Août : un mini-défi qui porte mal son nom

C’est l’heure du bilan du mois d’Août et OUF j’ai rattrapé la catastrophe du mois dernier… mais alors genre largement ! Hellody a eu la bonne idée de proposer un nouveau mini-défi pas si mini que ça : finir trois séries du challenge entre le 1er et le 31 août. Et c’était loin d’être gagné avec quatre séries restantes dont 9 saisons de One Tree Hill et quatre de That ‘70s show. Croyez-le ou pas (non, croyez-le, vraiment), c’est pourtant un mini-défi validé pour ma part, avec certes un switch sur une plus petite série, puisque j’ai viré Ministerio del Tiempo de ma liste au profit de Club de Cuervos (un poil plus longue, je crois). Bref, ce mois-ci j’ai vu :

Club de Cuervos, saison 1 : 13/13 épisodes (À jour)
American Horror Story, saison 5 : 13/13 épisodes (À jour)
One Tree Hill, saison 1 : 22/22 épisodes
That ‘70s show, saisons 4 à 8 : 100 épisodes (Terminée)
One Tree Hill, saison 2 : 6/22 épisodes

Bref, bref, bref, je reviens par la suite sur chacune de ces séries, mais c’était en plus de Superstore, Grace and Frankie (article à venir) et de toutes mes séries en direct à la semaine !

00

Club de Cuervos – Alors si vous avez suivi un peu le blog, vous avez déjà vu mon article sur la saison 1 ! J’avais décidé en janvier dernier d’inclure une série espagnole dans mon challenge, parce que je voulais me reconnecter un peu avec cette langue que je ne pratique plus. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de trouver les épisodes et surtout les sous-titres, même les sous-titres espagnols je suis pas chiant, d’une série qui n’est pas américaine. Heureusement pour moi, Netflix était là une fois de plus pour sauver le coup.

Alors oui, j’avoue tout, j’ai regardé Club de Cuervos sur un énorme coup de tête et uniquement parce qu’elle était en espagnol ET dans le catalogue Netflix. Certes, ce n’est pas une série espagnole, mais elle est hispanophone, ça rentre dans mon objectif. Verdict ?

J’ai adoré ces treize épisodes que j’ai regardé sur une semaine. Je recommande vraiment, malgré quelques défauts et des épisodes -16 ans (-18 même peut-être pour le full frontal masculin ?). Je précise quoi, ça se regarde pas dans le RER.

Une excellente découverte du challenge, je suis bien content !

00

American Horror Story – Pour rappel, j’avais déjà rattrapé la saison 3 pour le challenge en mai et j’avais vu la saison 4 en direct l’an dernier. Comme il « suffit » d’avoir une saison de retard diffusée avant 2016 pour le challenge, ça fonctionnait, car j’étais en retard aussi sur la 5… mais je vais essayer la 6 en direct.

Bref, la saison 5 m’a plu légèrement plus que la 3 (ça se joue à 0,25 point attention) et beaucoup plus que la 4 (c’était pas trop dur, ça en revanche). La série s’est un peu renouvelée (oui c’est idiot de dire ça d’une anthologie, mais si vous lisez mon article dessus, vous comprendrez), je me suis laissé prendre au jeu et j’attends de voir ce qu’ils vont nous pondre pour la 6.

00

One Tree Hill Bon, j’avais déjà vu la première saison il y a fort longtemps, mais j’en avais oublié une grande, grande partie à commencer par l’absence de Brooke dans le pilot. Si, si, j’vous assure. Comme pour les autres saisons vues ce mois-ci, j’en ai bien sûr fait un article que vous pouvez retrouver par là. Si vous avez la flemme, les grandes lignes sont : teen drama et prévisible, donc pas trop trop ma cam’ a priori.

J’ai attendu un peu avant de lancer la saison 2, mais je viens de m’y remettre mardi. Allez, dans huit saisons, j’ai fini mon challenge comme ça (enfin dans ce qui a déjà été diffusé en tout cas). J’ai malgré les apparences vu un peu moins d’une saison pendant le mois en fait 😉

s05

That ‘70s show – Ouais, ouais, ouais. Quatre saisons en une semaine et demi, j’avoue, je n’ai pas chômé et j’ai même enchaîné avec « The Final Goodbye », un documentaire retraçant les huit saisons, les coulisses, des interviews… Génial pour achever un marathon aussi intense !

Intense, c’est sûr, avec un nombre d’épisodes vus par jour parfois inavouable (mais rassurez-vous, TVshow time m’a traqué et oui, j’ai possiblement vu 100 épisodes en une semaine). La conséquence ? Ce n’était pas toujours drôle et contrairement à un visionnage classique ou le moins drôle est supportable, c’était parfois un peu longuet. Les dynamiques entre personnages avaient tendance à changer en début/fin de saison, rarement au milieu (il y a eu des exceptions, notamment la très bonne saison 5 vue en une journée tellement ça bougeait). Vous le verrez dans mes articles consacrés à la série, j’ai parfois été un peu impatient ou eu du mal. En tout cas, aujourd’hui, la série me manque, surtout Jackie, Steven et Kitty. C’est comme ça.

J’ai mis en ligne mardi dernier l’article sur la saison 4, mardi prochain viendra celui sur la saison 5 et ainsi de suite tous les mardi jusqu’à la saison 8, ce qui devrait donc couvrir le mois de septembre. Deux raisons à ça : déjà, c’est long à mettre en page même si j’ai pas pris de capture (trop de captures d’un coup) et ensuite, je vais être chargé avec la rentrée alors ça me permet d’avoir quelques articles en rab pour dynamiser le blog !

00

Voilà pour le mois d’août, merci d’avoir lu cet article et à dans un mois pour, j’espère, les saisons 2 à 4 de One Tree Hill. Pas sûr cela dit : la rentrée va être violente pour moi et plein de séries vont reprendre, comme You’re the Worst a déjà repris ce 1er septembre ! Et puis, j’avoue, j’en ai commencé une autre sur Netflix hier. Normal, non ?

You’re the Worst (S03)

 

00.png

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchantes, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

 

That ’70s Show (S04)

Avis : Ce n’était pas tout à fait un cliffhanger au sens habituel du terme, mais la fin de saison 3 était absolument horrible pour les personnages d’Eric et Donna, donc je ne pouvais pas attendre un siècle avant de me lancer dans cette saison 4 qui devrait voir chacun évoluer et grandir, ce qui est assez normal après quatre saisons.

Bon, alors je dois bien avouer que j’ai rapidement été extrêmement déçu de voir que Midge avait disparu du générique, car elle était bien souvent source de quelques fous rire… Déjà que la disparition de Laurie en cours de saison 3 m’avait surpris et frustré, ce n’est pas la surprise que j’espérais pour un début de saison 4.

Allez sans plus attendre, je me lance comme d’habitude dans le commentaire de chaque épisode de la saison, qui commence malgré ces quelques mauvaises nouvelles extrêmement bien (mais ça s’arrête en cours de route en revanche) !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

 Épisode 1 – It’s a Wonderful Life – 20/20
God, I wish I never kissed her.

Good-night Wisconsin ! Excellent épisode de reprise qui perd totalement du temps en storylines parallèles : et si Eric n’avait jamais embrassé Donna, que se serait-il passé ? Je ne suis pas toujours un grand fan des épisodes qui se déroule sur le modèle du « et si ? » (le pire de tous étant probablement Grey’s Anatomy, même si Lexie droguée, c’était rigolo), mais celui-ci est vraiment génial et fonctionnel, s’attardant un peu sur le portrait approfondi de chacun des personnages et avec le parti pris apparemment définitif que les couples de la première saison sont endgame, ce qui n’a rien de surprenant pour une sitcom. Bourré d’humour et de scènes-clés pour les personnages, cet épisode était une vraie surprise, avec flashbacks nostalgiques et chants de Fez à mourir de rire. Chacun avait son rôle et ça passe super vite, j’aurais aimé un épisode plus long et peut-être une scène qui resitue un peu les autres, car nous n’avons ici que le point de vue d’Eric.

Épisode 2 – Eric’s depression – 16/20
It’s always fun o’clock in funland

Tout le monde se rend au parc d’attractions… à l’exception bien sûr de Donna et Eric, l’un comme l’autre totalement déprimé par leur récente rupture. L’épisode reprend une moulure plus classique que les scénaristes maîtrisent ma foi toujours aussi bien. On en apprend un peu plus sur la première rupture de Red, obligatoirement car cela correspond bien à la relation père-fils et l’importance qui lui est donné depuis le début. C’est un peu plus faible du côté de Kelso finalement, mais l’épisode en lui-même marque un bon début de saison. Bon, je regrette juste un peu le manque de cohérence de voir Eric avec de la barbe et un début de moustache quand, moins de vingt minutes plus tôt, il se plaignait de ne pas réussir à la faire pousser.

Épisode 3 – Pinciotti vs. Forman – 18/20
I don’t think it’s cool if you’re hanging out here

Très bon épisode qui s’intéresse à tout le groupe, enfin, et à la dynamique forcément bouleversée par la rupture de Donna/Eric. Sans grande surprise, cette intrigue est traitée comme un divorce où les amis du couple deviennent leurs enfants, et ça fonctionne très bien, dans des scènes bien comiques. L’intrigue B est malheureusement moins bonne, avec Red qui se fait un ami, le prêtre avec qui il s’entend bien depuis la saison précédente. Cela dit, voir Red rire… Bien trouvé.

Épisode 4 – Hyde Gets the Girl – 17/20
I like air what about you?

Oh le concours de la main à ne pas détacher d’un objet, comme c’est original ! Cela dit, j’ai bien ri en voyant le génie de Charmed en parfait méchant. Marrant… mais pas aussi marrant que cette soirée organisée pour que Steven se trouve une copine. L’idée de base est sympa et ne fait que s’améliorer avec Fez bourré et la nouvelle amie de Donna qui reviendra pour d’autres épisodes j’espère. Plutôt cool comme concept d’épisode, ça changeait un peu.

Épisode 5 – Bye-Bye Basement – 15/20
Well, you know what they say, Rome was made in a day.

Inattendu : Kitty décide de récupérer le sous-sol et de le décorer, ce qui force Eric à lui dire adieu… en théorie. Heureusement pour lui, et nous, elle a la bonne idée d’embaucher un ouvrier qui travaille avec Léo, ce qui a pour conséquence de ralentir un peu la transformation. En intrigue secondaire, Fez prend des cours de ballet… et Hyde revient vivre chez les Forman après s’être fait abandonner par ses parents, fraichement remis ensemble. Ça, c’est fait.

Épisode 6 – The Relapse (1) – 17/20
– Midge left Bob.
– Are you sure? Maybe she just lost in the backyard.

Nous y voilà, Midge a bien quitté Bob et la série avec. Dommage. Tout l’épisode nous montre donc les conséquences de ce départ, à l’exception de l’intrigue très moyenne de Kelso et Fez. Les conséquences sont évidemment énormes, avec Red forcé de supporter Bob et surtout avec une double coucherie d’Eric et Donna. Évidemment. Le quiproquo n’est pas des plus originaux, mais il fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui fait avancer tout le monde. Cette saison démarre sur les chapeaux de roue en terme de rythme par rapport aux précédentes.

Épisode 7 – Uncomfortable Ball Stuff (2) – 16/20
Donna we are through. Let’s the sex and dating begin.

On continue sur la lancée de l’épisode précédent, avec les conséquences du départ de Midge sur Bob qui est forcé d’aller au supermarché pour se nourrir (et accessoirement nourrir Donna). Bon, ça fait un peu trop remplacement rapide tout ça, il va falloir voir ce que ça donne. De leur côté, les Forman se rendent au bal du Pricemart, auquel Eric se retrouve quasi-forcé d’amener Donna. Les choses se compliquent sans surprise quand il passe finalement une superbe soirée avec une blonde, l’embrasse et que Donna se vexe – après avoir bien mis au clair que ce n’était pas un rencard. Enfin, du côté de l’intrigue B, Fez décide de travailler avec Léo et Hyde, ce qui est bien sûr voué à être un échec. En bref, l’épisode retombe plutôt bien sur ses pattes : Midge est partie, mais un équilibre se réinstalle.

Épisode 8 – Donna’s Story – 18/20
Well Joan it is so nice to meet you, isn’t it Red?

Donna rédige une histoire dans le journal du lycée dans laquelle elle raconte sa version des faits de son couple avec Eric, et bien sûr cela ne plaît pas à son ex-petit-ami. Tout cela finit forcément bien, avec Donna qui rectifie le tir dans sa deuxième partie, publiée bien sûr un peu trop tard puisqu’Eric a déjà riposté. La meilleure partie de cet épisode n’est pourtant pas celle-là du tout : l’intrigue B voir les parents Forman invités chez Bob pour rencontrer Joan, et c’est hilarant parce qu’elle ridiculise Red et est un très bon ajout dans le casting – ce qui me rend triste de la disparition du rencard de Hyde dans l’épisode où toute une fête était donnée en son honneur.

Épisode 9 – The Forgotten Son – 14/20
You & Donna are going to lunch together?

Bof, bof, l’épisode tombe un peu à plat : Kitty et Donna développent une amitié qui dérange Eric et Jackie, pendant que Red emploie Kelso pour jouer un garçon de réserve dans le film promo de Pricemart. De son côté, Léo pense avoir hérité d’une belle somme d’argent, mais en fait non. Voilà voilà. Aucune de ces intrigues ne parvient à se démarquer vraiment comme à mourir de rire.

Épisode 10 – Red & Stacey – 14/20
Get lost for 35 minutes.

La nouvelle employée du Pricemart tape dans l’oeil de Red qui cherche une copine à son fils… sans savoir que c’est lui qui tape dans l’œil de la jeune caissière, Stacey. Fez, de son côté, décide de faire avancer sa relation avec Big Rhonda, qui est aidée par Donna et Jackie dans son relooking. L’épisode avait tout un tas de bonnes bases, mais malheureusement, ça retombe trop vite à nouveau et ce n’est par conséquent plus si drôle. L’épisode est bon, mais c’est loin d’être leur meilleur.

Épisode 11 – Third Wheels – 12/20
I’m talking about the sweet sound of no women.

Pfiou. Un mois et demi que je n’ai pas vu d’épisode, j’avoue tout, je me suis arrêté en cours de route parce que je partais en vacances et depuis, je culpabilise d’avoir abandonné la série. Je m’y remets en craignant d’avoir un peu de difficulté à remettre les personnages et pourtant il ne me faut pas longtemps pour me replonger dedans. Ainsi, dans cet épisode, Hyde ramène une petite-amie au bowling entre mecs. Bien. Pendant ce temps, Bob continue sa relation avec Joanne et le pasteur des Forman démissionne pour traîner plus longtemps avec Red. Cet épisode est assez décousu en terme d’intrigue et après autant de temps sans un épisode, c’était pas des plus motivant pour reprendre.

Épisode 12 – An Eric Forman’s Christmas – 13/20
All your ideas are like hum… stupid

Ca s’améliore avec cet épisode de Noël qui voit Eric responsable du spectacle de l’Eglise. Le seul problème, c’est qu’il embauche ses amis comme acteurs et ceux-ci ont leur vision bien à eux de Noël, qui ne correspond pas franchement à la réalité des choses. Cela provoque quelques situations funs, notamment au moment des répétitions. De son côté, Red vole les décorations de Noël de Bob dans une sous-intrigue pas franchement marrante. Je m’inquiète, je ne ris plus autant qu’avant devant la série et il me reste quatre saisons à voir !

Épisode 13 – Jackie Says Cheese – 14/20
Wait, if you break up with Kelso you’ll be rich? Talk about your win-win.

Le père de Jackie apprend que sa fille s’est remise avec Kelso et lui coupe les vivres tant qu’elle est avec, une situation tout à fait saine de rapports père/fille (même si ça se comprend). Pendant ce temps, Fez se fait un nouvel ami du nouvel étudiant étranger, mais l’amitié n’est que de courte durée quand il se rend compte que Thomas est plus populaire que lui. Enfin, Red va voler des préservatifs à son fils et se fait surprendre, Eric pensant alors pour tout l’épisode que son père a trouvé la drogue d’Hyde. Il y avait quelques longueurs toujours, mais c’était déjà un peu plus drôle, notamment du côté de Jackie qui trouve un job ou d’Eric qui est toujours le roi des quiproquos avec ses parents.

Épisode 14 – Eric’s Hot Cousin – 14/20
Penny… You’re so… shiny.

Les Forman reçoivent la cousine d’Eric à la maison. Problème : Penny est devenue sexy et Eric ne pense plus qu’à elle. Pendant ce temps, Donna et Jackie deviennent jalouses du bronzage de cette cousine sortie de nulle part et décide de bronzer à leur tour sous une lampe UV, ce qui tourne mal pour elle. Bonne nouvelle pour Eric : Penny est adoptée, ce n’est donc pas sa cousine, l’univers des possibles s’ouvre donc à lui, sauf qu’elle ne fait que se jouer de lui. Quant à Kitty, Red lui offre un poisson rouge qui ne passe même pas l’épisode.

Épisode 15 – Tornado Prom – 15/20
Tornado. What tordado? …Could stop me from helping you?

Le bal d’hiver du lycée est là et Eric oublie d’y emmener Donna qui s’était invitée dans sa voiture faute d’avoir un moyen de s’y rendre. Jackie et Kelso, eux, tentent de devenir roi et reine des neiges. Si, si, pour de vrai : Snow Queen. Anyway. L’épisode rush tout cela bien vite : un avis de tornade est lancé en code rouge, ce qui permet à la série de nous proposer les meilleurs effets spéciaux jamais vus. Donna et Eric se retrouvent donc coincés à la station radio pendant que Fez espère enfin coucher avec sa copine et que le reste du gang se drogue avec le coach Ferguson. Pendant ce temps, les adultes se retrouvent à la cave à jouer à toutes sortes de jeu pour attendre que la tornade passe. L’épisode est un peu plus drôle que les précédents, peut-être aussi parce qu’il fait avancer les relations entre les personnages ou ridiculise une fois de plus Jackie.

Épisode 16 – Donna Dates a Kelso – 13/20
Just like old times: Eric & Donna speaking about meaningless craps that only affect them.

Eric se croit roi du monde car il figure dans le journal du lycée et son égo explose en quelques secondes. Du coup, Jackie se sent forcée d’aider Donna à avoir un rencard de manière à ce qu’elle gagne la rupture : paf, ça tombe sur le grand frère de Kelso. De son côté, Fez s’apprête encore avoir sa première expérience sexuelle et demande de l’aide à Kitty. Bien sûr, Big Rhonda n’est pas prête et préfère attendre encore, donc c’était encore un coup pour rien. Encore, oui. Bon, tout cela est sympa, mais les blagues manquent un peu ou en tout cas ne prennent pas dans cet épisode. Le problème de ce type d’épisode, c’est que l’intrigue n’avance non plus alors ça limite vite l’intérêt.

Épisode 17 – Kelso’s Career – 14/20
Oh I’ve been selling my love nectar.

C’est le retour de la Saint Valentin et c’est là que je me dis que la saison va être encore longue : on n’est qu’en février. Il reste encore dix épisodes après celui-ci et je n’avais pas encore pris conscience qu’il en restait autant. Déjà que ça n’avance pas vite ! Bref, Donna continue de flirter avec Casey, le frère de Michael et Fez d’espérer plus de la part de Big Rhonda (en bouffant tous les bonbons qu’il souhaitait lui offrir). Ça en est presque pire que Donna/Eric en saison 3 à force. Eric qui, justement, fait face à Red qui lui dit « Je t’aime » pendant que Kelso cherche un moyen de se faire de l’argent (et ne trouve rien de mieux que le don de sperme).

Épisode 18 – Leo Loves Kitty – 12/20
Hey Red, would you give this to your wife… and tell her I love her.

Fez apprend à conduire avec Hyde et ça se termine mal avant même que ça ne commence : Leo finit blessé. Une fois à l’hôpital, il tombe amoureux de son infirmière qui n’est autre que Kitty, comme l’indique avec beaucoup de subtilités le titre. Pendant ce temps, Kelso décroche un job comme mannequin sous-vêtement, ce qui ne plaît pas vraiment à Jackie. Étonnamment, Michael s’oppose à elle et prend ses propres décisions pour changer. Malgré les avancées et un humour relatif autour de la situation Fez, j’ai une fois de plus eu un peu de mal à accrocher à l’humour qui devient lassant, à croire que je ne suis plus adepte de l’humour d’un temps passé.

Épisode 19 – Jackie’s Cheese Squeeze – 16/20
Oh honey I wouldn’t leave you for the car, who’d make diner?

Les problèmes de couple de Kelso et Jackie empirent radicalement dans cet épisode quand Eric surprend cette dernière embrasser Todd, le collègue qui tourne autour d’elle depuis un épisode ou deux. La série n’a jamais avancé aussi vite : Kelso l’apprend quasiment aussitôt. Toute cette intrigue fonctionne vraiment bien, autant du point de vue de l’humour que de la construction de personnages. De son côté, Red est totalement à fond sur sa Corvette et on s’en fiche pas mal, un peu comme Kitty d’ailleurs.

Épisode 20 – Class Pictures – 17/20
We need a quote about all of us like maybe like how we all met

C’est le jour de la photo du Yearbook et de l’épisode de la première rencontre, un cliché (jeu de mots AHAHA) de toutes les sitcoms (et parfois même des autres séries) qui dépassent quelques saisons. C’est toujours intéressant de revenir sur la constitution des groupes en flashback surtout quand cela remonte à plusieurs années comme pour Donna/Eric ou Eric/Hyde. Et pour une fois, nous les voyons au lycée, ça change et ça nous rappelle qu’ils sont adolescents. Les flashbacks sont plutôt pas mal, même si je voyais Jackie comme une addition au groupe beaucoup plus tardive. L’épisode était vraiment réussi, avec un rythme qui lui était propre et déjà un élan de nostalgie alors qu’on n’est pas au milieu de la série (mais je m’en approche lentement). Enfin un qui soit vraiment mémorable dans cette saison !

Épisode 21 – Prank Day – 18/20
Be like Jesus, Red!

Kelso lance une Prank Day dans le sous-sol Forman en s’en prenant simultanément à Eric, Hyde et Fez. De leur côté, les filles font leur vie de leur côté : Donna est nostalgique du départ de sa mère le jour de leur anniversaire de mariage et Jackie décide de s’occuper d’elle (avec l’aide improbable de Léo) pendant que les garçons veulent juste se venger de Michael et foirent leur coup en s’en prenant à Red à la place. De manière tout à fait logique, Red organise donc de quoi se venger à son tour et réparer l’honneur familial. En tout cas, je suis bien content que la série soit reparti depuis deux/trois épisodes sur de meilleures bases, avec des avancées dans l’intrigue et des vraies blagues, même si je ne suis pas fan de vraies pranks dans la vie.

Épisode 22 – Eric’s Corvette Caper – 14/20
Hey it’s Uh-blah !

Kitty et Red se rendent à la réunion des anciens élèves de la classe de celle-ci, ce qui est une fois de plus un faux prétexte pour donner une histoire aux parents d’Eric. Pendant ce temps, ce dernier drague Leslie Canon, une cheerleader sexy qui se montre très intéressée par la Corvette de Red. Eric fait comme si c’était sa voiture et finit, une fois de plus, punit. J’en arrive à me demander comment il fait pour encore sortir dans tous les épisodes à force. Enfin, Donna & Jackie viennent prendre des nouvelles du frère de Kelso, mais celui-ci est parti, ce qui donne lieu à une intrigue un peu bof bof. Comme toujours, cet épisode semble plus combler le temps imparti pour la saison qu’autre chose : il y a de bons moments, c’est vrai, mais rien d’inoubliable dans cet épisode. Dans une saison aussi longue, je sens vraiment à quels endroits tout ça s’est retrouvé étiré… Un peu dommage.

Épisode 23 – Hyde’s Birthday – 15/20
So what’s a good gift for Hyde that’s stolen and dirty?

Et voilà, Hyde fête son dix-huitième anniversaire, parce que malgré les apparences et les intrigues, ils sont tous encore très adolescents. Bref, Kitty, Fez et Jackie s’arrangent pour les préparatifs de la fête surprise dont il ne veut pas alors qu’Eric, Donna et Kelso font tout ce qu’ils peuvent pour récupérer un panneau de rue sale et volé : le cadeau parfait pour Hyde, d’autant que la rue s’appelle High. L’épisode était sympa, avec des blagues un peu mieux trouvées.

Épisode 24 – That 70’s Musical – 19/20
Are you people singing again?

Ce pauvre Fez invite tout le monde à un concert dont il fait partie, mais tout le monde met du temps à arriver ce qui lui provoque pas mal de stress. L’épisode se concentre donc sur les rêves/fantasmes de Fez qui offre l’occasion de concrétiser un épisode musical enchaînant les chansons à la mode de l’époque. C’est un peu tiré par les cheveux, mais le choix de chansons est génial et leur exécution vraiment parfaite, tant en qualité qu’en humour. Un peu dommage que les chants soient parfois enregistrés moins fort que la piste audio du reste de l’épisode (en tout cas sur Netflix), mais l’implication des acteurs, l’écriture, l’humour… bloody brilliant ! Parfaitement mémorable, surtout le bêtisier de fin.

Épisode 25 – Eric’s False Alarm – 15/20
I’m a mess. I can’t eat. I can’t sleep. Well I can eat.

Eric en pince encore pour Donna et ne se rend compte de cela qu’une fois que celle-ci se fait inviter par Casey dans une suite à l’hôtel. Un peu gros, mais ça passe, plus que Kelso qui en veut encore à Jackie pour le baiser de son coéquipier. Du côté des adultes, c’est un peu mieux : Bob veut se marier à Joanne et le balance devant les Forman. Ca fait avancer cette nouvelle relation, autant que Donna et Eric avancent dans cet épisode qui s’approche de la fin de saison. En revanche, jolie régression pour Hyde dont on apprend qu’il est encore amoureux de Donna finalement.

Épisode 26 – Everybody Loves Casey – 13/20
It’s just words, you don’t have to mean it.

Même pas un petit générique ? Bon. Kelso en veut encore à Jackie pour le baiser à son collègue, Fez veut toujours aller plus loin avec Rhonda et Eric n’aime pas Casey. Pas de bol, ce dernier est invité au barbecue Forman organisé par Kitty. On tourne un peu en rond sur cette fin de saison donc, mais heureusement l’humour d’origine est revenu en cours de route. Et puis, juste quand j’ai écrit qu’on tournait en rond, Kelso a décidé de rompre avec Jackie parce qu’il en avait marre de se faire descendre en permanence.

Épisode 27 – Love, Wisconsin Style – 16/20
– Oh my god, what stinks?
– This town, baby.

Kelso rompt avec Jackie qui veut désormais se marier avec lui, parce que voilà la logique… Quant à Donna, elle se fait larguer par Casey et cherche ensuite à se remettre avec Eric, humiliée de cette rupture publique. Pas de bol, Eric n’est pas encore prêt pour ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour que Kelso et Donna se barrent ensemble en Californie pour retrouver la mère de celle-ci. Attendez quoi ? Voilà, ça c’est du cliffhanger qui met en péril les deux couples phares de la série et laisse au second plan tout le reste du casting.

 04

EN BREF – Cette saison 4 est d’une longueur époustouflante en terme de nombre d’épisodes et, malheureusement, en terme de rythme. Elle peine à se maintenir à la hauteur des précédentes parce qu’elle accentue encore plus le côté lent au détriment trop souvent de l’humour qui caractérisait les débuts de la série. On n’avance pas d’un épisode à l’autre et ça finit par être lassant de voir les épisodes s’empêtrer dans les mêmes situations (Donna/Eric, Kelso/Jackie, Fez et son envie de sexe…). Une fois, c’est drôle, deux aussi, trois ça commence à faire beaucoup, quatre et plus, il est temps de passer à autre chose. Heureusement, ça repart un peu sur la fin et le cliffhanger est efficace : je me pose tout un tas de questions sur la suite.


Semaine 34 : du 22 au 28 août

Une semaine de plus se termine et nous rapproche de plus en plus de la terrible rentrée. En attendant, il n’y a vraiment plus la masse d’épisodes inédits et j’ai pu ainsi en profiter pour engloutir pas mal mon challenge et rattraper mon terrible retard du mois de juillet catastrophique. J’y reviendrai !

07
Les inédits de la semaine

Comme pour combler les nombreuses séries qui se sont arrêtées ces dernières semaines, Fear the Walking Dead est réapparue cette semaine. Oui, mais bon, les épisodes de ces sept derniers jours n’étaient pas franchement des plus intéressants et j’ai eu beaucoup de mal.

Cette semaine, les notes ne volent donc pas bien haut :

Fear the Walking Dead (2×08), 13/20
Braindead (1×09), 13/20
Roadies (1×09), 14/20
Suits (6×07), 15/20
Another Period (2×11), 16/20

v_0001474014
La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

C’est compliqué cette semaine franchement, puisque je n’ai pas trouvé les épisodes géniaux. Force est de constater toutefois que Franck Dillane a une fois de plus portée Fear the Walking Dead sur ses épaules.

C’est le moment d’arrêter de lire si vous n’êtes pas à jour : spoiler. Depuis la saison 1, les scénaristes se concentrent un peu plus sur son personnage que sur les autres, mais pour la reprise, ils ont fait fort avec un épisode centré sur lui et uniquement lui. Bon, l’acteur n’a pas forcément toujours les épisodes pour ça, se reposant tout au long de la série sur son torse nu, mais puisque la semaine n’est pas dingue, c’est définitivement l’acteur qui ressort le plus de mon visionnage.

Il restait assez crédible dans ce long épisode, malgré des scènes pas forcément faciles : il mange du chien, est assoiffé, se fait tirer dessus, se fait passer pour un zombie… Et malgré tout, quand arrive la fin de cet épisode, il parvient à faire passer le feeling de joie que son personnage ressent et ça donne presque le sourire alors qu’on sait que le personnage est simplement embarqué dans une nouvelle histoire qui finira mal, parce que c’est ce que fait TWD.

Voilà, je vais pas trop m’attarder plus, c’était pas une bonne semaine, mais il a au moins fait une performance remarquable et dont on se souviendra, je pense, comme chaque fois qu’une série propose un épisode sur un seul personnage.

00Les autres actus du blog

Cette semaine a donc vu la fin de saison d’Another Period qui sera vite remplacée la semaine prochaine dans mon planning avec le retour très attendu de You’re the Worst pour sa troisième saison.

En attendant, je n’ai pas chômé pour autant cette semaine avec la publication d’un article les débuts de One Tree Hill et un sur la saison 5 d’American Horror Story, saisons enfin vues pour mon challenge. J’ai aussi profité de l’accalmie des inédits pour faire un point sur les annulations de 2015/2016.

Voilà, voilà, cette semaine, je publierai des articles sur le Challenge Séries surtout, car comme je le disais en intro, j’ai bien avancé dessus et je suis en train d’essayer de compléter le mini-défi du mois qui consiste à finir trois séries de la liste ! Pas facile, facile, je garde donc le suspens pour l’instant.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes