Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant, mais aussi extrêmement frustrant car les réponses ne sont pas près d’arriver à ce rythme-là. Rendez-nous les saisons de 22 épisodes, vraiment.

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I wanna remember my fucking kid being born!

J’ai attendu deux ans pour voir la série, mais j’ai enchaîné cinq épisodes en une journée, c’est vraiment pas très malin de ma part. Hâte que la saison 2 commence avant même de finir la première, et pourtant, j’ai aussi très envie de finir cette première saison après des cliffhangers de dingue dans l’avant-dernier épisode. Ils sont malins.

Mark

L’épisode reprend avec Dylan tournant rapidement les interrupteurs de tous nos personnages. Ils ne font pas dans la subtilité avec immédiatement un écran divisé en trois pour bien nous faire comprendre que nous comprendrons ce qui arrive pour chacun d’entre eux. C’est rapidement un bon gros wtf : Mark a donc droit à un câlin de Cobel. Bizarrement, il ne réagit pas du tout quand il la voit. Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand pour son réveil dans les bras d’une boss qui le maltraite depuis deux ans. C’est… surprenant.

Celle-ci se rend bien compte qu’il est un peu bizarre, mais elle est loin de se douter que sa puce s’est désactivée… ou activée, du coup ? En tout cas, Mark se rend dans la salle de bain et est tout stressé de ne pas savoir où il est. Cela fait beaucoup d’un coup de se retrouver avec une soirée plein d’inconnus. Bien sûr, Devon vient le voir, bébé en main et il tente de savoir si ça peut être son bébé ou non.

Il ne comprend qu’après coup qu’il vient de croiser sa sœur. Il rencontre ensuite Rebeck, une nana bien perchée avec qui il doit partager un livre, puis retombe sur Devon. Jamais vu une femme qui tire si vite son lait, honnêtement ! En tout cas, elle veut tout de suite parler du grand changement de vie de Mark dont elle ne sait rien – mais lui non plus ne sait rien, ce qui pose un peu problème. Mark en est à se demander s’il peut faire confiance à sa sœur, évidemment.

Ils sont interrompus avant qu’il ne puisse se décider : la lecture du livre commence. Il est amusant de voir Mark prendre conscience qu’il a pour beau-frère l’auteur du livre qui lui a ouvert les yeux, mais il n’a pas le temps de se faire à l’idée que Cobel est déjà sur son dos. Elle semble se rendre compte que Mark a changé et qu’il est tendu – et à force de le cuisiner, elle finit par découvrir la vérité : il l’appelle Miss Cobel.

Avant ça, il a l’occasion de dire à Ricken qu’il adore son livre, ce qui perturbe grandement Ricken. Je trouve qu’il ferait pourtant mieux de raconter toute la vérité à quelqu’un à ce stade. Sa sœur n’arrête pas de lui filer entre les bras à cause du bébé, c’est on ne peut plus énervant. Elle finit toutefois par confier Eleanor, le bébé, à Miss Cobel. C’est la pire idée du monde, mais elle ne peut pas le savoir. Cobel s’enfuit super vite de la fête, cherchant à rejoindre les locaux de Lumon à toute vitesse.

Pendant qu’elle le fait, Mark raconte tout à Devon. C’est chiant de voir que la série use d’une ellipse plutôt que de tout nous montrer, mais c’est intéressant que Mark puisse lui communiquer le message de sa mission tout de même. Il peut également en apprendre plus sur sa vie – son passé de professeur d’Histoire, l’existence de Gemma. Alors que Devon envisage les possibilités qu’ils ont devant eux pour tirer Mark de sa mauvaise posture, ce dernier pense enfin à lui demander ce que Cobel fait chez elle.

Devon ne met pas longtemps à comprendre qu’il fait référence à la femme à qui elle vient de confier son bébé pour lui parler. C’est terrible pour elle, et elle met aussitôt fin à la conversation pour partir à la recherche de son bébé. Quel enfer ! Mark est dévasté de ce qui est en train de se passer, évidemment, mais ça ne lui dit pas pour autant quoi faire. Il aide donc à fouiller la maison. Par chance, on y retrouve Eleanor en bonne santé, simplement abandonnée dans un siège bébé. Par bonheur, Mark y trouve une photo de son mariage avec Gemma.

C’est terrible, car il comprend que Gemma est encore en vie, mais il n’a pas le temps de révéler tout ce qu’il sait : il hurle à sa sœur « elle est en vie », juste avant que Dylan ne lâche les boutons. Putain de cliffhanger, je veux tellement la suite même si je suis sûr que Devon n’aura pas compris qu’il parle de Gemma. Bon, il a le cadre en main, ça peut aider.

Irving

Irving se réveille alors qu’il en train de peindre une fois de plus le couloir menant à l’ascenseur. Ce n’est pas top comme manière de procéder, je trouve, le personnage est obsédé par Severance, mais je ne suis même pas sûr qu’Irving sache ce qu’il est en train de peindre. Il parvient à trouver la source de la musique et l’arrêter, ce qui est toujours ça de pris.

Il sort ensuite de son atelier de peinture pour trouver son chien, qui s’appelle Radar, et voir des médailles militaires sur une commode. Puis, il trouve dans une chambre une valise qui contient un uniforme de l’U.S Navy, un drapeau et une photo avec écrit « papa » en son dos. Le mystère s’épaissit pour lui, même s’il est certainement celui qui vit la soirée la moins stressante.

Cela dit, il trouve pas mal de réponses qui sont autant de questions : il aurait intenté un procès contre Lumon avec d’autres employés de la boîte, parce qu’il s’est blessé sur place. Dans la liste très longue des autres employés concernés, il tombe évidemment sur Burt. Son obsession devient alors de trouver où il habite.

Il sort donc de chez lui et trouve assez rapidement sa voiture. Contre toute attente, il sait comment conduire. Est-ce qu’il faut comprendre que c’est un réflexe qu’on ne perd pas ? En chemin, il ne se rend même pas compte qu’il croise Cobel. Cette dernière parvient finalement à contacter Milchick et lui annoncer ce qu’il se passe, assurant qu’elle gérera Helly – au gala – mais qu’il doit gérer Dylan.

Irving, quant à lui, parvient bien à atteindre la maison de Burt, mais ce n’est pas un happy end qui l’y attend. Burt semble en effet heureux en couple – avec un homme certes, mais un qui ne ressemble pas du tout à Irving et totalement à un acteur de LOST. J’imagine qu’il aura un rôle plus conséquent en saison 2, du coup. En attendant, eh bien, le cliffhanger voit Irving se jeter sur leur porte et hurler – parce que j’imagine que c’est en Burt qu’il a confiance. Pas de chance, Dylan lâche les boutons juste au moment où la porte allait s’ouvrir. Frustrant.

Helly

De son côté, Helly se réveille en tenue de gala et alors qu’elle est en train de parler à… Natalie ! Une fois de plus, la série veut nous retourner le cerveau, mais ça ne marche que sur nous car le personnage de sait pas à qui elle s’adresse. Elle s’appelle en tout cas Helena et est une femme très distinguée. J’ai du mal à comprendre pourquoi elle envoie son innie à Lumon si elle bosse déjà pour le Bureau hors des murs de Lumon. Nous ne faisons qu’effleurer la surface avec les nouvelles questions que ces réponses posent.

Helly rencontre en effet la femme d’Angelo, le sénateur – et la femme qui a accouché en même temps que Devon. Tout est trop lié sans l’être, ça me perturbe. La femme du sénateur confirme en tout cas qu’elle a eu de l’aide pour faire ses trois enfants, se servant évidemment de Severance pour cela. Helly apprend en tout cas que son père est en vie et que ce qu’elle s’apprête à révéler lors du gala va changer la donne.

Oh, bordel, je sens qu’elle va être de la famille Eagan à ce stade. En tout cas, la série révèle alors que le couple s’éloigne d’elle qu’Helena a écrit un livre sur sa vie – et sur son expérience de Severance. Ben voyons. Il est un peu surprenant de voir qu’il y a plein de photographies de sa vie au bureau – parce qu’on voit ces collègues qui semblent être des stars.

Il faut dire qu’il y a de quoi : ils bossent avec une fille Eagan, qui quand elle n’est pas à Severance, passe son temps à accorder des interviews pour dire qu’il est génial d’être dissociée. Tu m’étonnes qu’elle refuse la démission d’Helly : ça la fout mal que la fille soit incapable de supporter la procédure quand elle est censée être l’héritière et le porte-parole du projet. Helly a une sacrée poker face, en tout cas : elle fait une crise d’angoisse mais attend évidemment d’être aux toilettes pour la faire comme il se doit.

Elle est stoppée dans celle-ci par son père qui débarque subitement. S’il assure qu’il a pleuré quand il a appris ce que son innie a voulu lui faire, il lui dit tout de même qu’il est sacrément fier d’elle et de sa persistance dans le projet. On comprend que c’est un projet d’une vie entière et qu’Helena a toujours été pour. C’est une sacrée ironie qu’Helena soit une porte-parole pour la procédure Severance quand Helly pense absolument tout le contraire. Par chance, elle est consciente le soir où Helena doit faire son discours. Le sera-t-elle encore au moment crucial ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite alors qu’elle récite le petit poème de la breakroom.

Elle se rend ensuite dans les coulisses de la scène, comprenant bien qu’elle pourra ainsi faire un discours où elle dira la vérité – quand Natalie lui propose d’expliquer qu’Helly est comme sa sœur. Juste avant de monter sur scène, bien sûr, Miss Cobel arrive et lui promet de faire souffrir Mark, de le martyriser autant qu’elle le pourra si elle raconte toute la vérité. Et pourtant, c’est ce qu’elle décide de faire une fois sur scène : elle affirme à tout le public qu’ils sont maltraités dans le sous-sol de Lumon et qu’il faut les sortir de là.

Elle fait donc son discours juste à temps, et ça, c’est quelque chose auquel je ne m’attendais pas.

Dylan

Pendant ce temps, Dylan est obligé de se couper en deux : il est à bout de bras pour maintenir les interrupteurs dans la bonne position. Ce que j’aime bien, c’est qu’il n’a aucune certitude sur ce qu’il fait. À plusieurs reprises, l’épisode nous montre à quel point il est mal en point dans cette position et on comprend bien que les boutons peuvent être désactivés à tout moment.

Malheureusement, il est vite évident qu’ils ne le seront qu’en fin d’épisode. J’ai envie de voir comment ils vont réagir une fois dans Lumon, moi. J’imagine que ce sera pour la saison 2. En attendant, Milchick se tape son meilleur sprint pour rejoindre Dylan et tenter de stopper la procédure en cours. Dylan a heureusement eu l’intelligence de bloquer la porte, ce qui lui fait gagner quelques minutes supplémentaires. Milchick tente de couper le lien qui bloque la porte, tout en essayant de convaincre Dylan d’arrêter ce qu’il fait. Le chantage aux biens matériels n’est pas tout à fait efficace, mais il comprend vite que parler des trois enfants de Dylan peut être une excellente idée.

Finalement, Milchick parvient à entrer dans la pièce, mais c’est un peu trop tard tout de même. Il force Dylan à lâcher les boutons et… la suite dans la prochaine saison. Un jour.

En bref

J’ai tellement attendu avant de voir la série que j’en attendais beaucoup, beaucoup, plus et que je suis un peu déçu par son rythme très lent. Pour autant, j’ai fini par entrer dans les théories et la course aux révélations. Chaque réponse apporte de nouvelles questions et je n’arrive pas bien à savoir où ils veulent nous emmener. Une chose est sûre : ils savent où ils vont et les mystères ont probablement des réponses très claires.

Il faudra toutefois attendre pour avoir le fin mot de cette histoire, si on l’a un jour. J’aime beaucoup la série en tout cas, ne serait-ce que pour son ambiance si spéciale. Espérons qu’elle durera suffisamment de temps pour apporter toutes les réponses. Il est facile d’en douter quand on voit qu’il faut attendre deux ans entre les saisons… Je sais, le covid est passé par là. Mais bon, la grève des scénaristes aussi…

Bon, sinon, la saison 2 a un milliard de pistes à explorer : Miss Casey/Gemma est la plus évidente, mais je n’oublie pas qu’on a Reghabi qui a disparu dans la fac avec le cadavre de Graner, qu’on ne sait pas encore où Dylan se place dans le puzzle, qu’Irving a toute une vie à nous révéler, que Cobel vient de voir sa couverture grillée alors qu’elle était virée… Bref, on n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense.

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Severance – S01E08 – What’s for Dinner ? – 17/20

Que cet épisode est frustrant. On sait très bien où il veut en venir, mais il prend tout son temps pour y arriver, parce qu’il s’agit en fait d’une longue transition vers l’épisode final. C’était donc un très bon épisode, mais il est arrivé un moment où on a bien compris qu’il se payait notre tête et gagnait du temps. Et ça, c’était tout de même dommage. Bref, j’ai hâte de voir le dernier épisode !

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I suppose that’s what you could called my good old days.

Irving

Pour la première fois, nous suivons la vie de l’outie d’Irving en ce début d’épisode. C’est particulièrement troublant : il passe apparemment son temps à peindre des tableaux qui représentent tous le tableau menant à la break room. Irving est donc un artiste qui utilise beaucoup de peinture noire – exactement le même genre que ce qu’il voit couler vers son bureau… Il peint en écoutant une musique qui est loin d’être celle qu’on pourrait imaginer pour son personnage et en évacuant une rage bien contenue dans les autres aspects de sa vie – celle de son innie comme celle de son outie que l’on rencontre alors qu’il lit au bord de l’eau avec son chien.

100%

L’épisode choisit pour une fois de nous montrer l’arrivée au travail des quatre employés au cœur de la série. S’ils paraissent au travail, on comprend vite que leur plan est déjà au point. Helly se tue à la tâche pour atteindre les 100% de son dossier. Tout le monde n’attend plus que ça dans le bureau, au point d’envisager de l’encourager pour qu’elle puisse bien le faire avant à 17h.

Tout le monde attend, oui, même Cobel et Milchick. Cette dernière en profite pour planifier une session de bien-être entre Mark et Mrs Casey. Bien sûr. Bon, on nous prépare pour ce qui sera le twist de fin de saison : Mark découvrant que Gemma est en vie, ou Mark découvrant que sa voisine est Cobel. Au choix. On attend !

En attendant, donc, Helly parvient à son 100%. C’est la fête pour les employés, qui sont ravis de voir l’objectif atteint. Ils pourraient pourtant vouloir mettre l’entreprise en échec, mais c’est qu’en fait, ils ont un plan en tête. Bon, arriver à 100% du tri de quelques nombres, ça s’accompagne d’une petite séquence en 8-bit dans les montagnes où Kier Eagan lui-même félicite Helly de son travail et lui dit qu’il l’aime. Creepy.

Cobel félicite en tout cas Mark car toute son équipe a réussi à atteindre l’objectif. Pour la fête (une gaufre-party) organisée, Mark demande alors à ce que ce soit Dylan qui soit récompensé. Ah. Le but est qu’il puisse rester à Lumon suffisamment de temps pour activer les puces Severance de ses collègues.

Bien-être

Avant d’en arriver à ça, Cobel souhaite en tout cas féliciter Mark avec une petite session de bien-être, en compagnie de Miss Casey. Le problème, c’est que quand il arrive sur place, il apprend qu’il s’agit de sa dernière session avec elle. En effet, elle vient juste d’être virée et sa pièce va disparaître pour de bon. Pour une fois, elle autorise donc Mark à l’interrompre pendant qu’elle lui lit des informations sur son outtie.

C’est l’occasion d’apprendre que la vie de Miss Casey a duré seulement 107h, et qu’elle a passé la plupart de son temps avec Mark. Ah. Elle est donc vraiment utilisée comme test pour les puces Severance, c’est dingue. Il devrait bien se douter que c’est étonnant comme information, mais ce n’est pas le cas. Au lieu de ça, il se demande surtout comment venir en aide à Miss Casey. Malheureusement, il ne le peut pas et ne se rend même pas compte qu’il s’agit de sa femme. J’ai quand même de grandes questions par rapport à ce twist. Il est rassurant de voir qu’elle est bien amnésique, comme les autres, mais quand Cobel demande à Milchick de la ramener en salle de test, on comprend bien qu’elle n’a probablement pas de vie à l’extérieur. Elle n’est qu’une innie et ça explique sûrement ses bizarreries.

La scène où elle rejoint son ascenseur, semblable à celui qu’Irving dessine, est terriblement triste. Qu’est-ce que Dichen Lachman est une actrice douée, bordel !

Les œufs

Malgré le départ anticipé en retraite de Miss Casey, dont la meilleure journée a été avec eux, la fête de la gaufre se déroule comme prévu. Avant qu’elle ne commence, Milchick leur apporte des œufs que Kelly trouve délicieux. Elle en parle brièvement avec Dylan, lui proposant encore d’être celle qui reste en arrière pour qu’il puisse revoir son fils. Ils sont toutefois sûrs qu’il ne s’agit là que d’une première étape de reconnexion…

La fête continue ensuite, avec un Irving qui remet de plus en plus en question sa foi envers Eagan, au point d’écraser un œuf dans son livre. Enfin, Mark et Helly ont l’occasion de s’interroger sur leurs actions, sachant bien qu’ils prennent un risque. Ils partagent leur peur de découvrir qu’ils sont des connards – même s’il n’y a aucun doute là-dessus pour Helly – et de se faire prendre, mais malgré tout, sont déterminés à le faire.

La fête est interrompue, finalement, parce que Milchick a un problème de management à régler. Cela fait angoisser nos quatre héros, mais ils n’ont pas plus d’information que cela. Nous si : Cobel vient de se faire renvoyer, contre toute attente, par une Natalie servant de porte-parole au Bureau – la hiérarchie de Cobel. C’est super violent : ils ont découvert la tentative de suicide d’Helly et le fait que Cobel passait beaucoup de temps avec la sœur de Mark, et ça ne leur plaît pas.

C’est finalement Milchick qui l’escorte hors de Lumon, après un très bref échange avec le Bureau de ses supérieurs – se contentant de confirmer qu’ils étaient là au moment où elle a été virée. Sans autre formalité. Elle a à peine un carton d’effets personnels quand elle se retrouve à prendre l’escalier – et pas l’ascenseur.

Pendant ce temps, les quatre raffineurs se préparent à une soirée difficile. Mark a beaucoup réfléchi à tout ça : il a peur de se réveiller en conduisant, ou en skiant. Il rappelle à ses collègues qu’il faut être prêts à tout et surtout qu’ils ont une mission très claire : ils doivent trouver quelqu’un à qui confier ce qu’il leur arrive, quelqu’un de confiance qui pourrait les aider à sortir de là.

Ce n’est pas évident comme projet. Avant de partir, Mark décide de leur lire un passage du livre de son beau-frère, rappelant que le temps leur appartient et qu’il n’est pas à leur patron. C’est beau. Dylan révèle qu’il connaît aussi par cœur le même extrait, et ça les fait tous sourire de partager ce secret interdit en commun.

Il est alors l’heure de se dire au revoir. Irving se demande ce qu’il aura pour dîner avant de partir, là où Helly est apparemment beaucoup plus stressée que lui. Elle décide donc de dire au revoir à Mark avec un peu d’humour, soulignant qu’ils sont peut-être mariés, puis avec un baiser, rien que ça. C’est trop précipité comme relation. Je sais que ça fait huit épisodes qu’on attend ce baiser, mais en vrai, je ne vois pas pourquoi et comment Helly suicidaire est désormais amoureuse du type qu’elle détestait. Mais bon, c’est comme ça.

La soirée

Après tout ça, Milchick revient pour conduire Dylan jusqu’à sa gaufre-party. Il s’agit en fait d’un dîner de quelques gaufres qu’il doit manger en solitaire dans la maison reconstituée de Kier Eagan, avant de se rendre dans le lit du fondateur. C’est tellement étrange comme délire. J’ai l’impression d’avoir changé de séries et d’être à nouveau dans Evil.

Il est révélé que la fête est en fait une petite orgie. Dylan doit mettre un masque de Kier pour se mettre au lit, puis il voit des strip-teaseurs (des deux sexes, tous avec des masques plus étranges et perchés) débarquer dans la pièce. J’imagine que c’est un sacré moment de vie pour un innie qui n’a jamais un instant à lui et ne peut jamais satisfaire sa libido.

Pourtant, Dylan se barre apparemment sans regret de cette soirée, le plus discrètement possible. Il se précipite alors vers la salle de la sécurité. Il fait alors tout ce qu’il faut pour que la procédure inversant les effets de la puce Severance puisse avoir lieu.

En parallèle de tout ça, Cobel laisse éclater sa rage d’avoir été virée. Elle n’était pas prête du tout pour ce rebondissement, continuant d’insulter Natalie dans sa voiture et détruisant une bonne partie de sa maison et de l’autel qu’elle y voue à Kier au passage. Elle est interrompue par l’arrivée de Mark qui lui demande si elle veut se rendre à la fête organisée par sa sœur.

Ah. C’est super lent dans la mise en place, et en même temps tout se rejoint enfin. C’est fou. Il serait temps que ça se fasse, ces révélations. Bon, bien sûr, Mark arrive au pire moment pour Cobel/Selvig, alors elle l’envoie balader. Finalement, elle se ravise et lui assure qu’elle prendra elle-même sa voiture pour s’y rendre, afin de pouvoir rentrer plus vite si besoin. C’est effectivement un bon plan.

Mark arrive donc chez Devon en premier, et on découvre que la fête est en fait organisée pour la sortie du livre de Ricken. Cela va être sympa d’avoir Mark qui se réveille sur place et récite tout le livre alors qu’il est clair que l’outtie ne l’a pas lu. 

Mark explique alors à sa sœur qu’il veut lui parler d’une décision radicale. Selvig choisit ce moment pour arriver et est évidemment curieuse quand elle est seule à seule avec Cobel. Il lui révèle donc qu’il envisage de changer de boulot… Cela semble traumatiser un peu Cobel, qui lui suggère de s’enfuir le plus loin et le plus vite possible de ces gens, avant de lui faire un câlin. Pile au moment où Dylan enclenche les boutons pour rendre les souvenirs de tout le monde. Y compris Helly, qui a subitement une vie pour le cliffhanger – je commençais à me dire qu’elle allait se réveiller à côté de Miss Casey !

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Bingo Séries #83

Salut les sériephiles,

Devinez qui est en retard pour la publication de la 83e grille ? Faites au moins semblant d’être un peu surpris svp et savourez cette nouvelle grille en grande partie concoctée par nos deux gagnantes de la précédente, les fidèles au poste (de télévision) Tequi & Gaëlle. Merci à elles ! Et merci à vous d’être au rendez-vous pour jouer un mois de plus avec nous 🙂


Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


Animaux domestiques

On en parlait il y a peu de temps sur Twitter (et sur le blog quand j’étais reparti sur les articles quotidiens en janvier), alors ça a inspiré Tequi !


  1. Un animal domestique est le sujet principal d’une scène*.
  2. Un personnage parle à son animal de compagnie.
  3. Un animal est utilisé comme ressort comique dans une scène.
  4. Un animal domestique inattendu*.

Rien de bien compliqué vu le thème proposé, je me suis contenté des points les plus évidents qui me passaient par la tête. Reste à trouver les points dans les séries maintenant : attention à ne pas confondre les points 1 et 3, le troisième insistant sur l’humour alors que le point 1, c’est vraiment l’animal qui est au centre de l’attention. Un animal inattendu ? Autre chose qu’un chat, un chien ou un poisson…


Figures de style

Depuis le temps que Gaëlle voulait que ça retombe !


  1. Une métaphore est utilisée (sans outil de comparaison, donc).
  2. Un personnage utilise l’ironie (ou un sous-entendu ironique).
  3. Un personnage utilise une hyperbole (il/elle exagère, à la marseillaise comme on dirait).
  4. Un personnage utilise un oxymore (deux mots de sens contraires mis ensemble, par exemple « mort-vivant »).

Je ne sais pas trop où on ira trouver le point 8, mais bon, on ne sait jamais, c’est ça les petits plaisirs du bingo aussi ! Enfin, j’espère ! Pour le reste, vous savez où me contacter en cas de question.


Violet

La couleur, m’a-t-on précisé aussitôt dans l’oreillette !


  1. Un personnage porte du violet.
  2. La couleur violette domine dans le décor d’une scène.
  3. Un personnage utilise le mot « violet » (masculin, féminin, purple, le prénom…)
  4. Une écriture violette (notamment dans le générique – regardez Julie and the phantoms)

OK, je reconnais que je me suis laissé un peu emporter et que j’ai donné les indications directement dans les parenthèses de chaque point. C’est pas grave, l’essentiel, c’est qu’elles soient là.


Huit

Je crois qu’elles ont comploté pour nous proposer des thèmes simples. Ou pour que l’on n’oublie pas de souhaiter un joyeux anniversaire à Tequi le huit février. 😀


  1. Le chiffre huit est présent à l’écran.
  2. Une scène se déroule à 8h (du matin ou du soir).
  3. Une scène avec exactement huit personnages qui parlent.
  4. Une scène au cours de laquelle on voit exactement huit objets similaires (huit voitures, huit livres, huit fenêtres, etc.).

J’ai lutté pour ne pas avoir à proposer quelque chose sur la boucle de l’infini. Les points 15 et 16 sont plus difficiles qu’il n’y paraît à mon avis, mais je compte sur vous. Après 82 grilles, vous savez faire !


Actions


  1. Partager l’animal que vous préférez dans une série (en expliquant pourquoi).
  2. Ecrire un court poème avec figures de style pour clamer votre amour pour une série, un personnage, un épisode*…
  3. Porter du violet devant un épisode.
  4. Ecrire huit prédictions sur un épisode avant de le regarder (et dire combien se sont avérées vraies).

Vous ne pensiez pas que j’allais laisser cette grille être trop simple ? Le prof de français est de sortie et est prêt à corriger vos plus beaux écrits (court, c’est au minimum un haiku). En vrai, j’aime bien ces points, les thèmes m’ont bien inspiré, même si on a déjà un peu fait certains d’entre eux par le passé… J’espère que ça vous plaira tout de même ! Le coup des huit prédictions, je trouve ça sympa comme idée pour réfléchir un peu différemment aux twists et au travail de scénaristes. L’idée est de trouver huit choses que l’on pense qui vont arriver dans l’épisode… et de vérifier si elles arrivent. Ca peut être écrit une semaine avant le prochain épisode ou juste avant, peu importe.

* Vous cherchez où mènent les astérisques de l’article ? C’est simplement un moyen d’indiquer qu’il faut lire le paragraphe sous chaque thème car il y a des explications sur le point en question.

Bon visionnage !

C’est dans la poche ! 🎉 J’ai réussi les quatre points du thème « Action » du #BingoSéries😎


Le bonus geek :  un point ne vous plaît pas ? Vous pouvez le modifier. C’est-à-dire que vous pouvez modifier/proposer un point à l’intérieur d’un thème : c’est la liberté. Annoncez-le en commentaire ici, ou sur Twitter. Vous pouvez le faire dès aujourd’hui, ou alors vous pouvez attendre les derniers jours de la grille, quand il ne vous restera que quelques points et que vous aurez identifié le point le plus impossible à avoir. Attention, il faut que le point modifié ressemble quand même à celui qui était proposé à l’origine – il faut un point commun et que ça reste dans le thème. C’est un petit twist, une petite liberté, un truc qui va permettre de ne pas avoir à négocier ce point qui est très proche de la règle, mais pas tout à fait dedans. Et vous pouvez donc le faire après avoir vu un épisode où, vraiment, vous y étiez presque au point, mais pas tout à fait. M’enfin, vous ne pouvez le faire qu’une fois, utilisez ce bonus sagement ! 



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 février au 7 mars 2024 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

NCIS Hawai’i – S02E18 – Bread Crumbs – 16/20

Cet épisode m’a agréablement surpris. Malgré une structure narrative que je n’apprécie généralement pas (et que je critique à chaque fois avant de me rendre compte que si, elle fonctionne), l’épisode a su maintenir une tension constante et offrir un déroulé fluide. L’absence de Lucy est un peu moins ressentie grâce à la présence de Kate, qui a brillé dans cet épisode. Cependant, certains éléments étaient un peu trop prévisibles. Comme toujours dans les séries policières.

Spoilers

Tennant interroge un suspect déjà fait prisonnier lors de son transfert en hélicoptère.

Tennant en plein vol

L’épisode commence par une structure que je n’aime pas beaucoup, qui propose de dévoiler une scène mettant en danger un personnage avant de revenir en arrière pour expliquer ce qu’il s’est passé. J’ai toutefois apprécié de ne revenir que deux heures en arrière. On savait que Jane ne risquait rien et qu’on allait vite connaître les raisons de sa présence dans une grotte.

Elle monte à bord d’un hélicoptère pour interroger un suspect, Harriman. Ce dernier est le dernier à avoir vu l’agent spécial du NCIS, Craig Anton, qui a disparu mystérieusement et que Tennant souhaite retrouver, même si elle se doute qu’il est mort. Tennant veut des réponses, mais les choses tournent mal lorsque l’hélicoptère s’écrase sur une île déserte.

Harriman feint une condition médicale pour échapper à ses menottes, ce qui conduit à une lutte pour le contrôle de l’arme d’un Marshall. Le copilote perd le contrôle et l’hélicoptère s’écrase. Cela ajoute une couche de tension à l’épisode, mais je trouve cette partie de l’intrigue lourde et peu crédible. On voit tout de suite vers quoi on se dirige quand le prisonnier fait un malaise.

Je veux dire… il fallait que l’hélicoptère se crashe si on espérait retrouver Jane dans une grotte et ce n’était pas bien subtil que ça passe par la tentative d’évasion du prisonnier.

Survie

Tennant survit au crash, tout comme le copilote et un des Marshalls. Harriman, cependant, prend la fuite, et avec un flingue tant qu’à faire. Jane et le Marshall partent à sa recherche, mais se retrouvent pris dans une embuscade. Harriman tire sur le Marshall et pousse Tennant dans une grotte profonde. Ils sont coincés, et le Marshall est blessé. Cette partie de l’épisode ajoute de la tension et offre un déroulé fluide qui fonctionne bien… jusqu’à ce que Jane se mette en tête de soigner le Marshall avec du matériel médical qu’elle aurait conservé après avoir soigné le pilote. C’est gros, tout de même.

C’est en plus accompagné de flashbacks particulièrement soporifiques sur l’enfance de Jane. Bon, d’accord, ça nous permet d’apprendre qu’elle a toujours été une battante, su-per. C’est exactement le genre de flashback dont je ne vois pas franchement l’utilité, si ce n’est qu’il permet de combler le temps dans un épisode. Il n’avait rien de crucial, ce ne sera pas mon point du Bingo Séries, dommage.

Finalement, Tennant décide de sortir de la grotte pour chercher de l’aide. Elle réussit à rejoindre les forces de l’ordre et à sauver le Marshall, grâce au miroir de ce dernier qui permet de signaler sa position à un hélicoptère de recherches du FBI (merci Kate). C’est merveilleux comme les choses sont bien faites. Tout est bien qui finit bien, quoi. Bon, pas tout à fait : Harriman court toujours, en théorie.

Le reste de l’équipe

Harriman est finalement capturé par Kate et Kai, partis à pied à la recherche de Jane après avoir trouvé l’hélicoptère à moitié vide. Si le duo se forme de manière encore bien improbable (ça me fait rire de voir les scénaristes inventer mille excuse pour ça), j’ai beaucoup aimé le duo Kate/Kai. Ensemble, ils fonctionnent bien malgré des caractères différents. Kate est géniale dans cet épisode et compense tout à fait le rôle de Lucy. Lucy, encore absente malheureusement, manque un peu moins grâce à sa copine qui prend toutes ses scènes l’air de rien. Vraiment. Le coup du combat en se faisant passer pour la nana perdue dans la forêt ? C’est tellement un move digne de Lucy !

Sinon, il me reste à parler d’Ernie aussi. Ce n’est pas un personnage que j’aime beaucoup, mais j’ai apprécié le voir s’inquiéter pour Alex – même s’il ne le fait pas de la meilleure des manières. À la place de l’ado, je serais encore plus inquiet de le voir débarquer comme ça ! Dans le même genre, c’est un gros plus d’avoir toute l’équipe du NCIS Hawai’i qui se mobilise pour retrouver Jane, y compris Boom Boom et la médecin légiste que l’on voit moins d’habitude. Cela ajoutait un vrai plus à l’épisode selon moi, et ça, c’est plutôt cool.