de Becca. Tout le monde s’active donc autour d’une Raven qui énumère tout ce qui pourrait mal se passer dans l’épisode, histoire que l’on sache que, de toute façon, il y aura des choses qui se passeront mal dans leur mission pour retourner dans l’espace.

On commence tout d’abord avec les premières tensions entre eux et plus précisément entre Monty et Murphy. Ceux-ci sont en mission pour aller récupérer au bunker de Becca de quoi tous les sauver (une batterie ? J’avoue, je n’ai pas saisi le mot, j’étais trop dedans). Bien sûr, ils s’engueulent, parce qu’autrement, ce ne serait pas Monty et Murphy. Il n’empêche que Monty se retrouve forcé d’enlever ses gants malgré les radiations pour sauver tout le monde. Il se défonce totalement les mains et je suis curieux de voir quelles seront les conséquences !

À ce moment précis de l’épisode, je me suis dit que ça allait être Murphy qui se sacrifierait pour tout le monde. C’est tellement celui qui fait tout pour survivre tout le temps que ça serait apparu logique. Heureusement, il n’en sera rien. Bon, Monty s’évanouit quand même et Murphy doit ramener la batterie tout seul, avant de faire demi-tour en espérant avoir le temps de le sauver.

Pendant ce temps, Bellamy et Clarke discutent oxymores et sont très clairement plus en couple que jamais. Dîtes ce que vous voulez, je ne suis pas Bellarke non plus, mais il y a dans cet épisode un couple qui sait qu’il risque d’être séparé, et c’est assez magnifique. Clarke lui donne les mots dont il a besoin et cela fonctionne à merveille car, quelques minutes plus tard, alors que Raven perd tout espoir dans une énième crise de foi, Clarke se révèle incapable de l’aider… C’est donc Bellamy qui prend le relai et permet à Raven de trouver une nouvelle solution.

Super Raven est donc le cerveau incontesté de l’épisode, envoyant tout le monde en mission et s’assurant sa place à bord, mais aussi, enfin, son space walk qu’elle a tant désiré. Jolie conclusion de saison et d’arc narratif, mais un peu flippant quand même.

Clarke et Bellamy décident donc de partir ensemble pour une mission à la tour radio afin de réactiver l’électricité sur l’arche. Cela ne peut être si simple et ils sont aussitôt séparés par les scénaristes : Bellamy se rend aider Murphy à récupérer Monty, Clarke se lance en mission solo. Dès lors, on sent bien que ce sont des adieux non-dits entre eux. Ils n’ont plus que 20 minutes devant eux et Clarke a un aller-retour de 20 minutes à faire à la tour radio.

Pendant ce temps, Echo nous pète un boulon et décide de partir en vrille totale. J’ai envisagé un instant qu’elle trahisse à nouveau tout le monde, mais non, elle envisage juste de se suicider. Normal. Alors que Monty est sauvé à temps par Murphy et Bellamy, ce dernier doit alors convaincre Echo de rester parmi eux. Bon, les mots qu’il utilise ne sont pas forcément les meilleurs (il la traite de lâche, ce qui n’est pas la meilleure chose à dire à quelqu’un qui veut déjà se tuer), mais cela fonctionne. Raven découvre malgré tout ce qu’Echo s’apprêtait à faire et moi je ne peux pas m’empêcher de voir se dessiner un putain de triangle entre Raven, Bellamy et Echo. On verra si le futur me donne raison.

Clarke, elle, arrive à temps à la tour radio, mais le plan de Raven ne fonctionne pas. Elle doit donc grimper au sommet de la tour, voyant les ondes mortelles de Praimfaya se rapprocher, pour tourner manuellement la parabole. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’un sacrifice/suicide. Comme il s’agit de Clarke, je me doutais qu’une pirouette scénaristique la sauverait, mais j’ai quand même eu un grand moment d’inquiétude. Après tout The 100 serait tout à fait capable de la tuer. Ce ne sera pas le cas.

Bien sûr, tout le monde pensera néanmoins qu’elle est morte, à commencer par Bellamy qui accepte de la laisser derrière. Là encore, dans ses réactions et sa reprise de l’oxymore de Clarke (« it’s the only choice »), ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’amour entre eux (mais je le shippe toujours avec Echo, promis).

Les sept restant montent donc à bord et ont chacun leur petit moment de gloire, surtout les couples. Murphy et Monty sont même réconciliés parce que Monty a compris les choix de Murphy, c’est dire ! Raven a droit à sa petite marche dans l’espace et Clarke rétablit l’électricité sur l’arche pile à temps. Elle réussit un peu miraculeusement à redescendre de la tour et finir dans le labo de Becca, je vois mal comment (y en a pour 20 bonnes minutes en théorie et cette idiote pète même son casque au point de se prendre les radiations). Elle s’évanouit une fois arrivée et on nous la laisse pour morte.

Le suspens n’est pas terminé pour les sept de l’espace qui arrivent à court d’oxygène et doivent encore rétablir l’arrivée d’oxygène de l’arche, justement. C’est Bellamy qui s’y colle pendant que tout le monde partage son oxygène de manière très jolie. J’ai particulièrement aimer voir Emori décider de partager le sien avec Raven. C’est la première fois qu’on la voit faire quelque chose qui n’assure pas sa survie à court terme (au contraire, même).

Finalement, après un petit suspens, tout le monde peut bel et bien survivre. Je m’attendais vraiment à voir un personnage mourir du manque d’oxygène, mais tant mieux. Bellamy et Raven prennent la tête du groupe en l’absence de Clarke. Ces deux-là, Monty, Murphy, Harper, Emori et Echo sont donc sain et sauf pour voir la planète orange.

Les possibilités scénaristiques sont immenses : la politique dans le bunker, la survie dans l’espace, et 5 ans de séparation où les radios ne fonctionnent pas. Cette séparation, la série en a souffert durant toute sa première saison et elle n’est apparemment pas prête à le vivre une nouvelle fois.

Du coup, petite avancée rapide de 2 199 jours, soit six ans et sept jours, pour retrouver une Clarke en pleine forme au soleil. Bien sûr. Sa tentative de se transformer en Nightblood a fonctionné et elle a survécu aux radiations. Je n’en attendais pas moins comme pirouette scénaristique. En revanche, le reste est plus surprenant : elle a gardé contact un temps avec le bunker où la politique a mal tourné. Elle a ainsi fini par perdre contact avec eux… Impossible de savoir donc ce qu’il s’est passé ou qui a survécu à ces six années. Frustrant. En parallèle, elle n’a jamais réussi à contacter Bellamy qui la pense donc toujours morte.

En six ans, il a eu le temps de refaire sa vie avec Raven, Echo ou les deux, et surtout d’être papa. Et oui, ne perdons pas le Nord : certes, ils sont dans l’espace, mais ils sont tous en couple sauf ces trois-là. Bien sûr, les relations ont eu le temps de se faire et se défaire, mais je ne serais pas surpris que la saison 5 voient les personnages devenir parents. Surtout que ce bond dans le temps permet de passer les inconvénients de la grossesse et d’avoir des enfants de 4/5 ans plutôt que des bébés sur le tournage. On verra, je vois loin.

Toujours est-il que Clarke, elle, n’a pas tourné la page et tente tous les jours de le contacter, même si ça fait un an qu’il pourrait déjà être revenu sur Terre ! Alors qu’elle déprime, elle entend puis voit soudainement un vaisseau tomber de l’espace… Elle s’en va réveiller Maddie, une nightblood enfant qui a survécu également et à qui elle donne des leçons (bien sûr qu’elle ne pouvait être la seule survivante sans perdre la boule !) pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Bien sûr, nous sommes dans The 100, la nouvelle n’est pas si bonne : le vaisseau qui débarque est énorme et ne vient pas de l’arche. Il a une jolie mention « prisonnier » sur lui et le suspense est total quant à son contenu. Du coup, ça ne rassure pas Clarke.

Il y aurait donc un autre vaisseau qui aurait survécu 105 ans dans l’espace avant de revenir sur Terre. Un nouveau groupe pour faire la guerre ? Pourquoi pas ! Surtout que nous ne savons pas ce qu’il est advenu du bunker et de l’espace. Et c’est inquiétant après six ans alors qu’ils en avaient pour cinq ans. J’espère que la saison 5 proposera des flashbacks sur cette période car moi, ça me motivait bien de suivre tout ça.

Ce cliffhanger, je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis frustré en tout cas, ça c’est sûr, et je ne vais jamais pouvoir attendre huit mois pour voir la suite ! C’est pire que l’an dernier !

13

EN BREF – Si tout le monde avait été déçu de la saison 3, je ne l’avais été que moyennement, c’est donc hyper confiant que j’ai entamé cette saison 4. Et je ne me suis pas trompé, puisque les scénaristes ont su cette année encore proposer une excellente intrigue, tant du côté politique que du côté des romances. Cette année aura été un peu avare en morts avant de tout nous donner d’un coup dans ces derniers épisodes particulièrement marquants (le conclave !).

Côté écriture, il y a une légère lassitude en cours de route, avec un schéma constructif parfois trop apparent et quelques facilités scénaristiques (l’accessibilité à la tour de Polis dans les premiers épisodes, l’oubli total de Pike ou la disparition de Bryan quand même très frustrante me reviennent en tête), mais, dans l’ensemble, c’est resté passionnant à suivre d’un bout à l’autre, avec de belles prises de tête et surtout de grosses surprises dans les décisions prises. Je pense que si cette saison avait été la dernière, Clarke n’aurait peut-être pas survécu… Et ça aurait été osé.

Je me serais imaginé à peu près treize fins de saison totalement différentes en cours de diffusion, et c’est quand même une prouesse de leur part de réussir à surprendre à chaque fois. Certes, il y a des choses prévisibles, mais dans l’ensemble, c’est quand même extrêmement bien mené. Et surtout, ça ne nous perd jamais en cours de route niveau explication, même quand Clarke semble prendre la décision la plus stupide du monde.

Je suis un peu frustré de cette ellipse de six ans, surtout que personne ne nous explique ce que Clarke a bien pu manger quand même, parce que c’est cool d’être Nightblood, mais ça ne fait pas pousser les tomates du jardin détruit aux radiations. La saison 5 va devoir poser de nouvelles bases et elles sont nombreuses, tant les conséquences sont incertaines. Je suis du coup impatient de découvrir tout ça et j’espère que la saison trouvera le moyen de ne pas me décevoir (parce que je me fais déjà tellement de films sur de possibles couples, enfants, mariages, morts…) et ne fera pas trop durer le suspens sur l’un ou l’autre des groupes, tout en proposant des flashbacks !

Donnez-moi une saison 5 de 22 épisodes sérieux, y a tellement de matière à exploiter !

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Supernatural (S01)

Attention, si vous décidez de laisser un commentaire, merci de ne pas me spoiler les onze saisons suivantes, même celles que je dis avoir vu, car je les ai vues il y a dix ans, donc j’ai oublié pas mal de choses et je n’ai pas envie de m’en souvenir avant d’y être. Merci.

Spoilers sur l’ensemble de la saison 1 dans cet article, évidemment, puisque j’y critique les épisodes un à un.

Avis : Et voilà, mon énorme morceau du challenge séries 2017 est Supernatural et j’ai prévu d’en voir au moins une saison par mois, autant dire que si ça a l’air faisable, ça reste pas mal ambitieux ! L’idée était de m’en faire un épisode par jour, mais c’est loin d’être simple.

Pourquoi j’ai envie de (re)voir Supernatural ? Déjà, parce que j’aimais bien la série quand elle passait sur M6. Mais si, pour de vrai. Et puis M6 en a tué la diffusion avec des horaires improbables et un ordre totalement aléatoire. Je n’étais pas méga fan de la forme un peu trop « à la semaine » de la série, surtout sur cette saison 1. Cependant, j’en ai vu un peu plus de trois saisons quand même, ce n’est pas pour rien. Elle est vraiment cool à regarder dans le noir avant d’aller se coucher. Et puis, les guest stars sont le plus souvent des acteurs que j’adore.

Je l’avais commencée à l’époque pour Jensen Ackles que j’avais adoré dans Smallville et pour sa ressemblance avec Charmed. C’est un peu la série Wyatt/Chris que nous n’avons jamais eu alors… Je ne crachais pas dessus. Je sais bien que la série n’est pas la meilleure dans son genre, mais c’est clairement l’une des plus longues et rien que pour ça je suis un peu frustré de passer à côté de près de dix ans. Alors je suis bien spoilé évidemment, mais pas encore assez pour que ça gâche tout mon plaisir. Et puis, les premières saisons, je les ai vues il y a presque dix ans, autant dire que c’est un peu loin ! Bon, cette introduction ne sert pas à grand-chose, tout le monde connaît déjà la série de toute manière, c’est parti pour les 22 premiers épisodes de cette grande saga qui occupera tout 2017 !

Note moyenne de la saison : 15/20.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 18/20
We’ve got work to do

Ce pilot est quand même drôlement bien foutu pour un pilot, du flashback initial qui nous montre la mort de la mère à la mise en place d’une intrigue à plus long terme, avec le père à retrouver et Jessica qui brûle à la fin. Beaucoup de mystères, ça promet tout de suite un fil rouge qui ne peut que réussir. Ironiquement, si j’ai commencé la série pour Dean à l’époque, j’ai toujours préféré Sam et ça se confirme dès ce premier épisode, donc voilà, vous êtes avertis pour les treize saisons à venir. Treize saisons qui s’annoncent déjà longues à base de « Moi, j’aurais pas fait comme ça », de « Mais n’y vas pas, reste dans ta caisse/baraque », de « oh mais c’est l’actrice de [insérer ici une série que j’adore] » et de bonne musique rock des années 80. Ce premier épisode met bien en place la série en cochant toutes ces cases l’air de rien (et même x2 pour certaines parce qu’il y a de bien jeunes Sarah Shahi – Person of Interest – et Adrianne Padalecki – Agents of SHIELD – en guest). La relation entre les frères est hyper bien travaillée, chacun ayant son caractère et une crédibilité fraternelle assez dingue malgré le manque de ressemblance. L’enquête de la semaine (que j’entends bien convertir en enquête du jour pour tout voir à temps) me laisse un peu plus de marbre, c’est sûr, puisque c’est une bête histoire de fantôme, de dame blanche qui tue les hommes infidèles, mais c’est là le principe de Supernatural de toute manière. Je reconnais que bien que toute bête, cette intrigue fonctionne et il va de toute manière falloir que je m’habitue à ingurgiter ce type d’histoire, j’en ai plus de 200 à avaler encore. Peu importe, la mythologie est assez bien établie avec deux frères experts, une histoire à la semaine réglée (mais qui peut tout à fait recommencer plus tard), la dose de frisson, le suspens du cliffhanger, tout est très bien équilibré. Et vous savez quoi ? Soudainement, la trilogie du samedi me manque parce que OUI, cette série en a un jour fait partie (ça doit bien être l’une des dernières d’ailleurs).

02.jpgÉpisode 2 – Wendigo – 13/20
Sam, you know we’re gonna find Dad right?

Le Previously On souligne quand même hyper bien l’importance du pilot, mais nous voilà déjà dans un épisode qui se suffit à lui-même. Et surtout, faut pas s’étonner que je la compare à Charmed quand ils font un épisode sur le Wendigo, quoi. La scène d’introduction me permet déjà de cocher quelques cases de Bingo, car moi, j’aurais pas sorti ma tête de la tente comme le fait… Cory Monteith ? Sérieusement ? C’est dingue, tous ces guests ! Cet épisode est assez similaire à ce que je me souvenais, à savoir qu’il n’est pas grandiose après un excellent pilot et qu’il entame une longue série de flirts pour les frères Winchester (ouais, j’avais réussi à m’épargner leur nom jusque-là). Donc, on a une intrigue de la semaine pas franchement passionnante et pas digne de me filer des frissons, même si elle est plutôt bien écrite et sympa, avec ses jumpscares bien foutus. Comme la série est elle-même bien fichue, on progresse aussi sur le fil rouge, avec Dean qui arrive à convaincre Sam de continuer le boulot de leur père tant qu’ils ne l’auront pas retrouvés. Et ce n’était pas évident, parce que si son brushing reste impeccable au beau milieu des bois, Sam n’en est pas moins énervé du meurtre surnaturel de Jessica. Je le comprends, mais bon, la colère ne lui va pas trop, vivement que ça lui passe. Un dernier point sur les effets spéciaux qui ont parfois un peu de mal à survivre à la HD, l’image elle-même étant elle-même pleine de grain parce que le filtre Supernatural veut ça. Ah, le passé !

03.jpgÉpisode 3 – Dead in the Water – 15/20
This isn’t a creature

Pas besoin de chercher bien loin ma guest dans cet épisode : Amy Acker, qui est l’une des raisons qui m’avaient fait adorer cet épisode à l’époque. Et pourtant, il est parfaitement inutile au fil rouge et n’est pas sans rappeler, à son tour, ce bon vieil épisode de Charmed (encore !) sur le monstre de l’eau. C’est un peu abusé comme les parallèles sont simples quand même, mais en même temps, les deux séries tapent dans la même mythologie, alors forcément l’originalité est un peu dure. Tant que j’en suis à parler d’Amy Acker, on note qu’elle est un flirt de plus pour Dean. Ceci n’est pas du tout abusé. L’épisode en lui-même n’apporte donc pas grand-chose pour la série, mais il est malgré tout très bien maîtrisé. J’en aime le suspense et l’histoire pas si évidente que cela à deviner à l’avance. Non et puis, de toute manière, Amy Acker sauve toujours tout et tant pis si j’ai écrit son nom trois fois en quelques lignes.

04.jpgÉpisode 4 – Phantom Traveler – 17/20
Time really does fly

Pas besoin de chercher loin pour trouver une guest qui a une tête connue : dès la scène de l’avion, j’ai reconnu une régulière de Veronica Mars (la femme du doyen). C’est un jeu sacrément marrant à faire et je me demande si ça va vraiment marcher pour chaque épisode, c’est pire qu’Ally McBeal à ce stade. Bon, il s’agit clairement du premier épisode de la série que j’ai dû voir, mais dont je n’avais aucun souvenir. Autant dire que j’ai trouvé ça un peu inquiétant en le commençant : s’il ne m’a pas marqué, ce n’est peut-être pas pour rien. Pourtant, j’ai trouvé ça plutôt sympa comme épisode. J’en arrive à me demander s’il avait été diffusé à l’époque sur M6, parce qu’il est vraiment cool et bien foutu. L’intrigue est plutôt originale et je ne vois pas comment j’ai pu oublier ça, alors qu’en revanche, j’imagine bien M6 le censurer suite à un crash d’avion, comme c’est souvent la « mode » dans ce cas-là. Bon, peu importe, l’épisode nous apporte que les démons se connaissent entre eux et ont des infos sur la mort de Jessica, ce qui sert carrément le fil rouge, tout en jouant sur la peur des avions. Très bien joué comme intrigue, surtout que les deux frères apprennent également que leur père est encore en vie et refile leur numéro à tous ceux cherchant de l’aide. Franchement, faudrait être difficile pour critiquer cet épisode et lui mettre une sale note, il a beaucoup de choses pour lui malgré son statut de stand-alone. J’en arrive carrément à me dire que la série est peut-être meilleure que dans mon souvenir et que les treize saisons vont passer vite à ce rythme.

05.jpgÉpisode 5 – Bloody Mary – 16/20
Believe me, I won’t say it.

Voici un épisode dont je me souvenais très bien et que j’avais trouvé marquant, trouvant totalement stupide l’idée d’aller dire trois fois Bloody Mary dans une salle de bain et terriblement flippant la sortie du miroir. Enfin bon, pourquoi pas, faut bien faire des épisodes et c’est sûr qu’il y en a pour le faire. L’intrigue en elle-même est bien menée et l’épisode ne perd des points que parce que je m’en souvenais un peu trop pour être surpris. Il n’empêche que cette saison démarre très bien et que si je tombais sur une série comme ça aujourd’hui, il y a de grandes chances que je choisirais de la regarder. Cependant, ça y est, je commence à sentir déjà avec cet épisode que la série étire un peu son fil rouge : les cauchemars récurrents et la culpabilité de Sam commencent à me saouler, même si c’est plutôt une bonne construction de personnage. C’est juste que je sais combien de temps ça dure et ça ravive mes souvenirs d’impatience d’avoir la réponse. Vu que je regarde ça plus vite cette année, ça m’aidera peut-être. Pour le long terme, l’épisode est intéressant car l’on apprend que Sam faisait des cauchemars avant le meurtre de Jessica et que c’est pour ça qu’il culpabilise. Huhu, je connais des scénaristes qui se préparent le terrain. Quant aux guest-stars, je me souvenais évidemment de l’insupportable Marnette Patterson dans cet épisode – cherchez pas, elle sera à jamais insupportable à cause de son rôle dans Charmed, oui, je sais, ENCORE cette série -, mais j’avoue avoir été totalement bluffé/surpris de tomber sur Genevieve Buechner (Fox dans The 100, génialissime Madison dans Unreal). J’avais pourtant dû voir qu’elle avait joué dedans quand j’avais consulté mon IMDB pour la nommer « performance de la semaine », mais ça m’était sorti de la tête. C’est dingue, elle est toute enfant dans cet épisode, que j’aimais déjà il y a dix ans et qui se confirme comme réussi. Quant à vous, j’espère que vous ne lisez pas cet article à voix haute dans votre salle de bain, sinon vous avez dit trois fois Bloody Mary et vous êtes dans la merde les gars !

06.jpgÉpisode 6 – Skin – 13/20
It does not sound like our kind of problem.

J’ai soit une mémoire bien meilleure que ce que je pensais, soit vu cette saison 1 plus d’une fois, car c’est un épisode qui ne me disait rien en lisant le résumé, mais qui m’est totalement revenu dès la première scène qui commence par la fin. Je n’aime toujours pas ce type d’épisode (et en plus plein de séries le font pour leur épisode 6, allez savoir pourquoi). Bref, il est question dans cette intrigue à la semaine de shape-shifter, mais ce n’est pas vraiment la meilleure intrigue de ce type que j’ai eu l’occasion de voir. Disons que comme toujours ça fonctionne, mais sans plus, surtout qu’il y avait pas mal de longueurs (mais qu’attends-tu pour tirer ?) que les scènes bien gores ne rattrapent pas forcément. Je trouve que les effets spéciaux patinent un peu avec le recul, genre on est loin du level Orphan Black quand il y a deux Dean à l’écran. L’air de rien, cet épisode travaille un peu le personnage de Sam, de manière à expliquer pourquoi il continue cet interminable roadtrip sans avoir besoin de faire référence au père. Ah et purée, j’ai bien cru pendant un moment qu’il n’y aurait pas de guests remarquables, et puis, j’ai reconnu un acteur de Daredevil. Bon, c’est clairement pas aussi WTF que d’habitude, mais quand même, c’est assez dingue. En même temps, ça fait 12 ans, ces acteurs secondaires ont eu plus d’une occasion de percer.

07.jpgÉpisode 7 – Hook man – 13/20
Dad would check it out

« Putain, mais t’as un portable et du réseau meuf ! » n’ai-je pas pu m’empêcher de crier lors de cette longue introduction qui voit la classique petite amie en danger de mort imminente. À quoi bon, me diriez-vous, quand elle peut simplement sortir de la voiture et se confronter à un agresseur invisible ? Oui, non, ça n’a aucun sens. L’intrigue n’est pas dingue d’originalité et, un peu comme dans l’épisode précédent, elle fonctionne mais ne me marquera pas outre mesure. Je pense que d’ici une ou deux saisons, j’aurais totalement oublié cet épisode. Bon, pas totalement, car la légende dont il s’inspire est connue, mais voilà quoi. Il ne m’a pas particulièrement fait frissonner (comme une majorité d’épisode donc), ni passionner. C’est comme ça. Au moins, il aura servi à ce que Sam prenne un bon temps en oubliant Jessica. Et puis, le complexe de Dean avec son papa, on en parle ? Non parce que le « il aurait vérifié » comme excuse pour aller checker chacun des cas de la saison, c’est moyen un peu. Côté guests, il y a bien le révérend dont la tête me dit grave quelque chose mais dont l’IMDB me dit qu’il est peu probable que je le connaisse et Drake d’X-Men 2, mais c’est le premier épisode sans tête familière à outrance. Je me demande comment le vive ces personnages secondaires qui n’ont pas eu de succès au milieu de tant de guests à la carrière de folie post-Supernatural.

08.jpgÉpisode 8 – Bugs – 11/20
I wanna find dad.

Cette saison s’occupe de toutes les légendes urbaines une à une, il fallait donc un épisode sur des insectes tueurs, sinon ce n’était pas drôle, et j’ai trouvé ça bien drôle que cet épisode explore un peu la relation au père (et le complexe de Dean dont je parlais ci-dessus). C’est bien le seul intérêt de cet épisode d’ailleurs, de nous montrer la différence d’éducation entre les deux frères, expliquant aussi leurs différents caractères. L’épisode est particulièrement mauvais et les effets spéciaux n’aident pas, c’est galère de créer une invasion d’insectes, que voulez-vous ? En plus, on n’a pas vraiment de conclusion et ça semble ne gêner personne. Dommage. Côté guest, la première réplique est énoncée par Brad de Continuum, donc j’ai pas eu à chercher longtemps, même si j’ai un peu galéré à reconnaître l’acteur qui a changé de look. Au départ, il m’a fait penser à Faraday de Lost, j’avoue. C’était rigolo aussi de voir ensuite un acteur de 4400… décidémment.

09Épisode 9 – Home – 17/20
 I have those nightmares… and sometimes they come true.

Retour à Lawrence, ça faisait longtemps qu’on n’était pas venu chez les Winchester… et eux aussi. Sam avoue enfin à Dean qu’il fait des cauchemars parfois prémonitoires. C’est ce qui leur permet un retour à la maison malgré un Dean pseudo-sensible et si fragile qui a décidé de ne jamais y retourner. OK, OK. Cet épisode propose de vraiment s’intéresser au passé des Winchester et c’est une excellente chose, car il donne l’impression d’avancer dans le fil rouge. Il révèle bien la sensibilité des deux personnages principaux, et ils en ont besoin après ces derniers épisodes où ils sont trop mis en avant comme des experts invincibles (mais tout le problème est qu’ils le sont, une série avec un si petit casting, on sait bien qu’ils vont survivre). Je n’ai aucun souvenir de cet épisode qui pourtant a de quoi marquer, notamment avec la scène du bébé dans le frigo, qui est pas mal stressante dans son genre. J’ai un problème avec les maisons hantées de toute manière et cet épisode y va plutôt fort de côté-là. Les épisodes qui touchent la corde personnelle des deux frères sont clairement nécessaires pour maintenir l’attention et l’intérêt pour la série, et ce cliffhanger avec l’excellent Jeffrey Dean Morgan sait comment le faire ! Il veut savoir la vérité, mais allez savoir sur quoi, et Sam a des pouvoirs, mais allez savoir lesquels. Il était cool aussi de s’approcher du fil rouge de la saison avec l’esprit de la mère, à ne pas confondre avec le démon tout feu tout flamme qui l’a tué. C’est juste génial cette manière de distiller les éléments dans l’épisode, mais c’est dommage qu’ils n’aient mieux réparti ça sur les 22 épisodes, car ça créé de sacrés différences de qualité entre les épisodes. Celui-ci manque un peu de clarté sur la mère, mais il gère plutôt pas mal. Côté guest, c’est Adèle de Grey’s Anatomy que j’ai reconnu à la voix, parce que le look est bien différent. Pourtant, c’est la même année que ses premiers épisodes dans Grey’s, mais bon, ça date, alors je ne me souviens pas…

10.jpgÉpisode 10 – Asylum – 16/20
Dude, she kissed me, I’m scarred for life.

Et voici le très classique épisode sur l’asile psychiatrique, un grand incontournable des séries d’horreur et/ou de fantasy. L’hôpital hanté est donc revisité de manière plutôt banale avec des fantômes, des possessions et une histoire chargée… C’est un classique qui a fait ses preuves et qui est très bien exploité. Certes, on n’est pas au niveau de l’épisode précédent, mais on remonte la pente des épisodes 7 et 8 qui avaient perdu en qualité avec cette très bonne légende urbaine. Et puis, il y a même un jump scare terriblement prévisible qui a fonctionné sur moi. Au-delà de cette intrigue, le fil rouge continue de s’étirer à l’infini : leur père leur envoie désormais des coordonnées par SMS, mais comme il n’est toujours pas là, Sam s’énerve et Dean s’énerve que Sam s’énerve car il veut juste suivre les ordres de papa. Une scène qui a tendance à déjà se répéter et ça ne fait que dix épisodes (sur 250, merci bien). Cette fois, l’absence du père est même au cœur de la possession par le docteur fou, puisque Sam dit tout ce qu’il a sur le cœur une fois possédé. Classique, comme je le disais plus haut, mais efficace. Quant au cliffhanger, il est assez violent car inattendu et brusque, avec une fin bien placée. Tu parles d’une mi-saison (oui j’ai vérifié, je pensais que c’était le précédent et en fait non, c’est celui-ci). Autrement, c’est encore un épisode qui a su me faire croire qu’il n’y aurait personne de connu parmi ses rôles secondaires, pour mieux me surprendre avec Nikki des 4400. Et comme j’adore l’actrice (qui n’a malheureusement pas trop percé depuis), c’était très bien. Ce défilé de visages connus, c’est juste dingue !

11.jpgÉpisode 11 – Scarecrow – 14/20
Well, then this selfish bastard is going to California

« Je regarde un épisode par jour en 2017 » qu’il disait. Et le voilà, le 28 janvier, à l’épisode 11. Tout va bien, c’est largement faisable, n’est-ce pas ? Suite au coup de fil du cliffhanger, le père Winchester donne des noms sur lesquels enquêter mais la division entre les frères n’est que plus perceptible. Sam veut chercher papa, Dean veut obéir à papa. C’est un peu le résumé de la saison 1, de toute manière, et je suis bien sûr du côté de Sam, toujours. Alors l’intrigue de l’épouvantail n’est pas vraiment super passionnante et fait un peu redite de l’épisode avec le crochet, jouant sur les mêmes peurs des petites villes des USA finalement. Le genre de ville que je kifferais visiter mais qui en même temps est toujours synonyme de films d’horreur. Il y a des côtés que j’aime bien dans l’enquête malgré tout, car elle montre bien la nécessité qu’ont les deux frères à bosser ensemble désormais, ce qui crève l’écran dans des scènes au téléphone. Le coup de tête de Sam est donc un peu libérateur par rapport à l’intrigue lourde et répétitive, ça permet de donner un peu de consistance au fil rouge et de le faire rencontrer une autre fille sexy, encore. Je sais, j’ai intérêt à m’y habituer, il me reste 12 saisons comme ça à avaler encore. Et puis, c’est Meg, je l’aime beaucoup comme personnage, elle apporte une touche féminine sympa au casting et il est évident qu’on la reverra après un tel cliffhanger, qui intrigue déjà beaucoup plus et donne encore plus envie de (re)découvrir la suite. Quoiqu’il en soit, il y a pas mal de facilités dans le scénario, notamment la nana qui n’en a plus rien à foutre de la mort de ses parents juste parce qu’ils ont tenté de la sacrifier ou Sam qui retrouve Dean en cinq minutes et sans galérer. Cela dit, pour la réunion des frères, c’était bien joué et l’intrigue avance. Pas trop de guests reconnaissables pour moi dans ce Scarecrow… mais il y a un acteur de Zoo, d’après IMDB. C’est dingue, ça va vraiment être dans chaque épisode ! Petite mention aussi sur la technologie de ouf, téléphones à clapet et tout ! Trop la classe, ces Winchester.

12.jpgÉpisode 12 – Faith – 15/20
I’m not gonna let you die, period.

Ah le classique coup de la marche et de l’escalier à trous ! Cet épisode est sympa parce qu’il change la structure habituelle de Supernatural en nous montrant d’avance la fin d’un cas et en envoyant Dean à l’hôpital. Croyez-moi, quand on sort soi-même d’une chirurgie ambulatoire où on a trouvé le moyen de se faire grave chier à l’hôpital alors qu’on y est resté 5h tout compris, on comprend l’angoisse de cet épisode ! Il faut donc sauver Dean dans cet épisode, et ça nous fait presque oublier le fil rouge de la saison. Bon, par contre, c’est un épisode dont je me suis souvenu en cours de route, alors ça casse un peu le suspens (déjà pas trop présent puisqu’on sait que Dean va survivre). J’aime bien cet épisode, qui exploite le concept des sectes, encore et toujours, concept qu’on retrouve dans pas mal des séries du genre. Il ne révolutionne rien, et certainement pas la série, mais il se laisse regarder avec de bons moments. Est-il utile de parler guest-star quand Julie Benz est dans l’épisode ? Non, c’est bien ce que je pensais. Oh et puis, il y a aussi l’acteur du révérend, qui était dans le premier épisode de la saison 2 de The Magicians, histoire de rester dans le cadre du challenge. Côté musique, excellent usage de « Don’t fear the Reaper », que j’ai adoré découvrir (du moins, je le croyais) en lisant Career of Evil de JK Rowling Robert Galbraith.

13.jpgÉpisode 13 – Route 666 – 12/20
Oh woh, she dumped you.

La route 66 est mythique, il fallait donc un épisode qui s’en inspire au sein de cette première saison, c’était tout bonnement inévitable… Mais ce n’est pas forcément leur meilleur, loin s’en faut. Dean décide donc de rendre service à son ex, Cassie, dont on n’a jamais entendu parler, lorsqu’elle l’appelle à la mort de son père, tué par un camion fantôme (mais ça, elle ne le sait pas encore). L’épisode est très ennuyeux et seule l’ancienne relation amoureuse de Dean vient sauver ça en approfondissant un peu le personnage (mais tout semble indiquer que c’est pour un épisode et qu’on oubliera tout ça dès le prochain, jusque dans le script). Cela dit, tout oublier, c’est un peu l’envie qu’on a en finissant l’épisode – et pourtant, je m’en souvenais, pas pour les bonnes raisons, donc. J’ai malgré tout apprécié le côté #AllLivesMatter avant l’heure, mais ça paraît un peu trop forcé, malheureusement. Disons que ça se note pour l’époque, c’est osé (et tout à fait nécessaire), mais la l’histoire de fond est chiante et les courses poursuite pas si bonnes que ça, alors ça ne rattrape pas tout. Côté guest, c’est donc un vrai plaisir de découvrir Megalyn Echikunwoke interprétant l’ex de Dean. L’actrice que j’ai adorée dans 4400 est juste géniale, alors ça ne devrait pas m’étonner que ses débuts soient dans Supernatural. Elle remonte largement le niveau de cet épisode médiocre en tout cas, et pas que grâce au personnage. Dernière réflexion, parce que je trouve ça surprenant, pour un épisode 13, ils auraient pu faire sur le vendredi 13… ou tout simplement, ne pas laisser la piste Meg traîner si longtemps.

14Épisode 14 – Nightmare – 14/20
The same things killed our mother

Ah, encore un épisode dont je me souvenais en fait, c’est marrant comment tout me revient petit à petit (bon et un peu rassurant pour ma mémoire également, même si c’est le côté prêtres qui m’est revenu en premier aha, puis les différents meurtres qui m’ont marqué, allez savoir pourquoi). Sam fait un nouveau cauchemar, mais il arrive trop tard pour sauver la victime, un peu comme pour Jessica, et il y a de quoi être frustré. L’épisode en lui-même est très prévisible, avec Sam qui a des visions de futurs meurtres, qu’il cherche à endiguer et le fils complétement cinglé qui est responsable de tout ça. C’est triste, parce que j’avais un bon souvenir de cet épisode, mais finalement, ce n’est pas si exceptionnel que ça. Il est intéressant de voir les pouvoirs de Sam se développer un peu plus, en tout cas, mais tout est trop prévisible jusqu’à la révélation du démon, qui nous apprend plein de choses sur le fil rouge de la saison et permet à Sam de débloquer la télékinésie. Autrement dit, il y a beaucoup de choses qui se dessinent avec ce nouvel épisode, mais toujours pas d’avancées majeures. Toute la saison traîne en longueur, exactement comme dans mon souvenir. Côté guest, il faut parler de Beth Broderick évidemment, de Sabrina l’apprentie sorcière. Encore une déjà célèbre avant de venir dans la série, mais quand même, un visage connu de plus.

15.jpgÉpisode 15 – The Benders – 07/20
But the best hunt is human

Je devais beaucoup trop de temps sur M6 le samedi soir très tard, car cet épisode, je m’en souviens aussi, de mon premier visionnage dans le noir pendant la trilogie du samedi (tellement de souvenirs !). Il y est question d’enlèvement, et c’est Sam qui disparaît dès le départ de l’enquête. Et franchement, ce n’est pas bien passionnant. La série s’éloigne des histoires surnaturelles pour proposer une intrigue hors propos du fil rouge et du genre : une famille de cinglés qui aime traquer les humains. Pourquoi pas, l’idée, sur le papier, est bonne… mais seulement sur le papier. Aussitôt vu, aussitôt oublié, franchement. C’est décevant, jusque dans la pseudo relation entre Dean et la flic, quoi. D’ailleurs, quel mauvais perso que cette flic hantée par la mort de son frère. Rien n’allait. Et oh ! Comme c’est étonnant, c’est un épisode où personne n’a percé dans les guests ! Tous ont eu des petits rôles à droite ou à gauche d’après IMDB, mais c’est tout. Décidément, cet épisode n’a rien pour lui… mais ça peut être pour ça aussi que personne n’a percé. Allez savoir, il faut bien des ratés dans chaque saison. Celui-là en revanche, il y va fort et je me demande si je ne m’étais pas endormi devant petit. On ne saura jamais, je pense, mais ce ne serait pas étonnant.

16.jpgÉpisode 16 – Shadow – 16/20
Hiding’s a little bit childish, don’t you think ?

Et c’est le retour des écouteurs qui ne fonctionnent pas avec cet épisode, la série propose quand même beaucoup de récurrences (et une ruelle qui a servi à de multiples épisodes d’Angel, entre autres). J’aime bien l’idée d’origine en tout cas, cette ombre qui s’attaque à ses victimes. Cet épisode entre une nouvelle fois dans la liste de ceux que j’avais oublié mais dont je me souviens une fois devant, principalement grâce à Dean se vantant de ses conquêtes, parce que c’est bon, stop. Je dis la même chose de quasiment toute la saison, je sais. Le retour de Meg est absolument génial, même si vraiment pas crédible du point de vue de Sam, qui heureusement s’en méfie. J’aime beaucoup l’intrigue autour du personnage de Meg, même si je continue de regretter les quelques stand-alones depuis sa dernière apparition. C’est un truc qui m’a toujours énervé dans Supernatural, il y a trop d’épisodes qui servent à combler les trous de manière pas trop discrète. L’avantage, c’est que ce n’est pas le cas de cet épisode qui joue aussi avec nos nerfs : les victimes de Lawrence, Meg qui s’avère être une invicible bitch totale et le retour du père parfait, qui aide enfin à avancer… du moins, le pense-t-on ! Voir les Winchester ensemble est un truc qu’on a attendu seize épisodes, juste pour que ça dure deux scènes et que le cliffhanger nous relance dans la série qu’on a connu depuis le début et en conservant le mystère de Meg qu’on a cru réglé un moment. Ah les bâtards ! Côté guest star, j’ai eu un doute qu’IMDB a confirmé : la victime de base de l’épisode (Meredith) a servi d’assistante à un certain Mike Ross dans Suits. Et puis Jeffrey Dean Morgan, quand même.

17.jpgÉpisode 17 – Hell House – 15/20
You did this ? You’re a freaking jerk !

Nouvel épisode, nouveau grand classique et comme j’enchaîne les épisodes tout mon dimanche, ça devient presque too much. Peu importe. La relation entre frères fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui relance les hostilités amusantes entre eux. Et heureusement, parce que l’intrigue est donc plutôt banale avec une maison hantée et deux pseudo-journalistes web qui enquêtent sur des fantômes. Il était temps que l’on rencontre d’autres chasseurs pour la crédibilité de la série, malheureusement, ces deux-là sont juste le cliché habituel des mauvais amateurs qui se croient pros. S’il n’y a rien de bien original dans la proposition d’histoire pour cet épisode, celle-ci est bien menée du début à la fin, avec des twists un peu prévisibles, mais sympas, et surtout plus d’humour que d’habitude. Or, la série fonctionne toujours bien quand elle se lance dans l’humour… et ici, avec en plus, une pseudo morale philosophique sur les gens qui croient trop facilement aux histoires d’horreur. Côté guests, on retrouve la Stargirl de Smallville, dont je savais avoir vu le visage quelque part. J’aurais été incapable de dire où et elle ne sert à rien, je tiens à le dire. Sinon, et c’est un spoil sur la suite de la série, je me rappelle que les deux cinglés du site web sont appelés à revenir. C’est donc des visages qui deviennent connus grâce à la série.

18Épisode 18 – Something Wicked this Way Comes – 14/20
Because I’m the oldest which means I’m always right

Comme ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de Charmed dans cet article, je profite du titre de cet épisode pour le faire. De rien. Et pour ceux qui ne comprendraient pas, c’est le titre du pilot (et du 7×22, à peu de choses près). Cet épisode est absolument terrifiant d’un point de vue enfantin, avec un monstre qui vient aspirer leur force vitale pendant la nuit. Côté fil conducteur de la saison, cet épisode explore à nouveau la relation entre les deux frères (il n’y a que ça dans cette série de toute manière) à travers des flashbacks de Dean protégeant son frère… et foirant son rôle de grand frère, ce qui le trouble encore aujourd’hui. Trow de sensibilitad kwa. Je me moque, mais ça donne un épisode vraiment sympa, malgré l’absence de vraie avancée. J’aurais aimé par exemple que Sam se serve de son pouvoir contre le monstre, mais non. Quant au monstre en lui-même, il a le look des détraqueurs en plus creepy encore, alors forcément, ça file les frissons. Niveau guest… Il y a un gamin qui a joué dans Angel aussi, ce n’est pas forcément un visage connu, je sais, mais sa tronche de merdeux (ouuups), je m’en souviens.

19Épisode 19 – Provenance – 15/20
It’s not a who, it’s a what.

Oh, je me souviens de ce tableau et de ces idiots achetant un tableau si creepy. Je veux dire, il y a des gens qui cherchent à mourir quand même ! L’épisode en lui-même ne m’a pas passionné pendant un bon moment, il faut bien le dire. Disons que c’est un autre moyen de passer le temps, et que c’est un peu frustrant quand on sent toute la mythologie en place derrière dans la série. Sam drague encore une nouvelle nana, Dean aussi au départ dans le bar d’ailleurs et ça finit par être un débat entre eux, qui est probablement la scène la plus intéressante de tout l’épisode. Sam est mignon à draguer et à avoir peur pour la vie de sa future petite amie. Quant au tableau, il s’avère que l’esprit du père de famille le hante pour aller égorger tous les proprios… à moins que ce ne soit la petite fille qu’il tente de surveiller. L’intrigue fonctionne, une fois de plus, sur un bon rebondissement final qui améliore la qualité du tout et un jump scare qui m’a totalement eu malgré sa prévisibilité. Côté guest star, on retrouve une vraie tête connue (en tout cas pour moi) avec une actrice d’Heroes (et d’une mini-série Heroes). Mais il m’a fallu un peu de temps pour la replacer. Plus on avance dans la série, plus c’est difficile de trouver… Il y avait également une actrice des 4400, mais j’avoue que j’ai cherché sur IMDB, je ne sais pas si ça compte vraiment aha !

20.jpgÉpisode 20 – Dead Man’s Blood – 17/20
We’re not different. Not anymore.

La fin de saison approche avec cet épisode sur les vampires et la cohérence interne est à peu près respectée (plus que d’habitude en tout cas) avec une mention de Sarah, la nana draguée par Sam dans l’épisode précédent. Cependant, ce n’est pas ça qui nous approche de la fin de saison, mais bien l’intrigue : le mentor de John Winchester se fait buter par des vampires (surprise, ils existent… Je ne vois pas trop pourquoi ils ont décidé d’en faire une surprise avec tous les monstres qui existent de toute manière) et donc le papa se pointe pour aider ses gosses. Sam passe son temps à le questionner, et il n’y a pas à dire, je le préfère vraiment à Dean, surtout quand il s’engueule avec son père. Il faut de la gueule pour s’engueuler avec Jeffrey Dean Morgan (et que ça soit crédible). Toujours pour aider l’intrigue générale, qu’il faut bien amener à sa conclusion maintenant qu’on est à l’épisode 20, l’idée du Colt est introduite ; une arme capable de tuer n’importe quel démon… pratique et un peu deus ex machina comme solution, mais l’épisode est plutôt bon avec son gang de vampires… et un Jeffrey Dean Morgan tellement badass avec le colt. C’est une fin magistrale, avec un cliffhanger parfait. Côté guest, j’ai immédiatement reconnu Warren Christie, acteur dans la trop éphémère Happy Town et dans tout un tas d’autres séries depuis, apparemment. Tant mieux pour lui, parce que John n’a pas laissé beaucoup de chance à son personnage !

21Épisode 21 – Salvation (part.1) – 18/20
After all these years we’re finally here

Meg est de retour ! J’en avais presque oublié son existence, c’est mal. Les Winchester sont enfin unis pour trouver et tuer le démon qui s’en est pris à leur famille, et comme ça ne fait jamais qu’une saison que j’attendais ça, c’est parfait. Et puis, l’épisode parvient même à jouer sur ma peur des clowns, l’air de rien. J’aime la manière dont les visions de Sam se produisent de plus en plus souvent et suggèrent une avancée vers une mythologie plus poussée. Mythologie qui se développe d’elle-même avec une Deb particulièrement violente dans cet épisode et un chantage autour du Colt, ajout de l’épisode précédent qui révèle toute son utilité scénaristique ici dans une intrigue qui en revient au premier démon à l’origine de tout. Et cette fois, les deux frères parviennent à sauver Monica, mais pas à tuer le démon pour autant. Pendant ce temps, leur père se plante avec Meg qui découvre (à ses dépens) que le Colt est un faux. Bref, autant dire que l’épisode y va à fond dans les tensions, les twists, les drames et que jusqu’au coup de fil final, la tension est à son comble. Très bon cliffhanger qui lance parfaitement le season final ! Côté guest (je vais réussir à tenir toute la saison !), j’ai reconnu l’héroïne de Riftworld Chronicles, websérie dont j’attends toujours la suite et encore plus maintenant que j’ai revu l’actrice (dans le rôle de Monica).

22.jpgÉpisode 22 – Devil’s Trap (part.2) – 19/20
Fine, you’re both so sure. Go ahead. Kill me… I thought so.

Les deux frères s’en font à nouveau pour leur père, mais cette fois, ils ont de bonnes raisons d’avoir peur et on ne sait pas non plus s’il est en vie ou non. Ils se rendent chez Bobby, un ami de leur père qui sort un peu de nulle part et qui les aide à capturer Meg. C’est parfait : il est temps de la torturer avec un petit exorcisme, mais tout cela va un peu trop vite, je trouve, une impression que j’avais déjà eu il y a dix ans. La mort de Meg parvient quand même à être touchante malgré cette rapidité d’exécution. C’est frustrant d’avoir attendu 22 épisodes pour que tout se précipite comme ça, mais ça fonctionne bien parce que le rythme est du coup carrément plus pressant que l’habitude créée par la série. Le coup des possessions dans l’immeuble est un excellent moyen d’ajouter de la pression, de même que le décompte des balles du Colt. Côté twist, ça fonctionne bien avec la révélation du père possédé, la torture de Dean, la balle perdue dans la jambe de John et bien sûr l’accident de voiture final. Cliffhanger de merde ! C’est genre la pire des fins de saison, l’épisode est dingue, mais rien n’est résolu, pire on régresse. J’avais réussi à oublier la frustration du final… et pourtant ! Je la revis de plein fouet et il n’y a pas à douter, je serais de retour pour la saison 2. Côté guest… Eh bien, il n’y en a pas dans cet épisode, il n’y a que des acteurs récurrents de la série ou des figurants, ce qui est un peu normal pour un final. Cette saison restera la plus compacte de ma vie en guests, c’est pire que quand je regardais Ally McBeal !

23.jpg
Incroyable mais vrai : j’ai tenu toute la saison sans poster une seule photo de la voiture. BAM.

En bref – La saison a bien tous les défauts dont je me souvenais (beaucoup d’errance et un fil rouge trop souvent absent), mais elle est aussi bien meilleure que ce que je croyais. L’urban fantasy me manquait ces derniers temps et le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis servi avec Supernatural. C’était un plaisir de revoir ces épisodes, la majorité d’entre eux en tout cas, et de redécouvrir une intrigue complexe enveloppée dans une mythologie qui tarde toujours à se dévoiler. L’intrigue de la saison n’est même pas achevée avec un recommencement promis juste avant un accident qui va changer la donne, de manière évidente. Malgré cette frustration finale, la saison 1 est tout bonnement géniale, réunit un tas de très bons acteurs tout au long de ses 22 épisodes et propose une histoire bien à elle, passionnante, au milieu de réécritures de légendes urbaines plus ou moins réussies qui font tout le charme de la chose. Je ne regrette vraiment pas de me relancer dans l’aventure Supernatural, et ce n’était pas gagné avec autant d’épisodes à revoir ! Rendez-vous en février pour la saison 2 🙂

Scandal (S06)

Ci-dessous, mes critiques d’épisode de la saison 6, juste après visionnage.

Avis : Scandal est de retour ! À une époque, je me serais jeté sur l’épisode avec plaisir, mais aujourd’hui, je le regarde entre Grey’s et HTGAWM uniquement par habitude de me faire le TGIT américain dans l’ordre. Et oui, Shonda Rhimes a fini par me saouler l’an dernier avec son Olivia Pope devenue franchement chiante, un couple Olitz qui ne m’a jamais fasciné et un très mauvais traitement des personnages secondaires dans Scandal. Cela fait déjà plusieurs saisons que la série a perdu mon intérêt et quand j’ai appris que cette saison serait raccourcie, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. J’ai même espéré que ce serait la dernière !

Bon, je ne vais pas faire les chroniques d’un désastre non plus, mais disons que si je regarde la série, c’est surtout pour savoir comment elle se terminera et comment elle va traiter l’élection de Trump. Parce que oui, même si c’est une Amérique fictive, la force de la série ces dernières années est d’avoir réussi à coller à peu près à la vie politique américaine. Et vu que non, je ne regarde pas (encore) House of Cards car je lui ai préférée Scandal à l’époque (triste vie !), et que oui, Braindead a été annulée, il ne me reste plus que celle-ci pour avoir ma dose de politique US. Alors voilà, Scandal est de retour, et moi aussi. Pour le moment. Au moins pour cette semaine et ensuite, je verrais si j’accroche ou pas, et en fonction dans quel ordre je regarde mes épisodes, mais mon habitude du TGIT est bien ancrée.

Allez, je lance l’épisode en espérant très fortement un previously on, car j’ai tout oublié, comme d’habitude !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Survival of the Fittest – 16/20
We lost. They won. It’s over. Make the damn call.

Oh bordel, pas de previously on et une scène d’entrée explosive, cet épisode a autant la volonté de me perdre que de m’accrocher. Et flashback aussitôt, évidemment. Retour sur la campagne présidentielle ? Non, bien sûr, seulement sur la défaite de Mellie, oh bordel, pour la victoire de Carlos Francisco Vargas, au moins, ce n’est pas Trump, je vais partir dans cette Amérique et me bourrer la gueule avec Mellie. Pourtant, j’ai du mal à compatir en me rappelant les réactions qui ont suivi Trump, mais bon.

Le premier acte s’achève alors sur un attentat (oh original) à l’encontre de Vargas, qui ne me rappelle pas du tout le moment où Fitz s’est fait tirer dessus. Heureusement, la série aborde la comparaison d’elle-même (par deux fois !), malheureusement, ils se débarrassent de Vargas. Bon, si je suis déçu pour le personnage (et l’acteur), je suis plutôt content de ce que ça introduit dans la série comme nuances politiques et batailles pour le pouvoir…

Pendant ce temps, Papa Pope est toujours en vie et là, en liberté, mais mon dieu, pourquoi ? Et il ose encore nous faire le couplet du « je suis gentil », PUTAIN, mais il a pourri la série, c’est bon maintenant. Bref. C’est too much. Qu’il accuse Cyrus, franchement pourquoi pas, mais que ce soit vrai ? Vraiment ?  Ça a intérêt à être une fausse piste, car ça part trop loin.

Autrement, j’ai adoré voir Abby continuer à prendre du galon, ce qui était déjà une excellente chose l’an dernier et Mellie passer d’un extrême à l’autre pendant tout l’épisode. C’est hyper agréable de regarder une série qui te pond ce genre de twists après six saisons et le fait à tous les actes, par contre, ça fait un moment qu’ils ont jumped the shark comme on dit et qu’il n’y a aucune cohérence. Enfin quand même là ça y va fort.

J’imagine que ça fait partie des choses qui me font revenir chaque saison, ce rythme effréné au scandale supplémentaire, mais je suis partagé entre mettre une bonne note (parce qu’après tout j’étais pas mal scotché à mon écran) et la baisser face au manque de logique dans la construction des personnages, à commencer par Cyrus, donc.

Je vais commencer la saison gentiment, parce qu’il y a des qualités et de quoi tenir en haleine, parce qu’il y a un fil rouge intéressant, parce que la série semble remettre tout le monde en avant (la demande en mariage la plus WTF de 2017 – mais ça ne vaut pas celle de Club de Cuervos), et on verra par la suite si je change d’avis ou non…

En tout cas, tout semble m’indiquer que c’est encore une saison de trop, comme l’an dernier, mais je reste. What is wrong with me?

02.pngÉpisode 2 – Hardball – 16/20
We are done, Olivia.

L’épisode commence par un nouveau flashback sur la campagne électorale, que j’aurais bien aimé voir développer plus longuement si Kerry Washington n’avait pas été enceinte.

Je ne suis pas convaincu en revanche par ce recours aux flashbacks, surtout pour développer la relation Marcus/Mellie. Ils méritaient mieux que ça, clairement : j’aime beaucoup le personnage de Marcus, j’aurais aimé avoir une intrigue consistante pour lui, plutôt que ce condensé pas très efficace de pseudo-tension sexuelle et des scènes mettant en avant le relation Mellie/Olivia.

Ces dernières fonctionnent très bien, ce qui n’est pas nouveau et Olivia est la pire des amies imaginables, ce qui n’est pas nouveau non plus.

Dans le présent, Olivia tente de convaincre tout le monde que Cyrus a tué Vargas, et elle n’arrive même pas à m’avoir. Cyrus, lui, propose à Mellie de devenir vice-présidente, ce qui ne fonctionne que parce que Bellamy Young est une actrice de dingue. Ce n’est pas exactement nouveau, mais elle le prouve une fois de plus. Ce n’est pourtant pas évident quand on voit ses scripts et l’évolution de son personnage. Cet épisode encore la voit faire volte-face à deux reprises, pour atterrir exactement là où elle était au départ, donc.

Cette saison parvient à me récupérer un peu, principalement parce qu’OPA revient un peu sur le devant de la scène. Voir la moitié du casting être sous-exploitée pendant plus d’une saison était particulièrement stupide/douloureux, et ça fait plaisir de revoir la série profiter de tout le monde. Côté crédibilité, ça ne passe toujours pas trop, mais les rebondissements fonctionnent et le rythme reste aussi vif. Pour une fois, ils ne sont pas trop dans la surenchère et se servent assez bien du passé de chacun pour faire avancer les choses, que ce soit l’inutile Jake et la torture ou l’évolution d’Abby ou même, même !, Quinn et ses doutes insupportables.

Pour le moment, donc, cette saison est assez solide pour me faire fermer les yeux sur ses défauts et sur l’errance des saisons précédentes. Je continue de craindre un retour des éléments qui ne fonctionnent pas avec moi (principalement Jake/Papa Pope) et qui m’empêchent de trop me réjouir.

Quant au cliffhanger, ce n’est toujours pas assez pour me convaincre. Je vais rester du côté de Cy innocent pour l’instant.

03.pngÉpisode 3 – Fates Worse Than Death- 14/20
I’m done being your bitch, Cyrus

La structure en flashback est de toute évidence là pour rester : l’enquête sur la mort de Vargas continue, avec l’introduction plus approfondie de Jennifer cette semaine et des manières de la faire taire, surtout. Cyrus est donc bien responsable de pas mal de merde, se servant évidemment de Tom. Il finit bien sûr par comprendre que Tom va trop loin, mais c’est peut-être déjà trop tard.

Quant au présent, Cyrus est accusé assez clairement par la presse d’avoir tué son Frankie et reçoit l’aide inattendue de Liz et OPA cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, en y arrivant bien sûr. Le côté enquête est sympa, mais un peu inutile puisque nous avons les flashbacks pour nous apporter les réponses.

La réponse définitive arrive au trois quart de l’épisode lorsque Cyrus rencontre Tom au beau milieu de la nuit – et je vois pas bien comment il a pu sortir de chez lui sans être suivi. La scène est plutôt efficace, j’ai même eu l’espoir que Tom tire vraiment, car Cyrus est vraiment parti en vrille depuis une saison ou deux.

Franchement, tout cet épisode centré sur lui ne m’a pas spécialement passionné, surtout que l’on voit Olivia remontée contre lui sans raison apparente dans le passé et que je n’aime pas du tout l’évolution de son personnage, ni de celle de Tom d’ailleurs. Enfin bon, Tom, c’était n’importe depuis un moment déjà.

C’était encore pire avec Abby, qui semble incapable de rester calme, alors qu’à son poste, c’est un peu la base du job (et on nous a démontré plus tôt qu’elle en était capable ; mais Abby n’a jamais eu une évolution constante, changeant énormément d’un épisode à l’autre, ce qui est un peu bizarre cette saison).

Bref, cet épisode fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, à savoir des bases friables et des personnages dont je n’ai jamais compris l’évolution. J’aime beaucoup la manière dont l’épisode se conclue, avec l’arrestation de Cy qui annonce a priori de bonnes choses pour Mellie. Je ne crierais pas victoire trop vite à leur place, avec Scandal, on ne sait jamais trop ce qui arrivera et c’est bien ça qui fait rester.

D’ailleurs, ce qui paraissait être le fil rouge de la saison est désormais terminé, alors je suis curieux de voir vers quoi les scénaristes vont se diriger. Le côté couple maudit de cet épisode aura au moins réussi à être surprenant, même si l’épisode en lui-même m’a paru bien long. La qualité est toujours meilleure qu’en saison 5.

04.pngÉpisode 4 – The Belt – 15/20
Mellie Grant danced in my office.

Alors autant cette semaine devant Grey’s j’avais l’impression de regarder Scandal, autant avec Mellie et Olivia dansant, j’ai eu l’impression d’être devant Grey’s.

En vrai, ce début d’épisode, c’est surtout la merde pour Cyrus qui se retrouve en prison (où il est très mal traité, forcément) pendant que le reste du casting débat pour savoir s’il va devoir subir la peine de mort ou pas. Cyrus décide de contacter Tom pour tenter de s’en sortir, mais ce n’est pas si évident.

La vie n’est vraiment pas simple pour lui qui doit ruser pour avoir un papier et un crayon, tout ça pour voir son mec se retourner contre lui, apprendre que la peine de mort n’est pas hors de question et se faire tabasser. J’ai même bien cru à sa mort avec leur petit délire de nous faire croire qu’il allait être président, mais non, la série n’a pas eu le cran d’aller si loin.

Huck dragouille la meilleure amie (je crois?) de Jennifer qui s’inquiète de savoir qui a bien pu la tuer. Du coup, OPA se remet au boulot en constatant qu’il y a un problème dans leur enquête.

De son côté, Abby fait une erreur de débutante en parlant pour le président sans lui demander son avis et elle se met donc remettre à sa place.

Tout cet épisode avait quand même beaucoup de failles et de longueurs, mais il restait dans l’ensemble très intéressant à suivre et la révélation finale est plus qu’efficace : Tom est innocent, donc Cyrus aussi. C’est la merde pour la suite de la série, mais ça me rassure un peu.

Bref, Jake redevient le suspect principal pour la mort de Jennifer et de Vargas… Se terminant sur un rebondissement efficace, cet épisode est encore un peu trop centré sur Cy, mais prend aussi le temps de développer le personnage d’Huck, ce qui est largement nécessaire.

Je suis content de voir que la série est en bonne voie d’amélioration, mais je reste frileux sur la suite et sur le rôle de Papa Pope, beaucoup trop absent pour que je crois à son innocence.

Capture d'écran 2017-03-11 12.30.06.pngÉpisode 5 – They All Bow Down- 13/20
You’re above politics now, OK?

C’est reparti pour Scandal et quand je vois le début de l’épisode, je me dis que j’ai vite fait d’oublier beaucoup de choses ou que l’on nous case encore un passage bien intéressant de la campagne en quelques secondes.

Bref, Meli et Jake deviennent présidente et vice-président des USA ? Pas mal pour Jake que l’on n’a pas vu depuis le début de la saison. Seulement tout semble soudainement bâclé. La saison raccourcie ne leur fait peut-être pas du bien, et Jake n’a pas envie de bosser pour Olivia, mais il le fait quand même. OK, OK. En fait, l’épisode oscille entre flashbacks et présent, mais ne parvient pas à convaincre.

Cet épisode revient également aux fondamentaux avec la femme de Jake le trompant et ayant besoin d’OPA travaillant pour elle à couvrir ses traces. Et c’est excellent d’avoir quelqu’un qui confronte Olivia, enfin, sur toute la merde qu’elle provoque partout.

On apprend enfin ce que faisait Jake quand Vargas s’est fait tirer dessus. Sans surprise, il était avec Papa Pope, comme d’habitude. Et voilà, cela fait six épisodes que je le vois venir et c’est désormais bien le cas : on repart dans tout ce qui a rendu la série chiante avec clairement un retour discret mais évident de toute la merde B613.

Du coup, ben, je suis saoûlé. Déjà, d’avance, sans savoir si ça va être pire ou mieux.

Jake a donc bien fait exploser la cabane de Jenny également, ce qui paraissait évident dès le premier épisode avec sa disparition. J’ai envie de revenir aussi sur la bombe qu’il prépare à exploser dix secondes plus tard, avant de partir en marchant tranquillement. Il se retrouve à 1 min de distance en marchant et n’est pas propulsé au sol non plus lorsque ça explose. Balèze.

OPA aussi est balèze à résoudre enfin tout cela en dix minutes, mais Jake les devance comme d’habitude et l’on apprend qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon lorsque Olivia découvre que quelqu’un veut la faire tomber pour avoir payé l’assassinat de Vargas. Cela se complique donc avec une nouvelle force toute puissante dans l’ombre des USA et une conspiration qui va nous occuper la fin de saison.

Quant au cliffhanger final, on le voit venir à mille kilomètre : Jennifer n’est pas morte. Joie !

Bon, vous l’aurez compris, je trouve tout cela trop gros pour être pleinement cohérent et crédible. En plus, la saison n’est pas géniale à diviser ses intrigues dans tous les sens : pas de Cyrus ni de Fitz dans cet épisode par exemple, donc il faudra revenir sur Fitz lors d’un futur épisode, et ça me blase d’avance !

Un ensemble qui me laisse mitigé du coup : ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas bon non plus et on perd ce qui rendait intéressante cette saison en repartant sur les perspectives que l’on a déjà vu cinq ou six fois lors des saisons précédentes.

06.pngÉpisode 6 – Extinction – 13/20
They’re everywhere, don’t you understand Elie? They’re everywhere!

On continue de découvrir le passé et la course présidentielle en flashback, mais cette fois il est question de Papa Pope qui drague une vieille connaissance qui a tout de l’Annalise locale, y compris l’amphi utilisé dans la saison 3 d’HTGAWM. Il se trouve ainsi un job au côté de cette Sandra, bravo.

De son côté, Olivia est perdue parce que Mellie couche avec Marcus et qu’elle ne sait comment gérer ce problème. En toute logique, elle vient demander conseil à son père ?? Et elle est surprise de l’entendre dire que l’amour est une faiblesse ?? Non, franchement, je ne comprends plus Olivia depuis longtemps, mais là c’est franchement juste une scène qui n’a aucune cohérence autre que proposer une scène Olivia/Elie.

Bon, dans ce nouveau travail, Elie Pope se rend vite compte qu’il est espionné par une caméra, et cela lui monte à la tête. Il s’en prend donc à son amie pour avoir la vérité et finit par rencontrer des gens plus tarés que lui prêt à s’entretuer et à en faire beaucoup trop pour que Mellie soit présidente. OK ?

Elie accepte et se retrouve pris dans un engrenage improbable à la Scandal où il doit finalement s’arranger pour que Cyrus soit accusé du meurtre de Frankie, afin que Mellie soit présidente. Non mais franchement… C’est beaucoup trop poussif, comme d’habitude avec cette série. Et en plus, c’est hyper prévisible.

Je leur reconnais la surprise d’avoir fait en sorte que Papa Pope se mouille les mains et ce headshot de Frankie, mais pour le reste, pas d’étonnement. Oui, je pensais que Jake était le responsable de ce meurtre, mais sous ordre d’Elie. Finalement, c’était juste Elie. Cela en revient un peu au même. Le chantage final pour qu’Elie obéisse à ses nouveaux boss, qui se fait sur Olivia après qu’il tue Sandra, est juste totalement prévisible et largement annoncé par la déclaration d’Elie que l’amour est une faiblesse.

Bref, c’était un épisode prévisible, que l’on voyait venir à des kilomètres, mais qui était bien joué quand même et qui, heureusement, n’insistait pas trop sur B613. Au moins, on découvre un peu plus Elie. Bof, mais pas mauvais, ça aurait pu être sympa d’avoir aussi le reste du casting présent dans l’épisode (je le crains de plus en plus l’épisode sur Fitz qui va inévitablement arriver).

07.pngÉpisode 7 – A Traitor Among Us – 16/20
You are asking me to kill your father.

Ah ça y est, enfin un épisode qui nous épargne les flashbacks ! Et quel épisode !

Comme bien souvent avec Scandal, ce septième volet fait le choix de ne se concentrer que sur un seul personnage : Huck. Toute la saison est construite de cette manière, ce n’est donc vraiment une surprise et ça fonctionne plutôt bien, et même mieux que tous les épisodes centrés sur ce personnage jusque-là (à part peut-être le tout premier sur B613 qui m’avait un peu marqué).

Chaque acte de l’épisode suit Huck et le voit progresser en tant que personnage. On le découvre d’abord amoureux, avant que Liv ne sorte de nulle part et ait la très bonne idée de demander la mort d’Elie ! Alléluia. Si seulement ça pouvait se concrétiser (mais on sait bien que non).

Non, c’est juste un moyen supplémentaire de perdre un peu (beaucoup) de temps avec une réexplication par Olivia de tout ce que Jake lui a dit et que l’on sait déjà. Ce n’était pas franchement nécessaire, même si ça remet en tête la relation entre Olivia et Huck, qui est un peu essentielle dans l’épisode, même si pas au cœur de celui-ci.

Une fois convaincu qu’Elie est un méchant bonhomme à abattre, Huck se rend donc pour le tuer – ou en tout cas pour lui demander des explications. Évidemment, Papa Pope comprend immédiatement qu’il n’est pas du tout en danger, et force est de constater qu’en tant que spectateur, je n’ai pas eu le moindre doute non plus. La station de métro reste absolument déserte pendant tout le temps de l’explication entre les deux hommes, grosse crédibilité, qui se résume à : il y a une taupe auprès d’Olivia, une femme.

Huck suspecte aussitôt Quinn quand il est déjà évident que le problème vient de sa copine, ce que l’épisode cherche en effet à nous prouver. Seulement, il faut d’abord en venir à Quinn, qui en fait est simplement de mèche avec Jake. J’étais très content d’avoir enfin un peu de développement pour Quinn. C’est globalement mieux cette saison, mais ce n’est toujours pas ça je trouve. J’adorais le personnage quand on la voyait, mais désormais elle est devenue totalement secondaire et c’est très dommage.

Bref, sans grande surprise, Huck comprend ensuite que sa copine est la taupe et, pour obtenir plus d’infos, il révèle à Abby que Jennifer est en vie. La nana, tout le monde la pense morte pendant cinq épisodes et dès qu’Olivia découvre la vérité, la Terre entière est au courant. Cela sent tout de suite le gros malaise à venir.

Après un détour par la case prison pour parler à Becky (aucun souvenir de qui elle est supposée être, mais ça permet à David d’apparaître 30 secondes pour ne rien faire du tout), Huck confronte sa nouvelle copine dont je n’ai toujours pas retenu le prénom (mais j’imagine que la semaine prochaine saura me le donner en le répétant 150 fois). La scène est extrêmement bien jouée de la part des deux acteurs, mais je n’ai pu m’empêcher de lever les yeux au ciel en voyant Huck la laisser partir. Il est assez évident qu’elle est la taupe et son explication sur la blonde n’est pas franchement convaincante. Quoiqu’il en soit, c’est assez pour Huck qui lui fait ainsi confiance.

Petite réunion de crise ensuite pour OPA dans un garage sous-terrain où se trouve le cadavre de Sandra, la nana qu’Elie a exécuté de sang-froid après être sorti avec pendant un épisode. Huck croit comprendre que Papa Pope l’a manipulé… sauf qu’on sait bien que ce n’est pas le cas. Deux choses à en retenir : il y a enfin quelqu’un qui révèle à Olivia qu’elle est faible dès qu’il s’agit de son père et c’est un très bon moyen trouvé par les scénaristes pour que Huck découvre des infos sur la relation Sandra/Papa Pope. Enfin, très bon… La cohérence n’est pas dingue, car franchement, la police était destinée à trouver le cadavre un jour ou l’autre. Et alors là, bonjour le merdier avec ces bandes de vidéo-surveillance !

Peu importe donc, puisque c’est Huck qui met la main dessus, les regarde et les diffuse à Olivia. Nous voyons donc Olivia regarder sensiblement le même épisode que nous la semaine dernière et surjouer la surprise à la mort de Sandra. Je veux dire, je l’avais vue venir sans savoir qu’elle mourrait, Olivia a vu son cadavre avant. Elle connaît vraiment mal son papa. Forcée de constater qu’elle s’est encore plantée, Olivia demande alors à Quinn de ne pas tuer Papa Pope. Quinn qui doit quand même sacrément se toucher parce que Huck et Olivia ont eu le temps de visionner un bon mois de vidéosurveillance chacun avant que la mission ne soit annulée. Genre quand même elle aurait pu se dépêcher de faire le boulot.

Tout cela nous amène à la fin d’épisode : Olivia et Huck révèlent à la copine de ce dernier que Jennifer est en vie. C’est une idée parfaitement stupide car ils n’ont toujours pas trouvé leur taupe. Donc forcément, c’est la copine la taupe et elle nous massacre Jennifer en deux balles et deux secondes. Bam, ça c’est fait. La Jennifer aura vraiment servi à rien quand même !

La vraie surprise de cet épisode (ouf, il y en a une pour justifier cette note) vient du fait qu’elle en profite pour tirer sur Huck à trois reprises (mais il n’y a que deux taches de sang sur son corps). C’est très con car cela conclue un épisode qui me faisait apprécier Huck de nouveau après des années de mépris de ma part et de celle des scénaristes. Enfin cela dit, je doute fortement de sa mort puisque l’épisode ce conclue sans qu’il ne soit mort, code international pour signifier qu’il est encore en vie et va connaître une guérison miracle.

Franchement, ça, ça me gave d’avance, il n’y a plus grand-chose d’original à faire avec ce personnage et une petite mort reboosterait la série.

Bon, donc, la surprise, c’est que tout ça vient d’Abby qui voulait voir Jennifer morte. Ah ? Bon, et ben, j’imagine que la semaine prochaine sera un épisode sur Abby. Tant mieux, j’adore le personnage (mais alors là aussi, zéro crédibilité qu’elle veuille s’en prendre à Huck).

Bref, 16, mais juste parce que le développement sur Huck était sympa, que je ne pensais pas qu’il allait se faire tirer dessus et que ça promet un retour sur Abby. (Cela dit, toujours pas de Fitz, je crains le pire quand ils vont se souvenir qu’il ne sert pas qu’à diriger les épisodes).

08.pngÉpisode 8 – A Stomach For Blood – 17/20
– Olivia is never going to Vermont for you.
– That was low. Lower than you.

Est-ce que cet épisode se fout de notre gueule dès le début ? Oui. « Election Night. Again. » Les scénaristes se rendent compte eux-mêmes de la manière dont ils abusent ? C’est une bonne blague, mais bon quand même.

Enfin bon, sans surprise, cet épisode se concentre cette semaine sur Abby. Au moment de la fusillade, elle est en état de choc total. Il faut dire que ça fait un sacré boulot à encaisser et surtout qu’elle est au courant de quelque chose. C’est malin et ça permet de peut-être justifier le cliffhanger de la semaine dernière, dont je sens dès le départ qu’on entendra pas parler. Cette introduction est violente et, sans surprise, la suite de l’épisode repart encore plus loin, deux mois avant l’élection.

C’est en effet à cette date qu’Abby se fait détourner du droit chemin par les méchants que nous connaissons depuis deux épisodes. J’adore le personnage d’Abby, mais je trouve que ça sort vraiment trop de nulle part cette idée d’en faire une politique. Elle aimait beaucoup trop être dans l’ombre juste là, comme Olivia, pour avoir soudain envie d’être à la lumière. Certes, bosser pour Fitz doit avoir de quoi rendre dingue, mais quand même.

J’ai aimé la manière dont elle est poussée à bout par le président, mais c’est un peu la base de leur relation depuis qu’elle bosse pour lui, alors c’est un peu gros de la voir craquer comme ça.

On reprend alors à l’élection et on comprend qu’elle est dans la merde car elle a accepté de l’argent sale sur un coup de tête. Elle est aussi tenue parce que Léo, avec qui elle sort toujours, est enlevé et torturé pendant tout ce temps. L’ensemble de la saison prend un nouveau tour à la lumière de ces informations, car toutes les actions d’Abby sont en fait téléguidées.

J’avais bien dit qu’Abby était bizarre, mais j’avoue que je n’avais pas songé aussi loin, principalement parce que je ne me prends plus trop la tête sur Scandal. J’avais donc mis ça sur le dos d’une mauvaise écriture du personnage parce que la série m’a habitué à ça, mais en fait, c’est tout l’inverse pour une fois. La saison est vraiment bien écrite et Abby était une pièce manquante du puzzle qui explique pas mal de choses de ce qui n’allait pas.

Du coup, je dois reconnaître que, si je m’en méfiais beaucoup, cette saison 6 est de plus en plus en train de me plaire, tant dans l’intrigue (ça reste du Scandal un peu « over the top », mais en même temps, c’est une sixième saison, difficile de faire autrement) que dans la construction qui me laissait un peu perplexe. Il y a une vraie prise de risque à faire un épisode par personnage, mais pour l’instant, ça s’emboîte très bien. Le report du cliffhanger de la semaine dernière n’est qu’une demi-surprise, puisque je m’attendais bien à un épisode sur Abby.

En revanche, qu’elle négocie pour sauver Cy, je ne m’y attendais pas, surtout si qu’elle met Huck en danger au passage. Et ça, ce n’est pas très Abby. Allez, la semaine prochaine, on devrait avancer un peu avant de revenir ensuite pour un épisode centré sur David, dont les relations amoureuses sont toutes plus merdiques les unes que les autres quand même !

En tout cas, on sait désormais vers quoi se dirige la saison : Abby présidente (et Olivia qui devra tout faire pour l’en empêcher en faisant tomber ce nouveau groupe surpuissant). C’est l’un des gros défauts pour le moment d’ailleurs : nous manquons cruellement d’informations sur ces méchants qui sortent de nulle part et ont toutes les informations sur tout le monde.

09.pngÉpisode 9 – Dead in the Water – 17/20
Then you’re worthless.

C’est reparti pour un épisode où Olivia comprend soudainement que peut-être la petite-amie d’Huck est la connasse qui trahit tout le monde. Il serait temps, mais c’est déjà trop tard. Ils essayent aussi de rendre cool le fait de mettre des gants et des plastiques autour des chaussures, mais non. Et Quinn comprend que Huck est peut-être mort, c’est assez triste.

Olivia a la très mauvaise idée d’aller demander de l’aide à Abby, ce qui bien sûr ne sert un peu à rien, étant donné que c’est elle qui est à l’origine de tout ça.

Huck continue d’agoniser dans son coin, c’est-à-dire dans le coffre de sa copine, au côté du cadavre de Jennifer. Pas de crainte à avoir néanmoins, malgré ses trois balles dans le corps, il est toujours en état d’agoniser et de tenter de s’enfuir. Qu’on m’explique quand même pourquoi elle ne l’a pas tué avant ? Elle prend le temps de foutre une balle dans la tête de Jennifer, mais pas dans la sienne ?

Les scénaristes ont donc clairement envie de le laisser vivre. Sa scène d’agonie est plutôt sympa, car il tente de trouver les moyens de survivre en compagnie de ses amis d’OPA. J’ai beaucoup aimé cette scène. Elle n’a rien de crédible bien sûr, encore que parfois on réfléchit comme telle ou telle personne dans les cas où on se sent bloqués.

Bloqués, oui, un peu comme cette porte de la voiture qu’il réussit à entrouvrir. Le type pense à se faire des calculs pour savoir qu’il peut ouvrir les portes de la voiture, mais il tente une porte sur quatre. SERIEUSEMENT ? Et donc, contre toute crédibilité, il parvient à s’extirper de la voiture et à flotter. Pas à nager. Il s’est quand même pris trois balles.

Abby tente d’avoir le plus d’infos possibles sur Huck et découvre ainsi qu’il est mort. Magique. Elle demande alors à Fitz d’être son ami, pendant qu’Olivia fait de même avec Marcus.

Cela permet une petite ellipse temporelle où l’on découvre que Huck a réussi à nager jusqu’au rivage et se parle désormais à lui-même.

Pendant ce temps, toujours, Jake découvre qu’Abby connaît nos méchants et le dit à Olivia qui pète un câble, giflant la rousse trois fois avant de lui cracher tout son venin ç la face. Il y a du très bon dans cette scène niveau jeu, la tension est à son comble, mais elle gâche un peu tout avec son « you messed with the wrong gladiators » qui tombe comme un cheveu sur la soupe. C’est un script trop poussif.

Il est excellent d’avoir enfin un épisode qui se concentre uniquement sur OPA et sur Oliva qui explose, surtout que les enjeux sont énormes avec la vie de Huck dans la balance. En théorie. On sait bien qu’il va s’en sortir après un tel épisode et, effectivement, Liv finit par le retrouver après un épisode très fort en émotion.

Du coup, forcément une fois de plus, elle finit dans les bras de Fitz, mais il lui demande de pardonner à Abby et de la sauver. Là encore, Olivia a besoin d’être convaincue quand tout le monde passe la série à lui pardonner. C’est abusé, mais c’est Liv. Et elle finit par le faire sur Let it be, alors c’est cool.

L’épisode passe surtout beaucoup de temps à nous montrer la rage et la douleur de Quinn, qui ne laisse aucun doute sur son amour pour Huck. C’est merveilleusement joué par l’actrice qui a ENFIN son épisode, après deux (trois ?) saisons à ne rien faire. Bon, elle en a sûrement eu d’autres, mais elle est vraiment sous-exploitée depuis trop longtemps. Et donc, sans surprise, Huck survit bien et se réveille. Reste à savoir les séquelles qu’il aura ou non, mais cet épisode avait un sacré rythme, alors j’ai bien accroché, malgré quelques incohérences.

Je regrette malgré tout l’absence de Mellie. Décidément, le casting n’est jamais au complet cette saison !

10-2Épisode 10 – The Decision – 13/20
We are not fixing this election.

Une fois de plus, la série se résume à Olivia, Jake et Fitz qui s’engueulent pour décider du futur du pays… et Olivia en revient à Huck quand Fitz veut se battre pour que Cy soit président alors que Jack à évoque l’élection truquée de Defiance. Selon lui, la vie aurait été bien pire sans ce trucage. Du coup, Olivia se retrouve à l’imaginer pour le reste de ces quarante minutes. Franchement, ils auraient pu trouver mieux pour leur centième épisode… car oui, c’est leur 100e épisode, un anniversaire qu’ils célèbrent avec un générique spécial très cool (une capture de chaque épisode) et un univers alternatif.

Meh.

Je ne sais pas. J’aime bien ce genre d’épisode habituellement, mais cela ne fonctionne pas trop dans la dynamique de la saison. En plus, ça ne sert pas à grand-chose franchement, à part nous fournir du Olitz dans des plans beaucoup trop longs. Bref, c’est sans scrupule que je me suis lancé dans du speedwatch, parce que tout était affaire de plans interminables et qu’Olitz n’est vraiment pas un couple que j’apprécie, alors leur mariage… il me passe un peu au-dessus.

Cet épisode aurait pu fournir de bonnes choses et il le fait, avec certains retours très appréciables, comme celui de James ou de la sonnerie de portable de Liv, et une avancée extrêmement rapide de la chronologie, passant plusieurs mois d’un coup. Seulement, cet épisode fait aussi des choix complétement cons, comme le mariage Mellie/Cyrus (bam j’ai Wrecking Ball en tête et j’ai à peine honte de l’avouer !) ou Quinn participant au Bachelor pour finalement tenter de coucher avec Fitz. Sérieusement. Je vois le côté comique que ça propose, mais bon, ça ne marche pas trop sur moi, quoi. J’adore le personnage de Quinn, alors voir qu’ils célèbrent son centième épisode comme ça… Franchement ? Il est où le respect ?

Et puis, il y a trop de personnages laissés de côté, comme Abby et David a priori mariés, Huck qui ne découvre pas le B613 et Leo, évoqué mais pas présent. Bref, ça se concentre toujours sur les mêmes et pour un 100e, ils auraient pu vraiment faire l’effort de réunir tout le monde et leur donner un moment de gloire chacun.

Bon. C’était sympathique. C’était même divertissant et il y avait quelques bons moments. C’est un épisode dont on se souviendra, donc ça marque bien le centième épisode, on va dire. Cela n’empêche que c’est décevant. Pas d’Henry Ian Cusick, pas assez de mise en avant de certains acteurs, pas même un vrai scandale d’ailleurs, alors que je m’attendais au moins à un retour de Papa Pope ou une scène traumatisante… Cela reflète assez bien la série finalement : de bonnes idées, des choses qui ne fonctionnent pas et une exécution pas toujours au top, pour un divertissement fonctionnel, marquant, mais loin d’être parfait, avec une moitié du casting clairement mal traitée.

Quant aux perspectives d’avenir… cet épisode marque un tournant, avec Fitz et Olivia qui s’unissent de nouveau pour faire en sorte que Cyrus soit président, et non Mellie. Tout ça parce qu’Olivia imagine un avenir glorieux si elle n’avait pas truqué l’élection à Défiance. Mouais, mouais, mouais.

Allez, bon anniversaire, Scandal.

Capture d'écran 2017-04-21 18.46.59.pngÉpisode 11 – Trojan Horse – 16/20
White hat?! For the love of… Get off your cross!

Bon, cette fois on devrait réussir à s’éviter un retour à la nuit de l’élection (eh non, on y a droit quelques secondes quand même en fait) mais nous avons tout de même le droit à une scène bien gênante avec David à moitié à poil qui découvre le rôle de sa petite amie dans le merdier politique. C’est un très bon début d’épisode totalement oublié par la suite… vivement la semaine prochaine.

Nous avons ensuite la même découverte du côté de Mellie, avec Olivia qui refuse de l’aider à battre Cyrus. Au moins, cette fois, la série se dirige vers sa fin de saison : tout le monde sait à peu près contre qui se battre et pour quoi, surtout. Cependant, il reste deux épisodes, c’est donc trop tôt et, bien sûr, nous avons le droit à quelques rebondissements supplémentaires.

Cyrus est libéré de prison, enfin, et Abby lui apporte tout son soutien, probablement parce qu’elle sait très bien qu’elle le veut comme futur boss. En parallèle, Scandal nous refout des scènes Olitz dont je n’ai pas grand-chose à carrer. Mais bon, c’est une constituante importante de la série… qui, contre toute attente, est hyper efficace en fin d’épisode !

L’autre constituante importante, c’est bien sûr Mellie : elle passe son épisode à changer d’avis… ce n’est plus vraiment une surprise, c’est une girouette depuis la saison 1 (et Liz North n’aide pas). Ainsi, ces quarante minutes nous divertissent avec une nouvelle confrontation au sommet entre Cyrus et Mellie… avec en twist le fait que Cyrus refuse d’être le client d’Olivia.

Ce n’est pas le seul bâton dans les rues de Liv et d’OPA (même si OPA se réduit dans cet épisode à la chambre de Liv et deux scènes inutiles) : il y a également son père qui s’inquiète pour elle, il y a aussi Michael qui enfonce Cyrus, bref, il y a de quoi occuper l’héroïne de la série. Comme d’habitude, elle gère un problème à la fois : c’est Fitz qui s’occupe de remotiver Cyrus. Pas de chance, leurs ennemis sont bien plus forts que prévus (enfin, qu’eux le prévoyaient).

Les grands méchants font donc en sorte que les grands électeurs votent pour Mellie malgré d’excellents discours de Cy, tout en faisant en sorte de diriger Mellie. Ils tuent ainsi Liz, me laissant dégoûté car l’on perd un excellent personnage. Après la manière dont ils ont reculé pour ne pas tuer Huck, j’avais un doute tout au long de cette scène. Je voyais bien ce que s’apprêtait à faire la blonde (je m’attendais à un coup de feu), je ne pensais juste pas qu’ils oseraient passer à l’acte sans au moins un vrai avertissement. Mais si. Tant mieux, c’est osé et ça paye.

Du coup, l’épisode se termine sur Mellie présidente, sur Elie arrêté par Fitz (donc en fait toujours en liberté et loin d’avoir un problème) et sur le couple Olivia et Fitz renforcé par toutes ces pirouettes scénaristiques. Le dernier acte enchaîne les retournements de situation et l’on voit bien la position délicate de Mellie, forcée d’appeler Olivia à la rescousse.

Je l’ai déjà écrit plus haut, mais c’est donc un bon merdier politique que nous laisse cet épisode. Avec Mellie présidente bossant pour les méchants et Jake vice-président, la série prend désormais un virage osé. Mellie aurait mieux fait de se retirer, mais bon, ça n’aurait pas permis une bonne fin de saison pour la suite. Aussi perchée soit-elle, cette saison s’en tire très bien je trouve, avec une nouvelle menace qui fait oublier le B613 resté trop longtemps le grand méchant de manière répétitive. Cette fois, on a quelque chose d’un peu nouveau et, avec cet épisode, l’ensemble du casting se retrouve à se battre contre une puissance qui les dépasse.

Scandal avait encore des cartes à jouer, et je suis bien heureux qu’elle le fasse enfin cette année !

12.pngÉpisode 12 – Mercy – 14/20
You can’t take Olivia Pope. Olivia Pope takes you.

Cet épisode commence sur un petit déjeuner entre Olivia, Fitz et Papa Pope. Bien évidemment… C’est une des scènes les plus ridicules de la série. Par chance, elle est rapidement rattrapée par Abby qui pète un câble sur ce pauvre Léo, de retour pour une scène pas très utile (mais bon, ça fait plaisir de le revoir après le Prison Break de cette semaine).

Ce n’était une fois de plus pas mauvais cette semaine, mais ça prenait un peu trop de temps dans l’exécution pour mener aux bases d’une fin de saison qui devrait être passionnante à suivre. J’espère.

Une première partie de l’épisode mettait les choses en place : David qui couche avec l’ennemie sous les ordres de Jake, Mellie qui prend ses ordres auprès de cette nouvelle faction surpuissante, Olivia qui se laisse balader et accepte que Jake ne soit plus vice-président. Le rythme est fluide, mais franchement, le tout est très prévisible, avec peu de scènes qui sortent de la routine et peu de performances magistrales. Tout cela nous amène à ce qui sera le centre de l’épisode.

OPA organise une « attaque » contre la maison blanche, de manière à pouvoir récupérer la présidence de Mellie. Il n’est plus du tout question de politique, mais juste de pouvoir. C’est intéressant comme perspective, mais la série aurait pu gagner à développer des vues politiques comme elle le faisait lors des premières saisons. Bon, qu’importe, nous ne sommes pas là pour ça.

Cette attaque est menée d’une main de maître par un Huck complétement rétabli (tout ça pour ça) qui dirige un drone à distance. Là encore, quand on voit le système de sécurité de la maison blanche, il est difficile de ne pas penser « tout ça pour ça ? ». Ces scènes autour du personnage de Huck permettent surtout d’approfondir sa relation avec Quinn, de manière à ce qu’elle affirme son amour pour Charlie à la fin de l’épisode, après avoir retrouvé ce dernier qui bouffait juste un burger dans sa voiture pour étouffer sa jalousie envers Huck. OK. Alors franchement, je ne sais même plus comment ces deux-là se sont mis ensemble à la base et j’ai du mal à voir en quoi elle est si amoureuse de lui que ça. Ils ont tous les trois été tellement sous-exploités pendant toute la série, je n’en ai plus rien à carrer alors que j’adorais Quinn. Mais bon.

Abby, mon personnage préféré dans cette série, est quant à elle coincée avec notre grande méchante de la série, qu’elle balade comme si de rien n’était tout au long de l’épisode. C’était sympa, mais pas révolutionnaire.

Non, ce qui est révolutionnaire, c’est que l’ensemble du casting « politique » se réunit à la Maison Blanche pour contrer la faction ennemie et établir un plan pour l’avenir. Si j’ai aimé ce twist, j’ai détesté l’importance accordée à Papa Pope, cela ne fait aucun sens. J’ai aussi détesté qu’ils se réunissent pour ça mais qu’ils passent l’épisode sur une « pause » de 5 minutes alors qu’ils sont supposés être pressés par le temps.

Qu’à cela ne tienne. La pause de cinq minutes permet la création de petits duos pour remotiver et redessiner les motivations des personnages. Je me suis endormi pendant la scène entre David et Fitz, mais elle offrait une perspective intéressante sur leur vision du pouvoir et des femmes. Idem pour mon état devant Cyrus et Elie, car il était évident que Cy ne parviendrait pas à tuer Elie, même pour se venger de la mort de Frankie. Beaucoup de temps perdu avec ces quatre-là, pour peu de choses.

Du temps perdu ? Nous en avons aussi entre Liv & Jake, qui discutent une fois de plus des états d’âme de Jake et des décisions d’Olivia. Pas bien passionnant. Enfin, Marcus remotive Mellie et c’est peut-être ça le point le plus fort de cet épisode.

Mellie annonce qu’elle est prête à prendre Cyrus comme vice-président, mais c’est lui qui ne veut plus. Sa scène avec Elie lui a fait prendre conscience qu’il n’était pas assez bon pour le rôle. OK, qu’à cela ne tienne, ce sera donc Luna Vargas la vice-présidente. La meuf sort de nulle part, on ne savait même pas qu’elle avait une opinion politique ou une envie d’entrer dans la politique, mais hop, elle est à la Maison Blanche en dix secondes, normal.

Cela énerve notre blonde ennemie, mais Olivia débarque et parvient à la faire arrêter. Mais attendez, si c’est tout ça pour ça, pourquoi ne pas l’avoir arrêté directement, ça ne servait à rien de la foutre dans le bunker tout l’épisode ? Déjà que je trouvais la démission de Jake précipitée, mais alors ça, ce n’était pas bien fichu.

Bref, c’était un épisode moyen. J’ai aimé l’idée d’un cabinet politique qui se réunit pour reprendre en main l’avenir du pays, malgré ses différences. En revanche, il n’y avait pas une once de crédibilité et beaucoup d’incohérences dans les décisions prises, pas mal de perte de temps en milieu d’épisode et une décision de Quinn très mal amenée, après deux épisodes passés à faire les yeux doux à Huck.

Divertissant, mais décevant.

À noter : Je viens de voir que, contrairement à ce que j’avais lu il y a quelques mois, cette saison aurait 16 épisodes, et non pas 13… Je suis perplexe sur ce qu’ils vont proposer du coup, car tout semblait en place pour un final.

13Épisode 13 – The Box – 14/20
Should we stop drinking?

Bon, donc les USA a une nouvelle vice-présidente élue ce qui ne plaît pas à Peus qui organise aussitôt un attentat avec neuf drones bombes. Bon, le plus angoissant dans cet épisode est qu’il s’agit là d’un attentat qui pourrait franchement faire la masse de dégâts pour de vrai. C’est tout bonnement terrifiant.

L’épisode devient donc une course contre la montre pour retrouver Peus avant qu’il ne fasse exploser tous les drones. La construction est assez simple : Olivia suit une piste qui ne mène nulle part et qui aboutit à chaque fois sur l’explosion d’un des drones. C’est efficace pour le rythme et la tension dans l’épisode.

Elie continue de ne servir absolument à rien alors que Fitz et Olivia comptent sur lui pour résoudre magiquement le problème. Du côté du président, il faut réfléchir à une tactique stratégique : Abby se fait doubler par Cy en dix secondes, Jake organise une ruse stupide avec Samantha, la bonde avec sa couette qui s’appelle finalement Grace. Cela fonctionne un temps (ce qui est déjà complétement stupide), puis elle se rend compte du pot-au-rose grâce à David qui ne sait pas mentir. Évidemment.

La piste d’Eli Pope reste la meilleure à exploiter : Olivia découvre que son père a reçu des boîtes avec une brique de la part de Peus. Et comme c’est ce qui donne son titre à l’épisode, il faut bien comprendre assez vite que c’est important.

C’est en fait comme cela qu’ils contrôlaient Eli : chaque boîte pesait à peu près le poids d’une tête. Du coup, Eli vivait dans la peur permanente qu’il s’agisse de la tête d’Olivia. Par la suite, il s’arrange avec Fitz pour monter une arnaque afin de retrouver Peus. C’est tellement énorme que ça ne fait aucun doute dès la première scène où il s’enfuit qu’il s’agit d’une arnaque. Cela permet à Jake de tuer Peus et à Eli de tuer Samantha, lui coupant la tête qui finit dans une boîte. C’est très dommage, j’aimais bien Samantha, il y avait encore tant à faire !

Cy explique à Abby qu’elle doit regagner sa place par elle-même si elle le souhaite vraiment, Huck et Quinn ne servent à rien (je ne suis même pas sûr que Quinn soit dans cet épisode) et on nous fait une petite référence au « Nasty Woman » de Trump. Hop, c’est tout, c’est fini, l’intrigue Peus est pliée.

Finalement, je pensais que la saison durait treize épisodes et je ne me suis pas tant trompé que ça car, oui, l’intrigue de la saison se déroulait sur treize chapitres. Tout ce qui était entamé depuis « Survival of the Fittest » est désormais résolu. La suite de la saison nous proposera sûrement un nouveau fil rouge plus expéditif encore, avec le mariage de Quinn et Mellie présidente.

J’ai trouvé un peu trop bâclé cet épisode conclusif : l’attentat était une bonne idée sous-exploitée, la chute finale de Samantha & Peus est trop rapide après une telle mise en place. Ils se font avoir comme des bleus, franchement. Et puis, leur boss est encore dans la nature, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Bref, c’était mieux que ce que j’attendais de Scandal en début de saison, mais ce n’était pas dingue non plus.

vlcsnap-2017-05-14-20h22m25s637.pngÉpisode 14 – Head Games – 14/20
It’s not my Olivia.

L’épisode reprend après l’attentat alors que Fitz et Olivia couchent une nouvelle fois ensemble et Quinn prépare son mariage. OK. Il reste cinq jours à Fitz en tant que président, et c’est étrange de se dire qu’il ne sera pas président pour la septième et dernière saison de la série.

David rend visite à Papa Pope pour tenter de découvrir l’identité de la blonde qui couchait avec lui. Mouais, il n’a que ça à faire… mais pas Elie qui prépare ses vacances (oh, c’est le nom de code pour une mort à venir ça). Pendant ce temps, Fitz ne fait plus confiance à Abby et la renvoie chez elle pour la journée. Elle a de la chance car ça permet à David de lui rendre visite avec la tête de son ex. En effet, il sait qu’Abby a un grand frigo pour y stocker la tête en attendant que Jake s’occupe du reste. Franchement, c’est du grand n’importe quoi, mais ça m’aura fait rire, parce qu’Abby a les meilleures répliques possibles.

En parallèle, les scénaristes occupent OPA avec une intrigue de la semaine pas bien intéressante, Cela permet surtout de se souvenir de l’existence d’OPA. Le problème, c’est qu’Olivia a désormais beaucoup trop de travail avec son nouveau job pour Mellie, celle-ci étant quand même toujours amoureuse de Marcus quoiqu’elle en dise. Elle lui offre un job, mais il le refuse pour aller bosser avec Fitz. Comme quoi, on peut être présidente et se faire rejeter malgré tout.

Quant à OPA, ils fonctionnent depuis quelques années déjà sans Olivia Pope, contrairement à ce qu’ils disent et semblent penser. Je ne vois pas trop ce que son absence changerait à leur métier, vu qu’on ne les voit plus jamais faire leur métier. Bon, certes, je dis ça à la fin d’une saison où on les a vus bosser plus que d’habitude, mais la saison 1 est loin quand même.

J’aime bien l’idée cependant d’enfin voir Quinn confronter Olivia sur toute la merde qu’elle leur laisse depuis quelques saisons. En plus, elle prend enfin les galons qu’elle devrait avoir pris depuis des dizaines d’épisodes au moins : le look ne lui va pas trop, mais elle fait une excellente Olivia Pope 2.0 lorsqu’elle s’engueule avec le président. Bien sûr, tout ceci est un test d’Olivia, ce qui est malheureusement un peu prévisible et très chiant. Une fois de plus, Quinn est présentée comme une marionnette d’Olivia. Enfin, au moins, elle prend la tête d’OPA, ce qui promet des confrontations savoureuses pour le reste de la série. Et puis, Quinn revient de loin côté désert scénaristique !

Elie continue ses préparatifs de vacances en disant au revoir à Olivia autour d’un dîner. C’est d’un original, c’est une scène vue et revue de la série. Il dit au revoir à sa fille pour de vrai. Qu’il meure ou non, j’espérais que cela signifie qu’on ne le reverrait plus hanter la série. J’étais naïf, parce que David, Jake et Abby finissent par découvrir que le grand méchant de cette saison pour lequel travaillait la blonde n’est autre que la mère d’Olivia. Cela suffit à réintégrer pleinement Elie dans la série. Et le pire, c’est que je ne me sens même pas surpris par cette révélation (c’est un peu comme The Catch la semaine dernière, en encore plus prévisible). Quel dommage, sérieux. La mère d’Olivia est une fugitive, mais elle a réussi à réunir assez d’argent pour mener un complot faisant tuer le futur président et faisant en sorte de manipuler le futur président ? D’où est-ce que ça sort cette soif de pouvoir, et surtout, pour quoi faire ? Je suis hyper mitigé, le final a intérêt à être bon. Au moins, tout ça peut permettre une dernière saison intéressante, mais bon, on en revient encore à la famille Pope. Or, ce que j’aime dans la série, c’est la saison 1, c’est OPA, pas Olitz, pas la famille Pope. Il y a eu erreur sur la marchandise, je crois.

Concrètement, cet épisode proposait beaucoup de bonnes choses que j’avais envie de voir développer depuis un bon moment, mais ça ne le faisait pas de manière fascinante et scandaleuse. C’est problématique, parce que je n’ai pas eu l’effet « Waow » que la série sait proposer habituellement.

15.pngÉpisode 15 – Tick Tock – 16/20
She’s gonna assassinate Mellie

L’épisode démarre assez fort cette semaine et, comme il s’agit d’un double épisode fin de saison, c’est plutôt une bonne chose. Jake est donc en pleine opération supervisée par le président pour arrêter Maya Pope. Il découvre qu’elle a pour plan de s’en prendre à Mellie pendant sa cérémonie d’inauguration. Alors oui, mais c’est un peu gros comme plan pour imaginer qu’elle laisse autant de photos à portée de main du premier venu.

Olivia avertit Mellie qu’elle devra peut-être annuler l’inauguration (bien sûr oui, aucune inauguration n’a jamais eu le risque d’un attentat ?), ce qui a tendance à l’énerver. Elle finit par aller demander conseil à Fitz (ouh le vilain féminisme bafoué) et il lui propose évidemment d’annuler, mais plutôt parce qu’il se souvient avoir été victime d’une fusillade. C’est une jolie scène, d’autant qu’il est rare d’avoir une description précise de ce que cela fait de se faire tirer dessus à la télévision.

Peu importe, cependant, ce n’est pas suffisant pour la convaincre d’annuler la cérémonie d’inauguration de la première femme présidente des USA. Et elle a raison, bien sûr. La série a de toute manière toujours eu une portée féministe assez évidente et importante, il ne pouvait en être autrement.

Assez rapidement, Jake réussit finalement à mettre la main sur Maya. Dès lors, il est évident que les scénaristes nous réservent quelques surprises, ce qui est une bonne chose. Maya déclare qu’elle est uniquement là pour sauver Olivia, parlant toute seule pendant un bon trop longtemps, sachant très bien qu’elle est entendue par Eli (et Olivia, et Jake). L’actrice est excellente dans sa folie finissant sur un « tick, tock » qui donne son nom à l’épisode et qui serait presque glaçant si nous n’étions pas devant Scandal et une méchante déjà connue.

Eli la laisse parler jusqu’à ce qu’elle craque, mais même à ce moment-là, elle continue de clamer son innocence et son envie de protéger Olivia. Elle finit par faire douter Eli qui entre dans son jeu des remords et regrets. Liv comprend que son père n’est plus le plus apte à la protéger, ce que lui avait d’ailleurs suggéré Huck dans la scène précédente. Ce n’est franchement pas fou comme développement, mais je crois que c’est tout ce qu’aura Huck cette semaine, ça et une pauvre réplique sur le bureau de Quinn.

Parce que, oui, pendant ce temps, Quinn prend la tête d’OPA, redécorant vite fait le bureau d’Olivia, ce qui est apparemment un truc énorme alors que je ne l’avais même pas remarqué. Liv leur confie la tâche de trouver le tueur qui accepterait de perpétrer l’attentat contre Mellie. J’ai aimé dans cet épisode la manière dont Abby est utilisée par les scénaristes pour apporter des informations sur les méchants et récupérer une place à OPA.

Bien sûr, c’est Abby qui finit par trouver la solution qui les aide : Maya n’est pas la tête de l’opération, mais le tueur engagé. Je dis bien sûr, parce qu’il paraît évident que les scénaristes ne sachant plus quoi faire d’Abby vont la faire revenir travailler pour OPA. Liv se rend donc auprès de sa mère pour la confronter, tentant en vain de la piéger pour obtenir des informations. Finalement, elle passe juste ses nerfs sur sa mère et tente de l’étrangler. Un vendredi normal pour la famille Pope, donc.

Moins normale et prévisible est la scène où Quinn avoue à Abby qu’elle est enceinte, ce qui est sa manière de lui faire comprendre qu’elles sont de nouveau amies (heureusement, quand je m’engueule avec une amie, nos réconciliations ne vont jamais si loin, hein). Je dois dire que je ne m’attendais pas à cette intrigue ! C’est étonnant cette idée d’une grossesse pour Quinn, mais ça peut être intéressant pour la suite de la série d’avoir un bébé à protéger. Il sera de toute façon absent de la moitié des épisodes, c’est obligé.

La fin d’épisode voit Olivia refuser un ordre du président avec l’aide de Jake : elle relâche sa mère, la traquant dans l’espoir d’avoir des infos sur son commanditaire. En parallèle de tout cela, Eli, lui, demande à Fitz de réinstaurer le B613 et d’en prendre la tête. Oh putain, non, pitié pas ça. Je sais bien qu’il faut trouver un rôle à Fitz pour la suite de la série, mais le retour de B613, c’est la pire des idées. J’étais vraiment heureux que cette saison laisse tomber ça… J’espère que c’est une fausse piste qui sera reniée dans le dernier épisode de la saison.

C’était en tout cas un bon épisode de lancement pour ce final, mais je suis surpris qu’il soit diffusé en double épisode. Disons que, contrairement à Grey’s Anatomy, cet avant-dernier épisode de saison n’avait pas de cliffhanger et qu’on aurait pu attendre une semaine de plus pour le dernier épisode.

16.pngÉpisode 16 – Transfer of Power – 19/20
I’m gonna go pick an outfit now so that I can be done with that nonsense and focus on what’s really important… Running the damn country!

Je ne boude toutefois pas ce seizième volet qui suit donc immédiatement la diffusion de l’épisode 15. Au moins, cette fois, on reste dans l’ambiance (non parce que j’ai commencé le 15 sans prendre le temps de réfléchir au 14 et j’avais zappé que Maya était de retour, moi… c’est le problème de regarder trop de séries).

Cet épisode débute sur une Olivia qui attend gentiment Fitz dans le lit présidentiel au chevet duquel une photo de son fils trône. J’ai trouvé ça un peu dérangeant dans l’idée (jamais il ne me viendrait à l’idée de mettre ce genre de photos sur un chevet, en fait) quand même, mais c’est leur dernière nuit ensemble, voyez-vous, donc on s’en fout, on veut juste les voir s’embrasser et coucher ensemble. Mouais, je n’ai jamais été fan du couple, alors ça ne surprendra personne si je dis que j’ai trouvé cette scène inutile.

Le lendemain, et sans surprise, Maya se débarrasse de sa puce et prend la fuite, malgré une dizaine d’agents à l’affût. Bien sûr, bien sûr. La meilleure réaction est celle de Charlie (je crois) qui s’exclame « déjà ? » tellement tout le monde savait que ça arriverait.

Cet épisode voit le retour de Luna Vargas en tant que vice-présidente élue et de Cyrus qui regarde sa télévision… Tranquille, tranquille, mais pas très utile tout ça. Alors que la cérémonie d’inauguration bat son plein, OPA est en pleine activité pour trouver le commanditaire de l’attaque qui risque de se produire. Leur travail leur permet de comprendre qu’un des VIP de la cérémonie a payé Maya pour perpétrer son attentat, qui bien sûr n’est pas contre Mellie !

Enfin, ça, c’est si l’on en croit les informations qu’elle communique à Liv au téléphone au beau milieu de la cérémonie via téléphone (mais bien sûr). Le problème, c’est qu’Eli s’attaque à Maya avant le moment où elle allait révéler le nom du grand méchant, ce qui décale encore un peu la révélation. Cependant, et à vue de nez, j’ai parié pour Luna, vu les personnages présents. À ce moment-là, je me suis dit que c’était bien joué si c’était elle car c’est aussi inattendu que… prévisible. Or, si c’est prévisible, j’aurais dû le voir venir, mais je me suis laissé balader. Vous voyez le délire ? Vous comprenez la bonne note pour cet épisode ?

Bon, pendant ce temps, Fitz travaille avec David pour recréer le B613. Oh joie. Cela se produit donc bien, Fitz reste à Washington pour diriger un nouveau B613 ? Et bien non : finalement, il suffit qu’Olivia s’énerve un peu pour que Fitz lui assure que le B613 ne renaîtra pas de ses cendres. Putain, la saison suivante aurait été chiante s’il l’avait fait… mais avec Scandal, il faut se méfier de l’eau qui dort et le départ de Fitz me laisse perplexe.

Leur dernier au revoir est assez beau, avec les caméras du monde entier pour immortaliser un dernier baiser entre eux, pendant que le staff de la Maison Blanche s’amuse à redécorer les lieux mythiques de résidence de la future présidente. Le nouveau bureau est assez sympa, même si je ne sais pas trop dans quelle mesure c’est féministe de virer tous les portraits d’hommes pour les remplacer par des femmes. Détails, détails, mais bon, j’aime bien critiquer, vous avez dû vous en rendre compte si vous en êtes à ce stade de l’article.

Loin de tout ça et enceinte, Quinn ne se sent pas de rester à la tête d’OPA et demande à Abby de la remplacer. Sur le moment, j’ai trouvé ça super con, mais cinq minutes plus tard, quand elle avait Olivia sur le dos pour la stresser à trouver des résultats, je me suis dit que c’était peut-être une bonne idée finalement.

Olivia comprend que Luna est responsable de tout et est la grande méchante derrière toutes les merdes qui leur sont arrivées. Et donc, je dois dire que je suis bien sûr surpris de ce choix des scénaristes, même s’il m’a paru évident un quart d’heure plus tôt quand on a su qu’un VIP était responsable de l’attaque.

En fait, ça marche très bien que ce soit elle, comme on la connaît peu, il est facile de lui donner le mauvais rôle. C’était même évident que ce serait elle, si j’avais pris le temps de me poser et de regarder un peu tous les personnages qu’il nous restait, mais ne l’ayant pas fait et me laissant balader par l’équipe de scénaristes, je suis forcé de reconnaître que c’est bien écrit.

Oh, bien sûr, je suis un peu triste, parce que ça faisait un joli Girl Power d’avoir deux femmes sur le ticket présidentiel fictif, mais bon. C’est donc Olivia qui comprend tout juste à temps, mais se retrouve coincée avec Luna comme vice-présidente : il est trop tard pour se débarrasser d’elle. En théorie en tout cas, parce que malgré tout, Maya lui conseille de reprendre le pouvoir, ce qui pave les vingt dernières minutes de la série qui vont encore plus justifier cette excellente note. Je veux dire, la révélation autour de Luna était excellente, mais la fin qui arrive ensuite, elle m’a laissé bouche bée !

Les scénaristes se débarrassent d’abord des personnages d’OPA : Abby refuse d’en prendre la direction, mais y récupère son travail, ce qui se pressentait déjà dans l’épisode précédent. Elle et Quinn trouvent donc un terrain d’entente pour gérer la grossesse de cette seconde, qui l’annonce à Charlie. C’est un beau moment de joie pour conclure la saison.

De son côté, Mellie célèbre sa victoire en buvant un whisky dans son nouveau bureau, sacré bureau, et en demandant à Cyrus de l’accompagner au bal d’inauguration. Le retour de Cy dans la vie politique de la Maison Blanche n’annonce rien de bon, mais je ne m’attendais pas à ce qui suit.

Olivia trouve en effet le moyen de se débarrasser de Luna : elle lui demande de se suicider, tout simplement, lui laissant le choix entre une pilule pour mourir (officiellement, d’une crise cardiaque) ou de Jake pour la tuer violemment. C’est un coup de poker parfaitement calculé car Olivia sait que Luna veut protéger ses enfants avant tout. En effet, ceux-ci n’étaient pas sur scène la nuit de l’élection de leur père, et c’est comme cela qu’elle a compris que Luna était responsable de l’attaque.

C’est joliment écrit et clairement préparé depuis le début. Les Vargas marquent donc l’histoire fictive des USA comme le couple de victimes maudites qui meurent en s’approchant du pouvoir, c’est triste. Devenue une vraie prédatrice assoiffée de pouvoir, Liv récupère donc tout le contrôle : c’est elle qui prend la tête de B613 en mentant à Mellie, elle qui conseille Mellie dans toutes ses décisions, elle qui a tout le pouvoir. Nous avions déjà eu un aperçu de ce que donnait Olivia quand elle avait trop de pouvoir, mais alors là, ça part en vrille sec.

La dernière scène nous la montre avec Cyrus en train de boire un verre pour célébrer la fin d’une campagne bien terrible. À l’écouter parler, elle comprend que Cyrus est bien responsable de ce qui est arrivé à Frankie : c’est lui qui a planté la graine de la folie en Luna avec des discours terribles sur ce qu’était la présidence et il essaye de lui faire la même chose. Les deux partagent donc à demi-mots des confidences terribles, qui ramènent leur amitié au-dessus de tout le reste.

Cette dernière scène est vertigineuse et les dernières répliques échangées, qui font d’Olivia Pope la femme la plus puissante du monde, ne sont pas celles d’une fin de saison, mais celles d’une fin de série. Shonda Rhimes avait clairement prévu le coup en cas d’absence de saison 7. La fin aurait été ouverte, mais elle aurait été parfaite. C’est la fin de l’ère Fitzgerald Grant, la fin d’OPA dirigé par Olivia, la fin de toute une période et le début d’une autre. Je suis un peu frustré de l’existence d’une saison supplémentaire, car il sera dur pour eux de mettre la barre plus haut que ça pour le final.

fin

EN BREF – J’ai commencé cette saison en étant vraiment sceptique et en espérant qu’elle soit la dernière, car B613 avait ruiné la série qui tournait désormais trop en rond. Finalement, n’avoir que 16 épisodes fut un plus pour cette saison 6 qui n’a pas perdu de temps et a proposé une construction vraiment différente des précédentes.

L’intrigue générale autour de Frankie était excellente et, bien qu’un peu répétitive par moment, elle fonctionnait à merveille. Je me suis peu ennuyé. Bien sûr, il y avait les défauts habituels de la série, le centième épisode est un peu raté et ça manquait parfois de moments à couper le souffle, mais dans l’ensemble, cette saison est une vraie réussite. L’écriture parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre, les coupables successifs qui s’emboîtent à merveille comme des poupées russes, la révélation finale sur le grand méchant, tout participe à faire de cette saison 6 une saison qui savait où elle allait et qui nous dirigeait vers une fin de série.

Bien sûr, ce n’est pas la meilleure saison de Scandal, parce qu’après tout, il est dur de revenir de si loin après s’être tant perdu. Cependant, le niveau est probablement le meilleur qu’ils pouvaient encore atteindre après tant de détours. Rien que pour ça, je tire mon chapeau bien bas à cette saison.

Je serais forcément de retour pour la dernière saison… mais je doute franchement de l’utilité de celle-ci.

The Magicians (S02)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Spoilers

Ci-dessous, mes critiques des épisodes de la saison 2 de The Magicians juste après leur visionnage.

Avis : Parfait, moins d’un moins après mon bingewatching intensif de la saison 1 pour le Challenge Séries 2017, la saison 2 de The Magicians débarque. Bon, pour être tout à fait honnête, ça a quand même été une pause assez longue pour oublier certains éléments, mais bon.

Histoire de ne pas prendre de retard, surtout que mes jeudis vont être chargés en février, j’ai décidé de me lancer dès que possible dans cet épisode, surtout que le tout Twitter (oui, toi aussi, probablement) en parlait déjà. Je ne sais pas trop ce que j’attends de cette saison 2, probablement une exploration plus poussée de Fillory, qui risque de me blaser un peu, mais bon.

Allez, c’est parti (avec spoilers) !

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Capture d'écran 2017-01-26 23.46.12.png
Épisode 1 – The Knight of Crowns – 16/20
It’s a little hard to kill me at the moment

C’est gagné pour l’exploration de Fillory, je n’en attendais pas tant ! Dès le début de cet épisode, on en voit plus que prévu avec Quentin qui fait un pacte bizarre qui ne sert finalement à rien car Alice a la situation sous contrôle et a soigné à peu près tout le monde, sauf les mains de Penny. Franchement, je ne m’attendais pas à autre chose que la résurrection de tout le monde, mais pas si vite.

Autant dire que cet épisode démarre sur les chapeaux de roue et reste à ce rythme, ce qui est déjà un bon point par rapport à la saison 1 qui traînait parfois en longueur. J’ai adoré l’exploration de Fillory, là où je m’attendais à être blasé. Les effets spéciaux sont quand même bien foutus et les plans hyper travaillés, notamment du côté de ce pont de fleurs (mais un peu moins au moment du couronnement).

Côté évolution des personnages, j’aime beaucoup l’intrigue sur les mains de Penny, il y a de quoi faire, surtout avec son sale caractère. En plus, ça apporte une touche d’humour et j’adore ce perso, alors je suis satisfait pour le moment. Eliot semble d’un coup devenir beaucoup plus attaché à tout le monde, ce qui peut se justifier puisqu’il ne quittera plus Fillory, mais ça se fait un peu trop rapidement par rapport à la saison 1 où il était pas mal détaché du groupe. Idem pour Margo, d’ailleurs.

Les choses se sont déroulées vite, tellement vite qu’ils sont déjà en 2017 dis-donc, et tous couronnés en un rien de temps. Le retour à Brakebills pour s’attaquer à la Bête risque d’être sympa après tout ça.

Malheureusement, Jules est une fois de plus de séparée du reste du groupe. C’était prévisible, surtout avec cette fin de saison, mais j’attends déjà le moment de la réunion avec impatience, surtout que cette fois, je n’accroche pas du tout à son intrigue et à celle de Martin. Son viol est trop rapidement laissé de côté et je ne vois pas trop vers où ils se dirigent… J’avais qu’à lire les bouquins, me direz-vous.

Quoiqu’il en soit, c’est un retour plutôt réussi avec de bonnes répliques (même meilleures que dans mon souvenir récent de la saison 1, tant en humour que dans les références aux années 90 et à Dirty Dancing – dafuq?), qui aurait sûrement pu marquer quelques points de plus en clarifiant les choses, car je l’ai trouvé un peu confus par moment. Peut-être pour mieux se dévoiler par la suite, allez savoir !

La série a en tout cas énormément changé en une saison, elle en dévient méconnaissable et est partie dans un vrai trip fantasy en fin de saison 1… qui se passe très bien pour l’instant !

Capture d'écran 2017-02-02 17.05.21.pngÉpisode 2 – Hotel Spa Potions – 14/20
Magic is the problem.

Malgré quelques problèmes de rythme, c’était un second épisode solide pour cette deuxième saison. Je n’aime pas trop cette habitude qu’ils ont de diviser les personnages et intrigues, mais au moins, ça m’aide pour mes critiques. Alors c’est parti.

D’un côté, nous avons le retour (de courte durée) de la majorité du casting à l’université. C’est de loin l’intrigue la plus consistante de cet épisode, où il faut se réhabituer à la vie sur le campus, tout en cherchant une nouvelle arme pour se battre contre le grand méchant. Le côté énigme fonctionnait plutôt pas mal, même si la majorité des trucs qu’ils font avec de la magie, moi, je peux les faire avec internet (surtout le coup des anagrammes). Mais pourquoi pas, l’ensemble était assez solide et donnait du rythme à l’épisode. Et il y en avait besoin, car il n’y avait pas de gros moment explosif cette semaine, où chacun vit sa petite vie de son côté.

Une sous-intrigue voit Penny se battre avec ses mains, ce qui est surtout une excuse pour entretenir sa relation un peu chelou avec le Professeur Sunderland. Les scènes érotiques de Penny manquaient un peu trop la semaine dernière où on ne l’a vu à poil que par principe, ouf, nous sommes sauvés avec cet épisode qui réaffirme cette ambiance étrange.

Ailleurs en ville, Julia se tape l’intrigue la plus chiante de la semaine, avec un Martin toujours de bonne humeur et toujours chantant. Contrairement à elle, je trouve qu’il a heureusement une plutôt jolie voix, mais je n’ai pas du tout accroché à cette partie de l’épisode, et pourtant j’aime bien le personnage, en théorie. Même ses retrouvailles rapides avec Quentin n’ont pas réussi à me convaincre, puisque ces deux-là sont tellement dans le conflit qu’ils en oublient de s’écouter vraiment. Frustrant.

Enfin, c’est Eliot qui m’a contre attente le plus plu cette semaine (je vois d’ici Yodabor sauter de joie à la lecture de cette nouvelle). En effet, j’ai trouvé très pertinentes ses scènes, que ce soit la gestion de son rôle de roi et de l’agriculture ou celles avec sa femme. J’espère que ça pourra continuer sur cette voie, car étonnamment le personnage s’en sort très bien tout seul, et même mieux qu’avec Margo ou Quentin dans ses pattes. J’ai trouvé le personnage beaucoup plus posé, malgré une touche de fantaisie qui fait du bien, là où j’ai l’habitude de lever les yeux au ciel tellement ils vont trop loin dans le délire d’habitude. Pas sûr que ça plaise à ses fans, mais moi, j’étais content de le voir s’occuper un peu de la vie de son royaume.

Du coup, le cliffhanger ne m’a pas spécialement enchanté, avec le retour de tout le monde à Fillory. Oui, je sais, c’est moi qui demandait à ne pas avoir trop d’intrigues séparées, mais puisque j’accrochais enfin avec Eliot, c’est un peu con ces retrouvailles si rapidement dans la saison.

J’ai trouvé un peu moins de bonnes répliques dans ce second volet, mais de manière générale, ça reste assez drôle et vif pour maintenir l’attention même dans les mauvaises scènes, alors je suis plutôt satisfait.

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Épisode 3 – Divine Elimination – 19/20
Sorry not my problem

Wow cet épisode est passé d’un extrême à l’autre et nous a pondu une fin de saison au beau milieu de l’épisode 3. On m’explique ?

Non parce que j’avais commencé ma critique devant l’épisode, et ça partait comme ça : « Mais qu’ils sont cons et mauvais ! Eliot se fait ensorceler en s’asseyant sur son trône et ils sont pas fichus de s’en rendre compte alors que c’était plus gros que le château de Fillory. Du coup, hop, on perd Margo, Quentin et Alice, et nos héros se lancent dans une course pour s’entretuer, avec un Penny paumé pour les sauver. Si le début n’est pas hyper subtil, l’idée de base fonctionne et est marrante pour occuper un épisode divertissant, qui risque d’être vite oublié. »

Oui, bien sûr…

Et puis, en fait non, pas du tout, la fin m’a totalement laissé sur le cul et ce début n’était qu’un moyen de perdre un peu de temps et de nous faire croire que tout serait facile cette semaine. Cette intrigue de départ est donc vite expédiée pour passer à une fin bluffante et changeant définitivement la suite de la série.

De son côté, Jules continue de vivre sa vie dans son coin, avec un Reynard tueur de chaton et bouffant les doigts de Marina. C’est pas dingue, tellement pas dingue que je ne suivais pas vraiment l’épisode (bouuuh). Finalement, Jules croise de nouveau le chemin du groupe pour une petite minute qui fonctionne vraiment bien et qui lui est suffisante pour bousiller les mains de Penny à nouveau. Cela devient un running gag plutôt efficace et embêtant pour le personnage, dont on ne sait pas ce qu’il devient après avoir été attaqué par ses propres mains.

Cela dit, ce qui révolutionne la série, ce sont les dix dernières minutes : Alice se transforme toute seule en monstre pour réussir à venir à bout de Martin au bout d’une seconde confrontation avec lui dans cet épisode.

La série nous fait croire à sa mort, mais elle revient finalement complétement surchargée de pouvoir et capable de tuer Martin en quelques secondes. Ainsi, son plan fonctionne, sauf qu’elle s’en prend ensuite à ses amis, qui décidément n’auront pas fait grand-chose d’utile cette semaine, et que Quentin, pour les protéger, se retrouve à la… tuer ?

L’épisode se termine comme ça, alors que côté de Jules, c’est Marina qui s’est fait tuer. Tu parles d’un putain de cliffhanger !

J’aurais aimé que Marina reste un peu plus longtemps dans la série, mais je doute qu’on la fasse revenir comme ça, elle a largement eu le temps de servir à ce à quoi elle devait servir – à moins que sa mort ne recèle une surprise, vu qu’on ne l’a pas vu à l’écran, mais c’est peu probable. Quant à Alice, j’ai du mal à croire qu’elle soit vraiment morte vu la rapidité avec laquelle ils ont expédié les morts du season final… mais en même temps, ses adieux étaient parfaits, avec la scène où Quentin semblait avoir mûri par rapport à leur relation.

Oh putain, je suis sur le cul, ils ont géré la manière d’introduire cette double mort, c’est juste totalement dingue.

04.pngÉpisode 4 – The Flying Forest – 13/20
I don’t know how to politely ask you to fuck me

Il ne faut pas longtemps pour que le royaume se divise à la mort d’Alice, parce que même Margo et Eliot en arrivent à s’engueuler pendant les opérations de Quentin. Penny parvient enfin à rejoindre Fillory et y apprend la mort de sa pote.

Quentin se réveille trois semaines après tout ça et après ses opérations par les centaures. Le seul que l’on voit nous vient tout droit de The 100 et j’ai du mal à me faire l’idée. Bref, l’idée est surtout de réunir Quentin et Penny autour d’une même intrigue, c’est nouveau et plutôt bien fichu de les voir travailler ensemble. Leur but est de capturer la White Lady qui devra alors leur donner ce qu’ils veulent (Alice et des mains, respectivement). Cela n’est pas sans problème et ils partent alors dans un trip au beau milieu de la forêt…

Franchement, cette série trouve toujours le moyen de partir en vrille sévère, c’était une « weed forest » quand même. Ils finissent par la trouver, mais bien sûr, Alice ne peut être ramenée par la magie (sans autre explication que cela) et Penny retrouve ses mains dans la douleur. Quentin conclue alors par un petit discours tout mielleux sur son amour perdu et le fait qu’il a tout ce qu’il a toujours voulu mais ce n’est pas suffisant, ouin ouin. Bon, OK, il a des raisons de pleurnicher, je veux bien.

L’intrigue retombe violemment par rapport à la semaine dernière, j’ai déjà beaucoup plus l’impression d’un épisode à la semaine. Bref, Quentin quitte Fillory en pleine dépression…

En parallèle, Margo a la brillante idée de fabriquer un double d’Eliot, mais je ne vois pas trop ce que c’est censé apporter à la saison, à part des scènes de cul de plus (mais c’était marrant cette double scène). Il se rend auprès d’Henry pour demander des conseils, mais Henry a de toute manière ses propres problèmes avec ses sorts qui foirent. Il ne lui en parle pas et le conseille de vivre une seule vie plutôt que deux… OK.L’intrigue Eliot/Margo se conclue sur l’idée qu’ils peuvent se servir de la magie pour rendre hommage à Alice. Franchement, tout cela n’était pas hyper passionnant et ne servait pas vraiment de fil rouge.

Étonnamment, Alice ne manquait absolument pas à la série…

Enfin, Julia retrouve Kady dans un squat misérable et la ramène chez elle. C’est probablement une très mauvaise idée après tout ce qui est arrivé dans cet appartement, mais bon, elle a l’air de vouloir rester y vivre avec le cadavre de Marina. Cela tombe bien, car ça lui permet d’apprendre que ce qu’elle cherche est dans la bibliothèque de Brakebills.

Ce n’est pas bien intéressant de la voir se confronter à Margo, qui est décidément partout dans cet épisode, mais ça s’améliore quand elle fait revivre pour quelques instants une Marina qui a des infos cruciales à lui filer.

Je suis donc forcé de reconnaître que j’avais tort la semaine dernière de la penser morte pour de bon à l’inverse de ce que j’en pensais, et Alice y est bien passée. C’est osé de pondre ça en début de saison, même si ça respecte le livre. Je leur reconnais au moins ça, mais l’épisode était tout ce qu’il y a de plus classique, et à peine divertissant.

05Épisode 5 – Cheat Day – 15/20
You can’t cheat everyday

Penny a récupéré ses mains… mais pas de bol, ce ne sont pas les siennes et il est incapable de jeter des sorts avec. Il retourne donc voir le professeur au nom imprononçable dans son igloo pour accomplir des taches ridicules et infiniment longues qui le mènent dans une quête supplémentaire. Mouais, pas bien brillant.

Quentin vit désormais une petite vie de bureau bien pépère. Étrange par rapport au caractère du personnage, mais pourquoi pas, surtout qu’il se retrouve à bosser avec la nana qui s’était défigurée et était responsable de la mort du frère d’Alice. Il va falloir que j’apprenne son nom car c’est une périphrase pas très simple à utiliser. Bref, ils critiquent ensemble l’usage et l’apprentissage de la magie fait à Brakebills, se disputent et se rapprochent de nouveau, un peu dangereusement. Si peu de temps après Alice, c’est un peu abusé, mais en même temps, je n’ai jamais particulièrement shippé ce couple et je ne trouve pas qu’elle me manque.

En même temps, la nana fantasme sur son ancien prof (le fameux russe de Penny, envoyé dans son igloo à cause de cette coucherie) et avec un peu de magie s’arrange pour coucher avec. Quentin, lui, en profite pour passer une nuit avec un clone d’Alice… avant de larguer la nana au petit matin. C’est une intrigue sans grande surprise jusqu’au cliffhanger, où Quentin aperçoit Alice lui demander de l’aide. Allez savoir.

De leur côté, Jules et Kady s’amusent à faire des cercles dans les journaux et la première découvrent qu’elle est enceinte, sans vraiment savoir de qui. Peu importe cela dit, elle veut aussitôt avorter, et je la comprends. Cependant, ce n’est pas si simple et le monde semble se retourner contre elle. Forcément, le fœtus se protège ou est protégé, allez savoir. Jules n’est pas au bout de ses peines, je crois.

Eliot découvre lui aussi qu’il s’apprête à être papa dans son royaume. L’avantage, c’est que c’est une intrigue que je n’ai pas vu venir, contrairement à la seconde où son serviteur essaye de le tuer. Cela reste sympa avec de bons jeux de mots, allégeant un épisode un peu lourd avec l’intrigue Jules et le deuil de Quentin. En plus, il y a un rebondissement final avec la femme d’Eliot de mèche avec le FU fighter.

Bref, c’était un épisode plus divertissant que la semaine dernière, mais toujours pas exceptionnel pour autant. Sympathique, il met en place des choses qui seront intéressantes à développer par la suite.

Capture d'écran 2017-03-09 19.39.52.pngÉpisode 6 – The Cock Barrens – 14/20
You and Alice had sex to Cirque du Soleil?

Bon allez, j’ai un challenge à assurer quand même, je me décide à rattraper mon retard dans The Magicians tant qu’il est temps. Pas comme Supernatural où j’ai juste pris un mois de retard dans mon planning, quoi.

Quentin tente de ramener l’esprit d’Alice à lui, et ça ne fonctionne pas vraiment, au-delà du fait qu’il est ridicule. Il se rend ensuite à son enterrement, où il tombe une nouvelle fois sur elle, ou en tout cas où il hallucine sur sa présence. Il est tellement discret qu’il se fait griller en dix secondes par son ex beau-père quand il commence à fouiller la maison.

Cela part dans une intrigue pas géniale d’Égypte, de ka, d’esprit et autre quoi. Je ne suis pas convaincu, en plus le père d’Alice est ridicule et je n’aime pas trop le personnage de la mère. J’aime déjà beaucoup plus la révélation finale : Alice est coincée dans le tatouage dorsal de Quentin. Cela n’aurait aucun sens dans n’importe quelle autre série, mais c’est The Magicians.

De leur côté, Jules and Kady continuent leurs recherches de la nana qui a réussi à se débarasser de Reynard. Cela fonctionne trop vite et trop simplement pour que ce ne soit pas un piège : et ça l’est. On apprend donc qu’elle a banni Reynard en accouchant, ce qui n’arrange pas trop Julia. Prise en otage, elle est libérée par Kady. Génial quoi, juste un petit contretemps sur le fil rouge, même si elles récupèrent au passage un autre otage étrange, un Haxenpaxen, pendant que leur tortionnaire finit face à face avec son pire cauchemar.

Enfin, Penny continue de vouloir sauver ses mains et demande de l’aide à Eliot. Malheureusement pour lui, ce n’est pas dans cet épisode qu’il avancera à ce propos. En effet, la femme d’Eliot tente de lui annoncer la vérité sur son passé, mais elle est interrompue par Penny, puis par le Prince Ess. Sympathique nom. Celui-ci prend le château en otage après que Margo refuse de l’épouser, et heureusement, juste après le départ de Penny. Pas franchement passionnant, mais assez divertissant pour être amusant.

Margo couche évidemment avec le prince en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mais c’était marrant. Elle fait ensuite le cauchemar le plus cliché du monde où Penny la rejoint et découvre où le château de Fillory s’est retrouvé. Eliot, lui, apprend la vérité sur sa femme et Penny comprend que le château n’a jamais été pris en otage. Cela suffit pour que Margo décide de déclarer la guerre au royaume de Loria. Évidemment.

Cette série a le don de s’embarquer dans des intrigues totalement perchées quand même !

Capture d'écran 2017-03-09 20.08.28.pngÉpisode 7 – Plan B – 18/20
Our garbage relationship that ended with Eliot’s dick in your mouth?

Alice continue de hanter Quentin, mais cette fois-ci elle parle. Bon, finalement, ils ont donc réussi à trouver le moyen de ramener Alice dans la série comme si de rien n’était. Je ne m’étais pas trompé lors de l’épisode 3.

De son côté, Julia continue de chercher un moyen d’avorter et s’adresse à des coréennes qui lui demandent pour le faire un million de dollars. Du coup, Kady et elle décident d’aller cambrioler une banque et se font attaquer avant de mettre un plan au point par une créature invisible. Elles sont fort heureusement sauvées par le Haxenpaxen, qui meurt au passage. OK, grosse utilité dans la série le mec. Bon, paumées, elles se rendent donc à Brakebills.

Parfait, ça lui permet de retrouver Quentin, qui continue donc d’avoir l’avis d’Alice sur tout ce qu’il lui dit. Ils décident donc d’aller voler une banque ensemble. Bien sûr, c’est logique.

En parallèle, la guerre se profile à Fillory et Margo découvre alors que le royaume est fauché. C’est con. Ou pas, puisque que Quentin leur explique vouloir cambrioler la banque.

Penny continue de vouloir sauver ses mains à Brakebills et tombe nez à nez avec Kady. Ils s’embrassent aussitôt et Kady arrive à le convaincre de voler la banque. Oh, j’adore comment cet épisode réunit tout le monde de la manière la plus logique qui soit.

Margo déchire et a tout de suite un plan pour faire le casse du siècle. Autant en saison 1, elle me saoulait, autant elle est devenue mon personnage préféré cette année de manière hyper rapide. Kady déchire à gérer le problème du Gobelin invisible qui s’en prend à Julia. Et tous se lancent dans le cambriolage comme si c’était parfaitement normal. Et ça l’est à vrai dire.

Le plan foire évidemment de la meilleure manière possible, un peu à cause de tout le monde. De péripéties en péripéties, l’épisode se termine sur quelques très bons cliffhangers : Alice négocie le contrôle du corps de Quentin pour 30 minutes par jour, le double d’Eliot se fait tuer, donc à Fillory le vrai Eliot a ce qui ressemble fort à une attaque cérébrale et Julia réussi à se faire avorter, mais finit l’épisode avec des complications dont on ne sait rien.

Le tout était saupoudré de références à Harry Potter, Twilight et autres phénomènes de la pop-culture. Autant dire que si chaque semaine pouvait être comme ça, la série serait peut-être parmi mes séries préférées. Cet épisode avait un excellent rythme et mêlait à merveille l’ensemble des intrigues. J’adore, tout simplement, et j’en voudrais plus souvent des épisodes comme ça !

08.pngÉpisode 8 – Word as Bond – 14/20
Take this bitch to the dungeon

L’épisode reprend à peu près là où le dernier s’est arrêté : Julia a donc perdu son ombre, tu parles d’une complication. Ce n’est pas bien clair et ça perd tout le monde, y compris les magiciens. Ce n’est pas dans cet épisode qu’on aura une explication, même si, en terme de conséquences, on dirait que Julia est juste encore plus dingue qu’avant. Bien qu’avortée, elle continue de vivre à Brakebills, de même que Kady. Logique. En tout cas, ça permet de se débarrasser du filtre lumineux pas très joli de son appartement. Pour se débarasser des grands méchants, les filles décident de retrouver le bébé de Dana, ça promet (il est peut-être dans la vallée – pardon).

À Fillory, Alice harcèle Quentin pour avoir possession de son corps. Elle finit par y arriver et lui promet d’en prendre le contrôle à minuit. On apprend au passage qu’il y a toujours des problèmes magiques dans le royaume et que cela n’aide pas les enchantements pour s’occuper d’un Eliot affaibli par la mort de son double. Pendant tout l’épisode, c’est traité comme une intrigue secondaire dont les explications ne sont pas bien claires. C’est dommage, parce qu’il y aurait eu matière à proposer un bon épisode sur son absence pour le royaume misogyne (ce qui n’est que peu traité malgré quelques conséquences évoquées).

Après des péripéties rapides, Julia se retrouve à Fillory grâce à (à cause de ?) Quentin. Elle aide alors Margo à gérer le royaume, car sans Eliot elle n’y arrive pas. Ce n’est pas hyper intéressant, même s’il est marrant de voir Julia draguer un type recouvert de plantes pour mieux le faire exploser ensuite. Elle est cinglée, mais voulait juste se faire bannir de Fillory. Pas de bol, elle finit dans un donjon. Je ne suis pas sûr que ça apporte grand-chose à la série, mais ça a comblé un peu de temps de l’épisode.

Pendant ce temps, Quentin échange son corps avec Alice, mais contrairement à elle, il ne possède absolument aucun contrôle ou souvenir de ce qu’elle fait, et elle fait ses propres recherches : elle continue de vivre sa vie de son côté et réussit à demander de l’aide à l’esprit d’un moine qui lui refuse. Au moins, elle apprend qu’elle peut être sacrément dangereuse pour Quentin et que sur le long terme, leur cohabitation mènera à la mort. Oh, oh?

De son côté, Penny continue ses propres recherches pour retrouver l’usage de ses mains et de ses sorts. Il se rend donc dans la bibliothèque avec tous les livres du monde, déjà aperçue en saison 1. Cela lui permet d’apprendre qu’il peut tout aussi bien signer un contrat le faisant devenir bibliothécaire pour une éternité et retrouver l’usage de ses mains. On sent bien que la scène n’est pas innocente et que la série va se tourner par là. Au moins, le personnage s’assure une quasi-immortalité plutôt positive dans ce genre de série.

De retour à Brakebills, il décide d’aider Kady à retrouver le bébé de Dana (lalalala dans la vallée oh oh) et se rend compte que quelque chose a changé avec Quentin. Il serait temps, il n’a rien vu la semaine dernière. Peut-être que la prise de contrôle par Alice a changé les choses… En tout cas, cette dernière négocie toujours plus de temps avec Quentin dans les pires moments possibles, et les scènes de ce duo sont excellentes quand ils sont face à des personnages qui ne voient pas Alice. Bon, retrouver le bébé n’est pas si simple car Dana a tout fait pour le protéger. Penny et Kady suivent donc une fausse piste avec Quentin.

L’épisode se termine alors avec le réveil d’Eliot (c’était juste une manière de faire dormir le personnage un épisode donc?) et Penny, devenu bibliothécaire, qui aide Kady dans la recherche du bébé grâce à ce nouveau job/cette nouvelle vie, qu’il a choisi par amour pour elle. Mouais. Il découvre surtout qu’Alice a pris possession de Quentin, ce qui ouvre une piste intéressante pour la suite.

L’épisode était un peu moins bon que la semaine dernière, mais il continue de mélanger l’ensemble des intrigues et des personnages. C’est plus compliqué à critiquer, mais bien plus sympa à regarder, car ça donne une force sympa à la saison, qui manquait beaucoup en saison 1. Et puis, comme ça, je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je lance un épisode, tant en terme d’intrigue que de qualité, et c’est déjà ça !

09.pngÉpisode 9 – Lesser Evils – 15/20
We’re magicians, being hunted by an Evil God and so are you.

Quentin est désormais enfermé dans une cage, à cause d’Alice, et se retrouve à proximité d’un loup-garou lui aussi prisonnier de Brakebills. Tout cela ne plaît pas trop à Alice… ni à moi d’ailleurs, car ça sort de nulle part et ne va nulle part.

A Fillory, Eliot à peine réveillé, décide un combat en face à face avec son ennemi. Pas du tout risqué, surtout que son rival est un pro du duel, ce qu’il attend après coup, bien sûr. Il se fait heureusement aider par sa femme et l’épée du grand-père de celle-ci. La série continue de partir dans des gros délires, avec un numéro musical tiré des Misérables. Normal ?? C’est la semaine des musicaux, après le crossover Supergirl/The Flash et le final de la saison 2 de Teachers, je ne suis plus à ça prêt. Celui-ci fonctionne plutôt bien, surtout avec l’humour de Margo (et surtout des scénaristes). C’est le moment d’avouer que je n’ai pas vu Les Misérables. Lalala.

Le roi qu’il affronte brièvement s’enfuit alors et Eliot n’a d’autre choix que de le suivre. Au moment où il s’apprête à gagner, il y a une nouvelle coupure magique et ça le force à s’enfuir à son tour. Cela retarde le duel.

De son côté, Margo doit gérer les fées, ou plutôt leur ambassadeur. Celui-ci réclame le bébé d’Eliot et sa femme pour restaurer le puits de magie de Fillory. Ce n’est jamais qu’un problème de plus. Une fois la magie restaurée, Eliot ne tue cependant pas le roi ennemi. Non, il décide de se marier avec. C’est une fin surprenante et bienvenue, digne de la série. Quant aux fées, elles forment un bon cliffhanger.

Penny et Kady libèrent Julia comme si de rien n’était. Ils reprennent ensuite leur quête en s’attaquant à un sénateur, qui n’est autre que le fils de Raynard. Forcément, il est voué à de grandes choses, ça aurait été étonnant aussi.

C’était sympa, même si totalement tiré par les cheveux. Julia continue d’être complétement cinglée, mais ça fait du bien au personnage. Elle comprend par la suite que Quentin est possédée par Alice, mais je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène, à part montrer l’état de Quentin empirer. Qu’à cela ne tienne, il y a mieux à gérer avec le sénateur qui entend la voix de Raynard dans sa tête. Raynard parvient alors à s’infiltrer dans Brakebill, c’est con. Julia livre ensuite Quentin à Raynard dans l’espoir de voir Alice prendre le dessus, mais les choses ne se passent comme prévu : le fils de Raynard est enlevé par celui-ci.

Julia finit enfermée dans une pièce où elle ne peut utiliser la magie, grâce à la sympathie de Kady. De son côté, Quentin libère Alice. C’est une ouverture sympa pour le reste de la saison. Cet épisode traite de front l’ensemble des intrigues et avance comme chaque semaine dans des territoires totalement inconnus.

C’est l’une des bonnes surprises de la série : son horizon d’attente est toujours transcendé vers des choses plus délirantes. Difficile de savoir à quoi s’attendre quand même les coupures pubs sont si mal foutues qu’elles sont imprévisibles.

Capture d'écran 2017-03-30 15.52.25.pngÉpisode 10 – The Girl Who Told Time – 14/20
What’s behind the door?

Le résumé spoile déjà bien l’épisode, avec le retour d’intrigues autour de la place de Julia à Brakebills que j’avais bien oubliées. L’épisode commence avec son intégration comme élève de la connaissance, mais il doit s’agir d’une temporalité différente, de toute évidence. En fait, le directeur de Brakebills vient la libérer et lui rappeler qu’il l’a connu 39 fois. C’est lourdement introduit, mais on sait vers quoi se dirige l’épisode.

De son côté Quentin déprime depuis trois jours du départ d’Alice, c’est-à-dire trois mois à Fillory. Margo en a marre et le bouge un peu. Pendant ce temps, Eliot prépare son mariage et galère sur le plan de table, rien de bien dingue.

Quant à Margo, elle a laissé passer trois mois sans rien dire de son deal avec les fées. Celles-ci sont de plus en plus présentes et apparaissent constamment à Fen qui devient folle. Elle se fait enlever en fin d’épisode par une fée masculine. OK, OK. Fillory est un peu bâclé cette semaine, je trouve. Disons qu’on sent qu’on y reviendra au cours d’autres épisodes.

Côté intrigue de la semaine/fil rouge de la saison, Quentin rencontre dans un rêve l’ombre de Julia, une enfant de 12 ans qui aimerait retrouver son hôte (et ça tombe bien, son hôte aussi aimerait bien).

Il quitte donc Fillory pour aider Julia à remettre la main sur son ombre. C’est une intrigue sympa, mais pas dingue, qui permet de recontacter l’Alice de la 23e temporalité. Le problème de ces 39 temporalités, c’est que ça sent la solution de facilité pour pas mal d’impasses de la série.

Il faut donc être mort pour atteindre le monde sous-terrain dans lequel les ombres se planquent. C’est intéressant comme perspective pour les prochains épisodes, mais les retrouvailles avec cette Alice ne m’ont pas spécialement convaincues.

Enfin, dans une dernière intrigue, Penny devient officiellement un bibliothécaire de l’Ordre désormais, et ça n’a pas l’air de l’enchanter. Cela dit, c’est bien utile pour Kady qui profite de la bibliothèque pour faire des recherches et découvrir que rien n’a été écrit sur comment tuer un dieu. Mouais, un peu comme elle, je vois direct que ce n’est pas crédible.

Penny doit de son côté retrouver des livres jamais rendus. Passionnant. Il se rend avec Kady à la recherche d’un livre emprunté il y a dix ans par une muette. C’est intéressant de voir que Kady connaît le langage des signes et d’avoir une représentation pas trop mal fichue de ce handicap, mais l’intérêt narratif est assez peu élevé, jusqu’à ce qu’il soit révélé qu’un sort se trouve sur la carte d’emprunt.

La bibliothèque révèle alors son secret : derrière une porte se trouve une salle dont les livres possèdent bien des réponses, puisqu’ils sont carrément capables de détruire des mondes. Évidemment, c’est logique et c’est là que se trouve ce que cherche Kady. Cela nous est révélé dans un cliffhanger franchement très prévisible, qui reste un peu prise de tête sur la manière dont la muette a fait disparaître sa société ou ses véritables intentions. Les mystères à la Magicians, donc.

Bref, cet épisode est un peu moins bon que d’autres et repose, je trouve, sur pas mal de facilités scénaristiques. La bibliothèque l’était déjà mais le devient encore plus et les 39 temporalités désormais poreuses apportent une réponse facile.

C’est d’autant plus frustrant que, malgré ces facilités, l’épisode n’avance pas spécialement dans toutes ces intrigues et se conclue sur un cliffhanger qui nous vend un dragon à venir. Ils gagnent du temps pour la suite en préparant le terrain donc, mais c’est décevant par rapport à ce que la série peut parfois proposer autrement.

10.pngÉpisode 11 – The Rattening – 13/20
No I eat you, I’m a fucking dragons, what do you expect?

Je dois bien avouer que je ne suis pas spécialement motivé par le visionnage de cet épisode, mais je ne saurais expliquer pourquoi. La série a pris l’habitude de me perdre, je crois, dans des intrigues multiples trop souvent transitoires. Comme je suis en plus fatigué, j’ai mis le temps avant de lancer cet épisode, alors qu’habituellement, mon jeudi est plein de séries.

Quentin et Julia trouvent le dragon qu’ils cherchaient assez simplement dans les égouts de la ville. Normal, c’est mieux que les légendes urbaines sur les alligators. Afin d’accéder à l’underworld, ils sont prêts à tout, y compris à céder le bouton qui permet d’accéder à Fillory. Sympa, le Quentin.

L’underworld est donc un enfer administratif, ça promet. Il y a quelques bonnes blagues malgré tout, mais je n’aimerais pas y vivre, surtout si c’est pour être bloqué dans une interminable partie de bowling. En plus, on apprend vite fait que sans ombre, Julia ne devrait pas pouvoir rester là (sachant qu’elle n’a en plus pas de corps, c’est sympa). Cela ne l’empêche pas d’exposer à deux reprises son absence de ventre en public. NORMAL.

Bref, avec Quentin, elle finit par trouver le chemin vers son ombre dans une maison pour enfants. Il y a des bonnes choses dans cette intrigue, notamment la mini-Alice, mais ça me laisse perplexe sur les enjeux de la série par la suite. Julia refuse en effet de récupérer son ombre, embarquant à la place celle d’Alice. Mouais, mouais, mouais. Comme je ne sais pas bien ce que représente cette histoire d’ombre, c’est compliqué de se faire une idée précise !

Pendant ce temps, Eliot apprend à connaître un peu mieux son futur mari, mais ça ne nous apporte pas grand-chose. Alors que tout allait bien se passer entre eux, son futur mari se transforme en rat, comme le reste de son peuple. C’est marrant comme intrigue.

Eliot donne du sérum de vérité à ses conseillers proches pour en savoir plus, mais Margot finit par avouer son deal avec les fées. Du coup, le roi se sent trahi et envoie la reine au donjon. Nous voilà bien, Margot dans donjon, c’est marrant comme idée, mais ça semble être une fois de plus un bon gros passage de transition en attendant qu’il se passe vraiment quelque chose.

Ainsi, en fin d’épisode, il approuve l’idée de mettre en place une démocratie et… se retrouve à Brakebills, viré de Fillory. Euh quoi ? Cela sent encore le retournement magique étrange. En plus, de son côté, Margot se barre dans le royaume des fées. Il n’y a donc plus ni roi, ni reine dans le royaume. Oh, ça sent mauvais à l’approche de la fin de saison…

À la bibliothèque, Penny continue son travail, où Kady le pousse à aller fouiller la salle interdite. En attendant qu’il y arrive, les deux font l’amour dans leurs rêves. Normal. Pour réussir à atteindre son but, il se met alors à draguer la bibliothécaire, plutôt insensible à son charme. C’est marrant, sans plus. Il joue aussi les baby-sitters pour une ado qui a tout compris et sait tout, le genre de personnage insupportable malgré un bon sens de l’humour. Elle parvient ainsi à rendre visite à Penny et Kady directement dans leur subconscient, ça promet pour la suite.

Bon, cet épisode poursuit aussi une intrigue plus politique avec le sénateur, mais je n’ai pas accroché du tout à ce personnage de sénateur qui n’est pas humain, mais fils de Dieu. Il finit par rejoindre Kady à Brakebills néanmoins, donc on avance sur l’intrigue Reynard.

Oui, on avance, mais on avance à pas de fourmi encore cette semaine. C’est un peu dommage : même si ça permet de préparer le terrain pour la suite, on s’ennuie surtout. C’est peut-être aussi parce que je ne suis pas assez attaché aux personnages cela dit !

Capture d'écran 2017-04-13 13.27.29.pngÉpisode 12 – Ramifications – 15/20
OK, is anything not fucked?

Un jeudi avec uniquement un épisode de The Magicians ? Il n’y a décidément plus rien à la télé américaine en ce moment ! Bon qu’importe, j’ai au moins ça à voir !

La série n’a pas le budget pour le dragon apparemment, car une ellipse nous permet de retrouver Julia et Quentin avec le russe. Ils arrivent à le convaincre de les aider à ramener Alice. Heureusement qu’il est là pour interrompre Julia et son joli discours sur l’amitié, car on était en train d’atteindre un point niaiserie flippant. L’avantage, c’est qu’Alice retrouve vite son ombre… du coup, l’épisode passe vite à autres choses plutôt que de régler la storyline Alice/Quentin. C’est un peu dommage de ne pas approfondir l’un des points forts de la série, mais on sent que cet épisode accélère et boucle pas mal de choses, comme j’y reviendrais en conclusion.

Quentin a donc pas mal de problèmes à régler avec elle, mais Eliot vient le voir dans l’espoir de retrouver le bouton qui lui permette d’accéder à Fillory. Pas de chance, il arrive évidemment trop tard puisque c’est désormais le dragon qui l’a. Bien joué. C’est rigolo de le voir se bourrer avec Quentin, surtout que cela mène à un début de solution pour retourner à Fillory. Forcément. La série ne fait pas dans la finesse, une fois de plus, et la solution a un problème théoriquement imparable est trouvée en un claquement de doigts. En même temps, c’est bien fait car ça s’appuie sur des éléments déjà évoqués par la série.

Quentin et Eliot se rendent donc à Vancouver chez un collectionneur qui a tous les objets imaginables liés aux livres sur Fillory. Après quelques minutes, celui-ci s’avère être un des dieux de Fillory. Dans une scène tirée par les cheveux, il leur révèle que le royaume n’est pas fait pour être gouverné. Quentin & Eliot tentent alors de le convaincre de sauver le royaume. Seulement lui a perdu tout espoir sur la survie du royaume. Il finit par leur laisser l’horloge qui leur permet de retourner là-bas. Là encore, tout semble un peu forcé dans l’écriture. Les scénaristes dressent de faux obstacles aux personnages qui mettent une minute montre en main pour les surmonter. C’est un peu dommage d’accélérer autant les choses, même si c’est très caractéristique de la série jusqu’ici.

À Fillory, le royaume est à l’abandon et c’est donc Josh, un bouffon (au sens premier du terme voyons) qui prend le pouvoir car c’est le dernier terrien que l’on peut trouver à Fillory. C’est marrant, à base de références Disney et de drogue (encore et toujours). Cependant, la vie de roi n’est pas de tout repos et il gagne le droit d’être hanté par une Margo indignée de le voir dormir plutôt que de la chercher.

En plus de tout, le nouveau futur beau-fils d’Eliot est à la recherche de son père (qui sera donc le futur mari d’Eliot, faut suivre), le roi de son royaume, et apprend qu’il est devenu un rat. Ce n’est pas franchement pour lui plaire, étrangement. Après trois scènes, nous le voyons donc boire une potion qui devrait l’emmener au royaume des fées, si j’ai bien suivi. Expéditive, cette intrigue développe un personnage très secondaire et je ne sais pas trop vers quoi elle se dirige (comme toujours avec The Magicians).

Bon, Alice n’est pas totalement laissée de côté non plus. Nous apprenons ainsi qu’elle a perdu ses pouvoirs et qu’elle perd peu à peu ses connaissances. C’est très con pour une assoiffée de pouvoir comme elle et ça laisse une porte ouverte pour la semaine prochaine…

Julia, elle, a désormais perdu son ombre pour toujours et demande à Kady de l’aider. Cela tombe bien, Kady a besoin d’elle également avec son sénateur. Peu à peu, le combat final se dessine, et je l’attendais avec impatience pour la semaine prochaine. Oui, sauf que non, en fait, car ce n’est pas ce que la série a en réserve pour moi.

Le fils de Raynard découvre donc que sa femme a été tuée à cause de ses fréquentations avec les magiciens. Comme c’est sympa. Il retourne à Brakebills pour manipuler Julia et Kady à son tour. La première s’en va acheter des pizzas et la seconde est forcée d’accomplir un rituel pour lui prendre son pouvoir. Kady tue donc leur seul espoir, contre son gré. C’est une fois de plus totalement tiré par les cheveux, mais cela résume bien la série.

De son côté, Penny continue d’essayer d’infiltrer la poison room à l’aide de Sylvia, la jeune bibliothécaire. Celle-ci possède bien beaucoup de réponses et ne m’inspire pas du tout confiance, car Penny s’est trop vite laissé convaincre par elle la semaine dernière. Dans cet épisode, nous apprenons également de sa part que les livres de la bibliothèque finissent par 20 pages blanches, tous, ce qui n’est bien sûr pas normal. Aussi, chacun à un livre de vie, et ceux des héros de la boucle temporelle a connu 39 exemplaires. Original, original.

Tous les deux sautent donc dans la fontaine pour retrouver les livres qu’ils cherchent. En fait, Sylvia avait son propre plan et Penny rentre seul auprès de Kady. Il lui fournit le livre nécessaire, mais s’effondre au sol.

Julia et Kady s’attaquent donc seules au dieu pour le tuer une bonne fois pour toute… mais la déesse de Julia finit par arriver, révèle qu’il s’agit de son fils et sauve Raynard, avec l’accord de Julia. Kady se révolte contre Julia suite à cette trahison, mais cela importe peu à Julia puisqu’elle récupère son ombre en cadeau. Du coup, le combat final dure une minute et est vite expédié. C’est un peu décevant après la construction de cette saison entièrement autour de cela pour ces personnages, de même qu’il est énervant de voir la rapidité avec laquelle Alice est finalement ramenée à la vie, après huit épisodes de recherches qui pataugent.

Seulement, il y a toute l’intrigue Fillory à boucler pour l’épisode final, donc encore pas mal de choses à voir. Et puis surtout cet épisode a réglé pas mal d’intrigues et permis à chaque personnage de se retrouver. Reste à voir ce qu’ils vont nous pondre la semaine prochaine et en saison 3 (parce que oui, la série est renouvelée).

L’épisode de cette semaine était donc divertissant, c’est sûr, mais frustrant par la rapidité avec laquelle il règle ses intrigues. Décidément, cette série me surprend toujours car elle part dans tous les sens, sans jamais que l’on ne sache à quoi s’attendre.

Capture d'écran 2017-04-20 16.23.15.pngÉpisode 13 – We Have Brought You Little Cakes – 16/20
Enter Quentin Coldwater and his friends: the addict, the victim, the bitch, the scowl and the martyr.

C’est déjà la fin de la saison et, franchement, je ne l’ai pas vue passer !

Ember assure la narration de ce début d’épisode, ce qui est une drôle d’idée, mais tout à fait dans la lancée de la série. C’est plutôt cool, ils nous résument ainsi l’ensemble de la série en quelques minutes et c’est bien drôle. Nous avons alors pas mal de blagues, de faux playbacks et de clins d’œil dans cette introduction, qui rappelle les pistes encore ouvertes et tease ce qui est à venir avec l’annonce du dernier soupir de Fillory. Rien que ça. Si je n’avais pas su que la série était renouvelée, j’aurais pensé à une fin définitive, mais non, ce n’est qu’une fin de saison.

Une fois cette introduction un peu longuette malgré son fun passée, Alice reproche une nouvelle fois à Quentin de l’avoir ramenée. C’est encore et toujours pareil.

Penny apprend qu’il est en train de mourir d’un cancer qu’il s’est chopé dans la Poison Room. Avec un nom pareil, il aurait peut-être dû s’en douter. Ironiquement, il vient d’apprendre sa mort prochaine, mais il se retrouve à réconforter Kady, vexée de son intrigue de la semaine dernière. Pourquoi pas. Les situations de chaque personnage avancent à vitesse grand V, je ne sais plus quoi en penser.

Julia n’est pas en bien meilleur état lorsqu’elle reçoit la visite d’Eliot. Celui-ci cherche de l’aide pour sauver Fillory et, malgré leur passé, c’est à Julia qu’il pense. Entre autres.

Penny, qui a lu le livre d’Eliot, lui conseille de ne surtout pas continuer ses recherches : c’est comme cela que son livre s’arrête. Il est ensuite convoqué à la bibliothèque, n’en déplaise à Kady qui voulait le garder avec lui. Là encore, on sent bien, rien que dans ma critique, que les choses s’enchaînent à toute vitesse, ce qui est plutôt un bon point. La série n’a jamais souffert d’un rythme trop lent que je reproche souvent, mais elle est parfois atteinte du syndrome inverse. À vouloir aller trop vite, elle me perd un peu parfois.

C’est le cas de son intrigue au royaume des fées où Margo tente de récupérer le bébé d’Eliot, qui est né et qui est une petite fille. Seulement elle n’y arrive pas. Elle reçoit de la reine des fées de quoi contenter Ember qui en a marre de Fillory et pourrait bien décider de détruire son monde. C’est un peu précipité, mais ce n’est pas si mauvais. À son retour du royaume des fées, Margo se retrouve avec un œil de moins, et c’est là que je vois que je n’ai pas tout suivi (WikiYoda, si tu passes par là ?). EDIT : C’était simplement le prix à payer pour rentrer du royaume des fées. Évidemment.

De son côté, Eliot parvient à revenir à Fillory, tentant de changer son destin… ou simplement de draguer son futur mari. Pendant ce temps, Quentin essaye d’en savoir plus auprès du dieu de Fillory pour sauver le royaume. On sent que ces intrigues évoluent en parallèle pour une bonne raison, mais le dessin général tarde à se faire voir (ce qui est plutôt une bonne chose pour le suspens quand même).

Ainsi, Eliot et Margo se retrouvent et préparent des petits gâteaux à Ember, pour le satisfaire et sauver ce monde. Quand il arrive, il s’emporte contre Umber, qui de son côté est avec Quentin à Cuba en train de faire exactement pareil. Non, pas notre Cuba, le sien, un vrai cube dans lequel il a embarqué Quentin.

C’est bien sûr un plan de notre groupe de héros pour réunir les deux frères : Julia débarque à Fillory avec la boule à neige qui contient Cuba. Ember et Umber sont donc réunis, mais l’un tue l’autre avant de s’en prendre à Julia. Quentin tue le deuxième frère qui s’apprêtait à détruire Fillory. Hop, il n’en faut pas plus pour sauver le monde. C’est presque décevant tant c’est simple ! Tout a été très vite, le plan ne s’est pas franchement révélé dingue, les enjeux ont été à peine perçu avec une partie du château un peu abîmée… et c’est tout.

Il reste alors à conclure un peu l’intrigue Alice : celle-ci est en vie, comme si de rien n’était bien qu’elle soit un peu renfermée, et très vite, elle retombe sous le charme de Quentin. Celui-ci lui explique qu’il a tué un dieu et elle lui révèle alors, trop tard, que c’est une grossière erreur. En effet, elle sait comment fonctionne l’univers maintenant et elle lui annonce qu’il a provoqué les parents d’Ember et Umber. Rien que ça.

Ceux-ci se vengent alors en faisant disparaître la magie sur Terre, à la bibliothèque (où l’on voit Penny, affaibli mais en vie) et à Fillory.

Deux mois plus tard, les fées veulent envahir Fillory, Alice apprend qu’elle est pourchassée et Julia retrouve Quentin pour lui apprendre qu’elle a de nouveau la magie. Voilà trois cliffhangers qui promettent une saison 3 plutôt intéressante, car il y a pas mal de suspens et de mystère à résoudre. Cependant, cet épisode était moins fort que ce que je croyais et les résolutions, comme la semaine dernière, m’ont paru drôlement simples. En fait, je n’ai pas assez senti les enjeux de chaque décision, c’est étrange comme sentiment.

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EN BREF – The Magicians reste une bonne série cette année, mais elle a ses hauts et ses débats. Son rythme infernal est aussi appréciable que dangereux, me perdant souvent tant il est improbable. La qualité globale est véritablement inégale : certains épisodes sont très ennuyeux, d’autres au contraire, sont tellement bien écrits que la série pourrait être ma série préférée. En fin de compte, cela fait deux saisons que je ne sais pas quoi en penser. Parfois, j’ai envie d’arrêter, souvent, de continuer. Au moins pour connaître le prochain twist totalement perché. En quatre mots comme en cent, cette série s’avère être pleinement unique en son genre.

Et c’est un genre que j’adore. Il est donc certain que je reviendrais me perdre avec eux pour la saison 3. En attendant, j’ai enfin fini une de mes séries du Challenge Séries 2017… oui, j’y pense encore même s’il est clairement très très mal barré.

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