Les mini-séries, le TFSA du jour et moi

Salut les sériephiles !

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Avant de commencer l’article du jour, je voulais partager ma joie de savoir Wrecked et Atypical enfin renouvelées respectivement pour une saison 3 et 2. J’ai appris la nouvelle dans la nuit d’avant-hier à hier et il fallait bien que j’en parle quelque part (je le ferais certainement plus longuement plus tard quand on en saura plus pour Midnight, Texas et les autres de cet été).

Bref, aujourd’hui, je voulais surtout parler des mini-séries, parce que c’est le TFSA du jour… mais j’ai décidé de ne pas le faire parce que, oh drame !, je n’aime pas les mini-séries. Du coup, ben, on va parler de ça en attendant que je vous ponde un TFSA du passé tout à l’heure (allez, vers midi). Il y sera question de mes génériques préférés et, si j’ai oublié Orange is the new black au moment de faire le classement, croyez-moi, l’article sera très, très long.

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Désolé Lorna, je ne sais pas comment j’ai pu vous oublier !

Mais alors, pourquoi je n’aime pas les mini-séries ? Ceux qui lisent attentivement le blog ont déjà un semblant de réponse, je crois. Je n’aime pas regarder des films car je trouve ça trop court pour vraiment entrer dans l’histoire et avoir droit à une évolution réussie des personnages et de leur dynamique. Je n’aime pas les séries procédurales parce qu’elles sont répétitives et n’évoluent jamais.

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Faut-il que je fasse un dessin pour les mini-séries ? C’est pareil ! J’ai beaucoup de mal à me faire aux séries des deux ou trois épisodes, je trouve que ce sont juste des films qui ne s’assument pas en tant que tels, et c’est dommage. Si je commente et adore Strike, c’est parce que j’ai lu avant les romans, mais sinon, clairement, je serais beaucoup moins emballé, malgré un casting impeccable.

Bon, bien sûr, c’est hypocrite de dire que je n’aime pas ça, il y en a bien une ou deux qui ont pu me convaincre. De là à vouloir les voir se prolonger ? Peut-être pas quand même !

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Critiquée sur le blog, la saison 1 de 11.22.63 a réussi à m’embarquer en me piégeant : je n’ai appris qu’en cours de route que c’était une mini-série. J’aimais beaucoup l’intrigue de base de la série et le jeu des voyages temporels. La reconstitution de l’époque était géniale, l’intrigue assez construite. Avec ses huit épisodes d’une heure, elle sortait presque déjà du cadre de la mini-série pour moi, parce que huit heures, ça commence à faire ! Et l’histoire était bouclée, donc j’avais rien à en dire pour le TFSA.

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C’est à peine patriotique comme série !

Juste avant l’ouverture du blog, j’avais aussi vu Ascension qui m’a beaucoup plu, parce que c’était de la science-fiction et je n’avais plus grand-chose de ce genre-là à me mettre sous la dent à l’époque. De là à vouloir une suite ? Ben, non, parce que c’était tellement bâclé que non merci.

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Nope.

Même reproche pour Childhood’s End qui m’a blasé dès son premier épisode. En fait, il n’y a qu’une mini-série que je voudrais bien voir revenir, c’est Never Tear Us Apart : The Untold Story of INXS… Et elle est passée tellement inaperçue que ça n’arrivera pas.

Bon, ce n’est pas la meilleure chanson du groupe INXS, je pense que vous les connaissez quand même, au moins pour Need you tonight. Voilà, vous comprendrez que je zappe ce TFSA car je n’ai rien à dire, mais en même temps, ça me faisait bizarre, alors c’est comme si je l’avais fait quand même !

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Ce que c’est que le binge-watching

Salut les sériephiles !

Comme chaque semaine, on explore le vocabulaire propre aux séries. Un peu à court d’idées (car je garde certains thèmes pour des dates-clés), je me contente de revenir sur un terme que l’on connaît et qu’on emploie tous : le bingewatching. Mais sait-on tout de lui ?

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Non, car il y a plein de choses à en dire !

Alors c’est quoi exactement le binge-watching ? C’est une méthode de visionnage qui consiste à voir plusieurs épisodes d’un coup et qui a été démocratisée par Netflix. La plateforme de streaming a remarqué que les gens aimaient bien enchaîner les différents chapitres d’une histoire plutôt que d’attendre une semaine à chaque fois entre les épisodes. Au point de se dire qu’ils verront juste un épisode de plus avant de se coucher, et puis…

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Oui, oui, comme le nom de ce blog !

La pratique se veut opposée à celle de la télévision, c’est pour cela qu’on ne binge-watche (oui cocorico, on le conjugue à la française comme un verbe du 1er groupe) qu’en DVD et en streaming, en théorie, ce que M6 a appris à ses dépens avec la diffusion nocturne catastrophique de How to get away with murder en juin 2015.

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Ce gif est bien souvent utilisé pour parler de binge-watching… Pourtant, dans cet épisode de The Big Bang Theory, il est en fait question de jeux vidéos !

À partir de combien d’épisodes parle-t-on de bingewatching ? Tout le mystère est là, mais pour certains américains, ça commence à partir de deux épisodes… Mouais, c’est difficile à concevoir de ce côté-ci de la planète où on ne connaît que ça quand même. Personnellement, je commence à en parler à partir du quatrième épisode d’affilée. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il n’y a pas de définition universellement reconnue.

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C’est quoi ce nom ? C’est une dérivation de l’expression « binge drinking » qui signifie « se soûler » et enchaîner les verres jusqu’à oublier sa soirée. Les anglais ont simplement remplacé le verbe « drink » (boire) par le verbe « watch » (regarder), ce qu’ils avaient d’ailleurs déjà fait avec « eat » (manger). Regarder des séries jusqu’à oublier qu’on a une vie donc !

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Quelle origine ? L’usage du mot s’est popularisé il y a quatre ans déjà, lorsque Netflix s’est mis à diffuser ses séries d’un coup. L’Oxford Dictionnary l’a même considéré comme mot de l’année 2013 avant de se rabattre sur… selfie.

Clairement, Netflix n’a rien inventé, car le binge-watching n’a pas attendu qu’on le nomme ainsi pour exister. Il y a plus de dix ans, on parlait déjà de marathon pour Friends ou X-Files. Le terme marathon s’est peu à peu effacé, même s’il continue de co-exister.

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Aujourd’hui ? Le terme est hyper populaire et je pense que tous les twittos le comprennent, même si son sens n’est pas encore limpide pour l’ensemble des français… contrairement à la pratique ! Je disais plus haut que la télévision était de facto exclue de cette pratique de diffusion. Pourtant, en France, nous avons une longue tradition de binge-watching des séries, que ce soit avec la Trilogie du Samedi ou les soirées Experts de TF1 et NCIS de M6.

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Comment oublier de parler des trois épisodes de Buffy chaque soir sur W9 il y a dix ans ou de ceux de Grey’s Anatomy aujourd’hui sur NT1 ? Les rediffusions semblent être le paradis des bingewatcheurs… et des diffuseurs, qui comptent sur le fait que le public prendra en cours de route des épisodes qu’il a déjà vu.

Quant au terme « binge-watching » lui-même, il était déjà utilisé sur internet dans les années… 1990 ! Pour vraiment employer un terme récent et paraître calé, il vous faudra donc parler du speedwatching.

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Si certains termes propres aux séries, techniques de diffusion/visionnage ou tournage vous posent problème, n’hésitez pas svp à me suggérer de futurs articles en commentaire 😉

 

Preacher, une série jouissive (mais parfois poussive)

Salut les sériephiles !

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Preacher est une série souvent inégale, mais quand même bien cool, qui achevait sa saison 2 hier soir sur OCS. Si la saison 3 n’est pas encore officiellement renouvelée à l’heure où j’écris ces lignes, la pré-production serait déjà en cours avec quelques locations bookées pour janvier à la Nouvelle-Orléans, donc tout s’annonce bien pour la suite et pour une saison 3 en juin 2018. Avant d’en arriver là toutefois, peut-être qu’il vous faudra voir les vingt épisodes de cette bonne série et je ne vais pas couper à la traditionnelle présentation.

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Preacher est une série (sans blague !) au casting impeccable inspirée d’un comic du même nom, encore une. Elle narre les aventures de Jesse, un prêtre qui possède un pouvoir, Genesis, lui assurant que les gens autour de lui obéissent à tous ses ordres. Deux autres personnages sortent du lot : Tulip, l’ex de Jesse au passé trouble, et Cassidy, un vampire qui n’a pas la langue dans sa poche. Eugene, un jeune qui a la tête déformée par une balle de fusil suite à une tentative de suicide, se démarque également. La série se remarque surtout par son ambiance trash et en contraste total avec son titre, au point de proposer des scènes… inattendues.

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Difficile d’en dire plus sans spoiler la saison 1 de la série qui, plutôt que de commencer directement par ce que raconte les comics, s’est un peu perdue à nous raconter les origines de ces personnages. Du coup, cette première saison était très brouillonne et il fallait s’accrocher, surtout au début. Je n’étais pas spécialement convaincu, et ça se sentait dans mes notes.

Pourtant, la saison 1 s’est améliorée progressivement pour finalement me convaincre dans sa deuxième partie, avec de bons gros délires et une BO impeccable sur des scènes sanglantes & jouissives. J’étais impatient de voir arriver la saison 2 et, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai accroché (attention spoilers).

Critiques saison 1

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Cette fois, nous entrons dans le vif du sujet avec le trio Jesse/Tulip/Cassidy qui part à la recherche de Dieu, la base des comics. Très vite, ça vire à des scènes d’actions improbables et des fusillades impeccablement réalisées, avec toujours une bande son survitaminée qui n’est pas sans rappeler ce que fait Les Gardiens de la Galaxie sur grand écran. Quant à Eugene, il vit sa petite vie… en Enfer. Là aussi, c’est original et perché, mais ça fonctionne donc à merveille.

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Cette saison 2 a connu pour moi un schéma inverse de la première, avec malheureusement un essoufflement à la mi-saison. Qu’importe, elle n’en reste pas moins passionnante à regarder car il y a toujours une scène bien délire et/ou très réussie dans chaque épisode, ce qui donnait envie de revenir chaque semaine chercher Dieu avec eux.

Critiques saison 2

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Diffusée sur AMC aux USA, la série a presque réussi à me faire changer d’avis sur cette chaîne du câble trop lente dans ses productions. C’est parfois le cas pour Preacher, mais heureusement, ça ne dure jamais & ça me scotche toujours à mon écran ! À découvrir.

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Conviction, ce soir sur TF1

Salut les sériephiles !

Ce soir, TF1 continue de prendre des décisions totalement incompréhensibles dans son programme télé et diffusera les premiers épisodes d’une nouvelle série qui s’appelle Conviction.

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Si elle est géniale, elle n’a pas su convaincre les américains et s’achève sans véritable conclusion après 13 épisodes. Est-ce que pour autant ça vaut le coup de la commencer ? Parlons-en (sans spoiler) !

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Du côté des non :
– La série n’a pas de fil rouge (une intrigue à suivre), il s’agit donc d’un procédural très répétitif avec une course contre la montre à chaque fois. En effet, l’équipe de Conviction s’occupe de réexaminer des cas déjà jugés. Ils ont quatre jours pour trouver de nouveaux éléments contredisant le premier verdict afin de rouvrir le procès, ou pour confirmer le verdict.
– Si elle n’a pas de fil rouge, la série mise tout sur ses personnages : chacun a donc une intrigue personnelle plus ou moins intéressante qui sera vite oubliée faute de temps à consacrer à l’équipe. Frustrant.
Conviction a pris toutes les mauvaises décisions possibles en cours de saison, en se concentrant sur son couple principal qui ne faisait rêver personne, en dépit des nombreuses possibilités avec ses personnages secondes. L’idée était de simplifier la série, mais clairement, ça l’a rendu encore un peu plus fade.

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Du côté des oui :
Conviction a pour elle de réunir un casting exceptionnel de noms connus : Hayley Atwell (Agent Carter, y compris dans Captain America), Eddie Cahill (Les Experts : Manhattan), Shawn Ashmore (Bobby dans la franchise X-Men, Following), Merrin Dungey (surtout connue pour Alias et pour son rôle d’Ursula dans Once Upon a Time) et Emily Kinney (Beth de The Walking Dead). Le moins connu est certainement Manny Montana, vu depuis dans Rosewood et auparavant dans plein de petits rôles. Un très bon casting donc, qui vaut largement le coup d’œil.
– Si cette saison est courte, elle donne malgré tout un très bon aperçu du système judiciaire américain et des décisions politiques qui peuvent le sous-tendre. C’est toujours fait avec une optique de divertissement, mais l’on en découvre plus (ne serait-ce que cette règle des quatre jours). L’une des grosses réussites de la série est notamment la reconstitution de scènes de crimes.
– Enfin, la série aborde au cours de ses treize épisodes nombre de sujets de société, afin de faire avancer les mentalités sur certains problèmes dans le traitement de crimes par la justice (crimes racistes, viols, homophobies…). En plus, les épisodes essayent de se diversifier du côté des enquêtes, impactant souvent la vie privée des enquêteurs : ça fonctionne bien de ce côté-là, surtout qu’ils ont tendance à avoir une bonne répartie et des caractères bien à eux.

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L’argument ultime de la promo

Faut-il regarder Conviction sur TF1 ? Peut-être. Vous finirez sûrement par vous prendre au jeu et accrocher à cette série qui est un bon divertissement. Son vrai problème est de n’avoir pas réussi à se rendre vraiment marquante au milieu de dizaines de séries similaires. Elle aurait très bien fonctionné il y a quelques années, mais plus aujourd’hui.
À vous de voir donc, mais sa base solide ne parvient pas à tenir ses promesses.

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Oui, ça laisse perplexe je sais… Alors, vous comptez regarder ?

La critique de chaque épisode est disponible sur le blog.